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Biok
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Re: voir

Postby Biok » Sun Sep 18, 2016 9:52 am

Bonjour Paul,
Ok, les sensations ne sont pas liées au moi, seule est reliée la peur. Mais qu'est-ce que la peur ? Des sensations...
Du coup, c'est quoi "les sensations du moi" ??
Est-ce qu'il y a un moi quelque part en train d'accélérer le rythme cardiaque ou de tendre les muscles du cou ?
Et même si c'était le cas, il se cacherait où ce fameux moi puisqu'on ne peut ni le voir, ni le toucher, ni le sentir ?
Quelles sont les preuves concrètes de l'existence du moi ?
Réfléchis bien, je répète: quelles sont les preuves concrètes de l'existence du moi ?
La peur est une réaction à une pensée qui dit danger!
Créant ainsi des sensations, moi vient se greffer la dessus pour s'approprier tout ça et renforcer/dramatiser l'impression de danger et la sensation de peur.

Du coup la sensation du moi est un artifice qui n'a pour but que de renforcer l'idée d'un moi en faisant feu de tout bois, partout, tout le temps, de façon systématique.

Il n'y a pas de moi qui accélère le rythme cardiaque ou tend les muscles du cou, ça le fait tout seul... en direct : pas besoin d'un intermédiaire virtuel qui vient se sucrer sur le dos des sensations bien réelles, pour faire croire à son existence.

Il (le moi) se cache dans la pensée.

Il n'y a aucune preuve concrète que le moi existe, juste une croyance.

Que je le cherche dans l'expérience directe ou que j'y réfléchisse, je ne décèle qu'une croyance à un moi, pas un moi réelle, palpable, tangible, juste un père noël intérieur...

Donc rien, nada...
Qu'est ce qui empêche que ça conduise tout seul???????

Excellente question. A ton avis ??


C'est moi qui empêche que ça conduise, donc rien, personne n'empêche que la vie se fasse.
Allez, un petit exercice pour la route:
A) 1. repérer une sensation, n'importe laquelle (visuelle, corporelle...), celle qui semble la plus "présente". 2. Nommer la sensation (dans la tête ou à voix basse/haute). 3. Se concentrer quelques instants sur la sensation, et juste sur elle. 4. recommencer
B) idem, mais sans le 2. Repérage, concentration, repérage, concentration...
C) idem, mais en fusionnant 1 et 3. concentration, concentration...
Juste l'experience directe, décomposée, puis ramenée à sa plus simple expression. Il y a tout un travail de rééducation, car c'est vrai, c'est simple, ca ne trompe pas, mais c'est pas spontané encore.
Je m'y exerce.

Merci Paul, pour ta patience... ;)
@+

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noselfy
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Re: voir

Postby noselfy » Sun Sep 18, 2016 2:06 pm

Bonjour Guillaume,
La peur est une réaction à une pensée qui dit danger!
Créant ainsi des sensations, moi vient se greffer la dessus pour s'approprier tout ça et renforcer/dramatiser l'impression de danger et la sensation de peur.
Du coup la sensation du moi est un artifice qui n'a pour but que de renforcer l'idée d'un moi en faisant feu de tout bois, partout, tout le temps, de façon systématique.
Il n'y a pas de moi qui accélère le rythme cardiaque ou tend les muscles du cou, ça le fait tout seul... en direct : pas besoin d'un intermédiaire virtuel qui vient se sucrer sur le dos des sensations bien réelles, pour faire croire à son existence.
Il (le moi) se cache dans la pensée.
Il n'y a aucune preuve concrète que le moi existe, juste une croyance.
Que je le cherche dans l'expérience directe ou que j'y réfléchisse, je ne décèle qu'une croyance à un moi, pas un moi réelle, palpable, tangible, juste un père noël intérieur...
Donc rien, nada...
Oui! Le moi n'est qu'une croyance, intangible, qui ne repose sur rien (si ce n'est d'autres croyances).
...Mais si le moi n'est qu'une croyance alors, dans la réalité tangible:
Est-ce que le moi a des buts, des intentions ?
Est-ce que le moi peut s'approprier la situation ou la changer d'une quelconque façon ?
Est-ce que le moi peut faire croire à sa propre existence ?
...
Est-ce que le moi peut se débarrasser de moi ?
C'est moi qui empêche que ça conduise, donc rien, personne n'empêche que la vie se fasse.
Prenons un exemple concret. Disons que tu sois en voiture avec ta compagne et que, devant, il y a un véhicule très lent.
Quelques scénarios possibles:
1. Prise en compte de l'information, adaptation de la vitesse et, éventuellement, dépassement quand la voie est libre.
2. Pensée "pff, qu'est-ce qu'il est lent celui-là...". Frustration, voire petit geste d'énervement. Mais émotion passagère, pas de drame, retour en 1.
3. Pensées du style "non mais vraiment il exagère... quel abruti.. il le fait exprès ou quoi?" "c'est plus possible, on va finir par être en retard... bon, ça suffit maintenant!". Tension, stress, dépassement avec visibilité réduite... et frayeur de sa vie quand un gros camion arrive en face! Rabattement, ouf de soulagement.
4. Ta compagne: "non, mais pourquoi tu t'énerves comme ça ? on est pas pressé, tu vas finir par nous tuer...". Pensées culpabilisantes, tension intérieure. Réflexions du type "oui c'est vrai... c'est le moi qui s'énerve et n'accepte pas la situation... saleté de moi, il faut vraiment que je m'en débarrasse... il faudrait que ça conduise tout seul! pourquoi j'y arrive pas ?"
Je crois que c'est Mark Twain qui disait que la vie était remplie de drames, dont certains arrivaient vraiment. Et ceux qui arrivent vraiment sont souvent la conséquence, directe ou indirecte, de croyances erronées...

A ton avis, quel est le cœur du problème ? Quelles sont les attitudes ou les croyances qui, fondamentalement, empêchent la vie de se dérouler naturellement ? Quel est le rôle de l'idée-du-moi là-dedans ?
Que peut-il être fait, concrètement, pour remédier à cette situation ?
Exercice: imaginer... un exercice (et le faire!)
Allez, un petit exercice pour la route: A) B) C) ...
Juste l'experience directe, décomposée, puis ramenée à sa plus simple expression. Il y a tout un travail de rééducation, car c'est vrai, c'est simple, ca ne trompe pas, mais c'est pas spontané encore.
Je m'y exerce.
Est-ce qu'il y a des difficultés particulières dans cet 'exercice' ? Si oui lesquelles, et à quel moment ?
Dans le C, est-ce que les sensations s'enchainent de manière continue ou discontinue ?
Est-ce qu'il y a la sensation d'un moi, ou d'une séparation, à certains moments ? Si oui, sous quelle forme ?

Refais l'exercice, en rajoutant:
D) idem, mais sans repérage (sans choix d'une sensation particulière) et sans concentration (sans effort particulier). Juste rester dans les sensations, en laissant les choses se faire.

A bientôt, et bonne fin de week-end
Paul
“Life was fullness to such an extent that it was not life. God didn't live, simply existed.”
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)

Biok
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Re: voir

Postby Biok » Sun Sep 18, 2016 3:56 pm

Salut Paul,
ui! Le moi n'est qu'une croyance, intangible, qui ne repose sur rien (si ce n'est d'autres croyances).
...Mais si le moi n'est qu'une croyance alors, dans la réalité tangible:
Est-ce que le moi a des buts, des intentions ?
Est-ce que le moi peut s'approprier la situation ou la changer d'une quelconque façon ?
Est-ce que le moi peut faire croire à sa propre existence ?
...
Est-ce que le moi peut se débarrasser de moi ?
Le moi n'a pas de but ou d'intentions à proprement parler, il ne peut pas en tant qu'illusion avoir ce pouvoir.

Le moi ne peut pas non plus s'approprier la situation ni la changer d'une quelconque façon, puisqu'en tant que père noël de l'esprit il n'existe pas pour de vrai...

Le moi ne peut pas faire croire à sa propre existence, mais les pensées "moi "/ les habitudes d'identification "moi ": le font.
Elles entretiennent l'illusion, en venant la glisser entre la perception et le perçu.

Le moi ne peut pas se débarrasser du moi c'est impossible, mais l'illusion du moi n'est visible qu'à travers une perception directe.
Prenons un exemple concret. Disons que tu sois en voiture avec ta compagne et que, devant, il y a un véhicule très lent.
Quelques scénarios possibles:
1. Prise en compte de l'information, adaptation de la vitesse et, éventuellement, dépassement quand la voie est libre.
2. Pensée "pff, qu'est-ce qu'il est lent celui-là...". Frustration, voire petit geste d'énervement. Mais émotion passagère, pas de drame, retour en 1.
3. Pensées du style "non mais vraiment il exagère... quel abruti.. il le fait exprès ou quoi?" "c'est plus possible, on va finir par être en retard... bon, ça suffit maintenant!". Tension, stress, dépassement avec visibilité réduite... et frayeur de sa vie quand un gros camion arrive en face! Rabattement, ouf de soulagement.
4. Ta compagne: "non, mais pourquoi tu t'énerves comme ça ? on est pas pressé, tu vas finir par nous tuer...". Pensées culpabilisantes, tension intérieure. Réflexions du type "oui c'est vrai... c'est le moi qui s'énerve et n'accepte pas la situation... saleté de moi, il faut vraiment que je m'en débarrasse... il faudrait que ça conduise tout seul! pourquoi j'y arrive pas ?"
Je crois que c'est Mark Twain qui disait que la vie était remplie de drames, dont certains arrivaient vraiment. Et ceux qui arrivent vraiment sont souvent la conséquence, directe ou indirecte, de croyances erronées...

A ton avis, quel est le cœur du problème ? Quelles sont les attitudes ou les croyances qui, fondamentalement, empêchent la vie de se dérouler naturellement ? Quel est le rôle de l'idée-du-moi là-dedans ?
Que peut-il être fait, concrètement, pour remédier à cette situation ?
Exercice: imaginer... un exercice (et le faire!)
Le cœur du problème dans cet exemple (on ne peut plus parlant!) c'est la croyance dans la pensée elle même provoquée par une interprétation / un refus de la situation, me semble...
L'attitude qui consiste à croire la pensée qui nous éloigne de la réalité vraie, empêchant la vie de déroulé naturellement.
Le rôle de l'idée du moi la dedans, c'est qu'il y a quelqu'un pour se sentir concerné par la pensée!!!! Il y a un écho à la pensée qui crée une division : MOI VS LA SITUATION = division = affirmation du moi comme vrai.
Mais si la pensée ne peut pas se référer au moi, il n'y aura personne pour la croire. J'en suis là!

Exercice : face à un événement inattendu , voir la pensée et à qui elle s'adresse.Qui écoute la pensée? Huuuuffff dur dur.
Allez, un petit exercice pour la route: A) B) C) ...
Juste l'experience directe, décomposée, puis ramenée à sa plus simple expression. Il y a tout un travail de rééducation, car c'est vrai, c'est simple, ca ne trompe pas, mais c'est pas spontané encore.
Je m'y exerce.
Est-ce qu'il y a des difficultés particulières dans cet 'exercice' ? Si oui lesquelles, et à quel moment ?
Dans le C, est-ce que les sensations s'enchainent de manière continue ou discontinue ?
Est-ce qu'il y a la sensation d'un moi, ou d'une séparation, à certains moments ? Si oui, sous quelle forme ?
Pas de difficulté particulière, si ce n'est la durée de concentration : du coup c'est discontinue dans la C.
il y a sensation de séparation quand l'attention retombe, puis elle revient, retombe... Mais ça progresse.
D: c'est très apaisant, mais au bout d'un moment y une force d'inertie qui veut me ramener dans la perception habituelle mentalisée.

Bonne fin de week end à toi,
gratitude, Guillaume.

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noselfy
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Re: voir

Postby noselfy » Sun Sep 18, 2016 7:35 pm

Bonsoir Guillaume,
ça infuse, on dirait...
Le moi n'a pas de but ou d'intentions à proprement parler, il ne peut pas en tant qu'illusion avoir ce pouvoir.
Le moi ne peut pas non plus s'approprier la situation ni la changer d'une quelconque façon, puisqu'en tant que père noël de l'esprit il n'existe pas pour de vrai...
Le moi ne peut pas faire croire à sa propre existence, mais les pensées "moi "/ les habitudes d'identification "moi ": le font.
Elles entretiennent l'illusion, en venant la glisser entre la perception et le perçu.
Le moi ne peut pas se débarrasser du moi c'est impossible, mais l'illusion du moi n'est visible qu'à travers une perception directe.
Ok!
Juste une chose: quelle est la différence entre la perception et le perçu ?
Le cœur du problème dans cet exemple (on ne peut plus parlant!) c'est la croyance dans la pensée elle même provoquée par une interprétation / un refus de la situation, me semble...
L'attitude qui consiste à croire la pensée qui nous éloigne de la réalité vraie, empêchant la vie de déroulé naturellement.
Le rôle de l'idée du moi la dedans, c'est qu'il y a quelqu'un pour se sentir concerné par la pensée!!!! Il y a un écho à la pensée qui crée une division : MOI VS LA SITUATION = division = affirmation du moi comme vrai.
Mais si la pensée ne peut pas se référer au moi, il n'y aura personne pour la croire. J'en suis là!
D'accord, mais y a-t-il vraiment quelqu'un pour se sentir concerné par la pensée ?
Même si la pensée ne se réfère pas au moi (genre "il fait beau"), qui est là pour la croire ou pas ?
Exercice : face à un événement inattendu , voir la pensée et à qui elle s'adresse.Qui écoute la pensée? Huuuuffff dur dur.
Bon exercice!! Bravo Guillaume, bientôt prêt pour être (ton propre) guide... mais maintenant j'attends la réponse!
Autre formulation:
Y a-t-il quelque chose qui écoute la pensée ? Si oui, qui ou quoi ? Est-ce que ce ou celui qui écoute, c'est moi ?
Pas de difficulté particulière, si ce n'est la durée de concentration : du coup c'est discontinue dans la C.
il y a sensation de séparation quand l'attention retombe, puis elle revient, retombe... Mais ça progresse.
Tant que ça progresse, continue...
D: c'est très apaisant, mais au bout d'un moment y une force d'inertie qui veut me ramener dans la perception habituelle mentalisée.
Par "perception mentalisée", est-ce que tu veux dire une pensée ? Si oui, est-ce que ce n'est pas une sensation (auditive) comme une autre ?
Et si tu laisses faire la force d'inertie tout en restant conscient de ce qui se passe dans les sensations ?

A bientôt
Paul
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Re: voir

Postby Biok » Mon Sep 19, 2016 7:33 pm

Bonsoir Paul,
Juste une chose: quelle est la différence entre la perception et le perçu ?
il n'y en a pas! j'ai compris ces jours ci la fameuse image du spectacle et du spectateur que j'entends depuis longtemps, pour l'avoir vue : c'est la même chose... C'est vérifié, mais pas du tout permanent! Infusion...
'accord, mais y a-t-il vraiment quelqu'un pour se sentir concerné par la pensée ?
Même si la pensée ne se réfère pas au moi (genre "il fait beau"), qui est là pour la croire ou pas ?
Le problème des pensées c'est quelles discutent toutes seules, donnent l'illusion d'un moi, à qui elles se référent ou prennent à témoin. Mais pourtant il n'y a personne pour se sentir concerné par elles.
Si la pensée ne se réfère pas à moi, il n'y a pas non plus quelqu'un pour la croire... Juste des pensées qui discutent.
Y a-t-il quelque chose qui écoute la pensée ? Si oui, qui ou quoi ? Est-ce que ce ou celui qui écoute, c'est moi ?
Les pensées sont écoutées, par l'écoute... celui qui écoute n'est pas quelqu'un... même si il a l'habitude de le croire...!
Quand c'est vérifié : y' a personne.
Exercice : face à un événement inattendu , voir la pensée et à qui elle s'adresse.Qui écoute la pensée? Huuuuffff dur dur.


Bon exercice!! Bravo Guillaume, bientôt prêt pour être (ton propre) guide... mais maintenant j'attends la réponse!
Autre formulation:
c'est mieux quand c'est toi qui pose les questions :)
noselfy a écrit :
D: c'est très apaisant, mais au bout d'un moment y une force d'inertie qui veut me ramener dans la perception habituelle mentalisée.

Par "perception mentalisée", est-ce que tu veux dire une pensée ? Si oui, est-ce que ce n'est pas une sensation (auditive) comme une autre ?

Et si tu laisses faire la force d'inertie tout en restant conscient de ce qui se passe dans les sensations ?
"perception mentalisée"=une pensée/ ou jugement, ce n'est pas perçu comme une sensation auditive comme une autre, ou alors seulement dans l'écoute/expérience direct = pas permanente. Il y a encore la croyance que moi se parle lui à lui même si je fais pas attention, mais si je regarde attentivement c'est vu (entendu plutôt) que des pensées parlent. Mais pas encore, fluide.

je vois que ça pense...

Bonne nuit Paul à demain.

Guillaume

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Re: voir

Postby noselfy » Mon Sep 19, 2016 11:06 pm

Bonjour Guillaume,
il n'y en a pas! j'ai compris ces jours ci la fameuse image du spectacle et du spectateur que j'entends depuis longtemps, pour l'avoir vue : c'est la même chose... C'est vérifié, mais pas du tout permanent! Infusion...
ça perçoit, ça infuse...
Le problème des pensées c'est quelles discutent toutes seules, donnent l'illusion d'un moi, à qui elles se référent ou prennent à témoin. Mais pourtant il n'y a personne pour se sentir concerné par elles.
Si la pensée ne se réfère pas à moi, il n'y a pas non plus quelqu'un pour la croire... Juste des pensées qui discutent.
Juste des pensées. ça discute...
Les pensées sont écoutées, par l'écoute... celui qui écoute n'est pas quelqu'un... même si il a l'habitude de le croire...!
Quand c'est vérifié : y' a personne.
Personne pour écouter ou pour croire. ça écoute. juste l'écoute...
"perception mentalisée"=une pensée/ ou jugement, ce n'est pas perçu comme une sensation auditive comme une autre, ou alors seulement dans l'écoute/expérience direct = pas permanente. Il y a encore la croyance que moi se parle lui à lui même si je fais pas attention, mais si je regarde attentivement c'est vu (entendu plutôt) que des pensées parlent. Mais pas encore, fluide.
Personne ne parle à personne. Juste des sensations, des pensées entendues, rien d'autre.
Une écoute à renouveler, d'instant en instant. Qu'est-ce qui apparait, qu'est-ce qui est là, maintenant ?
je vois que ça pense...
Observe juste ce flot de pensées, sans intervenir. Voir juste ce qui est.

A bientôt Guillaume,
Paul
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Re: voir

Postby Biok » Tue Sep 20, 2016 7:03 pm

Bonsoir Paul,

Crevé après une journée difficile et une nuit avec peu de sommeil, réveillé par des pensées assaillantes, je ne suis pas vraiment au top, voir plutôt complétement à l'ouest...
J'ai vécu ces moment avec plus d'acceptation que par le passé, mais ça reste dur... Cela dis je vois que les pensées se nourrissent de l'histoire de moi et de l'actualité de moi pour faire la propagande de moi. L'histoire de moi c'est un tour de passe passe qui sert à renforcer l'idée d'un moi, malgré que ce soit l'histoire de rien... y'a un os là!
Personne ne parle à personne. Juste des sensations, des pensées entendues, rien d'autre.
Une écoute à renouveler, d'instant en instant. Qu'est-ce qui apparait, qu'est-ce qui est là, maintenant ?
Maintenant apparait ce qui est, et les pensées en font partie. Encore faut il les voir pour ce qu'elles sont, avec lucidité...

y'a des jours ou j'ai l'impression d'infuser un sachet vide!!!

A demain Paul, bonne soirée

Guillaume

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Re: voir

Postby noselfy » Wed Sep 21, 2016 1:34 am

Bonjour Guillaume,
Crevé après une journée difficile et une nuit avec peu de sommeil, réveillé par des pensées assaillantes, je ne suis pas vraiment au top, voir plutôt complétement à l'ouest...
Est-ce que tu peux en dire plus sur ces "pensées assaillantes" ? ... et elles assaillent qui ou quoi ?
J'ai vécu ces moment avec plus d'acceptation que par le passé, mais ça reste dur... Cela dis je vois que les pensées se nourrissent de l'histoire de moi et de l'actualité de moi pour faire la propagande de moi. L'histoire de moi c'est un tour de passe passe qui sert à renforcer l'idée d'un moi, malgré que ce soit l'histoire de rien... y'a un os là!
S'il y a un os, il faut le ronger...
Quel est le magicien qui effectue le tour de passe-passe ? Quel est le chef de la propagande ? A qui profite le crime ?
Pourquoi les pensées font-elles la propagande de moi ? Est-ce qu'elles travaillent en sous-main pour le moi ? Est-ce qu'elles agissent de manière autonome ?
Quelle est l'histoire de moi ? Est-ce que cette histoire est réelle ? Comment le moi peut-il avoir une histoire et une actualité, s'il n'est rien ?
Maintenant apparait ce qui est, et les pensées en font partie. Encore faut il les voir pour ce qu'elles sont, avec lucidité...
Alors que sont-elles, ces pensées, quand elles sont vues avec lucidité ?
Sont-elles réelles ou pas, vraies ou pas, malveillantes ou pas, ... ?
Est-ce qu'elles apparaissent et disparaissent comme les autres sensations, ou ont-elles un comportement particulier ?
y'a des jours ou j'ai l'impression d'infuser un sachet vide!!!
ça, ce serait plutôt une bonne nouvelle!
Vider sa tasse de thé, vider le sachet... plus il y a de vide, plus il y a de place pour 'ce qui est'.

Où en est-tu de l'exercice ABCD ? Est-ce que ça progresse toujours ? Des difficultés particulières ?
Est-ce que tu arrives à garder cette qualité de "vision" dans la journée, dans tes interactions personnelles et professionnelles ?

A bientôt,
Paul
“Life was fullness to such an extent that it was not life. God didn't live, simply existed.”
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)

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Re: voir

Postby Biok » Wed Sep 21, 2016 6:05 pm

Bonsoir Paul,

Je ne vais pas avoir le temps de répondre aujourd'hui, donc demain.

Bonne soirée

Guillaume

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Re: voir

Postby Biok » Thu Sep 22, 2016 9:26 am

Bonjour Paul,

Quelques journées et nuits difficiles ... ça arrive : lucidité au plus bas!
Est-ce que tu peux en dire plus sur ces "pensées assaillantes" ? ... et elles assaillent qui ou quoi ?
Je peux pas dire autre chose : qu'elles m'assaillent moi. Je les prend en plein moi. Dans un état de fatigue avancé, il y a un replis en mode moi, disons que je n'arrive pas à vérifier totalement si il y a un moi ou pas dans ces moments, il est là par défaut : comme un postulat non remis en cause. J'ai cherché à voir en pleine tempête d’où viennent les pensées et à qui elles s'adressent, je peux pas dire que j'ai vu un moi, mais je peux pas dire non plus que j'étais en état de l'accepter, d'admettre complétement : ok c'est la merde, mais y'a personne pour la recevoir... il y avait quelqu'un, force est de constater.
'il y a un os, il faut le ronger...
Quel est le magicien qui effectue le tour de passe-passe ? Quel est le chef de la propagande ? A qui profite le crime ?
Pourquoi les pensées font-elles la propagande de moi ? Est-ce qu'elles travaillent en sous-main pour le moi ? Est-ce qu'elles agissent de manière autonome ?
Quelle est l'histoire de moi ? Est-ce que cette histoire est réelle ? Comment le moi peut-il avoir une histoire et une actualité, s'il n'est rien ?
Je sais pas à ça qui profite? j'ai envie de dire à personne.... On dirait qu'elles sont autonomes tellement c'est incontrôlable.

L'histoire du moi existe comme existe l'histoire du père noël, c'est pas pour autant qu'il existe.
Alors que sont-elles, ces pensées, quand elles sont vues avec lucidité ?
Sont-elles réelles ou pas, vraies ou pas, malveillantes ou pas, ... ?
Est-ce qu'elles apparaissent et disparaissent comme les autres sensations, ou ont-elles un comportement particulier ?
Ce sont juste des pensées, mais qui ont le pouvoir de m'accrocher.
Elles sont réelles, et malveillantes pas dans leur contenu mais dans le flux massif avec lequel elles se présentent.
Certaines sont récurrentes, reviennent, d'autre passent juste. On dirait que quelque chose se bât pour ça survie, se défend, réagis!!!
Où en est-tu de l'exercice ABCD ? Est-ce que ça progresse toujours ? Des difficultés particulières ?
Est-ce que tu arrives à garder cette qualité de "vision" dans la journée, dans tes interactions personnelles et professionnelles ?
Je n'ai pas beaucoup pu m'y consacrer, mais dés que je peux c'est là, il faut que je reste là dessus un moment je crois.

@+ Paul et merci d'être là!

Guillaume

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Re: voir

Postby noselfy » Thu Sep 22, 2016 7:14 pm

Bonjour Guillaume,
Quelques journées et nuits difficiles ... ça arrive : lucidité au plus bas!
Tu sais, ça arrive: quand on manque de sommeil ou qu'on a la fièvre, on finit par entendre des voix...
Heureusement, bientôt le week-end!
Est-ce que tu peux en dire plus sur ces "pensées assaillantes" ? ... et elles assaillent qui ou quoi ?
Je peux pas dire autre chose : qu'elles m'assaillent moi. Je les prend en plein moi. Dans un état de fatigue avancé, il y a un replis en mode moi, disons que je n'arrive pas à vérifier totalement si il y a un moi ou pas dans ces moments, il est là par défaut : comme un postulat non remis en cause. J'ai cherché à voir en pleine tempête d’où viennent les pensées et à qui elles s'adressent, je peux pas dire que j'ai vu un moi, mais je peux pas dire non plus que j'étais en état de l'accepter, d'admettre complétement : ok c'est la merde, mais y'a personne pour la recevoir... il y avait quelqu'un, force est de constater.
Visiblement le stress, la fatigue, renforcent l'idée du moi.
Force est de constater qu'il n'y a personne... mais qu'il y a l'idée persistante qu'il y a quelqu'un!
Avant le moi était vu comme méchant, là il est plutôt victime. Les rôles tournent, mais le moi demeure. On est pas loin de ce qu'on appelle "le triangle dramatique" en psy. Ce qu'il faut comprendre c'est que c'est juste un jeu de rôles, un jeu de postures, mais que ça n'a aucune réalité. Tout ce qu'il y a, ce sont des pensées qui racontent une histoire: en l’occurrence une histoire épique, dramatique, avec des personnages en lutte. Et c'est dans cette vision martiale du monde, assez effrayante, que le moi trouve sa place, bien rassurante...
(et si tu aimes les jeux de guerre, ok, mais va plutôt jouer sur Internet... pas obligé de vivre ça dans la vie réelle!)

Y a-t-il quelqu'un pour écouter l'histoire ? ou l'auditeur fait-il aussi partie de l'histoire ?
Que faudrait-il pour remettre en cause le postulat ?
Je sais pas à ça qui profite? j'ai envie de dire à personne.... On dirait qu'elles sont autonomes tellement c'est incontrôlable.
Les pensées sont, au sens strict, incontrôlables: on ne peut les contrôler. Mais cela ne veut pas dire qu'elles forment une espèce d'entité autonome, qui agirait avec certaines intentions (faire la propagande du moi, etc.). Ou sinon ça devient un nouveau moi qui ne dit pas son nom. Les pensées sont juste des pensées, un discours intérieur, un commentaire et, parfois, une affabulation: il n'y a pas de complot!
L'histoire du moi existe comme existe l'histoire du père noël, c'est pas pour autant qu'il existe.
Je ne te le fais pas dire...
Ce sont juste des pensées, mais qui ont le pouvoir de m'accrocher.
Elles sont réelles, et malveillantes pas dans leur contenu mais dans le flux massif avec lequel elles se présentent.
Certaines sont récurrentes, reviennent, d'autre passent juste. On dirait que quelque chose se bât pour ça survie, se défend, réagis!!!
Oui ce flux constant de pensées, c'est fatiguant, pénible.
Mais quand il pleut averse, est-ce que les gouttes de pluie sont malveillantes ? S'il y a du tonnerre, est-ce le bruit d'une lutte à mort ? Est-ce qu'il y a quelqu'un, là haut, en train de vendre chèrement sa peau ?

Et les pensées, elles accrochent qui ? toi ? Ou est-ce juste une autre pensée ?
Où en est-tu de l'exercice ABCD ? Est-ce que ça progresse toujours ? Des difficultés particulières ?
Est-ce que tu arrives à garder cette qualité de "vision" dans la journée, dans tes interactions personnelles et professionnelles ?
Je n'ai pas beaucoup pu m'y consacrer, mais dés que je peux c'est là, il faut que je reste là dessus un moment je crois.
Bonne idée.
Mais tu sais, pour t'exercer à "l'expérience directe" tu n'as pas besoin d'un moment particulier, tu peux le faire à chaque instant. Essaye !

Repose-toi bien, et à bientôt
Paul
“Life was fullness to such an extent that it was not life. God didn't live, simply existed.”
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)

Biok
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Re: voir

Postby Biok » Fri Sep 23, 2016 4:48 pm

Bonjour Paul,

Les pensées sont pour le moi un peu comme les parents qui amènent les cadeaux au pied du sapin,... : bien réels, mais entretiennent le mythe du père noël qui lui n'existe pas... Après parfois ils peuvent être utiles, sympa, insupportables, absents, ... D'ailleurs on garde toujours ses parents quand on ne crois plus au père noël, au "pire" on leur fait moins confiance!
Y a-t-il quelqu'un pour écouter l'histoire ? ou l'auditeur fait-il aussi partie de l'histoire ?
Que faudrait-il pour remettre en cause le postulat ?
L'auditeur fait aussi partie de l'histoire oui, pour remettre en cause le postulat... ben,... juste v o i r.
Oui ce flux constant de pensées, c'est fatiguant, pénible.
Mais quand il pleut averse, est-ce que les gouttes de pluie sont malveillantes ? S'il y a du tonnerre, est-ce le bruit d'une lutte à mort ? Est-ce qu'il y a quelqu'un, là haut, en train de vendre chèrement sa peau ?

Et les pensées, elles accrochent qui ? toi ? Ou est-ce juste une autre pensée ?
Les pensées accrochent d'autres pensées comme des wagons, oui c'est ça, et ça fait un train de pensées... que je prend pour un moi!
Moi est un amas de pensées/croyances. Mais j'aimerais le VOIR vraiment!!
Bonne idée.
Mais tu sais, pour t'exercer à "l'expérience directe" tu n'as pas besoin d'un moment particulier, tu peux le faire à chaque instant. Essaye !
Oui c'est beaucoup plus agréable qu'un train de pensées.

Merci Paul, à bientôt

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noselfy
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Re: voir

Postby noselfy » Sat Sep 24, 2016 2:47 am

Bonjour Guillaume,
Les pensées sont pour le moi un peu comme les parents qui amènent les cadeaux au pied du sapin,... : bien réels, mais entretiennent le mythe du père noël qui lui n'existe pas... Après parfois ils peuvent être utiles, sympa, insupportables, absents, ... D'ailleurs on garde toujours ses parents quand on ne crois plus au père noël, au "pire" on leur fait moins confiance!
Ces parents-pensées là ne sont pas tellement dignes de confiance: en plus de nous faire croire au Père Noël, ils nous font souvent prendre des vessies pour des lanternes, ou sont juste complètement à côté de la plaque (conflit de génération, sans doute). Alors oui les parents sont toujours là mais, lorsque l'on grandit, il vient un jour où l'on prend son indépendance pour, enfin libre, voler de ses propres ailes...
L'auditeur fait aussi partie de l'histoire oui, pour remettre en cause le postulat... ben,... juste v o i r.
C'est quoi, "v o i r" ?
Les pensées accrochent d'autres pensées comme des wagons, oui c'est ça, et ça fait un train de pensées... que je prend pour un moi!
Le train des pensées transporte un passager fantôme, une ombre furtive dans un jeu de miroirs. Drôle de personnage que ce spectre spéculaire à tendance narcissique et mégalomaniaque ! Le Père Noël est une... gabegie dans un film tragico-comique.
Moi est un amas de pensées/croyances. Mais j'aimerais le VOIR vraiment!!
Mais qui veut VOIR ? Moi ?
Mais tu sais, pour t'exercer à "l'expérience directe" tu n'as pas besoin d'un moment particulier, tu peux le faire à chaque instant. Essaye !
Oui c'est beaucoup plus agréable qu'un train de pensées.
Que le train siffle ou pas, l'expérience est toujours là, simple, immédiate, accessible...

Puisque tu dis que tu veux voir, je te propose un exercice, ou plutôt un défi: surprendre les parents lorsqu'ils posent les cadeaux sous le sapin ! J'espère qu'après ça, il n'y aura plus le moindre doute...
1. Se mettre au calme et utiliser l'un des exercices connus pour être "en expérience directe", concentré sur les sensations. Bien vérifier qu'il n'y a pas de séparation: pas de moi, pas de différence entre 'ce qui perçoit' et 'ce qui est perçu', juste la perception pure.
2. Bien se concentrer et essayer de saisir l'instant précis où une séparation va (malheureusement) se faire jour: impression d'un quelqu'un ou d'un quelque chose qui observe, pense ou agit; sentiment d'une distance par rapport à ce qui vécu, etc. L'instant est fugace, donc il s'agit d'être vraiment concentré sur ce qui se passe, un peu comme si tout se déroulait au ralenti. Faire attention en particulier aux sensations de tension/contraction, et aux "pensées-moi".
3. Si la séparation est là, mais qu'on ne l'a pas vu venir... trop tard. Pas grave, recommencer en 1.

A bientôt, et bonne chance pour la chasse au Père Noël...
Paul
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Biok
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Re: voir

Postby Biok » Sat Sep 24, 2016 9:28 am

Salut Paul,
C'est quoi, "v o i r" ?
Voir c'est quand il y a juste vision et personne pour voir, du coup.
Mais qui veut VOIR ? Moi ?
Dans cette phrase ça veut dire qu'il y a volonté de voir... de la part du moi! Donc c'est un non sens puisqu'il n'y a pas de vision et un moi en même temps, l'un annule l'autre. Mais c'est la position absurde dans laquelle je me trouve!
Ni vraiment l'un, ni vraiment l'autre... Quoi que plus dans le moi par habitude. Je peux m'en échapper l'espace de quelques instant en me concentrant dans l’expérience directe, mais pas plus... Alors, on pourrait dire que la vision veut être vue, si tant est que ça ait une volonté.
Puisque tu dis que tu veux voir, je te propose un exercice, ou plutôt un défi: surprendre les parents lorsqu'ils posent les cadeaux sous le sapin ! J'espère qu'après ça, il n'y aura plus le moindre doute...
1. Se mettre au calme et utiliser l'un des exercices connus pour être "en expérience directe", concentré sur les sensations. Bien vérifier qu'il n'y a pas de séparation: pas de moi, pas de différence entre 'ce qui perçoit' et 'ce qui est perçu', juste la perception pure.
2. Bien se concentrer et essayer de saisir l'instant précis où une séparation va (malheureusement) se faire jour: impression d'un quelqu'un ou d'un quelque chose qui observe, pense ou agit; sentiment d'une distance par rapport à ce qui vécu, etc. L'instant est fugace, donc il s'agit d'être vraiment concentré sur ce qui se passe, un peu comme si tout se déroulait au ralenti. Faire attention en particulier aux sensations de tension/contraction, et aux "pensées-moi".
3. Si la séparation est là, mais qu'on ne l'a pas vu venir... trop tard. Pas grave, recommencer en 1.
Ok Paul, merci pour ton précieux guidage!

Guillaume

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noselfy
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Re: voir

Postby noselfy » Sat Sep 24, 2016 11:13 am

Guillaume,

Essaye vraiment de faire l'exercice stp et dis-moi ce que tu trouves. Par exemple:
1.
Est-ce qu'il est facile d'être dans les sensations ?
Est-ce qu'il y a besoin d'une concentration particulière ?
Est-ce qu'il y a le sentiment d'un moi, d'un observateur, d'une distance, ou d'une séparation quelconque ?
Combien de temps ça dure ?
2.
Est-ce que le moment où ça bascule est bien perçu ?
Quelles sont les sensations ou les pensées présentes à cet instant ?
Quelles étaient les sensations (ou les pensées) présentes juste avant ? juste après ?
Comment tu interprètes ce qui se passe ?
3.
Qu'est-ce qui est ressenti exactement à ce moment là ?
Comment se manifeste le sentiment de séparation ?
Est-ce qu'il y a de la tension, de la contraction ou des sensations particulières ?

A+
Paul
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