Bonjour !
je poste ici dans un état d'esprit mélangé : un peu dubitative que ces échanges puissent aider à "traverser le miroir", et aussi un peu vigilante quant à "ceux qui répondent". Internet oblige.
Pourtant, la curiosité est là. L'éveil, je le cherche. Je me fais parfois l'effet d'observer ma vie en étant aveugle à une évidence, là quelque part. Il y a des moments de grande paix, mais ils sont aléatoires. Et j'ignore si ce sont des moments assimilable à l'état d'éveil : est-il possible de vivre cet état "en pointillé"? Ou cet état n'est-il que définitif et total, forcément ?
Merci de votre éclairage !
Gaelle
Bonjour
Moderators: Chronophonix, Freddi
Re: Bonjour
Bonjour Gaëlle.
Oui c'est possible. Et le doute n'est pas négatif, loin de là, on peut s'en servir pour défaire les restes d'illusion qui nous empêchent d'avancer tranquillement dans la vie.
Ici, sur ce forum, nous nous intéressons uniquement à l'expérience directe, pas aux concepts.
Quelle expérience?
VOIR que le "je", la personne séparée a laquelle on se réfère est une fausse croyance et rien de plus.
Le challenge parait grand, et pourtant, si vous désirez en effet "traverser le miroir", comme vous dites, vous allez devoir mettre de côté tout ce que vous pensez savoir au profit de l'expérience directe, c'est à dire au profit de ce que vous allez pouvoir vérifier plutot qu'imaginer.
Le miroir, ou la porte, comme on dit, c'est la porte du moi.
Ce que je vous annonce dès à présent, c'est qu'il n'y a pas de moi nulle part.
Quelle sont vos réactions à cette annonce abrupte?
Tout est intéressant.
On va pouvoir tout regarder ensemble, si vous le souhaitez.
Tout ce que je vous demanderai, c'est 100% d’honnêteté en répondant aux questions que je vous poserai, et ce désir d'en terminer avec la souffrance qui est dûe essentiellement à cette croyance de base que nous sommes des entités séparées les unes des autres.
Dites moi ce que vous ressentez au sujet de votre absence, de l'inexistance d'un "vous" au centre de votre expérience.
Puis dites-moi ce qu'est selon vous le moi.
De quoi est-il fait?
Qu'est -il?
Au plaisir de vous lire en retour.
Affectueusement,
L
Oui c'est possible. Et le doute n'est pas négatif, loin de là, on peut s'en servir pour défaire les restes d'illusion qui nous empêchent d'avancer tranquillement dans la vie.
Ici, sur ce forum, nous nous intéressons uniquement à l'expérience directe, pas aux concepts.
Quelle expérience?
VOIR que le "je", la personne séparée a laquelle on se réfère est une fausse croyance et rien de plus.
Le challenge parait grand, et pourtant, si vous désirez en effet "traverser le miroir", comme vous dites, vous allez devoir mettre de côté tout ce que vous pensez savoir au profit de l'expérience directe, c'est à dire au profit de ce que vous allez pouvoir vérifier plutot qu'imaginer.
Le miroir, ou la porte, comme on dit, c'est la porte du moi.
Ce que je vous annonce dès à présent, c'est qu'il n'y a pas de moi nulle part.
Quelle sont vos réactions à cette annonce abrupte?
Tout est intéressant.
On va pouvoir tout regarder ensemble, si vous le souhaitez.
Tout ce que je vous demanderai, c'est 100% d’honnêteté en répondant aux questions que je vous poserai, et ce désir d'en terminer avec la souffrance qui est dûe essentiellement à cette croyance de base que nous sommes des entités séparées les unes des autres.
Dites moi ce que vous ressentez au sujet de votre absence, de l'inexistance d'un "vous" au centre de votre expérience.
Puis dites-moi ce qu'est selon vous le moi.
De quoi est-il fait?
Qu'est -il?
Au plaisir de vous lire en retour.
Affectueusement,
L
Re: Bonjour
Bonjour et merci de cette réponse rapide ! Les concepts ne m'intéressent pas, ils ne mènent nulle part, je l'ai bien vu. Dans ma démarche quotidienne je privilégie le ressenti, l'expérience des états qui passe par le ressenti du corps.Ici, sur ce forum, nous nous intéressons uniquement à l'expérience directe, pas aux concepts.
Sur le moment, quand j'ai lu cela hier soir, aucune réaction : ce ne sont que des mots...Je le "sais", dans ma tête mais je me sens incapable de l'expérimenter en continu. Et quand cela survient, c'est "au hasard" ou dans certaines circonstances précises, comme lorsque je pose mes mains sur quelqu'un pour l'aider (je suis magnétiseuse) : dans ces moments-là, "Gaelle" ne peut rien, et c'est en laissant agir "autre chose" que les gens s'en trouvent soulagés.Ce que je vous annonce dès à présent, c'est qu'il n'y a pas de moi nulle part.
Quelle sont vos réactions à cette annonce abrupte?
En revanche, je ne m'attendais pas à cela mais il y a eu une réaction cette nuit : j'ai mal dormi, passant de phases d'agitation du mental ou je saturais de milliers de façons de "répondre à la question", toutes se terminant invariablement par "aucune réponse n'est satisfaisante, il n'y a pas de réponse", et une grande sensation d'être "au bord du gouffre", avec la sensation physique de tomber.
Pour être honnête donc : je crois qu'il y a beaucoup de peur à l'idée de me tourner vers ce "rien".
Le "moi" ou "Gaelle" m'apparaît comme tangible et existant. Si je suis honnête je ne peux vous répondre autrement : même si par moments il y a effectivement "un témoin qui observe Gaelle se débattre avec ses difficultés", Gaelle est pourtant là, et ce moi a des contours : des réactions automatiques (j'aime, je n'aime pas), des émotions fortes qui occultent le reste des sensations, une histoire (bien que j'aie pu constater qu'elle semble être "à trous" et que la mémoire n'est pas un phénomène continu mais sélectif). Bref : je me sens déterminée à "quitter cela" mais pourtant je m'identifie encore puissamment à ce "moi", sauf en de rares occasions où "autre chose s'impose".Puis dites-moi ce qu'est selon vous le moi.
De quoi est-il fait?
Qu'est -il?
Voilà pour ce que je peux répondre.
Au plaisir de vous lire.
Gaëlle
Re: Bonjour
Bonjour chere Gaelle.
Je vous en prie, nous sommes là pour vous aider à passer ce cap qui semble difficile.
Ensemble, on verra, je dis bien VERRA, que cette difficulté elle aussi est conceptuelle et n'est fondée sur rien d'autre que de l'imagination, du "ce que ça pourrait etre".
Mais quand je vous avais parlé de 100% d'honneteté, je parlais aussi d'engagement.
Je sais et sens fort que vous etes surement prête à voir ce dont nous parlons.
Pour ceci, je vous demanderai de faire un choix, pour l'instant, et de vous y tenir. Flaner de groupe en groupe ne sera pas utile, selon moi, à l'efficacité du processus.
Vous etes la bienvenue pour continuer ici, sur ce forum, ou sur Facebook, ou en anglais.
Mais il va juste falloir, le temps des questions, faire un choix et s'y tenir.
ok?
Je vous en prie, nous sommes là pour vous aider à passer ce cap qui semble difficile.
Ensemble, on verra, je dis bien VERRA, que cette difficulté elle aussi est conceptuelle et n'est fondée sur rien d'autre que de l'imagination, du "ce que ça pourrait etre".
Mais quand je vous avais parlé de 100% d'honneteté, je parlais aussi d'engagement.
Je sais et sens fort que vous etes surement prête à voir ce dont nous parlons.
Pour ceci, je vous demanderai de faire un choix, pour l'instant, et de vous y tenir. Flaner de groupe en groupe ne sera pas utile, selon moi, à l'efficacité du processus.
Vous etes la bienvenue pour continuer ici, sur ce forum, ou sur Facebook, ou en anglais.
Mais il va juste falloir, le temps des questions, faire un choix et s'y tenir.
ok?
Ce que je vous annonce dès à présent, c'est qu'il n'y a pas de moi nulle part.
En revanche, je ne m'attendais pas à cela mais il y a eu une réaction cette nuit : j'ai mal dormi, passant de phases d'agitation du mental ou je saturais de milliers de façons de "répondre à la question", toutes se terminant invariablement par "aucune réponse n'est satisfaisante, il n'y a pas de réponse", et une grande sensation d'être "au bord du gouffre", avec la sensation physique de tomber.
Pour être honnête donc : je crois qu'il y a beaucoup de peur à l'idée de me tourner vers ce "rien".
Bien sûr et c'est normal.
Voyez que le processus a DEJA commencé, et qu'il y a une nette différence entre les choses telles que vous croyez qu'elles sont et les choses telles qu'elles sont réellement.
On peut savoir des idées, des concepts, mais il y a un gouffre certain entre ce qu'on sait et l'expérience directe.
Votre etre, lui, sait ce qui est en train de se passer... et a déjà démarré le processus.
Ma suggestion est la confiance.
Il est excellent de voir ce a quoi on croit... pour le mettre de côté.
Regarder cette peur, cette peur du "rien", et accuillez-la.
elle ne vous a rien fait.
C'est quoi une peur? C'est une sensation qui apparait.... une émotion, une énergie, qui ne demande qu'à se libérer, comme toutes les energies.
la peur, elle, est une énergie particuliere, une amie en quelque sorte.
Pourquoi? Parce qu'elle vous protège de quelque chose.
La peur de se bruler nous permet de ne pas nous bruler... ou du moins de faire attention.
Mais dans certains cas, la peur, réaction naturelle, s'est tourné en terreur... car ce dont elle semble nous protéger n'est pas vu, et la croyance en quelque chose d'apeurant continue d'exister.
Voyez-vous comment ça marche?
Donc meme avec cette "grande peur" du "rien", on a affaire à une énergie, une sensation qui se présente.
Eh bien je vous invite à inviter cette energie. A lui demander ce qu'elle protège, à l'aimer comme vous aimeriez votre propre enfant. A la remercier. A vous interesser a elle au lieu de la rejeter. La plupart de nos souffrances sont dues à ce rejet de la sensation de peur qui les entoure et qui les rend démesurées.... JUSQU'A ce qu'on REGARDE.
Bien.
Douceur, accueil, amour.
Ne vous en faites pas.
Aussi, et une fois que ce sera fait... une fois que vous aurez commencé à embrasser ce qui vient... profitons-en de suite!!!! Alons regarder de près cette entité que l'énergie-peur semble protéger!!
Elle semble protéger quelqu'un, bien sûr.
Mais si ce quelqu'un n'était tout simplement pas là?
Je ne parle pas de quelque chose de nouveau, ou de quelque chose à changer, ou autre événement théatral.
NON.
Juste voir que les choses ont TOUJOURS été comme ça.
Et que la vie va très bien sans "moi", sans vous.
Se pourrait-il, chere Gaelle, que la vie se soit déroulée jusqu'à présent sans centre, sans personne en son centre?
Dites-moi.
Se pourrait-il aussi, Gaelle, que la personne qu'on supposait être, ce 'quelqu'un' qui semble osciller entre passé et devenir, ne soit qu'une idée? Un concept? Un assomption? Une supposition? Une croyance non-vérifiée?
Si c'était le cas, comme je vous annonce que ça l'est, ne croyez vous pas que la peur n'aurait plus de raison de persister?
Votre être a dejà commencé à regarder.
Ce regard est un feu, comme vous vous en appercevez.
Ce regard est un feu qui brule littérallement toutes les fausses croyances.
C'est une facon un peu théatrale de parler.
En fait, quel est ce feu qui a brulé, littérallement éliminé, la croyance au Père Noel?
Jusqu'à un certain age, le Père Noel existait bien, n'est ce pas? Il était sympathique, généreux, et faisait partie intégrante de notre vie.
Mais, au fil des années, du temps qui passe, et des doutes grandissants, on s'est mis à vérifier, à remettre en cause sa présence, à réaliser qu'on n'avait pas de cheminée, que personne ne débarquait avec son traineau. Puis notre esprit s'est de plus en plus OUVERT A LA POSSIBILITE qu'il pourrait ne pas exister, ce cher bonhomme en rouge.
GRACE à cet ouverture d'esprit et au doute sous-jacent, on s'est mis à regarder directement si le Pere Noel existait. On s'est mis à se lever et attendre le soir du 24 decembre. Personne.
On s'est mis à épier nos parents parlant des cadeaux. Personne.
On s'est mis à en parler à nos amis à l'école... Personne.
Sous peu, le Père Noel est VU comme non-existant.
Bien.
C'est exactement le meme processus avec vous, avec la supposée personne que vous croyez encore être.
Elle n'est qu'une croyance, une supposition.
IL n'y a personne et c'est ok, simple.
C'est un fait.
Certaines personnes voient ceci en qulques minutes.
D'autres en quelques jours.
D'autres en quelques mois.
Ce n'est pas important.
C'est l'idée d'attachement à cette croyance qui empeche ou non de voir.
Mais quand ca commence, ce feu va regarder, va bruler cette énergie d'attachement, va voir à tout prix, car c'est ce qu'il sait faire.
Alors, Gaelle, continuons.
OK.Gaelle est pourtant là, et ce moi a des contours : des réactions automatiques (j'aime, je n'aime pas), des émotions fortes qui occultent le reste des sensations, une histoire
Ce moi a des contours.
Parlez-vous du corps? Bien sur qu'il a des contours.
Parlez vous des mémoires? Bien sur qu'elles ont des contours.
Parlez-vous des réactions, du conditionnement génétique, culturel, social, culinaire, planétaire de Gaelle? Bien sûr qu'il y a des contours. Bien sûr que cette histoire est bien différente de toutes les autres histoires.
Mais, sans rien changer ni toucher à l'histoire ni aux conditionnement et préferences du mécanisme, y a t-il quelqu'un qui fait l'expérience de la vie du corps nommé Gaelle?
Vous me parliez d'observateur...
Regardez voir s'il est possible qu'il y ait observation sans personne qui observe.
Regardez voir s'il peut y avoir des préférences 'j'aime/j'aime pas' sans personne qui préfère.
regardez voir si les actions du corps peuvent se dérouler sans "je".
Comment voir cela?
En observant, en regardant, en faisant tres attention à tous les petits mouvements automatiques du corps dans la journée.
Demandez-vous si le bras a besoin d'un "je" pour bouger.
Si la tasse a besoin d'un je pour etre levée.
Si la bouche a besoin d'un "je" pour s'ouvrir.
Si l'acte de boire, fonction naturelle de l'organisme, a besoin d'un "je" pour avoir lieu.
Scruter TOUT. TOUT.
Voyez après si penser, l'acte de penser, a besoin d'un "je" pour s'accomplir si parfaitement.
Si les divers mécanismes du cerveau... réflexion, analyse, mémoire.... peuvent se dérouler tranquillmeent tout seul, sans une entité supposée pour s'approprier le mouvement.
On croit que non, et c'est là l'illusion.
Regardez et ayez-en le coeur net.
IL n'y a pas de vous nulle part, Gaelle.
REGARDEZ.
Les choses se déroulent comme ça depuis toujours.
Serait-il possible que la seule différence, c'est la pensée qui passe et qui dit "c'est moi qui fait"? Et que le FAIT de ne pas l'avoir remise en question serait la seule raison de l'entité moi?
Regardez Gaelle.
Prenez votre temps.
Mettez y tout votre coeur.
Soyez juste présente à ce que vous voyez.
C'est tout ce qui est demandé.
Très vite, vous serez libre d'une croyance qui cause tant de souffrances.
Mais pas "intellectuellement", non.
En ayant vu.
Une fois vu, ça suffit.
Pas de raison de re-croire à quelque chose qui n'est pas.
Bravo de votre dtermination.
A très vite
Ps: on peut se tutoyer aussi.
Affectueusement,
L
Voilà pour ce que je peux répondre.
Au plaisir de vous lire.
Gaëlle
Re: Bonjour
Bonjour Laurent,
je vais poursuivre via Facebook et donc fermer mon compte ici. Voilà pour mon premier choix.
Gaëlle
je vais poursuivre via Facebook et donc fermer mon compte ici. Voilà pour mon premier choix.
Gaëlle
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