Bonjour,
À la fin de 2008, mon mari est décédé de façon assez violente et inattendue. J'ai éprouvé une souffrance atroce -sa disparition n'a jamais effleuré ma pensée, je ne pouvais simplement pas croire a son absence: le manque de son corps était une petite souffrance à coté de l'incompréhension de son absence totale. Je me disait: ça c'est impossible. C'est tout à fait incompréhensible pour moi qu'une personne puisse disparaitre du jour au lendemain. Le concept de disparition est tellement absurde que je suis fâchée parce que l'être humain a pu accepter une telle idée. Au même temps, je vois bien qu'il n'est pas la!
Alors, comme il n'était pas la, j'ai commencé a douter de son existence; je me disais: il est impossible qu'il puisse disparaitre, donc il n'a jamais existé. Cette façon de raisonner me semble plausible. Je ne la comprends pas tout à fait ... au même temps que c'est très logique qu'une disparition soit quelque chose de faux. Je sais qu'il est impossible qu'un être qui était ici puisse disparaitre dans l'air. Je suis devenue fâchée parce que la société humaine accepte cette idée de disparition et cela me semble d'une absurdité totale.
J'ai commencé a me dire que si mon mari n'était plus la c'est parce qu'il n'a jamais existé. Et dans ce cas, moi non plus, je n'existait pas.
Suite à son décès, le monde est devenu absurde, des choses concrètes et absurdes ont commencé à arriver dans ma vie; des choses vraiment surréels. J'ai commencé à douter de tout. De fois, je doute même que je suis en vie, je me demande de fois: peut-etre c'est moi qui est décédé... Enfin, tout cela me semble étrange... je me sens comme un enfant en train de naitre mais dont une partie du corps est restée prisonnière à mi chemin; je ne peux pas revenir mais je n'ai pas la force de continuer, je ne sais pas comment faire... Je ne crois plus en rien, j'ai peur et je ne sais plus quoi faire.
je suis prêt
Moderators: Chronophonix, Freddi
Re: je suis prêt
Bonjour Katia,
Ne t'inquiète pas, tu n'es pas seule et tu seras aidée.
La peur n'est pas toi, c'est toi qui la vit, et tu la connais parce qu'elle est ressentie : quelque chose est conscient de cette peur ; ce quelque chose, que tu ne peux pas saisir, c'est toi, profondément toi, libre de tout. Cette espèce d'immobilité que tu ressens est une peur de la destruction, de la disparition, comme pour ton mari. Tout ce qui est train de t'arriver arrive à une idée, moi-Katia. Une idée. Là aussi, cette idée est perçue : tu n'es pas cette idée de moi-Katia, tu es ce qui la perçoit, libre de tout. Regarde ce qui se passe si tu mets de côté cette idée de moi-Katia, si tu la ranges au même niveau que toute autre idée. Tu verras que rien ne change, tu ne disparaîtras pas...
Expérimente et reviens me dire.
Avec toi, Iprian
Ne t'inquiète pas, tu n'es pas seule et tu seras aidée.
La peur n'est pas toi, c'est toi qui la vit, et tu la connais parce qu'elle est ressentie : quelque chose est conscient de cette peur ; ce quelque chose, que tu ne peux pas saisir, c'est toi, profondément toi, libre de tout. Cette espèce d'immobilité que tu ressens est une peur de la destruction, de la disparition, comme pour ton mari. Tout ce qui est train de t'arriver arrive à une idée, moi-Katia. Une idée. Là aussi, cette idée est perçue : tu n'es pas cette idée de moi-Katia, tu es ce qui la perçoit, libre de tout. Regarde ce qui se passe si tu mets de côté cette idée de moi-Katia, si tu la ranges au même niveau que toute autre idée. Tu verras que rien ne change, tu ne disparaîtras pas...
Expérimente et reviens me dire.
Avec toi, Iprian
Re: je suis prêt
Bonjour, Iprian. Merci.
Je vois cette conscience de la peur. Mais je ne vois pas la peur de la disparition; j'ai même hâte d'une possible disparition puisque je suis fatiguée.
La peur est de ce monde et des personnes; je n'ai pas peur de la mort mais de la vie.
Je suis confuse en relation à qui voit, qui observe, qui vit.
Est-ce possible que j'ai peur de la disparition de katia, mais sans être consciente? Mais, franchement, je ne le vois pas. La peur des autres et de la vie, oui, je le vois clairement.
Mais au même temps j'ai un envie grand de vivre, de liberté et d'amour.
Je sais que je me sens Katia et je suis attachée aux souffrances de cette personne, à son histoire, à son amour. De fois je vois l'amour que je sens pour elle. J'essaye de régler ses problèmes pour faciliter sa vie.
J'essaye de voir katia comme une idée, mais je ne sais pas comment faire durer cette perception… Je me déplace et je le vois mais sitôt il y a une émotion, je me vois étant la même qu'elle.
Est-ce que la volonté de voir katia comme une idée, fait cette perception possible?
Merci.
Je vois cette conscience de la peur. Mais je ne vois pas la peur de la disparition; j'ai même hâte d'une possible disparition puisque je suis fatiguée.
La peur est de ce monde et des personnes; je n'ai pas peur de la mort mais de la vie.
Je suis confuse en relation à qui voit, qui observe, qui vit.
Est-ce possible que j'ai peur de la disparition de katia, mais sans être consciente? Mais, franchement, je ne le vois pas. La peur des autres et de la vie, oui, je le vois clairement.
Mais au même temps j'ai un envie grand de vivre, de liberté et d'amour.
Je sais que je me sens Katia et je suis attachée aux souffrances de cette personne, à son histoire, à son amour. De fois je vois l'amour que je sens pour elle. J'essaye de régler ses problèmes pour faciliter sa vie.
J'essaye de voir katia comme une idée, mais je ne sais pas comment faire durer cette perception… Je me déplace et je le vois mais sitôt il y a une émotion, je me vois étant la même qu'elle.
Est-ce que la volonté de voir katia comme une idée, fait cette perception possible?
Merci.
Re: je suis prêt
La peur des autres et de la vie est une peur de la destruction, ou de l'annihilation si tu préfères : la peur d'être "interdite de vie", d'où la réaction inverse : l'envie ++ de vivre ; comme un ressort qu'on comprime. Pas de problème avec ça. Ce qui compte ce n'est pas le spectacle, c'est le fait de voir le spectacle, quel qu'en soit le contenu (ici, le film c'est Katia et ses empêchements, ou Katia et ses émotions, ou Katia et ses bonheurs...). Le fait de voir est su ; ce "sachant" est neutre, impersonnel et totalement intime en même temps ; totalement libre car hors temps. C'est l'origine du bien être, au sens propre, et de la joie. Tout ce qui t'éloigne de cette tranquillité de fond constitue le moi. Réintégrer le moi dans le spectacle, pour ensuite réaliser son immatérialité, tel est le programme. Comment faire ? en ne croyant pas en la réalité de cette sensation Katia-moi, en la voyant comme un élément du spectacle, une idée qui a le droit d'être là, mais qui n'est pas crue. Négligence du moi.
Il n'y a pas de moi réel, c'est un mirage ; à l'origine de toutes les souffrances.
Fais l'exercice de vivre tout ce qui arrive sans laisser de place à l'idée que c'est Katia qui vit tout ça : "colle" aux sensations sans espace pour la pensée, ne décroche pas. Tu seras ramenée dans l'instant, libre. L'envie de saisir cet instant pour en profiter va se manifester, c'est aussi une sensation : recommence à "coller". Là, tu vis.
Avec toi, Iprian.
Il n'y a pas de moi réel, c'est un mirage ; à l'origine de toutes les souffrances.
Fais l'exercice de vivre tout ce qui arrive sans laisser de place à l'idée que c'est Katia qui vit tout ça : "colle" aux sensations sans espace pour la pensée, ne décroche pas. Tu seras ramenée dans l'instant, libre. L'envie de saisir cet instant pour en profiter va se manifester, c'est aussi une sensation : recommence à "coller". Là, tu vis.
Avec toi, Iprian.
Re: je suis prêt
Bonjour Iprian,
Ok, je vois bien que je veux à tout prix protéger ce MOI et je crois que c'est effectivement cette peur de ne pas exister que m'amène à cette insécurité et peur de la vie.
J'ai plusieurs questions pour comprendre cette absence de MOI, mais je vais les faire lentement: avant tout, si je ne suis pas le faiseur de l'action, cela veut dire que tout arrive dans l'existence. Mais dans la vie de Katia il existe des décisions à prendre, concrètement parlant. Et Katia doit faire des choix, prendre des décisions. Surtout après le deces de mon mari, je me suis vue dans un monde de continuelles décisions à prendre (et des choses que j'ignore totalement et en plus, je les deteste). Je n'ai aucune idée de quoi faire.
Si je ne suis pas le faiseur, comment est-ce que les exigences de la vie m'amènent l'obligation de faire des choix?
Je peux donner des exemples concrets pour vous expliquer que ces situations ne sont pas crées par mon imagination; la vie m'exige effectivement des choix.
Merci.
Katia
Ok, je vois bien que je veux à tout prix protéger ce MOI et je crois que c'est effectivement cette peur de ne pas exister que m'amène à cette insécurité et peur de la vie.
J'ai plusieurs questions pour comprendre cette absence de MOI, mais je vais les faire lentement: avant tout, si je ne suis pas le faiseur de l'action, cela veut dire que tout arrive dans l'existence. Mais dans la vie de Katia il existe des décisions à prendre, concrètement parlant. Et Katia doit faire des choix, prendre des décisions. Surtout après le deces de mon mari, je me suis vue dans un monde de continuelles décisions à prendre (et des choses que j'ignore totalement et en plus, je les deteste). Je n'ai aucune idée de quoi faire.
Si je ne suis pas le faiseur, comment est-ce que les exigences de la vie m'amènent l'obligation de faire des choix?
Je peux donner des exemples concrets pour vous expliquer que ces situations ne sont pas crées par mon imagination; la vie m'exige effectivement des choix.
Merci.
Katia
Re: je suis prêt
Bonjour Katia,
Oui, des décisions se prennent. Katia n'a rien à voir là-dedans, les décisions arrivent à Katia, si je puis dire. Quand tu as l'impression que tu fais un choix, regarde ensuite la séquence qui t'a amenée au choix : très peu de libre-arbitre... Par exemple : tu vas "choisir" quelque chose qui te plaît (pour faire simple), mais ce qui te plaît est le résultat d'un conditionnement (le sucre est agréable = j'aime le sucre = je choisis le sucre) ; est-ce un choix ou une réponse à un conditionnement ? C'est comme ça pour tout ; on vit dans un monde d'interactions automatiques, avec l'illusion de le maîtriser et de diriger ses choix... En fait il n'y a pas de choix, parce qu'il n'y a personne pour choisir ; mais le moi-Katia ne peut se résoudre à ça ; cette idée le dépossède d'un certain pouvoir qui alimente son existence apparente. Que le moi-Katia soit là pour choisir ou ne soit pas là par la grâce de la simple Présence d'être, ne change rien à la vie et aux choix qui vont se faire. Le problème survient avec l'idée : oui-mais... oui-mais si je n'agis pas il n'y aura pas de choix, je vais rester sans bouger..., oui-mais si la vie choisit pour moi et que cela ne me convient pas..., oui-mais si je ne choisis pas alors qu'il faut bien que je choisisse..., etc... Tout ça ne sont que des idées, c'est-à-dire la traduction d'une activité cérébrale. Aucun problème avec ça, juste ne pas croire que ces pensées, ces idées, c'est toi. Ce n'est pas toi, c'est ce qui constitue Katia, le moi-Katia qui a tellement de problèmes avec le choix... Toi, ton véritable "toi", c'est le regard qui voit tout ce cirque. Et ce regard est intemporel, hors futur... libre du choix, en accord avec ce que la Vie va inventer..., une danse... Un ami a une belle formule : "si tu veux être heureux, il te suffit de vouloir ce qui t'arrive".
Explore la pseudo réalité du moi. Cherche où il est. Et pendant ce temps laisse les choses prendre leur place naturellement. La clé est l'acceptation : les choses sont ce qu'elles sont au moment où elles le sont, ça c'est la vie dans le présent. Dans le présent, la question du choix est évacuée.
Avec toi, Iprian
Oui, des décisions se prennent. Katia n'a rien à voir là-dedans, les décisions arrivent à Katia, si je puis dire. Quand tu as l'impression que tu fais un choix, regarde ensuite la séquence qui t'a amenée au choix : très peu de libre-arbitre... Par exemple : tu vas "choisir" quelque chose qui te plaît (pour faire simple), mais ce qui te plaît est le résultat d'un conditionnement (le sucre est agréable = j'aime le sucre = je choisis le sucre) ; est-ce un choix ou une réponse à un conditionnement ? C'est comme ça pour tout ; on vit dans un monde d'interactions automatiques, avec l'illusion de le maîtriser et de diriger ses choix... En fait il n'y a pas de choix, parce qu'il n'y a personne pour choisir ; mais le moi-Katia ne peut se résoudre à ça ; cette idée le dépossède d'un certain pouvoir qui alimente son existence apparente. Que le moi-Katia soit là pour choisir ou ne soit pas là par la grâce de la simple Présence d'être, ne change rien à la vie et aux choix qui vont se faire. Le problème survient avec l'idée : oui-mais... oui-mais si je n'agis pas il n'y aura pas de choix, je vais rester sans bouger..., oui-mais si la vie choisit pour moi et que cela ne me convient pas..., oui-mais si je ne choisis pas alors qu'il faut bien que je choisisse..., etc... Tout ça ne sont que des idées, c'est-à-dire la traduction d'une activité cérébrale. Aucun problème avec ça, juste ne pas croire que ces pensées, ces idées, c'est toi. Ce n'est pas toi, c'est ce qui constitue Katia, le moi-Katia qui a tellement de problèmes avec le choix... Toi, ton véritable "toi", c'est le regard qui voit tout ce cirque. Et ce regard est intemporel, hors futur... libre du choix, en accord avec ce que la Vie va inventer..., une danse... Un ami a une belle formule : "si tu veux être heureux, il te suffit de vouloir ce qui t'arrive".
Explore la pseudo réalité du moi. Cherche où il est. Et pendant ce temps laisse les choses prendre leur place naturellement. La clé est l'acceptation : les choses sont ce qu'elles sont au moment où elles le sont, ça c'est la vie dans le présent. Dans le présent, la question du choix est évacuée.
Avec toi, Iprian
Re: je suis prêt
Bonjour Iprian,
Je comprend bien que si je veux être heureuse, il faut vouloir ce qui m'arrive. Avant 4 ans, je n,avait pas de problème concernant cela; j'aimait ma vie. Mais aimer ma vie comme elle est présentement, c'est me complaire dans le malheur. Pour aimer cela, je dois nier totalement l'individu Katia. Il faut donc que je ne me reconnait pas autant qu'individu, cela est évident. Mais ne me voir pas autant qu'individu est une conséquence de l'illumination (je ne peux pas mettre la charrette devant les boeufs - j'aimerais bien mais le fait de vouloir exister autant que nature divine ne fait pas de moi un être illuminé). Ce sentiment de détachement est une conséquence de la reconnaissance de sa nature divine, mais Katia est un individu et ne se sent pas divine de tout!!
Même si je me dit que Katia n'existe pas, je n'expérimente pas cette affirmation. À chaque jour, je dois m'occuper de Katia, trouver l'argent pour sa survivre, lui faire à manger, m'occuper de ses contacts sociaux afin qu'elle trouve un minimum de communication avec ses semblables, etc. À chaque matin je dois décider une quantité de choses pour le bien être de Katia et même si les choix sont déjà déterminés par les automatismes de son histoire, l'individu katia est ici pour répondre ces interactions (par exemple, Katia est végétarienne de naissance et elle déteste manger la viande; elle préfère avoir faim que manger de la viande puisque son sentiment est que la viande n'est pas pour manger. Automatisme ou pas, je dois constamment choisir, cuisiner et mettre un genre de nourriture dans sa bouche; si je ne le fais pas, elle va mourir de faim ou tomber malade.
Je prends soin de Katia et c'est à contre-coeur puisque je ne veux rien de ça, avec ou sans une identité. Je ne sais pas comment arrêter cette engrenage. Je n'aime pas cette identité, mais à chaque jour je dois répondre pour elle et continuer à lui faire vivre au milieu de situations, devoirs et obligations sociales. Je ne vois pas d'existence à l'extérieur du cadre de cette individualité.
Merci.
Katia
Je comprend bien que si je veux être heureuse, il faut vouloir ce qui m'arrive. Avant 4 ans, je n,avait pas de problème concernant cela; j'aimait ma vie. Mais aimer ma vie comme elle est présentement, c'est me complaire dans le malheur. Pour aimer cela, je dois nier totalement l'individu Katia. Il faut donc que je ne me reconnait pas autant qu'individu, cela est évident. Mais ne me voir pas autant qu'individu est une conséquence de l'illumination (je ne peux pas mettre la charrette devant les boeufs - j'aimerais bien mais le fait de vouloir exister autant que nature divine ne fait pas de moi un être illuminé). Ce sentiment de détachement est une conséquence de la reconnaissance de sa nature divine, mais Katia est un individu et ne se sent pas divine de tout!!
Même si je me dit que Katia n'existe pas, je n'expérimente pas cette affirmation. À chaque jour, je dois m'occuper de Katia, trouver l'argent pour sa survivre, lui faire à manger, m'occuper de ses contacts sociaux afin qu'elle trouve un minimum de communication avec ses semblables, etc. À chaque matin je dois décider une quantité de choses pour le bien être de Katia et même si les choix sont déjà déterminés par les automatismes de son histoire, l'individu katia est ici pour répondre ces interactions (par exemple, Katia est végétarienne de naissance et elle déteste manger la viande; elle préfère avoir faim que manger de la viande puisque son sentiment est que la viande n'est pas pour manger. Automatisme ou pas, je dois constamment choisir, cuisiner et mettre un genre de nourriture dans sa bouche; si je ne le fais pas, elle va mourir de faim ou tomber malade.
Je prends soin de Katia et c'est à contre-coeur puisque je ne veux rien de ça, avec ou sans une identité. Je ne sais pas comment arrêter cette engrenage. Je n'aime pas cette identité, mais à chaque jour je dois répondre pour elle et continuer à lui faire vivre au milieu de situations, devoirs et obligations sociales. Je ne vois pas d'existence à l'extérieur du cadre de cette individualité.
Merci.
Katia
Re: je suis prêt
Tout ce que tu dis est parfaitement exact. Le problème est que tu en fais un problème. Tu crées un observateur qui voit tout ça, et qui dit non. Qui refuse la réalité des choses telles qu'elles sont, au moment où elles sont.
Descend plus profond en toi, perçoit cet observateur et comprend que c'est la croyance en son existence qui fait sa pseudo réalité : c'est l'identification à l'idée du moi qui pose problème, pas l'idée en elle-même. Tu peux parfaitement vivre sans commentaires, sans observateur, juste vivre ce qui se produit ; y compris la sensation de ne pas aimer ceci ou cela (identité de Katia, situations...), ou l'idée qu'il faut être éveillé pour ne pas se reconnaître comme individu, ou l'idée qu'il y a un moi, ou l'idée qu'il faut te complaire dans le malheur...
Dans ce forum, l'objectif est de réaliser l'inexistence du moi en tant qu'objet, pas de trouver un truc pour vivre mieux ou pire. Oriente toute ta recherche sur ce qu'est le moi : où se trouve-t-il ?,as-tu besoin de lui pour respirer ?, pour dormir, pour marcher ? Une sensation sans moi pour la percevoir disparaît-elle ?, une idée sans moi pour y croire disparaît-elle ?...Tout se fait, pas besoin de se coller un fardeau en plus qui s'appelle j'aime-je n'aime pas.
Explore la détente : trouve un endroit dans ton corps qui est détendu, il y en a toujours un, et coule dans cette détente : lâche la tête et le futur ; juste là. Même si cela ne dure que quelques secondes, tu expérimentes alors la liberté du non-moi, et le monde entier reste à sa place et fait ce qu'il a à faire. Pas besoin de croire en la pensée Katia-moi-l'observateur.
As-tu une pratique corporelle (méditation, art... ?).
Pas de découragement, ou alors comprendre que c'est une idée qui passe comme une autre...
Avec toi, Iprian.
Descend plus profond en toi, perçoit cet observateur et comprend que c'est la croyance en son existence qui fait sa pseudo réalité : c'est l'identification à l'idée du moi qui pose problème, pas l'idée en elle-même. Tu peux parfaitement vivre sans commentaires, sans observateur, juste vivre ce qui se produit ; y compris la sensation de ne pas aimer ceci ou cela (identité de Katia, situations...), ou l'idée qu'il faut être éveillé pour ne pas se reconnaître comme individu, ou l'idée qu'il y a un moi, ou l'idée qu'il faut te complaire dans le malheur...
Dans ce forum, l'objectif est de réaliser l'inexistence du moi en tant qu'objet, pas de trouver un truc pour vivre mieux ou pire. Oriente toute ta recherche sur ce qu'est le moi : où se trouve-t-il ?,as-tu besoin de lui pour respirer ?, pour dormir, pour marcher ? Une sensation sans moi pour la percevoir disparaît-elle ?, une idée sans moi pour y croire disparaît-elle ?...Tout se fait, pas besoin de se coller un fardeau en plus qui s'appelle j'aime-je n'aime pas.
Explore la détente : trouve un endroit dans ton corps qui est détendu, il y en a toujours un, et coule dans cette détente : lâche la tête et le futur ; juste là. Même si cela ne dure que quelques secondes, tu expérimentes alors la liberté du non-moi, et le monde entier reste à sa place et fait ce qu'il a à faire. Pas besoin de croire en la pensée Katia-moi-l'observateur.
As-tu une pratique corporelle (méditation, art... ?).
Pas de découragement, ou alors comprendre que c'est une idée qui passe comme une autre...
Avec toi, Iprian.
Re: je suis prêt
Bonjour Iprian,
Je suis consciente que je crée l'observateur qui refuse la réalité des choses. Mais je ne sais pas comment EXISTER en dehors de cet observateur. La question est: comment, techniquement parlant, faire pour le voir, ou plutôt pour le réaliser? Puisque j'ai l'impression que je le vois (?)... ou je me trompe...
Je cherche d'aide dans le forum justement pour réaliser l'inexistence du moi puisque j'ai déjà eu cette perception. Mais tout me semble étrange, comme juste une folie, un questionnement philosophique étrange… je ne le prends pas au sérieux…
Comment orienter ma recherche sur le moi? Je ne le vois pas ce moi. J'essaye de le voir, mais il n'est pas la. Mais cela me semble que ce n'est pas assez pour un changement profond.
Je sais que je n'ai pas besoin du moi pour respirer ou pour vivre, parce que dans une retraite de méditation vipassana j'ai eu la perception que ma respiration fonctionnait automatiquement, presque comme une machine (au départ, j'ai cru vraiment que j'observais une machine en train de travailler; après, j'ai vu que c'était la respiration; j'ai réussi a rester pendant 3 mois en train d'observer mon corps et cette respiration qui existait indépendante de moi, mais à un moment donné cela est devenu trop inconfortable; je percevrais une énergie dans mon corps qui ne s'arrêtait pas, elle circulait tout le temps, se rassemblait à l'électricité, mais cela était la tout le temps, je ne pouvais plus dormir. Je n,avais personne à qui demander conseil. Je crois que j,ai décidé de ne plus l'observer puisque cela est devenu vraiment inconfortable; et en plus, j'ai commencé a avoir la difficulté à respirer lorsque j'observais la respiration).
Mais voila que je ne comprendre pas que, après toutes ces expériences, je n'ai pas encore réalisé que je n'existe pas! Je me souviens de ces expériences, intellectuellement.
J'essaye d'être dans le moment présent, mais je vite oblie...
Je n'ai pas une pratique corporelle. Je suis capable de méditer assez profondément dans les retraits silencieuses de 10 jours; j'essaye à la maison, mais je n'ai pas assez de discipline. J'ai toujours travaillé avec l'art, mais depuis quelques années, je suis incapable. Je ne sais pas pourquoi.
Merci.
katia
Je suis consciente que je crée l'observateur qui refuse la réalité des choses. Mais je ne sais pas comment EXISTER en dehors de cet observateur. La question est: comment, techniquement parlant, faire pour le voir, ou plutôt pour le réaliser? Puisque j'ai l'impression que je le vois (?)... ou je me trompe...
Je cherche d'aide dans le forum justement pour réaliser l'inexistence du moi puisque j'ai déjà eu cette perception. Mais tout me semble étrange, comme juste une folie, un questionnement philosophique étrange… je ne le prends pas au sérieux…
Comment orienter ma recherche sur le moi? Je ne le vois pas ce moi. J'essaye de le voir, mais il n'est pas la. Mais cela me semble que ce n'est pas assez pour un changement profond.
Je sais que je n'ai pas besoin du moi pour respirer ou pour vivre, parce que dans une retraite de méditation vipassana j'ai eu la perception que ma respiration fonctionnait automatiquement, presque comme une machine (au départ, j'ai cru vraiment que j'observais une machine en train de travailler; après, j'ai vu que c'était la respiration; j'ai réussi a rester pendant 3 mois en train d'observer mon corps et cette respiration qui existait indépendante de moi, mais à un moment donné cela est devenu trop inconfortable; je percevrais une énergie dans mon corps qui ne s'arrêtait pas, elle circulait tout le temps, se rassemblait à l'électricité, mais cela était la tout le temps, je ne pouvais plus dormir. Je n,avais personne à qui demander conseil. Je crois que j,ai décidé de ne plus l'observer puisque cela est devenu vraiment inconfortable; et en plus, j'ai commencé a avoir la difficulté à respirer lorsque j'observais la respiration).
Mais voila que je ne comprendre pas que, après toutes ces expériences, je n'ai pas encore réalisé que je n'existe pas! Je me souviens de ces expériences, intellectuellement.
J'essaye d'être dans le moment présent, mais je vite oblie...
Je n'ai pas une pratique corporelle. Je suis capable de méditer assez profondément dans les retraits silencieuses de 10 jours; j'essaye à la maison, mais je n'ai pas assez de discipline. J'ai toujours travaillé avec l'art, mais depuis quelques années, je suis incapable. Je ne sais pas pourquoi.
Merci.
katia
Re: je suis prêt
Juste une chose d'autre: je ne perçois pas de moi. Mais je perçois l'observateur. Il y a quelqu'un ou quelque chose qu'observe. Si le moi n'existe pas, ce quoi ou qui cet observateur?
Si les choses arrivent dans la vie simplement, sans un faiseur, pourquoi je m'identifie avec un moi? Et pourquoi ce moi-ci (Katia)?
C'est quoi cette chose qui s'identifie avec un moi? Si ce n'est pas moi, c'est quoi?
(est-ce que je suis vous? Je suis Tout?)
Cela veut dire que moi et mon chien sommes la même chose?! mais pourquoi je ne m'identifie pas avec mon chien?
Si les choses arrivent dans la vie simplement, sans un faiseur, pourquoi je m'identifie avec un moi? Et pourquoi ce moi-ci (Katia)?
C'est quoi cette chose qui s'identifie avec un moi? Si ce n'est pas moi, c'est quoi?
(est-ce que je suis vous? Je suis Tout?)
Cela veut dire que moi et mon chien sommes la même chose?! mais pourquoi je ne m'identifie pas avec mon chien?
Re: je suis prêt
Bonjour Katia,
Encore une chose : laisse tomber les pourquoi. La liberté ce n'est pas les réponses aux "pourquoi", c'est la disparition des questions. La Vie est parfaite en elle-même, même (et peut-être surtout !) si on n'y comprend rien..., laisse-toi porter.
Avec toi, Iprian
Tu peux voir là que tu fabriques un deuxième moi qui observe le premier, appelé observateur, et qui demande comment s'en débarrasser. Tout ceci se déroule dans une vision, neutre. Cette vision neutre, non investie par Katia, ne peut pas être objectivée : tout se déroule en elle, mais cette vision ne peut pas être vue. Le moi ne peut pas saisir le non-moi (conscience, présence, Etre...). Cela génère une frustration, qui appartient aussi à ce qui est vu, au moi. Tout ce qui est vu appartient au moi. Le fait de voir est su,vécu, mais tu ne trouveras pas "qui" voit ; il y a vision, il n'y a personne qui voit. Il y a un deuil à faire à ce niveau : même le silence à la place de "personne qui voit" est encore de trop. C'est la raison pour laquelle il faut abandonner la raison. Descends au niveau du coeur, arrête les questions, vit là ; ce que tu as très bien fait pendant et après le vipassana. Ce qui s'est passé après le vipassana a été un combat de ton mental pour survivre, et cette fois-là il a eu gain de cause en te faisant glisser de l'observation neutre, la Présence, à l'observation habitée, je-observateur devenu observable.Je suis consciente que je crée l'observateur qui refuse la réalité des choses. Mais je ne sais pas comment EXISTER en dehors de cet observateur
Tu alimentes ton je-observateur en attendant que cela change. Car tu crées un futur, et c'est un aliment pour le moi (plus précisément, le moi crée le futur en se basant sur le passé et les souvenirs, ce qui l'auto-entretient). La seule voie directe est l'immersion constante dans le moment présent, no futur (donc no passé). Quand tu vis ce que tu vis dans l'immédiat (non médiaté par l'analyse, ou la croyance en un je qui vit ça), tu vis réellement, sans moi. Les choses se déroulent : sensations, actions, pensées, y compris la pensée je, dans une vision neutre, impersonnelle et totalement intime, non saisissable. Tu existes, mais "je" n'existe pas. Le moi est inutile ; ça peut donner le vertige, mais c'est le vertige de la simplicité.je ne comprendre pas que, après toutes ces expériences, je n'ai pas encore réalisé que je n'existe pas! Je me souviens de ces expériences, intellectuellement
Encore une chose : laisse tomber les pourquoi. La liberté ce n'est pas les réponses aux "pourquoi", c'est la disparition des questions. La Vie est parfaite en elle-même, même (et peut-être surtout !) si on n'y comprend rien..., laisse-toi porter.
Avec toi, Iprian
Re: je suis prêt
Bonjour Iprian,
Il me semble que ça fait longtemps que je ne suis pas venue ici; cela m'a pris longtemps pour répondre puisque je me sens perdue. Je commence a avoir peur que cette aide pour m'aider a VOIR devienne un jeux du mental.
Je comprends très bien quand tu dis que " la liberté ce n'est pas les réponses aux "pourquoi", c'est la disparition des questions". J'essaye de me laisser porter par la vie, mais la vie me demande des actes et décisions; c'est la que je ne sais pas quoi faire puisque je n'ai aucune idée de quoi ou comment faire le prochain pas et vous me dites en plus que je ne suis pas le faiseur. Je vi maintenant une situation qui me dit clairement que je suis le faiseur, puisque je dois prendre des décisions importantes.
Pour cela la question de savoir si je suis le faiseur ou pas, est important. Si je ne suis pas le faiseur, pourquoi la vie me demande de prendre décisions? Pourquoi il y a toujours un prochain pas à faire?
Merci.
Katia
Il me semble que ça fait longtemps que je ne suis pas venue ici; cela m'a pris longtemps pour répondre puisque je me sens perdue. Je commence a avoir peur que cette aide pour m'aider a VOIR devienne un jeux du mental.
Je comprends très bien quand tu dis que " la liberté ce n'est pas les réponses aux "pourquoi", c'est la disparition des questions". J'essaye de me laisser porter par la vie, mais la vie me demande des actes et décisions; c'est la que je ne sais pas quoi faire puisque je n'ai aucune idée de quoi ou comment faire le prochain pas et vous me dites en plus que je ne suis pas le faiseur. Je vi maintenant une situation qui me dit clairement que je suis le faiseur, puisque je dois prendre des décisions importantes.
Pour cela la question de savoir si je suis le faiseur ou pas, est important. Si je ne suis pas le faiseur, pourquoi la vie me demande de prendre décisions? Pourquoi il y a toujours un prochain pas à faire?
Merci.
Katia
Re: je suis prêt
Bonjour Katia,
Prenons la question autrement : imagine comme possible que la vie n'ait pas besoin d'un quelqu'un qui décide, imagine que les choses se font toutes seules, et dis-moi ce que cela provoque comme sensations ou réactions chez toi. Juste observer et témoigner de ton ressenti.
avec toi, on continue. Iprian
Prenons la question autrement : imagine comme possible que la vie n'ait pas besoin d'un quelqu'un qui décide, imagine que les choses se font toutes seules, et dis-moi ce que cela provoque comme sensations ou réactions chez toi. Juste observer et témoigner de ton ressenti.
avec toi, on continue. Iprian
Re: je suis prêt
Ca été toujours claire pour moi que c'est le paradis!!! Je le sens très clairement; cela me plait beaucoup; c'est mon reve!!! Je ris juste d'y penser comme c'est bon. Mais le jour-à-jour, ces décisions à prend... cela me dit que ne peut pas être vrai.
Re: je suis prêt
Bien. Et cette sensation que c'est toi qui prend des décisions, elle est localisée où ? trouve le moi qui est sensé diriger tout ça. Décris-le, dis-moi.
En même temps que tu le cherches, autorise la pensée qu'il n'y a pas de moi réel, que c'est juste une idée, un amas de sensations/pensées/émotions. Il n'y a pas de moi, juste ce qui arrive, la vie qui va, c'est tout.
Fais-ça, ce jeu d'équilibriste : cherche ce qui n'existe pas, et dis-moi.
avec toi, Iprian
En même temps que tu le cherches, autorise la pensée qu'il n'y a pas de moi réel, que c'est juste une idée, un amas de sensations/pensées/émotions. Il n'y a pas de moi, juste ce qui arrive, la vie qui va, c'est tout.
Fais-ça, ce jeu d'équilibriste : cherche ce qui n'existe pas, et dis-moi.
avec toi, Iprian
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