Ce que je veux
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Re: Ce que je veux
Bonjour Cat,
J'ai un contre temps. On pourrait essayer un peu plus tard ?
Serge
J'ai un contre temps. On pourrait essayer un peu plus tard ?
Serge
Re: Ce que je veux
ok vers quelle heure?
Re: Ce que je veux
Bonjour Cat, c bon je suis enfin disponible
Re: Ce que je veux
Bonjour Cat,
Nous nous sommes encore loupé.. Est-ce un signe du destin ?... En tout cas quelque soit tes intentions de poursuivre ou non, encore merci du temps que tu m'as accordé.
Peut-être à bientôt
Serge
Nous nous sommes encore loupé.. Est-ce un signe du destin ?... En tout cas quelque soit tes intentions de poursuivre ou non, encore merci du temps que tu m'as accordé.
Peut-être à bientôt
Serge
Re: Ce que je veux
Bonsoir Srege,
Je pense en effet que c'est un signe du destin, tous les RDV sont loupés, par moi ou par l'autre, mais cela rejoint ce que je sens : arrêter d'accompagner, donc j'arrête. J'ai eu beaucoup de plaisir à t'accompagner jusqu'ici et te souhaite une joyeuse route.
D'autres personnes vont venir prendre la suite.
Love love
Cat
Je pense en effet que c'est un signe du destin, tous les RDV sont loupés, par moi ou par l'autre, mais cela rejoint ce que je sens : arrêter d'accompagner, donc j'arrête. J'ai eu beaucoup de plaisir à t'accompagner jusqu'ici et te souhaite une joyeuse route.
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Cat
- Chronophonix
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Re: Ce que je veux
Bonjour Serge
Je prend le relai de Cattleya
Je reviens à une interrogation de ton tout premier post :
Voilà comment cette question peut être reformulée : Est-il possible d'être ici et maintenant dans cette paix, ouverture, abandon, plénitude que j'ai eu parfois l'occasion de sentir? Ici et maintenant pointe vers le moment exact où tu vas lire ces lignes; à ce moment exact, qu'est-ce qui apparait sur l'écran de la conscience quand tu lis ces mots ? Un ou des sentiments ? Une émotion ? Un commentaire ? Est-ce le point de départ d'une histoire dans laquelle un certain Serge ne serait pas en paix, en ouverture, en abandon, en plénitude ? Dans ce dernier cas, arrête tout de suite l'histoire et relis la question (la version reformulée...) A nouveau, qu'apparait-il sur l'écran de la conscience ? Une pensée assortie de son émotion (du genre : non, non, je n'y arrive pas, je n'y suis pas, je ne suis pas libéré, etc...) Et voilà une nouvelle histoire qui commence. Alors, stop, et à nouveau, relis la question, et ainsi de suite. A chaque nouvelle histoire mettant en scène Serge, stop ! Et juste au moment où l'histoire s'arrête, n'y a-t-il pas, même fugitivement, la paix, l'ouverture, l'abandon, la plénitude ? Et qu'est-ce qui les empêche de durer ? Une nouvelle histoire qui débute. Le passage du spectateur de l'histoire à l'acteur identifié qui joue son rôle en se prenant pour son rôle est extrèmement rapide et insidieux, et il faut développer une vision acérée pour le voir. Et cela, à chaque instant. Rien n'est jamais gagné, la victoire ou la défaite se jouent en permanence, ici et maintenant. A chaque instant, il convient de voir avec précision si tu te situes dans une histoire en tant que personnage identifié à son rôle, ou si tu te situes dans l'espace d'où l'histoire peut être vue en tant qu'histoire. Dans le deuxième cas, l'histoire s'arrête d'elle même, et ne reste que cet espace de paix, d'ouverture, d'abandon, de plénitude.
A chaque instant se pose la question : où suis-je, ici et maintenant ?
Namaste, Serge
Michel (Chronophonix)
Je prend le relai de Cattleya
Je reviens à une interrogation de ton tout premier post :
Est-il possible de demeurer dans cette paix, ouverture, abandon, plénitude que j'ai eu parfois l'occasion de sentir?
Voilà comment cette question peut être reformulée : Est-il possible d'être ici et maintenant dans cette paix, ouverture, abandon, plénitude que j'ai eu parfois l'occasion de sentir? Ici et maintenant pointe vers le moment exact où tu vas lire ces lignes; à ce moment exact, qu'est-ce qui apparait sur l'écran de la conscience quand tu lis ces mots ? Un ou des sentiments ? Une émotion ? Un commentaire ? Est-ce le point de départ d'une histoire dans laquelle un certain Serge ne serait pas en paix, en ouverture, en abandon, en plénitude ? Dans ce dernier cas, arrête tout de suite l'histoire et relis la question (la version reformulée...) A nouveau, qu'apparait-il sur l'écran de la conscience ? Une pensée assortie de son émotion (du genre : non, non, je n'y arrive pas, je n'y suis pas, je ne suis pas libéré, etc...) Et voilà une nouvelle histoire qui commence. Alors, stop, et à nouveau, relis la question, et ainsi de suite. A chaque nouvelle histoire mettant en scène Serge, stop ! Et juste au moment où l'histoire s'arrête, n'y a-t-il pas, même fugitivement, la paix, l'ouverture, l'abandon, la plénitude ? Et qu'est-ce qui les empêche de durer ? Une nouvelle histoire qui débute. Le passage du spectateur de l'histoire à l'acteur identifié qui joue son rôle en se prenant pour son rôle est extrèmement rapide et insidieux, et il faut développer une vision acérée pour le voir. Et cela, à chaque instant. Rien n'est jamais gagné, la victoire ou la défaite se jouent en permanence, ici et maintenant. A chaque instant, il convient de voir avec précision si tu te situes dans une histoire en tant que personnage identifié à son rôle, ou si tu te situes dans l'espace d'où l'histoire peut être vue en tant qu'histoire. Dans le deuxième cas, l'histoire s'arrête d'elle même, et ne reste que cet espace de paix, d'ouverture, d'abandon, de plénitude.
A chaque instant se pose la question : où suis-je, ici et maintenant ?
Namaste, Serge
Michel (Chronophonix)
«Pas ce qui devrait être, ce qui est» (Swami Prajnanpad)
Re: Ce que je veux
Bonjour MIchel,
Merci de prendre le relais de Cattleya.
Dans l'ici et maintenant, pendant que j'écris ces lignes, il ne se passe rien, c assez tranquille, ni tension ni détente, une sorte d'état ordinaire, ni rempli de joie, ni de tristesse. Je ne me sens pas dans l'ouverture, ni dans la fermeture, il n'y a pas, à cet moment précis une émotion particulière. Mais le contexte où je me situe à cet instant, permet cet état de neutralité.
Il m'apparaît que cet état, que je peux qualifier de paisible mais assez terne et sans saveur est une facette et que pas très loin derrière peut se réveiller un autre état, plus émotionnel et moins paisible.
J'ai l'impression que j'ai du mal à lâcher l'idée, l'espoir, de vivre un état plus transcendantale, plus ouvert. Mais ce n'est peut-être qu'imagination et qu'il n'y a rien de spécial à vivre. Auquel cas à quoi rime cet aspiration, cette atrait vers la transcence.. ?..
Bien à toi
Serge
Merci de prendre le relais de Cattleya.
Dans l'ici et maintenant, pendant que j'écris ces lignes, il ne se passe rien, c assez tranquille, ni tension ni détente, une sorte d'état ordinaire, ni rempli de joie, ni de tristesse. Je ne me sens pas dans l'ouverture, ni dans la fermeture, il n'y a pas, à cet moment précis une émotion particulière. Mais le contexte où je me situe à cet instant, permet cet état de neutralité.
Il m'apparaît que cet état, que je peux qualifier de paisible mais assez terne et sans saveur est une facette et que pas très loin derrière peut se réveiller un autre état, plus émotionnel et moins paisible.
J'ai l'impression que j'ai du mal à lâcher l'idée, l'espoir, de vivre un état plus transcendantale, plus ouvert. Mais ce n'est peut-être qu'imagination et qu'il n'y a rien de spécial à vivre. Auquel cas à quoi rime cet aspiration, cette atrait vers la transcence.. ?..
Bien à toi
Serge
Re: Ce que je veux
excuse moi pour les fautes de frappe... je voulais écrire cet attrait vers la transcendance....
Serge
Serge
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Re: Ce que je veux
Bonjour Serge
Qu'est-ce que la transcendance, selon toi ?
L'histoire de la spiritualité contemporaines fourmille de témoignages de personnes ayant vécu des expériences mystiques, ultimes, transcendantes, puis qui sont retombées dans leur misérable état ordinaire plein d'émotions et de souffrance. Les expériences peuvent être utiles, se sont des indicateurs, mais la vraie libération est beaucoup plus sobre, vécue au quotidien. Lorsque tu est en paix avec tout ce qui apparait, lorsque le Oui à ce qui est est devenu ta nature profonde, tu es libéré. Mais cela n'existe qu'instant après instant : libéré un moment, repris dans le mental l'instant suivant, à nouveau en paix, à nouveau emporté par les émotions, etc...Il ne tient qu'à toi de toujours revenir à la vision directe dans l'instant et de toujours savoir te situer : je suis là, dans la présence consciente, ou je suis parti dans mes histoire, emporté par des émotions, coupé de l'instant présent ?
Ressens en profondeur cet état : est-il vraiment terne ? sans saveur ? N'y a-t-il pas là une couleur à découvrir ? Un goût à apprécier ? C'est évidemment subtil, moins attirant à priori que les grandes émotions, mais savoir se situer dans cet espace paisible instant après instant va révéler progressivement toute sa richesse, toute sa couleur, toute sa saveur. Et dès qu'un état moins paisible et plus émotionnel apparait, tu le laisses se déployer et s'épuiser de lui-même dans cet espace conscient. Si l'émotion est trop forte et que la connection est rompue, étant donné que la nature des émotions est de ne pas durer, dès que ça s'est calmé, tu reviens à toi-même, à la présence consciente, et tu vas découvrir que ce n'est ni terne ni sans saveur, mais par contre que c'est paisible, la paix de la profondeur. Et cela se joue vraiment instant après instant, ici et maintenant.
Namaste
Michel
cet attrait vers la transcendance....
Qu'est-ce que la transcendance, selon toi ?
L'histoire de la spiritualité contemporaines fourmille de témoignages de personnes ayant vécu des expériences mystiques, ultimes, transcendantes, puis qui sont retombées dans leur misérable état ordinaire plein d'émotions et de souffrance. Les expériences peuvent être utiles, se sont des indicateurs, mais la vraie libération est beaucoup plus sobre, vécue au quotidien. Lorsque tu est en paix avec tout ce qui apparait, lorsque le Oui à ce qui est est devenu ta nature profonde, tu es libéré. Mais cela n'existe qu'instant après instant : libéré un moment, repris dans le mental l'instant suivant, à nouveau en paix, à nouveau emporté par les émotions, etc...Il ne tient qu'à toi de toujours revenir à la vision directe dans l'instant et de toujours savoir te situer : je suis là, dans la présence consciente, ou je suis parti dans mes histoire, emporté par des émotions, coupé de l'instant présent ?
cet état, que je peux qualifier de paisible mais assez terne et sans saveur...
Ressens en profondeur cet état : est-il vraiment terne ? sans saveur ? N'y a-t-il pas là une couleur à découvrir ? Un goût à apprécier ? C'est évidemment subtil, moins attirant à priori que les grandes émotions, mais savoir se situer dans cet espace paisible instant après instant va révéler progressivement toute sa richesse, toute sa couleur, toute sa saveur. Et dès qu'un état moins paisible et plus émotionnel apparait, tu le laisses se déployer et s'épuiser de lui-même dans cet espace conscient. Si l'émotion est trop forte et que la connection est rompue, étant donné que la nature des émotions est de ne pas durer, dès que ça s'est calmé, tu reviens à toi-même, à la présence consciente, et tu vas découvrir que ce n'est ni terne ni sans saveur, mais par contre que c'est paisible, la paix de la profondeur. Et cela se joue vraiment instant après instant, ici et maintenant.
Namaste
Michel
«Pas ce qui devrait être, ce qui est» (Swami Prajnanpad)
Re: Ce que je veux
Bonjour Michel,
Je reviens vers toi. J'ai essayé de laisser se décanter tous ces échanges. Il semble qu'il n'y ait pas d'issu. Tout ce qui émerge de mon esprit n'est que simple pensée, émotion, qui ne sont pas ce que je suis.
En effet, si je peux m'observer, c'est que je ne suis pas l'objet de mon observation. Ca c assez bien vu. Il n'en demeure pas moins que objet et observateur se fondent souvent et il y a identification avec l'objet, pensée, émotion, sentiment du je...
Quand tu dis :
Tu dis que ça ne tiens qu'à moi. Ce n'est pas si évident que ça. Il est vrai que j'attends que l'évidence me saute au yeux.
Je ne suis pas en paix avec tout ce qui apparaît. Je suis un guerrier qui bataille et qui ferraille. Tout mon cheminement finalement se résume à ça : une lutte intérieure.
Je reste avec ce sentiment et voit où cela me mène...
En fait, j'imagine bcp de "comment cela devrait être" et oubli ce qui est. En fait, je sens que tout doit être abandonneé, même l'idée d'une quête qui devrait aboutir quelque part, car c une sorte d'espoir projetée sur l'avenir. Mais c'est un pas difficile à franchir. Je pressens un vide au bout de cela.
Bien à toi
Serge
Je reviens vers toi. J'ai essayé de laisser se décanter tous ces échanges. Il semble qu'il n'y ait pas d'issu. Tout ce qui émerge de mon esprit n'est que simple pensée, émotion, qui ne sont pas ce que je suis.
En effet, si je peux m'observer, c'est que je ne suis pas l'objet de mon observation. Ca c assez bien vu. Il n'en demeure pas moins que objet et observateur se fondent souvent et il y a identification avec l'objet, pensée, émotion, sentiment du je...
Quand tu dis :
Il me semblait que lorsque l'illusion du moi est vu, c'était définitif. Ce qui me fait dire, que je n'ai pas encore vu mais pense avoir vu. Le mental est subtil et plein de malice.Mais cela n'existe qu'instant après instant : libéré un moment, repris dans le mental l'instant suivant, à nouveau en paix, à nouveau emporté par les émotions, etc...Il ne tient qu'à toi de toujours revenir à la vision directe dans l'instant et de toujours savoir te situer
Tu dis que ça ne tiens qu'à moi. Ce n'est pas si évident que ça. Il est vrai que j'attends que l'évidence me saute au yeux.
Je ne suis pas en paix avec tout ce qui apparaît. Je suis un guerrier qui bataille et qui ferraille. Tout mon cheminement finalement se résume à ça : une lutte intérieure.
Je reste avec ce sentiment et voit où cela me mène...
En fait, j'imagine bcp de "comment cela devrait être" et oubli ce qui est. En fait, je sens que tout doit être abandonneé, même l'idée d'une quête qui devrait aboutir quelque part, car c une sorte d'espoir projetée sur l'avenir. Mais c'est un pas difficile à franchir. Je pressens un vide au bout de cela.
Bien à toi
Serge
Re: Ce que je veux
Michel,
Le mental a besoin d'agitation, de relief pour exister, une excitation permanente qui permet de masquer la peur du vide....
Pour l'instant, ce calme, cette paix intérieure, je la sens en arrière fond mais je ne suis pas encore consciemment envahi par cette paix et c plutôt l'agitation mental qui prend le dessus.
Le décrochage de l'identification au mental et au corps n'a pas encore eu lieu.
J'ai du mal à comprendre cette apparente dualité entre le corps/mental avec leurs fonctions automatiques et la conscience d'être.
Il y a-t-il un pilote dans l'avion ??
Bien à toi
Serge
Le mental a besoin d'agitation, de relief pour exister, une excitation permanente qui permet de masquer la peur du vide....
Pour l'instant, ce calme, cette paix intérieure, je la sens en arrière fond mais je ne suis pas encore consciemment envahi par cette paix et c plutôt l'agitation mental qui prend le dessus.
Le décrochage de l'identification au mental et au corps n'a pas encore eu lieu.
J'ai du mal à comprendre cette apparente dualité entre le corps/mental avec leurs fonctions automatiques et la conscience d'être.
Il y a-t-il un pilote dans l'avion ??
Bien à toi
Serge
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Re: Ce que je veux
Bonsoir Serge
A tout moment, tu peux t'interroger de la manière suivante : Où suis-je situé, ici et maintenant ? Est-ce que je suis connecté à mon environnement, est-ce que je vois vraiment ce qui est devant mes yeux, est-ce que j'entends vraiment les sons qui parviennent à mes oreilles, est-ce que j'écoute et comprends vraiment ce que me dit cette personne en train de me parler, est-ce que je ressens vraiment ce qui traverse mon corps en tant que sentiments, émotions, tensions, douleurs, et en plus de tout ça, y a-t-il des pensées, vues en tant que pensées, bien entendu ?
Ou alors, suis-je parti dans une histoire que je suis en train de me raconter, mais qui a un tel caractère de réalité que je ne vois même plus que c'est une histoire, composée d'un enchainement aléatoire de pensées diverses, certaines même s'accompagnant d'émotions qui engendrent à leur tour de nouvelles pensées, etc...?
Soit tu es centré, au niveau de la conscience, en prise directe avec la vie dans toutes ses manifestations, soit tu es dispersé, au niveau du mental, aux prises avec les pensées qui te racontent leur histoire.
Et ça, il est possible à tout moment de revenir à la question «Où suis-je situé, ici et maintenant» Ce qui va te sauter aux yeux, c'est l'évidence que tu n'étais pas là quand tout à coup tu t'en rends compte; quand tu émerges d'un coup du monde des pensées et de leur histoire et que tu reviens à la conscience, cela est une évidence.
Lorsque tu observes que le mental est agité, laisse le faire, et regarde en toi ce qui observe. Ce qui est observé est l'agitation du mental; ce qui observe, nous pouvons l'appeler conscience à défaut d'autre terme équivalent, et cette conscience n'est pas une chose, une entité, ne se laisse pas appréhender par l'intelleect, et pourtant, c'est cette même conscience qui te permet de voir l'agitation du mental.
«le corps/mental avec leurs fonctions automatiques» n'est qu'un concept pensé, apparaissant au sein de la conscience; il n'y a donc pas de dualité au sens propre, mais inclusion. Tous les concepts sont inclus dans la conscience, y compris le concept même de conscience, mais ne sont pas la conscience : ils n'en sont qu'une manifestation.
Il y a bien un pilote, mais il n'est pas dans l'avion : il EST l'avion, y compris tous ses passagers et son équipage...
Donc, reviens le plus souvent possible à la question «Où suis-je situé, ici et maintenant?» et regarde...
Namaste, Serge
Michel
Tu dis que ça ne tiens qu'à moi. Ce n'est pas si évident que ça. Il est vrai que j'attends que l'évidence me saute au yeux.
A tout moment, tu peux t'interroger de la manière suivante : Où suis-je situé, ici et maintenant ? Est-ce que je suis connecté à mon environnement, est-ce que je vois vraiment ce qui est devant mes yeux, est-ce que j'entends vraiment les sons qui parviennent à mes oreilles, est-ce que j'écoute et comprends vraiment ce que me dit cette personne en train de me parler, est-ce que je ressens vraiment ce qui traverse mon corps en tant que sentiments, émotions, tensions, douleurs, et en plus de tout ça, y a-t-il des pensées, vues en tant que pensées, bien entendu ?
Ou alors, suis-je parti dans une histoire que je suis en train de me raconter, mais qui a un tel caractère de réalité que je ne vois même plus que c'est une histoire, composée d'un enchainement aléatoire de pensées diverses, certaines même s'accompagnant d'émotions qui engendrent à leur tour de nouvelles pensées, etc...?
Soit tu es centré, au niveau de la conscience, en prise directe avec la vie dans toutes ses manifestations, soit tu es dispersé, au niveau du mental, aux prises avec les pensées qui te racontent leur histoire.
Et ça, il est possible à tout moment de revenir à la question «Où suis-je situé, ici et maintenant» Ce qui va te sauter aux yeux, c'est l'évidence que tu n'étais pas là quand tout à coup tu t'en rends compte; quand tu émerges d'un coup du monde des pensées et de leur histoire et que tu reviens à la conscience, cela est une évidence.
c'est plutôt l'agitation mental qui prend le dessus.
Lorsque tu observes que le mental est agité, laisse le faire, et regarde en toi ce qui observe. Ce qui est observé est l'agitation du mental; ce qui observe, nous pouvons l'appeler conscience à défaut d'autre terme équivalent, et cette conscience n'est pas une chose, une entité, ne se laisse pas appréhender par l'intelleect, et pourtant, c'est cette même conscience qui te permet de voir l'agitation du mental.
«le corps/mental avec leurs fonctions automatiques» n'est qu'un concept pensé, apparaissant au sein de la conscience; il n'y a donc pas de dualité au sens propre, mais inclusion. Tous les concepts sont inclus dans la conscience, y compris le concept même de conscience, mais ne sont pas la conscience : ils n'en sont qu'une manifestation.
Il y a bien un pilote, mais il n'est pas dans l'avion : il EST l'avion, y compris tous ses passagers et son équipage...
Donc, reviens le plus souvent possible à la question «Où suis-je situé, ici et maintenant?» et regarde...
Namaste, Serge
Michel
«Pas ce qui devrait être, ce qui est» (Swami Prajnanpad)
Re: Ce que je veux
Bonjour Michel,
Merci pour l'exercice que tu m'a proposé. Effectivement, en se posant la question "où suis-je situé, ici et maintenant", cela me ramène à ce qui est dans l'instant. Cela demande une certaine énergie pour revenir à cette question car quand l'identification à la personne est forte, l'oubli est profond...
Des tas d'idées s'entremêlent sur ce que doit être le Réel, la vision de ce Réel, sur le comment du pourquoi.. enfin bref, des questions sans fin qui finissent par me donner le bourdon car je vois dans le même temps que j'en ai pas fini avec l'identification à ce petit "je" et le mur qui me coupe finalement de la Vie...
J'essaie de distinguer le "je" ou le petit moi qui s'approprie les expériences, de la conscience "je suis" ou la conscience d'exister.
Je ne sais pas si je suis bien clair. Je me connais en tant que Serge ayant une histoire particulière, avec ses traits de caractère etc.. et à la fois, je sens que derrière l'individu, il y a la conscience silencieuse, qui observe tout cela. Je n'arrive pas à rester à cet endroit là. C'est de l'ordre du pressenti, du ressenti.. mais pas véritablement de la vision directe...
Il y a le "je" qui observe le "je".. comment est-ce possible ?...
Avec gratitude Michel.
Serge
Merci pour l'exercice que tu m'a proposé. Effectivement, en se posant la question "où suis-je situé, ici et maintenant", cela me ramène à ce qui est dans l'instant. Cela demande une certaine énergie pour revenir à cette question car quand l'identification à la personne est forte, l'oubli est profond...
Des tas d'idées s'entremêlent sur ce que doit être le Réel, la vision de ce Réel, sur le comment du pourquoi.. enfin bref, des questions sans fin qui finissent par me donner le bourdon car je vois dans le même temps que j'en ai pas fini avec l'identification à ce petit "je" et le mur qui me coupe finalement de la Vie...
J'essaie de distinguer le "je" ou le petit moi qui s'approprie les expériences, de la conscience "je suis" ou la conscience d'exister.
Je ne sais pas si je suis bien clair. Je me connais en tant que Serge ayant une histoire particulière, avec ses traits de caractère etc.. et à la fois, je sens que derrière l'individu, il y a la conscience silencieuse, qui observe tout cela. Je n'arrive pas à rester à cet endroit là. C'est de l'ordre du pressenti, du ressenti.. mais pas véritablement de la vision directe...
Il y a le "je" qui observe le "je".. comment est-ce possible ?...
Avec gratitude Michel.
Serge
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Re: Ce que je veux
Bonsoir Serge
Namaste
Michel
Oui, c'est exact; et là, il n'y aucune échappatoire. Cette énergie qui est si souvent gaspillée dans des distractions sans intérêt, il faut la mettre à présent au service de la conscience.Cela demande une certaine énergie pour revenir à cette question car quand l'identification à la personne est forte, l'oubli est profond...
Toutes ces idées, tu peux les abandonner et les jeter sans exception, elles ne te feront pas avancer d'un millimètre !Des tas d'idées s'entremêlent sur ce que doit être le Réel, la vision de ce Réel, sur le comment du pourquoi..
Que tu le voies est déjà un grand pas. Simplement, ce "mur" n'est pas encore devenu suffisamment insupportable, alors, ça hésite, ça discute, ça s'identifie, ça cherche à gagner du temps. Vois le, simplement, vois le mental à l'oeuvre, vois l'identification se produire, et vois cela sans jugement, vois le en tant que pur constat des faits.je vois dans le même temps que j'en ai pas fini avec l'identification à ce petit "je" et le mur qui me coupe finalement de la Vie...
Oui, et cette conscience est de l'ordre du ressenti, de l'intuition. C'est cela, la vision directe, rien d'autre : tu vois, tu ressens, ce que tu connais t'apparait comme une évidence intérieure et n'a besoin d'aucune preuve : C'EST... L'intellect est impuissant à se représenter cette conscience.je sens que derrière l'individu, il y a la conscience silencieuse, qui observe tout cela.
Oui, et il y a aussi le "je" qui observe le "je" en train d'observer le "je", et puis le "je qui...etc...la pensée peut ainsi délirer pendant des heures, se poser mille question, mais n'est d'aucune aide pour aller dans cette intuition de l'Être.Il y a le "je" qui observe le "je".. comment est-ce possible ?...
"Je" ne peut rien faire pour rester dans cet endroit là. Simplement, vois quand tu n'y es pas, cette simple prise de conscience t'y ramène à coup sûr. Et la question "où suis-je situé, ici et maintenant" est un bon outil pour ce Travail...Je n'arrive pas à rester à cet endroit là.
Namaste
Michel
«Pas ce qui devrait être, ce qui est» (Swami Prajnanpad)
Re: Ce que je veux
Bonsoir Michel,
Je reviens vers toi après un long silence.
Je m'aperçois que tout comme le corps a ses automatismes qui le maintiennent en vie, le mental a aussi c propres automatismes ou mécanismes de résistances.
Je vois ses fonctionnements mais le simple fait de les voir ne fait pas disparaître ces automatismes. J'ai l'impression d'être moins identifier à cette personnalité.
Je vois les réactions, les résistances, les lâchetés parfois... tout cela ne se transforme pas à leur simple vision. Et je suis surpris parfois par moi-même lorsque "je" m'entends tenir certains propos ou réagir comme si c'était un autre que moi...
Mais je voudrais revenir à la question fondamentale à savoir : le moi existe-t-il ? Le moi c'est à dire, tel que je l'entends la conscience "je". J'ai bien vu que la personnalité est un conglomérat d'histoires personnelles et d'expériences qui l'ont forgé. Ce conglomérat constitue le mental qui génère des pensées la plupart du temps absurdes et inutiles.
Si on retire les pensées, l'histoire personnelle etc... Il reste la conscience "je" ou la conscience d'être une personne consciente d'elle même. C'est bien cette conscience "je" qui est nécessaire dans le quotidien mais qui génère la division entre le moi et le non moi.
c'est là où j'ai l'impression de buter contre un mur infranchissable qui est d'avoir la vision de ce qui se cache derrière cette conscience "je". Voir l'inexistence du "je" n'est ce pas parvenir à une sorte "d'extinction" ?
Bien à toi
Serge
Je reviens vers toi après un long silence.
Je m'aperçois que tout comme le corps a ses automatismes qui le maintiennent en vie, le mental a aussi c propres automatismes ou mécanismes de résistances.
Je vois ses fonctionnements mais le simple fait de les voir ne fait pas disparaître ces automatismes. J'ai l'impression d'être moins identifier à cette personnalité.
Je vois les réactions, les résistances, les lâchetés parfois... tout cela ne se transforme pas à leur simple vision. Et je suis surpris parfois par moi-même lorsque "je" m'entends tenir certains propos ou réagir comme si c'était un autre que moi...
Mais je voudrais revenir à la question fondamentale à savoir : le moi existe-t-il ? Le moi c'est à dire, tel que je l'entends la conscience "je". J'ai bien vu que la personnalité est un conglomérat d'histoires personnelles et d'expériences qui l'ont forgé. Ce conglomérat constitue le mental qui génère des pensées la plupart du temps absurdes et inutiles.
Si on retire les pensées, l'histoire personnelle etc... Il reste la conscience "je" ou la conscience d'être une personne consciente d'elle même. C'est bien cette conscience "je" qui est nécessaire dans le quotidien mais qui génère la division entre le moi et le non moi.
c'est là où j'ai l'impression de buter contre un mur infranchissable qui est d'avoir la vision de ce qui se cache derrière cette conscience "je". Voir l'inexistence du "je" n'est ce pas parvenir à une sorte "d'extinction" ?
Bien à toi
Serge
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