Elegua Unleashed
Posted: Wed Aug 28, 2013 10:16 am
Bonjour,
Je dresse ici une présentation de quelques éléments de mon parcours. Ne sachant pas exactement s’il faut être concis ou exhaustif, la ligne que j’adopte se situera entre les deux. C’est sans doute un peu long tout de même, j’en ai conscience. Je voudrais donc préciser que pour chaque étape de mon parcours, j’ai essayé de montrer ce que m’avait apporté une rencontre, une lecture, une épreuve…
Les débuts
J’ai eu une bonne instruction religieuse grâce au catéchisme jusqu’à mes 11 ans. La religion catholique ne me parle plus du tout aujourd’hui, c’est-à-dire que je n’y trouve plus aucun terreau régénérant dans ma spiritualité ou mon cheminement. Elle a pourtant eu un rôle considérable dans ce qui ressemble à une première « révélation », je voudrais être prudent sur l’usage de ce mot. Je suis entré, quand j’avais 14 ou 15 ans, en résonnance avec cette notion pas très catholique de réincarnation. C’était au cours d’une discussion avec mon prof de musique, où chaque mercredi après le cours, nous approfondissions quelques notions, j’étais d’une curiosité insatiable. Ce qui a été balayé en premier et selon toute logique, c’est cette idée de Jugement dernier, ce manichéisme spirituel et social et cette notion de culpabilité permanente. Cela a eu un impact aussi important sur le rapport au temps non pas spirituel (d’une vie à l’autre), mais chronologique, ici et maintenant. Je n’avais plus l’impression de devoir accomplir mes devoirs au risque de perdre des points dans une sorte de comptabilité spirituelle délirante. Je me suis senti soulagé de ce poids et j’ai très vite cessé de fréquenter les églises, sinon par tradition ou pour le tourisme. La Foi est cependant restée vivace, dans un esprit libre et un peu plus détendu. A cette époque là, je commence à percevoir le lien étroit qui existe entre les émotions et le corps.
Les études
Malgré des ambitions scientifiques, c’est la philo et les lettres qui m’ont permis de pousser mon cursus un peu plus loin. Les questions du rapport entre la physique et la métaphysique, des relations entre la science et la religion mais aussi du lien entre le corps et l’esprit ont pour moi été les plus passionnantes et les plus fécondes. C’est vraiment à cette époque que la notion de perception et de son rapport au langage est devenue centrale. Grâce à l’usage de quelques psychotropes, j’ai par ailleurs expérimenté les changements d’état de conscience et la variété des rapports au réel. Je me suis bien amusé, un peu perdu, pas trop.
Un de mes profs était un très fin connaisseur de St Jean de la Croix, ce qui n’a pas manqué de susciter un vif intérêt, et notamment sur cette singularité qu’est la relation mystique à Dieu. Je sentais que j’avais perdu la Foi, que le modèle général d’après lequel je souhaitais bâtir mon édifice spirituel (comme s’il y en avait un !) ne s’accordait pas avec les événements, les incertitudes, l’impossibilité de choisir… J’avais d’un côté des lectures rassérénantes (Dialogue avec l’Ange, Conversation avec Dieu, Johnatan Livingstone le Goéland, le Symbolisme du corps humain, La Source Noire…), de l’autre des lectures qui dynamitent tout : Castaneda, Krishnamurti, Huxley…) Bref, une fin d’adolescence tardive et tumultueuse.
Je retiens aujourd’hui de ce millefeuille de pensées contradictoires, une très forte envie d’être raccordé à un ensemble plus vaste que la seule limite des ces pensées ou de ma vie parfois un peu mesquine. Mais cette envie n’a jamais excédé ses propres limites et c’est une excellente chose : je ne suis jamais tombé dans l’auto-conviction, la croyance naïve ou la récitation. J’aurais bien voulu expérimenté mais je n’avais pas d’outils.
Le vide
Entre la fin de mes études et maintenant, il y a eu une période d’errements professionnels et sentimentaux presqu’invraisemblable. Beaucoup de solitude, beaucoup de décisions prises comme sur un coup de dés, un flottement dans les limbes je trouve. Il ne se passait rien, simplement rien dans ma vie. Sauf lorsque je voulais poser un acte de ma volonté (dans le travail, les amours, l’argent…) qui me conduisait vers une situation à chaque fois plus compliquée et plus difficile à résoudre.
C’est aussi une période de dépression, de souffrance et d’angoisses soudaines qui gâchent la vie et la perspective du moindre bon moment. Tout était sous tension, comme s’il fallait être prêt… à rien et pour rien au final. Et le tout saupoudré d’un sentiment d’absurdité étouffant. Je ne voyais pas l’utilité de cette souffrance, j’avais un sentiment de gâchis, dans la relation avec mon père par exemple. J’aurais voulu que tout respire un peu plus, et tout était englué, tout était compliqué. J’ai découvert la force de l’inertie, la solitude, l’absurdité, ma propre vulgarité et les schémas qui tournent en boucle…
Heureusement, dans tout ce marasme, il y a eu un travail considérable fait avec une homéopathe et j’ai également eu la chance de découvrir l’EMDR pour neutraliser la douleur lié à un traumatisme. S’en sont suivis des séances de discussions ouvertes et détendues avec le praticien qui restent si positives dans ma mémoire. J’ai également pris conscience de l’aide que m’apportait une amie de la famille dont le métier est de soulager ou de guérir les maladies. Elle ne pratique aucune méthode, elle soigne et c’est une lumière toujours allumée.
Aujourd’hui, je traverse la dernière épreuve de ce que je crois être représentatif de cette étape avec je dois dire encore beaucoup de peur, d’énergies bloquées, de colère… Mais aussi avec quelques outils…
La renaissance
Il y a trois ans, l’amie qui m’a guidé jusqu’à Liberation Unleashed, m’a invité à découvrir un outil, à ma demande. Mon seul cahier des charges était : pas (trop) de théorie. Cet outil a donc été un outil pour mieux prendre conscience. De quoi ? De rien, simplement canaliser beaucoup de sensations éparses, canaliser les intuitions et laisser passer les pensées comme des nuages au vent. J’ai donc été initié à la Méditation Transcendantale. Fort simple, fort bénéfique. Le principal effet a été de mieux distiller mon énergie tout au long de la journée, de moins dormir, d’être plus présent à ce que je faisais et d’avoir envie.
Suite à une désillusion qui me fait l’effet du coup de pied au cul final aujourd’hui, cette même amie m’a invité à lire Eckhart Tollé. Ce fut un immense bénéfice dans la prise de conscience du moment présent et de la vacuité de nos considérations fumeuses sur l’avenir soit disant conditionné par le passé. C’est vraiment un beau début dans ce courant de spiritualité que certains appellent les non-dualistes. J’ai relu du Krishnamurti qui me fait toujours beaucoup d’effets ; découvert la Psycho-magie de Jodorowsky ; Ramtha (ça c’est vraiment dingue, un peu trop pour moi je crois) ; Tony Parsons (c’est magnifiquement écrit) ; et Michael Brown avec son Processus de la Présence que j’accomplis pour la troisième fois en ce moment. J’ai également lu récemment un livre de Real Choinière qu’on m’a conseillé il y a 20 ans, la psycho-kinésiologie. J’ai eu l’occasion de faire quelques séances et je trouve que c’est une technique d’alignement très intéressante.
Il y a trois ans j’ai également eu l’idée saugrenue pour quelqu’un à qui on a répété toute sa jeunesse qu’il n’avait pas le sens du rythme, de me mettre à danser. Je me suis dirigé vers les danses afro-cubaines et j’ai rencontré des Maîtres, dans la danse et dans la spiritualité. Je fais un travail incroyable avec eux. Ce que je comprends, c’est qu’il n’a rien qui n’ait d’existence si ce n’est pas incarné. J’expérimente peu à peu cette première intuition que tout est vibration. Je reviens d’un stage qui me confirme cette magnifique possibilité de se mettre au diapason des meilleures énergies. Et quand on pratique les danses afro-cubaines, on n’utilise pas ces mots parce qu’ils sont à la mode ou parce qu’ils sont incantatoires. On les vit. C’est la meilleure école que j’ai fréquentée pour l’instant.
Je m’adresse à Liberation Unleashed pour compléter ce cheminement, continuer à expérimenter et développer les quelques intuitions recueillies depuis ces trois dernières années. Je remercie par avance les initiateurs, les administrateurs et les membres dévoués de cette communauté.
Benoit
Je dresse ici une présentation de quelques éléments de mon parcours. Ne sachant pas exactement s’il faut être concis ou exhaustif, la ligne que j’adopte se situera entre les deux. C’est sans doute un peu long tout de même, j’en ai conscience. Je voudrais donc préciser que pour chaque étape de mon parcours, j’ai essayé de montrer ce que m’avait apporté une rencontre, une lecture, une épreuve…
Les débuts
J’ai eu une bonne instruction religieuse grâce au catéchisme jusqu’à mes 11 ans. La religion catholique ne me parle plus du tout aujourd’hui, c’est-à-dire que je n’y trouve plus aucun terreau régénérant dans ma spiritualité ou mon cheminement. Elle a pourtant eu un rôle considérable dans ce qui ressemble à une première « révélation », je voudrais être prudent sur l’usage de ce mot. Je suis entré, quand j’avais 14 ou 15 ans, en résonnance avec cette notion pas très catholique de réincarnation. C’était au cours d’une discussion avec mon prof de musique, où chaque mercredi après le cours, nous approfondissions quelques notions, j’étais d’une curiosité insatiable. Ce qui a été balayé en premier et selon toute logique, c’est cette idée de Jugement dernier, ce manichéisme spirituel et social et cette notion de culpabilité permanente. Cela a eu un impact aussi important sur le rapport au temps non pas spirituel (d’une vie à l’autre), mais chronologique, ici et maintenant. Je n’avais plus l’impression de devoir accomplir mes devoirs au risque de perdre des points dans une sorte de comptabilité spirituelle délirante. Je me suis senti soulagé de ce poids et j’ai très vite cessé de fréquenter les églises, sinon par tradition ou pour le tourisme. La Foi est cependant restée vivace, dans un esprit libre et un peu plus détendu. A cette époque là, je commence à percevoir le lien étroit qui existe entre les émotions et le corps.
Les études
Malgré des ambitions scientifiques, c’est la philo et les lettres qui m’ont permis de pousser mon cursus un peu plus loin. Les questions du rapport entre la physique et la métaphysique, des relations entre la science et la religion mais aussi du lien entre le corps et l’esprit ont pour moi été les plus passionnantes et les plus fécondes. C’est vraiment à cette époque que la notion de perception et de son rapport au langage est devenue centrale. Grâce à l’usage de quelques psychotropes, j’ai par ailleurs expérimenté les changements d’état de conscience et la variété des rapports au réel. Je me suis bien amusé, un peu perdu, pas trop.
Un de mes profs était un très fin connaisseur de St Jean de la Croix, ce qui n’a pas manqué de susciter un vif intérêt, et notamment sur cette singularité qu’est la relation mystique à Dieu. Je sentais que j’avais perdu la Foi, que le modèle général d’après lequel je souhaitais bâtir mon édifice spirituel (comme s’il y en avait un !) ne s’accordait pas avec les événements, les incertitudes, l’impossibilité de choisir… J’avais d’un côté des lectures rassérénantes (Dialogue avec l’Ange, Conversation avec Dieu, Johnatan Livingstone le Goéland, le Symbolisme du corps humain, La Source Noire…), de l’autre des lectures qui dynamitent tout : Castaneda, Krishnamurti, Huxley…) Bref, une fin d’adolescence tardive et tumultueuse.
Je retiens aujourd’hui de ce millefeuille de pensées contradictoires, une très forte envie d’être raccordé à un ensemble plus vaste que la seule limite des ces pensées ou de ma vie parfois un peu mesquine. Mais cette envie n’a jamais excédé ses propres limites et c’est une excellente chose : je ne suis jamais tombé dans l’auto-conviction, la croyance naïve ou la récitation. J’aurais bien voulu expérimenté mais je n’avais pas d’outils.
Le vide
Entre la fin de mes études et maintenant, il y a eu une période d’errements professionnels et sentimentaux presqu’invraisemblable. Beaucoup de solitude, beaucoup de décisions prises comme sur un coup de dés, un flottement dans les limbes je trouve. Il ne se passait rien, simplement rien dans ma vie. Sauf lorsque je voulais poser un acte de ma volonté (dans le travail, les amours, l’argent…) qui me conduisait vers une situation à chaque fois plus compliquée et plus difficile à résoudre.
C’est aussi une période de dépression, de souffrance et d’angoisses soudaines qui gâchent la vie et la perspective du moindre bon moment. Tout était sous tension, comme s’il fallait être prêt… à rien et pour rien au final. Et le tout saupoudré d’un sentiment d’absurdité étouffant. Je ne voyais pas l’utilité de cette souffrance, j’avais un sentiment de gâchis, dans la relation avec mon père par exemple. J’aurais voulu que tout respire un peu plus, et tout était englué, tout était compliqué. J’ai découvert la force de l’inertie, la solitude, l’absurdité, ma propre vulgarité et les schémas qui tournent en boucle…
Heureusement, dans tout ce marasme, il y a eu un travail considérable fait avec une homéopathe et j’ai également eu la chance de découvrir l’EMDR pour neutraliser la douleur lié à un traumatisme. S’en sont suivis des séances de discussions ouvertes et détendues avec le praticien qui restent si positives dans ma mémoire. J’ai également pris conscience de l’aide que m’apportait une amie de la famille dont le métier est de soulager ou de guérir les maladies. Elle ne pratique aucune méthode, elle soigne et c’est une lumière toujours allumée.
Aujourd’hui, je traverse la dernière épreuve de ce que je crois être représentatif de cette étape avec je dois dire encore beaucoup de peur, d’énergies bloquées, de colère… Mais aussi avec quelques outils…
La renaissance
Il y a trois ans, l’amie qui m’a guidé jusqu’à Liberation Unleashed, m’a invité à découvrir un outil, à ma demande. Mon seul cahier des charges était : pas (trop) de théorie. Cet outil a donc été un outil pour mieux prendre conscience. De quoi ? De rien, simplement canaliser beaucoup de sensations éparses, canaliser les intuitions et laisser passer les pensées comme des nuages au vent. J’ai donc été initié à la Méditation Transcendantale. Fort simple, fort bénéfique. Le principal effet a été de mieux distiller mon énergie tout au long de la journée, de moins dormir, d’être plus présent à ce que je faisais et d’avoir envie.
Suite à une désillusion qui me fait l’effet du coup de pied au cul final aujourd’hui, cette même amie m’a invité à lire Eckhart Tollé. Ce fut un immense bénéfice dans la prise de conscience du moment présent et de la vacuité de nos considérations fumeuses sur l’avenir soit disant conditionné par le passé. C’est vraiment un beau début dans ce courant de spiritualité que certains appellent les non-dualistes. J’ai relu du Krishnamurti qui me fait toujours beaucoup d’effets ; découvert la Psycho-magie de Jodorowsky ; Ramtha (ça c’est vraiment dingue, un peu trop pour moi je crois) ; Tony Parsons (c’est magnifiquement écrit) ; et Michael Brown avec son Processus de la Présence que j’accomplis pour la troisième fois en ce moment. J’ai également lu récemment un livre de Real Choinière qu’on m’a conseillé il y a 20 ans, la psycho-kinésiologie. J’ai eu l’occasion de faire quelques séances et je trouve que c’est une technique d’alignement très intéressante.
Il y a trois ans j’ai également eu l’idée saugrenue pour quelqu’un à qui on a répété toute sa jeunesse qu’il n’avait pas le sens du rythme, de me mettre à danser. Je me suis dirigé vers les danses afro-cubaines et j’ai rencontré des Maîtres, dans la danse et dans la spiritualité. Je fais un travail incroyable avec eux. Ce que je comprends, c’est qu’il n’a rien qui n’ait d’existence si ce n’est pas incarné. J’expérimente peu à peu cette première intuition que tout est vibration. Je reviens d’un stage qui me confirme cette magnifique possibilité de se mettre au diapason des meilleures énergies. Et quand on pratique les danses afro-cubaines, on n’utilise pas ces mots parce qu’ils sont à la mode ou parce qu’ils sont incantatoires. On les vit. C’est la meilleure école que j’ai fréquentée pour l’instant.
Je m’adresse à Liberation Unleashed pour compléter ce cheminement, continuer à expérimenter et développer les quelques intuitions recueillies depuis ces trois dernières années. Je remercie par avance les initiateurs, les administrateurs et les membres dévoués de cette communauté.
Benoit