Déposer le fardeau
Posted: Fri Oct 16, 2020 12:14 am
Bonjour !
LU est un guidage ciblé pour voir qu'il n'y a pas de « moi » réel, intrinsèque – Qu'est-ce que vous comprenez par là ?
Ce que je comprends par là est que cette impression que j'ai d'un « moi » serait en fait gratuite, le fruit de conclusions malhabiles et trop hâtives tirées de mes expériences. Et qu'avec l'aide de ce « guidage ciblé » qui me pousserait à me poser les bonnes questions et à observer les phénomènes constituant mon expérience de manière plus judicieuse, je pourrais parvenir à réaliser que cette impression d'un « moi » n'a en réalité aucune raison d'être.
Que cherchez-vous ? Qu'attendez-vous de cette démarche ?
Je cherche à dissiper cette illusion du « moi », d'une part parce qu'il est plus sain je trouve de vivre en accord avec la réalité plutôt que dupé par des croyances, et d'autre part parce que je ne peux qu'imaginer une amélioration de la qualité de vie pour quiconque individu a percé à travers l'illusion du « moi ». Croire en un « soi » c'est donner la porte ouverte à des négativités mentales telles que la jalousie, la possessivité, le mépris, l'orgueil, et bien d'autres, négativités qui m'ont toujours parues extrêmement désagréables à ressentir. Bien sûr, je ne crois pas que simplement rompre l'illusion du « moi » permettra de complètement fermer la porte à ces négativités, le désir en étant une autre cause, mais je suis confiant dans le fait que ça diminuera leur impact, rien que par le fait de cesser de s'y identifier. Aussi, croire en un « soi », c'est se sentir concerné, source d'inquiétude, de stress, de précautions à avoir. Eh oui, ce « soi », il faut bien s'en occuper et le protéger! J'attends donc de cette démarche d'en ressortir avec une sensation de soulagement, de libération, celle qu'on aurait en ayant déposé un fardeau.
Qu'attendez-vous de votre conversation sur ce forum ?
J'aime bien l'idée d'un guide et de l'engagement à lui répondre régulièrement. Je pense vraiment que ça me serait d'une grande aide dans cette démarche, pour me tenir focalisé sur les bonnes questions à me poser et les bonnes observations à faire, me forcer à verbaliser tout ça, tout en me gardant motivé jusqu'à, je l'espère, que je parvienne à me défaire de cette illusion et qu'il ne me reste plus aucun doute à son propos.
Quel est votre parcours en termes de recherche et d'investigation ?
Je m'intéresse depuis quelques temps déjà aux enseignements du Bouddha que l'on peut trouver dans le canon Pali. Malheureusement, ça n'est que récemment que je me suis rendu compte de l'importance de me concentrer sur la réalisation de l'absence de « soi » (anatta en Pali), ainsi que de la méthode pour y arriver. J'ai commencé à faire ce travail d'anatta en ciblant mon corps physique. J'essaye par exemple de percevoir qu'il vieillit, tombe malade et va dépérir sans me poser la question de si ça me plait ou pas. Que s'il est blessé, je n'y suis pour rien dans le processus de cicatrisation. Que le cœur bât sans moi, que l'appareil digestif digère tout seul etc. J'observe aussi un peu les consciences sensorielles (le vu, l'entendu, l'odoré, le goûté, le senti et le su) qui sont d'autres choses desquelles peut apparaître cette impression du « moi ». Essayer de percevoir combien la nature de ces consciences dépend de l'organe sensoriel et de son objet respectif, et en aucun cas de ce que ce « moi » déciderait. Aussi, je m'entraîne ainsi : « Dans le vu, il n'y a que le vu. Pas de personne qui voit. » « Dans l'entendu, il n'y que l'entendu, personne qui entend. » Et ainsi de suite avec chacun des sens. De même avec les ressentis (plaisant, désagréable ou neutre) apposés à ces différentes consciences sensorielles : je ne peux en décider. Si je marche pied nu sur une aiguille, ça sera désagréable. Si je mange du bon chocolat, ça sera agréable. Enfin, j'ai un peu plus de mal à appréhender ce qui est appelé en Pali sañña et sankhâra, que l'on pourrait respectivement traduire par perception – ou représentation, étiquette, mémoire, symbole, signe – et par intention – ou volition, détermination, conditionnement -. Voilà en bref ce qu'il en est de mes tentatives de percer à travers la croyance du « moi » !
Etes-vous prêt à questionner toutes vos croyances à propos de qui vous êtes, et à voir la réalité quelle qu'elle soit ?
Oui bien sûr, je n'y vois que du positif !
Par avance, merci à ceux qui se proposeront de m'aider ! En attendant, je continue d'observer !
LU est un guidage ciblé pour voir qu'il n'y a pas de « moi » réel, intrinsèque – Qu'est-ce que vous comprenez par là ?
Ce que je comprends par là est que cette impression que j'ai d'un « moi » serait en fait gratuite, le fruit de conclusions malhabiles et trop hâtives tirées de mes expériences. Et qu'avec l'aide de ce « guidage ciblé » qui me pousserait à me poser les bonnes questions et à observer les phénomènes constituant mon expérience de manière plus judicieuse, je pourrais parvenir à réaliser que cette impression d'un « moi » n'a en réalité aucune raison d'être.
Que cherchez-vous ? Qu'attendez-vous de cette démarche ?
Je cherche à dissiper cette illusion du « moi », d'une part parce qu'il est plus sain je trouve de vivre en accord avec la réalité plutôt que dupé par des croyances, et d'autre part parce que je ne peux qu'imaginer une amélioration de la qualité de vie pour quiconque individu a percé à travers l'illusion du « moi ». Croire en un « soi » c'est donner la porte ouverte à des négativités mentales telles que la jalousie, la possessivité, le mépris, l'orgueil, et bien d'autres, négativités qui m'ont toujours parues extrêmement désagréables à ressentir. Bien sûr, je ne crois pas que simplement rompre l'illusion du « moi » permettra de complètement fermer la porte à ces négativités, le désir en étant une autre cause, mais je suis confiant dans le fait que ça diminuera leur impact, rien que par le fait de cesser de s'y identifier. Aussi, croire en un « soi », c'est se sentir concerné, source d'inquiétude, de stress, de précautions à avoir. Eh oui, ce « soi », il faut bien s'en occuper et le protéger! J'attends donc de cette démarche d'en ressortir avec une sensation de soulagement, de libération, celle qu'on aurait en ayant déposé un fardeau.
Qu'attendez-vous de votre conversation sur ce forum ?
J'aime bien l'idée d'un guide et de l'engagement à lui répondre régulièrement. Je pense vraiment que ça me serait d'une grande aide dans cette démarche, pour me tenir focalisé sur les bonnes questions à me poser et les bonnes observations à faire, me forcer à verbaliser tout ça, tout en me gardant motivé jusqu'à, je l'espère, que je parvienne à me défaire de cette illusion et qu'il ne me reste plus aucun doute à son propos.
Quel est votre parcours en termes de recherche et d'investigation ?
Je m'intéresse depuis quelques temps déjà aux enseignements du Bouddha que l'on peut trouver dans le canon Pali. Malheureusement, ça n'est que récemment que je me suis rendu compte de l'importance de me concentrer sur la réalisation de l'absence de « soi » (anatta en Pali), ainsi que de la méthode pour y arriver. J'ai commencé à faire ce travail d'anatta en ciblant mon corps physique. J'essaye par exemple de percevoir qu'il vieillit, tombe malade et va dépérir sans me poser la question de si ça me plait ou pas. Que s'il est blessé, je n'y suis pour rien dans le processus de cicatrisation. Que le cœur bât sans moi, que l'appareil digestif digère tout seul etc. J'observe aussi un peu les consciences sensorielles (le vu, l'entendu, l'odoré, le goûté, le senti et le su) qui sont d'autres choses desquelles peut apparaître cette impression du « moi ». Essayer de percevoir combien la nature de ces consciences dépend de l'organe sensoriel et de son objet respectif, et en aucun cas de ce que ce « moi » déciderait. Aussi, je m'entraîne ainsi : « Dans le vu, il n'y a que le vu. Pas de personne qui voit. » « Dans l'entendu, il n'y que l'entendu, personne qui entend. » Et ainsi de suite avec chacun des sens. De même avec les ressentis (plaisant, désagréable ou neutre) apposés à ces différentes consciences sensorielles : je ne peux en décider. Si je marche pied nu sur une aiguille, ça sera désagréable. Si je mange du bon chocolat, ça sera agréable. Enfin, j'ai un peu plus de mal à appréhender ce qui est appelé en Pali sañña et sankhâra, que l'on pourrait respectivement traduire par perception – ou représentation, étiquette, mémoire, symbole, signe – et par intention – ou volition, détermination, conditionnement -. Voilà en bref ce qu'il en est de mes tentatives de percer à travers la croyance du « moi » !
Etes-vous prêt à questionner toutes vos croyances à propos de qui vous êtes, et à voir la réalité quelle qu'elle soit ?
Oui bien sûr, je n'y vois que du positif !
Par avance, merci à ceux qui se proposeront de m'aider ! En attendant, je continue d'observer !