Aller de l'avant ...
Moderators: Chronophonix, Freddi
- Véronique-Sophie
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- Joined: Mon Apr 30, 2012 7:42 pm
Re: Aller de l'avant ...
Bonjour Gérard,
merci de t'inquiéter de mon sort ...
Je en sais pas bien répondre à tes questions alors je me suis remise à mon train-train : saisir les moments où la pensée se met en vrille à propos de ceci ou cela et défaire le noeud pour lâcher-prise ... à chaque fois que le noeud est identifié, la joie vient ... je ne me lasse pas encore de ce jeu.
Sans doute avais-je l'ambition que le feu de joie soit total avec une recette miracle mais en attendant le chemin se fait ( avec ou sans "moi" ) ...
Amicalement,
Véronique
merci de t'inquiéter de mon sort ...
Je en sais pas bien répondre à tes questions alors je me suis remise à mon train-train : saisir les moments où la pensée se met en vrille à propos de ceci ou cela et défaire le noeud pour lâcher-prise ... à chaque fois que le noeud est identifié, la joie vient ... je ne me lasse pas encore de ce jeu.
Sans doute avais-je l'ambition que le feu de joie soit total avec une recette miracle mais en attendant le chemin se fait ( avec ou sans "moi" ) ...
Amicalement,
Véronique
Re: Aller de l'avant ...
Bonjour Véronique,
Oui, saisir les moments, défaire le nœud, lâcher prise… Belle et bonne pratique.
En fait, voir que « moi » est une pensée procède de la même chose.
On peut simplement considérer que l’idée d’un « moi » est une « pensée qui se met en vrille » et très exactement y appliquer ce que tu fais habituellement.
J’ai le sentiment que tu as déjà vu et compris bien des choses et que ça ne facilite pas le processus que nous proposons ici. On sème de la confusion dans ce qui est clair, pose des questions qui ont déjà des réponses, revenons sur des choses acquises pour toi…
Je ne sais pas si ça te parle, mais comme je te le disais, cela fait plus de 20 ans que ce sont éveillées des perceptions « autres ». Au décours d’une « expérience mystique » qui a changé ma vie. De nombreuses autres expériences ont suivi, mystiques, non duelles…
Il a été vu de nombreuses fois que le « moi » n’était pas définitivement réel. Que j’étais bien plus « Je Suis » et même « Cela » que « moi ». Le travail ici a été de réaliser que contrairement à ce que je pensais, « moi » n’apparaissait pas et ne disparaissait pas : il n’y en a pas et il n’y en a jamais eu, sinon en tant que pensée-croyance. Et « réaliser » n’est pas « penser », ni « savoir »...
Dans ton cas, j’ai l’impression (mais je peux me tromper) que ce que nous appelons « moi » et « Je Suis » sont mêlés et que tu ne sais pas réellement distinguer l’un de l’autre. Alors dire « Je Suis » n’existe pas n’a guère de sens ! Il est l’êtreté même (même s’il y autre chose au delà).
Et puis, oui, lâcher l’ambition que le feu de joie soit total. Quelle bonne idée !
Lâcher tout (ce qui ne veut pas dire quitter). Lâcher tout attachement, toute idée, toute croyance, toute « certitude » à propos de…, tout désir personnel, tout « c’est moi », tout « c’est à moi », etc.
En général, « l’éveil » considéré comme « réaliser qu’il n’y a pas de moi et qu’il n’y en a jamais eu » est à la fois abasourdissant de simplicité, naturel, révolutionnaire et totalement banal, « ordinaire ».
D’un côté, rien ne change ou presque : les mêmes fonctionnements plus ou moins automatiques, conditionnés ou liés aux préférences de cet « incarnat » continuent de se jouer.
D’un autre côté, la légèreté est là le plus souvent, les souffrances disparaissent quasiment complètement dès les premiers jours, les mécanismes dont je parlais plus haut sont généralement vus facilement et se dissolvent au fur et à mesure sans aucun effort : le regard suffit. Le sourire de fond est quasi constamment perçu et tout ce qui apparaît est de plus en plus facilement simplement accueilli tel que c’est : émotions, événements… Des actions s’ensuivent ou non, libres.
Et tout cela s’approfondit petit à petit.
La joie ne se développe pas.
Elle est ce que tu es et a toujours été.
Par contre elle est ressentie ou non. Ici, petit à petit, elle l’est de plus en plus constamment (cependant la ressentir ou non n’a en Soi aucune importance).
Du fond du cœur
Gérard
Oui, saisir les moments, défaire le nœud, lâcher prise… Belle et bonne pratique.
En fait, voir que « moi » est une pensée procède de la même chose.
On peut simplement considérer que l’idée d’un « moi » est une « pensée qui se met en vrille » et très exactement y appliquer ce que tu fais habituellement.
J’ai le sentiment que tu as déjà vu et compris bien des choses et que ça ne facilite pas le processus que nous proposons ici. On sème de la confusion dans ce qui est clair, pose des questions qui ont déjà des réponses, revenons sur des choses acquises pour toi…
Je ne sais pas si ça te parle, mais comme je te le disais, cela fait plus de 20 ans que ce sont éveillées des perceptions « autres ». Au décours d’une « expérience mystique » qui a changé ma vie. De nombreuses autres expériences ont suivi, mystiques, non duelles…
Il a été vu de nombreuses fois que le « moi » n’était pas définitivement réel. Que j’étais bien plus « Je Suis » et même « Cela » que « moi ». Le travail ici a été de réaliser que contrairement à ce que je pensais, « moi » n’apparaissait pas et ne disparaissait pas : il n’y en a pas et il n’y en a jamais eu, sinon en tant que pensée-croyance. Et « réaliser » n’est pas « penser », ni « savoir »...
Dans ton cas, j’ai l’impression (mais je peux me tromper) que ce que nous appelons « moi » et « Je Suis » sont mêlés et que tu ne sais pas réellement distinguer l’un de l’autre. Alors dire « Je Suis » n’existe pas n’a guère de sens ! Il est l’êtreté même (même s’il y autre chose au delà).
Et puis, oui, lâcher l’ambition que le feu de joie soit total. Quelle bonne idée !
Lâcher tout (ce qui ne veut pas dire quitter). Lâcher tout attachement, toute idée, toute croyance, toute « certitude » à propos de…, tout désir personnel, tout « c’est moi », tout « c’est à moi », etc.
En général, « l’éveil » considéré comme « réaliser qu’il n’y a pas de moi et qu’il n’y en a jamais eu » est à la fois abasourdissant de simplicité, naturel, révolutionnaire et totalement banal, « ordinaire ».
D’un côté, rien ne change ou presque : les mêmes fonctionnements plus ou moins automatiques, conditionnés ou liés aux préférences de cet « incarnat » continuent de se jouer.
D’un autre côté, la légèreté est là le plus souvent, les souffrances disparaissent quasiment complètement dès les premiers jours, les mécanismes dont je parlais plus haut sont généralement vus facilement et se dissolvent au fur et à mesure sans aucun effort : le regard suffit. Le sourire de fond est quasi constamment perçu et tout ce qui apparaît est de plus en plus facilement simplement accueilli tel que c’est : émotions, événements… Des actions s’ensuivent ou non, libres.
Et tout cela s’approfondit petit à petit.
La joie ne se développe pas.
Elle est ce que tu es et a toujours été.
Par contre elle est ressentie ou non. Ici, petit à petit, elle l’est de plus en plus constamment (cependant la ressentir ou non n’a en Soi aucune importance).
Du fond du cœur
Gérard
Everything is That
- Véronique-Sophie
- Posts: 63
- Joined: Mon Apr 30, 2012 7:42 pm
Re: Aller de l'avant ...
Bonsoir Gérard,
Merci beaucoup pour ton message, j'ai plus l'impression d'être comprise.
En te lisant je m'aperçois que je ne pensais plus à un épisode d'il y a 5 ans où tout à coup je percevais l'autre comme étant moi surtout au niveau des émotions. Çà duré un bon moment et en présidant des réunions j'avais l'impression de me dédoubler : une Véronique en pilotage automatique qui gère la réunion et une je ne sais quoi qui navigue avec les émotions de plusieurs personnes dans la salle ...
J'avais l'impression de perdre pied et je faisais du sodoku quand j'étais seule pour me mettre la tête à l'endroit ...
Quelques semaines après j'ai découvert que j'avais du magnétisme en guérissant quelqu'un par hasard ... çà m'a drôlement secouée aussi.
Disons qu'à cette période j'étais d'accord pour que certaines perceptions se développent mais j'avais aussi peur de perdre la tête. Sans doute parce que j'ai croisé dans ma vie des personnes qui ont eu un choc spirituel et m'on parues rester perchées sur leur nuage ...
Les personnes avec qui j'ai eu contact sur ces sujets étaient plutôt à me pousser dans le magnétisme, les soins, mais n'étaient pas très au clair ... je n'ai pas cheminé longtemps avec, dès que j'ai posé des questions gênantes, çà a déplu ...
Pour la question de "je suis" ou "c'est moi", ce sont des subtilités que j'ai du mal à aborder.
Le français ( qui est ma seule langue de communication et ma langue maternelle) ou disons le langage verbal a toujours un côté langue apprise ou artificielle pour moi; j'ai l'impression de penser le plus souvent en sensations et en images qu'en mots et bien souvent il me faut faire un effort pour parler.
Dans la méditation "c'est moi" n'a pas besoin d' être là,
Dans la vie courante çà fait longtemps que je n'ai pas eu besoin de me définir, sauf à faire valoir mes savoirs-faire quand c'est nécessaire pour le travail.
Je suis aussi mal à l'aise avec la question de "croire", çà fait aussi un moment que je ne réfléchis plus en ces termes, mais peut-être est-ce que mes "croyances" sont cachées où je ne les perçois pas.
Un truc qui me dérange dans la perception de " moi" non séparée c'est de voir l'autre dans son entièreté, ou de voir de l'autre des trucs que j'aimerais ne pas voir ... -> voilà un joli noeud !!
J'arrête pour ce soir, profiter un peu de la fraîcheur ... au lieu de bronzer devant l'écran.
Bien à toi,
Véronique
Merci beaucoup pour ton message, j'ai plus l'impression d'être comprise.
En te lisant je m'aperçois que je ne pensais plus à un épisode d'il y a 5 ans où tout à coup je percevais l'autre comme étant moi surtout au niveau des émotions. Çà duré un bon moment et en présidant des réunions j'avais l'impression de me dédoubler : une Véronique en pilotage automatique qui gère la réunion et une je ne sais quoi qui navigue avec les émotions de plusieurs personnes dans la salle ...
J'avais l'impression de perdre pied et je faisais du sodoku quand j'étais seule pour me mettre la tête à l'endroit ...
Quelques semaines après j'ai découvert que j'avais du magnétisme en guérissant quelqu'un par hasard ... çà m'a drôlement secouée aussi.
Disons qu'à cette période j'étais d'accord pour que certaines perceptions se développent mais j'avais aussi peur de perdre la tête. Sans doute parce que j'ai croisé dans ma vie des personnes qui ont eu un choc spirituel et m'on parues rester perchées sur leur nuage ...
Les personnes avec qui j'ai eu contact sur ces sujets étaient plutôt à me pousser dans le magnétisme, les soins, mais n'étaient pas très au clair ... je n'ai pas cheminé longtemps avec, dès que j'ai posé des questions gênantes, çà a déplu ...
Pour la question de "je suis" ou "c'est moi", ce sont des subtilités que j'ai du mal à aborder.
Le français ( qui est ma seule langue de communication et ma langue maternelle) ou disons le langage verbal a toujours un côté langue apprise ou artificielle pour moi; j'ai l'impression de penser le plus souvent en sensations et en images qu'en mots et bien souvent il me faut faire un effort pour parler.
Dans la méditation "c'est moi" n'a pas besoin d' être là,
Dans la vie courante çà fait longtemps que je n'ai pas eu besoin de me définir, sauf à faire valoir mes savoirs-faire quand c'est nécessaire pour le travail.
Je suis aussi mal à l'aise avec la question de "croire", çà fait aussi un moment que je ne réfléchis plus en ces termes, mais peut-être est-ce que mes "croyances" sont cachées où je ne les perçois pas.
Un truc qui me dérange dans la perception de " moi" non séparée c'est de voir l'autre dans son entièreté, ou de voir de l'autre des trucs que j'aimerais ne pas voir ... -> voilà un joli noeud !!
J'arrête pour ce soir, profiter un peu de la fraîcheur ... au lieu de bronzer devant l'écran.
Bien à toi,
Véronique
Re: Aller de l'avant ...
Bonjour Véronique,
Pourrais-tu m'en dire un peu plus sur cet épisode d'il y a 5 ans ? Tu dis "tout à coup". Y a-t-il eu une réalisation de quelque chose puis toutes ces perceptions ? Ou ces perceptions sont-elles apparues sans aucun "préambule" ?
Personnellement il y a d'abord eu "expérience" : amour inconditionnel, paix profonde, joie douce, connaissance d'un "moi" intérieur non affecté, vision que tout est toujours parfait et l'a toujours été, que la vie s'écoule par elle-même, etc. Je ne me suis rendu compte des perceptions extra-sensorielles que par hasard : ma femme a dit quelque chose comme "je me demande s'il fera beau ce WE" et j'ai vu le temps qu'il allait faire...
Et puis, je savais ce qui se passait pour les clients qui venaient me voir en thérapie.
Et je ne suis pas resté perché sur mon nuage ;-)
Je comprends bien ce que tu dis à propos des sensations et des images. J'ai un côté comme ça, très fort.
Il arrive parfois que tout soit saisi tellement vite que je suis incapable de le mettre en mots.
D'un autre côté, le langage est un outil essentiel pour moi. J'ai souvent pu constater que la parole pouvait guérir... ou rendre malade.
Et puis j'ai appris à mettre en mots du mieux que je peux.
Je reste à la fois en syntonie avec le ressenti et je le mets en mots, au plus près de ce que je ressens, corrigeant les mots en fonction de la sensation.
J'aime bien ce que tu dis là :
On peut pafaitement faire part de ses savoirs-faire, les montrer, etc. sans être identifié à eux, non ?
En fait, j'ai le sentiment que tu as déjà eu la perception d'une non séparation. Cette expérience d'il y a 5 ans par exemple. Et puis, pour avoir des ressentis comme les tiens, ne faut-il pas qu'il y ait une sorte d'unité ou de communion avec l'environnement ?
Pour ma part, les autres sont ressentis "en moi" dans le coeur. ces perceptions sont fondées sur l'amour inconditionnel. Et là, il n'y aucun moyen de voir quelque chose qui pourrait déranger : tout y est accueilli, compris, avec "compassion". Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a jamais de réaction "structurante", de "stop" ! Rien à voir avec un amour "nian nian" ;-)
Un peu comme on dit stop à nos enfants lorsqu'ils cherchent les limites. Bon, moi avec mon énergie d'homme ;-)
De tout coeur
Gérard
Pourrais-tu m'en dire un peu plus sur cet épisode d'il y a 5 ans ? Tu dis "tout à coup". Y a-t-il eu une réalisation de quelque chose puis toutes ces perceptions ? Ou ces perceptions sont-elles apparues sans aucun "préambule" ?
Personnellement il y a d'abord eu "expérience" : amour inconditionnel, paix profonde, joie douce, connaissance d'un "moi" intérieur non affecté, vision que tout est toujours parfait et l'a toujours été, que la vie s'écoule par elle-même, etc. Je ne me suis rendu compte des perceptions extra-sensorielles que par hasard : ma femme a dit quelque chose comme "je me demande s'il fera beau ce WE" et j'ai vu le temps qu'il allait faire...
Et puis, je savais ce qui se passait pour les clients qui venaient me voir en thérapie.
Et je ne suis pas resté perché sur mon nuage ;-)
Je comprends bien ce que tu dis à propos des sensations et des images. J'ai un côté comme ça, très fort.
Il arrive parfois que tout soit saisi tellement vite que je suis incapable de le mettre en mots.
D'un autre côté, le langage est un outil essentiel pour moi. J'ai souvent pu constater que la parole pouvait guérir... ou rendre malade.
Et puis j'ai appris à mettre en mots du mieux que je peux.
Je reste à la fois en syntonie avec le ressenti et je le mets en mots, au plus près de ce que je ressens, corrigeant les mots en fonction de la sensation.
J'aime bien ce que tu dis là :
Dans la vie courante non plus, pas besoin d'être identifié à la pensée "moi" ;-)Dans la méditation "c'est moi" n'a pas besoin d' être là,
Dans la vie courante çà fait longtemps que je n'ai pas eu besoin de me définir, sauf à faire valoir mes savoirs-faire quand c'est nécessaire pour le travail.
On peut pafaitement faire part de ses savoirs-faire, les montrer, etc. sans être identifié à eux, non ?
Là, il est probable qu'elles soient cachées, oui ;-) Je crois d'ailleurs en apercevoir une dans ce qui suit :Je suis aussi mal à l'aise avec la question de "croire", çà fait aussi un moment que je ne réfléchis plus en ces termes, mais peut-être est-ce que mes "croyances" sont cachées où je ne les perçois pas.
Je ne suis pas sûr de bien comprendre. As-tu la perception de "moi" non séparée et as-tu vu des trucs qui te dérange ou as-tu peur que "moi" non séparé te fasse voir des trucs qui te dérange ?Un truc qui me dérange dans la perception de " moi" non séparée c'est de voir l'autre dans son entièreté, ou de voir de l'autre des trucs que j'aimerais ne pas voir ... -> voilà un joli noeud !!
En fait, j'ai le sentiment que tu as déjà eu la perception d'une non séparation. Cette expérience d'il y a 5 ans par exemple. Et puis, pour avoir des ressentis comme les tiens, ne faut-il pas qu'il y ait une sorte d'unité ou de communion avec l'environnement ?
Pour ma part, les autres sont ressentis "en moi" dans le coeur. ces perceptions sont fondées sur l'amour inconditionnel. Et là, il n'y aucun moyen de voir quelque chose qui pourrait déranger : tout y est accueilli, compris, avec "compassion". Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a jamais de réaction "structurante", de "stop" ! Rien à voir avec un amour "nian nian" ;-)
Un peu comme on dit stop à nos enfants lorsqu'ils cherchent les limites. Bon, moi avec mon énergie d'homme ;-)
De tout coeur
Gérard
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- Véronique-Sophie
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- Joined: Mon Apr 30, 2012 7:42 pm
Re: Aller de l'avant ...
Bonjour Gérard,
Merci de ton aide.
je vais essayer de répondre :
Pourrais-tu m'en dire un peu plus sur cet épisode d'il y a 5 ans ? Tu dis "tout à coup". Y a-t-il eu une réalisation de quelque chose puis toutes ces perceptions ? Ou ces perceptions sont-elles apparues sans aucun "préambule" ?
C'est arrivé petit à petit. Il y avait eu des épisodes divers auparavant, mais là çà a été un changement continu.
D'abord plusieurs jours avec une vibration corporelle partant du ventre.
- Ensuite une perception des autres personnes devenue différente, l'impression de n'avoir plus de limites, de toucher l'intérieur de l'autre, comme si j'avais un autre corps plus subtil. ( auparavant j'avais plutôt tendance à être assez froide et à tenir tout le monde à distance)
Ce corps subtil a des perceptions tactiles ou kinesthésiques, sa dimension change ...
- Ensuite il y a eu l'épisode d'une guérison brutale: une voix intérieure qui me dicte "donne-moi la main", je finis par le faire, picotement dans les mains et la personne guérit.
- Ensuite une personne m'a demandé des "soins" de magnétisme qui ont en fait été un accompagnement de fin de vie ... c'est cela qui m'a fait m'engager dans les études de psycho
- Des épisodes en méditation où j'ai eu l'impression de me transformer en animal ( très éprouvant), mais du coup je n'hésite plus à communiquer intérieurement avec les animaux que je rencontre ...
- Ensuite il y a eu une période où j'attrapais (sans le vouloir) les douleurs physiques des personnes qui me parlaient de leurs problèmes physiques ( auparavant j'avais un désintérêt voire un dégoût de toutes les questions de maladie ou corporelles).
- Ensuite j'ai eu des expériences où ( sans le vouloir) en soutenant moralement quelqu'un je me retrouvait avec son problème psychologique, çà m'arrive encore parfois ...
Il m'arrive, de temps en temps, de faire des soins énergétiques à des personnes, je perçois alors l'énergie dans leur corps physique et comment elle se modifie en posant les mains.
Il m'arrive aussi de percevoir les intentions des gens (mes clients), mais çà çà me gène, car c'est malgré eux... j'essaye de ne pas y faire attention.
Maintenant j'ai aussi l'impression de pouvoir communiquer avec les plantes et les minéraux mais çà ne change pas grand chose au quotidien ( j'explique juste aux carottes comment je vais les manger ...) mais je ne sais pas si c'est une réelle communication, peut-être plutôt un manière d'être présente à eux.
Il y a aussi beaucoup de coïncidences, de réponses qui viennent toutes seules ...
Dans la vie courante non plus, pas besoin d'être identifié à la pensée "moi" ;-)
On peut pafaitement faire part de ses savoirs-faire, les montrer, etc. sans être identifié à eux, non ?
Bien d'accord pour les savoirs-faire.
je remarque en fait que quand j'ai à faire avec des problèmes, des récriminations de clients par exemple, c'est là que la pensée part en vrille, comme un discours intérieur pour "quoi dire", "quoi répondre", "quoi faire" ... et là je suis en plein dans l'identification même quand je sais (intellectuellement) parfaitement que mon travail ne peux être mis en cause; et quand je n'en suis pas sûre alors là c'est encore plus dur à stopper... c'est bien de cela que j'aimerais me débarrasser ...
As-tu la perception de "moi" non séparée et as-tu vu des trucs qui te dérange ou as-tu peur que "moi" non séparé te fasse voir des trucs qui te dérange ?
Les ressentis des autres qui me dérangent sont plutôt "dans la tête" que "dans le coeur"; ce qui me dérange c'est quand je perçois des intentions négatives.
Pour ce qui est du coeur, j'ai l'impression que çà s'ouvre depuis très peu de temps, quelques mois seulement. Mais effectivement quand j'arrive ( mais c'est pas "automatique" chez moi) à "regarder avec le coeur" çà change la perception que j'ai de l'autre même s'il est en train de penser des trucs pas nets.
A vrai dire, ce qui est dérangeant c'est quand je perçois des choses négatives à mon égard, évidemment je vois bien mon ego là dedans...
Tout çà est en pleine modification, comme tu le perçois surement...
Bien à toi,
Véronique
Merci de ton aide.
je vais essayer de répondre :
Pourrais-tu m'en dire un peu plus sur cet épisode d'il y a 5 ans ? Tu dis "tout à coup". Y a-t-il eu une réalisation de quelque chose puis toutes ces perceptions ? Ou ces perceptions sont-elles apparues sans aucun "préambule" ?
C'est arrivé petit à petit. Il y avait eu des épisodes divers auparavant, mais là çà a été un changement continu.
D'abord plusieurs jours avec une vibration corporelle partant du ventre.
- Ensuite une perception des autres personnes devenue différente, l'impression de n'avoir plus de limites, de toucher l'intérieur de l'autre, comme si j'avais un autre corps plus subtil. ( auparavant j'avais plutôt tendance à être assez froide et à tenir tout le monde à distance)
Ce corps subtil a des perceptions tactiles ou kinesthésiques, sa dimension change ...
- Ensuite il y a eu l'épisode d'une guérison brutale: une voix intérieure qui me dicte "donne-moi la main", je finis par le faire, picotement dans les mains et la personne guérit.
- Ensuite une personne m'a demandé des "soins" de magnétisme qui ont en fait été un accompagnement de fin de vie ... c'est cela qui m'a fait m'engager dans les études de psycho
- Des épisodes en méditation où j'ai eu l'impression de me transformer en animal ( très éprouvant), mais du coup je n'hésite plus à communiquer intérieurement avec les animaux que je rencontre ...
- Ensuite il y a eu une période où j'attrapais (sans le vouloir) les douleurs physiques des personnes qui me parlaient de leurs problèmes physiques ( auparavant j'avais un désintérêt voire un dégoût de toutes les questions de maladie ou corporelles).
- Ensuite j'ai eu des expériences où ( sans le vouloir) en soutenant moralement quelqu'un je me retrouvait avec son problème psychologique, çà m'arrive encore parfois ...
Il m'arrive, de temps en temps, de faire des soins énergétiques à des personnes, je perçois alors l'énergie dans leur corps physique et comment elle se modifie en posant les mains.
Il m'arrive aussi de percevoir les intentions des gens (mes clients), mais çà çà me gène, car c'est malgré eux... j'essaye de ne pas y faire attention.
Maintenant j'ai aussi l'impression de pouvoir communiquer avec les plantes et les minéraux mais çà ne change pas grand chose au quotidien ( j'explique juste aux carottes comment je vais les manger ...) mais je ne sais pas si c'est une réelle communication, peut-être plutôt un manière d'être présente à eux.
Il y a aussi beaucoup de coïncidences, de réponses qui viennent toutes seules ...
Dans la vie courante non plus, pas besoin d'être identifié à la pensée "moi" ;-)
On peut pafaitement faire part de ses savoirs-faire, les montrer, etc. sans être identifié à eux, non ?
Bien d'accord pour les savoirs-faire.
je remarque en fait que quand j'ai à faire avec des problèmes, des récriminations de clients par exemple, c'est là que la pensée part en vrille, comme un discours intérieur pour "quoi dire", "quoi répondre", "quoi faire" ... et là je suis en plein dans l'identification même quand je sais (intellectuellement) parfaitement que mon travail ne peux être mis en cause; et quand je n'en suis pas sûre alors là c'est encore plus dur à stopper... c'est bien de cela que j'aimerais me débarrasser ...
As-tu la perception de "moi" non séparée et as-tu vu des trucs qui te dérange ou as-tu peur que "moi" non séparé te fasse voir des trucs qui te dérange ?
Les ressentis des autres qui me dérangent sont plutôt "dans la tête" que "dans le coeur"; ce qui me dérange c'est quand je perçois des intentions négatives.
Pour ce qui est du coeur, j'ai l'impression que çà s'ouvre depuis très peu de temps, quelques mois seulement. Mais effectivement quand j'arrive ( mais c'est pas "automatique" chez moi) à "regarder avec le coeur" çà change la perception que j'ai de l'autre même s'il est en train de penser des trucs pas nets.
A vrai dire, ce qui est dérangeant c'est quand je perçois des choses négatives à mon égard, évidemment je vois bien mon ego là dedans...
Tout çà est en pleine modification, comme tu le perçois surement...
Bien à toi,
Véronique
Re: Aller de l'avant ...
Bonjour Véronique,
Merci pour tes réponses.
De mon côté, tout a commencé alors que je me posais la question "Y a-t-il quelque chose après la mort ?". Les personnes à qui j'ai demandé à l'époque "Comment savoir s'il y a quelque chose après la mort ?" m'ont toutes répondu "il faut méditer". Alors je me suis installé dans mon salon. Je te passe les détails, mais moins d'une heure plus tard, il était réalisé que tout est Amour, pur, inconditionnel, Que tout est Parfait, Présence, Paix, etc. La Grâce avait frappé ;-)
C'est plus tard qu'il est arrivé que des soins énergétiques s'effectuent avec les mains. La phrase que j'ai entendu était : "Rends-moi tes mains". Pas très loin de la tienne ;-)
Cette vibration corporelle dans le ventre dont tu parles est-elle apparue d'elle-même, sans rien faire ? Ou au cours d'une méditation ou en lien avec elle ou à quelque chose d'autre ?
Y a-t-il eu "réalisation" de cette trame d'Amour (ou de quelque chose d'équivalent comme Paix, Vérité...) d'où tout apparaît et dont tout est fait, comme dans mon cas ?
Ce que tu racontes à propos des douleurs et des émotions me rappelle que juste après, j'ai participé à un séminaire. J'étais pris par une grande peur les premiers jours, sans comprendre ce qui se passait ! Jusqu'au moment où j'ai pris conscience que j'absorbais la peur imprégnée dans la pièce : nous étions dans une salle d'un hôpital psychiatrique habituellement occupée par des schizophrènes, manifestement très apeurés !
Je n'ai alors plus ressenti cette peur que dans le coeur, avec amour-compassion. Il était vu qu'elle n'était pas "mienne" ET que je n'en étais pas séparé. Depuis, ce que les "autres" vivent est ressenti dans le coeur. Il arrive parfois que ce soit ressenti dans le coeur et ailleurs. Alors c'est que je suis concerné aussi. Ou je vis quelque chose d'apparent, ou j'ai une réaction émotionnelle personnelle à ce qui se passe ou est perçu.
C'est marrant aussi parce que lors du même stage, j'ai "communiqué" avec une guêpe qui se tapait la tête contre les vitres... pour lui indiquer la sortie.
Il n'y a pas de séparation, tout est dans tout, tout est Amour (ce qui m'est apparu en tant que "Amour"). Communion.
Depuis, j'ai vu qu'il y avait quelque chose après ce "stade". On peut l'appeler Unité. La différence est subtile. Dans la communion, l'autre est vécu, ressenti en moi. Dans l'unité, il n'y a plus d'autre, sinon de façon apparente.
Et bien sûr, rien de tout cela n'a à voir avec la folie !
Conscience-présence souriante et amusée ;-)
Personnellement, je ne suis jamais gêné de ce que je perçois. C'est un cadeau. Offert par la vie. ET par l'autre si l'on considère qu'il y en a un, même lorsqu'il s'agit de ses mauvaises intentions. L'autre n'est pas ses mauvaises intentions. Ce sont juste des conditionnements, des réponses à des blessures, des comportements... Rien de Ce qu'il Est. Vu d'ici, les gens ne sont jamais mauvais ou méchants. Ils se comportent de la sorte parce qu'ils sont blessés.
Ca me fait penser d'ailleurs à ton sentiment de culpabilité et même de responsabilité.
Ce sont des conditionnements, des blessures non guéries ;-) A tout le moins, une absence de la conscience de l'Unité.
N'est-ce pas la VIe, l'Amour, Ce qui Est (ou quel que soit le nom que tu lui donnes) par qui tout arrive ? N'es-tu pas Cela ?
Si tu n'as pas accès à ce que je dis dans cette dernière phrase, peut-être connais-tu l'histoire de Job dans la Bible ? A la fin Dieu lui dit quelque chose comme : "Qui es-tu pour discuter avec moi de ce qui est bien ou mal ? Tu aurais dû savoir que Je n'agis toujours que pour le plus grand bien".
En propos des clients, pendant des années, tout à coup je me mettais à penser que j'étais nul, que je n'arrivais à rien, etc. (messages implantés dans l'enfance). Jusqu'au jour où j'ai pris conscience que ces sentiments apparaissaient lorsqu'il y avait quelque chose que je ne voyais, que je ne prenais pas en compte. J'ai alors appris à utiliser ce ressenti comme un signal d'alarme : Gérard, que ne vois-tu pas ?
Je ne sais pas si tu peux faire un parallèle...
Sinon, aujourd'hui, j'aurais tendance à te demander : qu'est-ce qui te fait penser qu'il y a quelque chose à dire, à faire, à répondre ? Et si la réponse était simplement un accueil souriant ?
Tu n'es pas là pour répondre aux attentes des autres, ni pour les satisfaire !!!
Peut-être peux-tu commencer par simplement respirer profondément et mettre les pensées de côté ?
Dans ce cas comme dans le fait que tu sois dérangée par les choses négatives à ton égard, il y a dérangement. Mais pas de "moi" qui est dérangé. Je veux dire : rien ici ne prouve l'existence d'un ego. Il y a l'IDEE d'un ego, d'un "moi", d'une négavité, d'une nécessité d'évoluer, de se parfaire ou je ne sais quoi d'autre. Mais pas la preuve d'un "moi", contrairement à ce qu'on nous a appris.
Peux-tu le voir ?
Amicalement
Gérard
Merci pour tes réponses.
De mon côté, tout a commencé alors que je me posais la question "Y a-t-il quelque chose après la mort ?". Les personnes à qui j'ai demandé à l'époque "Comment savoir s'il y a quelque chose après la mort ?" m'ont toutes répondu "il faut méditer". Alors je me suis installé dans mon salon. Je te passe les détails, mais moins d'une heure plus tard, il était réalisé que tout est Amour, pur, inconditionnel, Que tout est Parfait, Présence, Paix, etc. La Grâce avait frappé ;-)
C'est plus tard qu'il est arrivé que des soins énergétiques s'effectuent avec les mains. La phrase que j'ai entendu était : "Rends-moi tes mains". Pas très loin de la tienne ;-)
Cette vibration corporelle dans le ventre dont tu parles est-elle apparue d'elle-même, sans rien faire ? Ou au cours d'une méditation ou en lien avec elle ou à quelque chose d'autre ?
Y a-t-il eu "réalisation" de cette trame d'Amour (ou de quelque chose d'équivalent comme Paix, Vérité...) d'où tout apparaît et dont tout est fait, comme dans mon cas ?
Ce que tu racontes à propos des douleurs et des émotions me rappelle que juste après, j'ai participé à un séminaire. J'étais pris par une grande peur les premiers jours, sans comprendre ce qui se passait ! Jusqu'au moment où j'ai pris conscience que j'absorbais la peur imprégnée dans la pièce : nous étions dans une salle d'un hôpital psychiatrique habituellement occupée par des schizophrènes, manifestement très apeurés !
Je n'ai alors plus ressenti cette peur que dans le coeur, avec amour-compassion. Il était vu qu'elle n'était pas "mienne" ET que je n'en étais pas séparé. Depuis, ce que les "autres" vivent est ressenti dans le coeur. Il arrive parfois que ce soit ressenti dans le coeur et ailleurs. Alors c'est que je suis concerné aussi. Ou je vis quelque chose d'apparent, ou j'ai une réaction émotionnelle personnelle à ce qui se passe ou est perçu.
C'est marrant aussi parce que lors du même stage, j'ai "communiqué" avec une guêpe qui se tapait la tête contre les vitres... pour lui indiquer la sortie.
Il n'y a pas de séparation, tout est dans tout, tout est Amour (ce qui m'est apparu en tant que "Amour"). Communion.
Depuis, j'ai vu qu'il y avait quelque chose après ce "stade". On peut l'appeler Unité. La différence est subtile. Dans la communion, l'autre est vécu, ressenti en moi. Dans l'unité, il n'y a plus d'autre, sinon de façon apparente.
Et bien sûr, rien de tout cela n'a à voir avec la folie !
Conscience-présence souriante et amusée ;-)
Personnellement, je ne suis jamais gêné de ce que je perçois. C'est un cadeau. Offert par la vie. ET par l'autre si l'on considère qu'il y en a un, même lorsqu'il s'agit de ses mauvaises intentions. L'autre n'est pas ses mauvaises intentions. Ce sont juste des conditionnements, des réponses à des blessures, des comportements... Rien de Ce qu'il Est. Vu d'ici, les gens ne sont jamais mauvais ou méchants. Ils se comportent de la sorte parce qu'ils sont blessés.
Ca me fait penser d'ailleurs à ton sentiment de culpabilité et même de responsabilité.
Ce sont des conditionnements, des blessures non guéries ;-) A tout le moins, une absence de la conscience de l'Unité.
N'est-ce pas la VIe, l'Amour, Ce qui Est (ou quel que soit le nom que tu lui donnes) par qui tout arrive ? N'es-tu pas Cela ?
Si tu n'as pas accès à ce que je dis dans cette dernière phrase, peut-être connais-tu l'histoire de Job dans la Bible ? A la fin Dieu lui dit quelque chose comme : "Qui es-tu pour discuter avec moi de ce qui est bien ou mal ? Tu aurais dû savoir que Je n'agis toujours que pour le plus grand bien".
En propos des clients, pendant des années, tout à coup je me mettais à penser que j'étais nul, que je n'arrivais à rien, etc. (messages implantés dans l'enfance). Jusqu'au jour où j'ai pris conscience que ces sentiments apparaissaient lorsqu'il y avait quelque chose que je ne voyais, que je ne prenais pas en compte. J'ai alors appris à utiliser ce ressenti comme un signal d'alarme : Gérard, que ne vois-tu pas ?
Je ne sais pas si tu peux faire un parallèle...
Sinon, aujourd'hui, j'aurais tendance à te demander : qu'est-ce qui te fait penser qu'il y a quelque chose à dire, à faire, à répondre ? Et si la réponse était simplement un accueil souriant ?
Tu n'es pas là pour répondre aux attentes des autres, ni pour les satisfaire !!!
Peut-être peux-tu commencer par simplement respirer profondément et mettre les pensées de côté ?
Dans ce cas comme dans le fait que tu sois dérangée par les choses négatives à ton égard, il y a dérangement. Mais pas de "moi" qui est dérangé. Je veux dire : rien ici ne prouve l'existence d'un ego. Il y a l'IDEE d'un ego, d'un "moi", d'une négavité, d'une nécessité d'évoluer, de se parfaire ou je ne sais quoi d'autre. Mais pas la preuve d'un "moi", contrairement à ce qu'on nous a appris.
Peux-tu le voir ?
Amicalement
Gérard
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- Véronique-Sophie
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- Joined: Mon Apr 30, 2012 7:42 pm
Re: Aller de l'avant ...
Bonjour Gérard,
Je vais essayer de répondre point par point.
Je n'en ai parlé à personne, mais çà a changé tout de même ma vie, sentiment d'être aimée et non jugée plus fort que les aléas de mon quotidien. Par la suite je n'ai plus pu me passer de prière/méditation quotidienne pendant bien longtemps. Il y a eu une interruption à l'arrivée des enfants et j'ai repris pour me conformer aux conseils que je donnais à quelqu'un de l'importance de méditer ...
La méditation que je pratique est un bricolage personnel fonction de ce que j'ai pu lire ici ou là de manière assez éclectique.
P
Ma culpabilité fondamentale n'est pas encore complètement guérie même si elle est vue...
J'essaye effectivement de mettre les pensées de côté et de retrouver la joie, mais je n'arrive pas à penser que je ne suis pas là pour satisfaire les autres ( clients, entrepreneurs ... voire d'autres personnes) ... bon, bon, en l'écrivant je sens bien le noeud qui est là !
C'est vrai que dans mon métier on peut résoudre les problèmes alors que j'ai bien touché du doigt dans le stage de psycho que les "solutions" sont d'un autre ordre. En fait, dans le bâtiment aussi, les problèmes viennent bien d'histoires humaines ... mais les "solutions" sont très terre à terre : techniques ou financières ...
En fait j'ai tendance à jouer à la supermaman qui solutionne tout avec tout le monde ...
Ce que je sens c'est qu'il y a douleur, souffrance, de ne pas correspondre à l'image idéale que je me fais de moi/de mon travail/etc... ou simplement peut-être de la supermaman que je cherche à être ... effectivement c'est une IDEE, une projection qui est mise à mal ... effectivement çà ne constitue pas une preuve de l'existence d'un moi ou d'un ego.
Merci de ton aide. Amicalement,
Véronique
Je vais essayer de répondre point par point.
Ton expérience fait écho à celle des mes 15 ans, une "obligation" de passer je ne sais plus combien de temps en silence au cours d'un WE d' aumônerie ... mon intellect qui déboulonne toute idée de dieu ... et tout à coup la présence.je me suis installé dans mon salon. Je te passe les détails, mais moins d'une heure plus tard, il était réalisé que tout est Amour, pur, inconditionnel, Que tout est Parfait, Présence, Paix, etc.
Je n'en ai parlé à personne, mais çà a changé tout de même ma vie, sentiment d'être aimée et non jugée plus fort que les aléas de mon quotidien. Par la suite je n'ai plus pu me passer de prière/méditation quotidienne pendant bien longtemps. Il y a eu une interruption à l'arrivée des enfants et j'ai repris pour me conformer aux conseils que je donnais à quelqu'un de l'importance de méditer ...
La méditation que je pratique est un bricolage personnel fonction de ce que j'ai pu lire ici ou là de manière assez éclectique.
Quelques temps avant en méditation je m'étais dit "il faut tout donner", mais c'est au cours d'une expérience très corporelle que c'est arrivé (je ne souhaite pas donner de détails lisibles par tous).Cette vibration corporelle dans le ventre dont tu parles est-elle apparue d'elle-même, sans rien faire ? Ou au cours d'une méditation ou en lien avec elle ou à quelque chose d'autre ?
En fait çà a été plus une réconciliation avec mon corps, "un retour à la maison", "une paix très tangible" mais tout cela très physique et donc sans comprendre quoi que se soit au niveau spirituel. C'est après, avec d'autres manifestations, que j'ai relié cela à une dimension spirituelle.Y a-t-il eu "réalisation" de cette trame d'Amour (ou de quelque chose d'équivalent comme Paix, Vérité...) d'où tout apparaît et dont tout est fait, comme dans mon cas ?
P
Bien sûr je suis d'accord et je comprends ce que tu me transmets mais je n'en suis pas là ... je suis d'abord dans la douleur du coup reçu puis dans la réaction /la lutte mentale par rapport à cela et ensuite enfin ( au bout d'un certain temps ...) j'arrive à débrancher et à mettre la paix et la compassion.ersonnellement, je ne suis jamais gêné de ce que je perçois.... Ce sont juste des conditionnements, des réponses à des blessures, des comportements... ...
Ca me fait penser d'ailleurs à ton sentiment de culpabilité et même de responsabilité.
Ma culpabilité fondamentale n'est pas encore complètement guérie même si elle est vue...
çà me parle d'une anecdote de l'an dernier, j'ai fait une monstrueuse faute professionnelle de manière inconsciente et un ami m'a dit "si toi tu ne sais pas pourquoi tu as fait çà, l'univers lui le sait" ..."Qui es-tu pour discuter avec moi de ce qui est bien ou mal ? Tu aurais dû savoir que Je n'agis toujours que pour le plus grand bien".
qu'est-ce qui te fait penser qu'il y a quelque chose à dire, à faire, à répondre ? Et si la réponse était simplement un accueil souriant ?
Tu n'es pas là pour répondre aux attentes des autres, ni pour les satisfaire !!!
Peut-être peux-tu commencer par simplement respirer profondément et mettre les pensées de côté ?
J'essaye effectivement de mettre les pensées de côté et de retrouver la joie, mais je n'arrive pas à penser que je ne suis pas là pour satisfaire les autres ( clients, entrepreneurs ... voire d'autres personnes) ... bon, bon, en l'écrivant je sens bien le noeud qui est là !
C'est vrai que dans mon métier on peut résoudre les problèmes alors que j'ai bien touché du doigt dans le stage de psycho que les "solutions" sont d'un autre ordre. En fait, dans le bâtiment aussi, les problèmes viennent bien d'histoires humaines ... mais les "solutions" sont très terre à terre : techniques ou financières ...
En fait j'ai tendance à jouer à la supermaman qui solutionne tout avec tout le monde ...
... les choses négatives à ton égard, il y a dérangement. Mais pas de "moi" qui est dérangé. ... Il y a l'IDEE d'un ego, d'un "moi", d'une négavité, d'une nécessité d'évoluer, de se parfaire ou je ne sais quoi d'autre. Mais pas la preuve d'un "moi", contrairement à ce qu'on nous a appris.
Peux-tu le voir ?
Ce que je sens c'est qu'il y a douleur, souffrance, de ne pas correspondre à l'image idéale que je me fais de moi/de mon travail/etc... ou simplement peut-être de la supermaman que je cherche à être ... effectivement c'est une IDEE, une projection qui est mise à mal ... effectivement çà ne constitue pas une preuve de l'existence d'un moi ou d'un ego.
Merci de ton aide. Amicalement,
Véronique
Re: Aller de l'avant ...
Bonjour Véronique,
Merci pour tes réponses et pour ta confiance.
Je comprends mieux maintenant d'où te vient tout cela !
Toute idée de Dieu déboulonnée, juste la Présence...
Sentiment d'être aimée et non jugée.
Vois-tu Véronique, comme tu le sais, tu as touché là un essentiel. Et, compte tenu de ce que j'ai vécu, j'aurais tendance à dire que tout ce qui était là ce jour-là n'est pas encore pleinement vu et intégré.
A ce moment précis, il était clair que la Présence ne juge pas. Et toi, tu continues à juger, à te juger, oubliant d'ailleurs les paroles du Christ : ne juge pas et tu ne seras pas jugé ; ne condamne pas et tu ne seras pas condamné... par toi-même ! Lui (la Présence) ni ne juge ni ne condamne !
Il est clair que tu as "tout" donné. Tu t'es aban-donnée.
Paix très tangible, retour à la maison, tout cela, ressenti bien sûr, pas pensé, correspond très exactement à ce lâcher prise.
Dans ces instants, je suis bien certain que tu ne vois pas de "moi", que rien ne "colle" à "ce que tu es". Liberté tranquille, sérénité... Chacun ses mots (Ce qui Est est pour moi comme un diamant aux milles facettes. Chacune d'entre elles est une "qualité" de Ce qui Est. Et selon notre "couleur" propre, nous percevons l'une ou l'autre plus facilement. Mais en fin de compte, ce ne sont que des façons de "traduire" de mettre en mots, ce qui est en amont de tout concept, de tout mot).
SI tu te réfères à tes expériences à tes 15 ans ou lors de ce don total, y avait-il une idée de perfection, de "oui" total, d'accueil total de tout, accompagnant le non jugement ?
Y avait-il l'idée d'un "moi" agissant ? Ou simplement "acte".
Concernant la "faute professionnelle", ton histoire me rappelle une des miennes. J'oubliais systématiquement les rendez-vosu d'une patiente ou inscrivait les RV à une autre date ou prenait deux RV à la même heure, etc. Elle m'appelait "Maître" à tout bout de champ. J'avais beau lui dire que je n'en étais pas un, elle continuait.Je ne me sentais pas très bien de tous ces "actes manqués". Un jour elle s'est fâchée contre moi : oui, vous oubliez toujours nos RV, etc. J'ai éclaté de rire. Elle ne m'appelait plus "Maître" ;)
Ce sont les jeux liés à la croyance en un "moi". Là aussi, tu peux passer des années en thérapie à défaire ses noeuds ou regarder directement à la source de tous les noeuds : y a-t-il un "moi" qui aurait à faire tout cela ?
Tes dernières phrases me vont droit au coeur :
Rappelle-toi aussi les moments dans ta vie où "moi" n'est pas là. Il y a juste Présence.
De tout coeur
Gérard
Merci pour tes réponses et pour ta confiance.
Je comprends mieux maintenant d'où te vient tout cela !
Toute idée de Dieu déboulonnée, juste la Présence...
Sentiment d'être aimée et non jugée.
Vois-tu Véronique, comme tu le sais, tu as touché là un essentiel. Et, compte tenu de ce que j'ai vécu, j'aurais tendance à dire que tout ce qui était là ce jour-là n'est pas encore pleinement vu et intégré.
A ce moment précis, il était clair que la Présence ne juge pas. Et toi, tu continues à juger, à te juger, oubliant d'ailleurs les paroles du Christ : ne juge pas et tu ne seras pas jugé ; ne condamne pas et tu ne seras pas condamné... par toi-même ! Lui (la Présence) ni ne juge ni ne condamne !
Il est clair que tu as "tout" donné. Tu t'es aban-donnée.
Paix très tangible, retour à la maison, tout cela, ressenti bien sûr, pas pensé, correspond très exactement à ce lâcher prise.
Dans ces instants, je suis bien certain que tu ne vois pas de "moi", que rien ne "colle" à "ce que tu es". Liberté tranquille, sérénité... Chacun ses mots (Ce qui Est est pour moi comme un diamant aux milles facettes. Chacune d'entre elles est une "qualité" de Ce qui Est. Et selon notre "couleur" propre, nous percevons l'une ou l'autre plus facilement. Mais en fin de compte, ce ne sont que des façons de "traduire" de mettre en mots, ce qui est en amont de tout concept, de tout mot).
Oui. Il y a là deux approches. Ou bien avoir une attitude psychothérapeutique et chercher les racines de la culpabilité, les blessures de l'enfance, etc. Ou bien avoir une approche plus radicale et regarder plus en amont : Y a-t-il un "moi" ? Parce que s'il n'y en a pas, qui pourrait se sentir coupable ? (ceci n'est pas un blanc seing autorisant tout et n'importe quoi).Personnellement, je ne suis jamais gêné de ce que je perçois.... Ce sont juste des conditionnements, des réponses à des blessures, des comportements... ...
Ca me fait penser d'ailleurs à ton sentiment de culpabilité et même de responsabilité.Bien sûr je suis d'accord et je comprends ce que tu me transmets mais je n'en suis pas là ... je suis d'abord dans la douleur du coup reçu puis dans la réaction /la lutte mentale par rapport à cela et ensuite enfin ( au bout d'un certain temps ...) j'arrive à débrancher et à mettre la paix et la compassion.
Ma culpabilité fondamentale n'est pas encore complètement guérie même si elle est vue...
SI tu te réfères à tes expériences à tes 15 ans ou lors de ce don total, y avait-il une idée de perfection, de "oui" total, d'accueil total de tout, accompagnant le non jugement ?
Y avait-il l'idée d'un "moi" agissant ? Ou simplement "acte".
Concernant la "faute professionnelle", ton histoire me rappelle une des miennes. J'oubliais systématiquement les rendez-vosu d'une patiente ou inscrivait les RV à une autre date ou prenait deux RV à la même heure, etc. Elle m'appelait "Maître" à tout bout de champ. J'avais beau lui dire que je n'en étais pas un, elle continuait.Je ne me sentais pas très bien de tous ces "actes manqués". Un jour elle s'est fâchée contre moi : oui, vous oubliez toujours nos RV, etc. J'ai éclaté de rire. Elle ne m'appelait plus "Maître" ;)
je n'arrive pas à penser que je ne suis pas là pour satisfaire les autres ( clients, entrepreneurs ... voire d'autres personnes) ... bon, bon, en l'écrivant je sens bien le noeud qui est là !
Oui sacré noeud ! Tu as été conditionnée ainsi et aussi à te sentir coupable si tu ne répondais pas à ces demandes.En fait j'ai tendance à jouer à la supermaman qui solutionne tout avec tout le monde ...
Ce sont les jeux liés à la croyance en un "moi". Là aussi, tu peux passer des années en thérapie à défaire ses noeuds ou regarder directement à la source de tous les noeuds : y a-t-il un "moi" qui aurait à faire tout cela ?
Tes dernières phrases me vont droit au coeur :
Imagine qu'il n'y ait réellement pas de "moi". Comment serait-ce ? Appuie-toi sur tes expériences "spirituelles" et sur toutes les fois où tu peux constater la non interférence d'un moi. Lorsque tu as des perceptions autres ou soigne les gens par magnétisme, aucun "moi", tu le sais bien, aucune volonté personnelle. Seulement la Présence. Le "moi" récupère-t-il ensuite ce qui s'est passé ? "C'est moi qui ai fait ça !" Seulement les bons résultats ? Seulement l'absence de résultat ? Les deux ? Aucun des deux ?Ce que je sens c'est qu'il y a douleur, souffrance, de ne pas correspondre à l'image idéale que je me fais de moi/de mon travail/etc... ou simplement peut-être de la supermaman que je cherche à être ... effectivement c'est une IDEE, une projection qui est mise à mal ... effectivement çà ne constitue pas une preuve de l'existence d'un moi ou d'un ego.
Rappelle-toi aussi les moments dans ta vie où "moi" n'est pas là. Il y a juste Présence.
De tout coeur
Gérard
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Re: Aller de l'avant ...
Bonjour Gérard,
Merci, nos échanges m'apportent beaucoup.
Bien amicalement,
Véronique
Merci, nos échanges m'apportent beaucoup.
Tout à fait d'accord. Il y a eu biensûr d'autres expériences qui on conforté la 1ère mais jamais de manière totale ...j'aurais tendance à dire que tout ce qui était là ce jour-là n'est pas encore pleinement vu et intégré.
je souhaite l'expérience "plus radicale" mais ce qui est parfois compris intellectuellement n'est pas expérimenté ...Ou bien avoir une approche plus radicale et regarder plus en amont : Y a-t-il un "moi" ?
A chaque fois il n'y avait que l'acte simple avec un effort toutefois de repousser/mettre de côté le raisonneur de service.SI tu te réfères à tes expériences à tes 15 ans ou lors de ce don total, ...
Y avait-il l'idée d'un "moi" agissant ? Ou simplement "acte".
OK pour regarder à la source mais comment ? ( ps je ne suis pas en thérapie ...)tu peux passer des années en thérapie à défaire ses noeuds ou regarder directement à la source de tous les noeuds : y a-t-il un "moi" qui aurait à faire tout cela ?
Disons qu'il y a pas mal de moment comme çà "sans moi" mais çà ne dure pas longtemps, il y a une sorte d'ennui qui me prend ( même en faisant du magnétisme à quelqu'un, c'est horrible mais çà m'ennuie ...) comme s'il fallait que l'intellect y trouve aussi son compte.Lorsque tu as des perceptions ... Seulement la Présence. Le "moi" récupère-t-il ensuite ce qui s'est passé ? "C'est moi qui ai fait ça !" Seulement les bons résultats ? Seulement l'absence de résultat ? Les deux ? Aucun des deux ?
Rappelle-toi aussi les moments dans ta vie où "moi" n'est pas là. Il y a juste Présence.
Bien amicalement,
Véronique
Re: Aller de l'avant ...
Hello Véronique,
Je vois des parallèles entre nos deux histoires.
J'ai moi aussi eu de nombreuses "autres expériences" que je ne trouvais pas "radicales".
En fait, il ne s'agit que d'expériences !
De plus, d'expériences le plus souvent étiquetées "spirituelles".
Réaliser l'absence de moi est à la fois très proche de cela et très loin. Très proche en ce sens que lors de ces expériences il ne manque rien. Très loin en ce sens que cette réalisation n'est pas une expérience spirituelle mais simplement une vision d'une certaine réalité qui a toujours été là, et que cette réalisation s'accompagne le plus souvent d'un simple "Ah ! Mais comment j'ai fait pour ne pas l'avoir vu plus tôt ?!".
Ramana Maharshi disait : "C'est tellement simple !".
Et c'est vrai !
Ensuite, cela s'approfondit, sans fin d'après ce que disent certains, et je veux bien les croire vu ce qu'il se passe ici depuis quelques mois :).
Alors j'ai envie de te dire : ne cherche rien de magique, de transcendant, de "spécial". C'est "ordinaire", presque "banal" (si ce n'était pas simultanément aussi "radical"). Et joyeux :)
Je suis heureux de lire que tu cherches cette "radicalité".
Mais avant de passer aux questions te permettant d'approcher cette réalisation, cette vision, j'aimerais te dire encore :
Non, ce n'est pas horrible que l'ennui te prenne lorsque tu fais du magnétisme. Je ne suis pas certain que ce soit parce que l'intellect cherche à y trouver son compte. Cela signifie seulement que tu n'as pas à continuer, au moins à cet instant précis. Je te le redis, Véronique, tu ne dois absolument RIEN à PERSONNE ;) :)
Je te propose aussi, lorsque l'ennui survient, à d'autres occasions, d'oublier le mot "ennui" et de rester avec les sensations. Regarde-les de près.
En elle-mêmes, ce sont seulement des sensations, et elle ne dérange pas la tranquillité au sein de laquelle elles apparaissent.
Tu pourras aussi découvrir que l'ennui ne fait que recouvrir... Quoi exactement ? ;)
Le but de ce forum est justement cette radicalité dont nous parlions plus haut. En réalité, il s'agit de réaliser qu'il n'y a pas de "moi", qu'il n'y en a jamais eu et qu'il n'y en aura jamais.
Imagine ce que cela signifie. Regarde tout ce qui est fait au nom de la croyance en une "entité séparée" appelée "moi", ici, maintenant, dans le passé et dans le futur".
Et dis-moi, comment est-ce pour toi ? Que ressens-tu lorsque je te dis : il n'y a pas de "moi", il n'y en a jamais eu et il n'y en aura jamais ?
Dans le Coeur
Gérard
Je vois des parallèles entre nos deux histoires.
J'ai moi aussi eu de nombreuses "autres expériences" que je ne trouvais pas "radicales".
En fait, il ne s'agit que d'expériences !
De plus, d'expériences le plus souvent étiquetées "spirituelles".
Réaliser l'absence de moi est à la fois très proche de cela et très loin. Très proche en ce sens que lors de ces expériences il ne manque rien. Très loin en ce sens que cette réalisation n'est pas une expérience spirituelle mais simplement une vision d'une certaine réalité qui a toujours été là, et que cette réalisation s'accompagne le plus souvent d'un simple "Ah ! Mais comment j'ai fait pour ne pas l'avoir vu plus tôt ?!".
Ramana Maharshi disait : "C'est tellement simple !".
Et c'est vrai !
Ensuite, cela s'approfondit, sans fin d'après ce que disent certains, et je veux bien les croire vu ce qu'il se passe ici depuis quelques mois :).
Alors j'ai envie de te dire : ne cherche rien de magique, de transcendant, de "spécial". C'est "ordinaire", presque "banal" (si ce n'était pas simultanément aussi "radical"). Et joyeux :)
Je suis heureux de lire que tu cherches cette "radicalité".
Mais avant de passer aux questions te permettant d'approcher cette réalisation, cette vision, j'aimerais te dire encore :
Non, ce n'est pas horrible que l'ennui te prenne lorsque tu fais du magnétisme. Je ne suis pas certain que ce soit parce que l'intellect cherche à y trouver son compte. Cela signifie seulement que tu n'as pas à continuer, au moins à cet instant précis. Je te le redis, Véronique, tu ne dois absolument RIEN à PERSONNE ;) :)
Je te propose aussi, lorsque l'ennui survient, à d'autres occasions, d'oublier le mot "ennui" et de rester avec les sensations. Regarde-les de près.
En elle-mêmes, ce sont seulement des sensations, et elle ne dérange pas la tranquillité au sein de laquelle elles apparaissent.
Tu pourras aussi découvrir que l'ennui ne fait que recouvrir... Quoi exactement ? ;)
Le but de ce forum est justement cette radicalité dont nous parlions plus haut. En réalité, il s'agit de réaliser qu'il n'y a pas de "moi", qu'il n'y en a jamais eu et qu'il n'y en aura jamais.
Imagine ce que cela signifie. Regarde tout ce qui est fait au nom de la croyance en une "entité séparée" appelée "moi", ici, maintenant, dans le passé et dans le futur".
Et dis-moi, comment est-ce pour toi ? Que ressens-tu lorsque je te dis : il n'y a pas de "moi", il n'y en a jamais eu et il n'y en aura jamais ?
Dans le Coeur
Gérard
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- Véronique-Sophie
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Re: Aller de l'avant ...
Bonsoir Gérard,
Pour l'ennui, je verrais çà dès que possible ... pour aujourd'hui je n'ai pas eu l'occasion ...
Amicalement,
Véronique
Pour l'ennui, je verrais çà dès que possible ... pour aujourd'hui je n'ai pas eu l'occasion ...
Çà me fait un peu l'effet de la vision sans tête de Harding mais d'un point de vue kinesthésique et non visuel ... comme un espace dont on ne peut ressentir les parois, ou quand on est au sommet en montagne avec l'air de tous côtés.comment est-ce pour toi ? Que ressens-tu lorsque je te dis : il n'y a pas de "moi", il n'y en a jamais eu et il n'y en aura jamais ?
Amicalement,
Véronique
- Véronique-Sophie
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Re: Aller de l'avant ...
et impression d'être poreuse
et sourire au coin de l'oeil
Bien à toi
Véronique
et sourire au coin de l'oeil
Bien à toi
Véronique
Re: Aller de l'avant ...
Bonsoir Véronique,
Y a-t-il un "moi" ou bien n'y a-t-il une pensée-moi, prise pour la réalité ?
Dasn le Coeur
Gérard
Y a-t-il un "moi" ou bien n'y a-t-il une pensée-moi, prise pour la réalité ?
Dasn le Coeur
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- Véronique-Sophie
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Re: Aller de l'avant ...
Bonjour Gérard,
je ne sais pas répondre.
Quand je me dis "il n'y a pas de moi", je suis dans la sensation, je n'arrive pas à savoir ce que "je pense" en même temps.
ou dis autrement il y a juste les mots "il n'y a pas de moi" et la sensation "spatiale" ... et la réalité qui m'environne.
Bien à toi
Véronique
je ne sais pas répondre.
Quand je me dis "il n'y a pas de moi", je suis dans la sensation, je n'arrive pas à savoir ce que "je pense" en même temps.
ou dis autrement il y a juste les mots "il n'y a pas de moi" et la sensation "spatiale" ... et la réalité qui m'environne.
Bien à toi
Véronique
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