Peux-tu prendre le temps de reconsidérer cette phrase. Laisse-la infuser en négligeant ce qui se dit.Cette phrase suscite une sensation de résistance à l'intérieur, une sorte de "eh oh!! ça va pas?!! c'est pas possible!!"
Le focus est mis sur les sensations tactiles. Reste simplement avec ce qui se déploie. Laisse-lui prendre
toute la place sans intervenir.
C'est comme goûter aux émotions en laissant de coté leurs étiquettes. Si les émotions varient, rester avec la dernière apparue. Rester avec ce qui est quoi !
Explique ce qui se passe et fais une description avec des mots simples du ressenti tactile, s'il te plaît.
?Par l'expérience nous l'avons prouvé et pourtant pas de libération...
Oui, dans ces cas là, il y a en apparence une cristallisation de l'illusion d'un "moi-je".Quand "je" suis enthousiaste ou angoissé c'est à dire avec des émotions fortes, l'impression d'un "je" est très présente.
C'est une occasion de s'attarder à la dimension tactile de cette impression.
Peux-tu également la décrire, en faisant bien-sûr référence à ton vécu immédiat et non a un souvenir.
C'est pour cela qu'il faut mettre cette croyance à l'épreuve.Difficile dans ce cas, de ne pas croire que quelqu'un ressent tout ça et le subit ( le "je").
Voici un petit exercice : Disons que tu es l'observateur et que ton ordi est l'observé.
Dans l'expérience directe, peux-tu tracer une ligne de séparation entre l'observateur et l'observé ?
L'espace entre l'ordi et toi est-il observateur ou observé ? Et les autres objets ?
Tes bras sont observateurs ou observés ?
Le bout de ton nez est-il...
Où est cet observateur ? Est-il possible d'en faire l'expérience ?
Quand la pensée nous dit " Xavier regarde l'ordinateur", que donne l'actualité de l'expérience ?
L'expérience directe donne-t-elle deux "objets" ou un seul mouvement ?
Te rends-tu compte que tes informations sur l' "éveil" sont de seconde main ? De simples pensées ...Je m'attends à ce que l'éveil soit quelque chose de remarquable, d'indiscutable. Qu'il y ait un avant et un après, que je puisse dire sans aucun doute que j'ai passé cette porte fantôme.
Ensuite, au niveau des effets, je me dis que tous mes tracas, tensions, angoisses vis à vis du travail et de la vie en générale vont partir ou en tout cas n'auront plus d'impact sur moi.
Qu'est-ce que tu en sais vraiment ?
Comment sauras-tu que tu as passé "une porte fantôme" ?
Attends-tu le moment ou tu pourras vivre le "bon" de l'expérience sans ses aspects "désagréables" ?
Est-ce possible ?
Pendant la journée, observe l'apparition des pensées.
Peux-tu savoir quelle pensée va apparaître dans 2 minutes ?
Peux-tu choisir quel genre de pensées vont apparaître ?
Peux-tu arrêter de penser quand tu veux et le temps que tu veux ?
Si je te dis ne pense surtout pas à une banane rouge ?
Y a-t-il un contrôle possible des pensées ?
Y a-t-il un "moi" qui fabrique les pensées ?
Y a-t- il un penseur ?
Ce qui perçoit le stress est-il stressé ?En ce moment, je stresse pas mal au travail, c'est une période difficile où je me sens fragile.
Ce qui perçoit la fragilité est-il fragile ?
Ce qui perçoit la difficulté est-il en difficulté ?
Je te retourne la question...si si...;-)Dans tout ça, "qui" ou qu'est ce qui résiste? qu'est ce qui n'accepte pas que "Xavier" ne soit pas réel et que les choses se produisent sans qu'il y ait contrôle?
Merci

