Bonjour,
Pour faire simple, j'ai rencontré le bouddhisme en 2006. Je pense que c'est à cette période là que la notion d'éveil est clairement apparue dans ma vie. C'était au départ « l'objectif à atteindre ». J'ai connu dans mes pratiques deux ou trois expériences de claire lumière créant ainsi un attachement mais tout cela reste de l'ordre de l'expérience. Cela s'est produit lors de phases de dissolution...
Je me souviens avoir essayé « souvent » de renouveler l'expérience... J'ai fini par lâcher prise.
Peu à peu je me suis essoufflé en chemin (c'est une image) et j'ai souhaité continuer ce chemin sans dogme ni croyance.
Mes dernières rencontres m'ont permises de comprendre que cet « objectif » était bien concret et réalisable dans cette vie (dans le bouddhisme, en gros, je pratiquais pour mes prochaines vies-> Karma positif...).
Le mot « objectif » est répété volontairement à plusieurs reprises car c'est comme cela que je le vivais.
Je comprends aujourd'hui qu'il n'y a rien à chercher car tout est déjà présent. Il s'agit de découvrir/voir ce qui est « là » en nous.
Je commence à accepter que tout est parfait dans l'ici et maintenant... Je commence... Même si l'expérience n'est pas toujours « parfaite ».
Ce qui est bénéfique avec ces expériences « imparfaites », c'est qu'elles me permettent de voir le jeu de l’ego qui juge et critique tout...
Depuis peu je m'exerce à voir ce que je ne suis pas pour voir ce que je suis. Je m'explique.
Je me pose des questions comme : qui entend ? qui voit ? qui goûte...etc
Par moment, un espace vide non limité est ressenti. Mais voilà, qui perçoit ? Le « je » ou la conscience ?
Grâce à une amie, j'ai compris récemment que le « je » n'était que de la conscience qui se prend pour quelqu'un... Cela m'a beaucoup aidé de voir ça.
Mais, tout cela fluctue en fonction des moments. Certaines fois, je peux être formel sur le ressenti et parfois, lorsque l'émotion m'emporte « type tristesse ou colère » (c'est un exemple), je ne vois plus clair.
Cette recherche génère chez moi une frustration et je commence à être exaspéré de chercher...
Je m'exerce souvent à faire des rappels « à soi » en conscience, dans mon quotidien mais je me pose des questions et j'ai besoin d'être guidé pour « voir » plus clair ;-)
Merci d'avance pour votre aide.
Vincent
Demande de suivi
Re: Demande de suivi
Ce soir, j'ai juste envie de rajouter :
comment être conscient de ce que nous sommes réellement sachant que nous le sommes déjà (conscience) mais que cela n'est pas su ?
Par déduction, la conscience n'a rien à savoir ou à apprendre, elle est déjà conscience... Donc nous sommes pure conscience. "Je suis" conscience...qui expérimente. Dans cette expérimentation, je me suis créé un "je" identifié. Comment être ce que "je suis" sans identification ? Peut être accepter qu'il est (le "je") également "conscience" ?
Sur ce, je vais me coucher.
comment être conscient de ce que nous sommes réellement sachant que nous le sommes déjà (conscience) mais que cela n'est pas su ?
Par déduction, la conscience n'a rien à savoir ou à apprendre, elle est déjà conscience... Donc nous sommes pure conscience. "Je suis" conscience...qui expérimente. Dans cette expérimentation, je me suis créé un "je" identifié. Comment être ce que "je suis" sans identification ? Peut être accepter qu'il est (le "je") également "conscience" ?
Sur ce, je vais me coucher.
Re: Demande de suivi
Bonjour Vincent,
Bienvenu sur le forum LU. Je suis heureuse de t'accompagner.
C'est déjà un grand pas d'avoir compris que l'éveil n'est pas un objet à atteindre.
Je t'invite à partir de maintenant à laisser de côté tout ce que tu crois savoir sur l'éveil.
Je vais te guider ici pour investiguer au sujet de ce fameux « je », et je te propose de le faire avec un esprit curieux et détendu.
Comme tu le dis très bien, les expériences inconfortables sont des occasions d'observer le mécanisme de la pensée. Chaque moment que tu vis peut être une occasion de regarder comment « ça » fonctionne.
Dans ton investigation, remplace « qui perçoit ?» par « qu'est ce qui perçoit ?»
Quand tu poses ces questions (qui entend, etc), quelle réponse obtiens-tu ? Trouves-tu un « je » qui entend ? Peux-tu le localiser ? Si oui, où est-il ?
Qui cherche une réponse à ces questions ?
C'est su, mais ce n'est pas vu.
Quand il est vu qu'elle est fausse, elle se décolle (c'est la dés-identification).
C'est le but de l'investigation proposée ici, voir que le moi est une croyance.
Ces questions viennent du mental, et ce n'est pas ce biais que tu verras cela. Comprendre est utile, mais ce qui t'apportera des réponses convaincantes c'est l'observation directe.
Donc... Investigation ! :)
De tout coeur avec toi,
Suyin
Bienvenu sur le forum LU. Je suis heureuse de t'accompagner.
C'est déjà un grand pas d'avoir compris que l'éveil n'est pas un objet à atteindre.
Je t'invite à partir de maintenant à laisser de côté tout ce que tu crois savoir sur l'éveil.
Je vais te guider ici pour investiguer au sujet de ce fameux « je », et je te propose de le faire avec un esprit curieux et détendu.
Comme tu le dis très bien, les expériences inconfortables sont des occasions d'observer le mécanisme de la pensée. Chaque moment que tu vis peut être une occasion de regarder comment « ça » fonctionne.
Si je te dis que le « je » n'existe pas, qu'en conclues-tu ? Et comment te sens-tu avec ça ?Je me pose des questions comme : qui entend ? qui voit ? qui goûte...etc
Par moment, un espace vide non limité est ressenti. Mais voilà, qui perçoit ? Le « je » ou la conscience ?
Dans ton investigation, remplace « qui perçoit ?» par « qu'est ce qui perçoit ?»
Quand tu poses ces questions (qui entend, etc), quelle réponse obtiens-tu ? Trouves-tu un « je » qui entend ? Peux-tu le localiser ? Si oui, où est-il ?
Qui cherche une réponse à ces questions ?
Reste avec cette frustration, c'est normal et c'est très bon signe. Observe où elle se situe dans le corps. Reste avec sans mettre de pensées à son sujet, juste la sensation pure. Et regarde, qu'est-ce qui constate cette frustration ? Est-ce que ce qui constate la frustration est frustré ?Cette recherche génère chez moi une frustration et je commence à être exaspéré de chercher...
Que fais-tu exactement ? Peux-tu me le décrire en détails ?Je m'exerce souvent à faire des rappels « à soi » en conscience
Dire cela prouve que c'est su.Comment être conscient de ce que nous sommes réellement sachant que nous le sommes déjà (conscience) mais que cela n'est pas su ?
C'est su, mais ce n'est pas vu.
Transforme cette phrase par : « Dans cette expérimentation, un « je » a été créé. »Dans cette expérimentation, je me suis créé un "je" identifié.
C'est toujours la conscience qui perçoit, qui vit les expériences. Le « je » est une idée, une pensée (ou encore un filtre) qui est comme « collée », superposée à la perception, et qui est tenue pour vraie.Comment être ce que "je suis" sans identification ? Peut être accepter qu'il est (le "je") également "conscience" ?
Quand il est vu qu'elle est fausse, elle se décolle (c'est la dés-identification).
C'est le but de l'investigation proposée ici, voir que le moi est une croyance.
Ces questions viennent du mental, et ce n'est pas ce biais que tu verras cela. Comprendre est utile, mais ce qui t'apportera des réponses convaincantes c'est l'observation directe.
Donc... Investigation ! :)
De tout coeur avec toi,
Suyin
Re: Demande de suivi
Bonjour Sue,
Je tiens tout d'abord à te remercier pour ton accueil et ton accompagnement.
Quand tu dis que le "je" n'existe pas, je conclus que mon identification à "lui" n'existe pas. Je sais que c'est une construction que j'entretiens précieusement. C'est la cause de beaucoup de souffrance... Et je suis prêt à m'en passer.
Je sens toutefois que je ne sais pas vivre sans cette identification. Comme je l'ai évoqué, je peux ressentir un vide derrière mais je sais que je suis toujours "vincent". Il est mon assurance vie. Il y a probablement une peur derrière ça. Sans lui, je ne suis plus personne... Une peur de ne pas exister. Pourtant je ne lui reconnais pas que des qualités ;-)
Je me rends compte que j'en parle à la troisième personne . Preuve qu'il est l'une de mes conceptions...
-Je ne trouve pas de "je". C'est la conscience du son qui est "là".
-Je ne peux pas le localiser.
-Celui qui cherche une réponse est "Vincent" qui tourne en rond pour sortir du rêve car il sent autre chose (un sentiment d'autre chose).
Il n'est pas perçu tout le temps car quand l'émotion est trop forte, ce qui constate n'est plus visible.
Oui, ce n'est pas vu, c'est su.
Qui sait ? le mental
Qui voit ? c'est l'être
Avec le cœur
Belle journée à toi
Vincent
Je tiens tout d'abord à te remercier pour ton accueil et ton accompagnement.
Je suis d'accord... Mes croyances ne m'ont jamais menées nulle part de tout façon...C'est déjà un grand pas d'avoir compris que l'éveil n'est pas un objet à atteindre.
Je t'invite à partir de maintenant à laisser de côté tout ce que tu crois savoir sur l'éveil.
Si je te dis que le « je » n'existe pas, qu'en conclues-tu ? Et comment te sens-tu avec ça ?
Quand tu dis que le "je" n'existe pas, je conclus que mon identification à "lui" n'existe pas. Je sais que c'est une construction que j'entretiens précieusement. C'est la cause de beaucoup de souffrance... Et je suis prêt à m'en passer.
Je sens toutefois que je ne sais pas vivre sans cette identification. Comme je l'ai évoqué, je peux ressentir un vide derrière mais je sais que je suis toujours "vincent". Il est mon assurance vie. Il y a probablement une peur derrière ça. Sans lui, je ne suis plus personne... Une peur de ne pas exister. Pourtant je ne lui reconnais pas que des qualités ;-)
Je me rends compte que j'en parle à la troisième personne . Preuve qu'il est l'une de mes conceptions...
-Je dirige mon attention sur le son. Il n'a ni commencement, ni fin. Il est un son. Quand je me demande qu'est ce qui entend ? Ma réponse est "rien". Le son est ma porte d'entrée favorite vers la conscience. J'ai plus de mal avec le toucher par exemple car cette perception me dirige vers le ressenti du corps.Dans ton investigation, remplace « qui perçoit ?» par « qu'est ce qui perçoit ?»
Quand tu poses ces questions (qui entend, etc), quelle réponse obtiens-tu ? Trouves-tu un « je » qui entend ? Peux-tu le localiser ? Si oui, où est-il ?
Qui cherche une réponse à ces questions ?
-Je ne trouve pas de "je". C'est la conscience du son qui est "là".
-Je ne peux pas le localiser.
-Celui qui cherche une réponse est "Vincent" qui tourne en rond pour sortir du rêve car il sent autre chose (un sentiment d'autre chose).
Ce qui constate la frustration est un témoin silencieux. Il n'est pas frustré.Reste avec cette frustration, c'est normal et c'est très bon signe. Observe où elle se situe dans le corps. Reste avec sans mettre de pensées à son sujet, juste la sensation pure. Et regarde, qu'est-ce qui constate cette frustration ? Est-ce que ce qui constate la frustration est frustré ?
Il n'est pas perçu tout le temps car quand l'émotion est trop forte, ce qui constate n'est plus visible.
Pour les rappels "à soi", quand je suis pris par les taches quotidiennes et que je ne suis plus observateur de ce qu'il se passe, quand j'y pense, je reviens sur l'instant présent et sur le ressenti du corps. Parfois, je commence par les mains et j’étends ma sensation au corps. A partir de là, je suis "centré" et j'observe mes pensées, émotions et tout ce qu'il se passe.Que fais-tu exactement ? Peux-tu me le décrire en détails ?
Dire cela prouve que c'est su.
C'est su, mais ce n'est pas vu.
Oui, ce n'est pas vu, c'est su.
Qui sait ? le mental
Qui voit ? c'est l'être
J'ai bien compris le sens de ce que nous faisons ici et je te remercie de m'aider à voir cela.C'est toujours la conscience qui perçoit, qui vit les expériences. Le « je » est une idée, une pensée (ou encore un filtre) qui est comme « collée », superposée à la perception, et qui est tenue pour vraie.
Quand il est vu qu'elle est fausse, elle se décolle (c'est la dés-identification).
C'est le but de l'investigation proposée ici, voir que le moi est une croyance.
Ces questions viennent du mental, et ce n'est pas ce biais que tu verras cela. Comprendre est utile, mais ce qui t'apportera des réponses convaincantes c'est l'observation directe.
Avec le cœur
Belle journée à toi
Vincent
Re: Demande de suivi
Bonjour Vincent,
Est-ce qu'il y a quelqu'un qui entretient cette construction, ou est-ce que cette construction est simplement constatée ? « Mon identification à lui » est une pensée, vois-tu cela ? Et si oui, qu'est-ce qui perçoit cette pensée ?
Reste avec la peur de ne pas exister et observe la, avec accueil et respect. Elle est là pour protéger quelque chose, même si ce quelque chose est une illusion. Ou apparaît-elle dans le corps ? Qu'est-ce qui la constate ? Est-ce que ce qui constate la peur a peur ? Est-ce qu'il y a vraiment quelqu'un qui a peur ? Ou est-ce que la pensée "peur de ne pas exister" apparaît simplement dans ta perception ?
Qui parle de Vincent à la 3eme personne, et qui s'en rend compte ? Est-ce que c'est Vincent ? Ou est-ce simplement une pensée « Vincent est une des mes conceptions, Vincent est mon assurance vie, etc ». Observe les pensées qui viennent au sujet de Vincent. Est-ce qu'il y a quelqu'un qui pense, ou est-ce que les pensées apparaissent simplement ?
A partir de là, tu peux observer que c'est idem pour tout ce qui est perçu. Et que c'est idem pour la pensée. Personne ne pense... Il y a conscience de la pensée... C'est cela qui n'est pas évident à voir, car en fait il y a collage, identification si tu préfères, à la pensée. Tu crois que tu es la pensée. Tu crois que « tu » penses...
Alors je t'invite à observer la pensée. Peux-tu décider à quoi tu penses, à quoi tu vas penser dans 10 secondes ? Est-ce que tu fais quelque chose pour penser, ou est-ce que la pensée surgit toute seule? Peux-tu décider de penser, ou de ne pas penser ? Est-ce qu'une pensée pense ?
Alors, quand tu es centré et que tu observes tes pensées et tes émotions, qu'est-ce qui observe si ce n'est la conscience ? Quelle différence avec le son ?
La prochaine fois que tu feras ce « rappel à soi », va un peu plus loin. Mets ton attention sur l'observateur et regarde, y a-t-il quelqu'un qui observe ?
Dans le coeur,
Suyin
Qui entretient cette construction ? Qui est ce « je » qui est prêt à se passer du « je » ?Quand tu dis que le "je" n'existe pas, je conclus que mon identification à "lui" n'existe pas. Je sais que c'est une construction que j'entretiens précieusement. C'est la cause de beaucoup de souffrance... Et je suis prêt à m'en passer.
Est-ce qu'il y a quelqu'un qui entretient cette construction, ou est-ce que cette construction est simplement constatée ? « Mon identification à lui » est une pensée, vois-tu cela ? Et si oui, qu'est-ce qui perçoit cette pensée ?
Et oui... S'il est une conception, il est donc une pensée... Es-tu une pensée ? Est-ce que sans cette pensée, tu n'existes plus ? Est-ce que « être une personne » signifie « exister », ou est-ce que l'on existe avant d'être une personne ? Est-ce qu'un arbre est une personne ? Est-ce qu'un arbre existe ?Je sens toutefois que je ne sais pas vivre sans cette identification. Comme je l'ai évoqué, je peux ressentir un vide derrière mais je sais que je suis toujours "vincent". Il est mon assurance vie. Il y a probablement une peur derrière ça. Sans lui, je ne suis plus personne... Une peur de ne pas exister. Pourtant je ne lui reconnais pas que des qualités ;-)
Je me rends compte que j'en parle à la troisième personne . Preuve qu'il est l'une de mes conceptions..
Reste avec la peur de ne pas exister et observe la, avec accueil et respect. Elle est là pour protéger quelque chose, même si ce quelque chose est une illusion. Ou apparaît-elle dans le corps ? Qu'est-ce qui la constate ? Est-ce que ce qui constate la peur a peur ? Est-ce qu'il y a vraiment quelqu'un qui a peur ? Ou est-ce que la pensée "peur de ne pas exister" apparaît simplement dans ta perception ?
Qui parle de Vincent à la 3eme personne, et qui s'en rend compte ? Est-ce que c'est Vincent ? Ou est-ce simplement une pensée « Vincent est une des mes conceptions, Vincent est mon assurance vie, etc ». Observe les pensées qui viennent au sujet de Vincent. Est-ce qu'il y a quelqu'un qui pense, ou est-ce que les pensées apparaissent simplement ?
Super, donc il n'y a personne qui entend, il y a juste conscience du son. Il y a juste « entendre », sans personne pour le faire. C'est idem pour le ressenti du corps. Tu peux voir, que, comme pour le son, personne ne ressent le corps. Il y a juste « ressenti/perception du corps ».-Je dirige mon attention sur le son. Il n'a ni commencement, ni fin. Il est un son. Quand je me demande qu'est ce qui entend ? Ma réponse est "rien". Le son est ma porte d'entrée favorite vers la conscience. J'ai plus de mal avec le toucher par exemple car cette perception me dirige vers le ressenti du corps.
-Je ne trouve pas de "je". C'est la conscience du son qui est "là".
-Je ne peux pas le localiser.
A partir de là, tu peux observer que c'est idem pour tout ce qui est perçu. Et que c'est idem pour la pensée. Personne ne pense... Il y a conscience de la pensée... C'est cela qui n'est pas évident à voir, car en fait il y a collage, identification si tu préfères, à la pensée. Tu crois que tu es la pensée. Tu crois que « tu » penses...
Alors je t'invite à observer la pensée. Peux-tu décider à quoi tu penses, à quoi tu vas penser dans 10 secondes ? Est-ce que tu fais quelque chose pour penser, ou est-ce que la pensée surgit toute seule? Peux-tu décider de penser, ou de ne pas penser ? Est-ce qu'une pensée pense ?
Finalement, qui est Vincent ? Si Vincent est une conception, donc une pensée, est-ce qu'une conception peut chercher une réponse ? Est-ce qu'un concept, une idée, peut faire quelque chose ? Est ce- qu'il y a vraiment quelqu'un qui cherche une réponse, ou est-ce qu'il y a juste "chercher une réponse" ?Celui qui cherche une réponse est "Vincent" qui tourne en rond pour sortir du rêve car il sent autre chose (un sentiment d'autre chose).
Ok, super. Maintenant dis-moi, qu'est-ce qui constate/perçoit ce témoin silencieux ?Ce qui constate la frustration est un témoin silencieux. Il n'est pas frustré.
C'est drôle car plus haut du dis : « Le son est ma porte d'entrée favorite vers la conscience. J'ai plus de mal avec le toucher par exemple car cette perception me dirige vers le ressenti du corps »... :)Pour les rappels "à soi", quand je suis pris par les taches quotidiennes et que je ne suis plus observateur de ce qu'il se passe, quand j'y pense, je reviens sur l'instant présent et sur le ressenti du corps. Parfois, je commence par les mains et j’étends ma sensation au corps. A partir de là, je suis "centré" et j'observe mes pensées, émotions et tout ce qu'il se passe.
Alors, quand tu es centré et que tu observes tes pensées et tes émotions, qu'est-ce qui observe si ce n'est la conscience ? Quelle différence avec le son ?
La prochaine fois que tu feras ce « rappel à soi », va un peu plus loin. Mets ton attention sur l'observateur et regarde, y a-t-il quelqu'un qui observe ?
Dans le coeur,
Suyin
Re: Demande de suivi
Bonjour Sue,
Je vois qu'en lisant une première fois ton message, j'ai plus de mal à répondre aux questions... Je pense que c'est une bonne chose car cela me montre que je n'avais pas été jusque là ;-)
Il y a donc le "je" qui entretient cette construction. Je constate cela par l'observation de ce qui est.
Oui, je vois que mon identification est une pensée. Je pense être "Vincent". Ce qui perçoit cela est "la conscience". Pourtant, je ne peux pas me séparer de "Vincent"...
Dans l'instant présent, je me détends. Le corps n'est plus ressenti. Donc il ne reste qu'une conscience de ce qui est.
Le "je" n'est donc qu'une surcouche.
Sans cette pensée, ce qui est "est". Je vois que j'existe sans l'identification au "je".
Je ressens l'être conscient avant les machinations du mental. J'existe donc bien avant d'être une personne. Le mental a toujours le contrôle et récupère toujours tout. C'est su mais pas "vu" car je ne vois pas le décalage entre ce qui apparaît et ce qui est récupéré.
Un arbre n'est pas une personne. Il existe. Je le vois et peux le ressentir. Toutefois, il existe dans la mesure où ma conscience se tourne vers lui...
La peur apparaît dans la poitrine. C'est la conscience du corps qui le constate.
Ce qui constate la peur n'a pas peur. C'est conscient de ce qui "est". Personne n'a peur sauf le "je" qui ne veut pas mourir.
Je ne peux pas dire où la pensée "peur de ne pas exister" apparaît dans ma perception. Ce que je vois c'est qu'elle appartient au "je" qui veut survivre.
Je ne peux pas décider de penser ou non mais par la méditation, mon flot de pensée réduit quand je me centre sur l'instant présent.
Non, une pensée ne pense pas.
Au final, je vois bien qu'il n'y a que "chercher une réponse" qui se vit. Et non Vincent qui cherche des réponses.
Avec le toucher, le corps ressent... Mais oui, effectivement, ce qui ressent ce qui est touché, est la conscience.
Pour répondre à la dernière question, il n'y a pas d'observateur. C'est la conscience de ce qui est qui observe. Je suis cette conscience.
Au terme de toutes ces investigations, je vois clairement que tout est conscience "mais" et il y a un "mais", je me rends compte que si quelque chose de mal arrive à "Vincent", il a encore le pouvoir... Quand Vincent va bien, tout va bien, quand Vincent va mal, tout va mal... ;-)
Je comprends qu'il n'est qu'une pensée mais je n'arrive pas à lâcher... Je cherche à clairement le "VOIR" comme une pensée.
Merci pour tout
Belle journée
Avec le cœur
Vincent
Je vois qu'en lisant une première fois ton message, j'ai plus de mal à répondre aux questions... Je pense que c'est une bonne chose car cela me montre que je n'avais pas été jusque là ;-)
Au début, je voulais répondre que personne n'entretient cette construction. En observant un peu, je réponds que c'est le "je" lui même qui s'auto-alimente. Il se félicite ou se sanctionne tout seul. Il pense qu'il est un être à part entière.Qui entretient cette construction ? Qui est ce « je » qui est prêt à se passer du « je » ?
Est-ce qu'il y a quelqu'un qui entretient cette construction, ou est-ce que cette construction est simplement constatée ? « Mon identification à lui » est une pensée, vois-tu cela ? Et si oui, qu'est-ce qui perçoit cette pensée ?
Il y a donc le "je" qui entretient cette construction. Je constate cela par l'observation de ce qui est.
Oui, je vois que mon identification est une pensée. Je pense être "Vincent". Ce qui perçoit cela est "la conscience". Pourtant, je ne peux pas me séparer de "Vincent"...
Dans l'instant présent, je me détends. Le corps n'est plus ressenti. Donc il ne reste qu'une conscience de ce qui est.
Le "je" n'est donc qu'une surcouche.
Oui, au final, j'arrive à le voir ainsi. Je suis une pensée. Je pense être Vincent. Je suis une pensée bien accrochée...Et oui... S'il est une conception, il est donc une pensée... Es-tu une pensée ? Est-ce que sans cette pensée, tu n'existes plus ? Est-ce que « être une personne » signifie « exister », ou est-ce que l'on existe avant d'être une personne ? Est-ce qu'un arbre est une personne ? Est-ce qu'un arbre existe ?
Sans cette pensée, ce qui est "est". Je vois que j'existe sans l'identification au "je".
Je ressens l'être conscient avant les machinations du mental. J'existe donc bien avant d'être une personne. Le mental a toujours le contrôle et récupère toujours tout. C'est su mais pas "vu" car je ne vois pas le décalage entre ce qui apparaît et ce qui est récupéré.
Un arbre n'est pas une personne. Il existe. Je le vois et peux le ressentir. Toutefois, il existe dans la mesure où ma conscience se tourne vers lui...
Reste avec la peur de ne pas exister et observe la, avec accueil et respect. Elle est là pour protéger quelque chose, même si ce quelque chose est une illusion. Ou apparaît-elle dans le corps ? Qu'est-ce qui la constate ? Est-ce que ce qui constate la peur a peur ? Est-ce qu'il y a vraiment quelqu'un qui a peur ? Ou est-ce que la pensée "peur de ne pas exister" apparaît simplement dans ta perception ?
La peur apparaît dans la poitrine. C'est la conscience du corps qui le constate.
Ce qui constate la peur n'a pas peur. C'est conscient de ce qui "est". Personne n'a peur sauf le "je" qui ne veut pas mourir.
Je ne peux pas dire où la pensée "peur de ne pas exister" apparaît dans ma perception. Ce que je vois c'est qu'elle appartient au "je" qui veut survivre.
Celui qui parle de "Vincent" à la 3ème personne est celui qui regarde, qui observe. Je pense qu'il s'agissait d'une pensée qui vient. Peux-être a-t-elle été récupérée par le "je", je ne peux pas le dire. Je peux dire par contre que les pensées apparaissent simplement. Pour ma part, cela est clairement vu. Les pensées ne m'appartiennent pas.Qui parle de Vincent à la 3eme personne, et qui s'en rend compte ? Est-ce que c'est Vincent ? Ou est-ce simplement une pensée « Vincent est une des mes conceptions, Vincent est mon assurance vie, etc ». Observe les pensées qui viennent au sujet de Vincent. Est-ce qu'il y a quelqu'un qui pense, ou est-ce que les pensées apparaissent simplement ?
En observant les pensées, je vois bien qu'elles apparaissent et que je n'en suis pas maître. Mais j'ai quand même l'impression de pouvoir diriger ce à quoi je vais penser dans quelques instants. Je veux penser à une banane et une banane apparait en pensée. Maintenant je ne peux pas en dire plus.Alors je t'invite à observer la pensée. Peux-tu décider à quoi tu penses, à quoi tu vas penser dans 10 secondes ? Est-ce que tu fais quelque chose pour penser, ou est-ce que la pensée surgit toute seule? Peux-tu décider de penser, ou de ne pas penser ? Est-ce qu'une pensée pense ?
Je ne peux pas décider de penser ou non mais par la méditation, mon flot de pensée réduit quand je me centre sur l'instant présent.
Non, une pensée ne pense pas.
Après analyse, je comprends que "Vincent" n'est qu'une construction mentale, une pensée. Oui, un concept. Une conception ne peut pourtant pas chercher de réponse. Pourtant, je me rends compte qu'il dirige encore les choses en apparence. Je le vois encore chercher des réponses...Finalement, qui est Vincent ? Si Vincent est une conception, donc une pensée, est-ce qu'une conception peut chercher une réponse ? Est-ce qu'un concept, une idée, peut faire quelque chose ? Est ce- qu'il y a vraiment quelqu'un qui cherche une réponse, ou est-ce qu'il y a juste "chercher une réponse" ?
Au final, je vois bien qu'il n'y a que "chercher une réponse" qui se vit. Et non Vincent qui cherche des réponses.
C'est moi en train de taper ces phrases. C'est la conscience de l'instant présent. La conscience est le témoin silencieux.Ok, super. Maintenant dis-moi, qu'est-ce qui constate/perçoit ce témoin silencieux ?
Le son me permet vraiment de voir que personne n'entend. Je suis le son et conscience en même temps en gros...C'est drôle car plus haut du dis : « Le son est ma porte d'entrée favorite vers la conscience. J'ai plus de mal avec le toucher par exemple car cette perception me dirige vers le ressenti du corps »... :)
Alors, quand tu es centré et que tu observes tes pensées et tes émotions, qu'est-ce qui observe si ce n'est la conscience ? Quelle différence avec le son ?
La prochaine fois que tu feras ce « rappel à soi », va un peu plus loin. Mets ton attention sur l'observateur et regarde, y a-t-il quelqu'un qui observe ?
Avec le toucher, le corps ressent... Mais oui, effectivement, ce qui ressent ce qui est touché, est la conscience.
Pour répondre à la dernière question, il n'y a pas d'observateur. C'est la conscience de ce qui est qui observe. Je suis cette conscience.
Au terme de toutes ces investigations, je vois clairement que tout est conscience "mais" et il y a un "mais", je me rends compte que si quelque chose de mal arrive à "Vincent", il a encore le pouvoir... Quand Vincent va bien, tout va bien, quand Vincent va mal, tout va mal... ;-)
Je comprends qu'il n'est qu'une pensée mais je n'arrive pas à lâcher... Je cherche à clairement le "VOIR" comme une pensée.
Merci pour tout
Belle journée
Avec le cœur
Vincent
Re: Demande de suivi
Bonjour Vincent,
Le mental n'a pas le contrôle. Le mental n'est pas quelqu'un. Le mental est la pensée, le fait de penser. Or comme tu l'as vu, la pensée ne pense pas. Dire que le mental a le contrôle serait comme dire que l'oeil a le contrôle sur ce qu'il voit. Le mental traduit les informations perceptuelles sous forme de pensées. C'est un traducteur, simplement. Et il traduit avec les programmes qui sont inscrits dans le psychisme. C'est simple en fait. Il y a perception, et traduction par le cerveau de ces perceptions. La croyance « je suis une personne qui vit sa vie » est le programme avec lequel le cerveau traduit.
Le décalage dont tu parles vient de là, de cette croyance.
« arbre » est un mot associé à une pensée, une représentation. On nous a appris tous petits que cette chose-là s'appelle « un arbre » et qu'il a tel rôle, telle fonction, etc. Pour la fourmi ou l'oiseau cela ne s'appelle pas arbre et cela n'a rien à voir avec ce que c'est pour l'être humain. Pour une fourmi, c'est tout autre chose. Pourtant, il y a bien quelque chose. Il y a bien, en dehors de toute représentation, un condensé d'énergie/matière. L'idée « arbre » est une interprétation surajoutée à la perception. Elle n'est pas une vérité. Elle n'existe que dans le système d'interprétations du cerveau humain.
Vincent c'est pareil. On t'a appris tout petit que cet organisme-là s'appelle Vincent, que c'est un garçon, etc etc. Cet organisme, nommé Vincent, existe avant toute représentation. Vincent et tout ce qui lui est associé est surajouté par la pensée, c'est une interprétation. Et la représentation que tu as de Vincent n'existe que pour ton cerveau. Les autres organismes qui perçoivent cet organisme nommé Vincent ont chacun leurs propres représentations de ce qu'il est. Le Vincent que tu connais n'existe que dans ton système d'interprétations.
Il n'y a personne qui récupère. Il y a juste une interprétation produite par le cerveau.
Regarde que, du point de vue de la conscience, quand Vincent va bien, tout va bien, et quand Vincent va mal, tout va bien... :)
« ne pas arriver à lâcher » est une pensée, une interprétation de la situation basée encore et toujours sur la croyance que « ça m'arrive à moi » ou que « je fais quelque chose ».
Ce qui peut t'aider à le voir c'est d'observer comment les choix se font dans ta vie quotidienne. Comment les décisions se prennent. Regarde ce qui se passe quand un choix se présente (pour préparer ton repas par exemple, ou t'habiller le matin, ou toute autre activité que tu as l'impression de diriger d'une manière ou d'une autre). Regarde s'il y a quelqu'un qui fait quelque chose, qui dirige, qui choisit, qui décide...
En te souhaitant une belle journée... d'observation :)
Dans le Coeur,
Suyin
Tu as vu que « je » est une construction, on pourrait donc dire que cette construction s'auto-alimente.Au début, je voulais répondre que personne n'entretient cette construction. En observant un peu, je réponds que c'est le "je" lui même qui s'auto-alimente.
Il y a des pensées de félicitation ou de sanction. Il y a la pensée « je suis un être à part entière ». Mais y-a-t-il quelqu'un qui pense cela ? Y a-t-il quelqu'un qui pense ? Si oui, où est-il ce quelqu'un qui pense ? Peux-tu le localiser ?Il se félicite ou se sanctionne tout seul. Il pense qu'il est un être à part entière.
Oui.Je constate cela par l'observation de ce qui est.
Oui, je vois que mon identification est une pensée. Je pense être "Vincent". Ce qui perçoit cela est "la conscience". Pourtant, je ne peux pas me séparer de "Vincent"...
Dans l'instant présent, je me détends. Le corps n'est plus ressenti. Donc il ne reste qu'une conscience de ce qui est.
Le "je" n'est donc qu'une surcouche.
Es-tu une pensée ou es-tu ce qui perçoit cette pensée ?Oui, au final, j'arrive à le voir ainsi. Je suis une pensée. Je pense être Vincent. Je suis une pensée bien accrochée...
Le mental de fait pas de "machinations". Le mental est comme un ordinateur, il exécute des programmes.Sans cette pensée, ce qui est "est". Je vois que j'existe sans l'identification au "je".
Je ressens l'être conscient avant les machinations du mental. J'existe donc bien avant d'être une personne. Le mental a toujours le contrôle et récupère toujours tout. C'est su mais pas "vu" car je ne vois pas le décalage entre ce qui apparaît et ce qui est récupéré.
Le mental n'a pas le contrôle. Le mental n'est pas quelqu'un. Le mental est la pensée, le fait de penser. Or comme tu l'as vu, la pensée ne pense pas. Dire que le mental a le contrôle serait comme dire que l'oeil a le contrôle sur ce qu'il voit. Le mental traduit les informations perceptuelles sous forme de pensées. C'est un traducteur, simplement. Et il traduit avec les programmes qui sont inscrits dans le psychisme. C'est simple en fait. Il y a perception, et traduction par le cerveau de ces perceptions. La croyance « je suis une personne qui vit sa vie » est le programme avec lequel le cerveau traduit.
Le décalage dont tu parles vient de là, de cette croyance.
Oui... C'est idem pour l'idée « Vincent » et pour toutes les pensées qui apparaissent dans la perception...Un arbre n'est pas une personne. Il existe. Je le vois et peux le ressentir. Toutefois, il existe dans la mesure où ma conscience se tourne vers lui...
« arbre » est un mot associé à une pensée, une représentation. On nous a appris tous petits que cette chose-là s'appelle « un arbre » et qu'il a tel rôle, telle fonction, etc. Pour la fourmi ou l'oiseau cela ne s'appelle pas arbre et cela n'a rien à voir avec ce que c'est pour l'être humain. Pour une fourmi, c'est tout autre chose. Pourtant, il y a bien quelque chose. Il y a bien, en dehors de toute représentation, un condensé d'énergie/matière. L'idée « arbre » est une interprétation surajoutée à la perception. Elle n'est pas une vérité. Elle n'existe que dans le système d'interprétations du cerveau humain.
Vincent c'est pareil. On t'a appris tout petit que cet organisme-là s'appelle Vincent, que c'est un garçon, etc etc. Cet organisme, nommé Vincent, existe avant toute représentation. Vincent et tout ce qui lui est associé est surajouté par la pensée, c'est une interprétation. Et la représentation que tu as de Vincent n'existe que pour ton cerveau. Les autres organismes qui perçoivent cet organisme nommé Vincent ont chacun leurs propres représentations de ce qu'il est. Le Vincent que tu connais n'existe que dans ton système d'interprétations.
« je » ne veut rien, ni ne pas mourir, ni survivre. « je » est une pensée. Une pensée veut-elle quelque chose ?La peur apparaît dans la poitrine. C'est la conscience du corps qui le constate.
Ce qui constate la peur n'a pas peur. C'est conscient de ce qui "est". Personne n'a peur sauf le "je" qui ne veut pas mourir.
Je ne peux pas dire où la pensée "peur de ne pas exister" apparaît dans ma perception. Ce que je vois c'est qu'elle appartient au "je" qui veut survivre.
Oui, il y a une récupération, c'est à dire une interprétation. Il y a observation, et il y a l'interprétation basée sur « je » ou si tu préfères « je suis une personne qui fait quelque chose » qui se surajoute. Ce qui donne « je me rends compte que je parle de Vincent à la 3ème personne»Celui qui parle de "Vincent" à la 3ème personne est celui qui regarde, qui observe. Je pense qu'il s'agissait d'une pensée qui vient. Peux-être a-t-elle été récupérée par le "je", je ne peux pas le dire.
Il n'y a personne qui récupère. Il y a juste une interprétation produite par le cerveau.
A qui pourraient-elles appartenir ?...Je peux dire par contre que les pensées apparaissent simplement. Pour ma part, cela est clairement vu. Les pensées ne m'appartiennent pas.
Regarde bien, as-tu décidé que tu allais avoir l'idée de penser à une banane ? Ou l'idée « penser à une banane » est-elle apparue ? Peux-tu vraiment diriger ?...En observant les pensées, je vois bien qu'elles apparaissent et que je n'en suis pas maître. Mais j'ai quand même l'impression de pouvoir diriger ce à quoi je vais penser dans quelques instants. Je veux penser à une banane et une banane apparait en pensée. Maintenant je ne peux pas en dire plus.
Est-ce vraiment vu ou est-ce le fruit d'une analyse ?Après analyse, je comprends que "Vincent" n'est qu'une construction mentale, une pensée. Oui, un concept. Une conception ne peut pourtant pas chercher de réponse. Pourtant, je me rends compte qu'il dirige encore les choses en apparence. Je le vois encore chercher des réponses...
Au final, je vois bien qu'il n'y a que "chercher une réponse" qui se vit. Et non Vincent qui cherche des réponses.
Le conscience est-elle une personne ? Fait-elle quelque chose ? La conscience tape-t-elle des lettres sur un clavier ? Ou perçoit-elle l'organisme en train de taper les lettres ?C'est moi en train de taper ces phrases. C'est la conscience de l'instant présent. La conscience est le témoin silencieux.
OUI.Le son me permet vraiment de voir que personne n'entend. Je suis le son et conscience en même temps en gros...
Avec le toucher, le corps ressent... Mais oui, effectivement, ce qui ressent ce qui est touché, est la conscience.
Pour répondre à la dernière question, il n'y a pas d'observateur. C'est la conscience de ce qui est qui observe. Je suis cette conscience.
Quand l'organisme Vincent vit une situation inconfortable, la croyance « quelque chose ne va pas » apparaît. Toujours le conditionnement. Celui de la dualité « bon-mauvais ». Quelle que soit la situation vécue/perçue par l'organisme, ce qui crée le mal-être est l'idée que « cela m'arrive à moi » et « cela ne devrait pas se passer ainsi ». Ce sont les deux pensées racine de la souffrance. Elles apparaissent dans la perception. Elles sont constatées. Ce qui constate – ta vraie nature, n'est pas affecté. Comme tu l'as vu, pour la conscience, tout va toujours bien. Réaliser ta vraie nature, ne met pas fin aux situations inconfortables, ni au personnage Vincent. L'organisme continue à réagir avec ses filtres. Mais te reconnaissant en tant que Ce que tu es vraiment, cela peut être agité en surface, sur un fond de paix inconditionnelle.Au terme de toutes ces investigations, je vois clairement que tout est conscience "mais" et il y a un "mais", je me rends compte que si quelque chose de mal arrive à "Vincent", il a encore le pouvoir... Quand Vincent va bien, tout va bien, quand Vincent va mal, tout va mal... ;-)
Regarde que, du point de vue de la conscience, quand Vincent va bien, tout va bien, et quand Vincent va mal, tout va bien... :)
Qui n'arrive pas à lâcher ? Est-ce qu'il y a quelqu'un qui a le pouvoir de lâcher ?Je comprends qu'il n'est qu'une pensée mais je n'arrive pas à lâcher... Je cherche à clairement le "VOIR" comme une pensée.
« ne pas arriver à lâcher » est une pensée, une interprétation de la situation basée encore et toujours sur la croyance que « ça m'arrive à moi » ou que « je fais quelque chose ».
Ce qui peut t'aider à le voir c'est d'observer comment les choix se font dans ta vie quotidienne. Comment les décisions se prennent. Regarde ce qui se passe quand un choix se présente (pour préparer ton repas par exemple, ou t'habiller le matin, ou toute autre activité que tu as l'impression de diriger d'une manière ou d'une autre). Regarde s'il y a quelqu'un qui fait quelque chose, qui dirige, qui choisit, qui décide...
En te souhaitant une belle journée... d'observation :)
Dans le Coeur,
Suyin
Re: Demande de suivi
Bonjour Sue ;-)
Il n'y a pas quelqu'un qui pense cela. Pourtant dans le quotidien, des actes sont accomplis. Si je dois leurs attribuer un propriétaire ou un responsable, je me dis qu'ils sont de ou à Vincent.
-A la question : y a-t-il quelqu'un qui pense ?
Par l'observation, je vois que les pensées apparaissent. Celles-ci ne m’appartiennent pas mais comme j'ai l'habitude d'agir en étant identifié, j'attribue les pensées au personnage.
-Je ne peux pas localiser le penseur. Je ne sais pas où il est. Mais comme j'ai vécu identifié jusqu'à maintenant, je pensais que le cerveau pensait.
En observant, je vois clairement les réponses aux questions posées mais l'identification au personnage illusoire reste.
Une déduction : Si une pensée nait et disparaît. Elle vient de quelque part et elle y retourne... Je dirais à la conscience elle-même...puisque tout est conscience.
Par contre, comment le voir ?
C'est pas clair pour moi.
Cela veut dire que la pensée du fruit apparaît et c'est récupéré ?
La conscience de l'instant présent observe.
La conscience ressent le touché des doigts sur les touches du clavier.
Dis moi si je me trompe ?
Par exemple, là, j'ai un peu mal à la tête. Je me dis que j'ai mal à la tête mais en observant, je ressens une douleur à la tête. En me demandant qu'est ce qui a mal à la tête ?, je ressens simplement et c'est la conscience d'un mal de tête qui est là.
Par contre en me plaçant comme observateur, je vois la pensée apparaître... Je sais que c'est contradictoire mais c'est vécu ainsi.
Pour répondre à ta dernière phrase, là, je suis en train de me dire que les choses se font sans personne aux commandes... C'est étrange. Je vais observer cela.
Je te remercie du fond du cœur pour le temps que tu m'accordes et ton suivi.
Belle journée
Avec le coeur
Vincent
Oui, c'est plus vrai comme ça. Il n'existe pas donc il ne peut pas lui même s'auto-alimenter. C'est la construction du "je" qui se maintien en l'état...Tu as vu que « je » est une construction, on pourrait donc dire que cette construction s'auto-alimente.
-A la question : est-ce qu'il y a quelqu'un qui pense cela ?Il y a des pensées de félicitation ou de sanction. Il y a la pensée « je suis un être à part entière ». Mais y-a-t-il quelqu'un qui pense cela ? Y a-t-il quelqu'un qui pense ? Si oui, où est-il ce quelqu'un qui pense ? Peux-tu le localiser ?
Il n'y a pas quelqu'un qui pense cela. Pourtant dans le quotidien, des actes sont accomplis. Si je dois leurs attribuer un propriétaire ou un responsable, je me dis qu'ils sont de ou à Vincent.
-A la question : y a-t-il quelqu'un qui pense ?
Par l'observation, je vois que les pensées apparaissent. Celles-ci ne m’appartiennent pas mais comme j'ai l'habitude d'agir en étant identifié, j'attribue les pensées au personnage.
-Je ne peux pas localiser le penseur. Je ne sais pas où il est. Mais comme j'ai vécu identifié jusqu'à maintenant, je pensais que le cerveau pensait.
En observant, je vois clairement les réponses aux questions posées mais l'identification au personnage illusoire reste.
J'observe la pensée donc je suis ce qui perçoit la pensée.Es-tu une pensée ou es-tu ce qui perçoit cette pensée ?
Donc comment contourner cela ? Regarder depuis l'être, la conscience ?Le mental ne fait pas de "machinations". Le mental est comme un ordinateur, il exécute des programmes.
Le mental n'a pas le contrôle. Le mental n'est pas quelqu'un. Le mental est la pensée, le fait de penser. Or comme tu l'as vu, la pensée ne pense pas. Dire que le mental a le contrôle serait comme dire que l'oeil a le contrôle sur ce qu'il voit. Le mental traduit les informations perceptuelles sous forme de pensées. C'est un traducteur, simplement. Et il traduit avec les programmes qui sont inscrits dans le psychisme. C'est simple en fait. Il y a perception, et traduction par le cerveau de ces perceptions. La croyance « je suis une personne qui vit sa vie » est le programme avec lequel le cerveau traduit.
Le décalage dont tu parles vient de là, de cette croyance.
OKOui... C'est idem pour l'idée « Vincent » et pour toutes les pensées qui apparaissent dans la perception...
« arbre » est un mot associé à une pensée, une représentation. On nous a appris tous petits que cette chose-là s'appelle « un arbre » et qu'il a tel rôle, telle fonction, etc. Pour la fourmi ou l'oiseau cela ne s'appelle pas arbre et cela n'a rien à voir avec ce que c'est pour l'être humain. Pour une fourmi, c'est tout autre chose. Pourtant, il y a bien quelque chose. Il y a bien, en dehors de toute représentation, un condensé d'énergie/matière. L'idée « arbre » est une interprétation surajoutée à la perception. Elle n'est pas une vérité. Elle n'existe que dans le système d'interprétations du cerveau humain.
Vincent c'est pareil. On t'a appris tout petit que cet organisme-là s'appelle Vincent, que c'est un garçon, etc etc. Cet organisme, nommé Vincent, existe avant toute représentation. Vincent et tout ce qui lui est associé est surajouté par la pensée, c'est une interprétation. Et la représentation que tu as de Vincent n'existe que pour ton cerveau. Les autres organismes qui perçoivent cet organisme nommé Vincent ont chacun leurs propres représentations de ce qu'il est. Le Vincent que tu connais n'existe que dans ton système d'interprétations.
Non, une pensée ne veut rien. Le "je" n'est pas clairement vu comme une pensée. Une pensée est vue car elle est impermanente. Vincent est une pensée qui dure... Même si mon état n'est pas permanent...« je » ne veut rien, ni ne pas mourir, ni survivre. « je » est une pensée. Une pensée veut-elle quelque chose ?
OKOui, il y a une récupération, c'est à dire une interprétation. Il y a observation, et il y a l'interprétation basée sur « je » ou si tu préfères « je suis une personne qui fait quelque chose » qui se surajoute. Ce qui donne « je me rends compte que je parle de Vincent à la 3ème personne»
Il n'y a personne qui récupère. Il y a juste une interprétation produite par le cerveau.
???A qui pourraient-elles appartenir ?...
Une déduction : Si une pensée nait et disparaît. Elle vient de quelque part et elle y retourne... Je dirais à la conscience elle-même...puisque tout est conscience.
Par contre, comment le voir ?
Alors là, c'est compliqué pour moi. Si je pense à une cerise (pour changer de fruit). Cela apparaît, je l'observe mais j'ai l'impression d'avoir décidé cela... J'ai l'impression de diriger cela car je peux citer pleins de fruits comme ça.Regarde bien, as-tu décidé que tu allais avoir l'idée de penser à une banane ? Ou l'idée « penser à une banane » est-elle apparue ? Peux-tu vraiment diriger ?...
C'est pas clair pour moi.
Cela veut dire que la pensée du fruit apparaît et c'est récupéré ?
Alors en observant, je comprends que Vincent est une construction car ce qui observe n'est pas Vincent.Est-ce vraiment vu ou est-ce le fruit d'une analyse ?
La conscience de l'instant présent observe.
La conscience est ce qui perçoit les choses. Elle est consciente dans l'instant présent.Le conscience est-elle une personne ? Fait-elle quelque chose ? La conscience tape-t-elle des lettres sur un clavier ? Ou perçoit-elle l'organisme en train de taper les lettres ?
La conscience ressent le touché des doigts sur les touches du clavier.
Dis moi si je me trompe ?
Par exemple, là, j'ai un peu mal à la tête. Je me dis que j'ai mal à la tête mais en observant, je ressens une douleur à la tête. En me demandant qu'est ce qui a mal à la tête ?, je ressens simplement et c'est la conscience d'un mal de tête qui est là.
Je vais observer ça. Il faut toujours redevenir observateur de ce qu'il se passe. "Être" conscience.Quand l'organisme Vincent vit une situation inconfortable, la croyance « quelque chose ne va pas » apparaît. Toujours le conditionnement. Celui de la dualité « bon-mauvais ». Quelle que soit la situation vécue/perçue par l'organisme, ce qui crée le mal-être est l'idée que « cela m'arrive à moi » et « cela ne devrait pas se passer ainsi ». Ce sont les deux pensées racine de la souffrance. Elles apparaissent dans la perception. Elles sont constatées. Ce qui constate – ta vraie nature, n'est pas affecté. Comme tu l'as vu, pour la conscience, tout va toujours bien. Réaliser ta vraie nature, ne met pas fin aux situations inconfortables, ni au personnage Vincent. L'organisme continue à réagir avec ses filtres. Mais te reconnaissant en tant que Ce que tu es vraiment, cela peut être agité en surface, sur un fond de paix inconditionnelle.
Regarde que, du point de vue de la conscience, quand Vincent va bien, tout va bien, et quand Vincent va mal, tout va bien... :)
Cette observation rejoint ce qui est abordée plus haut sur la pensée. Je n'arrive pas à voir clairement que je ne suis pas maître de ce à quoi je pense.Qui n'arrive pas à lâcher ? Est-ce qu'il y a quelqu'un qui a le pouvoir de lâcher ?
« ne pas arriver à lâcher » est une pensée, une interprétation de la situation basée encore et toujours sur la croyance que « ça m'arrive à moi » ou que « je fais quelque chose ».
En fait, personne... Non, personne n'a ce pouvoir. Je comprends cela mais ce n'est pas "vu" car Vincent n'est pas encore vu comme une pensée. C'est compris mais pas "vu" clairement.
Ce qui peut t'aider à le voir c'est d'observer comment les choix se font dans ta vie quotidienne. Comment les décisions se prennent. Regarde ce qui se passe quand un choix se présente (pour préparer ton repas par exemple, ou t'habiller le matin, ou toute autre activité que tu as l'impression de diriger d'une manière ou d'une autre). Regarde s'il y a quelqu'un qui fait quelque chose, qui dirige, qui choisit, qui décide...
Par contre en me plaçant comme observateur, je vois la pensée apparaître... Je sais que c'est contradictoire mais c'est vécu ainsi.
Pour répondre à ta dernière phrase, là, je suis en train de me dire que les choses se font sans personne aux commandes... C'est étrange. Je vais observer cela.
Je te remercie du fond du cœur pour le temps que tu m'accordes et ton suivi.
Belle journée
Avec le coeur
Vincent
Re: Demande de suivi
Hello Vincent,
Merci pour tes réponses et les efforts que tu fournis :)
Tu es sur la bonne voie, et... oui c'est étrange n'est-ce pas ;)
Continuons à approfondir. Si tu as du temps ces prochains jours, ce serait bien de ne pas trop espacer ta prochaine réponse car le fer commence à chauffer ;)
Donc par la vision directe tu constates que les pensées apparaissent et que personne ne pense, que tu ne peux pas localiser un penseur. Est-ce bien clair pour toi ?
Des actes sont accomplis, oui. Pourquoi devrais-tu leur attribuer un propriétaire ? Pourquoi ne pourraient-ils pas s'accomplir sans personne aux commandes ? Peux-tu t'ouvrir à la possibilité que les actes se font par des enchaînements de mécanismes que personne ne contrôle ? Comme la pluie qui tombe, le vent qui souffle, le chat qui miaule, la pensée « banane » qui apparaît... ;)
L'identification au personnage est constatée... Qu'est-ce qui la constate ?
Je te propose donc d'accomplir un acte de ton quotidien en exerçant la vision directe. Par exemple, le matin en t'habillant. Regarde comment se fait le choix des vêtements, comment les actes s'exécutent, si tu peux sentir un « moi » qui agit, et si oui où est-il, comment le ressens-tu ?
Je te propose ceci :
Mets ton attention sur l'espace de la conscience (en utilisant le son si c'est facile comme ça pour toi).
Comment est-ce ?
Quelle est sa qualité ?
Y a-t-il une couleur, une forme ?...
Est-ce qu'il y a le sentiment d'un moi ?
Où est Vincent ?
….....................
Maintenant regarde le premier fruit que tu as noté. As-tu décidé que allais penser à ce fruit en premier ? Si c'est banane par exemple, pourquoi as-tu mis d'abord banane, et pas cerise ou pomme ? As-tu dirigé cela, ainsi que l'ordre dans lequel les autres fruits sont apparus ?
Oui c'est exactement ça ! Mais vérifies-le jusqu'à ce que tu en sois convaincu...
Bises du cœur,
Suyin
Merci pour tes réponses et les efforts que tu fournis :)
Tu es sur la bonne voie, et... oui c'est étrange n'est-ce pas ;)
Continuons à approfondir. Si tu as du temps ces prochains jours, ce serait bien de ne pas trop espacer ta prochaine réponse car le fer commence à chauffer ;)
Ce sont des pensées. Reste sur la vision directe de ce qui est dans l'instant, sans interprétation.« Si je dois leurs attribuer un propriétaire ou un responsable, je me dis qu'ils sont de ou à Vincent. »
« Mais comme j'ai vécu identifié jusqu'à maintenant, je pensais que le cerveau pensait. »
Donc par la vision directe tu constates que les pensées apparaissent et que personne ne pense, que tu ne peux pas localiser un penseur. Est-ce bien clair pour toi ?
Des actes sont accomplis, oui. Pourquoi devrais-tu leur attribuer un propriétaire ? Pourquoi ne pourraient-ils pas s'accomplir sans personne aux commandes ? Peux-tu t'ouvrir à la possibilité que les actes se font par des enchaînements de mécanismes que personne ne contrôle ? Comme la pluie qui tombe, le vent qui souffle, le chat qui miaule, la pensée « banane » qui apparaît... ;)
C'est l'observation qui compte. La vision directe, sans « mais, pourtant », qui sont du domaine du mental.En observant, je vois clairement les réponses aux questions posées mais l'identification au personnage illusoire reste.
L'identification au personnage est constatée... Qu'est-ce qui la constate ?
Oui. La croyance « je suis une personne aux commandes de ma vie » tombe quand il est vu qu'elle est fausse.Donc comment contourner cela ? Regarder depuis l'être, la conscience ?
Je te propose donc d'accomplir un acte de ton quotidien en exerçant la vision directe. Par exemple, le matin en t'habillant. Regarde comment se fait le choix des vêtements, comment les actes s'exécutent, si tu peux sentir un « moi » qui agit, et si oui où est-il, comment le ressens-tu ?
Est-ce que tu en es sûr ? Observe à quels moments la pensée « je, Vincent », ou le sentiment d'un moi si tu préfères, est présent. Quand tu es dans la nature et que tu écoutes les sons, est-ce qu'il y a le sentiment d'un moi ? Ou quand tu te relaxes et que les limites de ton corps disparaissent ?Non, une pensée ne veut rien. Le "je" n'est pas clairement vu comme une pensée. Une pensée est vue car elle est impermanente. Vincent est une pensée qui dure... Même si mon état n'est pas permanent...
Je te propose ceci :
Mets ton attention sur l'espace de la conscience (en utilisant le son si c'est facile comme ça pour toi).
Comment est-ce ?
Quelle est sa qualité ?
Y a-t-il une couleur, une forme ?...
Est-ce qu'il y a le sentiment d'un moi ?
Où est Vincent ?
Observe la pensée naître et disparaître. Où la pensée apparaît-elle et disparaît-elle ? Au sein de quoi ?Une déduction : Si une pensée nait et disparaît. Elle vient de quelque part et elle y retourne... Je dirais à la conscience elle-même...puisque tout est conscience.
Par contre, comment le voir ?
Oublie cette question pour l'instant. Refais-le. Pense à quelques fruits et note-les un par un comme il te viennent. Fais-le et lis la suite du post après.Alors là, c'est compliqué pour moi. Si je pense à une cerise (pour changer de fruit). Cela apparaît, je l'observe mais j'ai l'impression d'avoir décidé cela... J'ai l'impression de diriger cela car je peux citer pleins de fruits comme ça.
C'est pas clair pour moi.
Cela veut dire que la pensée du fruit apparaît et c'est récupéré ?
….....................
Maintenant regarde le premier fruit que tu as noté. As-tu décidé que allais penser à ce fruit en premier ? Si c'est banane par exemple, pourquoi as-tu mis d'abord banane, et pas cerise ou pomme ? As-tu dirigé cela, ainsi que l'ordre dans lequel les autres fruits sont apparus ?
Alors qui es-tu ? Vincent ou la conscience de l'instant présent ?Alors en observant, je comprends que Vincent est une construction car ce qui observe n'est pas Vincent.
La conscience de l'instant présent observe.
D'après toi ?...La conscience est ce qui perçoit les choses. Elle est consciente dans l'instant présent.
La conscience ressent le touché des doigts sur les touches du clavier.
Dis moi si je me trompe ?
Par exemple, là, j'ai un peu mal à la tête. Je me dis que j'ai mal à la tête mais en observant, je ressens une douleur à la tête. En me demandant qu'est ce qui a mal à la tête ?, je ressens simplement et c'est la conscience d'un mal de tête qui est là.
Oui c'est exactement ça ! Mais vérifies-le jusqu'à ce que tu en sois convaincu...
Bises du cœur,
Suyin
Re: Demande de suivi
Hello Suyin ;-)
Effectivement, je vois bien que les choses se passent de toute façon... Et apparemment sans "personne" aux commandes. J'arrive à m'ouvrir à cette idée ;-)
La pluie tombe, la neige aussi, le vent souffle, le chat miaule et le chien aboie... la pensée "banane" ou "cerise" apparait. Je comprends que nous n'avons aucun contrôle et que nous sommes les observateurs de ce qu'il se passe.
La conscience...
Suis-je clair ?
Je peux aussi voir cela comme des choix qui apparaissent simplement.
Dans l'acte lui même de m'habiller, c'est sûr que c'est fait automatiquement. En mode "pilote automatique".
Le "moi" n'est pas présent en fait... Je suis conscient que je m'habille.
-> J'ai l'impression d'avoir le choix du point de vue. Je m'explique, en conscience, je suis conscient de ce qui se déroule ou je peux encore bêtement me dire que "je=Vincent" vit cela... Tordu, non ?
2- qualité ? le mot vide me vient. Je sais que sa qualité est "joie" mais je ne sens pas cela.
3- Non, pas de forme et pas de couleur
4- sentiment d'un moi ? Non. Je suis juste conscience
5- Où est Vince ? ? ? ? ? non localisé
J'ai quand même l'impression qu'elles vont et viennent de la conscience que je suis.
Belle soirée
Avec le cœur
Vincent
Demain, c'est les vacances donc je pourrai répondre plus facilement.Continuons à approfondir. Si tu as du temps ces prochains jours, ce serait bien de ne pas trop espacer ta prochaine réponse car le fer commence à chauffer ;)
OUI, la pensée apparaît et disparaît. Si j'accroche l'une d'elles, c'est observé et je vois qu'elles n'appartiennent à personne. Je vois bien que je suis conscient de la pensée. Donc il n'y a personne qui s'attribue la pensée.Ce sont des pensées. Reste sur la vision directe de ce qui est dans l'instant, sans interprétation.
Donc par la vision directe tu constates que les pensées apparaissent et que personne ne pense, que tu ne peux pas localiser un penseur. Est-ce bien clair pour toi ?
On a appris à vivre comme çà... Généralement, il y a toujours un responsable, quelqu'un qui a raison ou qui a tort. C'est pour cela qu'on attribue un propriétaire à l'acte et à son résultat...Des actes sont accomplis, oui. Pourquoi devrais-tu leur attribuer un propriétaire ? Pourquoi ne pourraient-ils pas s'accomplir sans personne aux commandes ? Peux-tu t'ouvrir à la possibilité que les actes se font par des enchaînements de mécanismes que personne ne contrôle ? Comme la pluie qui tombe, le vent qui souffle, le chat qui miaule, la pensée « banane » qui apparaît... ;)
Effectivement, je vois bien que les choses se passent de toute façon... Et apparemment sans "personne" aux commandes. J'arrive à m'ouvrir à cette idée ;-)
La pluie tombe, la neige aussi, le vent souffle, le chat miaule et le chien aboie... la pensée "banane" ou "cerise" apparait. Je comprends que nous n'avons aucun contrôle et que nous sommes les observateurs de ce qu'il se passe.
La conscience...
Ah, je vois (sans rire). La conscience est identifiée à Vincent. Du moins, la conscience que je suis est identifiée à Vincent. Dit différemment, c'est l'observateur qui croit "être" Vincent.C'est l'observation qui compte. La vision directe, sans « mais, pourtant », qui sont du domaine du mental.
L'identification au personnage est constatée... Qu'est-ce qui la constate ?
Suis-je clair ?
J'ouvre le placard, je choisis des vêtements en veillant à ce qu'ils aillent ensemble. J'ai l'impression de choisir le tee-shirt blanc ou marron... Si il fait frais, je mets un sweat...etc. J'ai l'impression de décider... J'ai l'impression d'avoir un raisonnement pour mettre des couleurs qui vont ensemble.Oui. La croyance « je suis une personne aux commandes de ma vie » tombe quand il est vu qu'elle est fausse.
Je te propose donc d'accomplir un acte de ton quotidien en exerçant la vision directe. Par exemple, le matin en t'habillant. Regarde comment se fait le choix des vêtements, comment les actes s'exécutent, si tu peux sentir un « moi » qui agit, et si oui où est-il, comment le ressens-tu ?
Je peux aussi voir cela comme des choix qui apparaissent simplement.
Dans l'acte lui même de m'habiller, c'est sûr que c'est fait automatiquement. En mode "pilote automatique".
Le "moi" n'est pas présent en fait... Je suis conscient que je m'habille.
-> J'ai l'impression d'avoir le choix du point de vue. Je m'explique, en conscience, je suis conscient de ce qui se déroule ou je peux encore bêtement me dire que "je=Vincent" vit cela... Tordu, non ?
1- Comment est-ce ? vaste, non limité (dans le sens du ressenti)Est-ce que tu en es sûr ? Observe à quels moments la pensée « je, Vincent », ou le sentiment d'un moi si tu préfères, est présent. Quand tu es dans la nature et que tu écoutes les sons, est-ce qu'il y a le sentiment d'un moi ? Ou quand tu te relaxes et que les limites de ton corps disparaissent ?
Je te propose ceci :
Mets ton attention sur l'espace de la conscience (en utilisant le son si c'est facile comme ça pour toi).
Comment est-ce ?
Quelle est sa qualité ?
Y a-t-il une couleur, une forme ?...
Est-ce qu'il y a le sentiment d'un moi ?
Où est Vincent ?
2- qualité ? le mot vide me vient. Je sais que sa qualité est "joie" mais je ne sens pas cela.
3- Non, pas de forme et pas de couleur
4- sentiment d'un moi ? Non. Je suis juste conscience
5- Où est Vince ? ? ? ? ? non localisé
Elle naît et disparaît... J'observe mais je ne vois pas... HelpObserve la pensée naître et disparaître. Où la pensée apparaît-elle et disparaît-elle ? Au sein de quoi ?
J'ai quand même l'impression qu'elles vont et viennent de la conscience que je suis.
Alors, ils sont apparus dans un ordre. Oui, je n'ai pas choisi l'ordre dans lequel ils apparaissent. Par contre, j'ai l'impression d'avoir cherché pour les derniers...Oublie cette question pour l'instant. Refais-le. Pense à quelques fruits et note-les un par un comme il te viennent. Fais-le et lis la suite du post après.
….....................
Maintenant regarde le premier fruit que tu as noté. As-tu décidé que allais penser à ce fruit en premier ? Si c'est banane par exemple, pourquoi as-tu mis d'abord banane, et pas cerise ou pomme ? As-tu dirigé cela, ainsi que l'ordre dans lequel les autres fruits sont apparus ?
Je suis conscience de l'instant présent.Alors qui es-tu ? Vincent ou la conscience de l'instant présent ?
J'observe, j'observe...D'après toi ?...
Oui c'est exactement ça ! Mais vérifies-le jusqu'à ce que tu en sois convaincu...
Belle soirée
Avec le cœur
Vincent
Re: Demande de suivi
Coucou Vincent,
Contente de te retrouver ici :)
Est-ce que tu as vraiment le choix du point de vue? Ou est-ce que la pensée « je=Vincent vit cela » apparaît ? Le sentiment d'être Vincent aux commandes fait partie de ce qui se déroule. Vois-tu cela ?
"qualité ? le mot vide me vient. Je sais que sa qualité est "joie" mais je ne sens pas cela."
Ce n'est pas important ce que tu sais, ne t'en préoccupe pas.
Maintenant, mets ton attention sur ce vide non limité et dis-moi, qu'est-ce qui perçoit ce vide ? Et comment est-ce ?
Je me permets de recopier le message que tu m'as envoyé en MP ici pour ne pas dissocier les échanges à ce sujet :
Ce qui perçoit, perçoit en permanence. Même pendant que ta vie se déroule en tant que Vincent.
« c'est vu quand je veux voir. » As-tu l'impression d'avoir le contrôle sur ce déplacement de l'attention ? Si oui, est-que c'est vrai ? As-tu le contrôle sur ta volonté ? Es-ce que tu décides de vouloir ou de ne pas vouloir ?
à très bientôt !
Contente de te retrouver ici :)
SuperDemain, c'est les vacances donc je pourrai répondre plus facilement.
Et comment te sens-tu avec cela ?Effectivement, je vois bien que les choses se passent de toute façon... Et apparemment sans "personne" aux commandes. J'arrive à m'ouvrir à cette idée ;-)
La pluie tombe, la neige aussi, le vent souffle, le chat miaule et le chien aboie... la pensée "banane" ou "cerise" apparait. Je comprends que nous n'avons aucun contrôle et que nous sommes les observateurs de ce qu'il se passe.
La conscience...
Tu es sûr que l'observateur croit être Vincent ? Ou est-ce que ce qui observe constate l'organisme Vincent avec toutes les pensées, croyances, sensations qui se produisent en lui (y compris celle d'un "moi")? Comme s'il était le spectateur du film « La vie de Vincent» ? (Ne réponds pas avec le mental, regarde).Ah, je vois (sans rire). La conscience est identifiée à Vincent. Du moins, la conscience que je suis est identifiée à Vincent. Dit différemment, c'est l'observateur qui croit "être" Vincent.
Suis-je clair ?
Regarde de près comment les choix se font. Quand tu choisis le T-shirt marron, comment s'effectue le choix ? Quelles sont les pensées qui apparaissent ? Comment la décision se prend-elle ? Contrôles-tu cela, contrôles-tu ces pensées ?J'ouvre le placard, je choisis des vêtements en veillant à ce qu'ils aillent ensemble. J'ai l'impression de choisir le tee-shirt blanc ou marron... Si il fait frais, je mets un sweat...etc. J'ai l'impression de décider... J'ai l'impression d'avoir un raisonnement pour mettre des couleurs qui vont ensemble.
Je peux aussi voir cela comme des choix qui apparaissent simplement.
Il n'y a pas de jugement à poser, c'est une exploration :)-> J'ai l'impression d'avoir le choix du point de vue. Je m'explique, en conscience, je suis conscient de ce qui se déroule ou je peux encore bêtement me dire que "je=Vincent" vit cela... Tordu, non ?
Est-ce que tu as vraiment le choix du point de vue? Ou est-ce que la pensée « je=Vincent vit cela » apparaît ? Le sentiment d'être Vincent aux commandes fait partie de ce qui se déroule. Vois-tu cela ?
Excellent. Donc dirais-tu que tu vois qu'il n'y a pas de moi séparé ?1- Comment est-ce ? vaste, non limité (dans le sens du ressenti)
2- qualité ? le mot vide me vient. Je sais que sa qualité est "joie" mais je ne sens pas cela.
3- Non, pas de forme et pas de couleur
4- sentiment d'un moi ? Non. Je suis juste conscience
5- Où est Vince ? ? ? ? ? non localisé
"qualité ? le mot vide me vient. Je sais que sa qualité est "joie" mais je ne sens pas cela."
Ce n'est pas important ce que tu sais, ne t'en préoccupe pas.
Maintenant, mets ton attention sur ce vide non limité et dis-moi, qu'est-ce qui perçoit ce vide ? Et comment est-ce ?
De la conscience que tu es, ou DANS la conscience que tu es ?Elle naît et disparaît... J'observe mais je ne vois pas... Help
J'ai quand même l'impression qu'elles vont et viennent de la conscience que je suis.
Quelle différence ? Tu cherches, et d'un coup, un fruit apparaît. Il y a juste eu un délai mais c'est pareil. A quel moment décides-tu du contenu et de l'apparition des pensées ? Peux-tu trouver ce moment ?Alors, ils sont apparus dans un ordre. Oui, je n'ai pas choisi l'ordre dans lequel ils apparaissent. Par contre, j'ai l'impression d'avoir cherché pour les derniers...
Et comment te sens-tu avec cela ? Le ressens-tu comme une vérité profonde, une évidence ?Sue a écrit:Alors qui es-tu ? Vincent ou la conscience de l'instant présent ?
Je suis conscience de l'instant présent.
Je me permets de recopier le message que tu m'as envoyé en MP ici pour ne pas dissocier les échanges à ce sujet :
C'est déjà super ça ! C'est vu quand tu regardes. Quand ton attention se tourne vers ce qui perçoit.Quand je dis que je suis conscience. Je vais essayer de te décrire ce que je ressens. C'est vide et non limité. Pas de couleur ou chaleur ou quoi que ce soit. mais c'est conscient de ce qu'il se passe. Par rapport aux sens par exemple, "si" je me centre sur la conscience (donc c'est du faire), j'observe et suis désidentifié. Mais "si" je fais ma vie au quotidien, ma vie se déroule en tant que "Vincent"... Donc quand je dis que je suis conscience, c'est vu quand je veux voir...
Ce qui perçoit, perçoit en permanence. Même pendant que ta vie se déroule en tant que Vincent.
« c'est vu quand je veux voir. » As-tu l'impression d'avoir le contrôle sur ce déplacement de l'attention ? Si oui, est-que c'est vrai ? As-tu le contrôle sur ta volonté ? Es-ce que tu décides de vouloir ou de ne pas vouloir ?
à très bientôt !
Re: Demande de suivi
Bonjour Suyin,
Je suis heureux d'avoir du temps pour approfondir les investigations ;-)
En fait pour répondre plus clairement, je vois que quelque part, j'aime bien penser que j'ai le contrôle. Parfois cela me permet d'être heureux et parfois de me plaindre...
Tu vois, là je viens de me lever pour prendre un jus de raisin parce que j'en avais envie et j'avais soif.
Je sais qu'il est bu par l'organisme mais c'est aussi "Vincent" qui s'offre cette boisson. Donc je suis content.
Pourtant je comprends qu'au départ ce n'est qu'une pensée qui est apparue et que la chose s'est faite. Avec ou sans personne aux commandes. Alors oui, je trouve encore cela étrange.
J'arrive selon l'instant à voir avec plus ou moins de recul.
Je ne vois pas clairement Vincent avec du recul. Ce personnage a des goûts et préférences... La couleur bleue est préférée au kaki. J'ai le sentiment que c'est Vincent qui préfère, donc moi.
C'est normal puisque je suis identifié à lui...
Le choix se fait en fonction de ce qui apparaît. C'est bien, c'est pas bien...etc.
En fait, je crois que la décision se prend. Simplement.
Non, je ne contrôle pas les pensées mais jusqu'à maintenant, je pensais contrôler ce que j'en faisais.
C'est un sketch tout ça.
Oui, je vois que c'est une pensée.
Je m'arrête donc à ce qui est vécu. Je suis.
Tiens une nouvelle pensée qui dit "je veux tellement tout contrôler..."
Ce qui perçoit ce vide est conscient. C'est la conscience que je suis. C'est pas descriptible.
En même temps, la conscience est vide.
En disant "que je suis", le mental récupère alors que si je dis DANS la conscience, je comprends que c'est quelque chose et non plus quelqu'un.
Oui, j'ai l'impression d'avoir le contrôle sur ce déplacement de l'attention. En clair, parfois j'observe et parfois non...
L'état observé est constant mais juste observé ou non. Je comprends que c'est faux mais je le vis ainsi.
Oui, j'ai le contrôle sur ma volonté. Et oui, je suis maitre de faire ou de ne pas faire... Oui, j'ai le sentiment de décider de vouloir ou ne pas vouloir. Encore une fois, je comprends ma bêtise mais je le vis ainsi.
A très vite
Vincent
Je suis heureux d'avoir du temps pour approfondir les investigations ;-)
J'arrive à m'ouvrir à cette idée, je le comprends... Je ne sais pas quoi dire de plus. C'est comme ça. C'était comme ça avant moi et le sera après...Effectivement, je vois bien que les choses se passent de toute façon... Et apparemment sans "personne" aux commandes. J'arrive à m'ouvrir à cette idée ;-)
La pluie tombe, la neige aussi, le vent souffle, le chat miaule et le chien aboie... la pensée "banane" ou "cerise" apparait. Je comprends que nous n'avons aucun contrôle et que nous sommes les observateurs de ce qu'il se passe.
La conscience...
Et comment te sens-tu avec cela ?
En fait pour répondre plus clairement, je vois que quelque part, j'aime bien penser que j'ai le contrôle. Parfois cela me permet d'être heureux et parfois de me plaindre...
Tu vois, là je viens de me lever pour prendre un jus de raisin parce que j'en avais envie et j'avais soif.
Je sais qu'il est bu par l'organisme mais c'est aussi "Vincent" qui s'offre cette boisson. Donc je suis content.
Pourtant je comprends qu'au départ ce n'est qu'une pensée qui est apparue et que la chose s'est faite. Avec ou sans personne aux commandes. Alors oui, je trouve encore cela étrange.
Je suis conscience de l'instant présent. Je suis conscient de ce qu'il se passe. Dans cet instant, des pensées apparaissent et disparaissent.Ah, je vois (sans rire). La conscience est identifiée à Vincent. Du moins, la conscience que je suis est identifiée à Vincent. Dit différemment, c'est l'observateur qui croit "être" Vincent.
Suis-je clair ?
Tu es sûr que l'observateur croit être Vincent ? Ou est-ce que ce qui observe constate l'organisme Vincent avec toutes les pensées, croyances, sensations qui se produisent en lui (y compris celle d'un "moi")? Comme s'il était le spectateur du film « La vie de Vincent» ? (Ne réponds pas avec le mental, regarde).
J'arrive selon l'instant à voir avec plus ou moins de recul.
Je ne vois pas clairement Vincent avec du recul. Ce personnage a des goûts et préférences... La couleur bleue est préférée au kaki. J'ai le sentiment que c'est Vincent qui préfère, donc moi.
C'est normal puisque je suis identifié à lui...
Le choix du t-shirt apparaît comme une pensée. C'est vrai que tout apparaît comme une pensée. Je vois çà.J'ouvre le placard, je choisis des vêtements en veillant à ce qu'ils aillent ensemble. J'ai l'impression de choisir le tee-shirt blanc ou marron... Si il fait frais, je mets un sweat...etc. J'ai l'impression de décider... J'ai l'impression d'avoir un raisonnement pour mettre des couleurs qui vont ensemble.
Je peux aussi voir cela comme des choix qui apparaissent simplement.
Regarde de près comment les choix se font. Quand tu choisis le T-shirt marron, comment s'effectue le choix ? Quelles sont les pensées qui apparaissent ? Comment la décision se prend-elle ? Contrôles-tu cela, contrôles-tu ces pensées ?
Le choix se fait en fonction de ce qui apparaît. C'est bien, c'est pas bien...etc.
En fait, je crois que la décision se prend. Simplement.
Non, je ne contrôle pas les pensées mais jusqu'à maintenant, je pensais contrôler ce que j'en faisais.
C'est un sketch tout ça.
Oui, c'est vécu et c'est tout. Qui vit cela ? J'en sais rien.-> J'ai l'impression d'avoir le choix du point de vue. Je m'explique, en conscience, je suis conscient de ce qui se déroule ou je peux encore bêtement me dire que "je=Vincent" vit cela... Tordu, non ?
Il n'y a pas de jugement à poser, c'est une exploration :)
Est-ce que tu as vraiment le choix du point de vue? Ou est-ce que la pensée « je=Vincent vit cela » apparaît ? Le sentiment d'être Vincent aux commandes fait partie de ce qui se déroule. Vois-tu cela ?
Oui, je vois que c'est une pensée.
Je m'arrête donc à ce qui est vécu. Je suis.
Tiens une nouvelle pensée qui dit "je veux tellement tout contrôler..."
Oui, je vois que c'est vide. Donc pas de moi séparé.1- Comment est-ce ? vaste, non limité (dans le sens du ressenti)
2- qualité ? le mot vide me vient. Je sais que sa qualité est "joie" mais je ne sens pas cela.
3- Non, pas de forme et pas de couleur
4- sentiment d'un moi ? Non. Je suis juste conscience
5- Où est Vince ? ? ? ? ? non localisé
Excellent. Donc dirais-tu que tu vois qu'il n'y a pas de moi séparé ?
"qualité ? le mot vide me vient. Je sais que sa qualité est "joie" mais je ne sens pas cela."
Ce n'est pas important ce que tu sais, ne t'en préoccupe pas.
Maintenant, mets ton attention sur ce vide non limité et dis-moi, qu'est-ce qui perçoit ce vide ? Et comment est-ce ?
Ce qui perçoit ce vide est conscient. C'est la conscience que je suis. C'est pas descriptible.
En même temps, la conscience est vide.
Oui, c'est ça, DANS la conscience que je suis.Elle naît et disparaît... J'observe mais je ne vois pas... Help
J'ai quand même l'impression qu'elles vont et viennent de la conscience que je suis.
De la conscience que tu es, ou DANS la conscience que tu es ?
En disant "que je suis", le mental récupère alors que si je dis DANS la conscience, je comprends que c'est quelque chose et non plus quelqu'un.
Les pensées apparaissent. Je ne suis pas maître de ce qui apparaît. Je ne choisi pas le contenu. Je ne peux pas trouver ce moment où j'ai fait le choix de ce qui apparaît.Alors, ils sont apparus dans un ordre. Oui, je n'ai pas choisi l'ordre dans lequel ils apparaissent. Par contre, j'ai l'impression d'avoir cherché pour les derniers...
Quelle différence ? Tu cherches, et d'un coup, un fruit apparaît. Il y a juste eu un délai mais c'est pareil. A quel moment décides-tu du contenu et de l'apparition des pensées ? Peux-tu trouver ce moment ?
Sue a écrit:Alors qui es-tu ? Vincent ou la conscience de l'instant présent ?
Je suis conscience de l'instant présent.
Et comment te sens-tu avec cela ? Le ressens-tu comme une vérité profonde, une évidence ?
Je me permets de recopier le message que tu m'as envoyé en MP ici pour ne pas dissocier les échanges à ce sujet :
Quand je dis que je suis conscience. Je vais essayer de te décrire ce que je ressens. C'est vide et non limité. Pas de couleur ou chaleur ou quoi que ce soit. mais c'est conscient de ce qu'il se passe. Par rapport aux sens par exemple, "si" je me centre sur la conscience (donc c'est du faire), j'observe et suis désidentifié. Mais "si" je fais ma vie au quotidien, ma vie se déroule en tant que "Vincent"... Donc quand je dis que je suis conscience, c'est vu quand je veux voir...
C'est déjà super ça ! C'est vu quand tu regardes. Quand ton attention se tourne vers ce qui perçoit.
Ce qui perçoit, perçoit en permanence. Même pendant que ta vie se déroule en tant que Vincent.
« c'est vu quand je veux voir. » As-tu l'impression d'avoir le contrôle sur ce déplacement de l'attention ? Si oui, est-que c'est vrai ? As-tu le contrôle sur ta volonté ? Es-ce que tu décides de vouloir ou de ne pas vouloir ?
Oui, j'ai l'impression d'avoir le contrôle sur ce déplacement de l'attention. En clair, parfois j'observe et parfois non...
L'état observé est constant mais juste observé ou non. Je comprends que c'est faux mais je le vis ainsi.
Oui, j'ai le contrôle sur ma volonté. Et oui, je suis maitre de faire ou de ne pas faire... Oui, j'ai le sentiment de décider de vouloir ou ne pas vouloir. Encore une fois, je comprends ma bêtise mais je le vis ainsi.
A très vite
Vincent
Re: Demande de suivi
Bonjour Vincent,
Merci pour tes réponses. Continuons...
Il y a un attachement à l'idée d'avoir le contrôle, alors regarde cela de plus près.
Est-ce que croire que tu as le contrôle te permet d'être heureux ? En es-tu certain ? Regarde ce que tu ressens quand tu crois cette pensée « j'ai le contrôle ». Comment est-ce ? (tendu, détendu, paisible, agité, ouvert, fermé, etc...)
Et que ressentirais-tu si tu ne croyais pas que tu as le contrôle ?
Cela te permet de te plaindre. Es-tu heureux quand tu te plains ? Regarde ce que tu ressens dans la plainte, dans la vibration de la victime. Comment est-ce ?
Tu dis « je suis content ». Si tu ne croyais pas que tu as le contrôle, est-ce que cela t'empêcherait de ressentir du contentement en buvant cette boisson ? D'où vient le contentement ? Du fait de croire que tu as le contrôle, ou du fait que la soif de l'organisme soit étanchée ?
Tu vois que l'organisme nommé Vincent a des préférences, ok. En effet l'organisme a des préférences. Cela ne prouve pas l'existence d'un moi aux commandes.
« J'ai le sentiment que c'est Vincent qui préfère, donc moi. » Est-ce une observation directe ou une pensée ? Qu'est-ce que l'observation directe révèle ?
Conscience de ce qui est... pensées qui apparaissent et disparaissent... Préférences qui sont constatées... Quoi d'autre ?
Regarde là tout de suite, en cet instant, quelle est ton expérience directe de ce qui est ? (yeux sur l'écran, bruits dans la pièce, pensées qui apparaissent, sensations, perceptions, etc). Décris-moi tout cela. Sans interpréter.
Sans interprétation, qu'est-ce qui est ? Qu'est-ce qui est vu dans l'expérience directe? Contrôle-tu les pensées, contrôles-tu ce que tu en fais ?
Qu'est-ce qui se cache derrière la pensée "c'est un sketch tout ça" ? Une résistance ?... Peux-tu la voir ?
Regarde à nouveau « ce qui perçoit ».
La paix en est-elle absente ? La bienveillance en est-elle absente ? La joie en est-elle absente ?
C'est vide d'interprétation, mais si tu approfondis ton attention, dis-moi, est-ce que ce n'est pas vibrant, plein d'énergie?
Es-tu convaincu, depuis l'expérience directe, qu'il n'y pas de moi séparé ? Ou est-ce une conclusion mentale ?
Observe cette notion d'avoir le contrôle sur ta volonté.
Peux-tu décider, là maintenant, de ne pas vouloir continuer à lire ce post ?
Peux-tu décider de vouloir mettre ton attention sur la conscience ? A quel moment décide-tu de vouloir cela ? Peux-tu trouver ce moment ? Tu lis ce message, il y a une invitation à regarder ce qui perçoit, et tu le fais. Décides-tu de le faire, ou réponds-tu à un stimulus (les mots que tu lis) ? Dans la journée, la pensée « mettre l'attention sur ce qui perçoit » arrive, et hop l'attention se met sur la conscience. Décides-tu que cette pensée arrive et à quel moment ? Décides-tu que tu vas suivre la pensée ou que tu ne vas pas la suivre ? Ou est-ce que, dans le second cas, une pensée de type « non pas maintenant je ne suis pas assez tranquille pour le faire » arrive et du coup tu ne le fais pas ? Décides-tu que cette pensée arrive ?
D'où part la volonté ? As-tu le contrôle sur l'apparition d'une volonté, d'une intention ? Ou est-ce que c'est la même chose que pour les pensées ?
Tu n'as pas répondu à cette question :
Merci pour ton investissement dans ces échanges :)
Dans le coeur,
Suyin
Merci pour tes réponses. Continuons...
Et oui, tout est là. Dans mon expérience, le basculement s'est produit quand j'ai non pas renoncé au contrôle, mais quand j'ai réalisé que je n'en ai aucun, que ce contrôle est une illusion.En fait pour répondre plus clairement, je vois que quelque part, j'aime bien penser que j'ai le contrôle. Parfois cela me permet d'être heureux et parfois de me plaindre...
Il y a un attachement à l'idée d'avoir le contrôle, alors regarde cela de plus près.
Est-ce que croire que tu as le contrôle te permet d'être heureux ? En es-tu certain ? Regarde ce que tu ressens quand tu crois cette pensée « j'ai le contrôle ». Comment est-ce ? (tendu, détendu, paisible, agité, ouvert, fermé, etc...)
Et que ressentirais-tu si tu ne croyais pas que tu as le contrôle ?
Cela te permet de te plaindre. Es-tu heureux quand tu te plains ? Regarde ce que tu ressens dans la plainte, dans la vibration de la victime. Comment est-ce ?
Avec ou sans ? Il faut que ce soit bien clair pour toi. Tu le comprends, c'est super, mais ça ne suffit pas. Il faut que ce soit une évidence. (quand je dis il faut il ne s'agit pas d'une obligation, cela signifie que c'est nécessaire si tu souhaites voir ce qui est vrai). Alors regarde à nouveau. As-tu décidé d'avoir soif ? As-tu décidé d'avoir envie d'un jus de raisin ? Pourquoi cette boisson-là, pourquoi pas une autre ? As-tu le contrôle là-dessus ?Tu vois, là je viens de me lever pour prendre un jus de raisin parce que j'en avais envie et j'avais soif.
Je sais qu'il est bu par l'organisme mais c'est aussi "Vincent" qui s'offre cette boisson. Donc je suis content.
Pourtant je comprends qu'au départ ce n'est qu'une pensée qui est apparue et que la chose s'est faite. Avec ou sans personne aux commandes. Alors oui, je trouve encore cela étrange.
Tu dis « je suis content ». Si tu ne croyais pas que tu as le contrôle, est-ce que cela t'empêcherait de ressentir du contentement en buvant cette boisson ? D'où vient le contentement ? Du fait de croire que tu as le contrôle, ou du fait que la soif de l'organisme soit étanchée ?
« C'est normal puisque je suis identifié à lui » est une interprétation, une pensée.Je suis conscience de l'instant présent. Je suis conscient de ce qu'il se passe. Dans cet instant, des pensées apparaissent et disparaissent.
J'arrive selon l'instant à voir avec plus ou moins de recul.
Je ne vois pas clairement Vincent avec du recul. Ce personnage a des goûts et préférences... La couleur bleue est préférée au kaki. J'ai le sentiment que c'est Vincent qui préfère, donc moi.
C'est normal puisque je suis identifié à lui...
Tu vois que l'organisme nommé Vincent a des préférences, ok. En effet l'organisme a des préférences. Cela ne prouve pas l'existence d'un moi aux commandes.
« J'ai le sentiment que c'est Vincent qui préfère, donc moi. » Est-ce une observation directe ou une pensée ? Qu'est-ce que l'observation directe révèle ?
Conscience de ce qui est... pensées qui apparaissent et disparaissent... Préférences qui sont constatées... Quoi d'autre ?
Regarde là tout de suite, en cet instant, quelle est ton expérience directe de ce qui est ? (yeux sur l'écran, bruits dans la pièce, pensées qui apparaissent, sensations, perceptions, etc). Décris-moi tout cela. Sans interpréter.
Tu le crois ou tu le vois ?Le choix du t-shirt apparaît comme une pensée. C'est vrai que tout apparaît comme une pensée. Je vois çà.
Le choix se fait en fonction de ce qui apparaît. C'est bien, c'est pas bien...etc.
En fait, je crois que la décision se prend. Simplement.
Là le mental intervient et donne une interprétation : « c'est un sketch, jusqu'à maintenant je croyais que... » etc.Non, je ne contrôle pas les pensées mais jusqu'à maintenant, je pensais contrôler ce que j'en faisais.
C'est un sketch tout ça.
Sans interprétation, qu'est-ce qui est ? Qu'est-ce qui est vu dans l'expérience directe? Contrôle-tu les pensées, contrôles-tu ce que tu en fais ?
Qu'est-ce qui se cache derrière la pensée "c'est un sketch tout ça" ? Une résistance ?... Peux-tu la voir ?
Juste une pensée...Une croyance... La croyance que tu veux tout contrôler...La vérité ne se trouve pas dans les pensées. Est-ce que cela est clair pour toi, que les pensées -sans exception - sont toujours des interprétations ? Donc si oui, ne les écoute pas...:)Oui, c'est vécu et c'est tout. Qui vit cela ? J'en sais rien.
Oui, je vois que c'est une pensée.
Je m'arrête donc à ce qui est vécu. Je suis.
Tiens une nouvelle pensée qui dit "je veux tellement tout contrôler..."
Est-ce vraiment vide ?Oui, je vois que c'est vide. Donc pas de moi séparé.
Ce qui perçoit ce vide est conscient. C'est la conscience que je suis. C'est pas descriptible.
En même temps, la conscience est vide.
Regarde à nouveau « ce qui perçoit ».
La paix en est-elle absente ? La bienveillance en est-elle absente ? La joie en est-elle absente ?
C'est vide d'interprétation, mais si tu approfondis ton attention, dis-moi, est-ce que ce n'est pas vibrant, plein d'énergie?
Es-tu convaincu, depuis l'expérience directe, qu'il n'y pas de moi séparé ? Ou est-ce une conclusion mentale ?
Tout à fait. Reste avec cela. Contemple ce "quelque chose", contemple l'absence de "quelqu'un".Oui, c'est ça, DANS la conscience que je suis.
En disant "que je suis", le mental récupère alors que si je dis DANS la conscience, je comprends que c'est quelque chose et non plus quelqu'un.
Donc vois-tu clairement que le choix est une illusion ?Les pensées apparaissent. Je ne suis pas maître de ce qui apparaît. Je ne choisi pas le contenu. Je ne peux pas trouver ce moment où j'ai fait le choix de ce qui apparaît.
Une fois de plus, il n'y a pas de « bêtise ». Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. « je comprends ma bêtise » est une pensée.Oui, j'ai l'impression d'avoir le contrôle sur ce déplacement de l'attention. En clair, parfois j'observe et parfois non...
L'état observé est constant mais juste observé ou non. Je comprends que c'est faux mais je le vis ainsi.
Oui, j'ai le contrôle sur ma volonté. Et oui, je suis maitre de faire ou de ne pas faire... Oui, j'ai le sentiment de décider de vouloir ou ne pas vouloir. Encore une fois, je comprends ma bêtise mais je le vis ainsi.
Observe cette notion d'avoir le contrôle sur ta volonté.
Peux-tu décider, là maintenant, de ne pas vouloir continuer à lire ce post ?
Peux-tu décider de vouloir mettre ton attention sur la conscience ? A quel moment décide-tu de vouloir cela ? Peux-tu trouver ce moment ? Tu lis ce message, il y a une invitation à regarder ce qui perçoit, et tu le fais. Décides-tu de le faire, ou réponds-tu à un stimulus (les mots que tu lis) ? Dans la journée, la pensée « mettre l'attention sur ce qui perçoit » arrive, et hop l'attention se met sur la conscience. Décides-tu que cette pensée arrive et à quel moment ? Décides-tu que tu vas suivre la pensée ou que tu ne vas pas la suivre ? Ou est-ce que, dans le second cas, une pensée de type « non pas maintenant je ne suis pas assez tranquille pour le faire » arrive et du coup tu ne le fais pas ? Décides-tu que cette pensée arrive ?
D'où part la volonté ? As-tu le contrôle sur l'apparition d'une volonté, d'une intention ? Ou est-ce que c'est la même chose que pour les pensées ?
Tu n'as pas répondu à cette question :
Ne réponds pas, et regarde simplement ceci : il y a l'organisme nommé Vincent, et il y a la conscience de l'instant présent (ou la conscience de ce qui est) au sein de laquelle cet organisme et son environnement apparaissent. Vérifie cela dans la vision directe. Et regarde, y a-t-il un « je » pour être l'un ou l'autre ? Un « je » qui serait Vincent, ou un « je » qui serait la conscience de ce qui est ? Ou y a-t-il seulement le fait d'être, et d'être conscient ?"Sue a écrit:Alors qui es-tu ? Vincent ou la conscience de l'instant présent ?"
Je suis conscience de l'instant présent.
"Et comment te sens-tu avec cela ? Le ressens-tu comme une vérité profonde, une évidence ? "
Merci pour ton investissement dans ces échanges :)
Dans le coeur,
Suyin
Re: Demande de suivi
Bonjour Suyin,
Merci une nouvelle fois pour ta réponse et comme tu dis, continuons...
Alors non, le fait de croire que j'ai le contrôle ne me permet pas d'être heureux. Je suis certain de cela.
Quand je crois cette pensée "j'ai le contrôle", pour reprendre tes mots, c'est tendu, agité et fermé. Je n'avais jamais observé cette pensée et je peux répondre à cette question en comparant avec la pensée "je n'ai pas le contrôle". Je ressens vraiment une différence. ;-)
J'ai l'image d'un personnage de jeux vidéo. Il ne ressent aucune pression. Il bouge selon la demande...
Quand je ne crois pas la pensée "j'ai le contrôle", je me sens très détendu. Je ressens beaucoup d'espace. Il n'y a rien à saisir... Je me sens moins dur avec moi même.
Au départ, je ressentais une peur mais je l'ai lâchée.
Non, je ne suis pas heureux quand je me plains. Quand j'observe je vois de la tristesse et de la colère.
Oui, tu as raison, quand je dis "je suis content" la joie apparaît et je n'ai pas besoin de contrôle pour cela. Le contentement vient du fait que la soif de l'organisme est étanchée.
MERCI Suyin.
L'observation directe révèle que quelque chose est préféré. C'est récupéré ensuite par "c'est Vincent qui...".
Conscience de ce qui est... pensées qui apparaissent et disparaissent... Préférences qui sont constatées... Quoi d'autre ?
Je ne vois pas trop ce que tu attends de cette question. Je peux rajouter que des mouvements et des gestes sont accomplis.
Dans l'instant, concernant mon expérience directe de ce qui est, je vois l'écran qui est devant moi. J'écris les mots qui me viennent à l'aide du clavier. Je ressens les touches sous les doigts. La pièce est silencieuse. J'entends le bruit du ventilateur de l'ordinateur. Je ressens le contact de mon corps sur la chaise.
Je suis bien.
Je ne crois que ce que je vois ;-)
Ma dernière phrase est mal tournée. Je vois que la décision est prise.
Non, je ne contrôle pas les pensées. Elles apparaissent et disparaissent. Je vois que certaines pensées sont suivies. Des actes sont accomplis suite à l'apparition d'une pensée.
Quand je dis que "c'est un sketch tout ça ?". Je veux dire que je constate que je ne suis pas maître de mes pensées et je ne suis pas maître des actes, de ce que j'en fais.
C'est dû à une résistance. Celle de tout vouloir contrôler.
Je vais veiller à cela.
La conscience est "paix", c'est certain, "bienveillance", probablement mais "joie", je ne vois pas.
C'est l'énergie de la vie. Je ne sais pas comment la décrire.
Oui, j'en suis convaincu. Il n'y a pas de moi séparé. Je ne l'ai pas trouvé en observant.
2-Alors je comprends. La pensée "je porte mon attention sur la conscience" apparaît. Je le fais. Je ne décide pas quand cela apparaît.
Je porte mon attention sur la conscience après avoir lu ton texte. Je ne vois pas clairement le processus mais je crois que je réponds à ce qui est lu. En fait la chose est pensée et elle se fait...
3-Non, je ne décide pas du moment où la pensée arrive en fait... Je pensais que oui car je faisais cela quand je sentais que je n'étais pas attentif à "moi même"...
La chose se fait et sinon, je viens de voir que c'est une nouvelle pensée qui me dit "non je ne fais pas ça maintenant". Et non, je ne décide pas que cette nouvelle arrive...
Oui, la volonté est un moteur qui est là ou non. Je n'ai pas le contrôle sur l'apparition d'une volonté ou d'une intention.
Je vois que c'est la même chose pour les pensées.
Il y a seulement le fait d'être et d'être conscient.
Merci pour ton soutien et également pour ton investissement
En espérant ne pas te prendre trop de ton temps
Avec le coeur,
Vincent
Merci une nouvelle fois pour ta réponse et comme tu dis, continuons...
Merci d'avoir mis en lumière cette évidence. Je parle du fait que personne n'ait le contrôle... J'observe...Et oui, tout est là. Dans mon expérience, le basculement s'est produit quand j'ai non pas renoncé au contrôle, mais quand j'ai réalisé que je n'en ai aucun, que ce contrôle est une illusion.
Il y a un attachement à l'idée d'avoir le contrôle, alors regarde cela de plus près.
Est-ce que croire que tu as le contrôle te permet d'être heureux ? En es-tu certain ? Regarde ce que tu ressens quand tu crois cette pensée « j'ai le contrôle ». Comment est-ce ? (tendu, détendu, paisible, agité, ouvert, fermé, etc...)
Et que ressentirais-tu si tu ne croyais pas que tu as le contrôle ?
Cela te permet de te plaindre. Es-tu heureux quand tu te plains ? Regarde ce que tu ressens dans la plainte, dans la vibration de la victime. Comment est-ce ?
Alors non, le fait de croire que j'ai le contrôle ne me permet pas d'être heureux. Je suis certain de cela.
Quand je crois cette pensée "j'ai le contrôle", pour reprendre tes mots, c'est tendu, agité et fermé. Je n'avais jamais observé cette pensée et je peux répondre à cette question en comparant avec la pensée "je n'ai pas le contrôle". Je ressens vraiment une différence. ;-)
J'ai l'image d'un personnage de jeux vidéo. Il ne ressent aucune pression. Il bouge selon la demande...
Quand je ne crois pas la pensée "j'ai le contrôle", je me sens très détendu. Je ressens beaucoup d'espace. Il n'y a rien à saisir... Je me sens moins dur avec moi même.
Au départ, je ressentais une peur mais je l'ai lâchée.
Non, je ne suis pas heureux quand je me plains. Quand j'observe je vois de la tristesse et de la colère.
Je ne décide pas d'avoir soif. Le corps fait ressentir un besoin. La pensée "boire" apparaît et une autre pensée concernant ce que j'ai dans le frigo apparaît "jus de raisin". Cette boisson là était une évidence dans l'instant. Je vois que je n'ai aucun contrôle.Avec ou sans ? Il faut que ce soit bien clair pour toi. Tu le comprends, c'est super, mais ça ne suffit pas. Il faut que ce soit une évidence. (quand je dis il faut il ne s'agit pas d'une obligation, cela signifie que c'est nécessaire si tu souhaites voir ce qui est vrai). Alors regarde à nouveau. As-tu décidé d'avoir soif ? As-tu décidé d'avoir envie d'un jus de raisin ? Pourquoi cette boisson-là, pourquoi pas une autre ? As-tu le contrôle là-dessus ?
Tu dis « je suis content ». Si tu ne croyais pas que tu as le contrôle, est-ce que cela t'empêcherait de ressentir du contentement en buvant cette boisson ? D'où vient le contentement ? Du fait de croire que tu as le contrôle, ou du fait que la soif de l'organisme soit étanchée ?
Oui, tu as raison, quand je dis "je suis content" la joie apparaît et je n'ai pas besoin de contrôle pour cela. Le contentement vient du fait que la soif de l'organisme est étanchée.
MERCI Suyin.
Quand je dis « J'ai le sentiment que c'est Vincent qui préfère, donc moi. », je me mélange les pinceaux. C'est l'organisme que je suis qui préfère et une pensée dit que c'est "Vincent" qui préfère.« C'est normal puisque je suis identifié à lui » est une interprétation, une pensée.
Tu vois que l'organisme nommé Vincent a des préférences, ok. En effet l'organisme a des préférences. Cela ne prouve pas l'existence d'un moi aux commandes.
« J'ai le sentiment que c'est Vincent qui préfère, donc moi. » Est-ce une observation directe ou une pensée ? Qu'est-ce que l'observation directe révèle ?
Conscience de ce qui est... pensées qui apparaissent et disparaissent... Préférences qui sont constatées... Quoi d'autre ?
Regarde là tout de suite, en cet instant, quelle est ton expérience directe de ce qui est ? (yeux sur l'écran, bruits dans la pièce, pensées qui apparaissent, sensations, perceptions, etc). Décris-moi tout cela. Sans interpréter.
L'observation directe révèle que quelque chose est préféré. C'est récupéré ensuite par "c'est Vincent qui...".
Conscience de ce qui est... pensées qui apparaissent et disparaissent... Préférences qui sont constatées... Quoi d'autre ?
Je ne vois pas trop ce que tu attends de cette question. Je peux rajouter que des mouvements et des gestes sont accomplis.
Dans l'instant, concernant mon expérience directe de ce qui est, je vois l'écran qui est devant moi. J'écris les mots qui me viennent à l'aide du clavier. Je ressens les touches sous les doigts. La pièce est silencieuse. J'entends le bruit du ventilateur de l'ordinateur. Je ressens le contact de mon corps sur la chaise.
Je suis bien.
Tu le crois ou tu le vois ?
Je ne crois que ce que je vois ;-)
Ma dernière phrase est mal tournée. Je vois que la décision est prise.
Là le mental intervient et donne une interprétation : « c'est un sketch, jusqu'à maintenant je croyais que... » etc.
Sans interprétation, qu'est-ce qui est ? Qu'est-ce qui est vu dans l'expérience directe? Contrôle-tu les pensées, contrôles-tu ce que tu en fais ?
Qu'est-ce qui se cache derrière la pensée "c'est un sketch tout ça" ? Une résistance ?... Peux-tu la voir ?
Non, je ne contrôle pas les pensées. Elles apparaissent et disparaissent. Je vois que certaines pensées sont suivies. Des actes sont accomplis suite à l'apparition d'une pensée.
Quand je dis que "c'est un sketch tout ça ?". Je veux dire que je constate que je ne suis pas maître de mes pensées et je ne suis pas maître des actes, de ce que j'en fais.
C'est dû à une résistance. Celle de tout vouloir contrôler.
Merci ;-)Juste une pensée...Une croyance... La croyance que tu veux tout contrôler...La vérité ne se trouve pas dans les pensées. Est-ce que cela est clair pour toi, que les pensées -sans exception - sont toujours des interprétations ? Donc si oui, ne les écoute pas...:)
Je vais veiller à cela.
Et bien, c'est vide mais c'est conscient.Est-ce vraiment vide ?
Regarde à nouveau « ce qui perçoit ».
La paix en est-elle absente ? La bienveillance en est-elle absente ? La joie en est-elle absente ?
C'est vide d'interprétation, mais si tu approfondis ton attention, dis-moi, est-ce que ce n'est pas vibrant, plein d'énergie?
Es-tu convaincu, depuis l'expérience directe, qu'il n'y pas de moi séparé ? Ou est-ce une conclusion mentale ?
La conscience est "paix", c'est certain, "bienveillance", probablement mais "joie", je ne vois pas.
C'est l'énergie de la vie. Je ne sais pas comment la décrire.
Oui, j'en suis convaincu. Il n'y a pas de moi séparé. Je ne l'ai pas trouvé en observant.
Pour compléter la réponse ci-dessus, l'absence de quelqu'un, me donne la paix, la bienveillance, probablement car je ne veux de mal à personne mais je ne ressens pas de joie.Tout à fait. Reste avec cela. Contemple ce "quelque chose", contemple l'absence de "quelqu'un".
Je vois clairement que le choix "des pensées" est une illusion.Donc vois-tu clairement que le choix est une illusion ?
1-Je ne peux pas décider de ne plus lire ce post puisque la pensée n'était pas apparue. Maintenant je lis la phrase mais c'est tout.Une fois de plus, il n'y a pas de « bêtise ». Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. « je comprends ma bêtise » est une pensée.
Observe cette notion d'avoir le contrôle sur ta volonté.
Peux-tu décider, là maintenant, de ne pas vouloir continuer à lire ce post ?
Peux-tu décider de vouloir mettre ton attention sur la conscience ? A quel moment décide-tu de vouloir cela ? Peux-tu trouver ce moment ? Tu lis ce message, il y a une invitation à regarder ce qui perçoit, et tu le fais. Décides-tu de le faire, ou réponds-tu à un stimulus (les mots que tu lis) ? Dans la journée, la pensée « mettre l'attention sur ce qui perçoit » arrive, et hop l'attention se met sur la conscience. Décides-tu que cette pensée arrive et à quel moment ? Décides-tu que tu vas suivre la pensée ou que tu ne vas pas la suivre ? Ou est-ce que, dans le second cas, une pensée de type « non pas maintenant je ne suis pas assez tranquille pour le faire » arrive et du coup tu ne le fais pas ? Décides-tu que cette pensée arrive ?
D'où part la volonté ? As-tu le contrôle sur l'apparition d'une volonté, d'une intention ? Ou est-ce que c'est la même chose que pour les pensées ?
2-Alors je comprends. La pensée "je porte mon attention sur la conscience" apparaît. Je le fais. Je ne décide pas quand cela apparaît.
Je porte mon attention sur la conscience après avoir lu ton texte. Je ne vois pas clairement le processus mais je crois que je réponds à ce qui est lu. En fait la chose est pensée et elle se fait...
3-Non, je ne décide pas du moment où la pensée arrive en fait... Je pensais que oui car je faisais cela quand je sentais que je n'étais pas attentif à "moi même"...
La chose se fait et sinon, je viens de voir que c'est une nouvelle pensée qui me dit "non je ne fais pas ça maintenant". Et non, je ne décide pas que cette nouvelle arrive...
Oui, la volonté est un moteur qui est là ou non. Je n'ai pas le contrôle sur l'apparition d'une volonté ou d'une intention.
Je vois que c'est la même chose pour les pensées.
;-) Je ne vois pas de "je" pour être l'un ou l'autre.Tu n'as pas répondu à cette question :
Alors qui es-tu ? Vincent ou la conscience de l'instant présent ?"
Je suis conscience de l'instant présent.
"Et comment te sens-tu avec cela ? Le ressens-tu comme une vérité profonde, une évidence ? "
Ne réponds pas, et regarde simplement ceci : il y a l'organisme nommé Vincent, et il y a la conscience de l'instant présent (ou la conscience de ce qui est) au sein de laquelle cet organisme et son environnement apparaissent. Vérifie cela dans la vision directe. Et regarde, y a-t-il un « je » pour être l'un ou l'autre ? Un « je » qui serait Vincent, ou un « je » qui serait la conscience de ce qui est ? Ou y a-t-il seulement le fait d'être, et d'être conscient ?
Il y a seulement le fait d'être et d'être conscient.
Merci pour ton soutien et également pour ton investissement
En espérant ne pas te prendre trop de ton temps
Avec le coeur,
Vincent
Re: Demande de suivi
Bonjour Vincent,
Quelle joie de te lire !
Un petit détail : « Au départ, je ressentais une peur mais je l'ai lâchée. »
--> Quelqu'un a-t-il lâché la peur ou est-ce que « lâcher la peur » s'est fait tout seul?
Tu as vu qu'il n'y a pas de « je » qui soit Vincent ou qui soit la conscience. Alors comment ces phrases peuvent-elles être reformulées ? (toujours avec la vision directe)
Pour la bienveillance tu dis « probablement », en fait tu peux constater cette bienveillance par le fait qu'il n'y ait aucun jugement sur les événements et sur les êtres. Cela est pur accueil de ce qui est. Et là, l'Amour n'est pas loin...;)
Pour la joie, ce n'est effectivement pas forcément une évidence. En fait la joie se révèle peu à peu quand cette attention à la Présence, à cette qualité d'accueil, grandit.
Te sens-tu satisfait de cette investigation ? Dis-moi sincèrement ce qui est ressenti à présent.
Bien amicalement,
Suyin
Quelle joie de te lire !
Oui, beaucoup d'espace... La fin de la croyance en un contrôle est le début de la liberté, aussi paradoxal que cela puisse paraître. Il n'y a plus à porter le poids de « sa » vie, plus de culpabilité à être ce que l'on est, plus de responsabilité personnelle (mais plus non plus d'accusation envers l'extérieur), plus de fautes ni d'erreurs, plus de besoin de reconnaissance, plus de mérite non plus... (ha oui c'est le revers de la médaille :) ) Tous ces fardeaux peuvent être déposés... Cela change toute la perspective de l'existence...Quand je ne crois pas la pensée "j'ai le contrôle", je me sens très détendu. Je ressens beaucoup d'espace. Il n'y a rien à saisir... Je me sens moins dur avec moi même.
Au départ, je ressentais une peur mais je l'ai lâchée.
Un petit détail : « Au départ, je ressentais une peur mais je l'ai lâchée. »
--> Quelqu'un a-t-il lâché la peur ou est-ce que « lâcher la peur » s'est fait tout seul?
OuiQuand je dis « J'ai le sentiment que c'est Vincent qui préfère, donc moi. », je me mélange les pinceaux. C'est l'organisme que je suis qui préfère et une pensée dit que c'est "Vincent" qui préfère.
L'observation directe révèle que quelque chose est préféré. C'est récupéré ensuite par "c'est Vincent qui...".
Je voulais te ramener à l'expérience directe car le mental interférait, je voulais que tu puisses faire la différence entre expérience directe et interprétation.« Conscience de ce qui est... pensées qui apparaissent et disparaissent... Préférences qui sont constatées... Quoi d'autre ? »
Je ne vois pas trop ce que tu attends de cette question. Je peux rajouter que des mouvements et des gestes sont accomplis.
Qui est ce « je » qui voit, écrit, ressent, entend, se sent bien ? Vers quoi pointe ce mot « je » ?Dans l'instant, concernant mon expérience directe de ce qui est, je vois l'écran qui est devant moi. J'écris les mots qui me viennent à l'aide du clavier. Je ressens les touches sous les doigts. La pièce est silencieuse. J'entends le bruit du ventilateur de l'ordinateur. Je ressens le contact de mon corps sur la chaise.
Je suis bien.
Tu as vu qu'il n'y a pas de « je » qui soit Vincent ou qui soit la conscience. Alors comment ces phrases peuvent-elles être reformulées ? (toujours avec la vision directe)
Exactement. Personne au contrôle. Des pensées qui apparaissent, qui sont tenues pour vraies ou non, qui sont suivies ou non par des actes...Non, je ne contrôle pas les pensées. Elles apparaissent et disparaissent. Je vois que certaines pensées sont suivies. Des actes sont accomplis suite à l'apparition d'une pensée.
Qui pourrait veiller à cela ? Est-ce qu'il y a quelqu'un pour veiller ? :)Merci ;-)
Je vais veiller à cela.
Oui. Ce n'est pas descriptible bien sûr. Mais c'est utile d'approfondir cette observation car c'est un niveau très subtil et on ne nous a pas appris à observer cela dans notre éducation. La conscience est silencieuse, paisible, tranquille.... Au contraire de la pensée qui « parle tout le temps » et accapare du coup beaucoup l'attention, détournant celle-ci de la conscience. (bien sûr ces mots sont un moyen d'exprimer le fonctionnement de la pensée, mais ils ne sont en aucun cas accusateurs envers la pensée elle-même qui n'est qu'un mécanisme)Et bien, c'est vide mais c'est conscient.
La conscience est "paix", c'est certain, "bienveillance", probablement mais "joie", je ne vois pas.
C'est l'énergie de la vie. Je ne sais pas comment la décrire.
Pour la bienveillance tu dis « probablement », en fait tu peux constater cette bienveillance par le fait qu'il n'y ait aucun jugement sur les événements et sur les êtres. Cela est pur accueil de ce qui est. Et là, l'Amour n'est pas loin...;)
Pour la joie, ce n'est effectivement pas forcément une évidence. En fait la joie se révèle peu à peu quand cette attention à la Présence, à cette qualité d'accueil, grandit.
Comment te sens-tu avec cela ? Quelle différence y-a-t-il à présent « pour toi » avec le début de cet échange et ce qui était recherché en venant sur ce forum ?Oui, j'en suis convaincu. Il n'y a pas de moi séparé. Je ne l'ai pas trouvé en observant.
Et le choix des actes ?...Je vois clairement que le choix "des pensées" est une illusion.
Magnifique, bravo !1-Je ne peux pas décider de ne plus lire ce post puisque la pensée n'était pas apparue. Maintenant je lis la phrase mais c'est tout.
2-Alors je comprends. La pensée "je porte mon attention sur la conscience" apparaît. Je le fais. Je ne décide pas quand cela apparaît.
Je porte mon attention sur la conscience après avoir lu ton texte. Je ne vois pas clairement le processus mais je crois que je réponds à ce qui est lu. En fait la chose est pensée et elle se fait...
3-Non, je ne décide pas du moment où la pensée arrive en fait... Je pensais que oui car je faisais cela quand je sentais que je n'étais pas attentif à "moi même"...
La chose se fait et sinon, je viens de voir que c'est une nouvelle pensée qui me dit "non je ne fais pas ça maintenant". Et non, je ne décide pas que cette nouvelle arrive...
Oui, la volonté est un moteur qui est là ou non. Je n'ai pas le contrôle sur l'apparition d'une volonté ou d'une intention.
Je vois que c'est la même chose pour les pensées.
Voilà....Excellent !;-) Je ne vois pas de "je" pour être l'un ou l'autre.
Il y a seulement le fait d'être et d'être conscient.
Te sens-tu satisfait de cette investigation ? Dis-moi sincèrement ce qui est ressenti à présent.
Merci de t'en soucier, mais sois tranquille, personne ne prend de temps à personne ;)Merci pour ton soutien et également pour ton investissement
En espérant ne pas te prendre trop de ton temps
Bien amicalement,
Suyin
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