"je" vient ici rendre les armes!

User avatar
zinzin
Posts: 72
Joined: Fri Apr 20, 2012 11:54 pm

Re: "je" vient ici rendre les armes!

Postby zinzin » Mon Jun 25, 2012 4:46 pm

Refus

Bonjour!

Ok, le refus est bien là.
Ca refuse de se laisser aller, ca occupe tout le terrain, bouche les entrées et en plus, ca montre les dents.
Mon vol d'étorneaux est bien mazouté, englué au sol.
J'ai vraiment un problème avec le "laisser aller". je me suis tellement bien cadenassée dans ma tour que je ne sais même plus comment en sortir.

Je le vois: refus de laisser le controle. Je le sens: la légèreté a laissé la place a une espèce d'ensablage et une forme de rigidité.

L'avantage est que cette fois, je vois le mécanisme bien se mettre en place.
Mais l'identifier comme pensée et certainement croyance, n'est pas suffisant. Le NON est massif et déterminé.
Je sors la carte "douceur", mais bof...

Je n'y crois pas et pourtant j'en vis la réalité. Je ne vois pas où désamorcer le système. En l'ignorant peut-être...
Mais j'applaudis la performance: passer par la fascination que j'éprouvais pour cet état, l'infiltrer et tout geler. Waow, du grand art!

Je crois que je n'ai pas réglé la croyance "je". D'ailleurs en lisant des post "bleus" et les questions de finalisation, je me rends compte que je ne pourrais pas répondre aux questions le concernant...

Vraiment désolée, c'était si bien parti....
De toute façon, je n'abandonne pas.

Jo.

User avatar
GG1
Posts: 269
Joined: Fri Jan 27, 2012 2:38 pm
Contact:

Re: "je" vient ici rendre les armes!

Postby GG1 » Mon Jun 25, 2012 6:26 pm

Bonjour Joëlle,

Il y a collage, pensée de collage, volonté de ne pas coller, critique de ce qui arrive, collage à toutes ces pensées...
Et tournez manège !
Se rajoute ensuite la pensée : il faut que j'arrête de m'accrocher, une couche de plus.
Ce n'était qu'un aperçu : encore une pensée qui en rajoute une couche.
Et quand on est dedans, on est bien dedans : encore une couche.
Pas gagné !
Pauvre Gérard... Que des pensées. Seulement des pensées.

Des pensées sur des pensées sur des pensées... qui collent, qui sont crues, qui créent de toutes pièces des "histoires".
Et puis la plus belle : "c'est MOI qui fait ça", même pas vue, celle-là !

Toutes ces pensées sont-elles vraies ? A 100%, sans l'ombre d'un doute ?
Pourquoi ces pensées deviennent des croyances, pourquoi sont-elles crues ? Qu'est-ce qui fait que ça colle ? Pour quelles raisons ? Quel est le processus qui fait croire et s'accrocher à de simples pensées ?
Regarde de près stp et réponds en détail et en toute honnêteté.

Toujours souriant et avec toi par le Coeur.
Everything is That

User avatar
GG1
Posts: 269
Joined: Fri Jan 27, 2012 2:38 pm
Contact:

Re: "je" vient ici rendre les armes!

Postby GG1 » Tue Jun 26, 2012 6:37 am

Pas question de te laisser tomber Joëlle !
Ce que tu traverses est NORMAL !!!

Et puis sincèrement, je n'ai aucun problème avec ce qui t'arrive.
De plus, je ne suis pas en train de t'assister, seulement de t'accompagner sur un chemin parfois un peu plus ardu que tu ne le pensais.
Aucun souci.
Enfin, moi aussi j'aime bien ce contact entre nous.

Par contre, j'insiste, peut-être qu'un tchat boosterait ton processus.
J'ai le sentiment que tu te perds toute seule dans les méandres des pensées en ce moment.

Reste avec le refus, ne le refuse pas :-)
Et n'ignore rien ! Ce serait ajouter quelque chose de bien inutile !
Ne cherche pas non plus une "solution" qui serait mentale. La solution va apparaître à un moment donné, comme l'absence de moi t'a saisie.
Bref, n'en fais pas une affaire d'état, c'est seulement ce qui arrive !

Refus de se laisser aller.
OK. Respire-le, vois les sensations qu'il crée dans ton corps. Reste avec tout cela.
Essaie de contacter la peur qui va avec. Comment la nommerais-tu ? Quelles sensations crée-t-elle ?
Reste avec elle, approche-t-en, ainsi que du refus. Invite-les à partager leur sagesse.
Ni l'un ni l'autre ne sont tes ennemis !
L'idéal est de les "rencontrer directement", c'est à dire de les laisser nous traverser totalement, sans nous y identifier. Un peu comme une onde de bien-être, sans le bien-être ;-)
Sinon, seulement rester avec. Respirer avec. Ce sont des compagnons. Ils te quitteront le moment venu : dès qu'ils auront délivré leur message. Ecoute-les :-)

Es-tu prête à être 100% honnête ? A être avec tout cela tel que c'est ? A être défaite et même à te sentir impuissante et larguée ? A pleurer éventuellement sur ton incapacité à apporter le bonheur, à être heureuse ? A reconnaître ta défaite ? Que sais-je encore ?
(Et n'oublie pas, ce ne sont que des pensées transformées en "histoires", des expériences. Pas de quoi en faire tout un plat. Seulement respirer ce qui traverse.)

Je t'adresse un doux câlin plein d'Amour
Gérard
Everything is That

User avatar
zinzin
Posts: 72
Joined: Fri Apr 20, 2012 11:54 pm

Re: "je" vient ici rendre les armes!

Postby zinzin » Tue Jun 26, 2012 10:29 pm

Toutes ces pensées sont-elles vraies ? A 100%, sans l'ombre d'un doute ?
Non, avec le recul elles ne sont pas vraies. c'est lorsqu'on tourne dedans qu'elles sont perçues comme vraies et même essayer de les considérer comme fallacieuses est encore pensée et n'a d'ailleurs aucun impact. Une fois qu'on est pris dans le vortex, il est illusoire d'essayer de l'arrêter par le mode pensée et contre pensée.

Pourquoi ces pensées deviennent des croyances, pourquoi sont-elles crues ?
parce qu'elles animent un petit cinéma personnel si fascinant, donnent une "existence" et surtout, leur boucan distrait du principal: Le Silence..

Qu'est-ce qui fait que ça colle ? Pour quelles raisons ? Quel est le processus qui fait croire et s'accrocher à de simples pensées ?
Pour repondre à cela, une anecdote:
Cette nuit, dans un demi sommeil, je pensais l'interprétation et tout le montage qu'avaient engendré 2 mails perdus dans la nature: Un "sentiment" est survenu et s'est installé, mais la sentinelle de la pensée devait déja ou encore roupiller parce que il n'y a pas eu d'interprétation, d'étiquettage de ce "sentiment" et il a pu occuper toute la place disponible et "harmoniser les lieux" a sa fréquence. Très rapidement, j'ai vu la pensée accourir pour l'étiqueter "tristesse" (Mais trop tard, ma vieille! Les lieux sont occupés!) Et il est apparu tellement clairement que le système d'étiquettage boulonné à l'entrée de ce qui surgit naturellement est fait pour distordre, transformer la réalité et lui faire prendre un chemin tout traçé et bien connu. Ca devient une pensée, qui circule dans un courant de pensées, un vortex, une espèce de serpent qui se mord la queue, une sorte de collier de serrage type colson (utilisé par les flics): plus on se débat, plus ca serre, plus ca fait mal, plus cela occupe.
A quoi cela sert-il? A distraire, à ne surtout pas laisser s'installer ce grand silence et ce vide sidéral. C'est un système de défense névrosé, très simple, redoutablement efficasse. Ca ne défend pas quelque chose, c'est avant tout contre quelque chose.
(Un peu comme ces "entourage" de personnalités connues qui filtrent toutes les approches, les gèrent, finissent par totalement controler la situation et prendre en otage, isoler la personne dont ils sont sensés faciliter l'existence au départ.)

User avatar
zinzin
Posts: 72
Joined: Fri Apr 20, 2012 11:54 pm

Re: "je" vient ici rendre les armes!

Postby zinzin » Tue Jun 26, 2012 11:09 pm

Par contre, j'insiste, peut-être qu'un tchat boosterait ton processus.
Oui, je suis d'accord. Skype est installé. On pourra voir ca dans quelques jours quand je suis à l'aise. Il ne devrait pas y avoir de problème de connexion. A suivre.

Reste avec le refus, ne le refuse pas :-)
Ah bon...? Ok.
La solution va apparaître à un moment donné, comme l'absence de moi t'a saisie.
Oui, c'est juste que je l'oublie de temps à autre...

Refus de se laisser aller.
OK. Respire-le, vois les sensations qu'il crée dans ton corps. Reste avec tout cela.
Essaie de contacter la peur qui va avec.
Comment la nommerais-tu ?
Peur de lacher "mon précccieux" pouvoir, limité certes mais c'est le Mien, à Moi, Personnellement, Je.
En même temps, je sais bien que c'est: "quel pouvoir? Y en a pas!".
Mais la contradiction ne me dérange pas du tout.
Peur aussi (mais de moins en moins) de ce vide infini, de cet océan au fond abyssal, de ce silence assourdissant.


Quelles sensations crée-t-elle ?
Contraction générale pour ce qui est de la colère.
Sensation d'étouffement et de manquer d'air, vertiges, début de nausées par rapport au vide.


Reste avec elle, approche-t-en, ainsi que du refus. Invite-les à partager leur sagesse.
Ni l'un ni l'autre ne sont tes ennemis !
L'idéal est de les "rencontrer directement", c'est à dire de les laisser nous traverser totalement, sans nous y identifier. Un peu comme une onde de bien-être, sans le bien-être ;-)
Ca a l'air sympa! Un peu comme de la morve froide, quoi!
je vais tester ça!


Sinon, seulement rester avec. Respirer avec. Ce sont des compagnons. Ils te quitteront le moment venu : dès qu'ils auront délivré leur message. Ecoute-les :-)
Ah oui, pas mal aussi! ca me parle bien tout ça!

Es-tu prête à être 100% honnête ? A être avec tout cela tel que c'est ? A être défaite et même à te sentir impuissante et larguée ? A pleurer éventuellement sur ton incapacité à apporter le bonheur, à être heureuse ? A reconnaître ta défaite ? Que sais-je encore ?
Tout ça...? Zinzin-Zola alors...? Ok, j'achète!

Je t'adresse un doux câlin plein d'Amour
Oh, ca c'est trooop douillet! Là, je fond et je m'enroule dedans!
Seigneur..! Mais, me laisserais-je... aller?

Joelle!

User avatar
GG1
Posts: 269
Joined: Fri Jan 27, 2012 2:38 pm
Contact:

Re: "je" vient ici rendre les armes!

Postby GG1 » Wed Jun 27, 2012 6:48 am

Bravo Joëlle !

Oui, les pensées ne sont pas vraies, oui on ne peut se sortir des "histoires" avec des pensées, oui, elles sont fascinantes, donnent de "l'existence" (A QUOI ?), oui, elles apparaissent après coup et distraient du Silence.

Refuser le refus, c'est encore une pensée de refus. C'est le refus qui dit que le refus n'a pas sa place. Ca se mord sérieusement la queue, non ? ;-)

Je te propose de vraiment t'approcher de ce "vide infini", ce "fond abyssal". De quoi est fait le "vide sidéral" dont tu parles ? Est-ce réellement vide ? Si oui, pour qui ou plutôt pour "quoi" ? Un indice : le Silence est-il vide ou suelement apparemment vide et si oui pour qui ou plutôt pour "quoi" ?

Donc la pensée qu'il y a un moi et qu'il à un certain pouvoir est concommittante de la connaissance qu'il n'y a pas de pouvoir. Et le paradoxe n'est même pas dérangeant ! Intéressant ça !
D'où peut bien provenir la peur de perdre un pouvoir qui n'existe pas ?
Comment croire qu'on voit un serpent lorsqu'on sait que ce n'est qu'un vieux bout de corde usagé ?
Quelle pensée-croyance maintient cette illusion ?

A te lire !

PS : tu verras que ce qui est pris pour de la "morve froide" est tranquillité doucement souriante lorsqu'elle est accueillie (sans personne pour l'accueillir).
PPS : Aurais-tu peur de te laisser aller dans ta vie, et alors de perdre le contrôle, ou ton sentiment de sécurité ou... ? Si oui, regarde la peur en amont : peur de perdre un sentiment de contrôle ou un sentiment de sécurité par exemple.
PPPS : Bonnes vacances !
Everything is That

User avatar
zinzin
Posts: 72
Joined: Fri Apr 20, 2012 11:54 pm

Re: "je" vient ici rendre les armes!

Postby zinzin » Thu Jun 28, 2012 9:40 pm

Bonsoir Gérard!
(Mon post ne s'affiche pas , donc celui-ci fera peut-être double emploi.)

Je te propose de vraiment t'approcher de ce "vide infini", ce "fond abyssal".
Certainement. Mais pour mieux l'approcher, je voudrais revenir a ceci:

Reste avec le refus, ne le refuse pas :-)
Respire-le, vois les sensations qu'il crée dans ton corps. Reste avec tout cela.
Essaie de contacter la peur qui va avec.
Reste avec elle, approche-t-en, ainsi que du refus. Invite-les à partager leur sagesse.
Ni l'un ni l'autre ne sont tes ennemis !
Si tu le permets, j'aimerais passer quelque jours avec cette approche.
Cette nouvelle perspective a beaucoup de potentiel et ce serait bien de l'explorer davantage.
Je me demande juste si c'est un travail pour le "moi" ou si cela doit s'aborder a partir du Regard? Je ne sais pas très bien...
Lorsque cette nouvelle attitude sera devenue presque naturelle, alors ce sera sans doute le bon moment pour skype.
De toute facon, le connexion est hyper lente ici.

Je n'oublie pas non plus de répondre aux questions... Demain ou après demain!
Joëlle.

User avatar
GG1
Posts: 269
Joined: Fri Jan 27, 2012 2:38 pm
Contact:

Re: "je" vient ici rendre les armes!

Postby GG1 » Fri Jun 29, 2012 7:06 am

Bonjour Joëlle,

Ce n'est pas un travail pour le moi, pas même un travail à proprement parler.
Juste quelques mots à ne pas chercher à comprendre :
Plutôt une respiration, une respiration avec, portée par le regard... et qui porte le regard.
Une détente qui laisse transparaître une réalité qui préexiste et se dévoile dans l'accueil étonné de l'inconnu.

Toujours avec toi par le coeur ;)
Gérard
Everything is That

User avatar
zinzin
Posts: 72
Joined: Fri Apr 20, 2012 11:54 pm

Re: "je" vient ici rendre les armes!

Postby zinzin » Sat Jun 30, 2012 1:30 pm

Bonjour Gérard!

Refuser le refus, c'est encore une pensée de refus. C'est le refus qui dit que le refus n'a pas sa place. Ca se mord sérieusement la queue, non ? ;-)
Certes!
L'idéal est de les "rencontrer directement", c'est à dire de les laisser nous traverser totalement, sans nous y identifier. Un peu comme une onde de bien-être, sans le bien-être ;-)
je laisse beaucoup cette phrase agir (sorry pour la référence à un vécu gore qui n'avait pas sa place ici)
et ceci
Sinon, seulement rester avec. Respirer avec. Ce sont des compagnons. Ils te quitteront le moment venu : dès qu'ils auront délivré leur message. Ecoute-les
Juste grâce à ces deux phrases, il semble que la guerre se termine. On devrait normalement naviguer en eaux plus calmes...

Je te propose de vraiment t'approcher de ce "vide infini", ce "fond abyssal". De quoi est fait le "vide sidéral" dont tu parles ? Est-ce réellement vide ?
Non, le moi le perçoit ainsi. C'est en réalité une autre perception indéfinissable, mais qui est étiquettée vide abyssal par le vertige qu'elle provoque chez celui qui reste en dehors. Le vertige subsiste tant qu'il y a une attache qui relie au sol ou a quelque chose. Une fois que les amarres sont larguées, celui qui est dans la montgolfière ne perçoit plus cette sensation de vertige et donc de vide. Il fait partie intégrale de l'élément Air.

Un indice : le Silence est-il vide ou suelement apparemment vide et si oui pour qui ou plutôt pour "quoi" ?
Non.Il est plein de lui même. Mais assourdissant de silence et de vide pour qui est a l'extérieur. Insupportable.

Donc la pensée qu'il y a un moi et qu'il à un certain pouvoir est concommittante de la connaissance qu'il n'y a pas de pouvoir. Et le paradoxe n'est même pas dérangeant ! Intéressant ça !
D'où peut bien provenir la peur de perdre un pouvoir qui n'existe pas ?
La contradiction ne dérange absolument pas le moi. Si c'est le prix a payer pour rester en place, il considère même que le tarif est dérisoire.

Comment croire qu'on voit un serpent lorsqu'on sait que ce n'est qu'un vieux bout de corde usagé ?
les pensées vont au plus vite, prennent des raccourcis de raccourcis et la peur est leur fond de commerce.
Ce qui aboutit à des comportement incohérents à l'analyse, là où le regard sans pré-conditionnement aurais bien vu une corde ou tout au plus la ressemblance avec un serpent, tout simplement.
Les pensées au mieux se trompent, au pire mentent, ensuite elles interprètent faussement leur erreur de départ et projettent la-dessus.
Cela ne nous viendrait jamais à l'idée de confier notre vie à un guide de montagne bourré, susceptible et irrascible et c'est pourtant ce que nous faisons toutes les heures de notre journée et toutes les journées de notre vie, malmenant LA vie.
Une regrettable erreur, une tragique méprise transmisse de génération en génération...


Quelle pensée-croyance maintient cette illusion ?
La peur bien sûr, la dernière qui abandonnera le navire.

Une chose, en fait, pourquoi me demandes-tu ceci?
A être avec tout cela tel que c'est ? A être défaite et même à te sentir impuissante et larguée ? A pleurer éventuellement sur ton incapacité à apporter le bonheur, à être heureuse ? A reconnaître ta défaite ? Que sais-je encore ?
Est-ce du vécu? Il faut vraiment s'attendre à cela? Juste pour savoir...

Anecdote-regard
Les gens sont à table sur une terrasse magnifique.
Ils discutent bruyamment de leurs projets de la journée.
Un chat circule lentement entre les chaises, tranquille.
Chat de personne, personne ne le voit.
La vie se vit dans le chat
.

Passe une bonne après midi.
Joelle.


PS : tu verras que ce qui est pris pour de la "morve froide" est tranquillité doucement souriante lorsqu'elle est accueillie (sans personne pour l'accueillir).
PPS : Aurais-tu peur de te laisser aller dans ta vie, et alors de perdre le contrôle, ou ton sentiment de sécurité ou... ? Si oui, regarde la peur en amont : peur de perdre un sentiment de contrôle ou un sentiment de sécurité par exemple.
PPPS : Bonnes vacances !This... is nothing, appearing... apparently - Tony Parsons
GG1

Messages: 63
Inscrit le: Janvier 27th, 2012, 1:38 pm
Message privéSite Internet

User avatar
GG1
Posts: 269
Joined: Fri Jan 27, 2012 2:38 pm
Contact:

Re: "je" vient ici rendre les armes!

Postby GG1 » Sat Jun 30, 2012 8:21 pm

Bonjour Joëlle,

Je suis heureux pour toi que les choses se calment.
Non, il n'y a pas à passer par "tout cela". Ne t'attends à rien.
Je lance des lignes et attends de voir si un poisson mord à l'hameçon.

A propos de l'anecdote regard, oui, la vie se vit dans le chat. La vois-tu aussi se vivre dans tout le reste ? Regarde veux-tu ?
Quelle pensée-croyance maintient cette illusion ?
La peur bien sûr, la dernière qui abandonnera le navire.
J'aimerais maintenant que tu regardes de plus près la ou les peur(s), sous toutes leurs formes. Peur de quoi ?
Fais-en une liste, regarde les sensations en amont du mot peur. Reste avec elles, veux-tu ?

A te lire
Gérard
Everything is That

User avatar
zinzin
Posts: 72
Joined: Fri Apr 20, 2012 11:54 pm

Re: "je" vient ici rendre les armes!

Postby zinzin » Sun Jul 01, 2012 8:49 pm

Bonsoir Gérard!

Oui, je vois la vie se vivre dans les oiseaux aussi.
Mais pas beaucoup plus loin pour l'instant. Pas grave...

Et je pensais aussi aux peurs aujourd'hui.
Je me rends compte que c'est bien moi qui ai claqué la porte au nez de cet état de fluidité de l'autre semaine.
Trop grand, trop beau, trop... douloureux si ca vient à me lâcher.
Donc c'est moi qui y met une fin pour ne pas avoir à la subir.
Et en fait, je fais ça tout le temps. Avec beaucoup de monde et dans quasi tous les domaines.
A la moindre faille, je prends les devants et je dynamite le tout: Très diplomatiquement et sans que personne ne s'en rende compte le plus souvent, parfois même en faisant en sorte que ce soit l'autre partie qui abandonne, mais le fait est là.
100% de douleur si je subis la perte, plus que 30% rapidement expédiés si c'est moi qui la provoque.

Oui, la peur d'abandon est la plus forte.
Parce que la douleur d'abandon est infernale: grande tristesse, désinterêt de tout, ancrage dans la perte,...
1 an pour encaisser, 1 an pour récuperer.
A ne pas renouveler trop souvent, si possible jamais.
L'ultime fonction du moi est de protéger des effets de cette douleur.
Et si je met en doute cette fonction, ca montre les dents, sort les crampons, gémit, affiche un NON inébranlable, fait vibrer les cordes sensibles...

Les autres peurs sont des petites peurs satellites ou matérielles: peur de manquer, peur pour mes enfants,...
Petites choses négociables et sans grandes conséquences.

Amitiés.
Joelle.

User avatar
GG1
Posts: 269
Joined: Fri Jan 27, 2012 2:38 pm
Contact:

Re: "je" vient ici rendre les armes!

Postby GG1 » Sun Jul 01, 2012 11:07 pm

Bonsoir Joëlle,

Beau travail !

Regarde de plus près encore. Comment se manifeste corporellement la peur de l'abandon ?
Reste avec les sensations, sans le mot "peur", que sont-elles ?

Qu'y a-t-il de si insupportable dans l'idée d'abandon ? Je veux dire, quelles sont les pensées qui maintiennent cette histoire, font croire à sa gravité ? Pourquoi l'idée de l'abandon te fait-elle si peur ?

N'oublie pas : c'est une pensée, "crue", qui a le seul pouvoir que la croyance lui apporte. Dépose-la, que reste-t-il ?
Ou autrement dit : tu as peur, soit, et alors ? En quoi avoir peur est-il un problème ? La peur te protège-t-elle de l'abandon ? Pardon, du sentiment d'abandon.
As-tu réellement été abandonnée ? Par qui sinon par toi-même ?

Et puis, en l'absence de "moi", que devient la peur ? Si tu demeures avec le sentiment d'être ou te réfères à l'expérience que tu as décrite le 25 juin, la peur est-elle présente ? Et si oui, a-t-elle une emprise sur toi ? De quel ordre ? Y a-t-il réel abandon ? Et même possibilité d'un réel abandon ?

A te lire

Avec toi par le Coeur
Gérard
Everything is That

User avatar
zinzin
Posts: 72
Joined: Fri Apr 20, 2012 11:54 pm

Re: "je" vient ici rendre les armes!

Postby zinzin » Mon Jul 02, 2012 10:47 am

Bonjour!

Waow...! Ca remue tout cela! Ce n'est pas content: on s'approche d'un peu trop près du centre nevralgique!
J'ai recopié tout cela, je le prends avec moi et je reste avec, regarde, réfléchit, le laisse, le reprend,... ca me prendra au minimum 24h.

Puis-je avoir un complément d'explication pour ceci:

"Par qui sinon par toi-même ?"

A plus tard,
Et merci encore!
Joelle.

User avatar
GG1
Posts: 269
Joined: Fri Jan 27, 2012 2:38 pm
Contact:

Re: "je" vient ici rendre les armes!

Postby GG1 » Mon Jul 02, 2012 11:19 am

Bonjour Joëlle,
Puis-je avoir un complément d'explication pour ceci:
"Par qui sinon par toi-même ?"
Si ce n'est pas clair pour toi, ne t'en préoccupe pas.

++
Gérard
Everything is That

User avatar
zinzin
Posts: 72
Joined: Fri Apr 20, 2012 11:54 pm

Re: "je" vient ici rendre les armes!

Postby zinzin » Wed Jul 04, 2012 11:49 am

Bonjour Gérard,

Bien..., par où commencer sans être trop longue?
Pas pu me connecter hier soir, donc encore une nuit pour réfléchir à mes réponses.
Pas facile: ou mes réponses sont conventionnelles et c'est ok, ou elles sont honnêtes et le début de la réponse percute la fin et je me retrouve dans l'inconfort et la confrontation. Je réfléchis à tout cela , puis j'entends clairement ceci:
"De toute facon, tu peux écrire ce que tu veux, je ne bougerai pas d'ici. Jamais!"

je suis scotchée.
C'est bizarre. Là, je dois expliquer que c'est bien moi qui pense et parle ainsi... à 90%
Mais il reste un tout petit 10% qui observe, stupéfait.

Et ca continue sur ce ton furieux et haineux: "Mais COMMENT peux-tu me (nous) faire cela? Après tout ce que nous avons fait, ce que j'ai fait pour toi? Je t'ai mis hors d'atteinte, comment peux-tu remettre cela en question, tu vas tout bousiller! Tout va recommencer, tu vas voir!"
Je te passe les propos à ton sujet et au sujet de ce site. Mais c'est clair que si j'avais eu une connexion à ce moment, je serais venue dire que je mettais fin au fil de discussion. et dans le même temps, je virais toutes mes adresses ayant un lien avec ce site. Tellement clair que c'est trop dangereux et que je remet trop d'acquis en question. Je suis convaincue que c'est la seule et LA bonne décision.

EN MEME TEMPS, les autres 10%, aterré, observe ce déchainement: "Mais c'est quoi, ce truc? Que dois je faire...? Que m'a t-il dit encore? Acceuillir? écouter?oui. regarder? oui, regarder..."
Et je perçois clairement comme ce "truc" est une énergie, rassemblée, concentrée dans ce cas ci parce que poussée dans ses retranchements, mais sinon tellement invisible et discrète quand tout va comme elle le veut. Et je vois comme elle détourne "ma"(la) vie, la pompe, l'intercepte, utilse mon nom... Mais en fait non, elle ne l'utilise pas C'EST joelle, c'est... MOI. Cette énergie EST moi, joelle.
Impression de devenir dingue.
Aussitôt, la colère s'arrête et fait place a de la tristesse, mais j'ai le temps de voir que C'EST la même chose, ca a juste changé de forme a une allure ahurissante et je me rends compte de la "malignité" du processus.

Alors, vient la question: Mais alors "Qui suis je...?" et la seule réponse qui vient est "Je ne sais pas...".
Cela s'accompagne de la sensation d'être un cadavre vidé de toute substance avec presque plus de contour, quasi transparent, dérivant doucement, flottant sur le ventre entre deux eaux, le tout dans des tons gris. Ni agréable, ni inconfortable. Et sans arrêt comme quelqu'un de commotionné toujours la même question "Mais alors, Qui suis-je.. ? Et toujours, la seule réponse qui est LA réponse: "je ne sais pas..."
Et de se laisser flotter.
Ahurie de me rendre compte qu'il a tant d'années que cette question aurait dû être posée.

Physiquement, cela s'accompagnait d'une respiration très ample et calme.
Puis tout est revenu à la "normale" très progressivement.


Return to “Français (archives)”

Who is online

Users browsing this forum: No registered users and 69 guests