Bonjour,
Je viens vers vous afin de pouvoir etre guidé dans ma recherche,
Il y a quelles années j'ai eu la chance de rencontrer Arnaud Desjardins, puis de m'engager dans la voie qu'il propose.
J'ai 40 ans et ai besoin de réponse depuis.... toujours.
Par des expériences en méditation ou par des exercices de "vision sans tête", ou dans mes plus jeunes années, sans rien faire; j'ai eu l'occasion de Voir. Dans l'Instant et c'est vraiment merveilleux... Mais trop rare, car repris par le mental.
A l'origine, ma recherche est motivée par la fin de la souffrance, et je sent malgré la pratique que je suis chargé d'un mental très tenace et d'un égo tout aussi puissant, qui me causent beaucoup de souffrance pourtant inutiles!!!
C'est un gros morceau qui me parait souvent insurmontable!
Je suis très fidèle à la voie sur laquelle je suis engagée, qui est dite progressive et imprégné de celle ci.
j'ai donc quelques méfiances, sans vouloir etre trop dur, envers une voie dite immédiate, qui propose une libération sans travail préalable de purification du mental et de l'égo : (Vasana, Samskara, ....).
Mais également intrigué et rassuré par l'authenticité de la démarche.
Je ne demande qu'à Voir.
Merci
voir
Re: voir
Bonjour Biok,
Je m'appelle Paul et, si tu le veux bien, je me propose de t'accompagner dans cette démarche.
Précaution d'usage: si ce n'est déjà fait, lis attentivement le "déni de responsabilité" et n'hésite pas à poser des questions si quelque chose n'est pas clair. ok ?
Au fait, est-ce que je dois t'appeler Biok, ou autre chose ?
Tu dis que tu as eu l'occasion de "Voir". Qu'est-ce que tu entends par là ? Peux-tu m'expliquer ?
De manière générale: qu'attends-tu de cette démarche ? la fin de l'égo, la fin de la souffrance... ? Que penses-tu qu'il va se passer ?
Nous n'essayons pas ici de te convaincre de quoi que soit. Juste de t'amener à voir, par toi-même, la réalité de ce qui est.
A bientôt,
Paul
Je m'appelle Paul et, si tu le veux bien, je me propose de t'accompagner dans cette démarche.
Précaution d'usage: si ce n'est déjà fait, lis attentivement le "déni de responsabilité" et n'hésite pas à poser des questions si quelque chose n'est pas clair. ok ?
Au fait, est-ce que je dois t'appeler Biok, ou autre chose ?
Beaucoup de respect pour A. Desjardins. Garde le même désir, ardent et sincère, qui t'as animé jusqu'ici.Je viens vers vous afin de pouvoir etre guidé dans ma recherche,
Il y a quelles années j'ai eu la chance de rencontrer Arnaud Desjardins, puis de m'engager dans la voie qu'il propose.
J'ai 40 ans et ai besoin de réponse depuis.... toujours.
Ne t'inquiète pas, tu n'es pas le seul à être chargé d'un mental tenace... mais ce n'est pas insurmontable!Par des expériences en méditation ou par des exercices de "vision sans tête", ou dans mes plus jeunes années, sans rien faire; j'ai eu l'occasion de Voir. Dans l'Instant et c'est vraiment merveilleux... Mais trop rare, car repris par le mental.
A l'origine, ma recherche est motivée par la fin de la souffrance, et je sent malgré la pratique que je suis chargé d'un mental très tenace et d'un égo tout aussi puissant, qui me causent beaucoup de souffrance pourtant inutiles!!!
C'est un gros morceau qui me parait souvent insurmontable!
Tu dis que tu as eu l'occasion de "Voir". Qu'est-ce que tu entends par là ? Peux-tu m'expliquer ?
De manière générale: qu'attends-tu de cette démarche ? la fin de l'égo, la fin de la souffrance... ? Que penses-tu qu'il va se passer ?
Ta fidélité t'honore. Mais en ce qui nous concerne, il est important que tu déposes ton "bagage spirituel". Tu as déjà entamé cette démarche, tu es donc en bonne voie. Alors maintenant, dans la mesure du possible, oublie tout ce que tu sais sur la "libération", le Samskara et le reste... Essaye juste de garder un œil neuf, un esprit ouvert et une honnêteté totale.Je suis très fidèle à la voie sur laquelle je suis engagée, qui est dite progressive et imprégné de celle ci.
j'ai donc quelques méfiances, sans vouloir etre trop dur, envers une voie dite immédiate, qui propose une libération sans travail préalable de purification du mental et de l'égo : (Vasana, Samskara, ....).
Mais également intrigué et rassuré par l'authenticité de la démarche.
Je ne demande qu'à Voir.
Nous n'essayons pas ici de te convaincre de quoi que soit. Juste de t'amener à voir, par toi-même, la réalité de ce qui est.
A bientôt,
Paul
“Life was fullness to such an extent that it was not life. God didn't live, simply existed.”
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
Re: voir
Bonjour Paul,
merci de te proposer;
tu peux m'appeler Guillaume si tu préfères!
J'entends par Voir, être tout simplement, (l'espace d'un instant seulement, malheureusement dans mon cas), libre du moi et présent à ce qui est. Une fois m'est venu : ça respire ... en moi, et tout est parfait comme ca doit etre, une grande plénitude une grande détente, avec un gout de connu et reconnu mais je ne sais d’où?
Du coup j'attends de pouvoir revenir à cela autant de fois que possible, que ce soit disponible en permanence.
Si cette démarche peut m'amener là... alors ok!
Comme je le disais précédemment je suis fidèle à l’enseignement d'A. Desjardins, et je ne veux pas creuser plusieurs trous peu profond mais un seul qui m'amène à destination.
Le fait de devoir stopper ma pratique, vigilance et médiations quotidienne me perturbe un peu...
Sachant que je ne peux me rendre en séjour qu'une fois par an à Hauteville à l'Ashram (début Novembre dans 2 mois), cela est il possible de commencer cette démarche maintenant ? C'est surement une question qui n'a pas de réponse précise possible, mais sur combien de temps dois je m'engager dans cette démarche avec toi, par exemple ??
merci de te proposer;
tu peux m'appeler Guillaume si tu préfères!
J'entends par Voir, être tout simplement, (l'espace d'un instant seulement, malheureusement dans mon cas), libre du moi et présent à ce qui est. Une fois m'est venu : ça respire ... en moi, et tout est parfait comme ca doit etre, une grande plénitude une grande détente, avec un gout de connu et reconnu mais je ne sais d’où?
Du coup j'attends de pouvoir revenir à cela autant de fois que possible, que ce soit disponible en permanence.
Si cette démarche peut m'amener là... alors ok!
Comme je le disais précédemment je suis fidèle à l’enseignement d'A. Desjardins, et je ne veux pas creuser plusieurs trous peu profond mais un seul qui m'amène à destination.
Le fait de devoir stopper ma pratique, vigilance et médiations quotidienne me perturbe un peu...
Sachant que je ne peux me rendre en séjour qu'une fois par an à Hauteville à l'Ashram (début Novembre dans 2 mois), cela est il possible de commencer cette démarche maintenant ? C'est surement une question qui n'a pas de réponse précise possible, mais sur combien de temps dois je m'engager dans cette démarche avec toi, par exemple ??
Re: voir
Bonjour,
Pour ce qui est du "en moi", "libre du moi", hum, on va en reparler...
Tout à l'heure, tu parlais de "l'espace d'un instant seulement". Je ne voudrais pas jouer sur les mots mais dis-moi, dans ton expérience immédiate, y-a-t-il jamais autre chose que cet espace de l'instant ? Fais une pause, et regarde autour de toi: vois-tu autre chose que cet espace ? Où peut donc se cacher cette "présence", cette magie de l'instant que tu cherches: dans le passé de ta mémoire ? dans le futur de tes espoirs ? ou tout simplement: là, maintenant ?
Pour ce qui est de commencer cette démarche maintenant ou pas, la décision te revient. Cela peut prendre quelques jours comme cela peut prendre plusieurs mois, tout dépend de ta capacité à lâcher prise. Si tu préfères attendre deux mois ou plus, il n'y a bien sûr aucun problème. De même si tu décides de commencer et, à un moment donné, de faire une pause. Personne ne te force à rien, c'est ta démarche.
J'apporte juste ton attention sur un point: ces idées qui te perturbent (bousculer ton quotidien, être infidèle à A. Desjardins...) ne serait-ce pas un mécanisme de défense ? Qu'en penses-tu ?
Si tu décides de poursuivre, cette démarche comporte quelques règles:
- être d'une honnêteté totale (envers toi-même)
- faire les exercices, répondre aux questions (mais il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses)
- faire appel à ton expérience directe plutôt qu'à tes pensées ou connaissances
- envoyer un message par jour (quitte à juste envoyer une ligne disant que tu répondras plus tard)
- s'abstenir de lectures "spirituelles" (Desjardins compris)
Tu te doutes bien que cette dernière règle ne tombe pas d'un grand chapeau cosmique; c'est que, dans notre expérience, essayer de combiner les approches ne provoque que de la confusion mentale.
Par contre, rien ne t'empêche de continuer ta méditation quotidienne. Au contraire, c'est même plutôt conseillé...
J'attends ta confirmation avant de poursuivre (et de rentrer dans le vif du sujet... le "moi"!)
A bientôt,
Paul
C'est comme tu veux.. mais Guillaume, c'est parfait.tu peux m'appeler Guillaume si tu préfères!
"être tout simplement [...] présent à ce qui est". C'est exactement ça (enfin, dans la mesure où les mots peuvent décrire cela, bien sûr). ça respire, ça vit... oui!J'entends par Voir, être tout simplement, (l'espace d'un instant seulement, malheureusement dans mon cas), libre du moi et présent à ce qui est. Une fois m'est venu : ça respire ... en moi, et tout est parfait comme ca doit etre, une grande plénitude une grande détente, avec un gout de connu et reconnu mais je ne sais d’où?
Pour ce qui est du "en moi", "libre du moi", hum, on va en reparler...
Ton attente est bien naturelle. Mais stp oublie cette idée de "revenir" à une expérience passée, aussi belle soit-elle. Cette démarche ne t'amènera nulle part ailleurs que dans la réalité de l'instant. Réfléchis, as-tu jamais expérimenté autre chose que l'expérience de l'instant présent ? N'est-ce pas "disponible en permanence" ? Où pourrais-tu aller ailleurs qu'ici et maintenant ?Du coup j'attends de pouvoir revenir à cela autant de fois que possible, que ce soit disponible en permanence.
Si cette démarche peut m'amener là... alors ok!
Tout à l'heure, tu parlais de "l'espace d'un instant seulement". Je ne voudrais pas jouer sur les mots mais dis-moi, dans ton expérience immédiate, y-a-t-il jamais autre chose que cet espace de l'instant ? Fais une pause, et regarde autour de toi: vois-tu autre chose que cet espace ? Où peut donc se cacher cette "présence", cette magie de l'instant que tu cherches: dans le passé de ta mémoire ? dans le futur de tes espoirs ? ou tout simplement: là, maintenant ?
Tu sais, certains d'entre nous connaissent bien la voie proposée par Arnaud Desjardins pour l'avoir suivie et pratiquée pendant plus de 20 ans. Et ils témoignent du fait que les deux approches sont complémentaires, notamment par rapport à ce qui est abordé à Hauteville.Comme je le disais précédemment je suis fidèle à l’enseignement d'A. Desjardins, et je ne veux pas creuser plusieurs trous peu profond mais un seul qui m'amène à destination.
Le fait de devoir stopper ma pratique, vigilance et médiations quotidienne me perturbe un peu...
Sachant que je ne peux me rendre en séjour qu'une fois par an à Hauteville à l'Ashram (début Novembre dans 2 mois), cela est il possible de commencer cette démarche maintenant ? C'est surement une question qui n'a pas de réponse précise possible, mais sur combien de temps dois je m'engager dans cette démarche avec toi, par exemple ??
Pour ce qui est de commencer cette démarche maintenant ou pas, la décision te revient. Cela peut prendre quelques jours comme cela peut prendre plusieurs mois, tout dépend de ta capacité à lâcher prise. Si tu préfères attendre deux mois ou plus, il n'y a bien sûr aucun problème. De même si tu décides de commencer et, à un moment donné, de faire une pause. Personne ne te force à rien, c'est ta démarche.
J'apporte juste ton attention sur un point: ces idées qui te perturbent (bousculer ton quotidien, être infidèle à A. Desjardins...) ne serait-ce pas un mécanisme de défense ? Qu'en penses-tu ?
Si tu décides de poursuivre, cette démarche comporte quelques règles:
- être d'une honnêteté totale (envers toi-même)
- faire les exercices, répondre aux questions (mais il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses)
- faire appel à ton expérience directe plutôt qu'à tes pensées ou connaissances
- envoyer un message par jour (quitte à juste envoyer une ligne disant que tu répondras plus tard)
- s'abstenir de lectures "spirituelles" (Desjardins compris)
Tu te doutes bien que cette dernière règle ne tombe pas d'un grand chapeau cosmique; c'est que, dans notre expérience, essayer de combiner les approches ne provoque que de la confusion mentale.
Par contre, rien ne t'empêche de continuer ta méditation quotidienne. Au contraire, c'est même plutôt conseillé...
J'attends ta confirmation avant de poursuivre (et de rentrer dans le vif du sujet... le "moi"!)
A bientôt,
Paul
“Life was fullness to such an extent that it was not life. God didn't live, simply existed.”
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
Re: voir
Bonjour Paul,
Tout à fait d'accord pour passer aux choses sérieuses, si tu me dis que je peux continuer les méditations quotidiennes, qui pour moi sont souvent les seules respirations dans une journée en "apnée mentale".
Si il s'agit de s'abstenir de lire, aucun problème. Me voilà parfaitement rassuré!
Pour ce qui est de "revenir" c'est un terme effectivement inapproprié : puisque oui on est toujours maintenant.
Cela je l'entends intellectuellement, mais comme je n'ai pu jusque là seulement le vivre que par épisode : je dis revenir à l'instant présent...
Récemment je m'y entraine par : écouter... ce qui est ! mais ca ne dur pas, malgré la qualité de présence que ça procure.
Je suis prêt!
Tout à fait d'accord pour passer aux choses sérieuses, si tu me dis que je peux continuer les méditations quotidiennes, qui pour moi sont souvent les seules respirations dans une journée en "apnée mentale".
Si il s'agit de s'abstenir de lire, aucun problème. Me voilà parfaitement rassuré!
Pour ce qui est de "revenir" c'est un terme effectivement inapproprié : puisque oui on est toujours maintenant.
Cela je l'entends intellectuellement, mais comme je n'ai pu jusque là seulement le vivre que par épisode : je dis revenir à l'instant présent...
Récemment je m'y entraine par : écouter... ce qui est ! mais ca ne dur pas, malgré la qualité de présence que ça procure.
Je suis prêt!
Re: voir
Bonjour Guillaume,
Sois rassuré. De belles choses se profilent à l'horizon...
Je te réponds un peu plus tard pour "passer aux choses sérieuses"...
A bientôt
Paul
Vraiment content que tu aies pris cette décision, Guillaume, content pour toi.Tout à fait d'accord pour passer aux choses sérieuses, si tu me dis que je peux continuer les méditations quotidiennes, qui pour moi sont souvent les seules respirations dans une journée en "apnée mentale".
Si il s'agit de s'abstenir de lire, aucun problème. Me voilà parfaitement rassuré!
Sois rassuré. De belles choses se profilent à l'horizon...
Je te réponds un peu plus tard pour "passer aux choses sérieuses"...
A bientôt
Paul
“Life was fullness to such an extent that it was not life. God didn't live, simply existed.”
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
Re: voir
Bonjour Guillaume,
Petit détail pour commencer. Pour la lisibilité de nos futurs échanges, je te suggère d'utiliser la fonction "quote" du forum. Très simple: dans la fenêtre du bas, tu sélectionnes le texte que tu veux et tu appuies sur le petit bouton "guillemets" dans le coin en haut à droite; cela rajoute le texte dans la fenêtre du haut, avec balisage adéquat. Tu peux aussi utiliser le bouton "preview" pour t'entrainer et/ou voir ce que cela donne avant d'envoyer ton message.
Autre précision: peux-tu m'en dire un peu plus sur ta méditation quotidienne ? Comment pratiques-tu ? Quelle est ton expérience au quotidien ?
Quand tu écris, parles ou penses en utilisant les mots "je", "me", "moi", "mon", etc., à quoi fais-tu référence exactement ? Qu'est-ce que c'est que ce "moi" ? Un corps, un esprit, une âme... ?
Est-il localisé quelque part ? A-t-il une forme, une texture, une couleur ? Que fait-il ? Est-il toujours présent ou non ? Est-il associé à des sentiments ou sensations particulières ? Comment se manifeste-t-il dans ton expérience ?
Es-tu absolument certain qu'il existe, et si oui pourquoi ?
Et si maintenant je te dis que ce "moi" n'existe pas et n'a jamais existé, comment réagis-tu ? Quelles sont les pensées, les sentiments ou les sensations qui te viennent ? De l'incompréhension, du doute, de la peur, un nœud à l'estomac... ?
(note: il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses. essaye juste d'être précis, et le plus honnête possible)
A bientôt,
Paul
Petit détail pour commencer. Pour la lisibilité de nos futurs échanges, je te suggère d'utiliser la fonction "quote" du forum. Très simple: dans la fenêtre du bas, tu sélectionnes le texte que tu veux et tu appuies sur le petit bouton "guillemets" dans le coin en haut à droite; cela rajoute le texte dans la fenêtre du haut, avec balisage adéquat. Tu peux aussi utiliser le bouton "preview" pour t'entrainer et/ou voir ce que cela donne avant d'envoyer ton message.
Autre précision: peux-tu m'en dire un peu plus sur ta méditation quotidienne ? Comment pratiques-tu ? Quelle est ton expérience au quotidien ?
Tu ne le vis pas par épisode, tu le vis à chaque instant... si tu as ce sentiment, c'est juste parce qu'il y a cette idée que les choses devraient être "autrement" que ce qu'elles sont ("plus" de détente ou de plénitude, "plus" dans l'instant présent). L'instant présent n'est pas une idée, c'est une expérience. Là, tu confonds l'expérience avec une certaine image mentale de "l'instant présent idéal". C'est un peu comme si tu vivais à Tahiti et que tu regardes une carte postale de Tahiti en te disant "ah, c'était si beau Tahiti. si seulement je vivais encore à Tahiti...". Tu comprends ? Oublie cette idée, ne pars pas dans un "ailleurs" mental, et d'un coup tout devient simple: l'instant présent est là, juste là, il n'y a rien à faire pour y être. Tu vis déjà à Tahiti !Pour ce qui est de "revenir" c'est un terme effectivement inapproprié : puisque oui on est toujours maintenant.
Cela je l'entends intellectuellement, mais comme je n'ai pu jusque là seulement le vivre que par épisode : je dis revenir à l'instant présent...
"écouter ce qui est", excellent exercice. Le "truc" pour que ça dure, c'est de juste écouter: ne pas penser à ce que tu écoutes, ne pas y mettre de mots ou de jugements... en fait, ne rien faire et même pas "écouter"; juste laisser l'écoute se faire, naturellement, laisser les sons apparaître et disparaître d'eux-mêmes. Essaye comme cela, et dis-moi ce qui se passe. Y a-t-il un changement ?Récemment je m'y entraine par : écouter... ce qui est ! mais ca ne dure pas, malgré la qualité de présence que ça procure.
Excellent! Alors maintenant rentrons dans le vif du sujet.Je suis prêt!
Quand tu écris, parles ou penses en utilisant les mots "je", "me", "moi", "mon", etc., à quoi fais-tu référence exactement ? Qu'est-ce que c'est que ce "moi" ? Un corps, un esprit, une âme... ?
Est-il localisé quelque part ? A-t-il une forme, une texture, une couleur ? Que fait-il ? Est-il toujours présent ou non ? Est-il associé à des sentiments ou sensations particulières ? Comment se manifeste-t-il dans ton expérience ?
Es-tu absolument certain qu'il existe, et si oui pourquoi ?
Et si maintenant je te dis que ce "moi" n'existe pas et n'a jamais existé, comment réagis-tu ? Quelles sont les pensées, les sentiments ou les sensations qui te viennent ? De l'incompréhension, du doute, de la peur, un nœud à l'estomac... ?
(note: il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses. essaye juste d'être précis, et le plus honnête possible)
A bientôt,
Paul
“Life was fullness to such an extent that it was not life. God didn't live, simply existed.”
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
Re: voir
Aucun problème, Guillaume. Prend le temps qu'il te faudra.Je te réponds avec grand plaisir dés que j'aurai un peu de temps demain...
Je suis pris et je voudrais te répondre dans de bonne conditions, je m'en excuse.
A bientôt,
Paul
“Life was fullness to such an extent that it was not life. God didn't live, simply existed.”
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
Re: voir
Bonjour Paul, me voici dispo!
je fais référence à une identification, à une expérience, une entité qui pense... en fait je sais pas vraiment. Ca évolue, avant j'assimilais moi et corps, maintenant beaucoup moins.
Sans forme, sans couleur ou gris comme de la matière grise.
Moi : est occupé à être avide.
Il est absent seulement en de rares occasions (souvent pendant une méditation), si j'arrive à m'en détacher : en ne faisant RIEN! Et je n'est plus moi, mais juste "je" ou "ça".
Il est souvent présent derrière les émotions, les tensions, les pensées.
Il se manifeste par le contrôle quasi absolu et le refus.
Je suis certain qu'il existe à 99% puisqu'il est ressenti de tout son poids, et en même temps il reste ce petit 1% de pré-sentiment qui dit qu'il n'y a personne.
Voilà, j'ai un sentiment de jouer gros, je me rend compte que j'ai beaucoup d'attente, sans vouloir croire au miracle,
mais si je comprend bien le but est d'acculer le moi, d'accabler le mental pour voir que c'est une illusion ?
C'est excitant et flippant à la fois !!!
Bonne journée Paul à très vite
et merci de prendre le temps de me guider, c'est une vrai chance que tu m'accordes, je t'en suis très reconnaissant.
Je suis tout à fait d'accord : "C'est" toujours là, disponible... mais c'est "moi" qui empêche que l’expérience se fasse. Je veux dire par là que je passe effectivement la plupart du temps dans l'expérience moi, dont je ne peux plus me contenter maintenant.Tu ne le vis pas par épisode, tu le vis à chaque instant... si tu as ce sentiment, c'est juste parce qu'il y a cette idée que les choses devraient être "autrement" que ce qu'elles sont ("plus" de détente ou de plénitude, "plus" dans l'instant présent). L'instant présent n'est pas une idée, c'est une expérience. Là, tu confonds l'expérience avec une certaine image mentale de "l'instant présent idéal". C'est un peu comme si tu vivais à Tahiti et que tu regardes une carte postale de Tahiti en te disant "ah, c'était si beau Tahiti. si seulement je vivais encore à Tahiti...". Tu comprends ? Oublie cette idée, ne pars pas dans un "ailleurs" mental, et d'un coup tout devient simple: l'instant présent est là, juste là, il n'y a rien à faire pour y être. Tu vis déjà à Tahiti !
Ok pour laisser l'écoute se faire, mais le problème c'est très vite interrompu par des pensées, des jugements malgré l'intention...écouter ce qui est", excellent exercice. Le "truc" pour que ça dure, c'est de juste écouter: ne pas penser à ce que tu écoutes, ne pas y mettre de mots ou de jugements... en fait, ne rien faire et même pas "écouter"; juste laisser l'écoute se faire, naturellement, laisser les sons apparaître et disparaître d'eux-mêmes. Essaye comme cela, et dis-moi ce qui se passe. Y a-t-il un changement ?
Quand tu écris, parles ou penses en utilisant les mots "je", "me", "moi", "mon", etc., à quoi fais-tu référence exactement ? Qu'est-ce que c'est que ce "moi" ? Un corps, un esprit, une âme... ?
je fais référence à une identification, à une expérience, une entité qui pense... en fait je sais pas vraiment. Ca évolue, avant j'assimilais moi et corps, maintenant beaucoup moins.
Localisé je dirait dans la tête.Est-il localisé quelque part ? A-t-il une forme, une texture, une couleur ? Que fait-il ? Est-il toujours présent ou non ? Est-il associé à des sentiments ou sensations particulières ? Comment se manifeste-t-il dans ton expérience ?
Es-tu absolument certain qu'il existe, et si oui pourquoi ?
Sans forme, sans couleur ou gris comme de la matière grise.
Moi : est occupé à être avide.
Il est absent seulement en de rares occasions (souvent pendant une méditation), si j'arrive à m'en détacher : en ne faisant RIEN! Et je n'est plus moi, mais juste "je" ou "ça".
Il est souvent présent derrière les émotions, les tensions, les pensées.
Il se manifeste par le contrôle quasi absolu et le refus.
Je suis certain qu'il existe à 99% puisqu'il est ressenti de tout son poids, et en même temps il reste ce petit 1% de pré-sentiment qui dit qu'il n'y a personne.
Un mécanisme d'auto défense du moi se met en place : la séparation avec l'exterieur devient plus forte, je m'isole, en même temps le doute est là. Une partie de moi à envie d'y croire, et projette plein de chose la dessus et l'autre partie se barricade contre toute intrusion en mode "parano".Et si maintenant je te dis que ce "moi" n'existe pas et n'a jamais existé, comment réagis-tu ? Quelles sont les pensées, les sentiments ou les sensations qui te viennent ? De l'incompréhension, du doute, de la peur, un nœud à l'estomac... ?
(note: il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses. essaye juste d'être précis, et le plus honnête possible)
Voilà, j'ai un sentiment de jouer gros, je me rend compte que j'ai beaucoup d'attente, sans vouloir croire au miracle,
mais si je comprend bien le but est d'acculer le moi, d'accabler le mental pour voir que c'est une illusion ?
C'est excitant et flippant à la fois !!!
Bonne journée Paul à très vite
et merci de prendre le temps de me guider, c'est une vrai chance que tu m'accordes, je t'en suis très reconnaissant.
Re: voir
Bonjour Guillaume,
Mais quel est donc ce "moi" qui joue les trouble-fête ? Comment, en termes très concrets, décrirais-tu cette "expérience moi" ?
Qu'est-ce qui te fait dire que, maintenant, tu ne peux plus t'en contenter ? Quel est le problème ?
Essaye d'écouter encore. Ne pourrait-on pas dire que les pensées sont des sons comme les autres, qui apparaissent et disparaissent d'eux-mêmes ? Si tu ne leur prêtes plus d'attention, que se passe-t-il ? Ecoute...
Sérieusement: est-ce que tu crois que tu as "le contrôle quasi absolu" de ta vie ?
Et à vue de nez, comme ça, tu dirais que ça pèse combien un "moi" ?
L'exemple que l'on donne souvent, c'est celui du Père Noël. Pendant longtemps tu crois dur comme fer qu'il existe, et tu as plein de raisons "objectives" de croire ça: les histoires, les cadeaux, l'homme à barbe blanche dans la rue, etc. Et puis tu commences à douter. Et un jour, pouf, tu réalises que le Père Noël n'existe pas. Ce n'est pas qu'il ait magiquement disparu (miracle!), ou que tu aies réussi à t'en débarrasser (meurs, traitre!). C'est juste que tu réalises que c'était un personnage de fiction, un joli mythe soigneusement entretenu.
Médite là-dessus...
A bientôt,
Paul
L'expérience de la vie n'a pas à se faire, et rien ne peux l'empêcher! Elle est là, c'est tout.Je suis tout à fait d'accord : "C'est" toujours là, disponible... mais c'est "moi" qui empêche que l’expérience se fasse. Je veux dire par là que je passe effectivement la plupart du temps dans l'expérience moi, dont je ne peux plus me contenter maintenant.Tu ne le vis pas par épisode, tu le vis à chaque instant... si tu as ce sentiment, c'est juste parce qu'il y a cette idée que les choses devraient être "autrement" que ce qu'elles sont ("plus" de détente ou de plénitude, "plus" dans l'instant présent). L'instant présent n'est pas une idée, c'est une expérience. Là, tu confonds l'expérience avec une certaine image mentale de "l'instant présent idéal". C'est un peu comme si tu vivais à Tahiti et que tu regardes une carte postale de Tahiti en te disant "ah, c'était si beau Tahiti. si seulement je vivais encore à Tahiti...". Tu comprends ? Oublie cette idée, ne pars pas dans un "ailleurs" mental, et d'un coup tout devient simple: l'instant présent est là, juste là, il n'y a rien à faire pour y être. Tu vis déjà à Tahiti !
Mais quel est donc ce "moi" qui joue les trouble-fête ? Comment, en termes très concrets, décrirais-tu cette "expérience moi" ?
Qu'est-ce qui te fait dire que, maintenant, tu ne peux plus t'en contenter ? Quel est le problème ?
Et oui, les pensées et jugements apparaissent très vite. Mais dis-moi, qu'est-ce que c'est que ces pensées ? Une petite voix dans la tête ? Est-ce que ce ne serait pas... des sons par hasard ? Si quelqu'un te parle, il y a aussi une voix. Quelle différence cela fait-il ? Qu'est-ce que cette sacrée "pensée" a donc de si spécial ? Tu crois que c'est "toi" qui pense ?Ok pour laisser l'écoute se faire, mais le problème c'est très vite interrompu par des pensées, des jugements malgré l'intention...écouter ce qui est", excellent exercice. Le "truc" pour que ça dure, c'est de juste écouter: ne pas penser à ce que tu écoutes, ne pas y mettre de mots ou de jugements... en fait, ne rien faire et même pas "écouter"; juste laisser l'écoute se faire, naturellement, laisser les sons apparaître et disparaître d'eux-mêmes. Essaye comme cela, et dis-moi ce qui se passe. Y a-t-il un changement ?
Essaye d'écouter encore. Ne pourrait-on pas dire que les pensées sont des sons comme les autres, qui apparaissent et disparaissent d'eux-mêmes ? Si tu ne leur prêtes plus d'attention, que se passe-t-il ? Ecoute...
Donc avant tu t'identifiais au corps et maintenant à une "entité qui pense", c'est ça ? Mais tu la vois comment cette entité ? Comme un petit homme à l'intérieur qui pense, genre homoncule de Descartes ? Matériel ou immatériel ? Est-ce que tu peux la toucher, la sentir, etc. ? Si oui, est-ce que tu peux me la décrire ? Quelle est ton expérience directe, immédiate, de cette entité ?je fais référence à une identification, à une expérience, une entité qui pense... en fait je sais pas vraiment. Ca évolue, avant j'assimilais moi et corps, maintenant beaucoup moins.
Dans la tête, d'accord, mais où exactement ? Si c'est quelque part, ça doit bien avoir une position et une forme, non ? Et qu'est-ce qui te fait dire que c'est plutôt gris et pas rose fluo ?Localisé je dirait dans la tête.
Sans forme, sans couleur ou gris comme de la matière grise.
Qu'est-ce que tu veux dire ? avide de quoi ? ça se manifeste comment ?Moi : est occupé à être avide.
Pas sûr de comprendre. Qui/quoi se détache de qui/quoi ? Tu veux dire que quand "toi" ne fais rien, alors "toi" se détache de "toi", c'est ça ? Et quand tu n'es plus toi, qui es tu ? quel est ce "je" avec guillemets ?Il est absent seulement en de rares occasions (souvent pendant une méditation), si j'arrive à m'en détacher : en ne faisant RIEN! Et je n'est plus moi, mais juste "je" ou "ça".
Présent comment ? C'est où, "derrière" ?Il est souvent présent derrière les émotions, les tensions, les pensées.
Tu le vois comment, un espèce de dictateur qui dit toujours "non", un Hitler à la Chaplin ?Il se manifeste par le contrôle quasi absolu et le refus.
Sérieusement: est-ce que tu crois que tu as "le contrôle quasi absolu" de ta vie ?
Il est ressenti de tout son poids, bien sûr, je comprends.Je suis certain qu'il existe à 99% puisqu'il est ressenti de tout son poids, et en même temps il reste ce petit 1% de pré-sentiment qui dit qu'il n'y a personne.
Et à vue de nez, comme ça, tu dirais que ça pèse combien un "moi" ?
Ce mécanisme est naturel. Tu as vécu toute ta vie avec cette idée du "moi" et d'un coup, il y a un petit doute, il y a danger. Essaye d'explorer cette peur, cette "parano". Peur de quoi exactement ? De disparaitre, de mourir.. ? Comment ça se traduit concrètement, physiquement, dans tes sensations ? Va au fond de cette peur et dis moi ce qui s'y trouve.Un mécanisme d'auto défense du moi se met en place : la séparation avec l'exterieur devient plus forte, je m'isole, en même temps le doute est là. Une partie de moi à envie d'y croire, et projette plein de chose la dessus et l'autre partie se barricade contre toute intrusion en mode "parano".Et si maintenant je te dis que ce "moi" n'existe pas et n'a jamais existé, comment réagis-tu ? Quelles sont les pensées, les sentiments ou les sensations qui te viennent ? De l'incompréhension, du doute, de la peur, un nœud à l'estomac... ?
(note: il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses. essaye juste d'être précis, et le plus honnête possible)
"acculer", "accabler", c'est du vocabulaire guerrier. Mais il ne s'agit pas d'une guerre, ou alors c'est se battre contre des moulins à vent.. Tu ne peux pas acculer le moi parce que, tout simplement, il n'y a pas de moi! Le moi n'est pas réel, ce n'est qu'une idée, une illusion. Le but, c'est juste de réaliser ça.Voilà, j'ai un sentiment de jouer gros, je me rend compte que j'ai beaucoup d'attente, sans vouloir croire au miracle,
mais si je comprend bien le but est d'acculer le moi, d'accabler le mental pour voir que c'est une illusion ?
C'est excitant et flippant à la fois !!!
L'exemple que l'on donne souvent, c'est celui du Père Noël. Pendant longtemps tu crois dur comme fer qu'il existe, et tu as plein de raisons "objectives" de croire ça: les histoires, les cadeaux, l'homme à barbe blanche dans la rue, etc. Et puis tu commences à douter. Et un jour, pouf, tu réalises que le Père Noël n'existe pas. Ce n'est pas qu'il ait magiquement disparu (miracle!), ou que tu aies réussi à t'en débarrasser (meurs, traitre!). C'est juste que tu réalises que c'était un personnage de fiction, un joli mythe soigneusement entretenu.
Médite là-dessus...
A bientôt,
Paul
“Life was fullness to such an extent that it was not life. God didn't live, simply existed.”
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
Re: voir
Bonjour Paul,
j'ai commencé à lire le PDF de la porte fantôme, qui m'a familiarisé avec la méthode, et me question sur le niveau profond de sincérité envers soi : qu'il faut pousser comme jamais avant je ne l'ai fait j'ai l'impression.
C'est en tout ca ce qui me parait difficile pour l'heure.
[
Je ne peux plus m'en contenter parce que je sent bien que ça me pourri l'existence : tensions, fatigue, insomnie, jugement, recroquevillement, je n'arrive pas à me déployer, respirer librement...
Non elles viennent de nul part ces pensées, mais elles sont "tintées" de moi.
J'ai du mal à ne pas leur preter d'attention; elles disparaissent si je les observent... plus rien!
mais en mode "normal", elles sont toujours là et permettent au moi de se maintenir.
Mon expérience directe avec cette entité, ... je sais pas, j'essaie de la sentir, mais y' a rien et en même temps ça revendique son existence : mais j'en ai pas la preuve! Ça se bât pour garder le contrôle.
Quand j'étais ado j'adorais la sensation en sautent d'un pont dans une rivière ou de hauts rochers; je connais ce goût, mais maintenant j'ai beaucoup plus peur. J'ai la m^me sensation là.
J'ai l'impression que si je saute, tout reviendra comme avant, avec une belle correction pour avoir tenté de s'échapper.
Je crois qu'au fond de moi je suis toujours resté moi, depuis que moi est là !
et c'est pour cela que l'expérience de ce qui est sans le moi, ne dur pas.
je reste sur le père noël : bon support
ça m'a épuisé de répondre @+ Paul
j'ai commencé à lire le PDF de la porte fantôme, qui m'a familiarisé avec la méthode, et me question sur le niveau profond de sincérité envers soi : qu'il faut pousser comme jamais avant je ne l'ai fait j'ai l'impression.
C'est en tout ca ce qui me parait difficile pour l'heure.
[
Comment décrire concrètement "l’expérience moi" ? C'est quelque chose qui s'accapare ...tout, ce que je vois, pense, dis, fais.L'expérience de la vie n'a pas à se faire, et rien ne peux l'empêcher! Elle est là, c'est tout.
Mais quel est donc ce "moi" qui joue les trouble-fête ? Comment, en termes très concrets, décrirais-tu cette "expérience moi" ?
Qu'est-ce qui te fait dire que, maintenant, tu ne peux plus t'en contenter ? Quel est le problème ?
Je ne peux plus m'en contenter parce que je sent bien que ça me pourri l'existence : tensions, fatigue, insomnie, jugement, recroquevillement, je n'arrive pas à me déployer, respirer librement...
J'ai l'impression que je ne sais appréhender la vie qu'à travers les pensées!Et oui, les pensées et jugements apparaissent très vite. Mais dis-moi, qu'est-ce que c'est que ces pensées ? Une petite voix dans la tête ? Est-ce que ce ne serait pas... des sons par hasard ? Si quelqu'un te parle, il y a aussi une voix. Quelle différence cela fait-il ? Qu'est-ce que cette sacrée "pensée" a donc de si spécial ? Tu crois que c'est "toi" qui pense ?
Essaye d'écouter encore. Ne pourrait-on pas dire que les pensées sont des sons comme les autres, qui apparaissent et disparaissent d'eux-mêmes ? Si tu ne leur prêtes plus d'attention, que se passe-t-il ? Ecoute...
Non elles viennent de nul part ces pensées, mais elles sont "tintées" de moi.
J'ai du mal à ne pas leur preter d'attention; elles disparaissent si je les observent... plus rien!
mais en mode "normal", elles sont toujours là et permettent au moi de se maintenir.
Je ne peux ni la toucher ni la sentir.Biok a écrit :
je fais référence à une identification, à une expérience, une entité qui pense... en fait je sais pas vraiment. Ca évolue, avant j'assimilais moi et corps, maintenant beaucoup moins.
Donc avant tu t'identifiais au corps et maintenant à une "entité qui pense", c'est ça ? Mais tu la vois comment cette entité ? Comme un petit homme à l'intérieur qui pense, genre homoncule de Descartes ? Matériel ou immatériel ? Est-ce que tu peux la toucher, la sentir, etc. ? Si oui, est-ce que tu peux me la décrire ? Quelle est ton expérience directe, immédiate, de cette entité ?
Mon expérience directe avec cette entité, ... je sais pas, j'essaie de la sentir, mais y' a rien et en même temps ça revendique son existence : mais j'en ai pas la preuve! Ça se bât pour garder le contrôle.
Quand j'étais ado j'adorais la sensation en sautent d'un pont dans une rivière ou de hauts rochers; je connais ce goût, mais maintenant j'ai beaucoup plus peur. J'ai la m^me sensation là.
J'ai l'impression que si je saute, tout reviendra comme avant, avec une belle correction pour avoir tenté de s'échapper.
C'est les pensées qui alimentent "'l’expérience moi".Dans la tête, d'accord, mais où exactement ? Si c'est quelque part, ça doit bien avoir une position et une forme, non ? Et qu'est-ce qui te fait dire que c'est plutôt gris et pas rose fluo ?
Avide d'avoir le contrôleQu'est-ce que tu veux dire ? avide de quoi ? ça se manifeste comment ?
"je" c'est l'expérience sans moi, qui me travers quand ça veut bien pendant une méditation.Biok a écrit :
Il est absent seulement en de rares occasions (souvent pendant une méditation), si j'arrive à m'en détacher : en ne faisant RIEN! Et je n'est plus moi, mais juste "je" ou "ça".
Pas sûr de comprendre. Qui/quoi se détache de qui/quoi ? Tu veux dire que quand "toi" ne fais rien, alors "toi" se détache de "toi", c'est ça ? Et quand tu n'es plus toi, qui es tu ? quel est ce "je" avec guillemets ?
Je crois qu'au fond de moi je suis toujours resté moi, depuis que moi est là !
et c'est pour cela que l'expérience de ce qui est sans le moi, ne dur pas.
dans mon champ de conscience.Présent comment ? C'est où, "derrière" ?
sérieusement, non je ne le crois pas.Tu le vois comment, un espèce de dictateur qui dit toujours "non", un Hitler à la Chaplin ?
Sérieusement: est-ce que tu crois que tu as "le contrôle quasi absolu" de ta vie ?
Rien, en masse... mais trop en ressentiIl est ressenti de tout son poids, bien sûr, je comprends.
Et à vue de nez, comme ça, tu dirais que ça pèse combien un "moi" ?
ca va prendre un peu de tempsCe mécanisme est naturel. Tu as vécu toute ta vie avec cette idée du "moi" et d'un coup, il y a un petit doute, il y a danger. Essaye d'explorer cette peur, cette "parano". Peur de quoi exactement ? De disparaitre, de mourir.. ? Comment ça se traduit concrètement, physiquement, dans tes sensations ? Va au fond de cette peur et dis moi ce qui s'y trouve.
je reste sur le père noël : bon support
ça m'a épuisé de répondre @+ Paul
Re: voir
Bonjour Guillaume,
Petite question en passant: peux-tu contrôler les pensées ? leur contenu, leur fréquence ? Si elles ne viennent de nulle part, viennent-elles de quelqu'un ? Y-a-t-il un penseur ?
Qu'est-ce qui te ferait dire qu'une licorne, ou un lutin bleu, existe ou n'existe pas ?
Tu dis que "ça" revendique, que "ça" se bat. Est-ce que tu ressens à l'intérieur un "ça" qui crie ou qui s'agite, ou est-ce que c'est juste une pensée ?
Mais dis-moi, si le Père Noël faisait le grand saut, que crois-tu qu'il arriverait ? Je veux dire... pour de vrai. Qu'il se fracasserait sur les rochers ? Qu'il se ferait gronder par maman-moi pour avoir tenter de s'échapper ?
As-tu peur du vide ou de la liberté ?
Moi, il m'a toujours fait rire, Iznogoud, pas toi ?
Lâche les rames, Guillaume... et respire !
A bientôt,
Paul
ça te parait difficile parce que tu n'as pas encore trop l'habitude. Ici, on n'est pas là pour se raconter des histoires, se bercer d'illusions ou correspondre aux attentes de qui que ce soit. C'est un face-à-face avec toi-même. Comme être à cru, sans artifices, sans échappatoire. Un tel niveau de sincérité est déroutant au début et va demander un peu de courage mais, rassure-toi, ce sera bientôt une deuxième nature. Et puis, ne te soucie pas trop de la théorie, l'important c'est la pratique!j'ai commencé à lire le PDF de la porte fantôme, qui m'a familiarisé avec la méthode, et me question sur le niveau profond de sincérité envers soi : qu'il faut pousser comme jamais avant je ne l'ai fait j'ai l'impression.
C'est en tout ca ce qui me parait difficile pour l'heure.
Le moi est une imposture placée au coeur de ton schéma mental. Tu comprends bien que pour maintenir une telle imposture, une illusion aussi "énorme", cela demande beaucoup d'énergie, cela accapare toutes les ressources. Une prison mentale qui, comme tu le dis, "pourrit l'existence". On pourrait dire que que le ver est dans le fruit... sauf qu'il n'y a pas de ver! Pour te donner une autre image, c'est un peu comme une mouche du coche tentant désespérément de se placer au centre de l'expérience pour assurer sa propre existence (virtuelle). bzzz, bzzz...Comment décrire concrètement "l’expérience moi" ? C'est quelque chose qui s'accapare ...tout, ce que je vois, pense, dis, fais.
Je ne peux plus m'en contenter parce que je sent bien que ça me pourri l'existence : tensions, fatigue, insomnie, jugement, recroquevillement, je n'arrive pas à me déployer, respirer librement...
Bien vu. Si tu observes le contenu des pensées, tu verras qu'elles viennent souvent en groupe et qu'elles racontent une histoire; une histoire dont je/moi est bien sûr le héros, heureux ou malheureux. Le moi n'est rien d'autre que le personnage principal de cette fiction romanesque. C'est la persistance de ces pensées-moi qui assure la persistance (de l'idée) du moi.J'ai l'impression que je ne sais appréhender la vie qu'à travers les pensées!
Non elles viennent de nul part ces pensées, mais elles sont "tintées" de moi.
J'ai du mal à ne pas leur preter d'attention; elles disparaissent si je les observent... plus rien!
mais en mode "normal", elles sont toujours là et permettent au moi de se maintenir.
Petite question en passant: peux-tu contrôler les pensées ? leur contenu, leur fréquence ? Si elles ne viennent de nulle part, viennent-elles de quelqu'un ? Y-a-t-il un penseur ?
De quelles preuves as-tu besoin généralement pour t'assurer de l'existence de quelque chose ?Je ne peux ni la toucher ni la sentir.
Mon expérience directe avec cette entité, ... je sais pas, j'essaie de la sentir, mais y' a rien et en même temps ça revendique son existence : mais j'en ai pas la preuve! Ça se bât pour garder le contrôle.
Qu'est-ce qui te ferait dire qu'une licorne, ou un lutin bleu, existe ou n'existe pas ?
Tu dis que "ça" revendique, que "ça" se bat. Est-ce que tu ressens à l'intérieur un "ça" qui crie ou qui s'agite, ou est-ce que c'est juste une pensée ?
Je te rassure, cette sensation d'être au bord du précipice est normale. Sauter dans le vide, plonger dans l'inconnu, ça excite et ça fait peur à la fois. Ah, le grand frisson...Quand j'étais ado j'adorais la sensation en sautent d'un pont dans une rivière ou de hauts rochers; je connais ce goût, mais maintenant j'ai beaucoup plus peur. J'ai la m^me sensation là.
J'ai l'impression que si je saute, tout reviendra comme avant, avec une belle correction pour avoir tenté de s'échapper.
Mais dis-moi, si le Père Noël faisait le grand saut, que crois-tu qu'il arriverait ? Je veux dire... pour de vrai. Qu'il se fracasserait sur les rochers ? Qu'il se ferait gronder par maman-moi pour avoir tenter de s'échapper ?
As-tu peur du vide ou de la liberté ?
Oui. Sans les histoires de Père Noël, pas de Père Noël.C'est les pensées qui alimentent "'l’expérience moi".
Le Père Noël a le contrôle de ses rennes. Et Iznogoud est avide de pouvoir.Avide d'avoir le contrôle
Moi, il m'a toujours fait rire, Iznogoud, pas toi ?
Si c'est sans moi, il n' y a pas de "je". L'expérience sans moi, c'est juste l'expérience. Pas besoin d'un moi pour vivre!"je" c'est l'expérience sans moi, qui me travers quand ça veut bien pendant une méditation.
Je crois qu'au fond de moi je suis toujours resté moi, depuis que moi est là !
et c'est pour cela que l'expérience de ce qui est sans le moi, ne dur pas.
Sérieusement, tu n'as absolument aucun contrôle de ta vie. Qu'est-ce que tu dis de ça ?sérieusement, non je ne le crois pas.Sérieusement: est-ce que tu crois que tu as "le contrôle quasi absolu" de ta vie ?
Ok, le moi n'a pas de masse physique mais il est ressenti. Tu le ressens comment, physiquement, dans tes sensations ?Rien, en masse... mais trop en ressenti
Prend le temps qu'il faut. Le pire dans la peur, c'est la peur de la peur.noselfy wrote:
Ce mécanisme est naturel. Tu as vécu toute ta vie avec cette idée du "moi" et d'un coup, il y a un petit doute, il y a danger. Essaye d'explorer cette peur, cette "parano". Peur de quoi exactement ? De disparaitre, de mourir.. ? Comment ça se traduit concrètement, physiquement, dans tes sensations ? Va au fond de cette peur et dis moi ce qui s'y trouve.
ca va prendre un peu de temps
Oui. Et tu sais, même pas besoin de croire au Père Noël pour avoir les cadeaux...je reste sur le père noël : bon support
La petite barque s'épuise à lutter contre le vent du Nord.ça m'a épuisé de répondre
Lâche les rames, Guillaume... et respire !
A bientôt,
Paul
“Life was fullness to such an extent that it was not life. God didn't live, simply existed.”
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
Re: voir
Bonjour Paul,
j'ai enfin le temps de répondre posément.
En expliquant la démarche à ma compagne, elle me fait me rendre compte à quel point j'appréhende tout par le moi et à quel point ça me coupe de ce qui est (elle qui bien que vivant dans le"moi" à un égo curieusement tout petit).
Je me rend compte que ces derniers temps jusqu'à venir vers LU, que tout se referme dans le refus de ce qui est malgré ma pratique qui tente d'accepter. Comme une réaction de défense de l'égo. Comparé à il y a quelques années, tout m'est difficile, tant je sent cette crispation du moi.
Il y a beaucoup de souffrance dans cette condition qui va systématiquement à l'encontre du mouvement de la Vie!
Quand je lis les témoignages de ceux qui ont réalisés cette prise de conscience qu'il n'y a rien, ça me parle profondément, ça me bouleverse. Mais de là à voir que ça n'existe même pas ... je suis un peu K O, avec tout ça! Si simple et si dur à la fois.
c'est d'écrire de moi m^me : "il y a des pensées" tout en cherchant le penseur qui m'a collé le doute, le trouble.
Car je n'ai pas vu de penseur, même si il y a quelqu'un qui pense ici.
Une licorne existe si je la vois, n'existe pas si je ne la voie pas, sauf hallucination!
la pensée qui revendique, qui veut se battre, m'agite.
"ça" n'est sans doute qu'une pensée, mais à laquelle je crois apparemment.
Tout ça pour ça!
On peut juste le nommer : père noël, mais ça, ça le fait exister un peu... du moins dans le mon de la pensée.
Les pensées, elles, existent pourtant je ne les vois pas...
Peur du vide ou de la liberté? Les 2 c'est un peu la même chose, le problème c'est la peur.
c'est la vie qui mène la danse, et moi je me crispe... juste pour un contrôle illusoire. Je dois être drogué à ça!
Le sevrage est douloureux.
Ben! je ne le sens pas physiquement.
Psychiquement oui.
Je ressens pas mal de frustration, y'a ce gout de pas loin, de presque, mais je sens aussi que les défenses du château fort du moi sont immenses....
A bientôt Paul.
j'ai enfin le temps de répondre posément.
En expliquant la démarche à ma compagne, elle me fait me rendre compte à quel point j'appréhende tout par le moi et à quel point ça me coupe de ce qui est (elle qui bien que vivant dans le"moi" à un égo curieusement tout petit).
Je me rend compte que ces derniers temps jusqu'à venir vers LU, que tout se referme dans le refus de ce qui est malgré ma pratique qui tente d'accepter. Comme une réaction de défense de l'égo. Comparé à il y a quelques années, tout m'est difficile, tant je sent cette crispation du moi.
Il y a beaucoup de souffrance dans cette condition qui va systématiquement à l'encontre du mouvement de la Vie!
Quand je lis les témoignages de ceux qui ont réalisés cette prise de conscience qu'il n'y a rien, ça me parle profondément, ça me bouleverse. Mais de là à voir que ça n'existe même pas ... je suis un peu K O, avec tout ça! Si simple et si dur à la fois.
Non je ne peux pas contrôler les pensées, ni leur fréquences ni leur contenu. Elles viennent de nulle part, de personne en particulier, il n'y a des pensées... j'ai eu un léger trouble.... je pourrais presque affirmer qu'il n'y pas de penseur, mais je suis rattrapé par ... l'habitude sans doute. Là je ne vois, ni ne sens de penseur, mais c'est un réponse de l'intellect... le doute est passé, je ne le ressent plus aussi vif.Bien vu. Si tu observes le contenu des pensées, tu verras qu'elles viennent souvent en groupe et qu'elles racontent une histoire; une histoire dont je/moi est bien sûr le héros, heureux ou malheureux. Le moi n'est rien d'autre que le personnage principal de cette fiction romanesque. C'est la persistance de ces pensées-moi qui assure la persistance (de l'idée) du moi.
Petite question en passant: peux-tu contrôler les pensées ? leur contenu, leur fréquence ? Si elles ne viennent de nulle part, viennent-elles de quelqu'un ? Y-a-t-il un penseur ?
c'est d'écrire de moi m^me : "il y a des pensées" tout en cherchant le penseur qui m'a collé le doute, le trouble.
Car je n'ai pas vu de penseur, même si il y a quelqu'un qui pense ici.
J'ai besoin de voir cette chose pour m'assurer de son existence.De quelles preuves as-tu besoin généralement pour t'assurer de l'existence de quelque chose ?
Qu'est-ce qui te ferait dire qu'une licorne, ou un lutin bleu, existe ou n'existe pas ?
Tu dis que "ça" revendique, que "ça" se bat. Est-ce que tu ressens à l'intérieur un "ça" qui crie ou qui s'agite, ou est-ce que c'est juste une pensée ?
Une licorne existe si je la vois, n'existe pas si je ne la voie pas, sauf hallucination!
la pensée qui revendique, qui veut se battre, m'agite.
"ça" n'est sans doute qu'une pensée, mais à laquelle je crois apparemment.
Il ne lui arriverais rien au père noël si il sautais dans le vide, puisqu'il n'existe pas, d'ailleurs il ne peut même pas sauter, puisqu'il n'existe pas! donc rien, il ne peut rien arriver à rien, puisque rien n'existe pas.Mais dis-moi, si le Père Noël faisait le grand saut, que crois-tu qu'il arriverait ? Je veux dire... pour de vrai. Qu'il se fracasserait sur les rochers ? Qu'il se ferait gronder par maman-moi pour avoir tenter de s'échapper ?
As-tu peur du vide ou de la liberté ?
Tout ça pour ça!
On peut juste le nommer : père noël, mais ça, ça le fait exister un peu... du moins dans le mon de la pensée.
Les pensées, elles, existent pourtant je ne les vois pas...
Peur du vide ou de la liberté? Les 2 c'est un peu la même chose, le problème c'est la peur.
Oui, j'ai m^me eu une dédicace de Tabary son auteur quand j'étais gamin. Etre Kalif à la place du Kalif!Le Père Noël a le contrôle de ses rennes. Et Iznogoud est avide de pouvoir.
Moi, il m'a toujours fait rire, Iznogoud, pas toi ?
Ben c'est bien ça le problème, ce dont je parlais plus haut, y'a un contrôle, tyrannique même qui essaye de se faire, mais qui sert à rien, parce qu'il n'y a pas de contrôle absolu possible... juste des impulsions égocentriques.Biok a écrit :
Sérieusement: est-ce que tu crois que tu as "le contrôle quasi absolu" de ta vie ?
sérieusement, non je ne le crois pas.
Sérieusement, tu n'as absolument aucun contrôle de ta vie. Qu'est-ce que tu dis de ça ?
c'est la vie qui mène la danse, et moi je me crispe... juste pour un contrôle illusoire. Je dois être drogué à ça!
Le sevrage est douloureux.
Ok, le moi n'a pas de masse physique mais il est ressenti. Tu le ressens comment, physiquement, dans tes sensations ?
Ben! je ne le sens pas physiquement.
Psychiquement oui.
ça rame quand même !La petite barque s'épuise à lutter contre le vent du Nord.
Lâche les rames, Guillaume... et respire !
Je ressens pas mal de frustration, y'a ce gout de pas loin, de presque, mais je sens aussi que les défenses du château fort du moi sont immenses....
A bientôt Paul.
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