Re: Demande de suivi
Posted: Mon Apr 20, 2015 9:21 pm
Bonjour Suyin,
Pour moi aussi, c'est toujours un plaisir de te lire ;-)
J'avais observé cette peur et j'avais vu qu'elle n'appartenait à personne (si je me souviens bien).
Comment reformuler les phrases ? Il y a l'écran qui est "vu", les sons entendus, le corps qui touche et la conscience qui voit ou ressent cela.
Je peux dire aussi "voir" l'écran, "entendre" les sons, "toucher" le clavier ou la chaise. C'est toujours la conscience qui est là et qui observe au travers des cinq sens.
Il n'y a personne pour veiller à cela. C'est un concept. Personne n'est là pour veiller
Beaucoup de concepts se sont effondrés en douceur depuis le début de nos échanges. Je suis arrivé avec tellement d'idées préconçues...
Je ne suis pas maître de mes pensées. Je ne suis pas maître du moment où elles apparaissent. Le choix des pensées est une illusion. "Je" n'existe pas. Les évènements se produisent sans "je" qui contrôle. Voilà déjà cinq choses que j'ai pu "voir".
J'ai plus de mal à voir comment cela fonctionne concernant le choix des actes mais c'est accepté. Je vois que le corps fait, simplement.
Avec le coeur,
Vincent ;-)
Pour moi aussi, c'est toujours un plaisir de te lire ;-)
Quand j'ai vu que personne n'avait le contrôle, une peur s'est élevée. J'ai l'image d'un véhicule sur l'autoroute sans conducteur...Oui, beaucoup d'espace... La fin de la croyance en un contrôle est le début de la liberté, aussi paradoxal que cela puisse paraître. Il n'y a plus à porter le poids de « sa » vie, plus de culpabilité à être ce que l'on est, plus de responsabilité personnelle (mais plus non plus d'accusation envers l'extérieur), plus de fautes ni d'erreurs, plus de besoin de reconnaissance, plus de mérite non plus... (ha oui c'est le revers de la médaille :) ) Tous ces fardeaux peuvent être déposés... Cela change toute la perspective de l'existence...
Un petit détail : « Au départ, je ressentais une peur mais je l'ai lâchée. »
--> Quelqu'un a-t-il lâché la peur ou est-ce que « lâcher la peur » s'est fait tout seul?
J'avais observé cette peur et j'avais vu qu'elle n'appartenait à personne (si je me souviens bien).
ComprisJe voulais te ramener à l'expérience directe car le mental interférait, je voulais que tu puisses faire la différence entre expérience directe et interprétation.
Il faut bien utiliser un mot... Le "je" est un "pointeur" de la conscience. Le corps ressent la chaise ou les touches...etc mais ce qui est conscient de cela est "la conscience".Qui est ce « je » qui voit, écrit, ressent, entend, se sent bien ? Vers quoi pointe ce mot « je » ?
Tu as vu qu'il n'y a pas de « je » qui soit Vincent ou qui soit la conscience. Alors comment ces phrases peuvent-elles être reformulées ? (toujours avec la vision directe)
Comment reformuler les phrases ? Il y a l'écran qui est "vu", les sons entendus, le corps qui touche et la conscience qui voit ou ressent cela.
Je peux dire aussi "voir" l'écran, "entendre" les sons, "toucher" le clavier ou la chaise. C'est toujours la conscience qui est là et qui observe au travers des cinq sens.
Un grand vide est ressenti quand j'écris ces mots. Mon mental bug ;-)Merci ;-)
Je vais veiller à cela.
Qui pourrait veiller à cela ? Est-ce qu'il y a quelqu'un pour veiller ? :)
Il n'y a personne pour veiller à cela. C'est un concept. Personne n'est là pour veiller
ComprisOui. Ce n'est pas descriptible bien sûr. Mais c'est utile d'approfondir cette observation car c'est un niveau très subtil et on ne nous a pas appris à observer cela dans notre éducation. La conscience est silencieuse, paisible, tranquille.... Au contraire de la pensée qui « parle tout le temps » et accapare du coup beaucoup l'attention, détournant celle-ci de la conscience. (bien sûr ces mots sont un moyen d'exprimer le fonctionnement de la pensée, mais ils ne sont en aucun cas accusateurs envers la pensée elle-même qui n'est qu'un mécanisme)
Pour la bienveillance tu dis « probablement », en fait tu peux constater cette bienveillance par le fait qu'il n'y ait aucun jugement sur les événements et sur les êtres. Cela est pur accueil de ce qui est. Et là, l'Amour n'est pas loin...;)
Pour la joie, ce n'est effectivement pas forcément une évidence. En fait la joie se révèle peu à peu quand cette attention à la Présence, à cette qualité d'accueil, grandit.
Je vois que rien n'a changé mais pourtant si... Je ne suis pas différent mais je vois que personne n'est aux commandes.Oui, j'en suis convaincu. Il n'y a pas de moi séparé. Je ne l'ai pas trouvé en observant.
Comment te sens-tu avec cela ? Quelle différence y-a-t-il à présent « pour toi » avec le début de cet échange et ce qui était recherché en venant sur ce forum ?
Beaucoup de concepts se sont effondrés en douceur depuis le début de nos échanges. Je suis arrivé avec tellement d'idées préconçues...
Je ne suis pas maître de mes pensées. Je ne suis pas maître du moment où elles apparaissent. Le choix des pensées est une illusion. "Je" n'existe pas. Les évènements se produisent sans "je" qui contrôle. Voilà déjà cinq choses que j'ai pu "voir".
Comme je l'ai écrit juste avant, je vois qu'il n'y a pas de "je" aux commandes.Je vois clairement que le choix "des pensées" est une illusion.
Et le choix des actes ?...
J'ai plus de mal à voir comment cela fonctionne concernant le choix des actes mais c'est accepté. Je vois que le corps fait, simplement.
Une joie est ressentie par rapport au chemin parcouru... La vie est vécu avec plus de légèreté. Je ressens beaucoup plus de paix, de calme, d'espace et de clarté.;-) Je ne vois pas de "je" pour être l'un ou l'autre.
Il y a seulement le fait d'être et d'être conscient.
Voilà....Excellent !
Te sens-tu satisfait de cette investigation ? Dis-moi sincèrement ce qui est ressenti à présent.
Avec le coeur,
Vincent ;-)