La réalité telle qu'elle est.
- JeanAntoine
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- Joined: Mon Jan 18, 2021 3:38 am
La réalité telle qu'elle est.
J'avais peut-être 16 ans quand j'ai lu une phrase qui m'a beaucoup marqué dans le bon sens du terme. Elle disait ceci "il s'agit de déchirer le voile de l'illusion, afin de voir le monde tel qu'il est". Ce fut le début d'une recherche constante vers la vérité, la réalité. J'avais dès lors une sorte de certitude, que le monde n'étais pas tel que je le concevait. Etre dans l'illusion ne pouvait me convenir, je voulais "voir" la réalité. J'avais conscience au fur et à mesure des années que je n'étais pas en prise directe avec le monde qui m'entourais et que la pensée, le discours intérieur constant y était pour quelque chose. D'autre phrases marquantes m'ont guidées, de façon plutôt intuitive, de livre en livre, comme cette phrase d'un auteur chinois du T'chan qui répondais a une question sur la mort: "Tu n'as rien à craindre de la mort parce que pour mourir, il faudrait déjà que tu sois né". je ne comprenais pas très bien les implications de cette phrase en ce qui concernait l'inexistence du moi, mais je la "sentais" vraie. Il m'est arrivé de "voir" très brièvement le fait que mon corps se mettait en mouvement et que ma pensée "justifiait" après coup, presque immédiatement, la raison de ce mouvement, comme un usurpateur qui veut se faire passer pour le décideur. Il me semble que le moi fonctionne comme quand j'étais enfant avec un faux volant en plastique, assis derrière mon père qui conduisait, imitant ses mouvements, et m'imaginant que c'était moi qui conduisait la voiture. Je souhaite profondément être libéré de cette usurpation, voir les choses telles qu'elles sont, et abandonner ma vision erronée du "je". Je vous suis très reconnaissant de bien vouloir m'accorder de votre temps pour y parvenir.
Re: La réalité telle qu'elle est.
Hello Jean-Antoine,
Je suis Yas de Londres et je veux bien t’accompagner si tu le souhaites.
(Parfois si j’écris depuis mon desktop il se peut que je n’ais pas accès aux accents)
Comment imagines tu ta libération l’après libération?
Merci à toi
Yas
Je suis Yas de Londres et je veux bien t’accompagner si tu le souhaites.
(Parfois si j’écris depuis mon desktop il se peut que je n’ais pas accès aux accents)
Qu’est-ce qui te dit que tu ne vois pas les choses telles qu’elle sont? Qu’est ce dirais-tu est en travers de ta route et t’empêche d’être libéré?Je souhaite profondément être libéré de cette usurpation, voir les choses telles qu'elles sont, et abandonner ma vision erronée du "je"
Comment imagines tu ta libération l’après libération?
Merci à toi
Yas
- JeanAntoine
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Re: La réalité telle qu'elle est.
Bonjour Yas,
Je suis ravi que tu veuilles bien prendre de ton temps pour m’accompagner, merci beaucoup !
(Aucun souci pour les accents, l’essentiel est que nous nous comprenions)
- « Qu’est-ce qui te dit que tu ne vois pas les choses telles qu’elle sont? »
Si je voyais les choses telles qu’elles sont, je ne serais peut-être pas encore aussi réactif à une personne désagréable ou impolie, cela me touche que ce soit envers moi ou que j’en sois témoin par exemple.
Je verrai clairement l’absence de moi, alors que je suis encore à me demander qu’est-ce qui, en moi, veut voir l’absence de moi ? Ou qu’est-ce qui, en moi, veut être éveillé ?
Je vois bien qu’il y a d’un côté les perceptions, les sensations, les pensées, les émotions et de l’autre ma conscience d’être et qu’elle est l’observatrice de tout cela, mais l’absence de « je » est encore floue.
Pour illustrer la façon dont je vois les choses je dois te raconter une expérience que j’ai vécue en 2017 après une opération chirurgicale. Le 3e jour où j’étais encore à l’hôpital, j’ai pratiqué une méditation qui s’appelle « la plongée dans le cœur », pendant laquelle j’ai fini par m’endormir.
Au réveil c’était assez étrange je n’avais aucune idée de qui j’étais, de mon nom, de mon sexe ou du lieu où je me trouvais ni pourquoi j’étais là et pas ailleurs. J’ai mis un certain temps à comprendre pourquoi il y avait autant de lignes droites autour de moi, comme si j’étais un nouveau-né. Puis j’ai fini par retrouver la notion de murs, d’espaces séparés, d’intérieur et d’extérieur, de plafonds, de fenêtres, voilà pourquoi il y avait autant de lignes droites autour de moi. Je me suis levé, j’ai fait le tour du lit en essayant de déchiffrer le mystère de qui j’étais et de ce que je faisais là. Le panneau de commande du lit électrique n’avait aucun sens, il était gris (je n’avais même pas le mot gris à ma disposition) et il y avait des signes colorés à sa surface et tout cela n’avait pas le moindre sens. Je voyais très nettement, j’étais là, totalement présent et… c’est tout.
En arrivant devant la salle de bain, en une fraction de seconde, tout s’est remis en place, mon nom, pourquoi j’étais là, tout a repris du sens.
Alors il y a deux solutions, soit tout ceci est dû à des restants d’anesthésie 3 jours après et que j’ai fait une amnésie temporaire, soit la conscience pure, ce que nous sommes réellement, c’est ça.
Alors si cette expérience en est vraiment une, elle m’a permis de prendre conscience de ce que c’était la conscience d’être, indépendamment du conditionnement mental. Puis la porte s’est fermée et j’ai repris ma vie comme avant.
Donc, en conclusion pour cette question, je pense que je ne vois pas les choses comme elles sont, mais de la façon dont est conditionné mon cerveau, par mon éducation, mes traumatismes, mes réussites, mon héritage génétique etc. Si tout le monde voyait le monde de la même façon, je pourrais me dire que je vois les choses telles qu’elles sont. Mais chacun semble avoir des conditionnements différents et voir le monde différemment de son voisin. Je ne suis pas mon corps, je ne suis pas mes émotions, je ne suis pas mes pensées, je suis ma conscience d’être, pourtant parfois je tombe encore dans ce piège de croire en mes pensées ou de réagir à mes émotions comme si elles étaient miennes. C’est probablement toute la différence entre une compréhension intellectuelle et une réalisation.
- « Qu’est ce dirais-tu est en travers de ta route et t’empêche d’être libéré? »
Ce qui m’empêche d’être libéré est de ne pas être capable de « voir » l’absence de « je » clairement, tout le temps. Et d’être repris dans mes conditionnements à chaque fois que je pense m’en approcher.
- « Comment imagines tu ta libération l’après libération? »
Il me semble que le monde n’aura pas changé, mais que mon regard sur ce qui m’entoure sera différent.
Je n’attends aucune lumière ni trompette, je crois que la littérature concernant l’éveil est avant tout…. De la littérature, patinée par le temps.
Dans le Bouddhisme il est souvent abordé le thème du vide. (Parce qu’il est vide, il est plein de toutes choses). Et de cette recherche du vide mais il me semble que cela n’a aucun sens. On ne peut rechercher de vide, mais on peut être vide de toute recherche, et que c’ est probablement comme ça qu’il faut le comprendre.
L’après libération ? La fin de la recherche, la fin de cette soif inextinguible de « comprendre », poser le fardeau et accepter le monde tel qu’il est sans être amené à refuser en permanence l’injustice et la souffrance que l’on ne peut que constater dans le monde. Être réconcilié avec la vie.
Merci Yas, d’avoir eu la patience de me lire, et désolé d’avoir répondu un peu trop longuement surtout dans la première partie.
J’ai hâte de te lire
Bonne journée à toi
Je suis ravi que tu veuilles bien prendre de ton temps pour m’accompagner, merci beaucoup !
(Aucun souci pour les accents, l’essentiel est que nous nous comprenions)
- « Qu’est-ce qui te dit que tu ne vois pas les choses telles qu’elle sont? »
Si je voyais les choses telles qu’elles sont, je ne serais peut-être pas encore aussi réactif à une personne désagréable ou impolie, cela me touche que ce soit envers moi ou que j’en sois témoin par exemple.
Je verrai clairement l’absence de moi, alors que je suis encore à me demander qu’est-ce qui, en moi, veut voir l’absence de moi ? Ou qu’est-ce qui, en moi, veut être éveillé ?
Je vois bien qu’il y a d’un côté les perceptions, les sensations, les pensées, les émotions et de l’autre ma conscience d’être et qu’elle est l’observatrice de tout cela, mais l’absence de « je » est encore floue.
Pour illustrer la façon dont je vois les choses je dois te raconter une expérience que j’ai vécue en 2017 après une opération chirurgicale. Le 3e jour où j’étais encore à l’hôpital, j’ai pratiqué une méditation qui s’appelle « la plongée dans le cœur », pendant laquelle j’ai fini par m’endormir.
Au réveil c’était assez étrange je n’avais aucune idée de qui j’étais, de mon nom, de mon sexe ou du lieu où je me trouvais ni pourquoi j’étais là et pas ailleurs. J’ai mis un certain temps à comprendre pourquoi il y avait autant de lignes droites autour de moi, comme si j’étais un nouveau-né. Puis j’ai fini par retrouver la notion de murs, d’espaces séparés, d’intérieur et d’extérieur, de plafonds, de fenêtres, voilà pourquoi il y avait autant de lignes droites autour de moi. Je me suis levé, j’ai fait le tour du lit en essayant de déchiffrer le mystère de qui j’étais et de ce que je faisais là. Le panneau de commande du lit électrique n’avait aucun sens, il était gris (je n’avais même pas le mot gris à ma disposition) et il y avait des signes colorés à sa surface et tout cela n’avait pas le moindre sens. Je voyais très nettement, j’étais là, totalement présent et… c’est tout.
En arrivant devant la salle de bain, en une fraction de seconde, tout s’est remis en place, mon nom, pourquoi j’étais là, tout a repris du sens.
Alors il y a deux solutions, soit tout ceci est dû à des restants d’anesthésie 3 jours après et que j’ai fait une amnésie temporaire, soit la conscience pure, ce que nous sommes réellement, c’est ça.
Alors si cette expérience en est vraiment une, elle m’a permis de prendre conscience de ce que c’était la conscience d’être, indépendamment du conditionnement mental. Puis la porte s’est fermée et j’ai repris ma vie comme avant.
Donc, en conclusion pour cette question, je pense que je ne vois pas les choses comme elles sont, mais de la façon dont est conditionné mon cerveau, par mon éducation, mes traumatismes, mes réussites, mon héritage génétique etc. Si tout le monde voyait le monde de la même façon, je pourrais me dire que je vois les choses telles qu’elles sont. Mais chacun semble avoir des conditionnements différents et voir le monde différemment de son voisin. Je ne suis pas mon corps, je ne suis pas mes émotions, je ne suis pas mes pensées, je suis ma conscience d’être, pourtant parfois je tombe encore dans ce piège de croire en mes pensées ou de réagir à mes émotions comme si elles étaient miennes. C’est probablement toute la différence entre une compréhension intellectuelle et une réalisation.
- « Qu’est ce dirais-tu est en travers de ta route et t’empêche d’être libéré? »
Ce qui m’empêche d’être libéré est de ne pas être capable de « voir » l’absence de « je » clairement, tout le temps. Et d’être repris dans mes conditionnements à chaque fois que je pense m’en approcher.
- « Comment imagines tu ta libération l’après libération? »
Il me semble que le monde n’aura pas changé, mais que mon regard sur ce qui m’entoure sera différent.
Je n’attends aucune lumière ni trompette, je crois que la littérature concernant l’éveil est avant tout…. De la littérature, patinée par le temps.
Dans le Bouddhisme il est souvent abordé le thème du vide. (Parce qu’il est vide, il est plein de toutes choses). Et de cette recherche du vide mais il me semble que cela n’a aucun sens. On ne peut rechercher de vide, mais on peut être vide de toute recherche, et que c’ est probablement comme ça qu’il faut le comprendre.
L’après libération ? La fin de la recherche, la fin de cette soif inextinguible de « comprendre », poser le fardeau et accepter le monde tel qu’il est sans être amené à refuser en permanence l’injustice et la souffrance que l’on ne peut que constater dans le monde. Être réconcilié avec la vie.
Merci Yas, d’avoir eu la patience de me lire, et désolé d’avoir répondu un peu trop longuement surtout dans la première partie.
J’ai hâte de te lire
Bonne journée à toi
Re: La réalité telle qu'elle est.
Hello hello,
Si tu veux "quoter" mes questions tu peux, une fois copie-colle dans le corps de ta reponse, selectionner ma question puis appuyer sur "Quote", tu verras alors un truc du genre : {quote} CeQueTuVeuxQuoter {/quote} (sauf que ca sera "[" au lieu de "{" bien sur).
Ensuite tu peux y repondre en dessous du {/quote}
Peux-tu me le decrire ? Quelle forme a-t-il ce moi ?
Merci a toi.
Si tu veux "quoter" mes questions tu peux, une fois copie-colle dans le corps de ta reponse, selectionner ma question puis appuyer sur "Quote", tu verras alors un truc du genre : {quote} CeQueTuVeuxQuoter {/quote} (sauf que ca sera "[" au lieu de "{" bien sur).
Ensuite tu peux y repondre en dessous du {/quote}
Je verrai clairement l’absence de moi, alors que je suis encore à me demander qu’est-ce qui, en moi, veut voir l’absence de moi ? Ou qu’est-ce qui, en moi, veut être éveillé ?
Peut-etre devrions nous commencer par cette question : qu'est-ce que le "moi" ?Ce qui m’empêche d’être libéré est de ne pas être capable de « voir » l’absence de « je » clairement, tout le temps. Et d’être repris dans mes conditionnements à chaque fois que je pense m’en approcher.
Peux-tu me le decrire ? Quelle forme a-t-il ce moi ?
Merci a toi.
- JeanAntoine
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Re: La réalité telle qu'elle est.
Hello,
Le moi c’est la personne que les autres voient en moi et me renvoient, avec un nom, un âge, une histoire de vie… En écrivant cela je me rends compte à quel point cette définition est volatile et superficielle.
C’est le « je » qui pointe vers ce corps et ce mental. Mais je ne suis pas ce corps, donc ça n’a pas beaucoup de sens.
En essayant de répondre à ta question je me rends compte que ce qui freine ma prise de conscience c’est que je m’identifie encore à mes pensées. Je sais intellectuellement que c’est faux mais je situe encore le moi dans mes pensées.
Pourtant je me rends bien compte que je ne les maitrise pas, où pas complètement. Si mon « moi » étaient mes pensées alors je pourrais penser ce que je veux quand je le veux, et je vois bien que ce n’est pas toujours le cas. Des pensées, des rêveries, s’imposent, je revis parfois des souvenirs au moment où je m’y attends le moins, et ceux-ci se déroulent d’eux-mêmes sans que je l’aie décidé.
Parfois je prends conscience que je suis en train de penser à quelque chose auquel je ne désire pas penser ou qui va empêcher mon sommeil. Alors je choisis de penser à autre chose afin de remplacer ces pensées indésirables. En général la pensée qui prend le dessus est celle qui porte en elle le plus de charge émotionnelle, d’énergie.
C’est un peu comme quand une chanson nous « trotte » dans la tête, je la remplace par une autre, puis une autre et ainsi de suite jusqu’à ce que la première ne réapparaisse plus. Mais du coup, on est très loin d’une « maitrise » des pensées. Ne pouvant lutter contre les pensées, j’utilise une pensée contre une autre pensée.
Je ne peux pas décrire ce moi, encore moins sa forme. Il est dans ma tête, derrière mes yeux, parfois dans ma poitrine, parfois dans tout mon corps, il n’a pas de forme précise. Il est approximatif et changeant.
J’espère que mes commentaires te donnent assez d’éléments pour voir où ça « coince », mais je pense que c’est le cas.
Merci à toi
Le moi c’est la personne que les autres voient en moi et me renvoient, avec un nom, un âge, une histoire de vie… En écrivant cela je me rends compte à quel point cette définition est volatile et superficielle.
C’est le « je » qui pointe vers ce corps et ce mental. Mais je ne suis pas ce corps, donc ça n’a pas beaucoup de sens.
En essayant de répondre à ta question je me rends compte que ce qui freine ma prise de conscience c’est que je m’identifie encore à mes pensées. Je sais intellectuellement que c’est faux mais je situe encore le moi dans mes pensées.
Pourtant je me rends bien compte que je ne les maitrise pas, où pas complètement. Si mon « moi » étaient mes pensées alors je pourrais penser ce que je veux quand je le veux, et je vois bien que ce n’est pas toujours le cas. Des pensées, des rêveries, s’imposent, je revis parfois des souvenirs au moment où je m’y attends le moins, et ceux-ci se déroulent d’eux-mêmes sans que je l’aie décidé.
Parfois je prends conscience que je suis en train de penser à quelque chose auquel je ne désire pas penser ou qui va empêcher mon sommeil. Alors je choisis de penser à autre chose afin de remplacer ces pensées indésirables. En général la pensée qui prend le dessus est celle qui porte en elle le plus de charge émotionnelle, d’énergie.
C’est un peu comme quand une chanson nous « trotte » dans la tête, je la remplace par une autre, puis une autre et ainsi de suite jusqu’à ce que la première ne réapparaisse plus. Mais du coup, on est très loin d’une « maitrise » des pensées. Ne pouvant lutter contre les pensées, j’utilise une pensée contre une autre pensée.
Je ne peux pas décrire ce moi, encore moins sa forme. Il est dans ma tête, derrière mes yeux, parfois dans ma poitrine, parfois dans tout mon corps, il n’a pas de forme précise. Il est approximatif et changeant.
J’espère que mes commentaires te donnent assez d’éléments pour voir où ça « coince », mais je pense que c’est le cas.
Merci à toi
- JeanAntoine
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Re: La réalité telle qu'elle est.
(Ajout)
Après avoir bien réfléchi sur le moi et sur les pensées, je me dis que situer le moi derrière les yeux où dans la poitrine n’a pas de sens. Ce sont des sensations corporelles qui ne correspondent pas a une réalité, à quoi que ce soit de réel.
Les pensées, elles, me renvoient au passé qui n’a aucune réalité à cet instant, il n’existe plus. De plus les souvenirs que j’en ai sont très probablement altérés par le temps et colorés par les émotions.
Et quand je me projette dans le futur, c’est une hypothèse parmi des milliers de possibilités qui a peu de chances, voire aucune, de se réaliser de la façon dont je l’envisage. Ce sont juste des spéculations extrêmement fragiles.
Les pensées agissent comme les créatrices d’un monde virtuel, qui n’est donc pas réel. Je ne peux absolument pas me baser sur du virtuel hypothétique, le moi ne peut donc en aucun cas être associé aux pensées.
Il n’y a rien de concret dans les pensées, seul le présent immédiat me donne accès à quelque chose de concret, de réel.
Bon, j'ai pu répondre à ce que n'était pas le moi, mais suis toujours incapable de dire ce que c'est en réalité.
Après avoir bien réfléchi sur le moi et sur les pensées, je me dis que situer le moi derrière les yeux où dans la poitrine n’a pas de sens. Ce sont des sensations corporelles qui ne correspondent pas a une réalité, à quoi que ce soit de réel.
Les pensées, elles, me renvoient au passé qui n’a aucune réalité à cet instant, il n’existe plus. De plus les souvenirs que j’en ai sont très probablement altérés par le temps et colorés par les émotions.
Et quand je me projette dans le futur, c’est une hypothèse parmi des milliers de possibilités qui a peu de chances, voire aucune, de se réaliser de la façon dont je l’envisage. Ce sont juste des spéculations extrêmement fragiles.
Les pensées agissent comme les créatrices d’un monde virtuel, qui n’est donc pas réel. Je ne peux absolument pas me baser sur du virtuel hypothétique, le moi ne peut donc en aucun cas être associé aux pensées.
Il n’y a rien de concret dans les pensées, seul le présent immédiat me donne accès à quelque chose de concret, de réel.
Bon, j'ai pu répondre à ce que n'était pas le moi, mais suis toujours incapable de dire ce que c'est en réalité.
Re: La réalité telle qu'elle est.
Ces sensations de tension derriere les yeux et de chaleur/contraction dans la poitrine en tant que telles existent bien et sont bien "percues", tu en fais l'experience. Donc elle sont relativement reelles en tant que sensation.Ce sont des sensations corporelles qui ne correspondent pas a une réalité, à quoi que ce soit de réel.
En revanche comme tu le dis, il n'y a pas de preuve qu'elles pointent vers un "moi", qu'elles en sont la preuve.
Observe bien le mecanisme qui se produit quand quelqu'un te rudoie ne serait-ce qu'un tant soit peu (par exemple ta compagne te fait une remarque ou une critique). Que se passe t-il dans ta poitrine, ton ventre, ta gorge ? Les battements de ton coeur. Observe les "en direct" et dis moi ce qui se passe. Essaye de decrire de maniere la plus precise possible la montee et la descente des sensations, si possible dans l'instant.
Bonnes observations sur le concept de "temps".Les pensées, elles, me renvoient au passé qui n’a aucune réalité à cet instant, il n’existe plus. De plus les souvenirs que j’en ai sont très probablement altérés par le temps et colorés par les émotions.
Et quand je me projette dans le futur, c’est une hypothèse parmi des milliers de possibilités qui a peu de chances, voire aucune, de se réaliser de la façon dont je l’envisage. Ce sont juste des spéculations extrêmement fragiles.
Quand ce "passé" et ce "futur" prennent place ?
Penses-tu qu'il soit possible de voyager dans le "passé" ?
Tu dis que :
Que pourrais-tu en conclure quant a la nature du passé et du futur ?Il n’y a rien de concret dans les pensées, seul le présent immédiat me donne accès à quelque chose de concret, de réel.
Les pensées elles-meme sont relativement reelles en tant que telle. Leur contenu en revanche c'est autre chose. Et cependant elles nous font agir.Les pensées agissent comme les créatrices d’un monde virtuel, qui n’est donc pas réel. Je ne peux absolument pas me baser sur du virtuel hypothétique, le moi ne peut donc en aucun cas être associé aux pensées.
Peux-tu faire un petit exercise de 2min montre en main ?
Assied toi calmement et observe les pensees. Peux-tu me les decrire le plus precisement possible ? Quand une pensee commence t-elle et quand disparait-elle exactement ? Par quel mecanisme passe t-on d'une pensee a une autre ? Peux-tu controler tes pensees ?
Peux-tu aussi observer des evenements physiques dans ton corps ou sensitifs dans qui "declenchent" une pensee ? La faim peut-etre ? Une odeur d'un bon petit plat ? La vue d'une belle fille ? Les besoins naturels ? As-tu un controle sur ceux ci ?
Quels liens peux-tu faire ? Vois-tu une difference entre une pensee declenchee en interne (i.e. par d'autres pensees) et une pensee liee a des evenement "externes" a la pensee ?
Dans le Genjokoan, maitre Dogen dit que :Bon, j'ai pu répondre à ce que n'était pas le moi, mais suis toujours incapable de dire ce que c'est en réalité.
source : http://zensotoreims.fr/genjo-koan/Ceux qui s’éveillent profondément de l’illusion sont des bouddhas. Ceux qui sont gravement illusionnés au sujet de l’éveil sont des êtres ordinaires
"s’éveillent profondément de l’illusion" c'est a dire sont des expert de l'illusion !!
Alors se pourrait-il que savoir ce que le moi n'est pas, essayer de le chercher, essayer de l'examiner de tres pres et echouer, n'est-ce pas la exactement l'expertise dont tu as besoin pour comprendre l'illusion du moi ? Comme si tu allais derriere le magicien et en comprenait les mecanismes les plus profonds ?
Si ce moi echoue a etre exactement, precisement, concretement trouvé, que pourrais-tu donc en deduire sur sa nature ?
Que peux-tu me dire sur le "moi", le "passé" et le "futur" ?
Comment existent-ils ?
Continue d'examiner tout ca precisement et revient moi avec les resultats de ta petite enquete sur tout cela.
Bonne recherche!
Re: La réalité telle qu'elle est.
Correction apres relecture :
J'ai dit plus haut :
Ou vois-tu autre chose qui se passe au travers de la "correlation/interaction" entre pensee et action ?
J'ai dit plus haut :
Qu'en penses-tu ? Est-ce vrai ? Est-ce ton experience ?Et cependant elles nous font agir.
Ou vois-tu autre chose qui se passe au travers de la "correlation/interaction" entre pensee et action ?
- JeanAntoine
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- Joined: Mon Jan 18, 2021 3:38 am
Re: La réalité telle qu'elle est.
Bonsoir yas,
Oui, les sensations sont réelles, les pensées aussi. Mais les sensations sont interprétées et je leur attribue des qualificatifs, je les accepte et en profite quand elles sont agréables, je les refuse et les rejette quand elles sont désagréables. Elles sont filtrées, interprétées, par le mental.
Adolescent j’étais troublé par la souffrance physique (et la souffrance en général), alors il m’est arrivé au moins une fois de m’isoler et de prendre une règle métallique pour frapper mon avant-bras afin de comprendre ce qu’il se passait quand on avait mal, calmement et posément, en dehors d’une situation d’urgence.
Je pouvais parfaitement distinguer le fait que cette « douleur » se décomposait en différents éléments qui, pris séparément, étaient beaucoup moins effrayants. Cette « douleur » se composait de chaleur, picotements, signaux nerveux qui parcouraient le bras et je me rendais compte que cela ne correspondait pas à la hauteur de la peur que tout le monde avait de la douleur, même si cela n’était pas agréable, ça devenait un peu plus acceptable, si on ne pouvait pas l’éviter. Bien sûr, comme tout le monde je n’aimais pas avoir mal, mais peut être étais-ce une tentative d’apprivoiser la peur de la douleur.
J’en ai conclu que le mental pouvait devenir un formidable amplificateur, en tout cas qu’il déformait la réalité par l’interprétation qu’il avait de ce qu’il était en train de se passer. Et dès lors qu’il y a interprétation, nous ne sommes plus dans la réalité. La réalité elle est simple, basique, brute, et elle n’a pas besoin du langage pour l’interpréter.
Dans d’autres occasions ou j’ai vécu de la douleur physique, j’ai « vu » à quel point la sensation est une chose, (en la décortiquant calmement, en froid, chaud, influx électrique etc.) et la façon dont nous le vivons en est une autre. Les sensations sont avant tout des informations, où au pire des signaux d’alarmes qui font simplement leur boulot. Ne pas se mettre « en guerre » contre elles est bien plus supportable, même si on aurait, bien sûr, préféré les éviter.
Quant aux pensées, elles existent, mais ne sont pas fiables, c’est une réalité virtuelle, ce qui signifie que leur contenu n’est pas réel, bien que, la plupart du temps je les prends pour telles de façon erronée et peu prudente.
Savoir que leur contenu est imaginaire par définition, ne suffit pas. Le « discours intérieur » est toujours présent, et même si je prends mes distances parfois avec celui-ci, en évitant de trop y croire, il arrive toujours un moment où je prends ce qu’il dit pour argent comptant, et la prise de conscience ne vient qu’à posteriori.
Puis, peu de temps après, un refroidissement, et parfois une culpabilisation si j’ai cédé à la volonté de répliquer. On dit bien « réfléchir à froid », c’est une sensation de refroidissement et parfois de sensation peu agréable de se sentir un peu penaud d’avoir accepté le conflit alors qu’il était toujours possible de le refuser. En sachant pertinemment que pour qu’il y ait conflit il faut que l’on soit deux, et que donc j’ai participé d’une façon ou d’une autre à cette situation.
Ce que je viens de dire montre à quel point l’illusion d’être le coordinateur de ma vie, d’être le grand organisateur est encore ancré. Une réplique est une défense, mais qui est attaqué ? Une culpabilisation est le signe de se croire l’organisateur, le dirigeant en chef de sa vie, comme si nous étions vraiment libres de nos choix.
Le futur, lui, est souvent lié à l’appréhension où l’anxiété, l’espoir parfois. Je crois que l’espoir aussi fait partie de l’illusion, qui dit illusion dit un jour où l’autre désillusion, tout cela nous éloigne de la réalité, du vrai.
Tout se passe comme si dans une partie de Ping Pong nous tenions le rôle de la balle, entre espoir et désillusion. Toutes ces situations qui s’imposent et amènent à quitter l’instant, la présence au moment vécu. C’est à se demander si nous vivons des évènements où si nous sommes vécus par une situation.
Je pense que tout ceci a à voir avec la façon dont fonctionne la pensée. Elle semble fonctionner en arborescence et non pas comme l’imaginent les « cartésiens » de façon linéaire ; Peut-être pourrait-on faire une analogie avec des « hyperliens » comme dans l’informatique. Un mot, un élément d’une pensée amène la pensée suivante qui a un point commun avec ce mot. Et ainsi de suite, les pensées s’enchainent sans véritablement de logique classique, mais par association avec une partie ou un élément de la pensée précédente. (J’espère être clair).
En tout cas j’ai pu constater qu’il était possible de remonter de pensée en pensée pour comprendre comment j’en suis arrivé à penser ce que je suis en train de penser. Il semblerait que le flux de pensée tende vers les pensées les plus chargées d’émotions de plaisir ou de mécontentement. Sauf quand les pensées tentent de résoudre un problème de logique, évidemment.
Je ne crois pas que les souvenirs soient fidèles, je crois que revisiter son passé en imagination est faux par nature, à cause de la façon dont se constituent les souvenirs. Ils sont la plupart du temps idéalisés ou dramatisés, en tout cas très peu fidèles aux évènements tels qu’ils se sont effectivement passés. Le même évènement vécu par plusieurs personnes donne lieu a des témoignages très différents selon la personne. Les émotions jouent probablement un rôle important dans cette déformation des souvenirs.
Mais le simple fait de se remémorer plusieurs fois le même souvenir altère déjà la fidélité et modifie le souvenir, comme quand quelqu’un raconte une histoire à quelqu’un, qui la répète à quelqu’un d’autre et ainsi de suite, au final, l’histoire n’a plus grand-chose à voir avec l’histoire initiale. Je ne crois pas qu’il soit possible de voyager dans le passé (si c’était le sens de la question). Et puis, quel serait l’intérêt ? Ce passé est révolu, il ne fait plus partie de la réalité, ce serait une simple rêverie sans fiabilité.
Puisqu’une démarche de vérité impose de rester en prise avec le réel, alors ils n’ont aucune réalité.
Après, il serait tout à fait possible de faire toutes sortes de spéculations métaphysiques, dont certaines pourraient être séduisantes, mais qui ne mèneraient à aucune certitude et qui n’ont aucun intérêt pour le but que nous poursuivons, la réalisation de l’inexistence du moi.
J’ai eu l’occasion de répondre précédemment par quel mécanisme l’on passait d’une pensée à une autre. Par association d’idée ou partie d’idée, en arborescence, comme avec des liens hypertextes.
Par exemple :
« Ce soir, je vais sortir diner avec mon épouse au restaurant ». Peut s’associer avec : « la dernière fois que je suis sorti au restaurant, je n’ai pas aimé les fallafels » (ça y est je suis la balle du jeu de ping pong, je viens de passer du futur au passé). « Les fallafels sont une spécialité Libanaise » « ça ne va pas très fort au Liban ces temps-ci » « cette explosion dans le port de Beyrouth, c’est terrible » « Il y en a un au bureau qui sait ce que c’est d’exploser…de colère » « C’était extrêmement gênant » « La gêne est liée à la croyance dans le moi, qui est gêné ?» « Il faut que je termine ma réponse à Yan » « Yan vit à Londres apparemment » « Ce Brexit était vraiment inattendu » « j’aime bien le drapeau britannique, il est très réussi » Etc.
Les liens Restaurant-Fallafels-Liban-Explosion-Colère-Gêne-inexistence du moi-Yan-Londres-Brexit-drapeau Britannique peuvent paraître incohérents, et ils le sont d’une certaine manière, mais ce qui les unis ce sont des parties de pensées qui s’associent à d’autres. C’est toujours très étonnant de prendre conscience que l’on est parti d’une sortie au restaurant pour atterrir sur le drapeau Britannique.
Mais, plus généralement, je n’ai aucune idée de quand une pensée commence, ni d’où elle provient.
Non, je ne peux pas contrôler mes pensées, ou d’une façon extrêmement marginale et pour un temps très limité. Il m’est arrivé d’être fatigué de penser, une pensée commence à se déployer et je vois l’espace d’une fraction de seconde que ce sera une longue phrase alors que j’ai déjà compris, dès qu’elle a commencé, où elle m’amenait. Je la coupe avec une autre pensée du genre « ok j’ai compris » et je reprends le raisonnement à la pensée suivante. Je suis, dans ce cas, généralement amené à le faire plusieurs fois de suite, ce qui me permet d’aller beaucoup plus vite à la conclusion.
Parfois la compréhension est instantanée, et la pensée veut s’imposer comme pour démontrer quel raisonnement amène à cette compréhension, ce qui est tout à fait inutile, car la compréhension immédiate a précédé le raisonnement.
Cela laisse penser à quelque chose de « mécanique » dans le processus de pensée, une situation déclenchant un modèle de pensée habituel chaque fois que cette situation se présente.
De plus il y a très probablement différents niveaux de pensées. Des pensées de premier plan exprimées en langage clair, des pensées dans un deuxième plan secondaire exprimées à bas bruit ou même quasi-silencieuses, et parfois même en arrière-plan une chanson qui continue à se dérouler.
(J’espère que tout cela est exprimé suffisamment clairement)
Donc, non, on ne peut pas contrôler les pensées, tout au plus leur donner un coup d’épaule pour les orienter ou les dévier quelque peu, et de façon extrêmement limitée, pendant quelques secondes, puis elles reprennent leur totale indépendance.
Mais également l’odeur d’un plat peut me renvoyer dans le passé, dans un souvenir d’enfance. Les stimuli externes peuvent déclencher toutes sortes de pensées…
Il y a en effet, un lien direct entre un stimulus immédiat et l’enclenchement d’une pensée ou d’une série de pensées. Où simplement l’observation lors d’une balade de ce qui nous entoure, un immeuble vieilli, un arbre qui a perdu ses feuilles peut enclencher toutes sortes de réflexions sur le temps qui passe, les saisons, les prochaines vacances d’été, que sais-je encore ?
Et puis il y a un type de pensée particulier qui peut tenter de s’imposer en observant autrui, le jugement. J’ai fini par conclure que le jugement était une tendance profondément humaine et la plupart du temps parfaitement erronée, car il est impossible de connaitre tous les éléments qui ont amenés les gens à se comporter comme il le font. Tout se passe comme s’il s’agissait d’une balance dont un des plateaux était le jugement et l’autre la compréhension. Plus je comprends, moins je juge, moins je comprends, plus je juge.
Juger quelqu’un se fait à l’aune de ce que nous sommes, où croyons être. Mais que sommes-nous ? Et partant de là, qui est l’autre ? S’il n’y a personne, qui juge qui ? Et en fonction des critères de qui ?
Tout ceci a quelque chose d’insensé.
Oui c’est probablement cette expertise de l’illusion qui permet de ne plus rester la victime de l’illusion. Mais même cette phrase est vide sens car qui est victime de l’illusion ? C’est troublant parce que par moment je perçois bien, d’une façon intuitive que cette recherche est vaine, qu’elle n’a aucun intérêt au final. Pourtant peut-être que son seul intérêt est-il de réaliser qu’elle n’a aucun intérêt, et qu’il est nécessaire de passer par cette étape. « Ceux qui s’éveillent profondément à l’illusion » ont tous cherché très longtemps pour pouvoir en devenir des experts, et pour pouvoir abandonner la recherche ensuite.
J’ai bien conscience de trop intellectualiser les choses et que ce n’est pas cela qui me mènera à la réalisation. Ma démarche devrait probablement être plus simple, plus directe. Il faut que je lâche ce que je crois savoir (parce qu’on ne sait pas grand-chose au final) pour approcher cette vision du moi, où plutôt du non-moi avec un regard complètement neuf.
Si je regarde avec une honnêteté sans faille, ce que je sais avec une certitude absolue, j’élimine à peu près tout, je n’ai aucune certitude absolue, si ce n’est d’être conscient, et c’est à peu près tout. La conscience est là, ça je ne peux pas le nier. Le reste ce sont des spéculations, des choses acquises, apprises, imitées, des lectures, y compris des expériences ou même des états de conscience qui peuvent avoir une toute autre explication que celle que je leur donne.
Je ne suis probablement pas encore assez « dénudé » pour voir qu’il n’y a rien.
Que c’est une construction mentale. Qu’il y a des pensées, des émotions, un corps, des sensations liées à des sens physiques et que, mentalement j’ai relié tout ça en imaginant que cela formait un tout, une unité, un individu, et ce, pour des raisons pratiques, pour me socialiser, m’insérer dans la société, communiquer plus facilement.
Et ce tout imaginaire, on lui a donné un nom, on a défini ses goûts, ses qualités et ses faiblesses, on y a associé une histoire et cela est venu renforcer un conditionnement, une idée partagée par tous, un fantasme, un rêve, un personnage imaginaire, un mensonge qui n’a pas la moindre réalité.
Un personnage imaginaire a un passé imaginaire et un futur tout aussi imaginaire. Que peut-il être arrivé à quelque chose qui n’existe pas ? Que pourra-t-il lui arriver ?
Il y a aujourd’hui des pensées, des sensations, des émotions, et dans le passé il y avait des pensées, des sensations, des émotions, mais rien qui ne puisse les relier entre eux pour créer de toutes pièce un « personnage » à qui cela arriverait.
Comment existent-ils ?
Par des impulsions électriques qui s’inscrivent dans les neurones, et qui enregistrent cette histoire, qui s’effaceront dès que celles-ci commenceront inévitablement à dysfonctionner. Et dont il ne restera aucune trace.
Mais du fait que nous nous imaginons être les auteurs de ces pensées, nous acceptons facilement d’effectuer des actions que nous pensons être décidées par nous-même.
Or ces pensées étant le résultat du conditionnement du cerveau, des expériences passées, des schémas automatisés de comportements, de notre éducation, de nos apprentissages, et donc nous asservissent et dictent nos actes
La vraie question que je me pose c’est: existe-t-il des pensées qui peuvent être « nos pensées » et ma réponse est non. Il existe des pensées qui nous arrivent, dont je n’ai aucune idée de leur origine, sur lesquelles je n’ai aucun pouvoir et qui dictent mes actes.
En fait c’est une situation complètement folle et tout à fait absurde.
A bientôt
Jean Antoine
Oui, les sensations sont réelles, les pensées aussi. Mais les sensations sont interprétées et je leur attribue des qualificatifs, je les accepte et en profite quand elles sont agréables, je les refuse et les rejette quand elles sont désagréables. Elles sont filtrées, interprétées, par le mental.
Adolescent j’étais troublé par la souffrance physique (et la souffrance en général), alors il m’est arrivé au moins une fois de m’isoler et de prendre une règle métallique pour frapper mon avant-bras afin de comprendre ce qu’il se passait quand on avait mal, calmement et posément, en dehors d’une situation d’urgence.
Je pouvais parfaitement distinguer le fait que cette « douleur » se décomposait en différents éléments qui, pris séparément, étaient beaucoup moins effrayants. Cette « douleur » se composait de chaleur, picotements, signaux nerveux qui parcouraient le bras et je me rendais compte que cela ne correspondait pas à la hauteur de la peur que tout le monde avait de la douleur, même si cela n’était pas agréable, ça devenait un peu plus acceptable, si on ne pouvait pas l’éviter. Bien sûr, comme tout le monde je n’aimais pas avoir mal, mais peut être étais-ce une tentative d’apprivoiser la peur de la douleur.
J’en ai conclu que le mental pouvait devenir un formidable amplificateur, en tout cas qu’il déformait la réalité par l’interprétation qu’il avait de ce qu’il était en train de se passer. Et dès lors qu’il y a interprétation, nous ne sommes plus dans la réalité. La réalité elle est simple, basique, brute, et elle n’a pas besoin du langage pour l’interpréter.
Dans d’autres occasions ou j’ai vécu de la douleur physique, j’ai « vu » à quel point la sensation est une chose, (en la décortiquant calmement, en froid, chaud, influx électrique etc.) et la façon dont nous le vivons en est une autre. Les sensations sont avant tout des informations, où au pire des signaux d’alarmes qui font simplement leur boulot. Ne pas se mettre « en guerre » contre elles est bien plus supportable, même si on aurait, bien sûr, préféré les éviter.
Quant aux pensées, elles existent, mais ne sont pas fiables, c’est une réalité virtuelle, ce qui signifie que leur contenu n’est pas réel, bien que, la plupart du temps je les prends pour telles de façon erronée et peu prudente.
Savoir que leur contenu est imaginaire par définition, ne suffit pas. Le « discours intérieur » est toujours présent, et même si je prends mes distances parfois avec celui-ci, en évitant de trop y croire, il arrive toujours un moment où je prends ce qu’il dit pour argent comptant, et la prise de conscience ne vient qu’à posteriori.
Oui, quand quelqu’un me rudoie, j’éprouve des sensations de chaleur dans la poitrine, dans la tête et le ventre qui amènent la plupart du temps à une réplique. Le mental s’aiguise et le regard se fixe sur la personne, il y a même parfois une contradiction entre la volonté de répliquer et des pensées qui viennent dire que cela est inutile, qu’il vaudrait mieux calmer la situation plutôt que de l’aggraver en répliquant. C’est une sorte de conflit émotions-raison et la balance peut pencher d’un côté ou de l’autre. Quand il y a réplique, c’est une sorte de mal-être dû au fait que l’on a été rudoyé, que l’on essaie maladroitement, et surtout inutilement, de retourner à l’envoyeur ce mal-être. Une accélération des battements de cœur, une tension musculaire dans le corps, un agacement contre l’autre mais aussi contre soi-même.Observe bien le mecanisme qui se produit quand quelqu'un te rudoie ne serait-ce qu'un tant soit peu (par exemple ta compagne te fait une remarque ou une critique). Que se passe t-il dans ta poitrine, ton ventre, ta gorge ? Les battements de ton coeur. Observe les "en direct" et dis moi ce qui se passe. Essaye de decrire de maniere la plus precise possible la montee et la descente des sensations, si possible dans l'instant.
Puis, peu de temps après, un refroidissement, et parfois une culpabilisation si j’ai cédé à la volonté de répliquer. On dit bien « réfléchir à froid », c’est une sensation de refroidissement et parfois de sensation peu agréable de se sentir un peu penaud d’avoir accepté le conflit alors qu’il était toujours possible de le refuser. En sachant pertinemment que pour qu’il y ait conflit il faut que l’on soit deux, et que donc j’ai participé d’une façon ou d’une autre à cette situation.
Ce que je viens de dire montre à quel point l’illusion d’être le coordinateur de ma vie, d’être le grand organisateur est encore ancré. Une réplique est une défense, mais qui est attaqué ? Une culpabilisation est le signe de se croire l’organisateur, le dirigeant en chef de sa vie, comme si nous étions vraiment libres de nos choix.
Je ne sais pas, difficile à dire. Parfois le passé s’impose comme une bulle qui reviendrait à la surface. Probablement par association d’idées. Un stimulus, une parole, une situation qui a un lien, une similitude, d’une manière ou d’une autre, avec un épisode du passé.Quand ce "passé" et ce "futur" prennent place ?
Penses-tu qu'il soit possible de voyager dans le "passé" ?
Le futur, lui, est souvent lié à l’appréhension où l’anxiété, l’espoir parfois. Je crois que l’espoir aussi fait partie de l’illusion, qui dit illusion dit un jour où l’autre désillusion, tout cela nous éloigne de la réalité, du vrai.
Tout se passe comme si dans une partie de Ping Pong nous tenions le rôle de la balle, entre espoir et désillusion. Toutes ces situations qui s’imposent et amènent à quitter l’instant, la présence au moment vécu. C’est à se demander si nous vivons des évènements où si nous sommes vécus par une situation.
Je pense que tout ceci a à voir avec la façon dont fonctionne la pensée. Elle semble fonctionner en arborescence et non pas comme l’imaginent les « cartésiens » de façon linéaire ; Peut-être pourrait-on faire une analogie avec des « hyperliens » comme dans l’informatique. Un mot, un élément d’une pensée amène la pensée suivante qui a un point commun avec ce mot. Et ainsi de suite, les pensées s’enchainent sans véritablement de logique classique, mais par association avec une partie ou un élément de la pensée précédente. (J’espère être clair).
En tout cas j’ai pu constater qu’il était possible de remonter de pensée en pensée pour comprendre comment j’en suis arrivé à penser ce que je suis en train de penser. Il semblerait que le flux de pensée tende vers les pensées les plus chargées d’émotions de plaisir ou de mécontentement. Sauf quand les pensées tentent de résoudre un problème de logique, évidemment.
Je ne crois pas que les souvenirs soient fidèles, je crois que revisiter son passé en imagination est faux par nature, à cause de la façon dont se constituent les souvenirs. Ils sont la plupart du temps idéalisés ou dramatisés, en tout cas très peu fidèles aux évènements tels qu’ils se sont effectivement passés. Le même évènement vécu par plusieurs personnes donne lieu a des témoignages très différents selon la personne. Les émotions jouent probablement un rôle important dans cette déformation des souvenirs.
Mais le simple fait de se remémorer plusieurs fois le même souvenir altère déjà la fidélité et modifie le souvenir, comme quand quelqu’un raconte une histoire à quelqu’un, qui la répète à quelqu’un d’autre et ainsi de suite, au final, l’histoire n’a plus grand-chose à voir avec l’histoire initiale. Je ne crois pas qu’il soit possible de voyager dans le passé (si c’était le sens de la question). Et puis, quel serait l’intérêt ? Ce passé est révolu, il ne fait plus partie de la réalité, ce serait une simple rêverie sans fiabilité.
Qu’ils n’existent pas.Que pourrais-tu en conclure quant a la nature du passé et du futur ?
Puisqu’une démarche de vérité impose de rester en prise avec le réel, alors ils n’ont aucune réalité.
Après, il serait tout à fait possible de faire toutes sortes de spéculations métaphysiques, dont certaines pourraient être séduisantes, mais qui ne mèneraient à aucune certitude et qui n’ont aucun intérêt pour le but que nous poursuivons, la réalisation de l’inexistence du moi.
Il m’est impossible de savoir quand une pensée commence, la prise de conscience d’une pensée ne se réalise que quand la pensée est en cours. Même remarque pour savoir quand elle disparaît. Quand je réalise qu’elle a disparu, c’est déjà fait, et je suis dans une autre pensée, celle qui se demande quand elle a disparu.Peux-tu me les decrire le plus precisement possible ? Quand une pensee commence t-elle et quand disparait-elle exactement ? Par quel mecanisme passe t-on d'une pensee a une autre ? Peux-tu controler tes pensees ?
J’ai eu l’occasion de répondre précédemment par quel mécanisme l’on passait d’une pensée à une autre. Par association d’idée ou partie d’idée, en arborescence, comme avec des liens hypertextes.
Par exemple :
« Ce soir, je vais sortir diner avec mon épouse au restaurant ». Peut s’associer avec : « la dernière fois que je suis sorti au restaurant, je n’ai pas aimé les fallafels » (ça y est je suis la balle du jeu de ping pong, je viens de passer du futur au passé). « Les fallafels sont une spécialité Libanaise » « ça ne va pas très fort au Liban ces temps-ci » « cette explosion dans le port de Beyrouth, c’est terrible » « Il y en a un au bureau qui sait ce que c’est d’exploser…de colère » « C’était extrêmement gênant » « La gêne est liée à la croyance dans le moi, qui est gêné ?» « Il faut que je termine ma réponse à Yan » « Yan vit à Londres apparemment » « Ce Brexit était vraiment inattendu » « j’aime bien le drapeau britannique, il est très réussi » Etc.
Les liens Restaurant-Fallafels-Liban-Explosion-Colère-Gêne-inexistence du moi-Yan-Londres-Brexit-drapeau Britannique peuvent paraître incohérents, et ils le sont d’une certaine manière, mais ce qui les unis ce sont des parties de pensées qui s’associent à d’autres. C’est toujours très étonnant de prendre conscience que l’on est parti d’une sortie au restaurant pour atterrir sur le drapeau Britannique.
Mais, plus généralement, je n’ai aucune idée de quand une pensée commence, ni d’où elle provient.
Non, je ne peux pas contrôler mes pensées, ou d’une façon extrêmement marginale et pour un temps très limité. Il m’est arrivé d’être fatigué de penser, une pensée commence à se déployer et je vois l’espace d’une fraction de seconde que ce sera une longue phrase alors que j’ai déjà compris, dès qu’elle a commencé, où elle m’amenait. Je la coupe avec une autre pensée du genre « ok j’ai compris » et je reprends le raisonnement à la pensée suivante. Je suis, dans ce cas, généralement amené à le faire plusieurs fois de suite, ce qui me permet d’aller beaucoup plus vite à la conclusion.
Parfois la compréhension est instantanée, et la pensée veut s’imposer comme pour démontrer quel raisonnement amène à cette compréhension, ce qui est tout à fait inutile, car la compréhension immédiate a précédé le raisonnement.
Cela laisse penser à quelque chose de « mécanique » dans le processus de pensée, une situation déclenchant un modèle de pensée habituel chaque fois que cette situation se présente.
De plus il y a très probablement différents niveaux de pensées. Des pensées de premier plan exprimées en langage clair, des pensées dans un deuxième plan secondaire exprimées à bas bruit ou même quasi-silencieuses, et parfois même en arrière-plan une chanson qui continue à se dérouler.
(J’espère que tout cela est exprimé suffisamment clairement)
Donc, non, on ne peut pas contrôler les pensées, tout au plus leur donner un coup d’épaule pour les orienter ou les dévier quelque peu, et de façon extrêmement limitée, pendant quelques secondes, puis elles reprennent leur totale indépendance.
Oui il est très clair que certaines pensées sont déclenchées par les pensées qui les précèdent, mais également par l’environnement. Les besoins naturels s’imposent à la pensée à un moment où à un autre, l’odeur d’un petit plat peut amener à prendre conscience de sa faim et déclencher des pensées de pause sur son travail, d’aller manger, de se demander l’heure qu’il est.Peux-tu aussi observer des evenements physiques dans ton corps ou sensitifs dans qui "declenchent" une pensee ? La faim peut-etre ? Une odeur d'un bon petit plat ? La vue d'une belle fille ? Les besoins naturels ? As-tu un controle sur ceux ci ?
Quels liens peux-tu faire ? Vois-tu une difference entre une pensee declenchee en interne (i.e. par d'autres pensees) et une pensee liee a des evenement "externes" a la pensee ?
Mais également l’odeur d’un plat peut me renvoyer dans le passé, dans un souvenir d’enfance. Les stimuli externes peuvent déclencher toutes sortes de pensées…
Il y a en effet, un lien direct entre un stimulus immédiat et l’enclenchement d’une pensée ou d’une série de pensées. Où simplement l’observation lors d’une balade de ce qui nous entoure, un immeuble vieilli, un arbre qui a perdu ses feuilles peut enclencher toutes sortes de réflexions sur le temps qui passe, les saisons, les prochaines vacances d’été, que sais-je encore ?
Et puis il y a un type de pensée particulier qui peut tenter de s’imposer en observant autrui, le jugement. J’ai fini par conclure que le jugement était une tendance profondément humaine et la plupart du temps parfaitement erronée, car il est impossible de connaitre tous les éléments qui ont amenés les gens à se comporter comme il le font. Tout se passe comme s’il s’agissait d’une balance dont un des plateaux était le jugement et l’autre la compréhension. Plus je comprends, moins je juge, moins je comprends, plus je juge.
Juger quelqu’un se fait à l’aune de ce que nous sommes, où croyons être. Mais que sommes-nous ? Et partant de là, qui est l’autre ? S’il n’y a personne, qui juge qui ? Et en fonction des critères de qui ?
Tout ceci a quelque chose d’insensé.
Je viens d’effacer ce que j’ai écrit dans ce paragraphe, car c’est de la théorie et des spéculations qui ne seront d’aucune aide, au contraire. C’est ajouter de l’illusion à l’illusion.Alors se pourrait-il que savoir ce que le moi n'est pas, essayer de le chercher, essayer de l'examiner de tres pres et echouer, n'est-ce pas la exactement l'expertise dont tu as besoin pour comprendre l'illusion du moi ? Comme si tu allais derriere le magicien et en comprenait les mecanismes les plus profonds ?
Oui c’est probablement cette expertise de l’illusion qui permet de ne plus rester la victime de l’illusion. Mais même cette phrase est vide sens car qui est victime de l’illusion ? C’est troublant parce que par moment je perçois bien, d’une façon intuitive que cette recherche est vaine, qu’elle n’a aucun intérêt au final. Pourtant peut-être que son seul intérêt est-il de réaliser qu’elle n’a aucun intérêt, et qu’il est nécessaire de passer par cette étape. « Ceux qui s’éveillent profondément à l’illusion » ont tous cherché très longtemps pour pouvoir en devenir des experts, et pour pouvoir abandonner la recherche ensuite.
J’ai bien conscience de trop intellectualiser les choses et que ce n’est pas cela qui me mènera à la réalisation. Ma démarche devrait probablement être plus simple, plus directe. Il faut que je lâche ce que je crois savoir (parce qu’on ne sait pas grand-chose au final) pour approcher cette vision du moi, où plutôt du non-moi avec un regard complètement neuf.
Si je regarde avec une honnêteté sans faille, ce que je sais avec une certitude absolue, j’élimine à peu près tout, je n’ai aucune certitude absolue, si ce n’est d’être conscient, et c’est à peu près tout. La conscience est là, ça je ne peux pas le nier. Le reste ce sont des spéculations, des choses acquises, apprises, imitées, des lectures, y compris des expériences ou même des états de conscience qui peuvent avoir une toute autre explication que celle que je leur donne.
Je ne suis probablement pas encore assez « dénudé » pour voir qu’il n’y a rien.
Qu’il n’a aucune existence, qu’il n’est pas.Si ce moi echoue a etre exactement, precisement, concretement trouvé, que pourrais-tu donc en deduire sur sa nature ?
Que c’est une construction mentale. Qu’il y a des pensées, des émotions, un corps, des sensations liées à des sens physiques et que, mentalement j’ai relié tout ça en imaginant que cela formait un tout, une unité, un individu, et ce, pour des raisons pratiques, pour me socialiser, m’insérer dans la société, communiquer plus facilement.
Et ce tout imaginaire, on lui a donné un nom, on a défini ses goûts, ses qualités et ses faiblesses, on y a associé une histoire et cela est venu renforcer un conditionnement, une idée partagée par tous, un fantasme, un rêve, un personnage imaginaire, un mensonge qui n’a pas la moindre réalité.
Le moi étant une hypothèse mentale fausse qui est construite, inventée, comment un personnage imaginaire pourrait-il avoir un passé ou un futur ?Que peux-tu me dire sur le "moi", le "passé" et le "futur" ?
Comment existent-ils ?
Un personnage imaginaire a un passé imaginaire et un futur tout aussi imaginaire. Que peut-il être arrivé à quelque chose qui n’existe pas ? Que pourra-t-il lui arriver ?
Il y a aujourd’hui des pensées, des sensations, des émotions, et dans le passé il y avait des pensées, des sensations, des émotions, mais rien qui ne puisse les relier entre eux pour créer de toutes pièce un « personnage » à qui cela arriverait.
Comment existent-ils ?
Par des impulsions électriques qui s’inscrivent dans les neurones, et qui enregistrent cette histoire, qui s’effaceront dès que celles-ci commenceront inévitablement à dysfonctionner. Et dont il ne restera aucune trace.
Oui, les pensées nous font agir, nous n’agissons pas sur elles mais elles agissent sur nous.Et cependant elles nous font agir.
Qu'en penses-tu ? Est-ce vrai ? Est-ce ton experience ?
Mais du fait que nous nous imaginons être les auteurs de ces pensées, nous acceptons facilement d’effectuer des actions que nous pensons être décidées par nous-même.
Or ces pensées étant le résultat du conditionnement du cerveau, des expériences passées, des schémas automatisés de comportements, de notre éducation, de nos apprentissages, et donc nous asservissent et dictent nos actes
La vraie question que je me pose c’est: existe-t-il des pensées qui peuvent être « nos pensées » et ma réponse est non. Il existe des pensées qui nous arrivent, dont je n’ai aucune idée de leur origine, sur lesquelles je n’ai aucun pouvoir et qui dictent mes actes.
En fait c’est une situation complètement folle et tout à fait absurde.
A bientôt
Jean Antoine
- JeanAntoine
- Posts: 25
- Joined: Mon Jan 18, 2021 3:38 am
Re: La réalité telle qu'elle est.
ajout:
Les pensées sont à l’origine des actes. Si je peux voir que les pensées ne sont pas « mes » pensées, mais « des » pensées. S’il est pris conscience que je ne suis pas leur auteur, alors je ne peux être l’auteur de « mes actes ». Et il n’y a pas d’auteur du tout.
Il y a des pensées, et il s’ensuit des actes, personne n’en est à l’origine, il n’y a pas d’auteur. La clé est peut-être de voir les pensées telles qu’elles sont. Les observer, car en les observant, je me distingue d’elles, je me désidentifie ? En tout cas je crée un espace de liberté entre elles et moi.
Les pensées sont à l’origine des actes. Si je peux voir que les pensées ne sont pas « mes » pensées, mais « des » pensées. S’il est pris conscience que je ne suis pas leur auteur, alors je ne peux être l’auteur de « mes actes ». Et il n’y a pas d’auteur du tout.
Il y a des pensées, et il s’ensuit des actes, personne n’en est à l’origine, il n’y a pas d’auteur. La clé est peut-être de voir les pensées telles qu’elles sont. Les observer, car en les observant, je me distingue d’elles, je me désidentifie ? En tout cas je crée un espace de liberté entre elles et moi.
Re: La réalité telle qu'elle est.
Bonsoir Jean-Antoine,
Tu peux jouer a croire que tu te faire croire un jeu de mirroir.
Et si c’était le cas, que tu choisissais de croire ? Ou est le pouvoir de croire ? Qui donne du pouvoir, de l’energie, de l’attention aux pensees ?
Comment ce pouvoir leur est-il donné ?
Deux voies s’ouvrent devant toi : une voie passive, une voie active.
Une voie passive d’observation, d’acceptation des faits.
Une voie active de « choix » par connaissance introspective.
Plus tu « sais », plus tes actes pourront alors se déployer en suivant les chemins et les nuances spécifiques de ce savoir. Ce ne seront pas vraiment des choix en réalité, mais une observation des phénomènes qui t’amenerait par la même à un nouveau type d’interaction avec les activités dont tu es le témoin.
Alors une voie serait d’apprendre et de reconnaitre le cout d’avoir donné tant de pouvoir a ces croyances. Goute ce cout.
Se pourrait-il alors que telle ou telle croyance ait été creee par toi ?
Cette approche par une acceptation honnête et totale de toi-même est basée sur une volonté d'apprendre, d'avancer, afin de mettre en lumière tes schémas de comportement.
C'est le jeu des "faits" : « il se trouve j'ai ce comportement, que je me consume dans telle ou telle activite» et ce sont tout simplement des faits.
Pour être honnête, parce que nous ne voulons généralement pas nous voir tels que nous sommes, nous avons tendance à combattre cette realite factuelle.
Donc, en y revenant continuellement, à un moment donné, nous voyons que nous continuons à nous battre, à nous mentir et nous en riront !
Michel Berger "mon fils rira du rock'n'roll"
Yas : "Je rirai bien de ce que je prenais comme si important"
Jean-Antoine : " " (a completer)
Pour qui cette energie travaille-t-elle ? Peux-tu me trouver ce « moi » central et lui demander des comptes energetique, une augmentation de salaire (d’energie disponible laissee) peut-être ? Trouve moi ce vampire interne et amenes-le sur le devant de la scene pour voir ce qu’il a dans le ventre.
Est-ce le cas ? Quant est-il des habitutes ? Se pourrait-ils qu’elles suivent le canal le plus frequente, comme les fourmis suivant les traces de pheromone des voies les plus frequentees ?
En bref, bienvenu dans le monde des humains.
Alors comment expliques-tu que ces pensees aient tant de pouvoir (je te cite « Savoir que leur contenu est imaginaire par définition, ne suffit pas. Le « discours intérieur » est toujours présent, et même si je prends mes distances parfois avec celui-ci, en évitant de trop y croire, il arrive toujours un moment où je prends ce qu’il dit pour argent comptant, et la prise de conscience ne vient qu’à posteriori."") si tu n’arrives même pas a en isoler une, autrement que de manière fantomatique ? Si les pensees sont ephemeres et insaissisable, qui ou quoi leur donne du pouvoir ? L’observation comme je le disais plus haut, l’introspection de soi même, voila qui importe. Observe ce qui se passe, pourquoi ou comment une pensee peut-elle te faire faire quoi que ce fut ? Trouve moi cette pensee, amene la dans la lumiere, montre moi son pouvoir !
Veux-tu prendre ton marteau et tel Nietzsche briser les idoles des reflets infinis ?
Cette presence est maintenant. Ce maintenant est éternel. Il n’y a pas de libération dans le futur !!! Il y a tout au mieux une libération de l’instant, un instant a la fois !
Dans le prochain post, je vais te donner des exercises pour que tu experimentes cela, pour que tu OUVRES les yeux sur ce qui est et ce qui n’est PAS. Et pas seulement intellectuellement !!!
Ok, il va falloir qu’on aille explorer tout ca, pour que cette réalisation devienne réalité.
Je dirais qu’ils existent en pensee avant tout. En pensee-image-dialogue-interieur. Qui se deroule MAINTENANT, dans ce MAINTENANT. La. tout de suite.
Des pensees surviennent. Ne les croit pas ! Pas un seul mot !!! Mais continue de d’obverser tout cela de fond en comble, y compris les soi disant réponses aux pensees. Amuse toi a faire le contraire de ce qu’elles te disent. Tiens, telecharge le jeu « the stanley parable" sur Steam et suis la voix qui direct et regarde ce qui t’arrives.
https://store.steampowered.com/app/2219 ... y_Parable/
Puis rebelle toi contre elles.
Alors toujours toutes puissantes ce pensees ?
Ahahahahahah belle conclusion :)
Bon comme je l’ai dit en filigrane, nous allons faire quelques expériences pour t’aider a réaliser de manière experientielle ce qui me semble tu as compris de manière intellectuelle.
Dis moi quand/si tu es prêt, une fois que tu repondras a mes commentaires et on se lance quand tu seras ready, player one !
Bonne soiree a toi !
Yas
Alors peut être que la prise de conscience a posteriori pourrait t’aider dans ces cas quand ils refont surface.Quant aux pensées, elles existent, mais ne sont pas fiables, c’est une réalité virtuelle, ce qui signifie que leur contenu n’est pas réel, bien que, la plupart du temps je les prends pour telles de façon erronée et peu prudente.
Savoir que leur contenu est imaginaire par définition, ne suffit pas. Le « discours intérieur » est toujours présent, et même si je prends mes distances parfois avec celui-ci, en évitant de trop y croire, il arrive toujours un moment où je prends ce qu’il dit pour argent comptant, et la prise de conscience ne vient qu’à posteriori.
Tu peux jouer a croire que tu te faire croire un jeu de mirroir.
Et si c’était le cas, que tu choisissais de croire ? Ou est le pouvoir de croire ? Qui donne du pouvoir, de l’energie, de l’attention aux pensees ?
Comment ce pouvoir leur est-il donné ?
Deux voies s’ouvrent devant toi : une voie passive, une voie active.
Une voie passive d’observation, d’acceptation des faits.
Une voie active de « choix » par connaissance introspective.
Plus tu « sais », plus tes actes pourront alors se déployer en suivant les chemins et les nuances spécifiques de ce savoir. Ce ne seront pas vraiment des choix en réalité, mais une observation des phénomènes qui t’amenerait par la même à un nouveau type d’interaction avec les activités dont tu es le témoin.
Alors une voie serait d’apprendre et de reconnaitre le cout d’avoir donné tant de pouvoir a ces croyances. Goute ce cout.
Se pourrait-il alors que telle ou telle croyance ait été creee par toi ?
Cette approche par une acceptation honnête et totale de toi-même est basée sur une volonté d'apprendre, d'avancer, afin de mettre en lumière tes schémas de comportement.
C'est le jeu des "faits" : « il se trouve j'ai ce comportement, que je me consume dans telle ou telle activite» et ce sont tout simplement des faits.
Pour être honnête, parce que nous ne voulons généralement pas nous voir tels que nous sommes, nous avons tendance à combattre cette realite factuelle.
Donc, en y revenant continuellement, à un moment donné, nous voyons que nous continuons à nous battre, à nous mentir et nous en riront !
Michel Berger "mon fils rira du rock'n'roll"
Yas : "Je rirai bien de ce que je prenais comme si important"
Jean-Antoine : " " (a completer)
Vois-tu le cote energetique de cette illusion ? Celle qui te tire d’un cote et te pousse de l’autre ? Qui a besoin de s’exprimer d’une manière ou d’une autre.Ce que je viens de dire montre à quel point l’illusion d’être le coordinateur de ma vie, d’être le grand organisateur est encore ancré. Une réplique est une défense, mais qui est attaqué ? Une culpabilisation est le signe de se croire l’organisateur, le dirigeant en chef de sa vie, comme si nous étions vraiment libres de nos choix.
Pour qui cette energie travaille-t-elle ? Peux-tu me trouver ce « moi » central et lui demander des comptes energetique, une augmentation de salaire (d’energie disponible laissee) peut-être ? Trouve moi ce vampire interne et amenes-le sur le devant de la scene pour voir ce qu’il a dans le ventre.
Les pôles, les dipoles entre lesquels on a l’impression de naviguer. Sont-ils réels ? Qui leur donne de l'importance ?Tout se passe comme si dans une partie de Ping Pong nous tenions le rôle de la balle, entre espoir et désillusion. Toutes ces situations qui s’imposent et amènent à quitter l’instant, la présence au moment vécu. C’est à se demander si nous vivons des évènements où si nous sommes vécus par une situation.
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Il semblerait que le flux de pensée tende vers les pensées les plus chargées d’émotions de plaisir ou de mécontentement. Sauf quand les pensées tentent de résoudre un problème de logique, évidemment.Je dirais que leur nature est une fabrication majestueuse de la pensee qui cree de la temporalite.Que pourrais-tu en conclure quant a la nature du passé et du futur ?
Qu’ils n’existent pas.
Puisqu’une démarche de vérité impose de rester en prise avec le réel, alors ils n’ont aucune réalité.
En bref, bienvenu dans le monde des humains.
Bonne observation.Il m’est impossible de savoir quand une pensée commence, la prise de conscience d’une pensée ne se réalise que quand la pensée est en cours. Même remarque pour savoir quand elle disparaît. Quand je réalise qu’elle a disparu, c’est déjà fait, et je suis dans une autre pensée, celle qui se demande quand elle a disparu.
Alors comment expliques-tu que ces pensees aient tant de pouvoir (je te cite « Savoir que leur contenu est imaginaire par définition, ne suffit pas. Le « discours intérieur » est toujours présent, et même si je prends mes distances parfois avec celui-ci, en évitant de trop y croire, il arrive toujours un moment où je prends ce qu’il dit pour argent comptant, et la prise de conscience ne vient qu’à posteriori."") si tu n’arrives même pas a en isoler une, autrement que de manière fantomatique ? Si les pensees sont ephemeres et insaissisable, qui ou quoi leur donne du pouvoir ? L’observation comme je le disais plus haut, l’introspection de soi même, voila qui importe. Observe ce qui se passe, pourquoi ou comment une pensee peut-elle te faire faire quoi que ce fut ? Trouve moi cette pensee, amene la dans la lumiere, montre moi son pouvoir !
Et si ces pensees étaient celle de ton voisin, quelle importance auraient-elles ?Cela laisse penser à quelque chose de « mécanique » dans le processus de pensée, une situation déclenchant un modèle de pensée habituel chaque fois que cette situation se présente.
Sont-elles independantes ou ont-elles une prise sur « toi » ? Sur qui ont-elle une prise si elle sont independante ??Donc, non, on ne peut pas contrôler les pensées, tout au plus leur donner un coup d’épaule pour les orienter ou les dévier quelque peu, et de façon extrêmement limitée, pendant quelques secondes, puis elles reprennent leur totale indépendance.
De belles histoires qui te sont racontees n’est-ce pas ? As-tu assez de de popcorn et de San Pellegrino pour les voir en spectateur ?Il y a en effet, un lien direct entre un stimulus immédiat et l’enclenchement d’une pensée ou d’une série de pensées. Où simplement l’observation lors d’une balade de ce qui nous entoure, un immeuble vieilli, un arbre qui a perdu ses feuilles peut enclencher toutes sortes de réflexions sur le temps qui passe, les saisons, les prochaines vacances d’été, que sais-je encore ?
Un mirroir juge le mirroir, une projection se renforce en projetant une projection.Mais que sommes-nous ? Et partant de là, qui est l’autre ? S’il n’y a personne, qui juge qui ? Et en fonction des critères de qui ?
Tout ceci a quelque chose d’insensé.
Veux-tu prendre ton marteau et tel Nietzsche briser les idoles des reflets infinis ?
Ahahahah qui dit cela ?C’est troublant parce que par moment je perçois bien, d’une façon intuitive que cette recherche est vaine, qu’elle n’a aucun intérêt au final. Pourtant peut-être que son seul intérêt est-il de réaliser qu’elle n’a aucun intérêt, et qu’il est nécessaire de passer par cette étape.
Mais alors tu te projettes dans un futur dans lequel tu seras assez « denude » pour pouvoir être un être realise ? Mais quelle blague !!Si je regarde avec une honnêteté sans faille, ce que je sais avec une certitude absolue, j’élimine à peu près tout, je n’ai aucune certitude absolue, si ce n’est d’être conscient, et c’est à peu près tout. La conscience est là, ça je ne peux pas le nier. Le reste ce sont des spéculations, des choses acquises, apprises, imitées, des lectures, y compris des expériences ou même des états de conscience qui peuvent avoir une toute autre explication que celle que je leur donne.
Je ne suis probablement pas encore assez « dénudé » pour voir qu’il n’y a rien
Cette presence est maintenant. Ce maintenant est éternel. Il n’y a pas de libération dans le futur !!! Il y a tout au mieux une libération de l’instant, un instant a la fois !
Dans le prochain post, je vais te donner des exercises pour que tu experimentes cela, pour que tu OUVRES les yeux sur ce qui est et ce qui n’est PAS. Et pas seulement intellectuellement !!!
Qu’il n’a aucune existence, qu’il n’est pas.Si ce moi echoue a etre exactement, precisement, concretement trouvé, que pourrais-tu donc en deduire sur sa nature ?
Que c’est une construction mentale. Qu’il y a des pensées, des émotions, un corps, des sensations liées à des sens physiques et que, mentalement j’ai relié tout ça en imaginant que cela formait un tout, une unité, un individu, et ce, pour des raisons pratiques, pour me socialiser, m’insérer dans la société, communiquer plus facilement.
Et ce tout imaginaire, on lui a donné un nom, on a défini ses goûts, ses qualités et ses faiblesses, on y a associé une histoire et cela est venu renforcer un conditionnement, une idée partagée par tous, un fantasme, un rêve, un personnage imaginaire, un mensonge qui n’a pas la moindre réalité.
Ok, il va falloir qu’on aille explorer tout ca, pour que cette réalisation devienne réalité.
Des impulsions electriques !!! Et puis quoi encore lol. Il y a 200 ans ans, avec la technologie de l’epoque tu m’aurais sorti une autre histoire bien ficelee. Et dans 1000 ans tu me raconteras une autre histoire encore plus phantasmagorique ;)Comment existent-ils ?
Par des impulsions électriques qui s’inscrivent dans les neurones, et qui enregistrent cette histoire, qui s’effaceront dès que celles-ci commenceront inévitablement à dysfonctionner. Et dont il ne restera aucune trace.
Je dirais qu’ils existent en pensee avant tout. En pensee-image-dialogue-interieur. Qui se deroule MAINTENANT, dans ce MAINTENANT. La. tout de suite.
Oui, les pensées nous font agir, nous n’agissons pas sur elles mais elles agissent sur nous.
Mais du fait que nous nous imaginons être les auteurs de ces pensées, nous acceptons facilement d’effectuer des actions que nous pensons être décidées par nous-même.
Des pensees surviennent. Ne les croit pas ! Pas un seul mot !!! Mais continue de d’obverser tout cela de fond en comble, y compris les soi disant réponses aux pensees. Amuse toi a faire le contraire de ce qu’elles te disent. Tiens, telecharge le jeu « the stanley parable" sur Steam et suis la voix qui direct et regarde ce qui t’arrives.
https://store.steampowered.com/app/2219 ... y_Parable/
Puis rebelle toi contre elles.
Alors toujours toutes puissantes ce pensees ?
Observe les et envoie les paitrer !Les observer, car en les observant, je me distingue d’elles, je me désidentifie ? En tout cas je crée un espace de liberté entre elles et moi.
La vraie question que je me pose c’est: existe-t-il des pensées qui peuvent être « nos pensées » et ma réponse est non. Il existe des pensées qui nous arrivent, dont je n’ai aucune idée de leur origine, sur lesquelles je n’ai aucun pouvoir et qui dictent mes actes.
En fait c’est une situation complètement folle et tout à fait absurde.
Ahahahahahah belle conclusion :)
Bon comme je l’ai dit en filigrane, nous allons faire quelques expériences pour t’aider a réaliser de manière experientielle ce qui me semble tu as compris de manière intellectuelle.
Dis moi quand/si tu es prêt, une fois que tu repondras a mes commentaires et on se lance quand tu seras ready, player one !
Bonne soiree a toi !
Yas
- JeanAntoine
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- Joined: Mon Jan 18, 2021 3:38 am
Re: La réalité telle qu'elle est.
Bonsoir Yan,
Un jeu de miroir, comme tu dis. Un labyrinthe de pensées dont tu n’as qu’une envie : sortir. (Un peu comme dans la démo du jeu « the Stanley parable ») Je n’ai qu’une envie, c’est de leur dire : taisez-vous ! Mais elles ne se tairont pas, alors il me reste l’autre alternative, ne pas en tenir compte. Ce sera plutôt : « cause toujours » …
Cette énergie travaille à maintenir la fiction du moi. Comme si tout ceci voulait me laisser croire qu’il y a un vampire à amener sur le devant de la scène, mais quand je le tiendrai par le collet pour l’amener en pleine lumière, je serai bien obligé de me rendre compte que je ne tiens rien du tout, que mes mains n’agrippent que du vide. Que c’est une vaste blague, une plaisanterie dont j’ai été la dupe.
On est toujours au cœur du labyrinthe. (Encore une pensée, celle du labyrinthe, il n’y a, évidemment pas le moindre labyrinthe)
Une habitude de voir le monde sous un certain angle, un certain point de vue. Nous aurons l’impression de « reconnaitre » une situation de la regarder au travers du prisme des croyances, des habitudes de pensées.
Croyances, opinions, c’est comme si nous avons pris un abonnement sur une certaine façon de « penser » le monde qui nous entoure, de le jauger, de l’évaluer. Même un fait nouveau, inattendu, sera d’abord passé au crible du connu, du cadre de référence, avant d’être accepté, rejeté où même analysé selon des filtres qui nous sont propres.
Plutôt que de « vivre » cet évènement comme neuf, nous tendons à le mettre dans la case qui lui correspond. Nous le donnons en pâture au maintient de l’illusion du moi, nous le caractérisons, l’étiquetons afin qu’il ne bouscule pas trop le cadre de pensée imaginaire.
Parfois, un évènement inclassable peut être perçu comme une menace au fragile équilibre imaginaire que nous pensons avoir construit. Cela est aussi vrai pour un individu que pour, parfois, un groupe d’individus fonctionnant selon les mêmes critères. Et quand le groupe où l’individu se sent menacé, il attaque ce qui est trop différent, inclassable dans une sphère de référence. Cette attaque peut prendre la forme de critiques, d’hostilité, parfois pouvant aller jusqu’à la malveillance. L’habitude défend l’habitude.
L’habitude entend rester à tracer toujours le même sillon, et n’aime pas être dérangée dans cette illusion de sécurité induite.
Si je raconte, en l’imaginant au fur et à mesure, une histoire à un enfant, dans laquelle apparaissent des fées, des lutins, des magiciens et des dragons, je vais utiliser la logique qui est celle de ce monde, une logique de contes de fées. Et j’en rajouterai couches sur couches, de pouvoirs magiques, de transformation en animal où que sais-je encore ? Le problème c’est qu’une fois que l’histoire est terminée, ces histoires n’ont rien à faire dans le monde réel. Appliquer la même logique conduirait tout droit à l’asile.
Ce monde imaginaire ne peut avoir un pouvoir sur mes actes que si je ne suis pas capable de faire la différence entre le virtuel imaginé et la réalité dans laquelle je vis. Du moment que cela est vu, chacun son monde, l’imaginaire auquel on ne porte aucune crédibilité, et le réel qui n’a que faire de tout cela.
Je ne peux pas amener une pensée dans la lumière pour évaluer son pouvoir, je ne peux pas non plus ramener ni une licorne ni un dragon à la fin de l’histoire que je viens de conter.
Finalement, croire que nous vivons dans nos pensées est une forme d’aliénation, largement partagée, mais aliénation quand même.
Elles ne sont pas miennes, ce ne sont pas » mes pensées », ce sont « des pensées ». Elles n’ont d’influence sur les actes que dans la mesure où elles sont prises pour « moi ».
Une fois cela compris, et le fait que je n’ai aucune prise sur elles, il apparaît qu’elles sont totalement indépendantes. Par définition « est indépendant » ce sur quoi je n’ai aucune prise.
Si je suis un simple témoin des pensées, que je ne leur accorde aucune crédibilité, comment pourraient-elles avoir la moindre influence sur mes actes ? Non seulement elles n’ont aucune influence, mais elles n’en ont jamais eu. J’ai imaginé un conte où elles étaient moi et où elles dirigeaient mes actes, un conte totalement imaginaire et irréel.
Merci encore Yan, pour ta disponibilité en tant que guide. Je te suis très reconnaissant pour tout ça.
Ah, au fait !
Player one is ready! Whenever you want!
Ce sont des pensées qui croient des pensées et qui donnent de l’attention aux pensées.Tu peux jouer à croire que tu te faire croire un jeu de miroir.
Et si c’était le cas, que tu choisissais de croire ? Où est le pouvoir de croire ? Qui donne du pouvoir, de l’énergie, de l’attention aux pensées ?
Comment ce pouvoir leur est-il donné ?
Un jeu de miroir, comme tu dis. Un labyrinthe de pensées dont tu n’as qu’une envie : sortir. (Un peu comme dans la démo du jeu « the Stanley parable ») Je n’ai qu’une envie, c’est de leur dire : taisez-vous ! Mais elles ne se tairont pas, alors il me reste l’autre alternative, ne pas en tenir compte. Ce sera plutôt : « cause toujours » …
Un coût très élevé, toutes les complications de la vie. La vie a par elle-même ses propres difficultés, mais cette croyance les rend bien plus compliquées.Alors une voie serait d’apprendre et de reconnaitre le coût d’avoir donné tant de pouvoir à ces croyances. Goute ce cout.
« Je rirai de la complexité que j’ai mise dans ce qui aurait dû être si simple »Michel Berger "mon fils rira du rock'n'roll"
Yas : "Je rirai bien de ce que je prenais comme si important"
Jean-Antoine : " " (à compléter)
Oui je le vois. Tout effort suscite un contre effort, un balancier lancé fortement reviendra aussi fort qu’il a été lancé. L’énergie de la réplique est donc logiquement proportionnelle à celle de la culpabilisation. C’est ce qui s’appelle un retour de bâton.Vois-tu le côté énergétique de cette illusion ? Celle qui te tire d’un côté et te pousse de l’autre ? Qui a besoin de s’exprimer d’une manière ou d’une autre.
Pour qui cette énergie travaille-t-elle ?
Cette énergie travaille à maintenir la fiction du moi. Comme si tout ceci voulait me laisser croire qu’il y a un vampire à amener sur le devant de la scène, mais quand je le tiendrai par le collet pour l’amener en pleine lumière, je serai bien obligé de me rendre compte que je ne tiens rien du tout, que mes mains n’agrippent que du vide. Que c’est une vaste blague, une plaisanterie dont j’ai été la dupe.
Non, ce sont des pensées, des croyances. L’espoir est une pensée, la désillusion aussi. Ce sont encore les pensées qui leurs donnent de l’importance.Les pôles, les dipôles entre lesquels on a l’impression de naviguer. Sont-ils réels ? Qui leur donne de l'importance ?
On est toujours au cœur du labyrinthe. (Encore une pensée, celle du labyrinthe, il n’y a, évidemment pas le moindre labyrinthe)
Oui en effet. L’habitude a tracé son sillon. En électricité on dit que « l’énergie suit la voie de moindre résistance ». Les pensées finissent par se répéter quand les situations sont similaires. Nous sommes à l’aise dans ce que nous connaissons, il y a une « habitude » de penser ainsi, c’est probablement ce qui fait le succès des opinions politiques, religieuses ou autres.Est-ce le cas ? Quant est-il des habitudes ? Se pourrait-il qu’elles suivent le canal le plus fréquenté, comme les fourmis suivant les traces de phéromone des voies les plus fréquentées ?
Une habitude de voir le monde sous un certain angle, un certain point de vue. Nous aurons l’impression de « reconnaitre » une situation de la regarder au travers du prisme des croyances, des habitudes de pensées.
Croyances, opinions, c’est comme si nous avons pris un abonnement sur une certaine façon de « penser » le monde qui nous entoure, de le jauger, de l’évaluer. Même un fait nouveau, inattendu, sera d’abord passé au crible du connu, du cadre de référence, avant d’être accepté, rejeté où même analysé selon des filtres qui nous sont propres.
Plutôt que de « vivre » cet évènement comme neuf, nous tendons à le mettre dans la case qui lui correspond. Nous le donnons en pâture au maintient de l’illusion du moi, nous le caractérisons, l’étiquetons afin qu’il ne bouscule pas trop le cadre de pensée imaginaire.
Parfois, un évènement inclassable peut être perçu comme une menace au fragile équilibre imaginaire que nous pensons avoir construit. Cela est aussi vrai pour un individu que pour, parfois, un groupe d’individus fonctionnant selon les mêmes critères. Et quand le groupe où l’individu se sent menacé, il attaque ce qui est trop différent, inclassable dans une sphère de référence. Cette attaque peut prendre la forme de critiques, d’hostilité, parfois pouvant aller jusqu’à la malveillance. L’habitude défend l’habitude.
L’habitude entend rester à tracer toujours le même sillon, et n’aime pas être dérangée dans cette illusion de sécurité induite.
Je n’ai jamais connu le passé, je ne l’ai jamais rencontré, je n’ai connu que des « maintenant », et, pour ce qu’il me restera à vivre, je ne connaitrais que des « maintenant ». C’est devenu très clair pour moi.Je dirais que leur nature est une fabrication majestueuse de la pensée qui crée de la temporalité.
En bref, bienvenu dans le monde des humains.
Ce qui donne un pouvoir imaginaire a des pensées imaginaires, c’est de se situer dans ce monde imaginaire. S’imaginer que c’est là que nous nous trouvons.Si les pensées sont éphémères et insaisissables, qui ou quoi leur donne du pouvoir ? L’observation comme je le disais plus haut, l’introspection de soi-même, voilà qui importe. Observe ce qui se passe, pourquoi ou comment une pensée peut-elle te faire faire quoi que ce fut ? Trouve moi cette pensée, amène la dans la lumière, montre-moi son pouvoir !
Si je raconte, en l’imaginant au fur et à mesure, une histoire à un enfant, dans laquelle apparaissent des fées, des lutins, des magiciens et des dragons, je vais utiliser la logique qui est celle de ce monde, une logique de contes de fées. Et j’en rajouterai couches sur couches, de pouvoirs magiques, de transformation en animal où que sais-je encore ? Le problème c’est qu’une fois que l’histoire est terminée, ces histoires n’ont rien à faire dans le monde réel. Appliquer la même logique conduirait tout droit à l’asile.
Ce monde imaginaire ne peut avoir un pouvoir sur mes actes que si je ne suis pas capable de faire la différence entre le virtuel imaginé et la réalité dans laquelle je vis. Du moment que cela est vu, chacun son monde, l’imaginaire auquel on ne porte aucune crédibilité, et le réel qui n’a que faire de tout cela.
Je ne peux pas amener une pensée dans la lumière pour évaluer son pouvoir, je ne peux pas non plus ramener ni une licorne ni un dragon à la fin de l’histoire que je viens de conter.
Finalement, croire que nous vivons dans nos pensées est une forme d’aliénation, largement partagée, mais aliénation quand même.
Si ces pensées étaient celles de mon voisin elles n’aurait plus aucune importance. Le problème n’est pas dans les pensées, le problème est dans le pronom possessif « mes ».Et si ces pensées étaient celle de ton voisin, quelle importance auraient-elles ?
Sont-elles indépendantes ou ont-elles une prise sur « toi » ? Sur qui ont-elles une prise si elles sont indépendantes ??
Elles ne sont pas miennes, ce ne sont pas » mes pensées », ce sont « des pensées ». Elles n’ont d’influence sur les actes que dans la mesure où elles sont prises pour « moi ».
Une fois cela compris, et le fait que je n’ai aucune prise sur elles, il apparaît qu’elles sont totalement indépendantes. Par définition « est indépendant » ce sur quoi je n’ai aucune prise.
Si je suis un simple témoin des pensées, que je ne leur accorde aucune crédibilité, comment pourraient-elles avoir la moindre influence sur mes actes ? Non seulement elles n’ont aucune influence, mais elles n’en ont jamais eu. J’ai imaginé un conte où elles étaient moi et où elles dirigeaient mes actes, un conte totalement imaginaire et irréel.
Je vais aller faire des courses pour remplir mon placard. Le spectacle a déjà commencé, j’ai l’intention de rester bien calé dans mon fauteuil. Je crois que ça va être un spectacle comique.De belles histoires qui te sont racontées n’est-ce pas ? As-tu assez de de popcorn et de San Pellegrino pour les voir en spectateur ?
Oh oui ! Sans aucune réserve.Veux-tu prendre ton marteau et tel Nietzsche briser les idoles des reflets infinis ?
Ahahahaha ! c’est tellement vrai !Des impulsions électriques !!! Et puis quoi encore lol. Il y a 200 ans, avec la technologie de l’époque tu m’aurais sorti une autre histoire bien ficelée. Et dans 1000 ans tu me raconteras une autre histoire encore plus phantasmagorique ;)
J’aime bien cette méthode. Ça, je sais faire.Observe-les et envoie les paitre !
Merci encore Yan, pour ta disponibilité en tant que guide. Je te suis très reconnaissant pour tout ça.
Ah, au fait !
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Re: La réalité telle qu'elle est.
Ah, au fait !
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ahah excellent :)
Ok alors commencons donc.
Peux-tu stp me decrire dans l'instant toutes les sensations qui se passent la tout de suite, maintenant. Regarde chaque sensation, par exemple, le toucher, la vue, les sons, les odeurs. Decrit moi le plus exactement possible ce qui se passe, sans avoir recours a aucune abstraction intellectuelle ou interpretation. Si possible une description qui soit la plus phenomenologique possible.
Dis moi ce qui se passe et on continuera a partir de la.
Merci
- JeanAntoine
- Posts: 25
- Joined: Mon Jan 18, 2021 3:38 am
Re: La réalité telle qu'elle est.
Bruit de sirène de pompiers au loin, murmure d’une télé assourdie, ronronnement de l’imprimante, lumière de l’écran, sensation du tissu sur mon corps, des pas à l’étage, poids sur ma chaise, très fin bruit de fond comme un sifflement à peine perceptible, bras sur le bureau, bras en entier, sensation du poids de la tête, légère douleur dans le cou, pieds l’un sur l’autre, sensation chaude venant de l’intérieur, estomac de fin de repas, sensation au niveau du cœur, ni agréable, ni vraiment désagréable, difficile à déterminer. Une sorte de joie montre le bout de son nez, puis disparait, puis revient, ce n’est pas une joie franche c’est comme un optimisme sans raison particulière. Montre au poignet, chaussures entourant les pieds, lunettes sur le nez, chaleur douce du chauffage.
- JeanAntoine
- Posts: 25
- Joined: Mon Jan 18, 2021 3:38 am
Re: La réalité telle qu'elle est.
Et la respiration, le rythme, inspir, expir.... (Je pensais l'avoir noté)
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