Deuil, pardon et Résurrection

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val
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Deuil, pardon et Résurrection

Postby val » Mon Feb 27, 2012 9:15 pm

Bonjour à tous et mes futures guides,
Un passage de mon histoire qui m’amène ici……….
J’ai contenu en moi mes tourments dans le secret de mon jardin intérieur impartageable même avec mes proches, contrainte à la fois, à jouer le jeu de la dissimulation derrière une apparence forcée et à maintenir mes blocages inconscients érigés contre tout.
C’est alors engagé une course contre le temps durant laquelle, j’ai enfouis mes douleurs car cela me semblais être l’unique recours. Je me suis réfugié dans mon rôle fabriqué dans l’ombre du tabou, des secrets me tenant donc éloignés de mes étapes de transformation.
J’ai préféré ne rien lâcher et tout cumuler bâtir du neuf sur d’anciennes croyances.
Le connu est tellement, sécurisant, rassurant, confortable, peut être pourrait il encore me servir ??
Le nouveau est tellement abstrait, demande un tel acte de foi, tellement d’effort pour d’aller vers l’inconnu.
Je me suis ainsi crée un double physiquement et psychologiquement. La nouvelle Val qui vit dans le souvenir et l’ombre de l’ancienne refoulée.
J’ai tout concilié sans avoir à choisir, sans rien lâcher.
J’ai même eu l’illusion d’une parfaite harmonie en me résignent à accepter ma dualité.
J’ai composé au mieux en moi-même avec l’agitation de mon esprit lorsqu’il fallait se séparer, renoncer ou perdre.
Cette énergie émotionnelle tant redoutée que je ne souhaité rencontrer a souvent débordé en se retournant contre moi et les autres.
Je viens de reconnaître que je suis la seule créatrice de mon histoire, que je m’y suis identifiée en y restant fidèle, attaché à elle comme à une fatalité.
Voici, quelles sont mes attentes :
Comment ne plus cultiver l’idée de séparation ou de perte au travers des sensations éprouvées ; honte, culpabilité, injustice, trahison, abandon, remords, chagrin, regrets, impuissance etc, qui bloque le bon déroulement de mon processus de régénération?
Comment retrouver ma paix intérieure mon unité pour retrouver un Bien-Être ?
Comment dégager l’empreinte du passé, pour que mon avenir commence à ressembler à ce que je veux, qu'il soit ?
Comment me délester de toutes ces croyances ?
Comment reconnaître et accepter mon impuissance pour enfin lâcher prise pour chasser définitivement toute la souffrance antérieure ?
Je suis arrivé au terme d’un processus et je souhaite les outils pour passer la porte de la liberté et atteindre une connaissance nouvelle.
Ludo m’a écris qu’il n’y avait pas beaucoup de guides en ce moment mais je poste ce message avec foi et conviction que le ou les guides qui me conviendrons à m’accompagner dans cette nouvelles étapes me répondrons.
Paix et douceur.
Bien à vous
Val

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Re: Deuil, pardon et Résurrection

Postby Chronophonix » Mon Feb 27, 2012 11:54 pm

Bonjour, Val
Ici, c'est Michel
Comme Ludo te l'as dit, nous sommes très peu nombreux sur le forum francophone, il semble d'ailleurs qu'actuellement, nous ne soyons que deux !

Donc, tout de suite une question : pourrais-tu communiquer en anglais ? Car dans ce cas, il te suffirait de reposter ta demande en anglais, directement sur le one-to-one anglophone, où il y a beaucoup de guides disponibles.
Si ce n'est pas possible, nous pouvons continuer ici, je ne peux simplement pas te promettre de répondre chaque jour.

Une question, tout de même : ce processus est susceptible de faire lever des émotions puissantes, donc, il est important pour toi de savoir comment tu te situes face à cette éventualité.

Bien à toi
Michel
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Re: Deuil, pardon et Résurrection

Postby val » Tue Feb 28, 2012 8:55 am

Bonjour Michel,
Merci pour ta réponse. Je n’ai pas un niveau d’Anglais me permettant de pouvoir communiquer par écrit. En toute chose il y a une sagesse, je patienterai, si tu ne peux me promettre de répondre tous les jours. J’ai pleine conscience que se processus est susceptible de faire lever des émotions puissantes, je suis ici pour cela. Je te le ferai savoir ci je me sens mal.
Je te remercie de ton prochain accompagnement.
Bien à toi Michel
Val

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Re: Deuil, pardon et Résurrection

Postby Chronophonix » Tue Feb 28, 2012 12:45 pm

OK, Val, je continue avec toi
Donne moi un vrai prénom, c'est plus sympa !

Je me suis ainsi crée un double physiquement et psychologiquement. La nouvelle Val qui vit dans le souvenir et l’ombre de l’ancienne refoulée.


Je viens de reconnaître que je suis la seule créatrice de mon histoire, que je m’y suis identifiée en y restant fidèle, attaché à elle comme à une fatalité.


Une première question, pour y voir plus clair : Qui est vraiment, vraiment Val ? "la nouvelle Val" ou "l'ancienne refoulée" ? Ou les deux ? Ou ni l'une ni l'autre ?

A toi !

Michel
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Re: Deuil, pardon et Résurrection

Postby val » Tue Feb 28, 2012 1:04 pm

Re bonjour Michel,
Valérie, tu as raison un vrai prénom c’est plus sympa.
Je me pose la même question et j’avoue que j’aimerai trouver une réponse. Je n’y vois pas très claire quand tu écris ni l’une ni l’autre cela raisonne en moi. Derrière tous ses rôles n’y a-t-il pas autre chose de plus simple plus claire et moins défini ?. La nouvelle Valérie construite sur des croyances anciennes ne serait il pas un tour de passe passe de mon ego qui a voulu m’épargner les souffrances de l’ancienne ? Alors existe-t-il vraiment une ancienne et une nouvelle ? Merci de m’amener à me clarifier Michel.
A te lire !
Valérie

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Re: Deuil, pardon et Résurrection

Postby Chronophonix » Tue Feb 28, 2012 4:02 pm

Hello Valérie

Bon, je peux répondre un peu plus aujourd'hui, alors j'en profite !

Derrière tous ses rôles n’y a-t-il pas autre chose de plus simple plus clair et moins défini ?


C'est exactement ce que ce processus doit t'amener à découvrir par toi-même.

La nouvelle Valérie construite sur des croyances anciennes ne serait il pas un tour de passe passe de mon ego qui a voulu m’épargner les souffrances de l’ancienne ?


Je ne peux pas répondre à ta place ! Il va te falloir regarder cette question attentivement; parce que maintenant, Valérie, vous êtes trois : l'ancienne, la nouvelle, et un "ego". Qui est Valérie ?

Alors existe-t-il vraiment une ancienne et une nouvelle ?


Qui pose la question ?

Dans ce processus, il s'agit de court-circuiter la pensée au maximum pour observer directement au plus profond de toi-même, et de ressentir ce qui se passe. Donc, quand tu te poses ces questions, que ressens-tu, selon les réponses ?
Que ressens-tu si tu es "l'ancienne Valérie" ? La nouvelle ? Celle qui pose la question ne serait donc ni l'ancienne, ni la nouvelle, plutôt une tierce personne observant "l'ancienne" et la "nouvelle"; que ressens cette tierce personne, cette "troisième" Valérie ?

Pour voir que l'identification à un "moi", un "Je" est une croyance fondée sur des pensées, et uniquement ça, il faut au préalable avoir une certaine idée de ce qu'est ce "Je", ce "moi".

Donc, pour conclure, qui est Valérie, ici et maintenant ?

Prends ton temps pour répondre, ces questions ne sont ni habituelles, ni anodines, et y répondre seulement intellectuellement ne sert à rien; il faut faire vivre ces questions au plus profond de soi, et répondre "avec ses tripes", si j'ose m'exprimer ainsi !

Bien à toi
Michel
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Re: Deuil, pardon et Résurrection

Postby val » Tue Feb 28, 2012 5:36 pm

Michel,
Merci pour ta réponse.
1/ Valérie est un mélange de l'ancienne, la nouvelle, un "ego" et une âme.
2/Se que je ressens selon les réponses ? C’est que nous sommes un tout. Je me dis aussi que si notre moi rationnel a été capable de déjouer nos souffrances en nous construisant un personnage bouclier pour ne pas rentrer en relation avec nos emotions, c’est que nous sommes une superbe machine. Si il y a eu programme, il y a possibilité de déprogrammation. Mais comment ?
Cette "troisième" Valérie je la vois comme mon âme, elle est énergie donc ni forme, ni couleur, très neutre spectatrice de mon combat de ma dualité mais tout en présence.
3/ Je ne sais pas si j’ai compris le "moi"et "Je" mais j’ai lu ta conversation avec Atosha et je suis allée sur le basculement de Betty. Aux cours de voyages chamanique, j’ai vécu des expériences très similaire à celle que d’écrit Betty notamment dans l’unité.
J’ai aussi voyagée dans ma dualité, l’envers du décor.
Cette état d’unité m’a semblé être l’Eden d’un lointain souvenir qui réside en chacun de nous. La dualité m’a paru être le passage obligé du prix à payer et à accepter de notre incarnation terrestre.
Je pensais que l’acceptation des deux était le centre.
Je l’ai vécu comme cela !!!
Maintenant pour revenir à tes questions Betty donne les réponses
Le moi émotif est l’ancienne Valérie et le moi rationnel est la nouvelle.
Il manque donc le centre la Valérie dans l’unité peut être la troisième dont tu parles ?!!!
Je suis comme un puzzle, la vie m’a permise à des moments d’explorer et de conscientiser mes différents moi émotif, rationnel, physique et le moi qui observe le tout qui me semble être l’âme. Pourtant il manque comme un déclic pour que l’assemblage se fasse ou que le tout se dissous en un ??? Je n’ai pas encore intégré la notion de l'identification à un "moi", un "Je" est une croyance fondée sur des pensées, et uniquement ça.
J’ai vécu exactement l’histoire que Betty raconte mots pour mots sauf qu’enfant je n’étais pas pieuse. C’est à la maternité que ma spiritualité à commencer à se développer, j’en ai fais une quête.
Je demande si cette quête est vraiment réelle rattacher à l’âme ou si c’est encore mon moi rationnel qui mène le jeu ?
Je me permet de remettre le lien que tu as mis sur la conversation avec Atosha
un extrait du "basculement", par Betty; texte complet : http://bit.ly/ys0k59
Le moi émotif et le moi rationnel étaient les deux facettes de ma personnalité depuis toujours. Quand le moi émotif souffrait trop, qu’il y avait danger d’anéantissement en regard des épreuves subies, le moi rationnel prenait les choses en main, effectuait les changements de cap pour que tout redevienne supportable jusqu’à la prochaine crise du moi émotif. À nouveau, le moi rationnel entrait alors en jeu pour faire les changements, les ruptures nécessaires et remettre tout en ordre. J’ai fait ça toute ma vie : « Tu souffres et il y a danger de déséquilibre, on va changer d’environnement, on va changer d’espace, de métier, d’amis, etc. » Quand je parle de souffrance et de danger de déséquilibre, je parle d’événements qui auraient pu me déstabiliser au point que je devienne non fonctionnelle, au point que j’aie à être enfermée en institut. Toute ma vie jusqu’au basculement je suis restée sur cette ligne, en équilibre entre mes mondes et ce qu’on pourrait appeler la raison.

Le moi pivot regarde le moi émotif et constate une grande concentration de douleur. Le moi émotif se plaint :
« Je n’en peux plus de toujours chercher à savoir qui je suis et à ne jamais réussir! » Beaucoup de larmes, une douleur intolérable : « Je suis seule, personne ne s’est occupé de moi, l’enfance a été difficile pour moi, mais j’ai survécu et ça continue encore cet emprisonnement malgré mon acharnement à vouloir me sortir de là. Je ne réussirai jamais! »

Il y a beaucoup d’émotions et de sincérité dans ce constat, j’avais cherché honnêtement qui j’étais, j’avais tout essayé et rien ne marchait, je me sentais complètement vide, je vivais une grosse sensation de stress, une sensation de douleur immense, d’étouffement à la base du cou. J’avais essayé de par mes lectures et mes recherches ésotériques à guérir les souffrances de la petite fille pieuse qui m’habitait depuis toujours, à comprendre pourquoi je vivais dans plusieurs mondes à la fois. Le constat d’échec était accablant. C’était l’ultime épuisement.

Le moi rationnel, debout en face du moi émotif qui est à l’autre bout de la table, le pointe du doigt et lui dit :
a« Tais-toi! Arrête de te plaindre! Ça suffit! » et avance en le menaçant. Il y a de l’exaspération, presque de la violence dans sa voix : c’est un ordre.

Le moi rationnel, c’était la partie de moi qui trouvait des solutions, le combattant qui se ressaisissait en deux secondes. Déjà, étant petite, quand j’étais malheureuse, c’était celui qui érigeait les barrières, qui me construisait un sanctuaire intérieur où rien ni personne ne pouvait m’atteindre. C’était mon mécanisme de survie qui me disait, quand c’était trop douloureux : « On s’en va, on ne reste pas là, c’est dangereux pour toi. » À ce stade, je voyais tout mon système fonctionner, tout était moi, mais découpé de manière à ce que je comprenne qui j’étais, comment ces mécanismes se mettaient en place et cette perception totale était complètement nouvelle pour moi.

Le moi pivot regarde le corps s’agiter douloureusement et se dit : « Ça y est, le corps va mourir, il ne va pas supporter cette expérience » et, curieusement, ne se sent pas concerné.

Le moi émotif est épuisé, poussé à bout, sans force, sans réaction ; l’élastique qui lui permet de revenir au calme est tendu au maximum, près de la rupture, il est au bord de la perte de contrôle. Il est tellement terrorisé par les ordres donnés par le moi rationnel qu’il se met à rapetisser. J’ai la sensation que mon corps diminue et je perçois mon incapacité à réagir.
Quand tu m’écris qui est Valérie, ici et maintenant ? Je ressens cette phrase mais je n’arrive pas à verbalisé une réponse bien précise pour moi Valérie est un tout. Le "je"est il l'ego?
Avant de recevoir ta réponse j’étais entrain de travailler le sujet.
Paix et douceur, bien à toi.
Valérie

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Re: Deuil, pardon et Résurrection

Postby Chronophonix » Tue Feb 28, 2012 11:27 pm

Bonsoir Valérie

Avant d'aller plus loin, je te propose un petit test de ce que l'on appelle ici "perception directe" : ressentir sans penser.

La plupart du temps, lorsque des personnes viennent humer une fleur, une rose par exemple, ils font deux choses : d'abord, ils identifient le parfum, (oh, ça sent la rose, aucun doute à ce sujet), ensuite, ils pensent, ou disent "ça sent bon"; et c'est tout, il s'en vont et oublient la rose.
Ainsi, ils n'ont pas vraiment senti quoi que ce soit, ils ont juste pensé à la rose et au parfum , en le qualifiant la plupart du temps d'agréable ou désagréable.
Mais si je veux connaître ce que le "sentir" est vraiment, quelle est la nature du "sentir", je vais garder mes narines grandes ouvertes tout contre la fleur et respirer le parfum pendant 15, 20 secondes ou plus, et voir/observer/ressentir en profondeur ce qu'il se passe. Après, mettons 30 secondes de pur "sentir", sans aucune pensée, je m'arrête et passe à autre chose. Pas de mots, pas de conclusion, juste l'instant présent et l'expérience complète, vivante du "sentir".

C'est un bon exercice, parce qu'il est difficile de trouver des mots pour décrire ce genre d'expérience; si l'on observe une rose pendant 30 secondes, on pourra surement parler pendant 30 secondes au sujet de cette observation; par contre, si l'on respire le parfum d'une rose pendant 30 secondes, il va être bien malaisé d'en parler pendant 30 secondes...
Là où je vis, au printemps, je peux passer de la rose aux lys, puis au lilas pour terminer avec les iris : quatre parfum très différents, qui se résolvent en une unité, la véritable nature du "sentir".


Je rajouterai ceci : respire deux odeurs différentes alternativement, puis essaie de penser à ce qui les différencie; tu seras sans doute assez rapidement à cours de mots ! Mais en direct, tu n'as aucun doute que ces odeurs sont différentes, n'est-ce pas ?


Pendant la durée de l'expérience, où se trouve "Je" ? Y a-t-il vraiment une entité "Je" qui fait l'expérience, où l'expérience se déroule-t-elle sans aucun "Je" ? Il te faut répondre par le ressenti, non par l'intellect, en regardant finement ce qui se passe vraiment. Durant cette expérience, demeure-t-il l'impression d'être une "Valérie" ?
Lorsque la pensée s'arrête, même si c'est pour une trentaine de secondes, "Je" est il toujours là ?

Cette perception directe est l'outil qui va te permettre de plonger dans ton ressenti sans que le mental intervienne; il est donc important d'en avoir une vision claire.

Fais toi plaisir, Valérie, offre toi des fleurs...
Bien à toi
Michel
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Re: Deuil, pardon et Résurrection

Postby val » Wed Feb 29, 2012 9:42 am

Bonjour Michel,
Ça va ? Merci d’être là pour moi !!
La métaphore sur l’odeur des fleurs et le ressenti sont superbes et c’est gentil de me conseiller de m’offrir des fleurs. C’est « je » qui te répond !!
Pour te répondre sans « je » il ne me faut pas écrire mais seulement être présente.
Je peux arrêter mes pensées un cours instant le temps de chanter des sons et non des paroles. Et là sans contrôle un autre univers apparaît. C’est comme un changement de conscience. Il est vrai qu’il suffit d’une infime pensée peut faire tout disparaisse.
Peut être que le « je » serai la pensée tout simplement, la pensée est peut être une variante de l’ego qui chercherait à nous éloigné de notre but pour garder l’exclusivité des croyances qu’il fabrique, un peu comme une identité.
Si je sens une odeur de fleur, que je ne la vois pas donc non identifié, le mental n’interviendra pas pour m’influencer dans un stéréotype qu’il aura anciennement fabriqué lors d’une première rencontre avec elle. La pensé ne m’influencera sur l’identité, ni sur l’histoire qu’elle aura lue ou apprisse sur la fleur. Je pourrais donc sentir à chaque fois la fleur comme une expérience nouvelle, un peu comme chaque jour et un nouveau jour, ou voir le monde à travers un nouveau né. C’est drôle mais ça me donne une piste pour aborder les choses autrement mais ça reste flou.
Bien à toi
Valérie

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Re: Deuil, pardon et Résurrection

Postby Chronophonix » Wed Feb 29, 2012 11:11 am

Valérie, fait l'expérience, et reviens ensuite pour me dire ce que ça a donné.
Je pourrai alors répondre à ton dernier message.
A bientôt
Michel
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Re: Deuil, pardon et Résurrection

Postby val » Wed Feb 29, 2012 4:27 pm

Re bonjour,
Excuses moi je ne savais pas qu’il s’agissait d’une expérience. Pour répondre correctement à tes questions il me faudrait savoir Qu’est ce que le "Je" ?
Valérie

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Re: Deuil, pardon et Résurrection

Postby val » Wed Feb 29, 2012 5:12 pm

Re bonjour,
J’ai fais l’expérience avec deux odeurs différentes, des jacinthes fraîches et un bâton d’encens.
Je différencie bien les deux odeurs mais je n’ai pas de mots pour le d’écrire.
L’expérience avec les deux odeurs ensemble :
Ressenti physique
Énergie frontal, coronal et derrière la tête.
Ressenti émotionnel :
Les jacinthes me rassure, réconfort m’apaise le bâton d’encens me relaxe.
Le "Je" se trouve dans ma mémoire puisque les jacinthes me rappel les noëls en famille ? Par contre pas de souvenir particulier associer à l’encens.
L’entité "Je" est le souvenir qu’il associe une odeur à une circonstance ?
Sur les jacinthes "Je" fais l’expérience puisque associer à une mémoire ?
Sur le bâton d’encens pas de "Je" puisque pas d’association ?
Oui, durant cette expérience il demeure l'impression d'être une "Valérie" la Valérie enfant avec les jacinthes. Avec le bâton d’encens, c’est moins précis puisque pas d’association. Sincèrement je me suis lancée dans l’aventure mais j’ai l’impression d’être guider comme une aveugle vers une destination inconnu. J’ai lu et pris très très peu de renseignements sur cette technique pour justement ne pas tomber dans le mental. J’espère ne pas être hors sujet !!
Bonne soirée
Valérie

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Re: Deuil, pardon et Résurrection

Postby Chronophonix » Wed Feb 29, 2012 11:32 pm

Hello Valérie

Nous allons donc nous mettre en quête de ce fameux "Je" !

Cette "troisième" Valérie je la vois comme mon âme, elle est énergie donc ni forme, ni couleur, très neutre spectatrice de mon combat de ma dualité mais tout en présence.

Cette "âme spectatrice", telle que tu la décris, plus vaste que tout le reste, présente, neutre, a-t-elle besoin d'un "Je" pour exister? Te parait-il plus juste de dire : 1/ Je suis cette âme 2/Cette âme est.
Pour répondre, il faut que tu sentes ce qui est juste, pas de raisonnement, juste de l'intuition.

Je peux arrêter mes pensées un cours instant le temps de chanter des sons et non des paroles. Et là sans contrôle un autre univers apparaît. C’est comme un changement de conscience. Il est vrai qu’il suffit d’une infime pensée peut faire tout disparaisse.
Encore une fois, je fais appel à ton intuition : est-ce que "tu" arrêtes les pensées quand tu chantes des sons, où est-ce que le focus placé sur le son arrête de lui-même les pensées ? Tu tiens là une piste à explorer : pratique ce chant sans parole autant que tu peux, et explore en profondeur ce «changement de conscience» A ce moment, y a-t-il un "Je" qui chante ? Ou est-ce que le chant se produit de lui-même au sein d'un espace vaste et paisible ?

Sur les jacinthes "Je" fais l’expérience puisque associer à une mémoire ?
Sur le bâton d’encens pas de "Je" puisque pas d’association ?


Dès que la mémoire entre dans la danse, la sensation "Je" réapparait; pour le bâton d'encens, ce n'est pas le cas.
Voici une manière non personnelle de décrire l'expérience pour les jacinthes.
Il y a un ressenti physique
Puis un ressenti émotionnel
Une image apparait : Noël en famille
Cette image s'accompagne d'un sentiment de réconfort.
OK; y a-t-il besoin d'un "Je" pour que ces évènements se produisent ? Fait de nouveau appel à ton intuition, ne réfléchit pas, fonce droit au coeur de ce qui se passe ici et maintenant. S'il y a un "Je", où se trouve-t-il ? Du ressenti, du sentiment, oui, ils sont là indéniablement, mais un "Je" ?

Pour te répondre sans « je » il ne me faut pas écrire mais seulement être présente.


Exactement ! En mode "présence", pas de "Je", n'est-ce pas ?

Peut être que le « je » serai la pensée tout simplement, la pensée est peut être une variante de l’ego qui chercherait à nous éloigné de notre but pour garder l’exclusivité des croyances qu’il fabrique, un peu comme une identité.


Tu ne saurais si bien dire ! Le "Je" est une pensée à laquelle nous sommes si habitués qu'il ne nous vient jamais à l'esprit de la récuser ! Et pourtant, c'est ce que nous sommes en train de faire ici. Le "Je" n'existe pas; ce n'est qu'une pensée. Dis moi comment tu te sens avec cette idée, fondamentale dans ce processus.

Ne te presse pas pour répondre, prends le temps de regarder en profondeur et de sentir ce qui va monter.

Bien à toi
Michel
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Re: Deuil, pardon et Résurrection

Postby val » Fri Mar 02, 2012 10:28 am

Bonjour Michel,
Je vais répondre par la fin avec cette idée fondamentale dans ce processus du "Je" n'existe pas :
J’ai l’impression de l’avoir à différent moment explorer par la connaissance (le ressentie) mais je n’ai jamais pu le verbaliser. Le fait de le découvrir mentalement par le savoir à travers nos discutions et le forum est entrain de me le faire intégrer.
Alors oui dans le présent le "Je" n'existe c’est une création du passé qui s’infiltre à travers nos pensées, nos souvenir, nos épreuves et nos combats. Commencer à prendre conscience du "Je" fait une place énorme à l’intérieur de soi même si tout n’est pas réglé. Comme tu me l’écris ça demande d’aller voir à chaque fois à l’intérieur de soi ou l’on se situe par rapport au "Je".
Mon âme est dans toutes ses dimensions mais je ne suis pas mon âme.
Le son arrête de lui-même les pensées, je lâche prise comme ci je donnai les commandes à autre chose (l’âme, l’univers, dieu, l’unité). Parfois je veux diriger mais au final le son sort comme il veut. Parfois aussi le "Je" s’invite ou s’infiltre me projetant dans des images de peurs ou me coupant mon feeling et la dualité se créer une image positive contre une image négative, la dualité parfaite.
Dans mon chant moins il y a de "Je" au plus le son est claire et beau. Aucune intention ni de bien chanter, ni de style particulier, écouter le souffle au moment présent, comme il se présente. Le "Je" m’enferme me cloisonne il me fait parcourir les abîmes, le fin fond, les noirceurs, il est comme un trou sans fond, il est le vide. Cela ne m’étonne pas car il ne repose sur rien, aucun fondement, il est seulement pensée abstraite. C’est fou !!! Voila j’ai pris mon temps et vécu le temps présent avec une petite promenade qui m’a ravie.
Le deuil : est le deuil du "Je", le pardon de mon égarement et de mon ignorance, la résurrection est vivre dans le présent.
Au plaisir de te lire pour continuer cette belle découverte.
Valérie

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Re: Deuil, pardon et Résurrection

Postby Chronophonix » Sat Mar 03, 2012 12:50 am

Hello Valerie

Je te traduis ici une très belle citation trouvée sur un site anglais :
«Ce qui disparait lors de l'illumination est le point de vue ou la perception qu'il y a quelque chose appelé "moi" à l'intérieur de ce processus corps-esprit» (Shizen Young) On ne saurait mieux dire !

J’ai l’impression de l’avoir à différent moment explorer par la connaissance (le ressentie) mais je n’ai jamais pu le verbaliser.

La conviction profonde que "Je" n'existe pas est suffisante, c'est le stade initial de ce qu'on peut appeler "illumination". Mais cette conviction doit être solidement ancrée, devenir d'une telle évidence que rien ne pourra plus jamais la faire vaciller. C'est donc en y revenant inlassablement que cette conviction va se déployer.

C'est d'ailleurs ce que tu dit :
Alors oui dans le présent le "Je" n'existe c’est une création du passé qui s’infiltre à travers nos pensées, nos souvenir, nos épreuves et nos combats. Commencer à prendre conscience du "Je" fait une place énorme à l’intérieur de soi même si tout n’est pas réglé. Comme tu me l’écris ça demande d’aller voir à chaque fois à l’intérieur de soi ou l’on se situe par rapport au "Je".


C'est un lent travail de sape ! Et qui se fait toujours au présent, car comme tu l'as remarqué, lorsque "Je" n'est plus là, se déploie un espace, une vastitude tranquille, ici et maintenant. Et la vie coule d'elle même sans "moi" aux commandes : «au final le son sort comme il veut.»

Le son arrête de lui-même les pensées,
Excellent, tu as là un outil précieux pour travailler; utilise le sans modération, c'est un processus similaire à la méditation.

Parfois aussi le "Je" s’invite ou s’infiltre me projetant dans des images de peurs ou me coupant mon feeling et la dualité se créer une image positive contre une image négative, la dualité parfaite.

C'est inévitable, ça fait partie du jeu, le mental résiste, mais du moment que tu le vois clairement, ce n'est qu'une vague qui va passer et disparaître; il y en aura encore, des vagues de ce genre, c'est en maintenant sans relâche une attention aigue qu'elles vont petit à petit s'affaiblir, et s'espacer de plus en plus.

Le "Je" m’enferme me cloisonne il me fait parcourir les abîmes, le fin fond, les noirceurs, il est comme un trou sans fond, il est le vide. Cela ne m’étonne pas car il ne repose sur rien, aucun fondement, il est seulement pensée abstraite. C’est fou !!!

Hé oui, le "Je" n'est qu'une pensée abstraite, une illusion.

Maintenant que le processus est enclenché, il te faut y revenir aussi souvent que possible, l'expérimenter dans toutes les situations de la vie quotidienne, voir que quoiqu'il se passe, un "Je" n'a aucune utilité pour que ça se passe bien; comme le dit Betty, une "éveillée" canadienne, «La vie sait ce qu'elle fait».

A bientôt, Valérie
Bien à toi
Michel
«Pas ce qui devrait être, ce qui est» (Swami Prajnanpad)


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