En relisant nos échanges j ai vu que j ai oublié de répondre à une de tes questions du debut :
Autre précision: peux-tu m'en dire un peu plus sur ta méditation quotidienne ? Comment pratiques-tu ? Quelle est ton expérience au quotidien ?
Je médite 2 fois par jours le matin a 6h20 avant d aller bosser et le soir en rentrant des que je peux, 20 et 25 min.
J essai d etre présent, notamment au souffle. Mon expérience au quotidien est variée, ca alterne entre en ressortir régénère ou fatigué. Parfois carrément douleureux psychiquement parfois je suis à 2 doigts de toucher le but j ai l impression.
Mais depuis que j ai commencé ces échanges avec toi, je me rend compte que ça devient obsessionnel, que j ai enfin l opportunité de voir ce qui est, de me libérer pour de bon.... Je retourne des que possible le questionnement : est qu il y a quelqu un? ... Ca a changé ma pratique.
Voilà, en attendant de te lire avec impatience.
Merci encore de me guider Paul
Bonne soirée
voir
Re: voir
Bonjour Guillaume,
La vérité est toute simple: il n'y a pas de moi. Ce qui est dur, c'est de l'accepter!
Nous sommes tellement conditionnés, par le discours ambiant ou par nos lectures spirituelles, qu'il est bien difficile d'accepter l'évidence. Pendant des siècles on a cru que la Terre était plate et que le soleil lui tournait autour. Et pourtant...
Le premier problème c'est le discours, et les présupposés qui vont avec. Par exemple, si tu dis qu'il y a une crispation du moi, cela induit déjà qu'il y a un moi qui se crispe. Est-ce qu'il y a vraiment une crispation "du moi", ou une crispation tout court ? Est-ce qu'il y a réaction de défense de l'égo, ou juste de la souffrance ? Tu n'as pas l'impression qu'il y a un moi/égo en trop là-dedans ?
Imagine un jour de vent. Il y a des souffles d'air, parfois des bourrasques. Tu peux dire "le vent souffle". Mais est-ce qu'il y a vraiment un sujet, un "souffleur". Tu vois un dieu Eole quelque part soufflant très fort avec ses petits poumons ? Non, il y a du vent, c'est tout...
Le moi est une idée, une pensée, sans existence réelle. Tu peux écrire tout un bouquin sur les licornes, et tu peux même croire à l'existence des licornes, mais tu n'en verras jamais. Si tu cherches le moi, tu ne le trouveras pas. Mais ne me crois pas sur parole, cherche...
Ce n'est pas parce que tu nommes quelque chose que ça existe. Si je te dis "bachibouzouc-à-poil-dur" ou "éléphant en tutu rose dansant la salsa", il y a sans doute des pensées et des images qui te viennent, tu te construis un petit monde mental imaginaire. Même appeler ça "monde", c'est déjà lui donner trop d'importance: c'est juste du vide qui danse.
Et si maintenant je te dis "le grand méchant moi", tu penses à quoi ?
Allonge le bras et, à un moment donné, lève la main d'un coup sans trop réfléchir. Fais-le plusieurs fois et observe ce qui se passe.
Quelles sont tes sensations physiques ? (essaye d'être précis)
Y a-t-il des pensées avant, pendant, ou après la levée du bras ? Lesquelles ?
Est-ce que tu dirais que tu "contrôles" le moment précis où le bras se lève ? Ou est-ce que juste, à un moment, le bras se lève ?
Qu'est-ce qui parait le plus naturel: dire "le bras se lève" ou "je lève le bras" ?
De manière plus générale, dirais-tu que tu as le contrôle sur les événements de ta vie ? Peux-tu savoir à l'avance et/ou contrôler ce qui va se passer ? Est-ce que tout se passe toujours comme tu le souhaites ?
Dans la vie quotidienne, dirais-tu que tes actions sont généralement le fruit de décisions mûrement réfléchies ou juste des réactions spontanées face à la situation présente ?
T'arrive-t-il de faire des choses et de ne le réaliser qu'après coup ? De prendre des décisions que tu ne comprends qu'après ?
Si tu repenses aux événements des dernières 24 heures, quelle est la part de "contrôle absolu", de "contrôle relatif", et de "pas de contrôle" / "s'est déroulé naturellement" ?
Est-ce que tu ressens une présence du je/moi ? ça se traduit comment, concrètement ?
Mais que valent les défenses s'il n'y a pas de défenseur ?
A bientôt Guillaume,
Paul
Je vois bien que tu es un peu K.O. debout. Normal, ça fait un choc. En fait, c'est même plutôt bon signe.En expliquant la démarche à ma compagne, elle me fait me rendre compte à quel point j'appréhende tout par le moi et à quel point ça me coupe de ce qui est (elle qui bien que vivant dans le"moi" à un égo curieusement tout petit).
Je me rend compte que ces derniers temps jusqu'à venir vers LU, que tout se referme dans le refus de ce qui est malgré ma pratique qui tente d'accepter. Comme une réaction de défense de l'égo. Comparé à il y a quelques années, tout m'est difficile, tant je sent cette crispation du moi.
Il y a beaucoup de souffrance dans cette condition qui va systématiquement à l'encontre du mouvement de la Vie!
Quand je lis les témoignages de ceux qui ont réalisés cette prise de conscience qu'il n'y a rien, ça me parle profondément, ça me bouleverse. Mais de là à voir que ça n'existe même pas ... je suis un peu K O, avec tout ça!
Si simple et si dur à la fois.
La vérité est toute simple: il n'y a pas de moi. Ce qui est dur, c'est de l'accepter!
Nous sommes tellement conditionnés, par le discours ambiant ou par nos lectures spirituelles, qu'il est bien difficile d'accepter l'évidence. Pendant des siècles on a cru que la Terre était plate et que le soleil lui tournait autour. Et pourtant...
Le premier problème c'est le discours, et les présupposés qui vont avec. Par exemple, si tu dis qu'il y a une crispation du moi, cela induit déjà qu'il y a un moi qui se crispe. Est-ce qu'il y a vraiment une crispation "du moi", ou une crispation tout court ? Est-ce qu'il y a réaction de défense de l'égo, ou juste de la souffrance ? Tu n'as pas l'impression qu'il y a un moi/égo en trop là-dedans ?
Effectivement, les pensées viennent de nulle part et tu ne peux pas les contrôler. Alors qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce qu'il y "quelqu'un" là-dedans qui pense ? Est-ce que c'est "toi" qui penses ? Comment expliquer qu'un penseur ne contrôle pas ses pensées ? S'il y a des pensées, y a-t-il forcément un penseur ? Est-ce qu'on ne pourrait pas juste dire "il y a des pensées", point à la ligne, sans chercher de sujet ?Non je ne peux pas contrôler les pensées, ni leur fréquences ni leur contenu. Elles viennent de nulle part, de personne en particulier, il n'y a des pensées... j'ai eu un léger trouble.... je pourrais presque affirmer qu'il n'y pas de penseur, mais je suis rattrapé par ... l'habitude sans doute. Là je ne vois, ni ne sens de penseur, mais c'est un réponse de l'intellect... le doute est passé, je ne le ressent plus aussi vif.
c'est d'écrire de moi m^me : "il y a des pensées" tout en cherchant le penseur qui m'a collé le doute, le trouble.
Car je n'ai pas vu de penseur, même si il y a quelqu'un qui pense ici.
Imagine un jour de vent. Il y a des souffles d'air, parfois des bourrasques. Tu peux dire "le vent souffle". Mais est-ce qu'il y a vraiment un sujet, un "souffleur". Tu vois un dieu Eole quelque part soufflant très fort avec ses petits poumons ? Non, il y a du vent, c'est tout...
Tu as déjà vu une pensée se battre, toi ? Comment elle fait, elle s'agite avec ses petits bras musclés ?J'ai besoin de voir cette chose pour m'assurer de son existence.
Une licorne existe si je la vois, n'existe pas si je ne la voie pas, sauf hallucination!
la pensée qui revendique, qui veut se battre, m'agite.
"ça" n'est sans doute qu'une pensée, mais à laquelle je crois apparemment.
Le moi est une idée, une pensée, sans existence réelle. Tu peux écrire tout un bouquin sur les licornes, et tu peux même croire à l'existence des licornes, mais tu n'en verras jamais. Si tu cherches le moi, tu ne le trouveras pas. Mais ne me crois pas sur parole, cherche...
Ben oui, tout ça pour ça. Le jour où tu auras "tué ton égo", ça te fera une belle jambe, vu qu'il n'y a pas d'égo! La terre ne va pas s'effondrer, et des petits bouddhas ailés ne viendront pas chanter tes louanges. Un peu décevant certes (ou rassurant, c'est selon) mais bref, il ne va rien se passer. La vie continue, c'est tout.Il ne lui arriverais rien au père noël si il sautais dans le vide, puisqu'il n'existe pas, d'ailleurs il ne peut même pas sauter, puisqu'il n'existe pas! donc rien, il ne peut rien arriver à rien, puisque rien n'existe pas.
Tout ça pour ça!.
Les pensées tu ne les vois pas mais tu les entends. Elles existent. Le contenu des pensées, par contre...On peut juste le nommer : père noël, mais ça, ça le fait exister un peu... du moins dans le mon de la pensée.
Les pensées, elles, existent pourtant je ne les vois pas...
Ce n'est pas parce que tu nommes quelque chose que ça existe. Si je te dis "bachibouzouc-à-poil-dur" ou "éléphant en tutu rose dansant la salsa", il y a sans doute des pensées et des images qui te viennent, tu te construis un petit monde mental imaginaire. Même appeler ça "monde", c'est déjà lui donner trop d'importance: c'est juste du vide qui danse.
Et si maintenant je te dis "le grand méchant moi", tu penses à quoi ?
Mais peur de quoi en fait ? Peur du lutin bleu ou peur du tigre qui va te dévorer ? Tu la ressens physiquement cette peur, ou c'est juste une idée ?Peur du vide ou de la liberté? Les 2 c'est un peu la même chose, le problème c'est la peur.
Bon, petit exercice:Ben c'est bien ça le problème, ce dont je parlais plus haut, y'a un contrôle, tyrannique même qui essaye de se faire, mais qui sert à rien, parce qu'il n'y a pas de contrôle absolu possible... juste des impulsions égocentriques.Sérieusement, tu n'as absolument aucun contrôle de ta vie. Qu'est-ce que tu dis de ça ?
c'est la vie qui mène la danse, et moi je me crispe... juste pour un contrôle illusoire. Je dois être drogué à ça!
Le sevrage est douloureux.
Allonge le bras et, à un moment donné, lève la main d'un coup sans trop réfléchir. Fais-le plusieurs fois et observe ce qui se passe.
Quelles sont tes sensations physiques ? (essaye d'être précis)
Y a-t-il des pensées avant, pendant, ou après la levée du bras ? Lesquelles ?
Est-ce que tu dirais que tu "contrôles" le moment précis où le bras se lève ? Ou est-ce que juste, à un moment, le bras se lève ?
Qu'est-ce qui parait le plus naturel: dire "le bras se lève" ou "je lève le bras" ?
De manière plus générale, dirais-tu que tu as le contrôle sur les événements de ta vie ? Peux-tu savoir à l'avance et/ou contrôler ce qui va se passer ? Est-ce que tout se passe toujours comme tu le souhaites ?
Dans la vie quotidienne, dirais-tu que tes actions sont généralement le fruit de décisions mûrement réfléchies ou juste des réactions spontanées face à la situation présente ?
T'arrive-t-il de faire des choses et de ne le réaliser qu'après coup ? De prendre des décisions que tu ne comprends qu'après ?
Si tu repenses aux événements des dernières 24 heures, quelle est la part de "contrôle absolu", de "contrôle relatif", et de "pas de contrôle" / "s'est déroulé naturellement" ?
ça veut dire quoi, "psychiquement" ? Est-ce qu'il y a une tension psychique, une pression ou des sensations dans la tête ?noselfy wrote:
Ok, le moi n'a pas de masse physique mais il est ressenti. Tu le ressens comment, physiquement, dans tes sensations ?
Ben! je ne le sens pas physiquement.
Psychiquement oui.
Est-ce que tu ressens une présence du je/moi ? ça se traduit comment, concrètement ?
Le château-fort du moi est un grand château de cartes. De cartes mentales, pour être précis.Je ressens pas mal de frustration, y'a ce gout de pas loin, de presque, mais je sens aussi que les défenses du château fort du moi sont immenses....
Mais que valent les défenses s'il n'y a pas de défenseur ?
A bientôt Guillaume,
Paul
“Life was fullness to such an extent that it was not life. God didn't live, simply existed.”
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
Re: voir
Bonjour Guillaume,
Merci pour ta réponse. Tu vois, quand tu veux...
1. Position: assis, les jambes croisées avec un coussin sous les fesses. Pas de lotus. Le dos bien droit, le sommet de la tête pointant vers le ciel, mais sans forcer. Épaules relâchées, les bras posés naturellement sur les genoux. Mains paumes ouvertes. Bien rentrer le menton. La position doit être stable et suffisamment confortable pour (théoriquement) y rester des heures.
2. Prendre quelques grandes inspirations et expirer à fond en poussant sur le ventre. Relâcher. Revenir à une respiration normale, naturelle. Fermer les yeux. Rectifier la position.
3. Faire un "scan" du corps pour repérer les tensions, et les relâcher. En particulier, bien relâcher: les fesses et le bas de la colonne; les épaules et les muscles du cou; la langue, la mâchoire et les muscles du visage. Quand le corps est bien détendu, faire une dizaine de respiration et, sur chaque expiration, tout relâcher en "descendant" encore plus profondément. Petite pause en apesanteur.
4. Se concentrer sur les sensations corporelles: poids du corps sur le sol, contact des mains sur les genoux, son de la respiration, mouvement du ventre, fraicheur dans les narines, etc. Progressivement, élargir à l'ensemble des perceptions (sons dans la rue, etc.). Étendre au maximum le champs de conscience en une "vision" totale, périphérique.
5. Lâcher prise. Oublier les consignes et tout le reste. Ne pas essayer de faire ou de contrôler quoi que ce soit. Laisser le corps-esprit agir à sa guise. Lâcher les amarres et se laisser porter par le courant.
Ouvrir les yeux. Regarder autour du soi et laisser le regard se poser naturellement. Écouter. Sentir. Ressentir. Admirer la beauté des choses et l'harmonie du monde. Ressentir la joie immense d'être en vie.
Vaquer à ses occupations, le regard doux et le coeur léger.
Belle journée,
Paul
Merci pour ta réponse. Tu vois, quand tu veux...
Comme tu es un méditant confirmé, je te propose une petite alternative, histoire de varier les plaisirs. Prend cela comme un exercice.Je médite 2 fois par jours le matin a 6h20 avant d aller bosser et le soir en rentrant des que je peux, 20 et 25 min.
J essai d etre présent, notamment au souffle. Mon expérience au quotidien est variée, ca alterne entre en ressortir régénère ou fatigué. Parfois carrément douleureux psychiquement parfois je suis à 2 doigts de toucher le but j ai l impression.
Mais depuis que j ai commencé ces échanges avec toi, je me rend compte que ça devient obsessionnel, que j ai enfin l opportunité de voir ce qui est, de me libérer pour de bon.... Je retourne des que possible le questionnement : est qu il y a quelqu un? ... Ca a changé ma pratique.
1. Position: assis, les jambes croisées avec un coussin sous les fesses. Pas de lotus. Le dos bien droit, le sommet de la tête pointant vers le ciel, mais sans forcer. Épaules relâchées, les bras posés naturellement sur les genoux. Mains paumes ouvertes. Bien rentrer le menton. La position doit être stable et suffisamment confortable pour (théoriquement) y rester des heures.
2. Prendre quelques grandes inspirations et expirer à fond en poussant sur le ventre. Relâcher. Revenir à une respiration normale, naturelle. Fermer les yeux. Rectifier la position.
3. Faire un "scan" du corps pour repérer les tensions, et les relâcher. En particulier, bien relâcher: les fesses et le bas de la colonne; les épaules et les muscles du cou; la langue, la mâchoire et les muscles du visage. Quand le corps est bien détendu, faire une dizaine de respiration et, sur chaque expiration, tout relâcher en "descendant" encore plus profondément. Petite pause en apesanteur.
4. Se concentrer sur les sensations corporelles: poids du corps sur le sol, contact des mains sur les genoux, son de la respiration, mouvement du ventre, fraicheur dans les narines, etc. Progressivement, élargir à l'ensemble des perceptions (sons dans la rue, etc.). Étendre au maximum le champs de conscience en une "vision" totale, périphérique.
5. Lâcher prise. Oublier les consignes et tout le reste. Ne pas essayer de faire ou de contrôler quoi que ce soit. Laisser le corps-esprit agir à sa guise. Lâcher les amarres et se laisser porter par le courant.
Ouvrir les yeux. Regarder autour du soi et laisser le regard se poser naturellement. Écouter. Sentir. Ressentir. Admirer la beauté des choses et l'harmonie du monde. Ressentir la joie immense d'être en vie.
Vaquer à ses occupations, le regard doux et le coeur léger.
Belle journée,
Paul
“Life was fullness to such an extent that it was not life. God didn't live, simply existed.”
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
Re: voir
Bonjour Paul,
j'ai un peu tardé à répondre, je m'en excuse
mais je préféré le faire bien... c'était un peu l'agitation autour ce we.
PS : merci pour tes précieux conseil en méditation, je m'y atèle dés ce soir!
pensées avant :" essai de pas contrôler", "pendant :"le bras se lève", après : "tiens le bras c'est levé..."
Je sais pas si il y a un contrôle, mais j'ai quand même du mal à pas croire que c'est moi qui prend la décision de lever le bras après coup. Sur l'instant exact moi n'est pas là effectivement par contre.
Le bras se lève me parait plus naturel oui.
Non tout ne se passe pas comme je souhaite, les choses semblent se dérouler comme elles le doivent.
Il y a plus de réactions spontanées que d'actions réfléchis.
Il y a des conditionnements qui me font agir ou réagir dans tel ou tel sens, et à l'image des pensées il sont identifiés à moi.
Contrôle absolu : 0%, contrôle relative : je dirais 20% et pas de contrôle : 80%.
Je cherche la perspective pour voir cette idée, mais ne trouve pas le bonne angle pour l'instant.
Merci Paul, à bientôt.
j'ai un peu tardé à répondre, je m'en excuse
mais je préféré le faire bien... c'était un peu l'agitation autour ce we.
PS : merci pour tes précieux conseil en méditation, je m'y atèle dés ce soir!
Oui il y a souffrance, et ou j'ai bien l'impression qu'il y a un moi/égo en trop la dedans. Mais les habitudes sont tenaces.Le premier problème c'est le discours, et les présupposés qui vont avec. Par exemple, si tu dis qu'il y a une crispation du moi, cela induit déjà qu'il y a un moi qui se crispe. Est-ce qu'il y a vraiment une crispation "du moi", ou une crispation tout court ? Est-ce qu'il y a réaction de défense de l'égo, ou juste de la souffrance ? Tu n'as pas l'impression qu'il y a un moi/égo en trop là-dedans ?
Oui il y a des pensées... Mais elles contiennent l'idée d'un moi et contribuent à la croyance.Effectivement, les pensées viennent de nulle part et tu ne peux pas les contrôler. Alors qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce qu'il y "quelqu'un" là-dedans qui pense ? Est-ce que c'est "toi" qui penses ? Comment expliquer qu'un penseur ne contrôle pas ses pensées ? S'il y a des pensées, y a-t-il forcément un penseur ? Est-ce qu'on ne pourrait pas juste dire "il y a des pensées", point à la ligne, sans chercher de sujet ?
Imagine un jour de vent. Il y a des souffles d'air, parfois des bourrasques. Tu peux dire "le vent souffle". Mais est-ce qu'il y a vraiment un sujet, un "souffleur". Tu vois un dieu Eole quelque part soufflant très fort avec ses petits poumons ? Non, il y a du vent, c'est tout...
"le grand méchant moi", ça me fais penser à un ennemi-imaginaire. C'est exactement ça, j'ai l'âge de ne plus y croire, mais j'y crois encore quand même!es pensées tu ne les vois pas mais tu les entends. Elles existent. Le contenu des pensées, par contre...
Ce n'est pas parce que tu nommes quelque chose que ça existe. Si je te dis "bachibouzouc-à-poil-dur" ou "éléphant en tutu rose dansant la salsa", il y a sans doute des pensées et des images qui te viennent, tu te construis un petit monde mental imaginaire. Même appeler ça "monde", c'est déjà lui donner trop d'importance: c'est juste du vide qui danse.
Et si maintenant je te dis "le grand méchant moi", tu penses à quoi ?
Non la peur n'est pas ressentie physiquement, c'est juste une idée tenace.Mais peur de quoi en fait ? Peur du lutin bleu ou peur du tigre qui va te dévorer ? Tu la ressens physiquement cette peur, ou c'est juste une idée ?
sensations physique : il y a juste un mouvement, le bras ne sais rien de ce qui va se passer il est là c'est tout.Bon, petit exercice:
Allonge le bras et, à un moment donné, lève la main d'un coup sans trop réfléchir. Fais-le plusieurs fois et observe ce qui se passe.
Quelles sont tes sensations physiques ? (essaye d'être précis)
Y a-t-il des pensées avant, pendant, ou après la levée du bras ? Lesquelles ?
Est-ce que tu dirais que tu "contrôles" le moment précis où le bras se lève ? Ou est-ce que juste, à un moment, le bras se lève ?
Qu'est-ce qui parait le plus naturel: dire "le bras se lève" ou "je lève le bras" ?
pensées avant :" essai de pas contrôler", "pendant :"le bras se lève", après : "tiens le bras c'est levé..."
Je sais pas si il y a un contrôle, mais j'ai quand même du mal à pas croire que c'est moi qui prend la décision de lever le bras après coup. Sur l'instant exact moi n'est pas là effectivement par contre.
Le bras se lève me parait plus naturel oui.
Je n'ai aucun contrôle sur les événements de ma vie. Je ne peux ni contrôler ni savoir à l'avance ce qui va se passer (sauf par anticipation théorique et donc incertaine).De manière plus générale, dirais-tu que tu as le contrôle sur les événements de ta vie ? Peux-tu savoir à l'avance et/ou contrôler ce qui va se passer ? Est-ce que tout se passe toujours comme tu le souhaites ?
Dans la vie quotidienne, dirais-tu que tes actions sont généralement le fruit de décisions mûrement réfléchies ou juste des réactions spontanées face à la situation présente ?
T'arrive-t-il de faire des choses et de ne le réaliser qu'après coup ? De prendre des décisions que tu ne comprends qu'après ?
Si tu repenses aux événements des dernières 24 heures, quelle est la part de "contrôle absolu", de "contrôle relatif", et de "pas de contrôle" / "s'est déroulé naturellement" ?
Non tout ne se passe pas comme je souhaite, les choses semblent se dérouler comme elles le doivent.
Il y a plus de réactions spontanées que d'actions réfléchis.
Il y a des conditionnements qui me font agir ou réagir dans tel ou tel sens, et à l'image des pensées il sont identifiés à moi.
Contrôle absolu : 0%, contrôle relative : je dirais 20% et pas de contrôle : 80%.
Il y a une pression, une tension psychique oui, qui se traduit par une sur consommation d’énergie par rapport à une certaine détente. Je ne l'ai jamais vu, mais il y un dictateur auquel j'obéis, une sorte de Big Brother.Biok a écrit :
noselfy wrote:
Ok, le moi n'a pas de masse physique mais il est ressenti. Tu le ressens comment, physiquement, dans tes sensations ?
Ben! je ne le sens pas physiquement.
Psychiquement oui.
ça veut dire quoi, "psychiquement" ? Est-ce qu'il y a une tension psychique, une pression ou des sensations dans la tête ?
Est-ce que tu ressens une présence du je/moi ? ça se traduit comment, concrètement ?
Juste l'idée du moi fait exister le moi. Ca tiens à une p***** d'idée, ancienne et tenace.Le château-fort du moi est un grand château de cartes. De cartes mentales, pour être précis.
Mais que valent les défenses s'il n'y a pas de défenseur ?
Je cherche la perspective pour voir cette idée, mais ne trouve pas le bonne angle pour l'instant.
Merci Paul, à bientôt.
Re: voir
Bonsoir Guillaume,
Pour ce qui est de la méditation, fais ça tranquillement, étape par étape, et dis-moi comment cela se passe...
L'idée qu'il y a un moi qui contrôle, ou qui prend la décision, est une pensée/croyance qui accompagne le mouvement - et qui vient souvent après les faits. C'est une façon de rationaliser ce qui se passe. Mais, comme tu l'a vu, sur l'instant il n'y a pas de moi!
Au fait, tu l'as dans doute déjà lu mais je te rappelle que:
- l'expérience directe c'est l'expérience concrète, immédiate, liée aux perceptions (vision, audition, etc.)
- l'expérience indirecte c'est l'expérience interprétée/remémorée, liée au mental (idées, concepts, souvenirs, etc.)
Refais l'exercice (mais sans essayer de ne pas contrôler) et essaye avec d'autres mouvements: s'assoir, se lever, marcher, courir, prendre quelque chose etc. Observe bien ce qui se passe, avec attention et en faisant appel à l'expérience directe. Est-ce que tu observes un "moi" aux commandes, ou est-ce que les mouvements s'effectuent naturellement ?
Qu'est-ce que ça veut dire, "contrôler": faire en sorte que les choses se passent selon nos désirs ? Est-ce que ce que le 20% de "contrôle relatif" ne serait pas juste 20% d'événements auxquels tu prêtes attention et qui correspondent, plus ou moins bien, à tes désirs/attentes ? Qu'en penses-tu ?
Juste pour que je comprenne: toi, tu obéis à un dictateur (que tu n'as jamais vu) qui est... toi. C'est ça ?
Est-ce que c'est le même "toi" ou est-ce qu'il y a deux "toi", un toi-victime et un toi-bourreau ? Est-ce qu'il y a aussi un troisième toi-sauveur qui défend la victime contre le bourreau ? (ou alors c'est moi le sauveur ?)
Est-ce que tout ça c'est une réalité concrète ou juste un jeu psychologique, une façon imagée de dire que tu te sens tendu nerveusement, en surchauffe ?
Pour reprendre la distinction entre expérience directe/indirecte, on pourrait dire que le moi "existe" indirectement (dans les pensées) mais qu'il n'existe pas directement (dans les perceptions). Ce qui est une façon de dire qu'il n'existe qu'en imagination, mais pas en réalité.
Tant que tu restes dans la compréhension intellectuelle, tu restes dans le monde mental, le monde du moi. Et donc, en gros, tu es piégé parce que tu joues sur son terrain (virtuel). D'où la tension, la contraction, le stress.
La seule façon de s'en sortir, c'est de sortir du monde mental et donc, de revenir sur le terrain de l'expérience directe. De revenir au concret, à l'immédiat, aux sensations.
Dis-moi si je me trompe, mais il me semble que tu as parfois un peu de mal à te "connecter à tes sensations", comme on dit. Or, c'est crucial ici. Donc ce que je te propose c'est d'oublier un peu le psychique pour revenir au physique. Nous, on va se concentrer sur la méditation et les exercices. De ton côté, tu peux aussi pratiquer des activités physiques: sport, ballades... (ou câlins avec ta copine!). Tu peux aussi essayer, tout au long de la journée, de faire plus attention à ton corps et à tes sensations (le toucher, les tensions dans le corps, etc.). Qu'en dis-tu ?
A bientôt,
Paul
Pas de problème, tant que tu préviens. Agité ou pas, j'espère que tu as passé un bon week-end!j'ai un peu tardé à répondre, je m'en excuse
mais je préféré le faire bien... c'était un peu l'agitation autour ce we.
PS : merci pour tes précieux conseil en méditation, je m'y atèle dés ce soir!
Pour ce qui est de la méditation, fais ça tranquillement, étape par étape, et dis-moi comment cela se passe...
Quelles habitudes ?Oui il y a souffrance, et ou j'ai bien l'impression qu'il y a un moi/égo en trop la dedans. Mais les habitudes sont tenaces.
D'accord. Mais la question est: est-ce qu'il y a un penseur, oui ou non ?noselfy wrote:
Effectivement, les pensées viennent de nulle part et tu ne peux pas les contrôler. Alors qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce qu'il y "quelqu'un" là-dedans qui pense ? Est-ce que c'est "toi" qui penses ? Comment expliquer qu'un penseur ne contrôle pas ses pensées ? S'il y a des pensées, y a-t-il forcément un penseur ? Est-ce qu'on ne pourrait pas juste dire "il y a des pensées", point à la ligne, sans chercher de sujet ?
Imagine un jour de vent. Il y a des souffles d'air, parfois des bourrasques. Tu peux dire "le vent souffle". Mais est-ce qu'il y a vraiment un sujet, un "souffleur". Tu vois un dieu Eole quelque part soufflant très fort avec ses petits poumons ? Non, il y a du vent, c'est tout...
Oui il y a des pensées... Mais elles contiennent l'idée d'un moi et contribuent à la croyance.
C'est exactement ça: le moi est un ennemi imaginaire. Alors, est-ce tu crois toujours qu'il va te manger tout cru, le croque-mitaine ? Ou est-ce que tu préfères jouer au petit chaperon rouge ?"le grand méchant moi", ça me fais penser à un ennemi-imaginaire. C'est exactement ça, j'ai l'âge de ne plus y croire, mais j'y crois encore quand même!
Il faut que tu m'expliques. D'un côté tu dis que tu as peur et que c'est un gros problème; et de l'autre qu'elle n'est pas ressentie et que c'est juste une idée. Alors, est-ce que vraiment tu as peur ou est-ce que tu CROIS que tu as peur ? D'où vient cette croyance "j'ai peur", qu'est-ce qui fait qu'elle a de l'emprise sur toi ?Non la peur n'est pas ressentie physiquement, c'est juste une idée tenace.
Tu as tapé dans le mille: "croire que c'est moi qui prend la décision [de lever le bras] après coup".noselfy wrote:
Bon, petit exercice:
Allonge le bras et, à un moment donné, lève la main d'un coup sans trop réfléchir. Fais-le plusieurs fois et observe ce qui se passe.
Quelles sont tes sensations physiques ? (essaye d'être précis)
Y a-t-il des pensées avant, pendant, ou après la levée du bras ? Lesquelles ?
Est-ce que tu dirais que tu "contrôles" le moment précis où le bras se lève ? Ou est-ce que juste, à un moment, le bras se lève ?
Qu'est-ce qui parait le plus naturel: dire "le bras se lève" ou "je lève le bras" ?
sensations physique : il y a juste un mouvement, le bras ne sais rien de ce qui va se passer il est là c'est tout.
pensées avant :" essai de pas contrôler", "pendant :"le bras se lève", après : "tiens le bras c'est levé..."
Je sais pas si il y a un contrôle, mais j'ai quand même du mal à pas croire que c'est moi qui prend la décision de lever le bras après coup. Sur l'instant exact moi n'est pas là effectivement par contre.
Le bras se lève me parait plus naturel oui.
L'idée qu'il y a un moi qui contrôle, ou qui prend la décision, est une pensée/croyance qui accompagne le mouvement - et qui vient souvent après les faits. C'est une façon de rationaliser ce qui se passe. Mais, comme tu l'a vu, sur l'instant il n'y a pas de moi!
Au fait, tu l'as dans doute déjà lu mais je te rappelle que:
- l'expérience directe c'est l'expérience concrète, immédiate, liée aux perceptions (vision, audition, etc.)
- l'expérience indirecte c'est l'expérience interprétée/remémorée, liée au mental (idées, concepts, souvenirs, etc.)
Refais l'exercice (mais sans essayer de ne pas contrôler) et essaye avec d'autres mouvements: s'assoir, se lever, marcher, courir, prendre quelque chose etc. Observe bien ce qui se passe, avec attention et en faisant appel à l'expérience directe. Est-ce que tu observes un "moi" aux commandes, ou est-ce que les mouvements s'effectuent naturellement ?
Et oui, tu peux toujours anticiper, faire des plans, etc. mais au final tu n'as aucun contrôle sur les événements.Je n'ai aucun contrôle sur les événements de ma vie. Je ne peux ni contrôler ni savoir à l'avance ce qui va se passer (sauf par anticipation théorique et donc incertaine).
Non tout ne se passe pas comme je souhaite, les choses semblent se dérouler comme elles le doivent.
Il y a plus de réactions spontanées que d'actions réfléchis.
Il y a des conditionnements qui me font agir ou réagir dans tel ou tel sens, et à l'image des pensées il sont identifiés à moi.
Contrôle absolu : 0%, contrôle relative : je dirais 20% et pas de contrôle : 80%.
Qu'est-ce que ça veut dire, "contrôler": faire en sorte que les choses se passent selon nos désirs ? Est-ce que ce que le 20% de "contrôle relatif" ne serait pas juste 20% d'événements auxquels tu prêtes attention et qui correspondent, plus ou moins bien, à tes désirs/attentes ? Qu'en penses-tu ?
Revoilà le Grand Méchant ! Décidément, Guillaume, tu as le sens du drame...ça veut dire quoi, "psychiquement" ? Est-ce qu'il y a une tension psychique, une pression ou des sensations dans la tête ?
Est-ce que tu ressens une présence du je/moi ? ça se traduit comment, concrètement ?
Il y a une pression, une tension psychique oui, qui se traduit par une sur consommation d’énergie par rapport à une certaine détente. Je ne l'ai jamais vu, mais il y un dictateur auquel j'obéis, une sorte de Big Brother.
Juste pour que je comprenne: toi, tu obéis à un dictateur (que tu n'as jamais vu) qui est... toi. C'est ça ?
Est-ce que c'est le même "toi" ou est-ce qu'il y a deux "toi", un toi-victime et un toi-bourreau ? Est-ce qu'il y a aussi un troisième toi-sauveur qui défend la victime contre le bourreau ? (ou alors c'est moi le sauveur ?)
Est-ce que tout ça c'est une réalité concrète ou juste un jeu psychologique, une façon imagée de dire que tu te sens tendu nerveusement, en surchauffe ?
Juste l'idée du moi fait exister le moi... parce que le moi c'est juste l'idée du moi !Juste l'idée du moi fait exister le moi. Ca tiens à une p***** d'idée, ancienne et tenace.
Je cherche la perspective pour voir cette idée, mais ne trouve pas le bonne angle pour l'instant.
Pour reprendre la distinction entre expérience directe/indirecte, on pourrait dire que le moi "existe" indirectement (dans les pensées) mais qu'il n'existe pas directement (dans les perceptions). Ce qui est une façon de dire qu'il n'existe qu'en imagination, mais pas en réalité.
Tant que tu restes dans la compréhension intellectuelle, tu restes dans le monde mental, le monde du moi. Et donc, en gros, tu es piégé parce que tu joues sur son terrain (virtuel). D'où la tension, la contraction, le stress.
La seule façon de s'en sortir, c'est de sortir du monde mental et donc, de revenir sur le terrain de l'expérience directe. De revenir au concret, à l'immédiat, aux sensations.
Dis-moi si je me trompe, mais il me semble que tu as parfois un peu de mal à te "connecter à tes sensations", comme on dit. Or, c'est crucial ici. Donc ce que je te propose c'est d'oublier un peu le psychique pour revenir au physique. Nous, on va se concentrer sur la méditation et les exercices. De ton côté, tu peux aussi pratiquer des activités physiques: sport, ballades... (ou câlins avec ta copine!). Tu peux aussi essayer, tout au long de la journée, de faire plus attention à ton corps et à tes sensations (le toucher, les tensions dans le corps, etc.). Qu'en dis-tu ?
A bientôt,
Paul
“Life was fullness to such an extent that it was not life. God didn't live, simply existed.”
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
Re: voir
Bonsoir Paul,
C'est pas évident pour la méditation, même si ce que tu me proposes ressemble beaucoup à ce que je pratique.
Je suis envahis par l'idée de "Y'a t-il un moi ici?".
J'ai des moments d'évidence ou je vois bien qu'il n'y a zéro moi, mais il reste quelque chose qui maintiens l'illusion.
C'est un constat que je fais; bien que je ne crois plus à l’existence d'un quelconque moi, je n'en suis pas libre, c'est tout !
Je suis parfois hyper déterminé et parfois un peu abattu. Mais effectivement quand je regarde à travers les sensations c'est assez limpide, voir plein de joie et de simplicité, mais ca ne dur pas : le switch ne se fait pas et du coup je repart dans le mental et retourne sagement dans ma prison virtuelle...
Je ne comprend pas pourquoi l'évidence du non-moi ne dure pas???
Bonne soirée Paul, merci pour ta patience.
C'est pas évident pour la méditation, même si ce que tu me proposes ressemble beaucoup à ce que je pratique.
Je suis envahis par l'idée de "Y'a t-il un moi ici?".
Juste la mémoire qui se réfère à un moi.Quelles habitudes ?
Non il n'y pas de penseur, juste des pensées.D'accord. Mais la question est: est-ce qu'il y a un penseur, oui ou non ?
Le fait qu'il soit imaginaire, lui enlève tout son pouvoir terrifiant, effectivement...C'est exactement ça: le moi est un ennemi imaginaire. Alors, est-ce tu crois toujours qu'il va te manger tout cru, le croque-mitaine ? Ou est-ce que tu préfères jouer au petit chaperon rouge ?
idem : C'est une pensée qui sert à maintenir le moi en place, c'est tout.Il faut que tu m'expliques. D'un côté tu dis que tu as peur et que c'est un gros problème; et de l'autre qu'elle n'est pas ressentie et que c'est juste une idée. Alors, est-ce que vraiment tu as peur ou est-ce que tu CROIS que tu as peur ? D'où vient cette croyance "j'ai peur", qu'est-ce qui fait qu'elle a de l'emprise sur toi ?
Les mouvements s'effectuent seuls, et c'est très reposant comme sensation...Tu as tapé dans le mille: "croire que c'est moi qui prend la décision [de lever le bras] après coup".
L'idée qu'il y a un moi qui contrôle, ou qui prend la décision, est une pensée/croyance qui accompagne le mouvement - et qui vient souvent après les faits. C'est une façon de rationaliser ce qui se passe. Mais, comme tu l'a vu, sur l'instant il n'y a pas de moi!
Au fait, tu l'as dans doute déjà lu mais je te rappelle que:
- l'expérience directe c'est l'expérience concrète, immédiate, liée aux perceptions (vision, audition, etc.)
- l'expérience indirecte c'est l'expérience interprétée/remémorée, liée au mental (idées, concepts, souvenirs, etc.)
Refais l'exercice (mais sans essayer de ne pas contrôler) et essaye avec d'autres mouvements: s'assoir, se lever, marcher, courir, prendre quelque chose etc. Observe bien ce qui se passe, avec attention et en faisant appel à l'expérience directe. Est-ce que tu observes un "moi" aux commandes, ou est-ce que les mouvements s'effectuent naturellement ?
Oui, c'est en fait de la récupération du moi pour dire j'existe c'est moi qui fait les choses...Et oui, tu peux toujours anticiper, faire des plans, etc. mais au final tu n'as aucun contrôle sur les événements.
Qu'est-ce que ça veut dire, "contrôler": faire en sorte que les choses se passent selon nos désirs ? Est-ce que ce que le 20% de "contrôle relatif" ne serait pas juste 20% d'événements auxquels tu prêtes attention et qui correspondent, plus ou moins bien, à tes désirs/attentes ? Qu'en penses-tu ?
J'ai des moments d'évidence ou je vois bien qu'il n'y a zéro moi, mais il reste quelque chose qui maintiens l'illusion.
Revoilà le Grand Méchant ! Décidément, Guillaume, tu as le sens du drame...
Juste pour que je comprenne: toi, tu obéis à un dictateur (que tu n'as jamais vu) qui est... toi. C'est ça ?
Est-ce que c'est le même "toi" ou est-ce qu'il y a deux "toi", un toi-victime et un toi-bourreau ? Est-ce qu'il y a aussi un troisième toi-sauveur qui défend la victime contre le bourreau ? (ou alors c'est moi le sauveur ?)
C'est un constat que je fais; bien que je ne crois plus à l’existence d'un quelconque moi, je n'en suis pas libre, c'est tout !
Oui c'est pas faux, c'est ce dont j'ai besoin...Juste l'idée du moi fait exister le moi... parce que le moi c'est juste l'idée du moi !
Pour reprendre la distinction entre expérience directe/indirecte, on pourrait dire que le moi "existe" indirectement (dans les pensées) mais qu'il n'existe pas directement (dans les perceptions). Ce qui est une façon de dire qu'il n'existe qu'en imagination, mais pas en réalité.
Tant que tu restes dans la compréhension intellectuelle, tu restes dans le monde mental, le monde du moi. Et donc, en gros, tu es piégé parce que tu joues sur son terrain (virtuel). D'où la tension, la contraction, le stress.
La seule façon de s'en sortir, c'est de sortir du monde mental et donc, de revenir sur le terrain de l'expérience directe. De revenir au concret, à l'immédiat, aux sensations.
Dis-moi si je me trompe, mais il me semble que tu as parfois un peu de mal à te "connecter à tes sensations", comme on dit. Or, c'est crucial ici. Donc ce que je te propose c'est d'oublier un peu le psychique pour revenir au physique. Nous, on va se concentrer sur la méditation et les exercices. De ton côté, tu peux aussi pratiquer des activités physiques: sport, ballades... (ou câlins avec ta copine!). Tu peux aussi essayer, tout au long de la journée, de faire plus attention à ton corps et à tes sensations (le toucher, les tensions dans le corps, etc.). Qu'en dis-tu ?
Je suis parfois hyper déterminé et parfois un peu abattu. Mais effectivement quand je regarde à travers les sensations c'est assez limpide, voir plein de joie et de simplicité, mais ca ne dur pas : le switch ne se fait pas et du coup je repart dans le mental et retourne sagement dans ma prison virtuelle...
Je ne comprend pas pourquoi l'évidence du non-moi ne dure pas???
Bonne soirée Paul, merci pour ta patience.
Re: voir
Bonsoir Guillaume,
Si tu suis les étapes doucement (ne pas vouloir aller trop vite!), si tu es bien détendu et concentré sur les sensations, alors le flux de pensées devrait se ralentir. Si pourtant cette idée ou d'autres te viennent, essaye de n'y prêter absolument AUCUNE attention. L'idée vient. bon. L'idée part. bon. aucune réaction...
Si à un moment tu es vraiment "perdu" dans tes pensées, reviens au début et refais les étapes une par une: position; scan; détente; sensation; expansion; lâcher-prise. On est toujours tenté d'aller vite et de passer directement au lâcher-prise mais ce n'est pas comme ça que ça marche. On a souvent aussi l'envie qu'il se passe "quelque chose" de spécial, mais ce n'est pas le but. En gros l'idée c'est d'être détendu, en position d'ouverture, et de juste ressentir ce qui se passe sans interpréter.
N'hésite pas à partager ton expérience, que tu la juges 'bonne' ou 'mauvaise' (ce n'est pas le propos).
C'est comme tout, il faut un peu de pratique. Patience, confiance et persévérance...
Donc... pas de penseur, pas de moi !!
Est-ce que tu comprends ça clairement ? Est-ce qu'il y a un doute ?
Étant imaginaire, il n'a de toute façon absolument aucun pouvoir, terrifiant ou pas!
A ton avis, qu'est-ce qui maintient l'illusion ?
Si tu es dans une prison mais que tu réalises qu'il n'y a pas de gardien, et que la porte n'est pas fermée, es-tu libre ou pas ?
C'est très progressif et il n'y a pas forcément un "switch" clair, genre eurêka/alléluia. Tu commences tout juste à voir l'évidence, donc il faut un peu de temps pour intégrer tout ça. Patience. Et relax...
L'exercice d'aujourd'hui est très simple: prendre toutes les occasions au cours de la journée pour retrouver les sensations de "l'expérience directe".
Retourne, encore, encore, et encore, dans cette vision simple et limpide.
N'attend rien de particulier. Ressens les choses, c'est tout.
Ah oui, juste une question: as-tu vu le loup ?
A bientôt,
Paul
Je comprends bien que tu sois préoccupé par cette idée mais, pendant la méditation, ce n'est pas le moment...C'est pas évident pour la méditation, même si ce que tu me proposes ressemble beaucoup à ce que je pratique.
Je suis envahis par l'idée de "Y'a t-il un moi ici?".
Si tu suis les étapes doucement (ne pas vouloir aller trop vite!), si tu es bien détendu et concentré sur les sensations, alors le flux de pensées devrait se ralentir. Si pourtant cette idée ou d'autres te viennent, essaye de n'y prêter absolument AUCUNE attention. L'idée vient. bon. L'idée part. bon. aucune réaction...
Si à un moment tu es vraiment "perdu" dans tes pensées, reviens au début et refais les étapes une par une: position; scan; détente; sensation; expansion; lâcher-prise. On est toujours tenté d'aller vite et de passer directement au lâcher-prise mais ce n'est pas comme ça que ça marche. On a souvent aussi l'envie qu'il se passe "quelque chose" de spécial, mais ce n'est pas le but. En gros l'idée c'est d'être détendu, en position d'ouverture, et de juste ressentir ce qui se passe sans interpréter.
N'hésite pas à partager ton expérience, que tu la juges 'bonne' ou 'mauvaise' (ce n'est pas le propos).
C'est comme tout, il faut un peu de pratique. Patience, confiance et persévérance...
okQuelles habitudes ?
Juste la mémoire qui se réfère à un moi.
Le supposé penseur, c'est celui qui parle à la première personne ("je","moi","mon"...).D'accord. Mais la question est: est-ce qu'il y a un penseur, oui ou non ?
Non il n'y pas de penseur, juste des pensées.
Donc... pas de penseur, pas de moi !!
Est-ce que tu comprends ça clairement ? Est-ce qu'il y a un doute ?
Si tu n'y crois plus, pouf!, disparu le Grand Méchant...Le fait qu'il soit imaginaire, lui enlève tout son pouvoir terrifiant, effectivement...
Étant imaginaire, il n'a de toute façon absolument aucun pouvoir, terrifiant ou pas!
Bien vu. La peur et le Grand-Méchant-Moi vont de pair. Si tu n'as plus peur de l'épouvantail, alors l'épouvantail ne sert plus à rien...D'où vient cette croyance "j'ai peur", qu'est-ce qui fait qu'elle a de l'emprise sur toi ?
idem : C'est une pensée qui sert à maintenir le moi en place, c'est tout.
Ah ah... oui! Quand on a plus de "moi" pesant à porter sur les épaules, on se sent tout de suite mieux...Est-ce que tu observes un "moi" aux commandes, ou est-ce que les mouvements s'effectuent naturellement ?
Les mouvements s'effectuent seuls, et c'est très reposant comme sensation...
Tu commences à voir, Guillaume...Oui, c'est en fait de la récupération du moi pour dire j'existe c'est moi qui fait les choses...
J'ai des moments d'évidence ou je vois bien qu'il n'y a zéro moi, mais il reste quelque chose qui maintiens l'illusion.
A ton avis, qu'est-ce qui maintient l'illusion ?
Tu n'es pas libre de quoi, d'un quelconque moi qui n'existe pas ?C'est un constat que je fais; bien que je ne crois plus à l’existence d'un quelconque moi, je n'en suis pas libre, c'est tout !
Si tu es dans une prison mais que tu réalises qu'il n'y a pas de gardien, et que la porte n'est pas fermée, es-tu libre ou pas ?
Ne t'inquiète pas, tu es sur le bon chemin, Guillaume.Oui c'est pas faux, c'est ce dont j'ai besoin...
Je suis parfois hyper déterminé et parfois un peu abattu. Mais effectivement quand je regarde à travers les sensations c'est assez limpide, voir plein de joie et de simplicité, mais ca ne dur pas : le switch ne se fait pas et du coup je repart dans le mental et retourne sagement dans ma prison virtuelle...
Je ne comprend pas pourquoi l'évidence du non-moi ne dure pas???
C'est très progressif et il n'y a pas forcément un "switch" clair, genre eurêka/alléluia. Tu commences tout juste à voir l'évidence, donc il faut un peu de temps pour intégrer tout ça. Patience. Et relax...
L'exercice d'aujourd'hui est très simple: prendre toutes les occasions au cours de la journée pour retrouver les sensations de "l'expérience directe".
Retourne, encore, encore, et encore, dans cette vision simple et limpide.
N'attend rien de particulier. Ressens les choses, c'est tout.
Ah oui, juste une question: as-tu vu le loup ?
A bientôt,
Paul
“Life was fullness to such an extent that it was not life. God didn't live, simply existed.”
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
Re: voir
Bonjour Paul,
Cette nuit j ai fait un rêve ou sur fond de fin du monde je devais jouer une finale (d un sport genre tennis) en me préparant dans un appartement ou mon surnom Biok était écrit sur un mur au feutre et fallait que je l'efface pour rendre l'appartement propre que ma grand mère m avait prêté, pour jouer cette finale avant que tout ne disparaisse....
Whhaaa, un réveil paisible et serein suivi d une meditation m amenant à un calme inédit... Il passe un truc doucement meme si je n'ai pas traversé.
Bonne journée, je te répondrai en rentrant du travail ;)
Cette nuit j ai fait un rêve ou sur fond de fin du monde je devais jouer une finale (d un sport genre tennis) en me préparant dans un appartement ou mon surnom Biok était écrit sur un mur au feutre et fallait que je l'efface pour rendre l'appartement propre que ma grand mère m avait prêté, pour jouer cette finale avant que tout ne disparaisse....
Whhaaa, un réveil paisible et serein suivi d une meditation m amenant à un calme inédit... Il passe un truc doucement meme si je n'ai pas traversé.
Bonne journée, je te répondrai en rentrant du travail ;)
Re: voir
Re- bonjour Paul,
j'ai un peu de temps pour répondre entre 2 rdv pro.
Au fait que fais tu Paul dans la vie, à côté de guider "les aveugles" comme moi ?
Mon boulot c'est de rechercher les fuites/infiltrations d'eau puis de rédiger un rapport pour les experts ou autres..
Bref une enquête, il "faut trouver" absolument. L'esprit d'investigation je l'ai développé : mais trouver qu'il n'y a rien à trouver... ça c'est une trouvaille; mais je n'en suis pas là dans cette démarche.
Il y a juste un processus qui à bien voulu démarrer on dirait.
Même si dans ma matinée j'ai ressenti beaucoup plus de calme, je vois bien que c'est pas encore ça!
Mais qu'en je reste sur le fait que les choses se font malgré moi, ça me fais beaucoup de bien : ça va mettre un peu de temps à s'intégrer à ma vision, mais c'est un soulagement. Je suis en transition de paradigme.
@+
j'ai un peu de temps pour répondre entre 2 rdv pro.
Au fait que fais tu Paul dans la vie, à côté de guider "les aveugles" comme moi ?
Mon boulot c'est de rechercher les fuites/infiltrations d'eau puis de rédiger un rapport pour les experts ou autres..
Bref une enquête, il "faut trouver" absolument. L'esprit d'investigation je l'ai développé : mais trouver qu'il n'y a rien à trouver... ça c'est une trouvaille; mais je n'en suis pas là dans cette démarche.
Il y a juste un processus qui à bien voulu démarrer on dirait.
Même si dans ma matinée j'ai ressenti beaucoup plus de calme, je vois bien que c'est pas encore ça!
Non pas de doute, il y a des pensées :c'est tout. Le penseur est un imposteur, il n'y a pas de penseur.Le supposé penseur, c'est celui qui parle à la première personne ("je","moi","mon"...).
Donc... pas de penseur, pas de moi !!
Est-ce que tu comprends ça clairement ? Est-ce qu'il y a un doute ?
je le sens encore...Ah ah... oui! Quand on a plus de "moi" pesant à porter sur les épaules, on se sent tout de suite mieux...
je dirais l'inertie des 40 ans d’identification à Guillaume=moi, je suis Guillaume (puisqu'on m'appelle comme ça) donc je suis moi.Tu commences à voir, Guillaume...
A ton avis, qu'est-ce qui maintient l'illusion ?
Mais qu'en je reste sur le fait que les choses se font malgré moi, ça me fais beaucoup de bien : ça va mettre un peu de temps à s'intégrer à ma vision, mais c'est un soulagement. Je suis en transition de paradigme.
Ben oui je suis libre... mais c'est comme le gars qui est resté seul sur une île déserte et qui revient à la civilisation "normale", il se sent encore sur son île...Tu n'es pas libre de quoi, d'un quelconque moi qui n'existe pas ?
Si tu es dans une prison mais que tu réalises qu'il n'y a pas de gardien, et que la porte n'est pas fermée, es-tu libre ou pas ?
merci Paul, c'est lent me concernant j'ai l'impression, du coup ça me va...Ne t'inquiète pas, tu es sur le bon chemin, Guillaume.
C'est très progressif et il n'y a pas forcément un "switch" clair, genre eurêka/alléluia. Tu commences tout juste à voir l'évidence, donc il faut un peu de temps pour intégrer tout ça. Patience. Et relax...
@+
Re: voir
Bonjour Guillaume,
Maintenant, qu'est-ce qui te fait dire que ce n'est pas encore "ça" ?
Inversement, qu'est-ce qui te ferait dire que c'est ça ? Tu t'attends à quoi ?
Mais bon, s'il n'y a pas de doute, c'est parfait.
Alors oui, ça va prendre un peu de temps, mais la révolution est en marche...
Pas d'exercice aujourd'hui. Je te laisse apprécier cette sérénité retrouvée...
Continue à rester dans l'expérience directe autant que tu le peux, médite, et dis-moi simplement comment les choses se passent.
Est-ce que tu vois un moi quelque part, sous une forme ou sous une autre ?
A bientôt,
Paul
Whhaaa, un réveil paisible et serein suivi d une meditation m amenant à un calme inédit... Il passe un truc doucement meme si je n'ai pas traversé.
Vraiment content de voir que tu ressens plus de calme et de sérénité. Que du bonheur...Il y a juste un processus qui à bien voulu démarrer on dirait.
Même si dans ma matinée j'ai ressenti beaucoup plus de calme, je vois bien que c'est pas encore ça!
Maintenant, qu'est-ce qui te fait dire que ce n'est pas encore "ça" ?
Inversement, qu'est-ce qui te ferait dire que c'est ça ? Tu t'attends à quoi ?
S'il n'y a ne serait-ce que l'ombre d'un soupçon de doute, vraiment n'hésite pas à poser des questions.Est-ce que tu comprends ça clairement ? Est-ce qu'il y a un doute ?
Non pas de doute, il y a des pensées :c'est tout. Le penseur est un imposteur, il n'y a pas de penseur.
Mais bon, s'il n'y a pas de doute, c'est parfait.
Qu'est-ce que tu sens exactement ? (dans l'expérience directe)Ah ah... oui! Quand on a plus de "moi" pesant à porter sur les épaules, on se sent tout de suite mieux...
je le sens encore...
Toutes les révolutions passent par un changement de paradigme. Là, mine de rien, c'est une petite révolution intérieure.A ton avis, qu'est-ce qui maintient l'illusion ?
je dirais l'inertie des 40 ans d’identification à Guillaume=moi, je suis Guillaume (puisqu'on m'appelle comme ça) donc je suis moi.
Mais qu'en je reste sur le fait que les choses se font malgré moi, ça me fais beaucoup de bien : ça va mettre un peu de temps à s'intégrer à ma vision, mais c'est un soulagement. Je suis en transition de paradigme.
Alors oui, ça va prendre un peu de temps, mais la révolution est en marche...
L'ancien naufragé solitaire revient... à son état "normal", libre. Il y a comme un petit décalage au début, forcément, mais une fois qu'on a pris goût à la liberté...Si tu es dans une prison mais que tu réalises qu'il n'y a pas de gardien, et que la porte n'est pas fermée, es-tu libre ou pas ?
Ben oui je suis libre... mais c'est comme le gars qui est resté seul sur une île déserte et qui revient à la civilisation "normale", il se sent encore sur son île...
Pas si lent que ça en fait mais bon, si tu aimes cette impression de lenteur, alors tout va bien!merci Paul, c'est lent me concernant j'ai l'impression, du coup ça me va...
Pas d'exercice aujourd'hui. Je te laisse apprécier cette sérénité retrouvée...
Continue à rester dans l'expérience directe autant que tu le peux, médite, et dis-moi simplement comment les choses se passent.
Est-ce que tu vois un moi quelque part, sous une forme ou sous une autre ?
A bientôt,
Paul
“Life was fullness to such an extent that it was not life. God didn't live, simply existed.”
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
Re: voir
Bonjour Paul,
Ce qui me fait dire ça c'est que ça fait 2 jours que le matin je suis bien, comme habité (quoi qu'avec beaucoup de pensées ce matin) et la journée pris dans le boulot relativement un peu moins stressé c'est tout, pas vraiment équanime c'est certain ! mais je sais pas c'est pas clair clair...
Je m'attends pas au cloche, harpe, bouddha, ange etc... mais il y a des états fluctuants qui me frustrent un peu.
A certains moment de la journée je suis importé et moi est là... à d'autres je suis plus détendus grâce à la sensation que tout est pris en charge. Mais depuis les premières impressions de détachement, c'est difficile d'y revenir!
Je crois que c'est différent pour chacun ce processus, mais je ne voudrais surtout pas passer à côté ou me raconter des histoires. J'ai l'impression d'avoir reculé, à vérifier.
Donc oui je crois voir un moi sous une forme ou une autre.
Je maintiens les propos d'hier, j'ai l'impression qu'il n'y a rien d'acquis...Biok a écrit :
Il y a juste un processus qui à bien voulu démarrer on dirait.
Même si dans ma matinée j'ai ressenti beaucoup plus de calme, je vois bien que c'est pas encore ça!
Vraiment content de voir que tu ressens plus de calme et de sérénité. Que du bonheur...
Maintenant, qu'est-ce qui te fait dire que ce n'est pas encore "ça" ?
Inversement, qu'est-ce qui te ferait dire que c'est ça ? Tu t'attends à quoi ?
Ce qui me fait dire ça c'est que ça fait 2 jours que le matin je suis bien, comme habité (quoi qu'avec beaucoup de pensées ce matin) et la journée pris dans le boulot relativement un peu moins stressé c'est tout, pas vraiment équanime c'est certain ! mais je sais pas c'est pas clair clair...
Je m'attends pas au cloche, harpe, bouddha, ange etc... mais il y a des états fluctuants qui me frustrent un peu.
A certains moment de la journée je suis importé et moi est là... à d'autres je suis plus détendus grâce à la sensation que tout est pris en charge. Mais depuis les premières impressions de détachement, c'est difficile d'y revenir!
J'ai besoin de me rappelé qu'il n'y a pas de penseur et vérifier. Il est peut être là le doute.S'il n'y a ne serait-ce que l'ombre d'un soupçon de doute, vraiment n'hésite pas à poser des questions.
Mais bon, s'il n'y a pas de doute, c'est parfait.
Une certaine tension physique qui est réapparueQu'est-ce que tu sens exactement ? (dans l'expérience directe)
Ce matin ma méditation a été un peu assaillie par des pensées, alors que juste avant au réveil j'étais surpris parce ce que pas de pensée .... j'ai toujours des pensées des le réveil d'habitude.Pas d'exercice aujourd'hui. Je te laisse apprécier cette sérénité retrouvée...
Continue à rester dans l'expérience directe autant que tu le peux, médite, et dis-moi simplement comment les choses se passent.
Est-ce que tu vois un moi quelque part, sous une forme ou sous une autre ?
Je crois que c'est différent pour chacun ce processus, mais je ne voudrais surtout pas passer à côté ou me raconter des histoires. J'ai l'impression d'avoir reculé, à vérifier.
Donc oui je crois voir un moi sous une forme ou une autre.
Re: voir
Bonjour Guillaume,
Par contre, ce que l'on cherche c'est une vision "clair clair", limpide comme de l'eau de roche, sans l'ombre d'un doute. Ce qui suppose une certaine compréhension intellectuelle mais surtout, et c'est le plus important, un ressenti, un vécu: pas de moi, un point c'est tout.
Les états sont fluctuants, comme la vie qui fluctue. La frustration vient d'une attente non satisfaite, d'une fluctuation non désirée. Mais même la frustration peut être vue et acceptée pour ce qu'elle est, pas plus, pas moins. Y a-t-il un "moi" de frustré, ou est-ce juste de la frustration ? Si la vision est claire, pas de problème. Détente ? ok. Frustration ? ok. Quoiqu'en dise le mental, la vie est juste ce qu'elle est. Ok ?
Lorsqu'un doute survient, va dans l'expérience directe et vérifie, encore et encore. A un moment les doutes disparaitront parce que l'évidence est là, incontournable: pas de moi.
Est-ce que cette tension est associée à l'idée d'un moi ? Est-ce que c'est le moi qui réapparait ?
Le fait qu'il n'y ait pas de pensées au réveil, même si ce n'est pas le but, c'est quand même plutôt bon signe... mais ne t'attends pas à ce que les pensées disparaissent magiquement. Même si l'idée du moi s'estompe, le mental, lui, est toujours là.
Alors, dis moi, est-ce que tu vois vraiment un moi ou est-ce que tu "crois" voir un moi ?
Pas d'histoires, juste ce qui est.
_____________________________________________________________________
Comme exercice aujourd'hui, je te propose d'examiner un peu les pensées.
Mets toi au calme quelque part, avec un papier et un crayon.
Pendant cinq ou dix minutes, observe ce qui se passe et note-le ("il y a du bruit dehors", "j'ai faim", peu importe). Ne réfléchis pas trop, note juste ce qui vient, avec les mots qui viennent.
Maintenant, regarde ce que tu as écrit. Pour chaque phrase, note s'il s'agit d'une expérience directe (D) ou indirecte (I).
Que remarques-tu ? Est-ce qu'il y a beaucoup de D ou de I ? Est-ce qu'il y a beaucoup de "je" ?
Pour toutes les phrases avec je/moi, reformule-les sans "je". Qu'est-ce qui parait le plus naturel, avec ou sans "je" ? Donne des exemples.
Refais le même exercice, mais cette fois en te concentrant sur les pensées. Note les pensées, comme elles viennent.
Ne garde que les (I) et relis ce qui est écrit, comme s'il s'agissait d'un texte quelconque trouvé quelque part.
De quoi ça parle, qu'est-ce que ça raconte ? Est-ce qu'il y a des personnages ? Un héros ? Un thème récurrent ?
De manière générale, comment tu le trouves ce texte ? Est-ce que c'est intéressant ? Est-ce que c'est cohérent ? Est-ce que c'est vrai ? Est-ce que c'est pertinent par rapport à la situation présente ?
Qu'est-ce que ça te dit sur l'auteur du texte ? Comment tu te l'imagines ?
Tu peux refaire l'exercice dans la journée, mais sans forcément noter par écrit. Observe juste les pensées quand elles arrivent, et écoute comme s'il s'agissait du discours d'un quidam quelconque.
Alors, ces pensées, qu'est-ce que tu en dis ? Qu'as-tu trouvé ?
A bientôt,
Paul
Guillaume, pour que les choses soient claires, le but de cette démarche n'est pas d'atteindre la "libération" (avec tout ce que, à tord ou à raison, tu projettes là-dessus). Ici, on ne recherche qu'une chose: voir l'illusion du moi. Vois cela si tu veux comme une porte d'entrée, mais en aucun cas une porte de sortie ou une fin en soi. Vision ou pas, la vie continue.Maintenant, qu'est-ce qui te fait dire que ce n'est pas encore "ça" ?
Inversement, qu'est-ce qui te ferait dire que c'est ça ? Tu t'attends à quoi ?
Je maintiens les propos d'hier, j'ai l'impression qu'il n'y a rien d'acquis...
Ce qui me fait dire ça c'est que ça fait 2 jours que le matin je suis bien, comme habité (quoi qu'avec beaucoup de pensées ce matin) et la journée pris dans le boulot relativement un peu moins stressé c'est tout, pas vraiment équanime c'est certain ! mais je sais pas c'est pas clair clair...
Je m'attends pas au cloche, harpe, bouddha, ange etc... mais il y a des états fluctuants qui me frustrent un peu.
A certains moment de la journée je suis importé et moi est là... à d'autres je suis plus détendus grâce à la sensation que tout est pris en charge. Mais depuis les premières impressions de détachement, c'est difficile d'y revenir!
Par contre, ce que l'on cherche c'est une vision "clair clair", limpide comme de l'eau de roche, sans l'ombre d'un doute. Ce qui suppose une certaine compréhension intellectuelle mais surtout, et c'est le plus important, un ressenti, un vécu: pas de moi, un point c'est tout.
Les états sont fluctuants, comme la vie qui fluctue. La frustration vient d'une attente non satisfaite, d'une fluctuation non désirée. Mais même la frustration peut être vue et acceptée pour ce qu'elle est, pas plus, pas moins. Y a-t-il un "moi" de frustré, ou est-ce juste de la frustration ? Si la vision est claire, pas de problème. Détente ? ok. Frustration ? ok. Quoiqu'en dise le mental, la vie est juste ce qu'elle est. Ok ?
Qu'il y ait encore un doute à ce stade, c'est normal (en fait le contraire serait étonnant, voire suspect).J'ai besoin de me rappelé qu'il n'y a pas de penseur et vérifier. Il est peut être là le doute.
Lorsqu'un doute survient, va dans l'expérience directe et vérifie, encore et encore. A un moment les doutes disparaitront parce que l'évidence est là, incontournable: pas de moi.
D'accord, une tension est réapparue. Bon, et alors ?Une certaine tension physique qui est réapparue
Est-ce que cette tension est associée à l'idée d'un moi ? Est-ce que c'est le moi qui réapparait ?
Effectivement, il ne s'agit pas de se raconter des histoires. Il n'y a pas à se/me convaincre de quoi que ce soit. La vision est claire, ou pas, c'est tout.Ce matin ma méditation a été un peu assaillie par des pensées, alors que juste avant au réveil j'étais surpris parce ce que pas de pensée .... j'ai toujours des pensées des le réveil d'habitude.
Je crois que c'est différent pour chacun ce processus, mais je ne voudrais surtout pas passer à côté ou me raconter des histoires. J'ai l'impression d'avoir reculé, à vérifier.
Donc oui je crois voir un moi sous une forme ou une autre.
Le fait qu'il n'y ait pas de pensées au réveil, même si ce n'est pas le but, c'est quand même plutôt bon signe... mais ne t'attends pas à ce que les pensées disparaissent magiquement. Même si l'idée du moi s'estompe, le mental, lui, est toujours là.
Alors, dis moi, est-ce que tu vois vraiment un moi ou est-ce que tu "crois" voir un moi ?
Pas d'histoires, juste ce qui est.
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Comme exercice aujourd'hui, je te propose d'examiner un peu les pensées.
Mets toi au calme quelque part, avec un papier et un crayon.
Pendant cinq ou dix minutes, observe ce qui se passe et note-le ("il y a du bruit dehors", "j'ai faim", peu importe). Ne réfléchis pas trop, note juste ce qui vient, avec les mots qui viennent.
Maintenant, regarde ce que tu as écrit. Pour chaque phrase, note s'il s'agit d'une expérience directe (D) ou indirecte (I).
Que remarques-tu ? Est-ce qu'il y a beaucoup de D ou de I ? Est-ce qu'il y a beaucoup de "je" ?
Pour toutes les phrases avec je/moi, reformule-les sans "je". Qu'est-ce qui parait le plus naturel, avec ou sans "je" ? Donne des exemples.
Refais le même exercice, mais cette fois en te concentrant sur les pensées. Note les pensées, comme elles viennent.
Ne garde que les (I) et relis ce qui est écrit, comme s'il s'agissait d'un texte quelconque trouvé quelque part.
De quoi ça parle, qu'est-ce que ça raconte ? Est-ce qu'il y a des personnages ? Un héros ? Un thème récurrent ?
De manière générale, comment tu le trouves ce texte ? Est-ce que c'est intéressant ? Est-ce que c'est cohérent ? Est-ce que c'est vrai ? Est-ce que c'est pertinent par rapport à la situation présente ?
Qu'est-ce que ça te dit sur l'auteur du texte ? Comment tu te l'imagines ?
Tu peux refaire l'exercice dans la journée, mais sans forcément noter par écrit. Observe juste les pensées quand elles arrivent, et écoute comme s'il s'agissait du discours d'un quidam quelconque.
Alors, ces pensées, qu'est-ce que tu en dis ? Qu'as-tu trouvé ?
A bientôt,
Paul
“Life was fullness to such an extent that it was not life. God didn't live, simply existed.”
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
Re: voir
Salut Paul,
Quand je cherche moi, je ne le trouve pas, du coup un soulagement est intervenu, les choses sont toujours les m^mes, mais le mental n'a pas actualisé la vision, il continu à se référer à un moi par habitude... La vision est d'une simplicité presque bête, du coup elle est passée presque inaperçue. Et du coup reste toujours les projections du mental qui à bien récupéré les témoignages lus des autres pour garder un contrôle. Ok.
J'ai besoin de revenir en permanence vérifier la vision, donc les sensations, mais je n'y arrive pas toujours.
il y a un manque de confiance et la peur de mal faire qui ne sont pas encore libérés peut être?
Peut etre parce que je pensais qu'elles allaient disparaitre d'un coup avec l’expérience directe de la vision : pas de moi.
Les choses sont un peut différentes, je le vois dans les méditations, et dès que je suis un peu au calme : la vie s'écoule, sans un moi pour interférer. Mais ce n'est pas permanent.
Dans mes journées de boulot il continue à y avoir quelqu'un pour stresser et prendre les événements pour lui
dès que ça devient un peu tendu...
J'ai fais les exercices que tu m'as proposé :
Noter ce qui se passe : que des D.
Noter les pensées : beaucoup de I : Ca parle d'une personne qui s'appelle je, qui commente ses sensations, il y a juste un je comme personnage central et unique, dont il est le thème récurent, ou plutôt le thème récurent est l'analyse qu'il fait de la vie.
Ce n'est pas cohérent même si il y a du vrai, et ca dit de l'auteur qu'il vit un peu trop dans ca tête. Je l'image coupé de ses sensations.
Je veux voir clair, sans l'ombre d'un doute Paul.
Encore Merci @+
Il doit y avoir des projections c'est sûr. J'ai été saisi d'une évidence il y a quelques jours en lisant que moi n'existe pas plus que Spiderman et que la vie prend tout en charge ... que moi n'a aucun rôle, si ce n'est d'empêcher la vie de couler... Moi interromps le flots de la vie qui entre pour contrôler et s'accaparer la vie.Guillaume, pour que les choses soient claires, le but de cette démarche n'est pas d'atteindre la "libération" (avec tout ce que, à tord ou à raison, tu projettes là-dessus). Ici, on ne recherche qu'une chose: voir l'illusion du moi. Vois cela si tu veux comme une porte d'entrée, mais en aucun cas une porte de sortie ou une fin en soi. Vision ou pas, la vie continue.
Par contre, ce que l'on cherche c'est une vision "clair clair", limpide comme de l'eau de roche, sans l'ombre d'un doute. Ce qui suppose une certaine compréhension intellectuelle mais surtout, et c'est le plus important, un ressenti, un vécu: pas de moi, un point c'est tout.
Les états sont fluctuants, comme la vie qui fluctue. La frustration vient d'une attente non satisfaite, d'une fluctuation non désirée. Mais même la frustration peut être vue et acceptée pour ce qu'elle est, pas plus, pas moins. Y a-t-il un "moi" de frustré, ou est-ce juste de la frustration ? Si la vision est claire, pas de problème. Détente ? ok. Frustration ? ok. Quoiqu'en dise le mental, la vie est juste ce qu'elle est. Ok ?
Quand je cherche moi, je ne le trouve pas, du coup un soulagement est intervenu, les choses sont toujours les m^mes, mais le mental n'a pas actualisé la vision, il continu à se référer à un moi par habitude... La vision est d'une simplicité presque bête, du coup elle est passée presque inaperçue. Et du coup reste toujours les projections du mental qui à bien récupéré les témoignages lus des autres pour garder un contrôle. Ok.
J'ai besoin de revenir en permanence vérifier la vision, donc les sensations, mais je n'y arrive pas toujours.
Ok.Qu'il y ait encore un doute à ce stade, c'est normal (en fait le contraire serait étonnant, voire suspect).
Lorsqu'un doute survient, va dans l'expérience directe et vérifie, encore et encore. A un moment les doutes disparaitront parce que l'évidence est là, incontournable: pas de moi.
Une tension réapparait , d'accord. Idée du moi ou moi qui réapparait je sais pas?D'accord, une tension est réapparue. Bon, et alors ?
Est-ce que cette tension est associée à l'idée d'un moi ? Est-ce que c'est le moi qui réapparait ?
il y a un manque de confiance et la peur de mal faire qui ne sont pas encore libérés peut être?
Je ne vois pas de moi, mais surement que je continue à croire aux pensées qui parle d'un moi.ffectivement, il ne s'agit pas de se raconter des histoires. Il n'y a pas à se/me convaincre de quoi que ce soit. La vision est claire, ou pas, c'est tout.
Le fait qu'il n'y ait pas de pensées au réveil, même si ce n'est pas le but, c'est quand même plutôt bon signe... mais ne t'attends pas à ce que les pensées disparaissent magiquement. Même si l'idée du moi s'estompe, le mental, lui, est toujours là.
Alors, dis moi, est-ce que tu vois vraiment un moi ou est-ce que tu "crois" voir un moi ?
Pas d'histoires, juste ce qui est.
Peut etre parce que je pensais qu'elles allaient disparaitre d'un coup avec l’expérience directe de la vision : pas de moi.
Les choses sont un peut différentes, je le vois dans les méditations, et dès que je suis un peu au calme : la vie s'écoule, sans un moi pour interférer. Mais ce n'est pas permanent.
Dans mes journées de boulot il continue à y avoir quelqu'un pour stresser et prendre les événements pour lui
dès que ça devient un peu tendu...
J'ai fais les exercices que tu m'as proposé :
Noter ce qui se passe : que des D.
Noter les pensées : beaucoup de I : Ca parle d'une personne qui s'appelle je, qui commente ses sensations, il y a juste un je comme personnage central et unique, dont il est le thème récurent, ou plutôt le thème récurent est l'analyse qu'il fait de la vie.
Ce n'est pas cohérent même si il y a du vrai, et ca dit de l'auteur qu'il vit un peu trop dans ca tête. Je l'image coupé de ses sensations.
Je veux voir clair, sans l'ombre d'un doute Paul.
Encore Merci @+
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