Bonsoir

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Postby sulawesi » Fri Jul 06, 2012 12:05 am

J'ai découvert, avec curiosité, ce forum depuis un blog. Je me suis dit que ce n'était pas une mauvaise idée, tout en me disant que le challenge serait de garder une qualité dans les échanges et les intervenants...
En ce qui me concerne, je ne sais pas trop quand je suis entré dans cette recherche de je ne sais trop quoi. Je crois que je me suis toujours interrogé tout en ayant une sorte d'idée non conçue, indéfinie de ce que je recherchais. De quoi pouvoir dire "Je n'y suis pas".
Je me souviens, dans une discussion avec un amis, vers 17 ou 18 ans, avoir émis "Je veux être et faire" sans pouvoir clairement expliquer ce que je voulais dire par là. Mais cette conviction qui était montée en moi me paraissait résumer au mieux ce que j'attendais. Avec le recul de mes 50 ans, je suis fasciné par la justesse de la formule et à quel point c'était juste. Je ne me sentais pas être moi-même et c'est ce que je cherchais.

A partir de là, cette sorte de quête flou m'a accompagné jusqu'à récemment avec plus ou moins d'intensité.
Vers 21 ans je tombe (j'allais dire par hasard, mais j'ai du mal, après avoir rencontré tant de "hasards" heureux à dire ça maintenant) sur "Se libérer du connu" de Krishnamurti.
Fascination du titre, comme si quelque chose en moi comprenait avant que j'ai réellement compris avec ma tête. J'ai emporté le livre et l'ai lu dans un état d'euphorie le soir même. Ça mettait en forme, en mots, quelque chose que je ressentais sans pouvoir le formuler. Même si je ne comprenais pas tout (en partie parce que, comme tout livre, surtout traduit, il a fallu que je clarifie ce que l'auteur mettait derrière certains mots : l'observateur, l'observé...).
A partir de là, j'ai dévoré X livres de Krishnamurti...

J'ai testé d'autres auteurs par la suite (Prajnanpad, Ramana Maharshi). Je me souviens avoir acheté "La conscience et le monde" de Jean Klein, avec la même fascination pour le titre. Mais je ne suis pas allé très loin dans sa lecture, c'était trop obscur pour moi. Bien plus tard, ce livre est devenu, ainsi que Jean Klein, un de mes best of, un des livres qui m'a le plus éclairé.

Le cap suivant date d'il y a environ 5 ans. Grâce à internet je crois, je me suis ouvert à d'autres auteurs. Je suis tombé sur E. Tolle. J'ai lu "Le pouvoir du moment présent" avec la même jubilation que "Se libérer du connu". Puis "Qui suis-je, la quête sacrée" de Klein. Ces 2 livres ont allumé une sorte de turbo méditatogène :-) et j'ai passé les années suivante à lire quasiment tout d'eux et je crois à approfondir ma compréhension des choses. La découverte de Byron Katie a complété le processus. Je la trouve génialement complémentaire des autres dans le fait que son approche est totalement différente sur un fond qui est exactement le même. Chacun a ses qualités qui sont complémentaires des autres. J'aime particulièrement la précision, la concision et la profondeur de Klein (voir le
J'ai lu au moins 3 fois chaque livres ; chaque relecture était différente : dans l'alternance entre lecture, questionnement, méditation (libre et spontanée, je dirais, aucune "école" de méditation...), des portions de texte s'éclairaient. Un peu comme si les livres étaient écrits à l'encre magique et qu'à chaque relecture une partie du texte masquée apparaissait à ma compréhension.

Vint un moment (il y a environ 2 ans), où la majorité du texte était claire. J'aurais quasiment pu l'écrire je dirais.
A ce moment-là, j'ai eu la sensation que je tournais en rond, je n'approfondissais plus (bien que la découverte et lecture de Tony Parsons m'a encore un peu bousculé).
J'étais toujours en recherche ; je me suis dit qu'il me fallait autre chose. J'ai ressenti le besoin d'aller rencontrer un "éveillé". J'en ai vu 2 (suite à de nouveaux "hasards" qui les ont un peu placés sur mon chemin). Un sur lequel je serais réservé :-) et un autre qui m'a donné une impression d'authenticité. L'impression qu'il incarnait ce qu'il disait, que son discours partait de son être et pas d'une construction mentale. J'étais, et je suis encore, réservé sur sa démarche de transmission.
Je ne suis resté qu'une journée (je m'emmerdais un peu je dois dire :-)
Il y a un truc bizarre qui s'est très progressivement dessiné à l'occasion de ces rencontres, c'est que je n'étais plus vraiment en recherche. J'avais plus des réponses que des questions.
Je me souviens clairement être rentré de ma journée en voiture et avoir ressenti, alors que ma voiture roulait sur son élan au point mort, que j'étais comme elle, dans un état intermédiaire : je continuais à avancer sur mon élan de chercheur frénétique mais ma vitesse décroissait, le moteur ne fonctionnais plus.
Depuis, je crois que ma seule réelle recherche est d'affiner mon expression, ma capacité à verbaliser ce que je vis, ce que je perçois. Je parcours avec une curiosité éveillée ce nouvel espace. Je me ressens comme une tranquille joie de vivre ambulante que je partage volontiers, qui s'extasie quotidiennement devant la beauté des nuages (quand il y en a :-) Je me sens aussi présent et connecté à mon environnement que libre de toute prise. A la fois sensible et invulnérable (même si le mot est trop fort ; pas trouvé mieux, le sens général est là).

Thierry

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Re: Bonsoir

Postby Chronophonix » Fri Jul 06, 2012 3:31 pm

Bonjour Thierry
Ici Michel (chronophonix)

Sur le forum anglais, il y a une section appelée "Home" réservée aux personnes qui, comme tu le fais ici, n'ont pas de demande particulière, mais souhaitent simplement partager leur parcours de vie. Nous n'avons pas l'équivalent sur le forum francophone, donc tu as posté ici sur le forum d'aide. En fait, je te demanderai juste ce qui t'as motivé dans ce partage, et si tu te sentirais intéressé par le travail que nous faisons ici : guider des personnes vers une première libération, celle qui consiste à se désidentifier des pensées et donc, de l'idée du "Je" en tant qu'entité séparée et autonome. Il y a dans ce cas quelques questions standards auxquelles tu seras invité à répondre.

Namaste, Thierry
Michel
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Re: Bonsoir

Postby sulawesi » Fri Jul 06, 2012 5:07 pm

Bonjour Thierry
Ici Michel (chronophonix)

Sur le forum anglais, il y a une section appelée "Home" réservée aux personnes qui, comme tu le fais ici, n'ont pas de demande particulière, mais souhaitent simplement partager leur parcours de vie. Nous n'avons pas l'équivalent sur le forum francophone, donc tu as posté ici sur le forum d'aide.[
Oui, effectivement, j'ai cherché s'il y avait cette section à part sur une autre page sans trouver. J'ai donc posté ici... :-)
En fait, je te demanderai juste ce qui t'as motivé dans ce partage, et si tu te sentirais intéressé par le travail que nous faisons ici : guider des personnes vers une première libération, celle qui consiste à se désidentifier des pensées et donc, de l'idée du "Je" en tant qu'entité séparée et autonome.
Oui, je suppose que c'est ce qui m'a amené à écrire ici. Volontiers. Je trouve la démarche intéressante et après tout, c'est une tendance spontanée chez moi, quand une demande de cette nature s'exprime. Donc, pourquoi pas.
Il y a dans ce cas quelques questions standards auxquelles tu seras invité à répondre.
D'accord.
Namaste, Thierry
Michel
A bientôt, donc :-)
Thierry

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Re: Bonsoir

Postby Chronophonix » Fri Jul 06, 2012 11:29 pm

Bonsoir Thierry

Voici donc les questions habituelles posées aux personnes qui seront éventuellement amenées à en guider d'autres. Les réponses seront lues par les autres guides francophones, et la confirmation de trois d'entre eux est nécessaire pour passer à l'étape suivante.
Il est évident que les réponses sont à faire jaillir de l'intuition du moment, par un regard profond et vivant en soi-même juste dans l'instant où les questions sont lues.

Alors voilà :

1 Y a-t-il un moi, quelque part, de quelque manière ou forme que ce soit ?

2 Explique en détail ce qu'est l'illusion d'un moi séparé, comment elle apparaît et comment elle fonctionne.

3 Qu'est-ce que ça te fait de voir et ressentir cela ?

4 Comment décrirais-tu cela à quelqu'un qui n'en a jamais entendu parler ?

5 Quel a été le déclic qui t'a fait basculer, qui t'a fait voir cela?

La question 5 n'a de sens que s'il y a eu réellement un "déclic".

Voilà, Thierry, à toi de jouer !
Namaste
Michel
«Pas ce qui devrait être, ce qui est» (Swami Prajnanpad)

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Re: Bonsoir

Postby sulawesi » Sun Jul 08, 2012 6:22 pm

Bonjour Michel,

Un départ en vacances plus tard, me revoilou devant mon clavier, ciel parisien nuageux par la fenêtre...
1 Y a-t-il un moi, quelque part, de quelque manière ou forme que ce soit ?
Sur cette question, j'aurais tendance à demander à celui qui pose cette question ce qu'il met plus précisément derrière ce mot, ce qu'est un moi pour lui, comment ça se concrétise dans sa vie. Et j'orienterais ma réponse en fonction de ce qui est formulé.
Y a-t-il une entité constante distincte qui décide du cours de sa vie dans les différentes circonstances comme la plupart aimerait le croire ? non.
La personne qui verrait les choses ainsi ne fait qu'une fixation, artificielle, dans sa mémoire, sa pensée, son mental, de caractéristiques qui ne sont en fait que transitoires qu'il agrège afin de se construire une représentation d'un moi/je. Il fait de cette collection son « identité » et cette identité va structurer sa relation au monde, conditionner ses pensées, ses affects. La personne peut même adopter/afficher des caractéristiques qui sont étrangères à sa nature (ce qu'on appelle être à côté de ses pompes :-D
Que cette identité soit construite à partir de caractéristiques reconnues ou rejetées par le groupe, l'important est de soigner la peur de n'être « rien » (indéfini, sans repères). La peur est le moteur de ce fonctionnement et cette fixation sur une identité nourrit elle-même cette peur.

Je pense que ce mécanisme s'installe progressivement dans la toute petite enfance : on est conditionné par notre entourage, proche ou occasionnel à être quelque chose, se structurer autour de constantes, d'une identité, pour être reconnu (qui se confond alors avec être aimé).
Dans le premier mois, les psy parle d'adualisme initial, d'osmose. Ce doit être la période où on fait l'expérience de l'unité. Je m'étais intéressé, à l'époque où j'ai eu mon premier enfant, aux livres d'un médecin ayant travaillé sur les problèmes dans la relation précoce mère-enfant et qui est, je crois, à l'origine de la création de la maternologie ainsi que la création du premier service : Jean-Marie Delassus. Dans ses livres il fait allusion à une notion qu'il a appelé l'originaire (qui est l'état d'être du bébé naissant) qui, dans les termes qu'il utilise, s'apparente à la non-dualité (il fait d'ailleurs allusion et cite maitre Eckhart dans son texte).
Je cite :
Au commencement, l'enfant est Tout. Pour exister, il faut avoir connu cette "totalité initiale", garantie par le "bon maternage", par la protection des agressions. (Mère suffisamment bonne).Ce moment où l'enfant est dans la totalité, l'Absolu, c'est L'ORIGINAIRE. " Ce n'est pas une cause génétique, qui fait que l'homme s'attache, mais l'expérience de l'Originaire qui structure en lui, au niveau cortical, la matière de son existence et de son lien au monde, laquelle est une disposition à l'amour. La clé de voûte corticale humaine est de la nature de l'amour. ". L'homme vivra sur le compte de l'Originaire. "L'Originaire est la matière de l'hominisation en même temps qu'une charge d'amour en nous". "C'est le poids de l'homme".
2 Explique en détail ce qu'est l'illusion d'un moi séparé, comment elle apparaît et comment elle fonctionne.
J'ai commencé à répondre plus haut. Je complète :
Pour le fonctionnement dans la dualité, depuis cette idée d'un moi séparé, j'aime à parler de fonctionnement au passé/futur : la personne est structuré par son passé, l'ensemble des conditionnements accumulées (attentes parentales, relationnelle, sociétales, expériences, etc..., c'est à dire l'égo). Une première grille de lecture se forme, partageant le réel entre, globalement,  "bien " et "pas bien ".
Le futur psychologique est ainsi créé, formé d'attentes, de projection, de but, d'espoir (le monde du bien projeté...), et formé aussi de peur, d'anxiété, de stress (le "pas bien" projeté).
Ceci impacte la relation au présent (la vrai vie :-) par un vécu anxieux (ce présent n'a rien à faire de mes attentes et de mes peurs, il EST, de façon totalement incontrôlable). Un décalage se crée ainsi entre la personne et sa vie présente : il y a "ce qui est" et "ce que la personne voudrait".
Une énergie, émanation de peurs diverses (déclinaisons de la peur fondamentale de n'être rien, du néant, peur de la mort – mort de l'égo en fait) va se matérialiser en pensées et émotions : envie, plaisir, admiration... et stress, peur, irritation, colère, dépit, regrets, angoisses. Les pensées, en relation avec tout ça, accompagnent et vont servir à juger, justifier, dénier, agresser, rassurer, nourrir l'admiration, le rejet...etc).
Des comportements de compensation pour soigner le vide, la peur ou l'ennui liés à la séparation fondamentale, apparaissent : attrait pour le matériel, la consommation, recherche de sécurité, besoin de sensations (en fonction de la structuration du plaisir/déplaisir chez la personne). "Avoir" essaie de compenser le manque d'"ëtre".
Notre société de consommation n'est qu'une expression collective de cette vie centrée sur l'égo.
L'avidité matérielle peut aussi se manifester par l'accumulation de symboles de reconnaissance sociale : apparence, signes de statut professionnel, social, culturel, tout ce qu'on peut accrocher à son plastron pour satisfaire un besoin de reconnaissance. En fait, matériel chez moi c'est une catégorie fourre-tout où je mets tout élément concret ou abstrait nourrissant un besoin égoïque de sécurité/plaisir/confirmation-renforcement de l'identité (l'autographe ou les news d'un "personnage" social, "people" ça peut rentrer là-dedans :-)

Pour la vie dans la dualité, j'ai une image que j'aime bien, peut-être que c'est un truc que j'ai lu ailleurs, je parle de la vie des hauts et des bas : l'existence se déroule dans l'alternance de haut, dans la satisfaction, de nos attentes, ou de bas quand ces attentes sont frustrées. Le calme est une sorte d’ennui mêlé d'une appréhension, d'une peur orientée vers l'avenir. Puis l'égo a besoin de cette alternance d'émotions positives et négatives pour se renforcer (la vie des personnes "passionnées" :-)
3 Qu'est-ce que ça te fait de voir et ressentir cela ?
Le ressenti qui accompagne mon existence actuelle ?
D'abord, je crois, la sensation de liberté (la "première et dernière liberté" de Krishnamurti :-) . Ne plus être le jouet de ce mécanisme de haut et de bas, d'attente, de recherche de..., de fuite de...
Une présence au monde totalement différente. Une présence au monde justement :-) .
Ça me donne un certain détachement, assez amusé, compréhensif, dans la vie relationnelle ; il y a peu de prise aux attentes et aux manipulations éventuelles des autres (que je sens à plein nez). Une compréhension, une empathie de par le fait de percevoir le "besoin", la peur derrière ce qui pourrait être ressenti comme une agression chez l'autre.
J'ai tendance à dire que je vis d'amour et d'eau fraîche :-) , dans le sens où il m'en faut peu pour être heureux . L'impression de jouir de la vie par tous les pores ; mon énergie, mon attention, ma présence ne sont pas accaparées par des besoins, des attentes égoïques tyranniques. Du coup, j'ai l'impression que ma vie sensorielle en a bénéficié. Plus de vie du corps que de mental ("prise de corps" plutôt que "prise de tête" j'aime à dire :-)
Plus profondément, je me retrouve bien dans l'image classique de la personne en tant qu'acteur d'une pièce mais sans que je me situe dans le personnage ; mon corps, son expression (le personnage) sont des objets de l'espace dans lequel je me sens "être", au même titre que les autres objets de mon univers. Ça ne fait pas de moi un type totalement détaché, distant, froid, bien au contraire. J'ai l'émotion facile, mais il y a émotion et émotion. Je fais une différence entre affect et émotion : je mets dans affects tout ce qui a une nuance de peur, ce que j'appellerais les émotions "égoïques". Dans l'autre catégorie, je mettrais les émotions qui naissent de la participation à l'autre, l'empathie. Mais pas la participation, l'identification à l'égo de l'autre, qui touche plus à la sensiblerie, une sorte de complaisance. Difficile à expliquer clairement mais pour moi c'est totalement différent.

Mon ressenti est un drôle de mélange où je me sens aussi détaché que présent/sensible, où je pourrais dire que je suis tout et rien. Rien de précis en fait, une sorte de création spontané ambulante, ma vie se dessinant à chaque instant, ouverte à touts les possibles, la mine du crayon plongeant je ne sais où, comme les mots que je tape à l'écran : ça ne provient pas vraiment de la mémoire (sinon le vocabulaire, des briques d'expressions). J'essaie de plonger en "moi", me connecter à mon être je dirais et les mots s'assemble pour traduire Ça de façon intelligible (ça c'est pas sûr :-)
4 Comment décrirais-tu cela à quelqu'un qui n'en a jamais entendu parler ?
Déjà, même chose que pour le 1), je chercherais à percevoir où se situe l'autre. Quelles sont ses représentation sur lui au monde, en gros.
Je ne suis pas sûr que je décrirais ça. Ça me paraît néfaste de donner une représentation qui pourrait faire l'objet d'une mentalisation, d'une représentation qui pourrait être poursuivit. Toute représentation ne peut qu'être fausse, on ne peut que tourner autour du pot ou décrire par la négative. C'est pousser l'autre vers un écueil.
J'ai trop d'exemple de "chercheurs de vérité" autour de moi qui courent après une représentation de l'éveil qu'ils ont construite dans leur tête et dont ils cherchent les indices. Du coup, ils sont dans la concentration, ; leur attention, leur ouverture est faussée : ils observent le monde en cherchant des trucs précis et passent à côté.
Je suis plutôt adepte d'une approche par la négative : amener l'autre à prendre conscience des fausses représentations qu'il a.
5 Quel a été le déclic qui t'a fait basculer, qui t'a fait voir cela?
Je n'ai pas en mémoire un déclic clair. Je situe dans le temps un avant et un après, mais plutôt un basculement que je n'ai pas vraiment senti. J'ai réalisé à un moment que quelque chose avait radicalement changé. J'ai affiné ma compréhension des choses, remis en questions, largués des faussetés et un changement s'est fait sans que je puisse clairement situer l'évènement.

Voilà... Autant je suis taiseux/observateur au quotidien, autant je peux être bavard à l'écrit parfois :-)
Je n'ai pas vraiment relu, (je ne m'en donne pas trop le temps, faut que je bouge :-) mais j'ai essayé de formuler clairement ce que je voulais dire au cours de ma rédaction en relisant au fur et à mesure.

A bientôt
Thierry

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Re: Bonsoir

Postby Chronophonix » Sun Jul 08, 2012 11:18 pm

Bonsoir Thierry

Si je devais retenir une phrase de ta réponse, ce serait celle-ci : «Mon ressenti est un drôle de mélange où je me sens aussi détaché que présent/sensible, où je pourrais dire que je suis tout et rien. Rien de précis en fait, une sorte de création spontané ambulante, ma vie se dessinant à chaque instant, ouverte à touts les possibles, la mine du crayon plongeant je ne sais où, comme les mots que je tape à l'écran : ça ne provient pas vraiment de la mémoire (sinon le vocabulaire, des briques d'expressions). J'essaie de plonger en "moi", me connecter à mon être je dirais et les mots s'assemble pour traduire Ça de façon intelligible (ça c'est pas sûr :-)» Je trouve ça très intelligible ! J'aurais pu écrire la même chose à propos de ma propre vie, surtout ces mots : «ma vie se dessinant à chaque instant», donc tout ça me parle clairement...
J'ai posté sur le groupe facebook francophone le lien vers ce fil de discussion, j'attends à présent que trois autres "guides" donnent leur avis.
Une question : lis-tu l'anglais ? Il y a des documents à lire avant de commencer à "guider" d'autres personnes sur le forum, et ils sont en anglais. Quelques traductions partielles existent en français, cependant. Tu me diras.

Voilà, Thierry, dès que j'ai les réponses, je te fais signe.
Namaste
Michel
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Re: Bonsoir

Postby sulawesi » Mon Jul 09, 2012 9:20 am

Une question : lis-tu l'anglais ? Il y a des documents à lire avant de commencer à "guider" d'autres personnes sur le forum, et ils sont en anglais. Quelques traductions partielles existent en français, cependant. Tu me diras.
Oui, en m'aidant d'une petite extension de firefox traductrice de mots lorsque je coince :-)
J'irais voir.

Thierry

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Re: Bonsoir

Postby Chronophonix » Tue Jul 10, 2012 2:54 pm

Bonjour Thierry

Trois guides francophones ont confirmé tes réponses, donc ton pseudo sur le forum va prendre la couleur bleue, (d'ici quelques jours) et tu seras potentiellement disponible en tant que guide, si tu le souhaites, bien entendu. As-tu un compte facebook ? Si oui, donne-moi le nom de ce compte, pour que je t'inscrive sur le groupe d'échange francophone F.UNleashed, ainsi que le groupe anglophone Unleashed.

Voici le lien vers un document (en anglais) à lire impérativement avant de pouvoir guider :
http://liberationunleashed.com/PDF/Direct_Pointing.pdf

D'autres documents annexes, mais néanmoins intéressants :
http://www.liberationunleashed.com/Arti ... ation.html
http://www.liberationunleashed.com/Arti ... -Fall.html
http://www.liberationunleashed.com/Arti ... -Edge.html
http://www.liberationunleashed.com/Arti ... ience.html

Bonne lecture. (moi aussi, j'ai souvent recours au dictionnaire !)
Namaste
Michel
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