Aller de l'avant ...
Moderators: Chronophonix, Freddi
Re: Aller de l'avant ...
Véronique,
Je voulais en venir que, au niveau du quotidien, il y a toujours une personnalité active plongée dans son histoire, comme une acteur dans une série...
Ici, on voit l'épisode "Véronique stréssée par le travail" (ou le manque de...)...
Les épisodes vont se suivre...et en cela avant ou après le processus que nous faisons ensemble, ce sera toujours de Véronique...
Le point essentiel, c'est la distance à installer pour ne pas s'identifier 100% au personnage du film...
Avons-nous déjà utilisé le "JE NE CROIS PAS CELA" de Betty?...Si tu prononces avec conviction cette phrase dès qu'une pensée stressante pointe le bout de son nez, tu pourras me raconter ce qui s'ensuit...
Une copié/collé tiré d'une fil de discussion du guide CG1:
"Puis imagine que tu aies ces pensées, mais que tu n’y crois pas. Ce sont simplement des pensées qui passent. Personne ne s’y accroche plus.
Que se passe-t-il ? Comment te sens-tu alors ?
Ce ne sont que des pensées, vois-tu, et tu les laisses gouverner ta vie !
Peux-tu le constater ?
Peux-tu de même constater que tout ce que tu vis, penses, ressens, éprouve, etc. peut être constaté ? Et cela qui constate, est-il affecté par ce qui est constaté ?
Nous sommes au coeur du sujet...
Beau dimanche!
S
Je voulais en venir que, au niveau du quotidien, il y a toujours une personnalité active plongée dans son histoire, comme une acteur dans une série...
Ici, on voit l'épisode "Véronique stréssée par le travail" (ou le manque de...)...
Les épisodes vont se suivre...et en cela avant ou après le processus que nous faisons ensemble, ce sera toujours de Véronique...
Le point essentiel, c'est la distance à installer pour ne pas s'identifier 100% au personnage du film...
Avons-nous déjà utilisé le "JE NE CROIS PAS CELA" de Betty?...Si tu prononces avec conviction cette phrase dès qu'une pensée stressante pointe le bout de son nez, tu pourras me raconter ce qui s'ensuit...
Une copié/collé tiré d'une fil de discussion du guide CG1:
"Puis imagine que tu aies ces pensées, mais que tu n’y crois pas. Ce sont simplement des pensées qui passent. Personne ne s’y accroche plus.
Que se passe-t-il ? Comment te sens-tu alors ?
Ce ne sont que des pensées, vois-tu, et tu les laisses gouverner ta vie !
Peux-tu le constater ?
Peux-tu de même constater que tout ce que tu vis, penses, ressens, éprouve, etc. peut être constaté ? Et cela qui constate, est-il affecté par ce qui est constaté ?
Nous sommes au coeur du sujet...
Beau dimanche!
S
Ce "je" qui n'existait pas avant la naissance de votre corps et qui disparaîtra à sa mort, ce "je" limité par le temps, vous le considérez comme acquis. Transcendez les concepts et soyez sans idées."
Nisargadatta Maharaj
Nisargadatta Maharaj
- Véronique-Sophie
- Posts: 63
- Joined: Mon Apr 30, 2012 7:42 pm
Re: Aller de l'avant ...
Bonjour Sophie,
Je ne comprends pas bien l'utilisation de "je ne crois pas cela".
Tu évoques des "pensées stressantes" mais je ne sais pas ce que c'est. Je ressens le stress et l'inquiétude d'une part et des pensées d'autre part.
Faut-il, à ton avis, mettre des pensées sur mon stress pour me dire ensuite "je ne crois pas cela" ?
Tel que tu réponds il me semble que ton objectif est de me faire prendre de la distance avec mon réel. Est-ce bien cela ?
Actuellement, dans mon expérience, et vu que je tiens plutôt le réel à grande distance, il m'avait toujours semblé plus nécessaire de me positionner au contraire au coeur du réel qu'à distance.
Je ne comprends pas bien l'utilisation de "je ne crois pas cela".
Tu évoques des "pensées stressantes" mais je ne sais pas ce que c'est. Je ressens le stress et l'inquiétude d'une part et des pensées d'autre part.
Faut-il, à ton avis, mettre des pensées sur mon stress pour me dire ensuite "je ne crois pas cela" ?
Tel que tu réponds il me semble que ton objectif est de me faire prendre de la distance avec mon réel. Est-ce bien cela ?
Actuellement, dans mon expérience, et vu que je tiens plutôt le réel à grande distance, il m'avait toujours semblé plus nécessaire de me positionner au contraire au coeur du réel qu'à distance.
Re: Aller de l'avant ...
Chère Véronique,
Je te sens dispo pour bien avancer alors que mon activité bat son plein et je ne peux plus assurer correctement nos échanges.
J'en suis désolée...Est ce que tu vois un inconvénient à ce que je sois remplacée par un autre guide?
J'attends ta réponse pour faire une annonce,
S
Je te sens dispo pour bien avancer alors que mon activité bat son plein et je ne peux plus assurer correctement nos échanges.
J'en suis désolée...Est ce que tu vois un inconvénient à ce que je sois remplacée par un autre guide?
J'attends ta réponse pour faire une annonce,
S
Ce "je" qui n'existait pas avant la naissance de votre corps et qui disparaîtra à sa mort, ce "je" limité par le temps, vous le considérez comme acquis. Transcendez les concepts et soyez sans idées."
Nisargadatta Maharaj
Nisargadatta Maharaj
- Véronique-Sophie
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- Joined: Mon Apr 30, 2012 7:42 pm
Re: Aller de l'avant ...
Bonjour Sophie,
pas de problème pour que tu passe la main.
Bonne chance pour tes activités.
Amicalement,
Véronique
pas de problème pour que tu passe la main.
Bonne chance pour tes activités.
Amicalement,
Véronique
Re: Aller de l'avant ...
Bonjour Véronique-Sophie,
A sa demande, je prends le relais de Sophie.
Je viens de lire ton fil et j'aimerais tout d'abord te dire que je ressens bien ce dont tu parles :
Aussi bien à propos de la culpabilité, que de la peur d'être déconnecté du réel, ou du besoin d'assurer le quotidien, etc. toutes choses qui m'ont accompagnées plus ou moins longtemps.
Aujourd'hui tout cela a disparu. Je n'en suis pas moins actif, plutôt plus connecté et "j'assure" ;) à ma manière...
Et : oui, la culpabilité est totalement construite, de toutes pièces comme tu t'en apercevras le moment voulu, sans effort.
Par ailleurs, j'ai pratiqué la prière du coeur et depuis près de 30 ans, je ressens souvent les émotions des autres de façon très régulière...
Alors simplement, les deux mains jointes, j'aimerais te dire : ne t'inquiète pas, respire tranquillement.
Ce que tu es es précieux, unique, beau en lui-même et n'a absolument pas besoin d'être amélioré, transformé, ou je ne sais quoi d'autre.
J'aimerais centrer nos échanges autour du but avoué de ce forum : réaliser que "moi" n'est qu'une pensée qui n'a pas d'autre réalité que celle d'un mirage et pas d'autre pouvoir que celui qui lui est donné par la croyance en cette pensée appelée : "moi".
A mon sens, la perspective non-duelle n'entre à mon avis ni dans le champ psychothérapeutique, ni dans le champ religieux ni même mystique. C'est une perspective. Toi qui es architecte tu peux bien comprendre ce que je veux dire. Sans "vision" tridimensionnelle, il est difficile de s'imaginer ce que deviendra une maison dont on n'a que les plans. Par contre cette vision permet de ressentir, en soi, les espaces finis, les volumes, etc. C'est cette perspective que je te propose d'aborder, de développer, de vivre au plus intime de toi-même.
Alors ma première question sera celle-ci :
Qu'est-ce qui te permet d'affirmer qu'il y a bel et bien un moi ?
Par exemple, lors de l'exercice que t'a proposé Sophie, 3 A et 3 B (16 mai - page 1) as-tu constaté que les événements se déroulaient sans la participatin d'un moi ? (et, s'il te plaît, ne crains pas le sourire béat ;), laisse ton coeur s'ouvrir autant que cela se propose)
Par ailleurs, tu affirmes choisir. Dis-moi, qu'as-tu choisi dans ta vie ? Totalement et personnellement, et non pas en fonction de tes conditionnements ni de tes préférences sur lesquels tu n'as aucun choix.
Je me réjouis de t'accompagner
De tout Coeur
Gérard
A sa demande, je prends le relais de Sophie.
Je viens de lire ton fil et j'aimerais tout d'abord te dire que je ressens bien ce dont tu parles :
Aussi bien à propos de la culpabilité, que de la peur d'être déconnecté du réel, ou du besoin d'assurer le quotidien, etc. toutes choses qui m'ont accompagnées plus ou moins longtemps.
Aujourd'hui tout cela a disparu. Je n'en suis pas moins actif, plutôt plus connecté et "j'assure" ;) à ma manière...
Et : oui, la culpabilité est totalement construite, de toutes pièces comme tu t'en apercevras le moment voulu, sans effort.
Par ailleurs, j'ai pratiqué la prière du coeur et depuis près de 30 ans, je ressens souvent les émotions des autres de façon très régulière...
Alors simplement, les deux mains jointes, j'aimerais te dire : ne t'inquiète pas, respire tranquillement.
Ce que tu es es précieux, unique, beau en lui-même et n'a absolument pas besoin d'être amélioré, transformé, ou je ne sais quoi d'autre.
J'aimerais centrer nos échanges autour du but avoué de ce forum : réaliser que "moi" n'est qu'une pensée qui n'a pas d'autre réalité que celle d'un mirage et pas d'autre pouvoir que celui qui lui est donné par la croyance en cette pensée appelée : "moi".
A mon sens, la perspective non-duelle n'entre à mon avis ni dans le champ psychothérapeutique, ni dans le champ religieux ni même mystique. C'est une perspective. Toi qui es architecte tu peux bien comprendre ce que je veux dire. Sans "vision" tridimensionnelle, il est difficile de s'imaginer ce que deviendra une maison dont on n'a que les plans. Par contre cette vision permet de ressentir, en soi, les espaces finis, les volumes, etc. C'est cette perspective que je te propose d'aborder, de développer, de vivre au plus intime de toi-même.
Alors ma première question sera celle-ci :
Qu'est-ce qui te permet d'affirmer qu'il y a bel et bien un moi ?
Par exemple, lors de l'exercice que t'a proposé Sophie, 3 A et 3 B (16 mai - page 1) as-tu constaté que les événements se déroulaient sans la participatin d'un moi ? (et, s'il te plaît, ne crains pas le sourire béat ;), laisse ton coeur s'ouvrir autant que cela se propose)
Par ailleurs, tu affirmes choisir. Dis-moi, qu'as-tu choisi dans ta vie ? Totalement et personnellement, et non pas en fonction de tes conditionnements ni de tes préférences sur lesquels tu n'as aucun choix.
Je me réjouis de t'accompagner
De tout Coeur
Gérard
Everything is That
- Véronique-Sophie
- Posts: 63
- Joined: Mon Apr 30, 2012 7:42 pm
Re: Aller de l'avant ...
Bonjour Gérard,
merci de m'accompagner.
Je suis bien embarrassée par ta question "qu'est-ce qui te permet d'affirmer qu'il y a bel et bien un moi ? "
Je ne ressent pas vraiment de "moi", sauf peut-être éventuellement quand je fais la différence entre "moi" et "les autres" ...
comme quand tu me poses une question avec "tu", je réponds en disant "je" parce qu'en français c'est une question de grammaire.
Dans les exercices 3/A/ et 3/B/ proposés par Sophie, j'ai eu l'impression d'être plus présente à ce que je faisais en pensant "je fais ceci" ou "faisant ceci" qu'en n'ayant pas de discours spécial dans ma tête.
Il me semble qu'ordinairement, les pensées qui me traversent ne le sont que rarement en "mots" ; donc quand l'exercice consiste à réaliser quelque chose en mettant des mots, cela active un discours oral dans ma tête qui n'y était pas avant.
Pour répondre à la question "qu' as-tu choisi dans ta vie?", il me faut déjà définir ce qu'est un choix. Pour moi çà serait une décision prise en conscience et en connaissance de cause; cette définition est-elle la tienne ?
Je ne crois pas qu'un choix puisse se faire sans préférences, ni en dehors de ses propres conditionnements; ce qui ne veut pas dire qu'on est inconscient de ceux-ci (les conditionnements et préférences), ni que ce sont eux qui déterminent entièrement le choix.
A mon sens les choix sont des compromis entre plusieurs options, aucune n'étant parfaite.
Amicalement,
Véronique
merci de m'accompagner.
Je suis bien embarrassée par ta question "qu'est-ce qui te permet d'affirmer qu'il y a bel et bien un moi ? "
Je ne ressent pas vraiment de "moi", sauf peut-être éventuellement quand je fais la différence entre "moi" et "les autres" ...
comme quand tu me poses une question avec "tu", je réponds en disant "je" parce qu'en français c'est une question de grammaire.
Dans les exercices 3/A/ et 3/B/ proposés par Sophie, j'ai eu l'impression d'être plus présente à ce que je faisais en pensant "je fais ceci" ou "faisant ceci" qu'en n'ayant pas de discours spécial dans ma tête.
Il me semble qu'ordinairement, les pensées qui me traversent ne le sont que rarement en "mots" ; donc quand l'exercice consiste à réaliser quelque chose en mettant des mots, cela active un discours oral dans ma tête qui n'y était pas avant.
Pour répondre à la question "qu' as-tu choisi dans ta vie?", il me faut déjà définir ce qu'est un choix. Pour moi çà serait une décision prise en conscience et en connaissance de cause; cette définition est-elle la tienne ?
Je ne crois pas qu'un choix puisse se faire sans préférences, ni en dehors de ses propres conditionnements; ce qui ne veut pas dire qu'on est inconscient de ceux-ci (les conditionnements et préférences), ni que ce sont eux qui déterminent entièrement le choix.
A mon sens les choix sont des compromis entre plusieurs options, aucune n'étant parfaite.
Amicalement,
Véronique
Re: Aller de l'avant ...
Merci pour ta réponse rapide Véronique.
Oui, "je", "moi" sont des conventions de langage.
Mais s'il est vu clairement qu'il n'y a pas de moi, qui se sent coupable ? Qui choisit ?
A toi ;)
Oui, "je", "moi" sont des conventions de langage.
Mais s'il est vu clairement qu'il n'y a pas de moi, qui se sent coupable ? Qui choisit ?
A toi ;)
Everything is That
- Véronique-Sophie
- Posts: 63
- Joined: Mon Apr 30, 2012 7:42 pm
Re: Aller de l'avant ...
Bonjour Gérard,
(je) ne sais pas qui se sent coupable, mais (je) sens bien la douleur ...
(je) ne sais pas qui décide, mais (je) ressens bien la réflexion pendant la prise de décision et le passage à l'acte ...
Il y a un endroit (ou plusieurs ?) d'où (je) ressens, pense, etc ... lorsque j'y prête attention, (je) le localise dans l'espace ( parfois interne à mon enveloppe corporelle visible, parfois en dehors)
Amicalement,
Véronique
(je) ne sais pas qui se sent coupable, mais (je) sens bien la douleur ...
(je) ne sais pas qui décide, mais (je) ressens bien la réflexion pendant la prise de décision et le passage à l'acte ...
Il y a un endroit (ou plusieurs ?) d'où (je) ressens, pense, etc ... lorsque j'y prête attention, (je) le localise dans l'espace ( parfois interne à mon enveloppe corporelle visible, parfois en dehors)
Amicalement,
Véronique
Re: Aller de l'avant ...
Bonjour Véronique,
Oui, il y a sensation, il y a pensée, réflexion, action... Peut-il n'y avoir "personne" (pas de moi) qui pense, réfléchit, agit, ressent mais simplement sensation, pensée, action ?
Je vais te demander de regarder attentivement : quelle est la source des pensées ?
Tu écris :
J'aimerais aussi que tu regardes de près la douleur liée à la culpabilité. Oublie le mot culpabilité, reste simplement avec la ou les sensations. Sont-elles réellement douloureuses ?
Fais de même avec d'autres émotions étiquetées désagréables.
Constate que les affects dits négatifs sont éprouvés douloureusement mais que les sensations physiques, en réalité, ne sont pas douloureuses.
Autrement dit, ce sont les pensées, les étiquettes collées sur les événements (style : je suis blessée, je me sens coupable...) qui rendent l'expérience douloureuse.
Est-ce clair pour toi ?
Quant aux décisions. Regarde à partir de quelques exemples concrets, personnels, actuels. Il y réflexion éventuelle, puis il y a action. Regarde de près le moment entre réflexion et action. Y a-t-il une relation de cause à effet ? Est-elle systématique ? Ou bien arrive-t-il et si oui avec quelle fréquence, que l'action ait lieu avant même que la décision ne soit prise ? Que la décision se fasse simultanément (mais hors réflexion), ou quelques centièmes de seconde plus tard ?
Sans compter toutes les fois où l'acte est posé sans qu'aucune réflexion n'ait eu lieu.
Regarde de près tout cela, veux-tu ?
Où l'action prend-elle sa source ? A-t-elle besoin d'un "moi", d'une source autre que "la vie s'exprime", pour être ?
J'aimerais enfin que tu restes avec et revienne à la conscience d'être :
Tu existes, tu es. Sans l'ombre d'un doute. Si ce n'est pas clair pour toi, essaie de cesser d'être pendant quelques secondes...
Cette conscience d'être, varie-t-elle avec le temps, ton humeur, l'âge, la maladie, la santé, etc. ?
Quel est son rapport avec les événements, les pensées, les émotions, les sensations, les perceptions, les sentiments de culpabilité ou de responsabilité, avec la peur, avec l'idée d'un moi, etc. ?
Amicalement
Gérard
Oui, il y a sensation, il y a pensée, réflexion, action... Peut-il n'y avoir "personne" (pas de moi) qui pense, réfléchit, agit, ressent mais simplement sensation, pensée, action ?
Je vais te demander de regarder attentivement : quelle est la source des pensées ?
Tu écris :
Si cet espace varie, qu'est-il au regard de ce que tu es ? Et qu'es-tu ?Il y a un endroit (ou plusieurs ?) d'où (je) ressens, pense, etc ... lorsque j'y prête attention, (je) le localise dans l'espace ( parfois interne à mon enveloppe corporelle visible, parfois en dehors)
J'aimerais aussi que tu regardes de près la douleur liée à la culpabilité. Oublie le mot culpabilité, reste simplement avec la ou les sensations. Sont-elles réellement douloureuses ?
Fais de même avec d'autres émotions étiquetées désagréables.
Constate que les affects dits négatifs sont éprouvés douloureusement mais que les sensations physiques, en réalité, ne sont pas douloureuses.
Autrement dit, ce sont les pensées, les étiquettes collées sur les événements (style : je suis blessée, je me sens coupable...) qui rendent l'expérience douloureuse.
Est-ce clair pour toi ?
Quant aux décisions. Regarde à partir de quelques exemples concrets, personnels, actuels. Il y réflexion éventuelle, puis il y a action. Regarde de près le moment entre réflexion et action. Y a-t-il une relation de cause à effet ? Est-elle systématique ? Ou bien arrive-t-il et si oui avec quelle fréquence, que l'action ait lieu avant même que la décision ne soit prise ? Que la décision se fasse simultanément (mais hors réflexion), ou quelques centièmes de seconde plus tard ?
Sans compter toutes les fois où l'acte est posé sans qu'aucune réflexion n'ait eu lieu.
Regarde de près tout cela, veux-tu ?
Où l'action prend-elle sa source ? A-t-elle besoin d'un "moi", d'une source autre que "la vie s'exprime", pour être ?
J'aimerais enfin que tu restes avec et revienne à la conscience d'être :
Tu existes, tu es. Sans l'ombre d'un doute. Si ce n'est pas clair pour toi, essaie de cesser d'être pendant quelques secondes...
Cette conscience d'être, varie-t-elle avec le temps, ton humeur, l'âge, la maladie, la santé, etc. ?
Quel est son rapport avec les événements, les pensées, les émotions, les sensations, les perceptions, les sentiments de culpabilité ou de responsabilité, avec la peur, avec l'idée d'un moi, etc. ?
Amicalement
Gérard
Everything is That
- Véronique-Sophie
- Posts: 63
- Joined: Mon Apr 30, 2012 7:42 pm
Re: Aller de l'avant ...
Bonjour Gérard,
merci pour tes questions.
"quelle est la source de mes pensées ?"
Dans ce que j'observe , les pensées qui sont sous une forme discursive sont souvent en réaction avec des faits ou des dires de quelqu'un, c'est en quelque sorte une réponse à une "agression" réelle ou supposée.
Les pensées sous une forme spatiale sont des "créations" de "formes" produites par l'agencement de "formes" préexistantes, je les ressens comme "émanant" de ces formes préexistantes.
Par contre, les pensées sous une forme kinesthésiques sont assez mystérieuses, je ne fais que subodorer d'où elles proviennent, un "appel" d'un autre humain, animal, plante ?
"cet espace, qu'est-il ?"
je ne sais pas ce qu'est cet espace, je ne me suis pas posée la question avant ce jour. Sans doute "moi" ... ce que je ressens c'est que cet espace émane de "moi", comme un ballon de caoutchouc mais dont le souffleur qui le gonfle serait à l'intérieur ... en fait c'est comme une énergie que je ressens comme émanant d'une zone de mon corps différente selon le cas mais qui est en contact avec un autre endroit dans ou hors de mon corps, parfois très loin.
OK pour les affects négatifs qui ramenés au corps ne sont plus douloureux...
OK pour dire que l'action est souvent produite sans qu'une décision consciente n'ai eu le temps de se formuler. Mais le ressenti peut être troublé par les mécanismes neuronaux perçus prégnants par rapport aux mécanismes non perceptibles.
Dans ma vie professionnelle ou mes études, il m'arrive tout de même assez généralement de décider d'une action et de l'accomplir ensuite, je ne sais pas comment faire autrement que de l'analyser comme une relation de cause à effet; même si je sais que dans la cause tout n'est pas conscient, qu'il s'y mêle bien des affects inconscients; même si je sais que, dans l'action, une énergie est nécessaire comme "carburant".
Quant à la conscience d'être, elle me semble intangible quels que soient les situations ou les évènements.
... pas facile de mettre des mots dans tout cela ...
Amicalement,
Véronique
merci pour tes questions.
"quelle est la source de mes pensées ?"
Dans ce que j'observe , les pensées qui sont sous une forme discursive sont souvent en réaction avec des faits ou des dires de quelqu'un, c'est en quelque sorte une réponse à une "agression" réelle ou supposée.
Les pensées sous une forme spatiale sont des "créations" de "formes" produites par l'agencement de "formes" préexistantes, je les ressens comme "émanant" de ces formes préexistantes.
Par contre, les pensées sous une forme kinesthésiques sont assez mystérieuses, je ne fais que subodorer d'où elles proviennent, un "appel" d'un autre humain, animal, plante ?
"cet espace, qu'est-il ?"
je ne sais pas ce qu'est cet espace, je ne me suis pas posée la question avant ce jour. Sans doute "moi" ... ce que je ressens c'est que cet espace émane de "moi", comme un ballon de caoutchouc mais dont le souffleur qui le gonfle serait à l'intérieur ... en fait c'est comme une énergie que je ressens comme émanant d'une zone de mon corps différente selon le cas mais qui est en contact avec un autre endroit dans ou hors de mon corps, parfois très loin.
OK pour les affects négatifs qui ramenés au corps ne sont plus douloureux...
OK pour dire que l'action est souvent produite sans qu'une décision consciente n'ai eu le temps de se formuler. Mais le ressenti peut être troublé par les mécanismes neuronaux perçus prégnants par rapport aux mécanismes non perceptibles.
Dans ma vie professionnelle ou mes études, il m'arrive tout de même assez généralement de décider d'une action et de l'accomplir ensuite, je ne sais pas comment faire autrement que de l'analyser comme une relation de cause à effet; même si je sais que dans la cause tout n'est pas conscient, qu'il s'y mêle bien des affects inconscients; même si je sais que, dans l'action, une énergie est nécessaire comme "carburant".
Quant à la conscience d'être, elle me semble intangible quels que soient les situations ou les évènements.
... pas facile de mettre des mots dans tout cela ...
Amicalement,
Véronique
Re: Aller de l'avant ...
Bonjour Véronique,
Désolé d'être un peu long à répondre, je suis très occupé cette semaine.
J'aimerais d'abord effectuer quelques rappels :
Vu d'ici, il est évident qu'il n'y a pas, qu'il n'y a jamais eu et qu'il n'y aura jamais de "moi" dans le sens où on l'entend habituellement : "quelqu'un" qui prend des décisions, pense par lui-même, ressent, agit, s'approprie les choses...
Tout cela se fait "de soi-même". Evidemment, la personnalité, la "couleur" de chacun demeure, comme celle d'un animal ou même celle d'une plante. Evidemment, un sens de moi demeure suffisamment présent pour que l'on réponde à l'appel de son nom et, évidemment, ce "corps-mental", cet "incarnat", continue de fonctionner dans le monde : en réalité il n'y a jamais eu de moi.
La différence entre "croire en la pensée 'moi' " et ne pas y croire est absolument radicale : toute souffrance (ou presque) disparaît (ou est appelé à disparaître), une légèreté 'nous' accompagne, etc. ET totalement banale, ordinaire : la plupart des personnes extérieures ne voient même pas la différence entre avant et après.
J'aime bien l'exemple de la terre : elle était crue plate. On a même brûlé des gens qui disaient qu'elle était ronde. Quelles que soient les croyances des êtres humains à son sujet, elle a quand même continué à tourner sur elle-même de la même manière.
Ou celui d'un morceau de corde pris pour un serpent dans la pénombre. On croit voir un serpent (le moi) et il s'ensuit bien des conséquences. On regarde de près et s'aperçoit qu'il ne s'agit que d'un morceau de corde. La peur du serpent disparaît. En réalité, il n'y a jamais eu de serpent.
Bien sûr, tu l'as compris, il ne s'agit pas de nous croire sur parole et d'adopter une nouvelle croyance.
Le but sur ce forum est de te permettre de "réaliser" à travers des questions, l'absence de "moi", que "moi" est une pensée à laquelle il est "cru".
Il s'agit pour toi de porter le regard en toi, pour "voir" en toi, hors de tout concept, hors de tout présupposé, hors de toute pensée... ce qu'il en est.
Cela demande un effort, d'être précis et de mettre de côté tout ce que tu sais pour regarder d'un oeil neuf.
Arrives-tu vraiment à distinguer le "moi" tel que je l'ai défini plus haut de la consience d'être (je sais que je suis, que j'existe, et si j'ai un doute, il me suffit de tenter de cesser d'être pendant quelques secondes pour m'apercevoir que "je suis", bel et bien ; comme tu le dis, cette conscience d'être est intangible) ?
Bien sûr, lorsque l'identification à "moi" est plus labile, et je crois que c'est ton cas, il peut être difficile de distinguer les deux, au moins par moment. Parce que la conscience d'être est aussi "moi", et même plus "moi" que le "moi".
En plus, on continuera toujours à dire "je". C'est une facilité de langage.
Alors :
Perçois-tu un "moi", entité séparée qui décide, choisit, pense, agit, etc. ?
Et si oui, qu'est-ce qui te permet d'affirmer à 100% que ce "moi" est bien réel et non pas simplement une pensée prise pour vraie, une perception ou une sensation fondamentalement différente des autres qui permet d'affirmer : "Ah oui, cette sensation-là, c'est "moi", la preuve que "moi" existe bel et bien et n'est pas une simple croyance qui génère bien des sensations, des émotions, etc." tout comme l'impression de voir un serpent crèe la peur.
Et sinon, se peut-il que les sensations, les perceptions, les pensées, les choix, etc. surviennent d'eux-mêmes, sans "personne" (pas d'entité séparée) pour penser, choisir, agir, etc. ?
Amicalement
Gérard
Désolé d'être un peu long à répondre, je suis très occupé cette semaine.
J'aimerais d'abord effectuer quelques rappels :
Vu d'ici, il est évident qu'il n'y a pas, qu'il n'y a jamais eu et qu'il n'y aura jamais de "moi" dans le sens où on l'entend habituellement : "quelqu'un" qui prend des décisions, pense par lui-même, ressent, agit, s'approprie les choses...
Tout cela se fait "de soi-même". Evidemment, la personnalité, la "couleur" de chacun demeure, comme celle d'un animal ou même celle d'une plante. Evidemment, un sens de moi demeure suffisamment présent pour que l'on réponde à l'appel de son nom et, évidemment, ce "corps-mental", cet "incarnat", continue de fonctionner dans le monde : en réalité il n'y a jamais eu de moi.
La différence entre "croire en la pensée 'moi' " et ne pas y croire est absolument radicale : toute souffrance (ou presque) disparaît (ou est appelé à disparaître), une légèreté 'nous' accompagne, etc. ET totalement banale, ordinaire : la plupart des personnes extérieures ne voient même pas la différence entre avant et après.
J'aime bien l'exemple de la terre : elle était crue plate. On a même brûlé des gens qui disaient qu'elle était ronde. Quelles que soient les croyances des êtres humains à son sujet, elle a quand même continué à tourner sur elle-même de la même manière.
Ou celui d'un morceau de corde pris pour un serpent dans la pénombre. On croit voir un serpent (le moi) et il s'ensuit bien des conséquences. On regarde de près et s'aperçoit qu'il ne s'agit que d'un morceau de corde. La peur du serpent disparaît. En réalité, il n'y a jamais eu de serpent.
Bien sûr, tu l'as compris, il ne s'agit pas de nous croire sur parole et d'adopter une nouvelle croyance.
Le but sur ce forum est de te permettre de "réaliser" à travers des questions, l'absence de "moi", que "moi" est une pensée à laquelle il est "cru".
Il s'agit pour toi de porter le regard en toi, pour "voir" en toi, hors de tout concept, hors de tout présupposé, hors de toute pensée... ce qu'il en est.
Cela demande un effort, d'être précis et de mettre de côté tout ce que tu sais pour regarder d'un oeil neuf.
Arrives-tu vraiment à distinguer le "moi" tel que je l'ai défini plus haut de la consience d'être (je sais que je suis, que j'existe, et si j'ai un doute, il me suffit de tenter de cesser d'être pendant quelques secondes pour m'apercevoir que "je suis", bel et bien ; comme tu le dis, cette conscience d'être est intangible) ?
Bien sûr, lorsque l'identification à "moi" est plus labile, et je crois que c'est ton cas, il peut être difficile de distinguer les deux, au moins par moment. Parce que la conscience d'être est aussi "moi", et même plus "moi" que le "moi".
En plus, on continuera toujours à dire "je". C'est une facilité de langage.
Alors :
Perçois-tu un "moi", entité séparée qui décide, choisit, pense, agit, etc. ?
Et si oui, qu'est-ce qui te permet d'affirmer à 100% que ce "moi" est bien réel et non pas simplement une pensée prise pour vraie, une perception ou une sensation fondamentalement différente des autres qui permet d'affirmer : "Ah oui, cette sensation-là, c'est "moi", la preuve que "moi" existe bel et bien et n'est pas une simple croyance qui génère bien des sensations, des émotions, etc." tout comme l'impression de voir un serpent crèe la peur.
Et sinon, se peut-il que les sensations, les perceptions, les pensées, les choix, etc. surviennent d'eux-mêmes, sans "personne" (pas d'entité séparée) pour penser, choisir, agir, etc. ?
Amicalement
Gérard
Everything is That
- Véronique-Sophie
- Posts: 63
- Joined: Mon Apr 30, 2012 7:42 pm
Re: Aller de l'avant ...
Bonjour Gérard,
J'ai du mal à entrer dans une démarche réflexive sur la "croyance", ton analogie avec la terre plate ou sphérique n'empêche pas les êtres humains de ressentir la terre plate même en sachant qu'elle est sphérique.
Dans mon cheminement j'utilise plutôt l'analogie du "savoir" et ton image du serpent/corde est tout à fait judicieuse, quand on "sait" que c'est une corde, l'image effrayante du serpent disparaît complètement.
Ces questions sur le "je" et le "moi" sont un peu complexes à répondre parce que çà fait un moment que je ne fais plus attention à cela (ou l'inverse !); donc je ne "sais" pas vraiment ce que je "crois" ou pas dans ce domaine. L'expérience que j'ai, c'est qu'en considérant ma part de responsabilité dans mes actions ou ce qui m'arrive, çà "fonctionne" mieux qu'en cherchant dans mon environnement ( humain, matériel, etc...) une justification.
Cet endroit en "moi" qui décide, je ne le sens pas n'est pas séparé pour autant, mais c'est lui que j'observe et que je m'efforce de connaître. Je ne sais pas s'il est "réel" ou non, mais je ne sais pas ce qu'est la réalité.
A mon sens et mon expérience, il y a une "réalité" qui est mienne en ce moment, dont je partage des parts ( et seulement des parts) avec certaines personnes. Avec certains nous partageons ensemble certaines sensations que d'autres ne perçoivent pas du tout et dont ils peuvent nier l'existence et inversement.
Si je ressens "cette sensation-là c'est moi", il s'agit avant tout de ne pas prêter à l'autre ce qui m'appartient; c'est-à-dire préférer assumer la "sensation-là" plutôt que de la "supporter" comme intention extérieure à moi.
Tout çà n'est ni la preuve de l'existence de "moi" ni la preuve de l'inexistence de "moi" ... çà me rappelle mes vieux débats adolescents sur Dieu, haha ! bizarrement c'est en me prouvant à moi-même son inexistence que ...
Amicalement,
Véronique
J'ai du mal à entrer dans une démarche réflexive sur la "croyance", ton analogie avec la terre plate ou sphérique n'empêche pas les êtres humains de ressentir la terre plate même en sachant qu'elle est sphérique.
Dans mon cheminement j'utilise plutôt l'analogie du "savoir" et ton image du serpent/corde est tout à fait judicieuse, quand on "sait" que c'est une corde, l'image effrayante du serpent disparaît complètement.
Ces questions sur le "je" et le "moi" sont un peu complexes à répondre parce que çà fait un moment que je ne fais plus attention à cela (ou l'inverse !); donc je ne "sais" pas vraiment ce que je "crois" ou pas dans ce domaine. L'expérience que j'ai, c'est qu'en considérant ma part de responsabilité dans mes actions ou ce qui m'arrive, çà "fonctionne" mieux qu'en cherchant dans mon environnement ( humain, matériel, etc...) une justification.
Cet endroit en "moi" qui décide, je ne le sens pas n'est pas séparé pour autant, mais c'est lui que j'observe et que je m'efforce de connaître. Je ne sais pas s'il est "réel" ou non, mais je ne sais pas ce qu'est la réalité.
A mon sens et mon expérience, il y a une "réalité" qui est mienne en ce moment, dont je partage des parts ( et seulement des parts) avec certaines personnes. Avec certains nous partageons ensemble certaines sensations que d'autres ne perçoivent pas du tout et dont ils peuvent nier l'existence et inversement.
Si je ressens "cette sensation-là c'est moi", il s'agit avant tout de ne pas prêter à l'autre ce qui m'appartient; c'est-à-dire préférer assumer la "sensation-là" plutôt que de la "supporter" comme intention extérieure à moi.
Tout çà n'est ni la preuve de l'existence de "moi" ni la preuve de l'inexistence de "moi" ... çà me rappelle mes vieux débats adolescents sur Dieu, haha ! bizarrement c'est en me prouvant à moi-même son inexistence que ...
Amicalement,
Véronique
Re: Aller de l'avant ...
Bonsoir Véronique,
Je connais bien la réalité dont tu parles : perçue par certains, vérifiée comme vraie de multiples fois, inaccessible à la plupart. Je ne la remets absolument pas en cause.
Pour le reste, je te perçois prise par tes pensées, pensées qui conditionnent ta vision du monde, ton rapport à lui, etc.
Pour ma part, je n'en suis absolument pas gêné, et je ne te demande pas d'en changer : c'est parfaitement parfait ainsi ;).
Je souhaite que mes propos soit juste entendus comme un effort de clarification. Aucun reproche, aucune demande, seulement une clarification.
La question est : désires-tu "réaliser" (ou "savoir", pour reprendre ton terme) que "moi" est une pensée à laquelle il est "cru" et que cette croyance est responsable de la souffrance, ou non ?
Si oui, poursuivons. Sinon, à quoi bon ? Je ne désire ni te convaincre, ni argumenter, ni avoir des discussions "autour de", des échanges d'opinions, etc.
Comme je te l'ai expliqué dans mon post précédent, mais sans doute pas clairement, il ne s'agit justement pas de réflexion, mais bel et bien d'un "regard", de sensations...
En réalité, si tu y regardes de près, "Je suis responsable de mes actions" est une pensée, "c'est fonctionnel" est une pensée, "l'environnement est responsable" est une pensée ("je ne suis pas responsable" est bien sûr aussi une pensée).
Tu peux toutes les déposer, les mettre de côté un instant, et regarder ce qui reste, comment est-ce ?
Il n'est pas non plus question de séparer quoi que ce soit. Rien n'est séparé. Ou mieux dit, la question de la séparation ne se pose plus lorsqu'il est vu que "moi" est une pensée.
Tu dis ne pas sentir l'endroit qui (prétend) décide(r). On peut donc vraiment se poser la question de savoir s'il est réel, non ? Se pourrait-il que ce ne soit qu'une pensée, "crue", et qui bien sûr apparaît en "toi" (où pourrait-elle apparaître, sinon ?) Pour ma part, la réponse est évidemment "oui", sans doute aucun, parce que c'est VU, à chaque instant. Ceci pour dire que je ne demande pas une réponse intellectuelle, mais bien un regard qui, par sa magie, va révéler ce qui est en amont de toutes pensées.
Tu affirmes ne pas savoir ce qu'est la réalité, mais tu sembles certaine que "c'est plus fonctionnel de penser que je suis au moins partiellement responsable de mes actions".
Comme tu le sais sûrement, les expériences existentielles que nous faisons sont le plus souvent liées à nos croyances. Il faut croire au serpent pour en avoir peur. Acceptes-tu de déposer cette croyance et devoir ce qu'il en est ?
Il ne s'agit pas non plus de fournir la preuve de l'existence ou de l'inexistence de "moi". Mais de regarder si oui ou non il y a bien une entité appelée "moi". Cela t'intéresse-t-il ? Es-tu prête à remettre tout ce que tu sais ou crois savoir en jeu ?
En tous cas, tu vois bien que, même dans ton expérience, "moi" n'est pas là en permanence. Par exemple la nuit, mais pas seulement. Je suis bien certain que tu peux reconnaître des instants "sans moi", sans pensée, sans appropriation de quoi que ce soit, sans un"moi" qui agit, ressent, choisit. Lorsque tu es scotchée par la beauté d'un paysage par exemple. Dans quels autres cas personnels ?
Je te proposes de revenir encore et encore à l'expérience directe et de répondre à partir d'elle aux questions qui te sont posées. Pour faciliter cela et bien comprendre ce dont il s'agit, je te propose l'exercice suivant.
Respire une fleur, un parfum, écoute pleinement un morceau de musique ou le chant d'un oiseau, regarde une feuille bouger au vent, reste avec l'une de tes sensations physiques... Juste l'expérience.
Par exemple : garde les narines grandes ouvertes tout contre une fleur et respire le parfum pendant 15, 20 secondes ou plus, et reste avec cette expérience directe. Après cette période de pur "sentir", sans aucune pensée, arrête-toi et passe à autre chose. Pas de mots, pas de conclusion, juste l'instant présent et l'expérience complète, vivante du "sentir".
Constate que toutes les pensées-commentaires, définition étiquetage, appréciation... viennent ensuite. Les sensations et les perceptions apparaissent. Ferme les yeux, plus rien n'est vu. Ouvre-les, le monde est perçu. Sans effort. Les pensées apparaissent elles aussi. Ne sont-elles pas neutres en elles-mêmes, tout comme tout ce qui est perçu ?
Prends n'importe quelle émotion, la peine ou la frustration par exemple. Il y a des sensations. Puis un étiquetage : "peine" ou "frustration", puis un commentaire-jugement : "désagréable". Mais les sensations en elles-mêmes, en dehors de toute pensée, comment sont-elles ? Et même les mots peine ou frustration, sans leur connotation ? Ou toute pensée, non "crue" ?
Vois-tu, il s'agit de percevoir l'absence de "moi" comme on perçoit le parfum d'une fleur.
De tout Coeur avec toi
Gérard
Je connais bien la réalité dont tu parles : perçue par certains, vérifiée comme vraie de multiples fois, inaccessible à la plupart. Je ne la remets absolument pas en cause.
Pour le reste, je te perçois prise par tes pensées, pensées qui conditionnent ta vision du monde, ton rapport à lui, etc.
Pour ma part, je n'en suis absolument pas gêné, et je ne te demande pas d'en changer : c'est parfaitement parfait ainsi ;).
Je souhaite que mes propos soit juste entendus comme un effort de clarification. Aucun reproche, aucune demande, seulement une clarification.
La question est : désires-tu "réaliser" (ou "savoir", pour reprendre ton terme) que "moi" est une pensée à laquelle il est "cru" et que cette croyance est responsable de la souffrance, ou non ?
Si oui, poursuivons. Sinon, à quoi bon ? Je ne désire ni te convaincre, ni argumenter, ni avoir des discussions "autour de", des échanges d'opinions, etc.
Comme je te l'ai expliqué dans mon post précédent, mais sans doute pas clairement, il ne s'agit justement pas de réflexion, mais bel et bien d'un "regard", de sensations...
En réalité, si tu y regardes de près, "Je suis responsable de mes actions" est une pensée, "c'est fonctionnel" est une pensée, "l'environnement est responsable" est une pensée ("je ne suis pas responsable" est bien sûr aussi une pensée).
Tu peux toutes les déposer, les mettre de côté un instant, et regarder ce qui reste, comment est-ce ?
Il n'est pas non plus question de séparer quoi que ce soit. Rien n'est séparé. Ou mieux dit, la question de la séparation ne se pose plus lorsqu'il est vu que "moi" est une pensée.
Tu dis ne pas sentir l'endroit qui (prétend) décide(r). On peut donc vraiment se poser la question de savoir s'il est réel, non ? Se pourrait-il que ce ne soit qu'une pensée, "crue", et qui bien sûr apparaît en "toi" (où pourrait-elle apparaître, sinon ?) Pour ma part, la réponse est évidemment "oui", sans doute aucun, parce que c'est VU, à chaque instant. Ceci pour dire que je ne demande pas une réponse intellectuelle, mais bien un regard qui, par sa magie, va révéler ce qui est en amont de toutes pensées.
Tu affirmes ne pas savoir ce qu'est la réalité, mais tu sembles certaine que "c'est plus fonctionnel de penser que je suis au moins partiellement responsable de mes actions".
Comme tu le sais sûrement, les expériences existentielles que nous faisons sont le plus souvent liées à nos croyances. Il faut croire au serpent pour en avoir peur. Acceptes-tu de déposer cette croyance et devoir ce qu'il en est ?
Il ne s'agit pas non plus de fournir la preuve de l'existence ou de l'inexistence de "moi". Mais de regarder si oui ou non il y a bien une entité appelée "moi". Cela t'intéresse-t-il ? Es-tu prête à remettre tout ce que tu sais ou crois savoir en jeu ?
En tous cas, tu vois bien que, même dans ton expérience, "moi" n'est pas là en permanence. Par exemple la nuit, mais pas seulement. Je suis bien certain que tu peux reconnaître des instants "sans moi", sans pensée, sans appropriation de quoi que ce soit, sans un"moi" qui agit, ressent, choisit. Lorsque tu es scotchée par la beauté d'un paysage par exemple. Dans quels autres cas personnels ?
Je te proposes de revenir encore et encore à l'expérience directe et de répondre à partir d'elle aux questions qui te sont posées. Pour faciliter cela et bien comprendre ce dont il s'agit, je te propose l'exercice suivant.
Respire une fleur, un parfum, écoute pleinement un morceau de musique ou le chant d'un oiseau, regarde une feuille bouger au vent, reste avec l'une de tes sensations physiques... Juste l'expérience.
Par exemple : garde les narines grandes ouvertes tout contre une fleur et respire le parfum pendant 15, 20 secondes ou plus, et reste avec cette expérience directe. Après cette période de pur "sentir", sans aucune pensée, arrête-toi et passe à autre chose. Pas de mots, pas de conclusion, juste l'instant présent et l'expérience complète, vivante du "sentir".
Constate que toutes les pensées-commentaires, définition étiquetage, appréciation... viennent ensuite. Les sensations et les perceptions apparaissent. Ferme les yeux, plus rien n'est vu. Ouvre-les, le monde est perçu. Sans effort. Les pensées apparaissent elles aussi. Ne sont-elles pas neutres en elles-mêmes, tout comme tout ce qui est perçu ?
Prends n'importe quelle émotion, la peine ou la frustration par exemple. Il y a des sensations. Puis un étiquetage : "peine" ou "frustration", puis un commentaire-jugement : "désagréable". Mais les sensations en elles-mêmes, en dehors de toute pensée, comment sont-elles ? Et même les mots peine ou frustration, sans leur connotation ? Ou toute pensée, non "crue" ?
Vois-tu, il s'agit de percevoir l'absence de "moi" comme on perçoit le parfum d'une fleur.
De tout Coeur avec toi
Gérard
Everything is That
- Véronique-Sophie
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- Joined: Mon Apr 30, 2012 7:42 pm
Re: Aller de l'avant ...
Bonjour Gérard,
je suis un peu perplexe par rapport à nos échanges ...
Dans le quotidien je m'octroie beaucoup de temps à "goûter" l'expérience de mon environnement et çà me donne de la joie.
Les "pensées-commentaires" dont tu parles, quelles sont-elles ? je ne comprends pas ce dont il s'agit. Veux-tu parler de commentaires sur l'éprouvé précédent ? (mais je n'en ai pas) ou de pensées-commentaires à propos d'autre chose ?
Peut-être veux-tu parler du surgissement de pensées "comme çà" , le genre de pensées inutiles qui peuvent nous traverser si l'on est vacant ? en fait çà m'arrive parfois mais j'essaie de laisser passer sans les laisser trop accrocher.
J'ai parfois du mal à considérer certaines comme neutres, mais comme elles surgissent à un moment où elles n'ont pas d'utilité je les fais passer.
Lorsque des pensées sont récurrentes ou que je n'arrive pas à les faire passer (de plus en plus rare) j'en cherche la source et une fois celle-ci vue/identifiée, la pensée disparaît.
Tu me pose la question de mon désir à propos de "moi", que "moi" est une pensée à laquelle il est "cru". Je suis bien incapable de répondre à cette question.
Je m'efforce de répondre avec honnêteté à vos questions ( les tiennes et celles de Sophie) sur le "moi" et le "je", les questions que vous me posez m'obligent à fabriquer des définitions/pensées sur qu'est-ce que c'est "moi".
En fait, je n'en sais rien, çà fait longtemps que je ne m'en préoccupais plus, mais quand on me pose une question j'essaie d'y répondre, percevoir où je sens ce "moi" où je ne le sens pas, m'efforcer de mettre en mots des choses que je vis sans discours dessus.
Je ne sais pas si le "moi" est une "pensée", si le "moi" est une croyance
je ne sais pas ce que c'est qu'une "pensée", je ne sais pas ce que c'est que le "moi" dans votre acception du terme.
Effectivement je différentie la réalité/le réel du fonctionnel. Le fonctionnel sert à effectuer des actions ou des opérations, par exemple si j'additionne 3 réelles pommes avec 4 réelles poires, j'utilise des opérations mathématiques "non réelles" qui sont bien pratiques/efficaces.
De même la pensée "je suis responsable" est plus fonctionnelle dans ma vie que "c'est la faute à ...".
Il se peut aussi que la pensée de mon "moi" avec ses contours soit plus fonctionnelle que celle de l'inexistence de "moi"; çà je n'en sais rien, je veux bien essayer l'expérience inverse ...
(actuellement je suis en stage avec des personnes psychosées et l'absence de contour de leur "moi" est assez tragique pour elles ...)
De mon côté je suis prête/ouverte à pas mal d'expériences .... mais je peine franchement à mettre tout cela en mots.
Amicalement,
Véronique
je suis un peu perplexe par rapport à nos échanges ...
Dans le quotidien je m'octroie beaucoup de temps à "goûter" l'expérience de mon environnement et çà me donne de la joie.
Les "pensées-commentaires" dont tu parles, quelles sont-elles ? je ne comprends pas ce dont il s'agit. Veux-tu parler de commentaires sur l'éprouvé précédent ? (mais je n'en ai pas) ou de pensées-commentaires à propos d'autre chose ?
Peut-être veux-tu parler du surgissement de pensées "comme çà" , le genre de pensées inutiles qui peuvent nous traverser si l'on est vacant ? en fait çà m'arrive parfois mais j'essaie de laisser passer sans les laisser trop accrocher.
J'ai parfois du mal à considérer certaines comme neutres, mais comme elles surgissent à un moment où elles n'ont pas d'utilité je les fais passer.
Lorsque des pensées sont récurrentes ou que je n'arrive pas à les faire passer (de plus en plus rare) j'en cherche la source et une fois celle-ci vue/identifiée, la pensée disparaît.
Tu me pose la question de mon désir à propos de "moi", que "moi" est une pensée à laquelle il est "cru". Je suis bien incapable de répondre à cette question.
Je m'efforce de répondre avec honnêteté à vos questions ( les tiennes et celles de Sophie) sur le "moi" et le "je", les questions que vous me posez m'obligent à fabriquer des définitions/pensées sur qu'est-ce que c'est "moi".
En fait, je n'en sais rien, çà fait longtemps que je ne m'en préoccupais plus, mais quand on me pose une question j'essaie d'y répondre, percevoir où je sens ce "moi" où je ne le sens pas, m'efforcer de mettre en mots des choses que je vis sans discours dessus.
Je ne sais pas si le "moi" est une "pensée", si le "moi" est une croyance
je ne sais pas ce que c'est qu'une "pensée", je ne sais pas ce que c'est que le "moi" dans votre acception du terme.
Effectivement je différentie la réalité/le réel du fonctionnel. Le fonctionnel sert à effectuer des actions ou des opérations, par exemple si j'additionne 3 réelles pommes avec 4 réelles poires, j'utilise des opérations mathématiques "non réelles" qui sont bien pratiques/efficaces.
De même la pensée "je suis responsable" est plus fonctionnelle dans ma vie que "c'est la faute à ...".
Il se peut aussi que la pensée de mon "moi" avec ses contours soit plus fonctionnelle que celle de l'inexistence de "moi"; çà je n'en sais rien, je veux bien essayer l'expérience inverse ...
(actuellement je suis en stage avec des personnes psychosées et l'absence de contour de leur "moi" est assez tragique pour elles ...)
De mon côté je suis prête/ouverte à pas mal d'expériences .... mais je peine franchement à mettre tout cela en mots.
Amicalement,
Véronique
Re: Aller de l'avant ...
Bonjour Véronique,
Il semble effectivement que quelque chose n'est pas clair et que nous n'arrivons guère à mettre le doigt dessus.
Je sens une certaine confusion.
Peut-être ces questions peuvent-elles aider ?
Que viens-tu chercher ici ? Qu'est-ce qui te motive à échanger avec nous ? Quel est ton but ici ? A quoi désires-tu arriver à travers nos échanges ? "Aller de l'avant", certes, mais vers où et jusqu'où ?
Peut-être aussi celles-ci :
D'après ce que j'ai compris, tu es, disons : "en démarche spirituelle". Quel est, à ton sens, son terme, son achèvement ? Comment l'appelles-tu ?
Es-tu prête à mettre de côté tout ce que tu crois, tout ce que tu crois connaître ou savoir, au profit de ton but ?
(Juste pour dire : réaliser que "moi" est une pensée n'a rien à voir avec la psychose. En tant que médecin ayant travaillé un bon moment en psychiatrie, je n'ai aucun doute à ce sujet.
Il est vraiment nécessaire de laisser les cadres connus, les connaissances, les idées, etc. Un oeil, un regard neuf, innocent, "vierge de toute connaissance"...)
Dans le Coeur
Gérard
Il semble effectivement que quelque chose n'est pas clair et que nous n'arrivons guère à mettre le doigt dessus.
Je sens une certaine confusion.
Peut-être ces questions peuvent-elles aider ?
Que viens-tu chercher ici ? Qu'est-ce qui te motive à échanger avec nous ? Quel est ton but ici ? A quoi désires-tu arriver à travers nos échanges ? "Aller de l'avant", certes, mais vers où et jusqu'où ?
Peut-être aussi celles-ci :
D'après ce que j'ai compris, tu es, disons : "en démarche spirituelle". Quel est, à ton sens, son terme, son achèvement ? Comment l'appelles-tu ?
Es-tu prête à mettre de côté tout ce que tu crois, tout ce que tu crois connaître ou savoir, au profit de ton but ?
(Juste pour dire : réaliser que "moi" est une pensée n'a rien à voir avec la psychose. En tant que médecin ayant travaillé un bon moment en psychiatrie, je n'ai aucun doute à ce sujet.
Il est vraiment nécessaire de laisser les cadres connus, les connaissances, les idées, etc. Un oeil, un regard neuf, innocent, "vierge de toute connaissance"...)
Dans le Coeur
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