Tranquillité

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sulawesi
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Re: Tranquillité

Postby sulawesi » Wed Mar 05, 2014 10:06 am

Bonjour Claude :-)
"Observe le mécanisme de la pensée" "la naissance des émotions".
J'appelle cela 'faire', et c'est ce que je fais au long du jour et même parfois de la nuit quand j'observe mes rêves.
Quand je parle de "faire", je parle d'une activité encadrée par une attente, un but. Faire : dans le but d'obtenir quelque chose qui est un idéal projeté dans un futur et obtenu par un effort (le "faire"). Approfondissons ceci.

Exemple de "faire" au sens où je l'entends :
Bonjour. Je recherche la tranquillité d'esprit. Sans succès parce pas libre de mes pensées.
J'ai cherché à les maîtriser, voire à les éteindre par le yoga en 8 étapes de Patanjali, les P.R. postures renversées de longue durée, jusqu'à 3 h, les jeûnes dont un de 40 jours. Sans oublier l'alcool et autres expériences extrêmes.

.................
Je m'exerce quasi en permanence 'au moment présent'.
.................
mon désir de maîtriser les pensées générant de l'angoisse. Qu'en est-il de celles, neutres, voire positives qui ne me laissent pas pour autant plus libre, plus tranquille ?
Bien sûr, j'ai pour elles, comme pour les autres, quelques parades dont les exercices physiques (hatha, tai ji, sport, rire, chant etc..
)


Or, conclusion, que tu as perçu : J'ai toujours associé la quête de tranquillité à la maîtrise des pensées, or la prétention à cette maîtrise m'empêche, en ce qui me concerne, précisément, d'être tranquille.

Ce faire, cette discipline, cet effort pour arriver à un but (maitriser ses pensées ou autre) apporte tout sauf de la tranquillité. Il est le premier obstacle.

Quel est ton ressenti à cette constatation ? C'est destabilisant ? Tu as procédé ainsi pendant des années.
Comme tu le disais, un château de cartes s'effondre... :-)

Vois : arrivé à ce point, ton premier réflexe est toujours de chercher quoi faire, des conseils, des buts, un procédé :
Je suis déjà en train de me dire qu'il y aura fort à faire pour apprendre à cesser de faire.
J'aurai besoin de tes conseils.
"Pour que le faux se détache de lui-même quand il est vu en tant que faux." Juste observer et me rappeler ça ?
Dans ce que tu écris là :
Donc OK j'observe. Et je peux observer, surtout en méditation, qu'il y a des espaces de silence dans le dialogue interne où je choppe un état, qui est peut-être ma vraie nature, qui fout le camp, et où j'avais envie de rester. Mais pas de ça Lisa ! Et c'est reparti pour les trucs en boucle que je n'ai pas consciemment demandé.

Est-ce que tu perçois qu'il ne s'agit pas d'une observation neutre mais toujours d'un faire ?

Thierry

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Elisonn
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Re: Tranquillité

Postby Elisonn » Sat Mar 08, 2014 2:38 pm

Bonjour Thierry, je sais que je suis dans le 'faire' quand je me rappelle de questionner mes pensées, mes émotions, mode Byron. Quand je me rappelle de Vivre sans tête, mode Harding. Quand je me rappelle de voir, d'entendre, de sentir, bref d'être présent, mode Tolle et autres. Puis je crois de bonne foi être juste observant, 'sans but ni profit'. Je suis plus souvent dans 'une observation neutre' - du moins c'est ce que moi j'appelle comme ça - qu'avant. Et donc plus souvent dans la tranquillité. Je pense que la tranquillité 'toujours présente' est possible. Quand, comme dit Katie, "ce n'est plus moi qui quitte les concepts (que j'appelle commentaires à partir de perceptions), ce sont les concepts qui me quittent". Peut-être, sans doute même :<D, suis-je impatient (ma compagne serait mdr) et ce que j'appelle 'piétiner à la porte' est l'allure normale d'un chercheur. Que moi je trouve choucroute. En fait, je fonctionne là comme si je voulais te mettre sur le dos un 'job' qui est le mien.

Claude

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sulawesi
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Re: Tranquillité

Postby sulawesi » Sun Mar 09, 2014 10:13 am

Bonjour Claude :-)

Dans ce que tu écris là :
Donc OK j'observe. Et je peux observer, surtout en méditation, qu'il y a des espaces de silence dans le dialogue interne où je choppe un état, qui est peut-être ma vraie nature, qui fout le camp, et où j'avais envie de rester. Mais pas de ça Lisa ! Et c'est reparti pour les trucs en boucle que je n'ai pas consciemment demandé.
Le faire est dans la recherche d'un état : "je chope un état", "qui est peut-être ma vraie nature" => image projeté d'un état idéal à atteindre, à "choper",
"qui fout le camp et où j'avais envie de rester" => refus de ce qui est, du déroulement naturel des choses ("mais pas de ça lLisa"),
"Et c'est reparti pour les trucs en boucle que je n'ai pas consciemment demandé" => il y a une attente, une demande, une volonté que les choses soient autres...
Tu perds l'accueil neutre dans tout ce mécanisme, dans ce refus du déroulement naturel des choses : recherche, tentative d'identification d'un état et tentative de le maintenir quand tu imagines y être.

Regarde le paradoxe : tu projettes un état idéal supposé de tranquillité, de paix (qui n'a de réalité que dans ton mental, ta pensée) et quand le déroulement naturel de la réalité te détourne de ta projection, tu batailles avec elle. Ce faisant tu t'immerges dans de la tension, énervement, du dépit, sentiment d'échec (et donc tu t'éloignes totalement de la tranquillité pourtant souhaitée :-) ).
Tension, énervement, dépit, sentiment d'échec qui ne repose que sur l'idée que le déroulement des choses aurait dû être autrement (conforme à tes attentes...).

On est dans le même mécanisme vu précédemment de la volonté de maitrise des pensées censée apporter la paix suprême, ce postulat n'étant que pure croyance, objet mental infondé, non remis en questions. La remise en questions t'a fait percevoir que ce faisant, dans l'effort d'une maîtrise des pensées, tu tournais le dos à la paix espérée.

Dans un accueil réel, il n'y aurait pas d'attente, pas d'effort pour atteindre ou échapper à un état. les choses seraient vues, mais sans la volonté d'aller dans un sens ou un autre, sans recherche, poursuite d'un but : des ressentis, des pensées s'invitent et passent. C'est tout.
Donc OK j'observe. Et je peux observer, surtout en méditation, qu'il y a des espaces de silence dans le dialogue interne où je choppe un état, qui est peut-être ma vraie nature, qui fout le camp, et où j'avais envie de rester. Mais pas de ça Lisa ! Et c'est reparti pour les trucs en boucle que je n'ai pas consciemment demandé.
"Je peux observer", "je choppe un état", "j'avais envie de rester", "je n'ai pas demandé"
Le "je" qui est censé observer ici est-il le même qui choppe, demande, veut rester ?
Dans ce cas, il n'est pas neutre, il prend parti, n'est pas dans une observation ; ou plutôt son observation est subordonnée à un projet, à l'atteinte d'un but, d'un état, d'un idéal. Il observe la cible espérée et l'écart entre ce qui est et le but attendu, non ? et si les choses ne vont pas dans son sens, il va tenter de forcer les choses.
Et là, tension, stress, effort, dépit...

Perçois-tu ce mécanisme ?
Je ne plaide pas pour une non-pratique ou une pratique donnée, pas plus que je ne te fournirai de recettes. J'essaie de t'amener à un arrêt sur image, te regarder pédaler, te faire percevoir ce mécanisme, ses conséquences, son fondement. Mécanisme dont la nature, l'étendue ne sont pas clairement conscientes tant il est ancrée, automatique, quand on est un chercheur d'éveil de longue date.

Ce mécanisme d'attente, contrôle, tu l'as reconnu pour les pensées, est le moment où tu quittes la paix, la tranquillité :
J'ai toujours associé la quête de tranquillité à la maîtrise des pensées, or la prétention à cette maîtrise m'empêche, en ce qui me concerne, précisément, d'être tranquille.


Ce constat est clair pour toi ? Perçois-tu ce qui est décrit plus haut ?
C'est la question du jour :-)
Qu'est-ce que celà t'inspire ?
(Communique aussi sur ton ressenti dans cette promenade au pays de Claude :-) ; ce qui est éprouvé est aussi, sinon plus important que ce qui est écrit)

À bientôt
Thierry

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Re: Tranquillité

Postby Elisonn » Sun Mar 09, 2014 12:40 pm

Thierry, Man, Je ne peux qu'approuver ton analyse et ce n'est pas faute d'avoir essayé, tu t'en doutes, autre chose.
Au cours de rencontres avec d'autres guides, certains disaient me 'reconnaître', comme s'ils m'avaient connu avant, sous d'autres identités. Ils voyaient l'énergie, le temps, l'argent que je consacrais à mon 'développement spirituel'. Ils voyaient aussi l'énergie, le temps, l'argent que je consacrais à ne pas y arriver. Moi qui dis ramer après le non-duel, si ça, ça ne ressemble pas à un duel ?! Alors, qu'on me demande à quoi servent les sabres courbes de mon slalom, et les seaux de gros rouge dans lesquels j'enfonçais la tête, là où d'autres bipèdes préfèrent sucer le sable. En fait ma consommation d'alcool montait d'autant plus que je me sentais comme proche de 'basculer' dans qqch, un danger sans visage particulier, qqch d'inconnu - je ne peux rien en dire de plus. Qqch que j'ai reconnu + ou - ces derniers temps, au point d'avoir de nouveau louché vers la cave. Mais l'entrée est bétonnée :D. Oui, je peux en dire plus, de ce qqch d'inconnu, il y a de la colère, de l'angoisse, de la tristesse même...Y a plus mes seaux, mais y a ce cocktail-là :D. On a les dames du temps jadis qu'on peut. Content d'avoir repris le dialogue.

A bientôt
Claude

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sulawesi
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Re: Tranquillité

Postby sulawesi » Sun Mar 09, 2014 5:32 pm

Bonjour Claude,
Content d'avoir repris le dialogue.
Aussi :-)

Par contre, j'aurais besoin que tu me répondes de façon plus directe, factuelle, terre à terre.
Sinon, je suis dans un effort pour comprendre des images, des allusions que j'ai du mal à interpréter, ça ne facilite pas le dialogue et amène de la confusion :-)
Tu es anonyme sur ce forum, tout peut se dire.
Des mots comme " Alors, qu'on me demande à quoi servent les sabres courbes de mon slalom,", "On a les dames du temps jadis qu'on peut."... je ne comprends pas :-)
En fait ma consommation d'alcool montait d'autant plus que je me sentais comme proche de 'basculer' dans qqch, un danger sans visage particulier, qqch d'inconnu - je ne peux rien en dire de plus. Qqch que j'ai reconnu + ou - ces derniers temps, au point d'avoir de nouveau louché vers la cave. Mais l'entrée est bétonnée :D. Oui, je peux en dire plus, de ce qqch d'inconnu, il y a de la colère, de l'angoisse, de la tristesse même...Y a plus mes seaux, mais y a ce cocktail-là :D.
De tout ça, dois-je retenir que des émotions dérangeantes sont éprouvées : colère, angoisse, tristesse ? C'est bien ça ?
Tu en as convenu précédemment : il n'y a aucune menace dans les émotions qui passent. Claude est devant son ordinateur, point final. Tu n'es pas dans une cage aux lions (sinon des lions mentaux). Y a-t-il un danger réel là ? Ou y a-t-il seulement danger imaginaire, supposé, mental, projeté ?
Byron Katie a une image que je trouve très juste à propos de la peur : "Les enfants n'ont pas peur du noir, ils ont peur de ce qu'ils imaginent dans le noir"
La peur, l'angoisse ressenties ont-elle un support réel ? Ou ne sont-elles que des émanations, un éprouvé, peut-être intense, mais sans objet réel, tangible ? Y a-t-il un risque réel, non imaginaire et supposé, à plonger dans cet éprouvé et l'écouter, le questionner ?
Les pensées et les émotions ne sont que des manifestations, des symptômes qui parlent de tes croyances, comme la croyance d'un danger imaginaire. Les accepter, les écouter permet de les comprendre et en réduit l'intensité. Expérimente...

Précise-moi ce ressenti de colère. Que dit-il ? À quoi le rattaches-tu ? Pourquoi de la colère ?

Une remarque : tu parles de toi au passé plusieurs fois (lis tes phrases à l'imparfait). Es-tu ce Claude ? Ce Claude a-t-il une réalité ? ou n'est-ce qu'une sélection d'images passés que tu as retenues, auxquelles tu t'identifies. Une représentation mentale.

À bientôt
Thierry

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Elisonn
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Re: Tranquillité

Postby Elisonn » Tue Mar 11, 2014 9:04 am

Dans le cas actuel, Thierry, je relie mes émotions à la peur du changement que d'autre part je désire ardemment - ambivalence bien connue en thérapie. "Aidez-moi, oui mais..." Plus précisément la colère. Contre toi et contre moi.
Je te demande de m'aider et je crains (peur) à la fois que tu y arrives (c'est l'inconnu ou la mort de l'ego (tristesse) qui n'existe pas mais ça y sait pas !) et que tu n'y arrives pas, car je rate ma fameuse tranquillité, ou 'Paix toujours présente". Toujours l'ambivalence. Ceci dit, ces émotions ont duré avec des hauts et des bas 2,3 jours. Et pas bien fortes car rapidement identifiées comme celles ressenties en thérapies qui avaient duré le temps du basculement dans le mieux-être et s'étaient évaporées ensuite. Je connais le processus.
Hier, j'ai fait à plusieurs reprises l'expérience de la tranquillité recherchée dans des situations où c'était pas gagné. J'ai pu aussi regarder sans commentaires, sans jugements, des visages au restau qui auraient déclenché mes "Quelle tronche, cette meuf !.." Oui, j'ai l'impression que ça bouge. On continue ?..

Bonne journée, Thierry.

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sulawesi
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Re: Tranquillité

Postby sulawesi » Fri Mar 14, 2014 9:58 am

Bonjour Claude :-)
Désolé, réponse tardive. Travail...
je relie mes émotions à la peur du changement
Sondons cette peur. Je te donne mes propositions mais applique ta propre "méditation"...

Tu supposes qu'il n'y a pas eu de changement depuis qu'on discute ? (et même sans cet échange, il n'y aurait pas eu de changement ?)
Qu'appelles-tu donc un changement ???
Dans mon expérience, chaque instant me parait neuf. Le changement, le mouvement est continuel. Mort/naissance. Rien ne se reproduit. L'absence de changement n'existe pas. Elle est même inconcevable.
Et si j'utilise ma pensée, je te dirais que mon état physiologique a changé depuis les 2 dernières mn par exemple : mes cheveux ont poussé, mon thé se promène dans mon système digestif, son effet excitant commence à modifier mon équilibre, des cellules sont mortes, d'autres sont créées, la lumière sur le paysage que je vois par la fenêtre change graduellement. Des pensées s'invitent, vivent un déroulement et sont remplacées par d'autres... Et je remarque que je n'ai aucun contrôle sur ce scenario...
Les expériences que j'ai vécues hier ont modifié mes représentations de personnes et de certaines situations dans le cadre de mon travail par exemple. Ces représentations ne sont que des images dans ma tête, elles ne sont pas la réalité, juste des approximations, qui mourront, seront balayées et remplacées par d'autres approximations au gré de mes interractions. De même, autre exemple, pour la lecture de ton dernier message qui a généré quantité de pensées, émotions, un déroulement qui se fait de lui-même, j'en suis l'observation, la constatation, la perception, déroulement qui aboutit à l'écran de mon ordinateur qui est entrain de se modifier, conséquence de changements dans la physiologie des muscles de mes bras, mains, doigts... :-)

Il n'y a que changement...

Si ton regard sur le monde est figé par une attente et si dans ce regard tu as une idée préconçue de ce qui serait la situation attendue, gratifiante, et la situation refusée, crainte, tu es comme un pêcheur qui ne voit du monde que son bouchon, aveugle à ce qui se passe autour de lui, à la beauté du paysage alentour... Ou comme un joueur de loto dont la vie est organisée autour de cette attente du tirage merveilleux, avec une représentation d'un passé et d'un futur (merveilleux ou décevant, espéré ou craint), + tout un monde d'émotions, pensées qui n'existent que par cette attente, cette représentation du monde. Représentation aussi restrictive que celle du pêcheur et qui enferme la réceptivité, restreint l'ouverture.
Je caricature dans un but pédagogique :-)

Ta peur du changement repose sur l'idée qu'il y aurait une stabilité passée, figée, sécurisante et un après. Après espéré, porteur de merveilleux ou angoissant, objet de peur.
Remet en question cette idée : est-ce vrai ? Y a-t-il autre chose qu'un présent sans cesse renouvelé ?
Il n'y a pas de stabilité passée. On ne peut avoir des impressions de constantes qu'en regardant grossièrement les choses. Il n'y a que changement continu, un présent toujours neuf. Et les réactions répétitives qu'on peut avoir (que la mémoire sélective interprète comme une répétition), se déroulent dans un contexte toujours neuf, il n'y a pas de réelle répétition.
Cette peur repose-t-elle sur quelque chose de clairement identifié ou de l'imaginaire ?
Quand le présent d'une voiture se dirige sur toi parce que le conducteur ne t'a pas vu, il y a danger identifié et action. La peur fonctionne au passé/futur : archive émotionnelle et projection mentale, imaginaire.
Tu ne sais pas ce que sera après, après n'existe pas, est inconcevable. Tu ne peux que projeter de l'imaginaire, qui ne peut être que faux. Et la peur ne repose que sur cet imaginaire (c'est une peur de ce que tu imagines dans le noir :-) )

Plus précisément la colère. Contre toi et contre moi.
Explorons aussi cette émotion avec accueil bienveillant et ouverture à son égard, comme un objet de curiosité. Dis m'en plus.
Quelle colère ? Pour quelle raison ? Quelles sont les pensées attachées à cette colère ?

Je te demande de m'aider et je crains (peur) à la fois que tu y arrives (c'est l'inconnu ou la mort de l'ego (tristesse) qui n'existe pas mais ça y sait pas !) et que tu n'y arrives pas, car je rate ma fameuse tranquillité, ou 'Paix toujours présente".
Je ne vais nulle part... (mais toi oui :-) )

Je me contente d'explorer (en t'associant à cette exploration) ce qui se manifeste dans le présent de l'expression de la vie en toi. Parce que je sais que la souffance qui te colle dans la recherche qui t'amène ici repose sur des représentations fausses (et les émotions qui y sont attachées). Et j'essaie de te faire percevoir et prendre conscience de ce qui est erroné dans ces représentations qui se lisent ici, et qui sont aussi lisibles dans les souffrances (colère, peur) dont tu me fais part. D'où l'importance de cette communication de tes ressentis : les émotions sont des symptômes, des fils conducteurs.

Si tu es dans la fuite d'une souffrance (colère, peur... à différents degrés depuis la simple irritation), tu as l'attention tournée vers une cible qui n'est qu'une projection issue de ta souffrance (=> la paix, la tranquillité). Ce faisant, tu fuis ce qui est (tes émotions douloureuses) pour tenter de forcer un chemin, le réel, ce qui est, vers cette image que tu as conçue et projeté dans l'avenir.
Mais cette image est purement imaginaire, fabriquée. Du conceptuell. Elle n'a aucune réalité, elle ne peut être, se concrétiser : elle appartient à ton imaginaire.
Seul le présent est réel : ces émotions, pensées, réactions que tu fuis et cherche à maîtriser.
C'est une des raisons pour laquelle ça foire. Tu as juste aménagé ton présent, affiné le contrôle de ton corps et de ses réactions qui te dérangeaient et que tu fuyais et un mécanisme mental t'abstrait de la réalité, la refuse, s'y oppose. S'y oppose dans la tension car c'est impossible (cette possibilité de contrôle est imaginaire, constate-le) => souffrance...

On est ici dans une démarche exactement contraire : on accueille, écoute avec bienveillance ces émotions, ces pensées. On embrasse aussi dans cette écoute la résistance à accueillir, écouter, s'ouvrir à ces pensées et émotions.
Parce que toute cette expression est ton seul réel. C'est ce pourquoi tu es là.
Et aussi parce que la croyance en un contrôle de ces émotions et de ces pensées n'est qu'une croyance sans fondement, mais non remise en question. À toi d'y méditer... On en parlera plus tard.

J'insiste sur ces peurs, le besoin de contrôle et ses conséquences : fuite si mal à l'aise, concentration sur un but futur et détournement de l'attention au présent, limite de l'écoute et de l'ouverture et donc du questionnement, fermeture à l'expression des choses en soi... parce que tout ça est un obstacle à la compréhension tant que tu n'en prend pas conscience. Une énergie de blocage, de frein s'opposera à l'évolution. À l'expression du vivant, du réel...

Encore une chose pour dédramatiser, apaiser : si tu observes bien, ces émotions de peur, colère, tension... dont on peut fuir, refuser l'expression (mais qui vont conditionner les réactions, dans un automatisme non vivant, non créatif) ne sont que des fossiles. Des réminiscences d'un passé où on était un enfant vulnérable car non expérimenté et soumis à la croyance que notre sécurité dépendait de l'acceptation des autres, dépendait d'un extérieur auquel on était plus ou moins anxieusement soumis. D'où l'intensité irrationnelle de peurs, colère, tension et stress. Et bien qu'on soit un adulte plus autonome, raisonnant, on se retrouve dans des réactions conditionnées, fossiles de stress-émotions/maitrise-fuite du stress-émotions simultanée. Et cette fuite cristallisée nous enferme dans une répétition mécanique car elle interdit l'ouverture et la compréhension de ce qui est à l'oeuvre à cet instant T où cette réaction s'exprime.
Hier, j'ai fait à plusieurs reprises l'expérience de la tranquillité recherchée dans des situations où c'était pas gagné. J'ai pu aussi regarder sans commentaires, sans jugements, des visages au restau qui auraient déclenché mes "Quelle tronche, cette meuf !.."
Était-ce ce purement ce qui était, spontanément, ou était-ce encore un contrôle de plus ? (Parce que tu aurais projeté un comportement vertueux en interprétant ce que j'écris, pour t'y appliquer ?)
Répond en toi avec le plus d'ouverture, d'honnêteté, de lucidité, d'accueil d'émotions/pensées désagréables (tension, irritation, déception...) que mon commentaire peut générer.

Message long et dense. Prends le temps de relire et surtout d'en méditer ce que ça remue en toi.
Fais-moi part de tes commentaires éventuels, questions, doutes...

Rappel de la question du jour :-) :
Plus précisément la colère. Contre toi et contre moi.
Explorons aussi cette émotion avec accueil bienveillant et ouverture à son égard, comme un objet de curiosité. Dis m'en plus.
Quelle colère ? Pour quelle raison ? Quelles sont les pensées attachées à cette colère ?

À bientôt
Thierry

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Re: Tranquillité

Postby Elisonn » Tue Mar 18, 2014 7:55 pm

Bonsoir Thierry,

dans la nuit du 14 au 15, expérience à la fois forte et douce, différente de celles vécues dans ma période rebirth et d'autres au contact de certains 'maîtres'. Caractérisées par vigoureuses exaltations suivies d'aussi vigoureuses déceptions. J'étais en train de me dire "Comment écrire à Thierry que je sais tout ce qu'il me dit et que je crois qu'il sait que je le sais. Avec ces décennies de travail inspiré par les gens que je lui ai cités. Et que j'ai choisis pour leur concordance avec ce que je sens juste pour moi. Et de surcroît avec son propre discours." Je sentais de l'irritation et...tout d'un coup...la question : "Qui est irrité ?" Une espèce de dé-fusion s'est opérée, Claude est irrité, mais QQCH regarde ça, qui est VRAIMENT moi - je sentais ça comme une inébranlable évidence - tandis que l'irrité là devient une espèce de troisième personne. Oui, je sais. Non, je me la pète pas. Desjardins s'est mis à parler de lui comme ça : Arnaud ci, Arnaud là mais Alain Delon aussi (mais c'est p-être un grand éveillé, va savoir) . En tout cas, c'était accompagné d'une joie douce, de ma tête et mon corps soudain transparents et de l'impression de pouvoir entrer dans n'importe quelle émotion (bien sûr j'en ai vécu depuis de tous les registres) sans déni et sans effondrement. Cet état particulier a duré encore plusieurs heures après sommeil et réveil. Spontanément. Puis il s'est délité et j'ai à "faire" qqch pour l'installer à nouveau. Mais il est à ma disposition. Je constate clairement que qd je refuse l'émotion, je la nourris, qd je l'observe, en me demandant "qui ressent ça ?" il y a cet état qui se met en place. Pour l'instant - et qu'y a-t-il d'autre, oui, je suis content. Et non, je n'ai pas besoin de te faire plaisir. Je préfère bien sûr que tu ailles bien mais je n'ai pas du tout besoin que ce soit associé aux échanges qui nous occupent en ce moment.

A bientôt Thierry.

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Re: Tranquillité

Postby sulawesi » Wed Mar 19, 2014 8:35 am

Bonjour Claude :-)
dans la nuit du 14 au 15, expérience à la fois forte et douce, différente de celles vécues dans ma période rebirth et d'autres au contact de certains 'maîtres'. Caractérisées par vigoureuses exaltations suivies d'aussi vigoureuses déceptions
D'où viennent l'exaltation et la déception ? Accueille, observe, questionne ces émotions. Et il y a aussi tout un monde de pensées qui accompagnent et qui sont à percevoir dans ces instants.
Si tu "colles" à ces émotions, si tu t'y identifies, tu passes de "Ça y est j'y suis !!!!" à "Ah non merde...", selon une évaluation, un jugement de ce que tu ressens.

Ces émotions-là pourrait-elle exister sans une attente ?
Le haut, le bas, le fort, le douloureux n'existent que par rapport à une attente, une projection.
État attendu ==> exaltation. Pas l'état attendu ==> douleur, déception, désenchantement.
L'attente, la projection d'un futur idéal crée le haut et le bas. Imagine l'absence d'attente, l'absence d'idal : pourrait-il y avoir un haut et un bas dans ce contexte ?

Si tu te perçois comme collant à ces émotions, balloté par ces montagnes russes, dans ce mécanisme, que peux-on en déduire ?
==> Il y a, à l'oeuvre, l'attente, l'espoir d'un état idéal. Ta pensées évalue les signes qu'elle perçoit, mesure ces signes par rapport à des critères qu'elle a retenue et les émotions suivent : exaltation ou déception...

Il peut être douloureux d'accepter que la partie "exaltation" de ce mécanisme ne soit que l'effet d'une projection imaginaire, une illusion, un idéal projeté par la pensée et nourrit par des lectures. Mais, en même temps, il est constaté que la partie douloureuse, "déception/dépit", est aussi l'effet d'une projection imaginaire. Ça compense :-D
Prend conscience de ce mécanisme. Prends-en note...

Chez quelqu'un qui est dans une recherche depuis longtemps, le mécanisme de l'attente, la projection d'un état idéal, nourrit par des lectures, peut être profondément ancré. Cet état idéal est nourrit par une fuite d'émotions jugées comme négatives. Si ta perception est animée par cette attente, elle va jauger ton présent en fonction des critères attendus et entrainer exaltation ou déception selon.
Essaie de sauter d'un cran : accepte, accueille aussi les émotions d''exaltation et la déception (mais aussi les pensées qui so nt antérieures à ces émotions), interroge tout ça pour percevoir ce mécanisme à l'oeuvre.

Je sentais de l'irritation et...tout d'un coup...la question : "Qui est irrité ?" Une espèce de dé-fusion s'est opérée, Claude est irrité, mais QQCH regarde ça, qui est VRAIMENT moi - je sentais ça comme une inébranlable évidence - tandis que l'irrité là devient une espèce de troisième personne.
Oui. De l'irritation est ressentie. Cette irritation, je suppose que tu pourrais même ajouter des contractions dans le corps et la pensée "Qui est irrité" sont perçues.
Desjardins s'est mis à parler de lui comme ça : Arnaud ci, Arnaud là mais Alain Delon aussi (mais c'est p-être un grand éveillé, va savoir)
Cette nouvelle pensée apparait dans cet espace. On peut donc encore ajouter un mécanisme de comparaison, qui est le mécanisme d'évaluation auquel je faisais allusion plus haut, lié à tes attentes. Tu compares ce que tu ressens/perçois à des modèles, idéaux (Desjardin ici), et des émotions accompagnent cette pensée/comparaison (espoir, plaisir...)
Note la force de l'attente dont le surgissement immédiat de cette pensée/comparaison est le symptôme : "Est-ce ça ?" "Y suis-je ?"

Oublie toute littérature "spirituelle" et attache-toi à une observation directe de l'expérience :
Y a-t-il un Claude là-dedans ?
Il y a des émotions, des pensées. En même temps, ceci est perçu. C'est ce qui se dégage de ce que tu écris.
Tu dis que tu as eu l'impression de pouvoir entrer dans n'importe quelle émotion. Est-ce toi qui entre dans une émotion ou l'émotion qui s'invite et apparait dans ton espace, vient animer le corps ? (car le corps participe au ressenti : détente, crispation, gestes, mimiques...)
Es-tu ton corps ? Ou le corps est aussi un objet de perception (visuelle, kinesthésique...) au même titre que les pensées, les émotions ?

Je t'avais posé la question précédemment, mais tu n'avais pas répondu (message du 28 février).
J'insiste :-) :
As-tu un contrôle sur l'émergence de ces émotions qui sont ressenties. Et même question sur les pensées, les mouvements corporels.
Je parle bien de l'émergence, pas d'un contrôle éventuellement possible sur l'expression de l'émotion, du corps. Ça, c'est plus ou moins possible.
As-tu un contrôle sur l'émergence de l'émotion/pensées/gestes ?
Contrôles-tu le robinet : choisis-tu l'émotion qui s'exprimera, la pensée qui aparaitra en toi ? en avais-tu prévu l'émergence ?
Sais-tu quelle sera la pensée qui passera, l'émotion qui sera ressentie, le geste qui aura lieu... dans 15 mn ?
(et donc, exprimé autrement : y a-t-il un Claude acteur/contrôleur des pensées/émotions ou pensées et émotions apparaissent et disparaissent dans l'espace perceptif sans que Claude ait la main sur ce processus ?)

Observe et réponds-moi sur cette question stp (et les 2 en gras ci-dessus).
(mais tu peux aussi me faire part d'autres observations, remarques... avant ou après :-) )
________________________________________________________________________________________
Information technique :
Si tu as besoin d'utiliser les possibilité de l'éditeur complet (qui permet de citer une phrase pour y répondre ou la commenter, c'est les textes encadrés en rose qui te cite. L'éditeur permet aussi de mettre du gras, italique, du texte en couleur...). Je ne sais pas si tu sais l'utiliser. Je te donnes les explications détaillées, ne connaissant pas ton aisance dans l'utilisation de ces outils :
Après avoir cliqué sur "Réponse rapide", tu cliques sur "Éditeur complet".
Pour citer mon texte (répondre à ma question, commenter une phrase) :
Tu copies ce texte et le colle dans ton espace texte.
Tu le sélectionnes puis tu cliques sur "Quote" ==> ce texte apparaitra entouré de
quote et /quote entre crochets.
Si tu cliques sur "Prévisualisation" en bas pour voir l'effet, ce que ça donnera, tu verras que ce texte sera en citation.
Tu peux alors retourner dans l'éditeur en dessous, aller à la ligne et rédiger...
(même procédé pour appliquer du gras, italique... : copier/coller, sélectionner, cliquer sur le bouton de l'éditeur (gras, italique...etc), prévisualisation pour vérifier.
À la fin : "Prévisualisation" (si modif refaire la prévisualisation pour actualiser les modifications).
"Envoyer" au final...


J'espère être clair :-)
Si pb, envoie un mail ou MP.
____________________________________________________________________________________________

À bientôt,
Thierry

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sulawesi
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Re: Tranquillité

Postby sulawesi » Wed Mar 19, 2014 5:45 pm

Re :

Mon message étant long (je suis définitivement trop bavard :-) ), les questions (en gras pas vraiment lisible je trouve) qui demandent réponses sont noyées dans les commentaires.
(Ces commentaires ne sont qu'observations, incitations à interroger l'expérience. Des questions dans ces commentaires ne sont que des questions pour toi, une incitation à t'interroger sur certains points. Je ne demande pas vraiment de réponse)

J'extrais ici les portions de texte avec questions demandant réponses (questions en rouge). C'est plus clair :

D'une part :
Oublie toute littérature "spirituelle" et attache-toi à une observation directe de l'expérience (ce dont tu me fais part dans ton message et que je commente : émotions, pensées...) :
Y a-t-il un Claude là-dedans ?
Il y a des émotions, des pensées. En même temps, ceci est perçu. C'est ce qui se dégage de ce que tu écris.
Tu dis que tu as eu l'impression de pouvoir entrer dans n'importe quelle émotion.
Est-ce toi qui entre dans une émotion comme tu l'écris ou l'émotion qui s'invite et apparait dans ton espace, vient animer le corps ? (car le corps participe au ressenti : détente, crispation, gestes, mimiques...)
Es-tu ton corps ? Ou le corps est aussi un objet de perception (visuelle, kinesthésique...) au même titre que les pensées, les émotions ?

D'autre part :
Je t'avais posé la question précédemment, mais tu n'avais pas répondu (message du 28 février).
J'insiste :-) :
As-tu un contrôle sur l'émergence de ces émotions qui sont ressenties ? Et même question sur les pensées, les mouvements corporels.
Je parle bien de l'émergence, pas d'un contrôle éventuellement possible sur l'expression de l'émotion, du corps. Ça, c'est plus ou moins possible.
Donc :
As-tu un contrôle sur l'émergence de l'émotion/pensées/gestes ?
Contrôles-tu le robinet : choisis-tu l'émotion qui s'exprimera, la pensée qui aparaitra en toi ? en avais-tu prévu l'émergence ?

Sais-tu quelle sera la pensée qui passera, l'émotion qui sera ressentie, le geste qui aura lieu... dans 15 mn ?
(et donc, exprimé autrement : y a-t-il un Claude acteur/contrôleur des pensées/émotions ou pensées et émotions apparaissent et disparaissent dans l'espace perceptif sans que Claude ait la main sur ce processus ?)

Observe et réponds-moi sur cette question stp.
(mais tu peux aussi me faire part d'autres observations, remarques... avant ou après :-) )

Thierry

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Elisonn
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Re: Tranquillité

Postby Elisonn » Thu Mar 20, 2014 5:26 pm

Thierry, j'espère que tu vas le rester 'définitivement trop bavard' car pour moi c'est un régal. Je te remercie néanmoins de préciser clairement, comme tu le fais, ce à quoi tu attends réponse.
"Y a-t-il un Claude là-dedans ?"
Je 'sais' par infos - spi + scientifiques - qu'il n'y a pas de Claude. Et ça me fait une belle jambe.
Parfois, et de plus en plus souvent, je 'sens' ou je 'vois' par expérience directe qu'il n'y a pas de Claude. Et dans la foulée, pas de corps non plus. Et ça, ça s'accompagne toujours d'une joie douce et de la présence, je dirais, derrière la tête ou à sa place, de Qqch de plus vaste qu'un Claude quelconque. Et ce Qqch observe les expériences en s'en foutant ou en s'amusant, je ne sais pas. En tout cas, ce Qqch-là est tranquille et ce Qqch-là est bien davantage moi que ce Claude. Celui-ci paraît comme une somme toujours en équilibre instable de perceptions sensorielles et/ou mentales, mouvements intimes ou superficiels du corps, souvenirs, projections etc..
"Est-ce toi qui entre dans une émotion ou l'émotion qui s'invite etc.."
Je réunis parfois certaines conditions 'invitant' des émotions bien précises à venir 'égayer' mes jours ou nuits. Mettre du Mahler ou du Chant Profond gitan pour plonger dans de grandes tristesses dont je suis habile à tirer parti. Ou inviter ma compagne à se blottir dans mes bras pour me rouler, soûler à son parfum et à sa voix. Mais en amont, quelles émotions - que celles-là je n'ai pas invitées - m'ont fait penser à créer cette suite exaltante ? Quelle frustration, quel ennui, quoi d'autre que je crains parce que je n'ai, précisément, aucun contrôle dessus ?
Cela répond, je crois, à
"As-tu le contrôle sur l'émergence de l'émotion/pensées/gestes ? etc.."
Claude se sent de plus en plus - et de mieux en mieux d'ailleurs - dans une pièce dont le titre serait "Dans quelle pièce je joue ?" Une pièce où ce qu'on a de mieux à faire est de se regarder jouer. Ainsi que ses petits camarades. Mais je vais partir dans l'intellect, j'arrête-là pour aujourd'hui.
ps : mon degré d'aisance en informatique se réduit, et je suis déjà bien content, à ce que nous faisons pour le moment. Je ne pourrai pas - encore - tirer parti de tes dernières indications en bleu.

Claude (puisque c'est à ce mot, boiteux, que je réponds :D)

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sulawesi
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Re: Tranquillité

Postby sulawesi » Fri Mar 21, 2014 9:57 am

Bonjour Claude,
Thierry, j'espère que tu vas le rester 'définitivement trop bavard' car pour moi c'est un régal.

Ben oui, mais bon je ne suis pas encore à la retraite :-D
Claude (puisque c'est à ce mot, boiteux, que je réponds :D)
Pourquoi boiteux ? :-)
Ce n'est qu'un mot, innocent. Un signe et un son, convention pratique qui permet de te signaler au groupe. Ce n'est pas toi (c'est fixe, figé et ce que tu es ne l'est pas)
Le jugement "boiteux" parle juste de l'histoire que tu mets derrière cette étiquette et à laquelle tu accordes foi (comme dit Byron Katie). Je suggère d'interroger cette histoire, cette pensée.

En attendant mon prochain post, je te suggère de relire tranquillement nos échanges, avec un regard neuf, frais (ouvert à de nouvelles significations, à l'écoute des échos en toi).
Il y a très probablement des choses que tu n'as pas entendues et remarquées quand tu les avais lues. Prends le temps d'écouter ce que ça peut faire émerger en toi.

Tes commentaires, remarques à ce propos sont les bienvenues...

Thierry

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Re: Tranquillité

Postby sulawesi » Fri Mar 28, 2014 8:33 am

Bonjour Claude :-)

Alors, où en est-il le Claude ? :-)

Thierry

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Re: Tranquillité

Postby Elisonn » Sun Mar 30, 2014 9:41 am

Scusi Thierry !

Le Claude (de claudicare, boiter :)) va super bien en intégrant à son quotidien 'd'instant en instant' tes questionnements - lus, relus, relulus et appliqués - autour des pensées et émotions. Je ne t'ai pas répondu plus tôt et ne te réponds pas plus longuement maintenant pour la même raison : très occupé par l'élaboration de 2 bouquins qu'une éditrice bruxelloise concocte sur mon parcours et par sa présence ici pour le moment. Les effets du travail que nous avons fait ensemble, toi et moi, infléchira une conclusion qui tardait à poindre. Ma rencontre avec toi s'est 'pointée' au moment parfait par rapport à ce projet et...par rapport à ma capacité de réception.

Merci Thierry ! Superbe boulot ! Bon dimanche !

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sulawesi
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Re: Tranquillité

Postby sulawesi » Sun Mar 30, 2014 2:37 pm

Bonjour Claude :-)
Le Claude (de claudicare, boiter :))
Ah d'accord... :-D
Je n'avais jamais réalisé ce lien...
Mais ça ne reste qu'un son. Et si on regarde le mot (et le sens qu'il pourrait avoir eu inconscioemment), ce sens n'était pas pour toi :-)

Si tu veux papoter, tu es le bienvenue en tout cas :-)

Thierry
PS :
infléchira une conclusion qui tardait à poindre
Une conclusion ?
Pas sûr que ça existe... :-)


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