Bonjour Guillaume,
tout d'abord 2 choses, désolé pour pas de nouvelles depuis 2 jours, mais la vie fait que d'autres priorités sont apparus.
Ta motivation est-elle toujours intacte ?
Secundo, pendant la méditation de ce matin, il est apparu clairement que l'expérience directe est le mode de vie le plus évident, le plus naturel; mais considérée comme incapable de conduire la vie de Guillaume (pour se lever le matin, être à l'heure au travail, assurer les rdv, gérer, résoudre des problèmes, prendre des décisions, etc...) par une croyance/une pensée qui se veut protectrice ou "bienveillante envers l'entité moi". Cette croyance pour se protéger et empêcher l'ED d'être vue comme la seule expérience digne de confiance, a créée une peur (ressenti physique : tension, pouls qui s’accélère,...), se rattachant uniquement aux pensées qui traversent le champs de la conscience et n'accordant plus de crédit à l'ED. Seule la pensée est digne de confiance (y'a de l'éducation Cartesienne aussi la dedans!).
Donc, si je comprends bien, la croyance c'est que "Guillaume ne peut pas vivre sa vie sans l'entité moi". En d'autres termes, "je/moi ne peut pas vivre sans je/moi", ce qui n'est pas dénué d'une certaine logique... auto-circulaire. Autant dire "moi = moi, donc moi existe", ce serait encore plus clair. Exemple typique de pensée sans fondement.
Cartésien ? D'accord, disons que seule la logique rationnelle soit digne de confiance. Mais les pensées suivent-elles une logique rationnelle ? Vraiment, tu crois ça ? Écoute bien les pensées, et tu m'en diras des nouvelles...
Le fameux "
cogito ergo sum" ne signifie pas "'je pense donc 'je' suis", au sens de 'je' existe, mais juste "ça pense donc ça est": il y a 'ça', ce qui est, et la pensée en fait partie. Le 'je' là-dedans est optionnel, c'est juste une hypothèse en trop, une erreur d'interprétation, ou au mieux une facilité de language.
Cela ne veut pas dire que toutes les pensées soient fausses. Mais en tous cas la pensée "il y a un moi" l'est.
Qu'il y ait une certaine bienveillance envers le Père Noël, ok, mais cela ne prouve en rien son existence.
Alors bien sûr, il y a de la peur. Et s'il y avait vraiment une "entité" moi gérant tout ça, la peur serait légitime. Sauf que voilà, il n'y a pas d'entité, pas de moi, juste une idée que "je" gère tout ça. Ce n'est ni bon ni mauvais d'ailleurs, c'est juste comme ça.
Mais peur de quoi exactement ? De disparaitre ? De devenir complètement idiot ? De ne plus pouvoir assurer au boulot ? ... c'est quoi le fond de cette peur ?
Celle-ci (l'ED), à pourtant le savoureux goût de la vérité, de l'enfance, de la fluidité, de l'évidence...
Mais l'habitude fait que l'intelligence de l'ED n'est pas reconnue comme étant ce qui doit éclairer la conscience.
ED = "expérience directe" par les sens
Attention à ne pas en faire un acronyme conceptuel, un "état" (fluide) ou une "entité" (intelligente ou pas).
L'expression d'un comportement intelligent nécessite-t-elle un sujet doté d'intelligence ?
La conscience a-t-elle besoin d'être éclairée ? Ou est-elle, justement, ce qui éclaire ?
D'ou dans le cas de la personne venue sur ce site sous le pseudo de Biok, ou Guillaume, un long travail de confiance, d'apprivoisement. Petit, quelqu'un m'avait offert le Petit Prince pour m'apprendre le mot apprivoiser. Il va falloir le relire...
On ne 'voit' bien qu'avec le cœur...
Mais même le serpent, qui parle toujours par énigmes, peut aider à rentrer sur sa planète.
Il est grand temps de rentrer à la maison !
Ce n'est pas si évident d'arriver à l'évidence. Il s'est bien passé quelque-chose il y a quelques semaines et ça a été et c'est toujours dur de lâcher ça pour ne rien attendre.
Arriver à quoi ? Attendre quoi ? Que l'évidence devienne plus évidente ?
Que ce soit par la logique ou par l'expérience directe, la conclusion est la même: pas de moi.
L'évidence est là, évidente. Ce qui n'est pas évident, c'est juste d'accepter l'évidence.
Retour au présent:
voir ce qui est (par l'expérience directe) et
accepter ce qui est (par l'intellect).
L'illusion du moi c'est de l’obéissance à la peur. Peur de perdre quelque-chose....
De perdre quoi ? Cette impression d'être "un personnage qui a des trucs importants à faire" ?
C'est de l’obéissance à la peur, ou de l'attachement à l'égo ?
A bientôt, petit prince...
Paul