Bonjour,
Je ne sais pas si je suis au bon endroit pour poster un premier message pour demander un guide. J'ai lu les livres d'Eckart Tolle et compris intellectuellement un certain nombre de choses sur la présence et la libération des illusions du moi, mais cela reste une compréhension de l'extérieur. Il m'est arrivé à deux reprises de faire une expérience d'unité avec le Tout, dans laquelle "je" en tant qu'individu disparaissait, où il n'y avait plus qu'une présence à l'instant, mais chaque fois cela n'a duré que quelques secondes. J'aimerais laisser tomber ce fardeau de la "personne" que je suis ou crois être, mais j'en reviens toujours à essayer de défendre je ne sais quel territoire personnel, à vouloir avoir dernier mot, à préserver mon image de moi.
Si quelqu'un veut bien m'aider, merci.
Cécile
Demande d'aide
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Re: Demande d'aide
Bonjour Cécile
Ici, Michel (chronophonix)
Tu as posté au bon endroit !
Nous allons trouver quelqu'un pour te répondre.
Peut-être devras-tu patienter un jour ou deux, nous sommes peu nombreux sur le forum français.
Bien à toi, Cécile
Michel
Ici, Michel (chronophonix)
Tu as posté au bon endroit !
Nous allons trouver quelqu'un pour te répondre.
Peut-être devras-tu patienter un jour ou deux, nous sommes peu nombreux sur le forum français.
Bien à toi, Cécile
Michel
«Pas ce qui devrait être, ce qui est» (Swami Prajnanpad)
Re: Demande d'aide
Merci Michel,
Avec toute ma gratitude,
Cécile
(Au besoin, je peux me débrouiller en anglais.)
Avec toute ma gratitude,
Cécile
(Au besoin, je peux me débrouiller en anglais.)
Re: Demande d'aide
Bonjour Cécile,
Bienvenue!! Je veux bien t’aider dans ta recherche.
Dans cette recherche je te demande d’être 100% honnête et de parler de tes propres expériences. Je ne crois pas que cela sera un problème pour toi.
Est-ce que tu peux me dire ce que tu as compris sur la présence et la libération des illusions du moi et ce que tu attends de cette libération.
Est-ce que tu peux me dire ou se trouve ce ‘je’ qu’il faut défendre, qui veux préserver son image.
C'est un plaisir de t'accompagner sur ce bout de chemin.
Hirondelle
Bienvenue!! Je veux bien t’aider dans ta recherche.
Dans cette recherche je te demande d’être 100% honnête et de parler de tes propres expériences. Je ne crois pas que cela sera un problème pour toi.
J'ai lu les livres d'Eckart Tolle et compris intellectuellement un certain nombre de choses sur la présence et la libération des illusions du moi.
Est-ce que tu peux me dire ce que tu as compris sur la présence et la libération des illusions du moi et ce que tu attends de cette libération.
j'en reviens toujours à essayer de défendre je ne sais quel territoire personnel, à vouloir avoir dernier mot, à préserver mon image de moi
Est-ce que tu peux me dire ou se trouve ce ‘je’ qu’il faut défendre, qui veux préserver son image.
C'est un plaisir de t'accompagner sur ce bout de chemin.
Hirondelle
Re: Demande d'aide
Bonjour Hirondelle et merci de me consacrer de ton temps.
Sur la présence, j'ai compris qu'elle n'est possible que dans l'instant. Qu'elle a lieu quand je suis en contact avec mon corps "de l'intérieur" et avec ma respiration. J'ai fait l'expérience que quand je suis présente, je contacte plus facilement un état de calme intérieur.
Sur la libération des illusions du moi, j'ai compris que je ne suis pas mon histoire, ni mon identité, ni ma personnalité, mais quelque chose de plus vaste, plus relié au reste de l'univers.
Sur ce que j'en attends : la légèreté, la paix intérieure. Ne plus m'encombrer d'objets, de projets, d'obligations. Rester sereine, sans faire dépendre mon état intérieur de conditions extérieures. Voilà ce que je voudrais. Et peut-être, avant tout, faire taire la petite voix en moi qui bavarde presque tout le temps, en général pour se défendre, se disculper, se justifier, prouver qu'elle est digne de respect.
La part de moi qui se défend, je suppose que c'est l'ego. J'ai identifié récemment que cette part de moi croit qu'elle va être anéantie si elle ne se défend pas, qu'elle va perdre sa légitimité, sa validité, son existence. Qu'elle est persuadée que le jugement des autres est décisif pour sa survie. Pour répondre plus précisément, je ne sais pas où est cet ego. Dans la tête ? Nulle part ?
Dis-moi si je dois plus rentrer dans les détails, je crains d'être inutilement bavarde.
Avec toute ma reconnaissance,
Cécile
Sur la présence, j'ai compris qu'elle n'est possible que dans l'instant. Qu'elle a lieu quand je suis en contact avec mon corps "de l'intérieur" et avec ma respiration. J'ai fait l'expérience que quand je suis présente, je contacte plus facilement un état de calme intérieur.
Sur la libération des illusions du moi, j'ai compris que je ne suis pas mon histoire, ni mon identité, ni ma personnalité, mais quelque chose de plus vaste, plus relié au reste de l'univers.
Sur ce que j'en attends : la légèreté, la paix intérieure. Ne plus m'encombrer d'objets, de projets, d'obligations. Rester sereine, sans faire dépendre mon état intérieur de conditions extérieures. Voilà ce que je voudrais. Et peut-être, avant tout, faire taire la petite voix en moi qui bavarde presque tout le temps, en général pour se défendre, se disculper, se justifier, prouver qu'elle est digne de respect.
La part de moi qui se défend, je suppose que c'est l'ego. J'ai identifié récemment que cette part de moi croit qu'elle va être anéantie si elle ne se défend pas, qu'elle va perdre sa légitimité, sa validité, son existence. Qu'elle est persuadée que le jugement des autres est décisif pour sa survie. Pour répondre plus précisément, je ne sais pas où est cet ego. Dans la tête ? Nulle part ?
Dis-moi si je dois plus rentrer dans les détails, je crains d'être inutilement bavarde.
Avec toute ma reconnaissance,
Cécile
Re: Demande d'aide
Bonjour Cécile,
Merci beaucoup de ton message.
On va continuer à chercher pour ce ‘moi’...s'il existe !
J’ai un petit exercice pour toi. Fermes les yeux et prends conscience de ta respiration.
Est-ce que tu trouves un ‘moi’ quand tu respires. Et si oui, ou est elle ? Et si non…qu’est-ce que ce passe ?
Oui….très bien ! Quand on est né, nous n’avons pas de couleur de peau, d’identité, de religion. Chaque année de notre vie on ‘apprend’ des choses, des étiquettes, par la famille, l’école, l’église, les amis. "moi, je m'appelle, française, le ciel est bleu"etc.. Et chaque année cette identité devient de plus en plus grande. On peut dire que notre cerveau est comme un grand ordinateur qui sauvegarde des fichiers dans le cerveau. Et maintenant, nous allons voir si ses fichiers, qui ont été téléchargés depuis toute notre vie, sont vrais.
Il y a beaucoup de choses qui sont écrites sur la libération des illusions du soi. Dans mon expérience, la libération est une révélation, mais la vie n’est pas soudainement un compte de fée. Il y aura des choses qui changent de soi.
Bien à toi,
Hirondelle
Merci beaucoup de ton message.
On va continuer à chercher pour ce ‘moi’...s'il existe !
Sur la présence, j'ai compris qu'elle n'est possible que dans l'instant. Qu'elle a lieu quand je suis en contact avec mon corps "de l'intérieur" et avec ma respiration.
J’ai un petit exercice pour toi. Fermes les yeux et prends conscience de ta respiration.
Est-ce que tu trouves un ‘moi’ quand tu respires. Et si oui, ou est elle ? Et si non…qu’est-ce que ce passe ?
Sur la libération des illusions du moi, j'ai compris que je ne suis pas mon histoire, ni mon identité, ni ma personnalité
Oui….très bien ! Quand on est né, nous n’avons pas de couleur de peau, d’identité, de religion. Chaque année de notre vie on ‘apprend’ des choses, des étiquettes, par la famille, l’école, l’église, les amis. "moi, je m'appelle, française, le ciel est bleu"etc.. Et chaque année cette identité devient de plus en plus grande. On peut dire que notre cerveau est comme un grand ordinateur qui sauvegarde des fichiers dans le cerveau. Et maintenant, nous allons voir si ses fichiers, qui ont été téléchargés depuis toute notre vie, sont vrais.
Sur ce que j'en attends : la légèreté, la paix intérieure. Ne plus m'encombrer d'objets, de projets, d'obligations. Rester sereine, sans faire dépendre mon état intérieur de conditions extérieures
Il y a beaucoup de choses qui sont écrites sur la libération des illusions du soi. Dans mon expérience, la libération est une révélation, mais la vie n’est pas soudainement un compte de fée. Il y aura des choses qui changent de soi.
Ok. Encore un exercice….Fermes les yeux et regardes s’il existe quelque part cet ego. Et comment est-ce que cela se manifeste?je ne sais pas où est cet ego. Dans la tête ?
Cette idée surgit beaucoup pendant cette recherche. Si cela arrive….invites-là à se manifester…interroges-là.J'ai identifié récemment que cette part de moi croit qu'elle va être anéantie si elle ne se défend pas, qu'elle va perdre sa légitimité, sa validité, son existence
Bien à toi,
Hirondelle
Re: Demande d'aide
Bonsoir à toi Hirondelle.
Je prends le temps de lire tes commentaires et questions, de faire les exercices et je reviens vers toi d'ici 48 h.
Encore merci,
Bien à toi,
Cécile
Je prends le temps de lire tes commentaires et questions, de faire les exercices et je reviens vers toi d'ici 48 h.
Encore merci,
Bien à toi,
Cécile
Re: Demande d'aide
Bonsoir Hirondelle,
Le premier de tes deux exercices a l’air simple mais il ne l’est pas ! J’ai eu du mal à me centrer sur ma respiration. Finalement, j’ai pris conscience de deux choses :
- D’une part, ma respiration est souvent saccadée et superficielle ; de ce fait, elle ne permet pas facilement de me relier au calme intérieur.
- D’autre part, je savais que ma respiration me reliait à ma présence parce que je l’avais lu dans les livres, mais en fait, je n’en avais pas vraiment fait l’expérience par moi-même, ou alors rarement et difficilement.
J’ai donc essayé de remplacer « respiration » par « ressenti du corps de l’intérieur » et refait l’exercice. Cette fois, ça marche. Dans ce ressenti du corps de l’intérieur, je ne trouve pas le moi, mais plutôt le non-moi (j’ignore si le terme est approprié) : une présence paisible, une sorte d’œil du cyclone. Quoi qu’il se passe autour*, lorsque je suis dans ce ressenti, centrée dans cet œil du cyclone, je suis en paix. Je ressens une présence non personnelle, une vitalité plus vaste que moi et que j’ai du mal à définir mais qui est très bienfaisante et apaisante.
*Je précise que par « autour », j’entends « autour de moi » (le monde, les autres) mais aussi « autour de ce vide », c’est à dire la voix intérieure qui bavarde sans cesse, mon histoire, mes émotions, mes attentes, mon petit territoire à défendre, etc., bref… le moi.
Donc, ce premier exercice me permet d’identifier de façon plus sensible la différence entre le moi et le non-moi, entre le mental bavard et la présence silencieuse. Et il est clair, pour répondre à ta question, que le moi n’est pas dans ce ressenti intérieur du corps, ni, je le suppose, dans le souffle (lorsqu’il est paisible et ample, mais comme je l’ai dit plus haut, c’est rarement le cas en ce qui me concerne). Le moi est autour de tout cela. Autour du vide bienfaisant et du silence paisible. Je dirais que le moi est comme des peaux d’oignon qui cachent le vrai cœur de qui je suis.
Voilà, je m’attaque maintenant au deuxième exercice.
Concernant l’ego, ta question m’a laissée un peu perplexe hier. Où vais-je donc trouver mon ego ? En relisant à l’instant ton dernier message, il m’est quand même venu quelque chose mais je ne sais pas si c’est la bonne piste. J’ai eu un léger pincement au plexus solaire – le lieu du corps où les émotions se concentrent, en tout cas en ce qui me concerne.
Je me suis demandé si l’ego n’était pas comme le vent. Je ne peux pas le voir mais je peux en ressentir les effets. Et, si c’est bien le cas, ses effets se manifestent par l’intermédiaire de mes émotions (surtout les plus douloureuses, mais peut-être pas forcément). En d’autres termes, il me semble comprendre, mais tu me diras si je suis à côté de la plaque, que l’ego en lui-même n’a pas d’existence réelle, mais qu’il est une énergie agissante sur mon corps – ou peut-être sur mes corps, le corps physique et les corps subtils.
Donc, pour répondre à ta question, je dirais que l’égo est dans ses manifestations émotionnelles dans un premier temps, et dans les actes que je pose en réaction à ces émotions (colère, jalousie, arrogance, besoin d’avoir raison, auto-apitoiement, méfiance…) dans un second temps.
Par ailleurs, je suppose que l'ego est aussi dans cette petite voix qui bavarde presque tout le temps dans la tête. Donc il est peut-être aussi dans la tête ?
Voilà où j’en suis pour l’instant.
Bien à toi,
Cécile
Le premier de tes deux exercices a l’air simple mais il ne l’est pas ! J’ai eu du mal à me centrer sur ma respiration. Finalement, j’ai pris conscience de deux choses :
- D’une part, ma respiration est souvent saccadée et superficielle ; de ce fait, elle ne permet pas facilement de me relier au calme intérieur.
- D’autre part, je savais que ma respiration me reliait à ma présence parce que je l’avais lu dans les livres, mais en fait, je n’en avais pas vraiment fait l’expérience par moi-même, ou alors rarement et difficilement.
J’ai donc essayé de remplacer « respiration » par « ressenti du corps de l’intérieur » et refait l’exercice. Cette fois, ça marche. Dans ce ressenti du corps de l’intérieur, je ne trouve pas le moi, mais plutôt le non-moi (j’ignore si le terme est approprié) : une présence paisible, une sorte d’œil du cyclone. Quoi qu’il se passe autour*, lorsque je suis dans ce ressenti, centrée dans cet œil du cyclone, je suis en paix. Je ressens une présence non personnelle, une vitalité plus vaste que moi et que j’ai du mal à définir mais qui est très bienfaisante et apaisante.
*Je précise que par « autour », j’entends « autour de moi » (le monde, les autres) mais aussi « autour de ce vide », c’est à dire la voix intérieure qui bavarde sans cesse, mon histoire, mes émotions, mes attentes, mon petit territoire à défendre, etc., bref… le moi.
Donc, ce premier exercice me permet d’identifier de façon plus sensible la différence entre le moi et le non-moi, entre le mental bavard et la présence silencieuse. Et il est clair, pour répondre à ta question, que le moi n’est pas dans ce ressenti intérieur du corps, ni, je le suppose, dans le souffle (lorsqu’il est paisible et ample, mais comme je l’ai dit plus haut, c’est rarement le cas en ce qui me concerne). Le moi est autour de tout cela. Autour du vide bienfaisant et du silence paisible. Je dirais que le moi est comme des peaux d’oignon qui cachent le vrai cœur de qui je suis.
Voilà, je m’attaque maintenant au deuxième exercice.
Concernant l’ego, ta question m’a laissée un peu perplexe hier. Où vais-je donc trouver mon ego ? En relisant à l’instant ton dernier message, il m’est quand même venu quelque chose mais je ne sais pas si c’est la bonne piste. J’ai eu un léger pincement au plexus solaire – le lieu du corps où les émotions se concentrent, en tout cas en ce qui me concerne.
Je me suis demandé si l’ego n’était pas comme le vent. Je ne peux pas le voir mais je peux en ressentir les effets. Et, si c’est bien le cas, ses effets se manifestent par l’intermédiaire de mes émotions (surtout les plus douloureuses, mais peut-être pas forcément). En d’autres termes, il me semble comprendre, mais tu me diras si je suis à côté de la plaque, que l’ego en lui-même n’a pas d’existence réelle, mais qu’il est une énergie agissante sur mon corps – ou peut-être sur mes corps, le corps physique et les corps subtils.
Donc, pour répondre à ta question, je dirais que l’égo est dans ses manifestations émotionnelles dans un premier temps, et dans les actes que je pose en réaction à ces émotions (colère, jalousie, arrogance, besoin d’avoir raison, auto-apitoiement, méfiance…) dans un second temps.
Par ailleurs, je suppose que l'ego est aussi dans cette petite voix qui bavarde presque tout le temps dans la tête. Donc il est peut-être aussi dans la tête ?
Voilà où j’en suis pour l’instant.
Bien à toi,
Cécile
Re: Demande d'aide
Bonjour Cécile,
Merci beaucoup de ton message et du bon travail! Maintenant nous allons regarder encore plus loin.
Il faut être consciente du fait que souvent nous apprenons que de sentir bien, de sentir relier au moment présent est le but du jeu, or dans notre recherche nous voulons voir s’il y a un ‘moi’, ou non, qui existe en tout moment, même quand il y a un sentiment de malaise dans le corps ou dans un mental bavard. Quand au moment présent…est-il un autre moment que le moment présent ?
Essaies donc de trouver un ‘moi’ dans le mental bavard. Ou est il ?
Tu peux essayer la prochaine fois qu’il y a un mental bavard. Fermes les yeux et sois consciente de ce qui se passe dans le cerveau. Comment fonctionne ce mental bavard ? Quand est-ce que cela commence ? Est-ce qu’il y a un ‘moi’ qui gère cela ou est-ce que cela se fait tout seul ?
Et si l’ego n’existait pas du tout ? Et si c’était encore une étiquette qu’on a appris ?
Bravo pour le travail déjà fait ! Avec chaque question nous arrivons plus près de la vérité.
Amuses-toi avec ces questions !
Amicalement,
Hirondelle
Merci beaucoup de ton message et du bon travail! Maintenant nous allons regarder encore plus loin.
Il faut être consciente du fait que souvent nous apprenons que de sentir bien, de sentir relier au moment présent est le but du jeu, or dans notre recherche nous voulons voir s’il y a un ‘moi’, ou non, qui existe en tout moment, même quand il y a un sentiment de malaise dans le corps ou dans un mental bavard. Quand au moment présent…est-il un autre moment que le moment présent ?
Très bien !! Est-ce qu’il y avait un ‘moi’ quand tu avais la respiration "saccadée et superficielle" ?Dans ce ressenti du corps de l’intérieur, je ne trouve pas le moi, mais plutôt le non-moi
Donc, ce premier exercice me permet d’identifier de façon plus sensible la différence entre le moi et le non-moi, entre le mental bavard et la présence silencieuse
Essaies donc de trouver un ‘moi’ dans le mental bavard. Ou est il ?
Tu peux essayer la prochaine fois qu’il y a un mental bavard. Fermes les yeux et sois consciente de ce qui se passe dans le cerveau. Comment fonctionne ce mental bavard ? Quand est-ce que cela commence ? Est-ce qu’il y a un ‘moi’ qui gère cela ou est-ce que cela se fait tout seul ?
Comment se manifeste-t-il ? Suis son parcours de A à Z ?Je me suis demandé si l’ego n’était pas comme le vent. Je ne peux pas le voir mais je peux en ressentir les effets.
Et si l’ego n’existait pas du tout ? Et si c’était encore une étiquette qu’on a appris ?
Dernier petit exercice…..suis le parcours d’une émotion. Qu’est-ce qui déclenche une émotion ? Et ensuite ? Est-ce que l’émotion déclenche quelque chose ensuite ?(colère, jalousie, arrogance, besoin d’avoir raison, auto-apitoiement, méfiance…)
Bravo pour le travail déjà fait ! Avec chaque question nous arrivons plus près de la vérité.
Amuses-toi avec ces questions !
Amicalement,
Hirondelle
Re: Demande d'aide
Hirondelle,
Voici la réflexion que je peux livrer sur des dernières questions.
Quand ma respiration est superficielle et saccadée, y a-t-il un moi ? J’observe que je suis nerveuse, tendue, irritable. Je ne suis pas dans l’instant mais dans l’impatience d’arriver au bout de tout ce que j’ai à faire. Je ne suis donc pas dans mon corps, ni dans ma présence. En général, bien que cela ne semble pas complètement lié, la « petite voix dans la tête » n’est pas loin. Et cette voix me semble être un des modes favoris d’expression du mental, que j’associe à l’ego et au moi. Donc pour répondre, je dirais qu’il me semble effectivement qu’il y a un moi dans cette respiration superficielle et saccadée.
Concernant ton deuxième groupe de questions sur le moi et la petite voix, je ne sais pas trop comment cela commence. Ça a tendance à faire de l’allumage automatique : ça démarre tout seul sans que je m’en aperçoive. Quand je remarque le bavardage mental, il y a déjà un moment qu’il tourne en sourdine. Je n’ai pas identifié comment il commence. Tout ce que j’ai remarqué, c’est qu’il passe un temps fou à se / me justifier de tout ce que je fais ou ne fais pas.
A la réflexion, il me semble que mes pensées, qui passent souvent d’une idée à l’autre sans logique apparente, font éclore les périodes de bavardage mental. Ou plus exactement, non pas les pensées mais les souvenirs. Je me rappelle d’une situation, d’une phrase, et ça part tout seul. Oui, je crois que c’est ainsi que le bavardage mental se met en route : avec les souvenirs des situations vécues, surtout les situations désagréables, et en particulier celles où j’ai été blessée, négligée, trahie, etc. Quand je dis que « je » a été blessé, négligé, trahi, je ne sais pas de quel « je » il s’agit. Probablement le « je » du moi. Le « je » fragile, inquiet, toujours sur la défensive. Il est vraisemblable que mon être profond, vaste, paisible, ne se sent pas blessé, négligé ou trahi. Il n’a probablement rien à défendre.
Pour essayer d’observer ce moi « par la négative », les moments où il ne se manifeste pas sont ceux où je suis calme et où j’ai l’esprit occupé (quand je regarde une fiction ou un documentaire intéressant, ou quand je lis) et ceux où je suis présente et concentrée (quand je fais du Tai-chi… et quand j’essaie de répondre à tes questions !).
Il me semble que la motivation de fond de ce moi, c’est de se défendre, de se protéger. Comme s’il y avait en moi une sorte de part « parasite » qui voudrait justifier son existence. Faire reconnaître sa valeur. Se faire plaindre. Comme si une part de tout ce que je suis voulait désespérément prouver son existence, ou comme si elle avait peur de mourir.
Je localise le bavardage de l’ego, la « voix du moi », entre le cerveau (où je suppose qu’elle a son siège) et la gorge (car je vocalise souvent ces paroles). Disons plutôt que je les vocalise à voix basse, mais mon corps s’engage vraiment dans ces monologues : parfois, je ne suis pas loin de laisser ce bavardage s’exprimer à voix haute, mon visage prend des expressions correspondants à ce que je vis intérieurement, et je me dis alors que cette part de moi est réellement folle, inconsciente.
Tu me demandes ensuite : Donc, est-ce qu’il y a un « moi » qui gère cela ? A priori cela me semble une évidence mais ta façon de formuler ta question laisse entendre qu’il n’y a pas de moi qui gère le bavardage mental, et peut-être même pas de moi en général… Je veux bien partir de l’hypothèse que ce moi n’existe pas, mais dans ce cas, je suis un peu perdue !
Cette hypothèse est confirmée par ta question suivante : et si l’ego n’existait pas du tout ? Là aussi, je suis perdue. Je veux bien admettre, comme base de réflexion, qu’il n’existe pas, mais dans ce cas, comment puis-je être soumise à ses manifestations, à ses caprices, à ses illusions ?
Si je suis le parcours de l’ego de A à Z comme tu me le proposes, je vois ce que j’ai décrit plus haut. Un souvenir désagréable qui remonte, une émotion douloureuse qui se forme, des paroles accusatrices qui jaillissent. C’est résumé à grands traits mais c’est l’idée générale.
Je remarque que la division joue un rôle important dans le fonctionnement de l’ego. Lorsqu’il se manifeste, le moi ou la petite voix cherche à se démarquer de l’autre qui m’a agressée. A lui être supérieure. Si possible, à le tuer ou à l’éliminer, ne serait-ce que symboliquement : si je lui donne tort, il meurt et je peux vivre… jusqu’à la prochaine agression. Dans ce monde-là, tout est étranger, tout est menace.
Ta dernière question est de savoir ce qui déclenche une émotion, et qu'est-ce qui se passe ensuite. J'y ai un peu répondu plus haut, lorsque j'ai identifié que le souvenir déclenchait souvent une émotion. Cela arrive souvent quand je suis occupée à une tâche répétitive : faire le ménage par exemple. Donc, il me vient un souvenir. Les paroles que m'a dit une personne, par exemple. Puis je ressens physiquement un pincement au cœur, ou un nœud au plexus solaire. Puis la voix se met en marche. Il y a un temps plus ou moins long où elle est en pilote automatique, puis je prends conscience de ce qui se passe et je fais taire la voix... jusqu'à la prochaine fois.
Voilà où j'en suis ce soir de ces réflexions.
Bien à toi,
Cécile
Voici la réflexion que je peux livrer sur des dernières questions.
Quand ma respiration est superficielle et saccadée, y a-t-il un moi ? J’observe que je suis nerveuse, tendue, irritable. Je ne suis pas dans l’instant mais dans l’impatience d’arriver au bout de tout ce que j’ai à faire. Je ne suis donc pas dans mon corps, ni dans ma présence. En général, bien que cela ne semble pas complètement lié, la « petite voix dans la tête » n’est pas loin. Et cette voix me semble être un des modes favoris d’expression du mental, que j’associe à l’ego et au moi. Donc pour répondre, je dirais qu’il me semble effectivement qu’il y a un moi dans cette respiration superficielle et saccadée.
Concernant ton deuxième groupe de questions sur le moi et la petite voix, je ne sais pas trop comment cela commence. Ça a tendance à faire de l’allumage automatique : ça démarre tout seul sans que je m’en aperçoive. Quand je remarque le bavardage mental, il y a déjà un moment qu’il tourne en sourdine. Je n’ai pas identifié comment il commence. Tout ce que j’ai remarqué, c’est qu’il passe un temps fou à se / me justifier de tout ce que je fais ou ne fais pas.
A la réflexion, il me semble que mes pensées, qui passent souvent d’une idée à l’autre sans logique apparente, font éclore les périodes de bavardage mental. Ou plus exactement, non pas les pensées mais les souvenirs. Je me rappelle d’une situation, d’une phrase, et ça part tout seul. Oui, je crois que c’est ainsi que le bavardage mental se met en route : avec les souvenirs des situations vécues, surtout les situations désagréables, et en particulier celles où j’ai été blessée, négligée, trahie, etc. Quand je dis que « je » a été blessé, négligé, trahi, je ne sais pas de quel « je » il s’agit. Probablement le « je » du moi. Le « je » fragile, inquiet, toujours sur la défensive. Il est vraisemblable que mon être profond, vaste, paisible, ne se sent pas blessé, négligé ou trahi. Il n’a probablement rien à défendre.
Pour essayer d’observer ce moi « par la négative », les moments où il ne se manifeste pas sont ceux où je suis calme et où j’ai l’esprit occupé (quand je regarde une fiction ou un documentaire intéressant, ou quand je lis) et ceux où je suis présente et concentrée (quand je fais du Tai-chi… et quand j’essaie de répondre à tes questions !).
Il me semble que la motivation de fond de ce moi, c’est de se défendre, de se protéger. Comme s’il y avait en moi une sorte de part « parasite » qui voudrait justifier son existence. Faire reconnaître sa valeur. Se faire plaindre. Comme si une part de tout ce que je suis voulait désespérément prouver son existence, ou comme si elle avait peur de mourir.
Je localise le bavardage de l’ego, la « voix du moi », entre le cerveau (où je suppose qu’elle a son siège) et la gorge (car je vocalise souvent ces paroles). Disons plutôt que je les vocalise à voix basse, mais mon corps s’engage vraiment dans ces monologues : parfois, je ne suis pas loin de laisser ce bavardage s’exprimer à voix haute, mon visage prend des expressions correspondants à ce que je vis intérieurement, et je me dis alors que cette part de moi est réellement folle, inconsciente.
Tu me demandes ensuite : Donc, est-ce qu’il y a un « moi » qui gère cela ? A priori cela me semble une évidence mais ta façon de formuler ta question laisse entendre qu’il n’y a pas de moi qui gère le bavardage mental, et peut-être même pas de moi en général… Je veux bien partir de l’hypothèse que ce moi n’existe pas, mais dans ce cas, je suis un peu perdue !
Cette hypothèse est confirmée par ta question suivante : et si l’ego n’existait pas du tout ? Là aussi, je suis perdue. Je veux bien admettre, comme base de réflexion, qu’il n’existe pas, mais dans ce cas, comment puis-je être soumise à ses manifestations, à ses caprices, à ses illusions ?
Si je suis le parcours de l’ego de A à Z comme tu me le proposes, je vois ce que j’ai décrit plus haut. Un souvenir désagréable qui remonte, une émotion douloureuse qui se forme, des paroles accusatrices qui jaillissent. C’est résumé à grands traits mais c’est l’idée générale.
Je remarque que la division joue un rôle important dans le fonctionnement de l’ego. Lorsqu’il se manifeste, le moi ou la petite voix cherche à se démarquer de l’autre qui m’a agressée. A lui être supérieure. Si possible, à le tuer ou à l’éliminer, ne serait-ce que symboliquement : si je lui donne tort, il meurt et je peux vivre… jusqu’à la prochaine agression. Dans ce monde-là, tout est étranger, tout est menace.
Ta dernière question est de savoir ce qui déclenche une émotion, et qu'est-ce qui se passe ensuite. J'y ai un peu répondu plus haut, lorsque j'ai identifié que le souvenir déclenchait souvent une émotion. Cela arrive souvent quand je suis occupée à une tâche répétitive : faire le ménage par exemple. Donc, il me vient un souvenir. Les paroles que m'a dit une personne, par exemple. Puis je ressens physiquement un pincement au cœur, ou un nœud au plexus solaire. Puis la voix se met en marche. Il y a un temps plus ou moins long où elle est en pilote automatique, puis je prends conscience de ce qui se passe et je fais taire la voix... jusqu'à la prochaine fois.
Voilà où j'en suis ce soir de ces réflexions.
Bien à toi,
Cécile
Re: Demande d'aide
Bonjour Cécile,
Merci beaucoup de ton message et d’avoir pris le temps de faire ces exercices avec attention et soin.
On va continuer à regarder si nous trouvons un ‘moi’ dans tout cela.
Et on donne une étiquette à tout cela….. « C’est l’ego » ou « C’est moi qui fait cela » mais je ne trouve pas de ‘moi’ dans tout cela. Juste une pensée…ensuite une émotion, ensuite une pensée….en boucle.
Très bien Cécile…continue à regarder et à questionner.
Amitiés,
Hirondelle
Merci beaucoup de ton message et d’avoir pris le temps de faire ces exercices avec attention et soin.
On va continuer à regarder si nous trouvons un ‘moi’ dans tout cela.
Si le ‘moi’ est la petite voix dans la tête, qui est celui qui écoute cette voix, qui est consciente de cette voix ?En général, bien que cela ne semble pas complètement lié, la « petite voix dans la tête » n’est pas loin. Et cette voix me semble être un des modes favoris d’expression du mental, que j’associe à l’ego et au moi. Donc pour répondre, je dirais qu’il me semble effectivement qu’il y a un moi dans cette respiration superficielle et saccadée.
Oui, Oui, Oui !!! Ce n’est pas une tendance….s’est sa mode de fonctionnement tout simple !!! Il n’y pas de ‘moi’ qui commence cela !Ça a tendance à faire de l’allumage automatique : ça démarre tout seul sans que je m’en aperçoive
Est-ce que tu peux observer cela. Regardes bien….est-ce qu’il y a quelqu’un, est-ce que c’est ‘Cécile’ qui se rappelle d’une situation ou est-ce que la pensée, le souvenir surgit tout seul ?A la réflexion, il me semble que mes pensées, qui passent souvent d’une idée à l’autre sans logique apparente, font éclore les périodes de bavardage mental. Ou plus exactement, non pas les pensées mais les souvenirs. Je me rappelle d’une situation, d’une phrase, et ça part tout seul
Le cerveau, l’esprit croit qu’il y a un ‘moi’ à défendre et donc il commence un bavardage mental pour défendre ce ‘moi’, mais comme tu l’as si bien dit n’y a rien à défendre.Oui, je crois que c’est ainsi que le bavardage mental se met en route : avec les souvenirs des situations vécues, surtout les situations désagréables, et en particulier celles où j’ai été blessée, négligée, trahie, etc. Quand je dis que « je » a été blessé, négligé, trahi, je ne sais pas de quel « je » il s’agit. Probablement le « je » du moi. Le « je » fragile, inquiet, toujours sur la défensive. Il est vraisemblable que mon être profond, vaste, paisible, ne se sent pas blessé, négligé ou trahi. Il n’a probablement rien à défendre.
OUI !!!! C’est exactement cela…c’est la moteur derrière cet idée d’un ‘moi’….c’est la survie !Il me semble que la motivation de fond de ce moi, c’est de se défendre, de se protéger. Comme s’il y avait en moi une sorte de part « parasite » qui voudrait justifier son existence. Faire reconnaître sa valeur. Se faire plaindre. Comme si une part de tout ce que je suis voulait désespérément prouver son existence, ou comme si elle avait peur de mourir
C’est une évidence parce que nous avons appris cela depuis X nombres d’années, parce que c’est le conditionnement, parce que nous n’avons jamais regardé s’il y a un ‘moi’.Donc, est-ce qu’il y a un « moi » qui gère cela ? A priori cela me semble une évidence mais ta façon de formuler ta question laisse entendre qu’il n’y a pas de moi qui gère le bavardage mental, et peut-être même pas de moi en général… Je veux bien partir de l’hypothèse que ce moi n’existe pas, mais dans ce cas, je suis un peu perdue !
Bravo !!! C’est exactement ça Cécile !!! ….pas plus et pas moins. Un souvenir désagréable remonte, ensuite une émotion douloureuse se forme, ensuite une pensée se forme et elle est vocalisée etc. etc.Cette hypothèse est confirmée par ta question suivante : et si l’ego n’existait pas du tout ? Là aussi, je suis perdue. Je veux bien admettre, comme base de réflexion, qu’il n’existe pas, mais dans ce cas, comment puis-je être soumise à ses manifestations, à ses caprices, à ses illusions ?
Si je suis le parcours de l’ego de A à Z comme tu me le proposes, je vois ce que j’ai décrit plus haut. Un souvenir désagréable qui remonte, une émotion douloureuse qui se forme, des paroles accusatrices qui jaillissent. C’est résumé à grands traits mais c’est l’idée générale.
Et on donne une étiquette à tout cela….. « C’est l’ego » ou « C’est moi qui fait cela » mais je ne trouve pas de ‘moi’ dans tout cela. Juste une pensée…ensuite une émotion, ensuite une pensée….en boucle.
Très bien Cécile…continue à regarder et à questionner.
Amitiés,
Hirondelle
Re: Demande d'aide
Tu me demandes d’abord : « Si le ‘moi’ est la petite voix dans la tête, qui est celui qui écoute cette voix, qui est consciente de cette voix ? »
Je dirais que celle qui écoute cette voix est la part consciente de « qui-je-suis », je suppose. La part qui est en paix. Ce qu’on appelle parfois la présence Je Suis.
Ensuite, tu me demandes : « Est-ce que tu peux observer cela. Regardes bien….est-ce qu’il y a quelqu’un, est-ce que c’est ‘Cécile’ qui se rappelle d’une situation ou est-ce que la pensée, le souvenir surgit tout seul ? »
A priori, non, ce n’est pas Cécile. C’est plutôt un souvenir qui arrive. Il remonte à la surface, et hop ! la petite voix se remet en marche. J’ai le sentiment d’être impuissante devant ce processus qui semble échapper à ma volonté. J’essaie quelque fois de trouver des intervalles de calme et de silence entre deux souvenirs qui remontent, entre deux périodes de bavardage mental. Cela demande de la concentration ; j’y arrive plus ou moins selon mon état de focalisation.
Je note que depuis quelques jours, je remarque plus rapidement que j'ai basculé en mode "bavardage mental". Il se passe moins de temps entre le moment (non conscient) où cela se déclenche et le moment où je m'en aperçois.
Cécile
Je dirais que celle qui écoute cette voix est la part consciente de « qui-je-suis », je suppose. La part qui est en paix. Ce qu’on appelle parfois la présence Je Suis.
Ensuite, tu me demandes : « Est-ce que tu peux observer cela. Regardes bien….est-ce qu’il y a quelqu’un, est-ce que c’est ‘Cécile’ qui se rappelle d’une situation ou est-ce que la pensée, le souvenir surgit tout seul ? »
A priori, non, ce n’est pas Cécile. C’est plutôt un souvenir qui arrive. Il remonte à la surface, et hop ! la petite voix se remet en marche. J’ai le sentiment d’être impuissante devant ce processus qui semble échapper à ma volonté. J’essaie quelque fois de trouver des intervalles de calme et de silence entre deux souvenirs qui remontent, entre deux périodes de bavardage mental. Cela demande de la concentration ; j’y arrive plus ou moins selon mon état de focalisation.
Je note que depuis quelques jours, je remarque plus rapidement que j'ai basculé en mode "bavardage mental". Il se passe moins de temps entre le moment (non conscient) où cela se déclenche et le moment où je m'en aperçois.
Cécile
Re: Demande d'aide
Bonjour Cécile,
Je veux partager avec toi ce que j’ai appris sur le fonctionnement du cerveau et les pensées.
Dans le royaume des animaux, les nouveau-nés sont souvent capable en quelques heures de se défendre ou de fuir en cas de danger, mais les êtres-humains sont nés complètement impuissant et nous le restons pendant les premières années de nos vies. Bien que nous n’ayons pas la capacité de nous défendre ou de survivre seuls les premières années, nous avons un outil hors commun qui s’appelle le cerveau. Nous sommes nés avec ce cerveau qui nous aide à nous adapter à quasiment toutes les situations. Même avec cet outil extraordinaire nous sommes toujours 100% dépendant d’un autre pour s’occuper de nous. Les bébés sont non seulement extrêmement intelligents et ouverts, mais ils sont conscients du fait qu’ils sont dépendants des autres. Dès la naissance, les enfants sentent comment le monde fonctionne autour d’eux. Quand je pleure est-ce que quelqu’un vient à mon aide ? Ou est-ce que je suis nié ? Est-ce qu’on me prend dans les bras quand je souris et je suis content? Ou est-ce qu’on s’occupe de moi seulement quand je suis malade? Etc. etc. Donc chaque enfant apprends une manière d’être pour qu’on s’occupe de lui et pour survivre, car c’est une question de survie pour l’enfant. Nous apprenons également à nous adapter dans la famille ou on est né et on imite ceux qui nous entourent. On apprend à fur et à mesure comment il faut fonctionner, d’abord dans la famille ou on est né, et après dans la culture ou on vit. Ces stratégies de survie et ce conditionnement continue toute notre vie, mais nos stratégies de base se sont formés les premiers quatre ans de notre vie.
Nous pouvons comparer notre cerveau à un ordinateur. Le disque dur a été programmé les premiers quatre ans de notre vie quand nous étions dépendants des autres. Le disque dur de notre cerveau nous montre comme il faut réagir dans chaque situation. Dans une même situation trois personnes peuvent réagir de trois façons différentes….par exemple dans une agression….une personne se bat, une personne fuit, et une personne reste figé…..et cela dépend de la stratégie appris par le cerveau, par leur disque dur.
Maintenant, comme adulte, nous ne sommes plus dépendants d’un autre pour notre survie. Quand on a faim, on fait à manger, quand on a froid, on met un pull. MAIS notre disque dur qui a été programmé quand on était petit et impuissant nous chante la même chanson. « J’ai besoin de lui. Il faut qu’ils me comprennent. Je ne peux pas vivre sans toi. Il faut qu’il me respecte. J’ai besoin de changer ma vie. » etc. etc. Et nous pouvons constater l’énergie derrière ces stratégies, derrières ces idées….le stress, la peur, l’angoisse, l’obsession, la détermination…une énergie de survie. C’est la chanson du cerveau. Il me faut…J’ai besoin…je cherche…c’est le mantra de l’esprit.
Est-cela vrai ?
Qu’est-ce la réalité du moment ? En générale…..100% sans problème. Nous vivons en abondance. Nous n’avons pas de problème pour se nourrir, pour se tenir chaud. La respiration se fait tout seul, le cœur bat, ce corps, d’une complexité inouï, fonctionne....et on oublie cela car la chanson du cerveau est très forte.
Qu’est-ce la vérité….la chanson du cerveau ou la mélodie du moment présent ?
Je veux partager avec toi ce que j’ai appris sur le fonctionnement du cerveau et les pensées.
Dans le royaume des animaux, les nouveau-nés sont souvent capable en quelques heures de se défendre ou de fuir en cas de danger, mais les êtres-humains sont nés complètement impuissant et nous le restons pendant les premières années de nos vies. Bien que nous n’ayons pas la capacité de nous défendre ou de survivre seuls les premières années, nous avons un outil hors commun qui s’appelle le cerveau. Nous sommes nés avec ce cerveau qui nous aide à nous adapter à quasiment toutes les situations. Même avec cet outil extraordinaire nous sommes toujours 100% dépendant d’un autre pour s’occuper de nous. Les bébés sont non seulement extrêmement intelligents et ouverts, mais ils sont conscients du fait qu’ils sont dépendants des autres. Dès la naissance, les enfants sentent comment le monde fonctionne autour d’eux. Quand je pleure est-ce que quelqu’un vient à mon aide ? Ou est-ce que je suis nié ? Est-ce qu’on me prend dans les bras quand je souris et je suis content? Ou est-ce qu’on s’occupe de moi seulement quand je suis malade? Etc. etc. Donc chaque enfant apprends une manière d’être pour qu’on s’occupe de lui et pour survivre, car c’est une question de survie pour l’enfant. Nous apprenons également à nous adapter dans la famille ou on est né et on imite ceux qui nous entourent. On apprend à fur et à mesure comment il faut fonctionner, d’abord dans la famille ou on est né, et après dans la culture ou on vit. Ces stratégies de survie et ce conditionnement continue toute notre vie, mais nos stratégies de base se sont formés les premiers quatre ans de notre vie.
Nous pouvons comparer notre cerveau à un ordinateur. Le disque dur a été programmé les premiers quatre ans de notre vie quand nous étions dépendants des autres. Le disque dur de notre cerveau nous montre comme il faut réagir dans chaque situation. Dans une même situation trois personnes peuvent réagir de trois façons différentes….par exemple dans une agression….une personne se bat, une personne fuit, et une personne reste figé…..et cela dépend de la stratégie appris par le cerveau, par leur disque dur.
Maintenant, comme adulte, nous ne sommes plus dépendants d’un autre pour notre survie. Quand on a faim, on fait à manger, quand on a froid, on met un pull. MAIS notre disque dur qui a été programmé quand on était petit et impuissant nous chante la même chanson. « J’ai besoin de lui. Il faut qu’ils me comprennent. Je ne peux pas vivre sans toi. Il faut qu’il me respecte. J’ai besoin de changer ma vie. » etc. etc. Et nous pouvons constater l’énergie derrière ces stratégies, derrières ces idées….le stress, la peur, l’angoisse, l’obsession, la détermination…une énergie de survie. C’est la chanson du cerveau. Il me faut…J’ai besoin…je cherche…c’est le mantra de l’esprit.
Est-cela vrai ?
Qu’est-ce la réalité du moment ? En générale…..100% sans problème. Nous vivons en abondance. Nous n’avons pas de problème pour se nourrir, pour se tenir chaud. La respiration se fait tout seul, le cœur bat, ce corps, d’une complexité inouï, fonctionne....et on oublie cela car la chanson du cerveau est très forte.
Qu’est-ce la vérité….la chanson du cerveau ou la mélodie du moment présent ?
Re: Demande d'aide
Bonjour Cécile,
Bravo pour les observations…..on arrive tout doucement à la vérité.
La prochaine fois que la petite voix (les pensées) commencent à surgir…regardes s’il y a vraiment un ‘moi’ qui écoute ou est-ce qu’il y a uniquement les pensées qui se baladent.
Comme tu as si bien vu…les souvenirs, les pensées remontent tous seuls. Ensuite on a un sentiment ou une émotion dans le corps et puis surgit une autre pensée…souvent d’impuissance, de besoin, de fragilité, de vouloir changer les choses etc…
C’est la mode de fonctionnement de l’esprit et du corps. Il n’y a rien à changer…sauf de voir que cela se passe sans un ‘moi’.
Si tu as des remarques ou des questions par rapport à mon texte sur le mental n’hésites pas à me le dire.
Super travail d’observation de fait Cécile.
Je te souhaite une bonne journée,
Hirondelle
Bravo pour les observations…..on arrive tout doucement à la vérité.
Très bien ! Tu as remarqué que tu n’est pas la petite voix dans la tête…cela est déjà un pas ENORME ! La plus part des gens n’ont pas fait cette découverte essentielle.Je dirais que celle qui écoute cette voix est la part consciente de « qui-je-suis », je suppose. La part qui est en paix. Ce qu’on appelle parfois la présence Je Suis.
La prochaine fois que la petite voix (les pensées) commencent à surgir…regardes s’il y a vraiment un ‘moi’ qui écoute ou est-ce qu’il y a uniquement les pensées qui se baladent.
Encore Bravo Cécile !! Seulement, je laisserai le « A priori ». Les pensées, les souvenirs remontent tous seuls.« Est-ce que tu peux observer cela. Regardes bien….est-ce qu’il y a quelqu’un, est-ce que c’est ‘Cécile’ qui se rappelle d’une situation ou est-ce que la pensée, le souvenir surgit tout seul ? »
A priori, non, ce n’est pas Cécile. C’est plutôt un souvenir qui arrive. Il remonte à la surface, et hop ! la petite voix se remet en marche.
Le sentiment ou l’idée ? D'ou vient cette volonté ?J’ai le sentiment d’être impuissante devant ce processus qui semble échapper à ma volonté.
Comme tu as si bien vu…les souvenirs, les pensées remontent tous seuls. Ensuite on a un sentiment ou une émotion dans le corps et puis surgit une autre pensée…souvent d’impuissance, de besoin, de fragilité, de vouloir changer les choses etc…
C’est la mode de fonctionnement de l’esprit et du corps. Il n’y a rien à changer…sauf de voir que cela se passe sans un ‘moi’.
Qui cherche à trouver le calme ? Regardes bien s’il y a quelqu’un qui cherche ?J’essaie quelque fois de trouver des intervalles de calme et de silence entre deux souvenirs qui remontent, entre deux périodes de bavardage mental.
Au début de la réalisation qu'il n'y pas un 'moi' qui crée ce "bavardage mental" il y a moins besoin d'écouter et de suivre ce « bavardage mental »…juste une conscience de son apparition.Je note que depuis quelques jours, je remarque plus rapidement que j'ai basculé en mode "bavardage mental"
Si tu as des remarques ou des questions par rapport à mon texte sur le mental n’hésites pas à me le dire.
Super travail d’observation de fait Cécile.
Je te souhaite une bonne journée,
Hirondelle
Re: Demande d'aide
Bonjour Hirondelle,
Allons-y !
Première question, à propos de mon sentiment d’impuissance devant la permanence du bavardage mental qui échappe à ma volonté, tu me demandes « Le sentiment ou l’idée ? D’où vient cette volonté ? »
Tu veux dire que mon impuissance à faire taire ce bavardage est une juste idée que je me fais, un a priori non fondé, et non un ressenti ou une réalité ? Et donc, que j’ai la possibilité de trouver le calme ?
Quant à l’origine de cette volonté, je ne sais pas. Je n’identifie pas clairement d’où vient cette volonté de faire taire la voix. Cela dit, comme la voix ne peut pas se trouver elle-même agaçante, c’est une autre part de moi qui voudrait la faire taire. Donc, ma volonté de la faire taire devrait logiquement provenir de la part de moi qui aspire à la paix.
Puis tu me dis qu’il n’y a rien à changer, sauf de voir qu’il n’y a pas de moi. Tu veux dire que dès l’instant où je vois qu’il n’y a pas de moi, le bavardage se calme ?
J’avoue que j’ai toujours du mal avec cette notion qu’il n’y a pas de moi. Il y a tout de même bien un truc qui et là, bien présent, voire envahissant !
J’ai peut-être un début de réponse avec ton texte d’hier. Tes explications sur le formatage du cerveau au cours des quatre premières années de la vie me permettent de voir la prépondérance de la peur dans mes fonctionnements automatiques. Ce que je comprends à la lecture de ton texte est que le moi naissant se construit autour de ces peurs, de cet impératif de survie, mais qu’il devrait disparaître une fois que la survie est assurée, au terme des premières années de vie. Se maintient-il en tant que schéma automatique alors qu’il n’a plus aucune raison d’être ? L’ensemble de mes autres illusions liées à cette vie dans cette dimension (illusion du temps, illusion de la séparation, etc.) viennent-elles se greffer sur ce « moi » à mesure que je grandis, renforcées par mon éducation et par la vision de la réalité que les adultes m’inculquent ?
Ce moi est-il comme un ballon de baudruche, un gros truc vide plus fragile qu’il n’y paraît ? Et est-ce que, s’il est toujours là au lieu de se dégonfler tout seul, c’est parce que je le regonfle sans cesse avec mes peurs, toutes mes sortes de peur, que me rappelle en permanence ce que tu appelles la « chanson du cerveau » ?
Passons à ta seconde question, « qui cherche à trouver le calme » ?
Je dirais que c’est la part de moi qui ne supporte plus cette voix bavarde, ces paquets de peurs, ce ballon de baudruche nourri aux émotions douloureuses.
Cela dit, je ne suis plus très certaine de savoir ce qu’est exactement cette part de moi. J’en viens à me demander s’il n’y a pas trois parts et non deux : d’un côté le moi bavard tout encombré de peurs, de l’autre côté la part vaste, immense, reliée au Tout… et entre les deux, cette troisième part, qui est encore autre chose.
Comment décrire cette troisième part ? C’est peut-être ma part humaine, temporairement individualisée, unique à sa façon, capable de faire le lien entre d’un côté l’être humain incarné dans cette dimension et de l’autre, le divin, le non-manifeste.
Cela dit, tu complètes cette seconde question par « regarde bien s’il y a quelqu'un qui cherche ? »
Sous-entendu, « il n’y a personne qui cherche ».
Alors là, je suis perdue. Je sais pourtant de façon sûre qu’il y a en moi une certaine aspiration au calme. Je ne sais pas la localiser mais j’en fais l’expérience ; elle existe et elle souffre de l’agitation du mental.
Bref, je ne sais pas répondre à cette dernière question !
Merci pour ton texte d’hier, qui vient à point pour m’éclairer sur la question des peurs. Il se trouve que je vis actuellement des relations conflictuelles avec ma mère, qui me pollue littéralement la vie à cause de ses propres peurs. Je suis en train de prendre conscience qu’elle tente de contenir ses peurs en prenant le pouvoir sur moi, ou plutôt sur les différents « éléments » de ma vie (ma maison, mes enfants…). Je souffre de cette situation mais je n’arrive pas à la transformer par le dialogue. Je sais qu’elle n’est pas ma mère par hasard. J’ai probablement quelque chose à comprendre sur mes propres peurs, car elle m’offre un miroir de ce que je suis. Peut-être, si j’arrive à regarder en face mes peurs, ou l’idée que je m’en fais, arriverai-je à ne plus souffrir de cette situation conflictuelle. Peut-être est-ce l’enjeu de mes relations avec elle. En attendant, j’en reviens au sentiment d’impuissance dont je parlais dans mon dernier message… J’ai souvent l’impression d’être dans une impasse, de ne pas savoir comment dépasser mon niveau de conscience.
Merci de ton aide !
Cécile
Allons-y !
Première question, à propos de mon sentiment d’impuissance devant la permanence du bavardage mental qui échappe à ma volonté, tu me demandes « Le sentiment ou l’idée ? D’où vient cette volonté ? »
Tu veux dire que mon impuissance à faire taire ce bavardage est une juste idée que je me fais, un a priori non fondé, et non un ressenti ou une réalité ? Et donc, que j’ai la possibilité de trouver le calme ?
Quant à l’origine de cette volonté, je ne sais pas. Je n’identifie pas clairement d’où vient cette volonté de faire taire la voix. Cela dit, comme la voix ne peut pas se trouver elle-même agaçante, c’est une autre part de moi qui voudrait la faire taire. Donc, ma volonté de la faire taire devrait logiquement provenir de la part de moi qui aspire à la paix.
Puis tu me dis qu’il n’y a rien à changer, sauf de voir qu’il n’y a pas de moi. Tu veux dire que dès l’instant où je vois qu’il n’y a pas de moi, le bavardage se calme ?
J’avoue que j’ai toujours du mal avec cette notion qu’il n’y a pas de moi. Il y a tout de même bien un truc qui et là, bien présent, voire envahissant !
J’ai peut-être un début de réponse avec ton texte d’hier. Tes explications sur le formatage du cerveau au cours des quatre premières années de la vie me permettent de voir la prépondérance de la peur dans mes fonctionnements automatiques. Ce que je comprends à la lecture de ton texte est que le moi naissant se construit autour de ces peurs, de cet impératif de survie, mais qu’il devrait disparaître une fois que la survie est assurée, au terme des premières années de vie. Se maintient-il en tant que schéma automatique alors qu’il n’a plus aucune raison d’être ? L’ensemble de mes autres illusions liées à cette vie dans cette dimension (illusion du temps, illusion de la séparation, etc.) viennent-elles se greffer sur ce « moi » à mesure que je grandis, renforcées par mon éducation et par la vision de la réalité que les adultes m’inculquent ?
Ce moi est-il comme un ballon de baudruche, un gros truc vide plus fragile qu’il n’y paraît ? Et est-ce que, s’il est toujours là au lieu de se dégonfler tout seul, c’est parce que je le regonfle sans cesse avec mes peurs, toutes mes sortes de peur, que me rappelle en permanence ce que tu appelles la « chanson du cerveau » ?
Passons à ta seconde question, « qui cherche à trouver le calme » ?
Je dirais que c’est la part de moi qui ne supporte plus cette voix bavarde, ces paquets de peurs, ce ballon de baudruche nourri aux émotions douloureuses.
Cela dit, je ne suis plus très certaine de savoir ce qu’est exactement cette part de moi. J’en viens à me demander s’il n’y a pas trois parts et non deux : d’un côté le moi bavard tout encombré de peurs, de l’autre côté la part vaste, immense, reliée au Tout… et entre les deux, cette troisième part, qui est encore autre chose.
Comment décrire cette troisième part ? C’est peut-être ma part humaine, temporairement individualisée, unique à sa façon, capable de faire le lien entre d’un côté l’être humain incarné dans cette dimension et de l’autre, le divin, le non-manifeste.
Cela dit, tu complètes cette seconde question par « regarde bien s’il y a quelqu'un qui cherche ? »
Sous-entendu, « il n’y a personne qui cherche ».
Alors là, je suis perdue. Je sais pourtant de façon sûre qu’il y a en moi une certaine aspiration au calme. Je ne sais pas la localiser mais j’en fais l’expérience ; elle existe et elle souffre de l’agitation du mental.
Bref, je ne sais pas répondre à cette dernière question !
Merci pour ton texte d’hier, qui vient à point pour m’éclairer sur la question des peurs. Il se trouve que je vis actuellement des relations conflictuelles avec ma mère, qui me pollue littéralement la vie à cause de ses propres peurs. Je suis en train de prendre conscience qu’elle tente de contenir ses peurs en prenant le pouvoir sur moi, ou plutôt sur les différents « éléments » de ma vie (ma maison, mes enfants…). Je souffre de cette situation mais je n’arrive pas à la transformer par le dialogue. Je sais qu’elle n’est pas ma mère par hasard. J’ai probablement quelque chose à comprendre sur mes propres peurs, car elle m’offre un miroir de ce que je suis. Peut-être, si j’arrive à regarder en face mes peurs, ou l’idée que je m’en fais, arriverai-je à ne plus souffrir de cette situation conflictuelle. Peut-être est-ce l’enjeu de mes relations avec elle. En attendant, j’en reviens au sentiment d’impuissance dont je parlais dans mon dernier message… J’ai souvent l’impression d’être dans une impasse, de ne pas savoir comment dépasser mon niveau de conscience.
Merci de ton aide !
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