Bonjour Guillaume,
On va laisser ça doucement cheminer dans la vision directe.
Concernant la question des objets, ne te fais pas trop de bile. Si tu ne peux pas répondre, c'est peut-être juste qu'il n'y a rien à répondre...
Ce que je te propose aujourd'hui, c'est d'examiner un autre sens: le sens auditif.
Tu connais déjà les questions. L'idée est d'explorer l'expérience directe, immédiate, de l'audition.
Comme cela a l'air d'être plus facile pour toi, tu peux faire l'exercice les yeux fermés. Vérifie ensuite les yeux ouverts si l'expérience est la même.
Répondre aux questions une par une, simplement, précisément, sans faire appel aux pensées, en se référant uniquement à l'expérience directe de l'audition.
1. Qu'est-ce qui est entendu ?
(décrire ce qui est entendu de la façon la plus simple possible, sans faire appel aux pensées.)
2. Y a-t-il autre chose que ce qui est entendu ?
(dans l'action 'entendre', peut-on trouver autre chose que 'ce qui est entendu', décrit en 1. Si oui, quoi)
3. Y a-t-il quelque chose qui entend ?
(peut-on trouver un moi, un Guillaume, ou quelque chose en train de réaliser l'action d'entendre. Si oui, qui/quoi)
4. Y a-t-il quelque chose pour entendre ?
(peut-on trouver des oreilles, un corps, un esprit, ou quelque chose qui permet à l'action 'entendre' de se faire. Si oui, quoi)
5. Y a-t-il quelque chose où entendre ?
(peut-on trouver un espace, un intérieur/extérieur, ou quelque chose dans lequel s'inscrit l'action 'entendre'. Si oui, quoi)
6. Y a-t-il quelque chose à entendre ?
(peut-on trouver des choses dans ce qui est entendu ? Si oui, lesquelles, de quoi sont-elles faites auditivement, et comment sont-elles séparées ? Si non, quelle est la nature de ce qui est entendu?)
Bonne journée, Guillaume, et va "boire à la source", comme tu le dis si joliment, aussi souvent que possible!
A bientôt,
Paul
voir
Re: voir
Bonsoir Guillaume,
J'espère que tu as passé un excellent week-end.
Alors, cette infusion ?
J'espère que tu as passé un excellent week-end.
Alors, cette infusion ?
“Life was fullness to such an extent that it was not life. God didn't live, simply existed.”
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
Re: voir
Bonsoir Paul,
très bonne infusion. J'ai du faire beaucoup de route ce we, à l'aller difficile, mais au retour j'ai conduit en mode "vision", disons que ça conduisait... sur de long moment et ça a été une belle expérience...
je remarque que plus je suis détendu plus c'est facile de voir et voir qu'il n'y a personne ici!
Juste rajouter que de m'axer sur l'ouïe a facilité la vue et du coup voir et entendre s'accompagne tout naturellement.
Voilà Paul, j'espère que tu as passé un agréable week end également.
A bientôt.
très bonne infusion. J'ai du faire beaucoup de route ce we, à l'aller difficile, mais au retour j'ai conduit en mode "vision", disons que ça conduisait... sur de long moment et ça a été une belle expérience...
je remarque que plus je suis détendu plus c'est facile de voir et voir qu'il n'y a personne ici!
Il y a différentes intensités sonores, mais ce qui est entendu est et n'a pas de nature particulière.1. Qu'est-ce qui est entendu ?
(décrire ce qui est entendu de la façon la plus simple possible, sans faire appel aux pensées.)
Des voitures qui passent, des enfants qui jouent, le vent, la respiration,....
2. Y a-t-il autre chose que ce qui est entendu ?
(dans l'action 'entendre', peut-on trouver autre chose que 'ce qui est entendu', décrit en 1. Si oui, quoi)
il y a aussi les pensées et le silence, mais ça fait partie du même "décore".
3. Y a-t-il quelque chose qui entend ?
(peut-on trouver un moi, un Guillaume, ou quelque chose en train de réaliser l'action d'entendre. Si oui, qui/quoi)
Non, il n'y a rien qui entend. Il y a écoute/entente simplement.
4. Y a-t-il quelque chose pour entendre ?
(peut-on trouver des oreilles, un corps, un esprit, ou quelque chose qui permet à l'action 'entendre' de se faire. Si oui, quoi)
Non, il n'y a rien pour entendre. Sons et entente sont de la même source.
5. Y a-t-il quelque chose où entendre ?
(peut-on trouver un espace, un intérieur/extérieur, ou quelque chose dans lequel s'inscrit l'action 'entendre'. Si oui, quoi)
Il n'y a pas d'espace délimité ou se fait l'entente. L'entente est l'espace.
6. Y a-t-il quelque chose à entendre ?
(peut-on trouver des choses dans ce qui est entendu ? Si oui, lesquelles, de quoi sont-elles faites auditivement, et comment sont-elles séparées ? Si non, quelle est la nature de ce qui est entendu?)
Juste rajouter que de m'axer sur l'ouïe a facilité la vue et du coup voir et entendre s'accompagne tout naturellement.
Voilà Paul, j'espère que tu as passé un agréable week end également.
A bientôt.
Re: voir
Bonjour Guillaume,
Et quand tu es moins détendu, ça se passe comment ?
Ce que je te suggère aujourd'hui c'est d'examiner les "sensations corporelles" au sens large, c'est-à-dire le sens du toucher avec toutes les sensations physiques de pression, chaleur, douleur, tension musculaire, contraction, mouvement du corps, etc. tu peux même y rajouter le goût et les odeurs, si cela fait du sens pour toi.
Ces sensations sont souvent liées au sentiment du "moi", donc prends bien ton temps pour faire l'exercice. S'il y a encore des doutes ce n'est pas grave, réponds honnêtement et on reverra ça ensemble.
A défaut d'un meilleur terme, on va appeler ça 'ressentir'. Là encore, tu peux faire l'exercice les yeux fermés et ensuite vérifier les yeux ouverts si l'expérience est la même. Idem pour corps immobile, ou corps en mouvement.
Répondre aux questions une par une, simplement, précisément, sans faire appel aux pensées, en se référant uniquement à l'expérience directe du ressenti physique.
1. Qu'est-ce qui est ressenti ?
(décrire ce qui est ressenti de la façon la plus simple possible, sans faire appel aux pensées.)
2. Y a-t-il autre chose que ce qui est ressenti ?
(dans l'action 'ressentir', peut-on trouver autre chose que 'ce qui est ressenti', décrit en 1. Si oui, quoi)
3. Y a-t-il quelque chose qui ressent ?
(peut-on trouver un moi, un Guillaume, ou quelque chose en train de réaliser l'action de ressentir. Si oui, qui/quoi)
4. Y a-t-il quelque chose pour ressentir ?
(peut-on trouver des mains, une peau, un corps, un esprit, ou quelque chose qui permet à l'action 'ressentir' de se faire. Si oui, quoi)
5. Y a-t-il quelque chose où ressentir ?
(peut-on trouver un espace, un intérieur/extérieur, ou quelque chose dans lequel s'inscrit l'action 'ressentir'. Si oui, quoi)
6. Y a-t-il quelque chose à ressentir ?
(peut-on trouver des choses dans ce qui est ressenti ? Si oui, lesquelles, de quoi sont-elles faites sensitivement, et comment sont-elles séparées ? Si non, quelle est la nature de ce qui est ressenti ?)
7. Et moi dans tout ça ?
(dans l'expérience directe y a-t-il trace d'un 'moi' en train de ressentir, penser, observer, contrôler, etc. sous une forme ou sous une autre ? Si oui, quand, comment, et où cela se manifeste-t-il ?)
Bonne journée infusée,
Paul
Et oui, "ça" conduit tout seul...très bonne infusion. J'ai du faire beaucoup de route ce we, à l'aller difficile, mais au retour j'ai conduit en mode "vision", disons que ça conduisait... sur de long moment et ça a été une belle expérience...
Très bien!je remarque que plus je suis détendu plus c'est facile de voir et voir qu'il n'y a personne ici!
Et quand tu es moins détendu, ça se passe comment ?
Excellent!Juste rajouter que de m'axer sur l'ouïe a facilité la vue et du coup voir et entendre s'accompagne tout naturellement.
Ce que je te suggère aujourd'hui c'est d'examiner les "sensations corporelles" au sens large, c'est-à-dire le sens du toucher avec toutes les sensations physiques de pression, chaleur, douleur, tension musculaire, contraction, mouvement du corps, etc. tu peux même y rajouter le goût et les odeurs, si cela fait du sens pour toi.
Ces sensations sont souvent liées au sentiment du "moi", donc prends bien ton temps pour faire l'exercice. S'il y a encore des doutes ce n'est pas grave, réponds honnêtement et on reverra ça ensemble.
A défaut d'un meilleur terme, on va appeler ça 'ressentir'. Là encore, tu peux faire l'exercice les yeux fermés et ensuite vérifier les yeux ouverts si l'expérience est la même. Idem pour corps immobile, ou corps en mouvement.
Répondre aux questions une par une, simplement, précisément, sans faire appel aux pensées, en se référant uniquement à l'expérience directe du ressenti physique.
1. Qu'est-ce qui est ressenti ?
(décrire ce qui est ressenti de la façon la plus simple possible, sans faire appel aux pensées.)
2. Y a-t-il autre chose que ce qui est ressenti ?
(dans l'action 'ressentir', peut-on trouver autre chose que 'ce qui est ressenti', décrit en 1. Si oui, quoi)
3. Y a-t-il quelque chose qui ressent ?
(peut-on trouver un moi, un Guillaume, ou quelque chose en train de réaliser l'action de ressentir. Si oui, qui/quoi)
4. Y a-t-il quelque chose pour ressentir ?
(peut-on trouver des mains, une peau, un corps, un esprit, ou quelque chose qui permet à l'action 'ressentir' de se faire. Si oui, quoi)
5. Y a-t-il quelque chose où ressentir ?
(peut-on trouver un espace, un intérieur/extérieur, ou quelque chose dans lequel s'inscrit l'action 'ressentir'. Si oui, quoi)
6. Y a-t-il quelque chose à ressentir ?
(peut-on trouver des choses dans ce qui est ressenti ? Si oui, lesquelles, de quoi sont-elles faites sensitivement, et comment sont-elles séparées ? Si non, quelle est la nature de ce qui est ressenti ?)
7. Et moi dans tout ça ?
(dans l'expérience directe y a-t-il trace d'un 'moi' en train de ressentir, penser, observer, contrôler, etc. sous une forme ou sous une autre ? Si oui, quand, comment, et où cela se manifeste-t-il ?)
Bonne journée infusée,
Paul
“Life was fullness to such an extent that it was not life. God didn't live, simply existed.”
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
Re: voir
Salut Paul,
enfin un peu disponible, j'ai été très pris... voici mes réponses :
de l'habitude de croire que cette pulsion de vie qui m'anime n'est pas moi, mais juste la vie.
Pas évident... pas très spontané, ça m'a pris beaucoup de temps pour contacter l'experience directe du ressenti.
Bonsoir Paul @+
enfin un peu disponible, j'ai été très pris... voici mes réponses :
C'est le "mode habituel" qui reprend le dessus, tension=pensées=idée du moi renforcée, difficile de se détacherBiok a écrit :
je remarque que plus je suis détendu plus c'est facile de voir et voir qu'il n'y a personne ici!
Très bien!
Et quand tu es moins détendu, ça se passe comment ?
de l'habitude de croire que cette pulsion de vie qui m'anime n'est pas moi, mais juste la vie.
le contact du sol sous les pieds, le vent sur mon visage, des tensions dans le cou et le dos, le goût du chocolat sur le palais...1. Qu'est-ce qui est ressenti ?
(décrire ce qui est ressenti de la façon la plus simple possible, sans faire appel aux pensées.)
il n'y a rien d'autre qui est ressenti que ce qui est ressenti.2. Y a-t-il autre chose que ce qui est ressenti ?
(dans l'action 'ressentir', peut-on trouver autre chose que 'ce qui est ressenti', décrit en 1. Si oui, quoi)
Ce n'est pas quelque chose ou quelqu'un qui ressent. C'est ressenti, directement point.3. Y a-t-il quelque chose qui ressent ?
(peut-on trouver un moi, un Guillaume, ou quelque chose en train de réaliser l'action de ressentir. Si oui, qui/quoi)
Il les sens, il y a le ressenti, rien en particulier pour que le ressenti se fasse.4. Y a-t-il quelque chose pour ressentir ?
(peut-on trouver des mains, une peau, un corps, un esprit, ou quelque chose qui permet à l'action 'ressentir' de se faire. Si oui, quoi)
Non, la sensation et le ressenti appartiennent au même monde.5. Y a-t-il quelque chose où ressentir ?
(peut-on trouver un espace, un intérieur/extérieur, ou quelque chose dans lequel s'inscrit l'action 'ressentir'. Si oui, quoi)
il y a différents types de sensations mais elles viennent de la même source.6. Y a-t-il quelque chose à ressentir ?
(peut-on trouver des choses dans ce qui est ressenti ? Si oui, lesquelles, de quoi sont-elles faites sensitivement, et comment sont-elles séparées ? Si non, quelle est la nature de ce qui est ressenti ?)
Dans l'expérience direct il n'y a pas de moi. Mais dans les tentatives d'expérience direct je tombe souvent sur le moi, sans trouver l'expérience directe du coup; c'est soit l'un soit l'autre, spécialement un jour de grosse fatigue comme aujourd'hui...7. Et moi dans tout ça ?
(dans l'expérience directe y a-t-il trace d'un 'moi' en train de ressentir, penser, observer, contrôler, etc. sous une forme ou sous une autre ? Si oui, quand, comment, et où cela se manifeste-t-il ?)
Pas évident... pas très spontané, ça m'a pris beaucoup de temps pour contacter l'experience directe du ressenti.
Bonsoir Paul @+
Re: voir
Bonjour Guillaume,
Je ne suis pas totalement sûr de comprendre ce que tu entends par "tension=pensées=idée du moi renforcée". Quand tu es tendu, il y a plus de pensées, de pensées-moi, et donc l'idée "moi" est plus présente, renforcée. C'est ça ? Mais est-ce que cela veut dire pour autant que tu as la "sensation" d'un moi, d'une entité séparée en train d'observer ou de contrôler ce qui se passe ?
Si c'est le cas, observe, et dis m'en plus sur cette sensation: comment se manifeste-t-elle, en terme de ressenti ? où est-elle localisée ? quand précisément se manifeste-t-elle ? est-elle associée à une ou plusieurs pensées particulières ? que "fait" elle ? ...
(ne fais pas appel aux pensées, même à la pensée "il n'y a pas de moi". observe, c'est tout)
Qu'est-ce qu'il y a à "voir" ? qu'il n'y a pas de séparation; qu'il n'y a pas d'un côté la vie, ce qui est vécu, et de l'autre Guillaume, celui qui vit. Voila, c'est tout, c'est très simple...
Alors, dans ton expérience, séparation ou pas ?
A bientôt,
Paul
"difficile de se détacher de l'habitude de croire", c'est vrai, mais cela reste une explication mentale qui ne va pas beaucoup t'aider...je remarque que plus je suis détendu plus c'est facile de voir et voir qu'il n'y a personne ici!
Très bien!
Et quand tu es moins détendu, ça se passe comment ?
C'est le "mode habituel" qui reprend le dessus, tension=pensées=idée du moi renforcée, difficile de se détacher de l'habitude de croire que cette pulsion de vie qui m'anime n'est pas moi, mais juste la vie.
Je ne suis pas totalement sûr de comprendre ce que tu entends par "tension=pensées=idée du moi renforcée". Quand tu es tendu, il y a plus de pensées, de pensées-moi, et donc l'idée "moi" est plus présente, renforcée. C'est ça ? Mais est-ce que cela veut dire pour autant que tu as la "sensation" d'un moi, d'une entité séparée en train d'observer ou de contrôler ce qui se passe ?
Si c'est le cas, observe, et dis m'en plus sur cette sensation: comment se manifeste-t-elle, en terme de ressenti ? où est-elle localisée ? quand précisément se manifeste-t-elle ? est-elle associée à une ou plusieurs pensées particulières ? que "fait" elle ? ...
(ne fais pas appel aux pensées, même à la pensée "il n'y a pas de moi". observe, c'est tout)
Oui, ça se sent dans tes réponses, et il y a des expressions comme "appartiennent au même monde" ou "viennent de la même source" qui semblent être plutôt d'ordre mental. Est-ce que tu pourrais refaire l'exercice en répondant précisément aux questions stp ? Par exemple: est-ce qu'il y a un intérieur et un extérieur (5) ? est-ce qu'il y a l'impression de toucher des 'choses' (6) ? est-ce que le ressenti est le même, immobile les yeux fermés et en mouvement les yeux ouverts ?Pas évident... pas très spontané, ça m'a pris beaucoup de temps pour contacter l'experience directe du ressenti.
C'est sans doute juste la fatigue, mais l'impression que j'ai (dis-moi si je me trompe), c'est que pour toi "l'expérience directe" est devenu comme un état un peu transcendant dans lequel tu te sens bien, détendu, et où il n'y a pas de moi. Sauf que ce n'est pas ça. L'expérience directe n'a rien de transcendant ou mystérieux: c'est juste l'expérience tout court quand tu n'es pas perdu dans tes pensées. Et dans cette expérience, qui n'est pas "une" expérience mais juste l'expérience de la vie, il peut y avoir plus ou moins de tensions, plus ou moins de pensées, etc. Juste des sensations!Dans l'expérience direct il n'y a pas de moi. Mais dans les tentatives d'expérience direct je tombe souvent sur le moi, sans trouver l'expérience directe du coup; c'est soit l'un soit l'autre, spécialement un jour de grosse fatigue comme aujourd'hui...
Qu'est-ce qu'il y a à "voir" ? qu'il n'y a pas de séparation; qu'il n'y a pas d'un côté la vie, ce qui est vécu, et de l'autre Guillaume, celui qui vit. Voila, c'est tout, c'est très simple...
Alors, dans ton expérience, séparation ou pas ?
A bientôt,
Paul
“Life was fullness to such an extent that it was not life. God didn't live, simply existed.”
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
Re: voir
Bonsoir Paul,
La sensation de vision n'est pas définitive en fait, je la perd! 2 pas en avant 3 en arrière.
J'y arrivais, puis plus, puis re, puis plus...
J’essaie de ne pas me compliquer mais... bon.
A demain Paul, merci pour ta patience!!!
Oui c'est ça, c'est renforcé au niveau de la sensation du"moi" qui donne une impression de séparation."difficile de se détacher de l'habitude de croire", c'est vrai, mais cela reste une explication mentale qui ne va pas beaucoup t'aider...
Je ne suis pas totalement sûr de comprendre ce que tu entends par "tension=pensées=idée du moi renforcée". Quand tu es tendu, il y a plus de pensées, de pensées-moi, et donc l'idée "moi" est plus présente, renforcée. C'est ça ? Mais est-ce que cela veut dire pour autant que tu as la "sensation" d'un moi, d'une entité séparée en train d'observer ou de contrôler ce qui se passe ?
C'est l'habitude d'être identifié à "moi", elle n'est localisée nulle part, les choses ne vont plus d'elles mêmes, il faut que je fasse quelque chose... je suis contre et pas avec : automatiquement. Le sens du moi est tapis quelque part et resurgit à la première occasion. Je ne vois plus et je le sens parce que c'est douloureux comme sensation.Si c'est le cas, observe, et dis m'en plus sur cette sensation: comment se manifeste-t-elle, en terme de ressenti ? où est-elle localisée ? quand précisément se manifeste-t-elle ? est-elle associée à une ou plusieurs pensées particulières ? que "fait" elle ? ...
(ne fais pas appel aux pensées, même à la pensée "il n'y a pas de moi". observe, c'est tout)
La sensation de vision n'est pas définitive en fait, je la perd! 2 pas en avant 3 en arrière.
En ce moment je n'arrive pas à faire les exercices que tu me propose en étant dans l'expérience direct!Oui, ça se sent dans tes réponses, et il y a des expressions comme "appartiennent au même monde" ou "viennent de la même source" qui semblent être plutôt d'ordre mental. Est-ce que tu pourrais refaire l'exercice en répondant précisément aux questions stp ? Par exemple: est-ce qu'il y a un intérieur et un extérieur (5) ? est-ce qu'il y a l'impression de toucher des 'choses' (6) ? est-ce que le ressenti est le même, immobile les yeux fermés et en mouvement les yeux ouverts ?
J'y arrivais, puis plus, puis re, puis plus...
Oui ok, c'est juste que de ne pas être parasité par les pensées me facilite beaucoup la tache pour être dans l’expérience directe, du coup le faire consciemment rend l’expérience comme un état un peu transcendant effectivement.C'est sans doute juste la fatigue, mais l'impression que j'ai (dis-moi si je me trompe), c'est que pour toi "l'expérience directe" est devenu comme un état un peu transcendant dans lequel tu te sens bien, détendu, et où il n'y a pas de moi. Sauf que ce n'est pas ça. L'expérience directe n'a rien de transcendant ou mystérieux: c'est juste l'expérience tout court quand tu n'es pas perdu dans tes pensées. Et dans cette expérience, qui n'est pas "une" expérience mais juste l'expérience de la vie, il peut y avoir plus ou moins de tensions, plus ou moins de pensées, etc. Juste des sensations!
La sensation de non séparation n'est pas acquise... c'est ce que je me dis, alors que je l'ai ressentie plusieurs fois.Qu'est-ce qu'il y a à "voir" ? qu'il n'y a pas de séparation; qu'il n'y a pas d'un côté la vie, ce qui est vécu, et de l'autre Guillaume, celui qui vit. Voila, c'est tout, c'est très simple...
Alors, dans ton expérience, séparation ou pas ?
J’essaie de ne pas me compliquer mais... bon.
A demain Paul, merci pour ta patience!!!
Re: voir
Bonjour Guillaume,
Pour simplifier, le "sens du moi" a deux manifestations: l'idée du moi, véhiculée par les pensées; et la sensation du moi, dans le ressenti. Les deux se conjuguent et se renforcent mutuellement, ce qui fait leur force. Évidemment ça ne veut pas dire pour autant qu'il y a un moi mais, pour voir cela clairement, il faut examiner ces deux manifestations précisément et séparément.
Concernant la sensation du moi, tu dis que "c'est douloureux". Est-ce que tu peux être plus précis ? A quoi ressemble cette douleur (un coup de poing, un maux de tête...) ? Quelle est son intensité, est-ce que ça varie ? Où cette douleur est-elle ressentie, dans quelle partie du corps ?
Tu parles aussi souvent de tension, mais précisément: quoi, quand, comment, où...
Y a-t-il d'autres sensations autres que corporelles ? idem
(je pense que tu as compris mais je vais quand même te le redire encore une fois: sois précis)
Pour ce qui est de l'idée du moi, il y a visiblement cette croyance que quand les choses vont mal, "il faut que 'je' fasse quelque chose". Est-ce que tu peux élaborer ? Quel est le discours qui vient avec ?
Si tu te poses la question du pourquoi du pourquoi... qu'est-ce qui reste ? quelle est la plus grande peur ?
Si tu disais "il faut faire quelque chose" (sans 'je'), "une décision doit être prise" ou même juste "une réaction va avoir lieu", qu'est-ce que ça changerait ? Pourquoi un moi est-il nécessaire là-dedans ?
Que se passerait-il si tu lâchais prise, si tu laissais les choses se faire (sans essayer ni de faire ni de ne rien faire) ? Est-ce que tu as déjà essayé ?
En fait... est-ce que tu pourrais essayer ? (exercice!)
Comment dire ? l'expérience directe n'est pas un état, c'est une méthode. Ce n'est pas quelque chose à atteindre, mais un outil à manier. Et cela consiste simplement à observer les sensations, pas plus, pas moins.
Après, il y a un cercle vertueux qui s'installe: plus de sensations, moins de pensées; moins de pensées, plus de sensations...
Je vois bien ce que tu veux dire mais je veux juste te mettre en garde: le problème de l'état transcendant c'est qu'il est agréable mais (hélas) seulement transitoire. Or, ce n'est pas ce que l'on cherche ici. Tu comprends ?
Courage, on tourne autour, on y est presque...
On croit la voir elle nous échappe, dans le miroir de l'égo
Même si la belle paraît accorte, elle sait jouer les effarouchées
Lorsqu' un jour elle ouvre sa porte, on en est tout énamouré !
A bientôt Guillaume
Paul
Où le sens du moi est-il tapis ?C'est l'habitude d'être identifié à "moi", elle n'est localisée nulle part, les choses ne vont plus d'elles mêmes, il faut que je fasse quelque chose... je suis contre et pas avec : automatiquement. Le sens du moi est tapis quelque part et resurgit à la première occasion. Je ne vois plus et je le sens parce que c'est douloureux comme sensation.
Pour simplifier, le "sens du moi" a deux manifestations: l'idée du moi, véhiculée par les pensées; et la sensation du moi, dans le ressenti. Les deux se conjuguent et se renforcent mutuellement, ce qui fait leur force. Évidemment ça ne veut pas dire pour autant qu'il y a un moi mais, pour voir cela clairement, il faut examiner ces deux manifestations précisément et séparément.
Concernant la sensation du moi, tu dis que "c'est douloureux". Est-ce que tu peux être plus précis ? A quoi ressemble cette douleur (un coup de poing, un maux de tête...) ? Quelle est son intensité, est-ce que ça varie ? Où cette douleur est-elle ressentie, dans quelle partie du corps ?
Tu parles aussi souvent de tension, mais précisément: quoi, quand, comment, où...
Y a-t-il d'autres sensations autres que corporelles ? idem
(je pense que tu as compris mais je vais quand même te le redire encore une fois: sois précis)
Pour ce qui est de l'idée du moi, il y a visiblement cette croyance que quand les choses vont mal, "il faut que 'je' fasse quelque chose". Est-ce que tu peux élaborer ? Quel est le discours qui vient avec ?
Si tu te poses la question du pourquoi du pourquoi... qu'est-ce qui reste ? quelle est la plus grande peur ?
Si tu disais "il faut faire quelque chose" (sans 'je'), "une décision doit être prise" ou même juste "une réaction va avoir lieu", qu'est-ce que ça changerait ? Pourquoi un moi est-il nécessaire là-dedans ?
Que se passerait-il si tu lâchais prise, si tu laissais les choses se faire (sans essayer ni de faire ni de ne rien faire) ? Est-ce que tu as déjà essayé ?
En fait... est-ce que tu pourrais essayer ? (exercice!)
Si je te demande de regarder la couleur de ta chaussure (ou du premier objet qui croise ton regard), est-ce que tu y arrives ? Est-ce que tu as besoin d'un effort spécial, ou d'être dans un état spécial ? Non ?? Et ben là, c'est pareil...En ce moment je n'arrive pas à faire les exercices que tu me propose en étant dans l'expérience direct!
J'y arrivais, puis plus, puis re, puis plus...
Les pensées parasites n'aident pas, c'est sûr, mais ce n'est pas le propos.Oui ok, c'est juste que de ne pas être parasité par les pensées me facilite beaucoup la tache pour être dans l’expérience directe, du coup le faire consciemment rend l’expérience comme un état un peu transcendant effectivement.
Comment dire ? l'expérience directe n'est pas un état, c'est une méthode. Ce n'est pas quelque chose à atteindre, mais un outil à manier. Et cela consiste simplement à observer les sensations, pas plus, pas moins.
Après, il y a un cercle vertueux qui s'installe: plus de sensations, moins de pensées; moins de pensées, plus de sensations...
Je vois bien ce que tu veux dire mais je veux juste te mettre en garde: le problème de l'état transcendant c'est qu'il est agréable mais (hélas) seulement transitoire. Or, ce n'est pas ce que l'on cherche ici. Tu comprends ?
En anglais on dit: "what was seen cannot be unseen". Quand on a vraiment "vu", il n'y a pas de retour arrière.La sensation de non séparation n'est pas acquise... c'est ce que je me dis, alors que je l'ai ressentie plusieurs fois.
J’essaie de ne pas me compliquer mais... bon.
Courage, on tourne autour, on y est presque...
Un pas de deux, deux pas de trois, sensuelle danse du tangoLa sensation de vision n'est pas définitive en fait, je la perd! 2 pas en avant 3 en arrière.
On croit la voir elle nous échappe, dans le miroir de l'égo
Même si la belle paraît accorte, elle sait jouer les effarouchées
Lorsqu' un jour elle ouvre sa porte, on en est tout énamouré !
A bientôt Guillaume
Paul
“Life was fullness to such an extent that it was not life. God didn't live, simply existed.”
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
Re: voir
Bonjour Paul,
C'est intense et ça "pompe" mon énergie. Il y a la sensation d'être en charge: c'est n'est pas la vie qui agit, la sensation du moi
existe dans le sentiment d'urgence. Au lieu d'agir de façon détachée et avec du recule, j'agis comme un robot : et c'est douloureux, par comparaison à des moments d'harmonie.
Cela est du à un problème dentaire résolue mais qui crée du coup un déséquilibre dans tout la partie gauche du corps (l'origine dentaire des tensions a été découverte il y a peine 10 jours!!). J'alterne depuis entre soulagement et douleur.
La tension physique monte jusque dans la tête créant des migraines et le mentale devient épuisant du coup.
Voilà.
J'y arrive petit à petit, j'essaie, mais je me fais reprendre. C'est un axe de travail pour fondamental pour "moi".
je comprends, mais le fait de ressentir un état transcendant nourrit l'être... si c'est juste une étape j'accepte, et du coup ça ramène l'experience directe à quelque chose de normal.
C'est douloureux de se sentir pris dans un tiraillement : ça d’éclanche beaucoup de pensées pour "rétablir" la situation du coup j'ai mal à la tête, je me crispe et musculairement c'est douloureux dans les épaules et cou!Où le sens du moi est-il tapis ?
Pour simplifier, le "sens du moi" a deux manifestations: l'idée du moi, véhiculée par les pensées; et la sensation du moi, dans le ressenti. Les deux se conjuguent et se renforcent mutuellement, ce qui fait leur force. Évidemment ça ne veut pas dire pour autant qu'il y a un moi mais, pour voir cela clairement, il faut examiner ces deux manifestations précisément et séparément.
Concernant la sensation du moi, tu dis que "c'est douloureux". Est-ce que tu peux être plus précis ? A quoi ressemble cette douleur (un coup de poing, un maux de tête...) ? Quelle est son intensité, est-ce que ça varie ? Où cette douleur est-elle ressentie, dans quelle partie du corps ?
C'est intense et ça "pompe" mon énergie. Il y a la sensation d'être en charge: c'est n'est pas la vie qui agit, la sensation du moi
existe dans le sentiment d'urgence. Au lieu d'agir de façon détachée et avec du recule, j'agis comme un robot : et c'est douloureux, par comparaison à des moments d'harmonie.
J'ai un problème de tension qui me prend dans tout la partie gauche du corps sans prévenir depuis environ 3 ans.Tu parles aussi souvent de tension, mais précisément: quoi, quand, comment, où...
Y a-t-il d'autres sensations autres que corporelles ? idem
(je pense que tu as compris mais je vais quand même te le redire encore une fois: sois précis)
Cela est du à un problème dentaire résolue mais qui crée du coup un déséquilibre dans tout la partie gauche du corps (l'origine dentaire des tensions a été découverte il y a peine 10 jours!!). J'alterne depuis entre soulagement et douleur.
La tension physique monte jusque dans la tête créant des migraines et le mentale devient épuisant du coup.
Voilà.
Moi se sent en cause et se met à s'agiter dès qu'une situation jugée critique apparait (et dans mon boulot, comme beaucoup : c'est quotidien!) . Je prend la situation pour moi! L'émotion qui monte m'oblige à m'approprier la situation puisque je suis là et donc concerné.Pour ce qui est de l'idée du moi, il y a visiblement cette croyance que quand les choses vont mal, "il faut que 'je' fasse quelque chose". Est-ce que tu peux élaborer ? Quel est le discours qui vient avec ?
Sinon "on" sera pas content de "moi"... Et ça fait quoi? Ca fait que "je" ne me sens pas aimé... pourquoi? Ca me ramène à l'enfance : peur de décevoir, de ne pas y arriver.Si tu te poses la question du pourquoi du pourquoi... qu'est-ce qui reste ? quelle est la plus grande peur ?
Vu comme ça c'est facile... Mais la réalité est que j'ai schéma du "moi" qui se nourri d'une peur qu'il crée lui-même!!!Si tu disais "il faut faire quelque chose" (sans 'je'), "une décision doit être prise" ou même juste "une réaction va avoir lieu", qu'est-ce que ça changerait ? Pourquoi un moi est-il nécessaire là-dedans ?
J'y arrive très bien quand tout va bien ou que j'estime qu'il n'y a pas d'enjeu... Mais parfois comme dans mon travail des milliers de tonnes de pression arrivent de toutes part en même temps sans prévenir et "moi" essai de contenir ça!!!Que se passerait-il si tu lâchais prise, si tu laissais les choses se faire (sans essayer ni de faire ni de ne rien faire) ? Est-ce que tu as déjà essayé ?
En fait... est-ce que tu pourrais essayer ? (exercice!)
J'y arrive petit à petit, j'essaie, mais je me fais reprendre. C'est un axe de travail pour fondamental pour "moi".
ok, merciSi je te demande de regarder la couleur de ta chaussure (ou du premier objet qui croise ton regard), est-ce que tu y arrives ? Est-ce que tu as besoin d'un effort spécial, ou d'être dans un état spécial ? Non ?? Et ben là, c'est pareil...
!!es pensées parasites n'aident pas, c'est sûr, mais ce n'est pas le propos.
Comment dire ? l'expérience directe n'est pas un état, c'est une méthode. Ce n'est pas quelque chose à atteindre, mais un outil à manier. Et cela consiste simplement à observer les sensations, pas plus, pas moins.
Après, il y a un cercle vertueux qui s'installe: plus de sensations, moins de pensées; moins de pensées, plus de sensations...
Je vois bien ce que tu veux dire mais je veux juste te mettre en garde: le problème de l'état transcendant c'est qu'il est agréable mais (hélas) seulement transitoire. Or, ce n'est pas ce que l'on cherche ici. Tu comprends ?
je comprends, mais le fait de ressentir un état transcendant nourrit l'être... si c'est juste une étape j'accepte, et du coup ça ramène l'experience directe à quelque chose de normal.
'hope so!!!En anglais on dit: "what was seen cannot be unseen". Quand on a vraiment "vu", il n'y a pas de retour arrière.
Courage, on tourne autour, on y est presque...
J'apprends à danser... Merci pour les cours à distance ;)Un pas de deux, deux pas de trois, sensuelle danse du tango
On croit la voir elle nous échappe, dans le miroir de l'égo
Même si la belle paraît accorte, elle sait jouer les effarouchées
Lorsqu' un jour elle ouvre sa porte, on en est tout énamouré !
Re: voir
Bonjour Guillaume,
Ces sensations sont symptomatiques du stress et d'un coup de fatigue passager (pas très agréable certes, mais assez normal). Mais du coup, je ne vois pas trop où est le moi là-dedans...
Tout le reste me semble être non des sensations mais des idées: je suis en charge, ce n'est pas la vie qui agit, j'agis comme un robot, je n'agis pas de façon détachée et avec du recul, etc. Bref, de "l'idée moi" pur jus.
Est-ce que tu es d'accord avec ça, ou est-ce que j'ai raté quelque chose ?
Est-ce qu'il y a d'autres sensations (je ne sais pas, dans la tête par exemple) qui soient reliées directement au moi ?
(au fait Guillaume, il est vraiment important que tu fasses bien la différence entre ce qui est de l'ordre des sensations, liées aux sens, et ce qui est de l'ordre des idées. Et que, lorsque tu décris des sensations, tu sois vraiment précis. ok ?)
En essayant de rester positif, je me dis par contre que c'est peut-être une opportunité: si le mental devient épuisant, c'est peut-être l'occasion de lâcher un peu le mental. "moins-de-mental = moins-de-douleur", c'est une idée que même le mental peut comprendre et donc, paradoxalement, il peut devenir un allié. Qu'en pense le mental ?
Évidemment le petit hic dans ce raisonnement c'est que, justement, "je/moi" n'est PAS là. Et donc pas d'obligation: pas besoin de prendre "ça" (la vie) pour "moi"...
Après, comme tu le dis justement: "Vu comme ça c'est facile..."
Je ne te dis pas bien sûr qu'en cas de surcharge de travail il faut tout arrêter et se croiser les bras. Tu te souviens quand dans la voiture, "ça" conduisait tout seul ? Et bien là pareil, "ça" va faire le travail. Et en plus le travail sera mieux fait parce qu'il n'y aura pas tout ce stress dû aux pensées parasites.
L'expérience directe permet de réaliser l'illusion du moi, et la non-séparation induit un sentiment de détente et de bien-être que tu as déjà expérimenté. Mais c'est une conséquence, pas la cause ni une fin en soi.
A bientôt
Paul
Comme sensations, je vois: mal à la tête, douleurs musculaires dans les épaules et le cou, manque d'énergie.Concernant la sensation du moi, tu dis que "c'est douloureux". Est-ce que tu peux être plus précis ? A quoi ressemble cette douleur (un coup de poing, un maux de tête...) ? Quelle est son intensité, est-ce que ça varie ? Où cette douleur est-elle ressentie, dans quelle partie du corps ?
C'est douloureux de se sentir pris dans un tiraillement : ça d’éclanche beaucoup de pensées pour "rétablir" la situation du coup j'ai mal à la tête, je me crispe et musculairement c'est douloureux dans les épaules et cou!
C'est intense et ça "pompe" mon énergie. Il y a la sensation d'être en charge: c'est n'est pas la vie qui agit, la sensation du moi
existe dans le sentiment d'urgence. Au lieu d'agir de façon détachée et avec du recule, j'agis comme un robot : et c'est douloureux, par comparaison à des moments d'harmonie.
Ces sensations sont symptomatiques du stress et d'un coup de fatigue passager (pas très agréable certes, mais assez normal). Mais du coup, je ne vois pas trop où est le moi là-dedans...
Tout le reste me semble être non des sensations mais des idées: je suis en charge, ce n'est pas la vie qui agit, j'agis comme un robot, je n'agis pas de façon détachée et avec du recul, etc. Bref, de "l'idée moi" pur jus.
Est-ce que tu es d'accord avec ça, ou est-ce que j'ai raté quelque chose ?
Est-ce qu'il y a d'autres sensations (je ne sais pas, dans la tête par exemple) qui soient reliées directement au moi ?
(au fait Guillaume, il est vraiment important que tu fasses bien la différence entre ce qui est de l'ordre des sensations, liées aux sens, et ce qui est de l'ordre des idées. Et que, lorsque tu décris des sensations, tu sois vraiment précis. ok ?)
Maintenant que le problème dentaire est résolu, j'espère que la douleur va s'estomper. En attendant, c'est comme ça, mais je te plains, ça ne doit pas être très drôle à vivre...J'ai un problème de tension qui me prend dans tout la partie gauche du corps sans prévenir depuis environ 3 ans.
Cela est du à un problème dentaire résolue mais qui crée du coup un déséquilibre dans tout la partie gauche du corps (l'origine dentaire des tensions a été découverte il y a peine 10 jours!!). J'alterne depuis entre soulagement et douleur.
La tension physique monte jusque dans la tête créant des migraines et le mentale devient épuisant du coup.
Voilà.
En essayant de rester positif, je me dis par contre que c'est peut-être une opportunité: si le mental devient épuisant, c'est peut-être l'occasion de lâcher un peu le mental. "moins-de-mental = moins-de-douleur", c'est une idée que même le mental peut comprendre et donc, paradoxalement, il peut devenir un allié. Qu'en pense le mental ?
Quand tu regardes, c'est trop drôle le mental. D'abord une situation jugée "critique" alors que, j'imagine, il n'y a pas mort d'homme. Ensuite cette idée de "s'approprier la situation" comme si on pouvait devenir "propriétaire" du présent. Ironique non ? Enfin cette idée que puisque "je" suis là, "je" suis obligé de prendre ça pour "moi". Ben voyons! Et comme "je" suis obligé de prendre ça pour "moi", alors "je" suis là... la boucle est bouclée!Moi se sent en cause et se met à s'agiter dès qu'une situation jugée critique apparait (et dans mon boulot, comme beaucoup : c'est quotidien!) . Je prend la situation pour moi! L'émotion qui monte m'oblige à m'approprier la situation puisque je suis là et donc concerné.
Évidemment le petit hic dans ce raisonnement c'est que, justement, "je/moi" n'est PAS là. Et donc pas d'obligation: pas besoin de prendre "ça" (la vie) pour "moi"...
Pauvre petit "moi" en manque d'amour...Sinon "on" sera pas content de "moi"... Et ça fait quoi? Ca fait que "je" ne me sens pas aimé... pourquoi? Ca me ramène à l'enfance : peur de décevoir, de ne pas y arriver.
C'est presque ça... sauf que le "moi" ne crée rien, puisqu'il n'est pas! Le "moi" et la "peur" sont deux pensées qui s'auto-entretiennent. Si l'une tombe, l'autre aussi. Tu préfères quoi: arrêter de croire au moi pour arrêter d'avoir peur, ou arrêter d'avoir peur pour arrêter de croire au moi ?Si tu disais "il faut faire quelque chose" (sans 'je'), "une décision doit être prise" ou même juste "une réaction va avoir lieu", qu'est-ce que ça changerait ? Pourquoi un moi est-il nécessaire là-dedans ?
Vu comme ça c'est facile... Mais la réalité est que j'ai schéma du "moi" qui se nourri d'une peur qu'il crée lui-même!!!
Après, comme tu le dis justement: "Vu comme ça c'est facile..."
Maintenir l'idée du moi est déjà en soi une pression. Après rajoute l'idée que le moi doit contenir tout ça... et tu as toutes les conditions pour avoir un maximum de pression! J'espère que tu réalises bien ça: l'idée du moi n'aide en rien à gérer la pression; au contraire, ça en rajoute un wagon.Que se passerait-il si tu lâchais prise, si tu laissais les choses se faire (sans essayer ni de faire ni de ne rien faire) ? Est-ce que tu as déjà essayé ?
En fait... est-ce que tu pourrais essayer ? (exercice!)
J'y arrive très bien quand tout va bien ou que j'estime qu'il n'y a pas d'enjeu... Mais parfois comme dans mon travail des milliers de tonnes de pression arrivent de toutes part en même temps sans prévenir et "moi" essai de contenir ça!!!
J'y arrive petit à petit, j'essaie, mais je me fais reprendre. C'est un axe de travail pour fondamental pour "moi".
Je ne te dis pas bien sûr qu'en cas de surcharge de travail il faut tout arrêter et se croiser les bras. Tu te souviens quand dans la voiture, "ça" conduisait tout seul ? Et bien là pareil, "ça" va faire le travail. Et en plus le travail sera mieux fait parce qu'il n'y aura pas tout ce stress dû aux pensées parasites.
Oui, tout à fait normal!Je vois bien ce que tu veux dire mais je veux juste te mettre en garde: le problème de l'état transcendant c'est qu'il est agréable mais (hélas) seulement transitoire. Or, ce n'est pas ce que l'on cherche ici. Tu comprends ?
je comprends, mais le fait de ressentir un état transcendant nourrit l'être... si c'est juste une étape j'accepte, et du coup ça ramène l'experience directe à quelque chose de normal.
L'expérience directe permet de réaliser l'illusion du moi, et la non-séparation induit un sentiment de détente et de bien-être que tu as déjà expérimenté. Mais c'est une conséquence, pas la cause ni une fin en soi.
Le paradoxe, c'est que la danse devient merveilleuse... quand il n'y a plus de danseur!J'apprends à danser... Merci pour les cours à distance ;)
A bientôt
Paul
“Life was fullness to such an extent that it was not life. God didn't live, simply existed.”
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
Re: voir
Bonjour Paul,
Depuis 2 mois environ j'ai fais modifier mon contrat de travail pour ne plus travailler les vendredis : travailler moins pour gagner moins, pour avoir plus de temps libre, moins de pression, bref plus de liberté... Ca fonctionne, je suis plus cool mais c' est pas encore ça, parce que l'idée d'un moi est toujours là et je sais depuis toujours que moi est "mon" pire ennemi, et que je sais aussi, intellectuellement qu'il n'existe pas, je l'ai même entre aperçu à plusieurs reprise furtivement...
Ca à l'air si simple de voir que cette "identité" est rajouté, aujourd'hui en trop (car utile au moins au début de l'existence).
Mais moi est infiltré dans les moindre recoins de mon être, et fait tout pour ne pas être démasqué et disparaitre.
"Là ou s'abat le découragement s'élève la victoire des persévérants"..... même si c'est dur!
Non c'est bien ça c'est alimenté par des pensées de "l'idée moi" pur jus. Les jugements automatiques sont aussi reliés directement au moi, ainsi que la peur. Mais les sensations non.
Belle journée à toi Paul.
Depuis 2 mois environ j'ai fais modifier mon contrat de travail pour ne plus travailler les vendredis : travailler moins pour gagner moins, pour avoir plus de temps libre, moins de pression, bref plus de liberté... Ca fonctionne, je suis plus cool mais c' est pas encore ça, parce que l'idée d'un moi est toujours là et je sais depuis toujours que moi est "mon" pire ennemi, et que je sais aussi, intellectuellement qu'il n'existe pas, je l'ai même entre aperçu à plusieurs reprise furtivement...
Ca à l'air si simple de voir que cette "identité" est rajouté, aujourd'hui en trop (car utile au moins au début de l'existence).
Mais moi est infiltré dans les moindre recoins de mon être, et fait tout pour ne pas être démasqué et disparaitre.
"Là ou s'abat le découragement s'élève la victoire des persévérants"..... même si c'est dur!
Comme sensations, je vois: mal à la tête, douleurs musculaires dans les épaules et le cou, manque d'énergie.
Ces sensations sont symptomatiques du stress et d'un coup de fatigue passager (pas très agréable certes, mais assez normal). Mais du coup, je ne vois pas trop où est le moi là-dedans...
Tout le reste me semble être non des sensations mais des idées: je suis en charge, ce n'est pas la vie qui agit, j'agis comme un robot, je n'agis pas de façon détachée et avec du recul, etc. Bref, de "l'idée moi" pur jus.
Est-ce que tu es d'accord avec ça, ou est-ce que j'ai raté quelque chose ?
Est-ce qu'il y a d'autres sensations (je ne sais pas, dans la tête par exemple) qui soient reliées directement au moi ?
Non c'est bien ça c'est alimenté par des pensées de "l'idée moi" pur jus. Les jugements automatiques sont aussi reliés directement au moi, ainsi que la peur. Mais les sensations non.
Effectivement je vais essayer d'être plus précis. Les peurs reliées au moi, sont plus de l'ordre de la sensation : accélération du rythme cardiaque, tensions musculaires cou et épaules, mal de crâne et sensations de fatigue. Les sensations du moi alimentent l'idée (les pensées) du moi et vis versa.u fait Guillaume, il est vraiment important que tu fasses bien la différence entre ce qui est de l'ordre des sensations, liées aux sens, et ce qui est de l'ordre des idées. Et que, lorsque tu décris des sensations, tu sois vraiment précis. ok ?)
Le mental dit oui, j'adorerai qu'il obéisse que se soit vrai! C'est comme une méditation guidée que j'ai vu sur le web où un moine bouddhiste appel le mental : le monkey mind et qu'il faut occuper à surveiller la respiration pendant la méditation pour qu'il nous foute paix. Génial, mais pas évident.En essayant de rester positif, je me dis par contre que c'est peut-être une opportunité: si le mental devient épuisant, c'est peut-être l'occasion de lâcher un peu le mental. "moins-de-mental = moins-de-douleur", c'est une idée que même le mental peut comprendre et donc, paradoxalement, il peut devenir un allié. Qu'en pense le mental ?
J'essaie.............Quand tu regardes, c'est trop drôle le mental. D'abord une situation jugée "critique" alors que, j'imagine, il n'y a pas mort d'homme. Ensuite cette idée de "s'approprier la situation" comme si on pouvait devenir "propriétaire" du présent. Ironique non ? Enfin cette idée que puisque "je" suis là, "je" suis obligé de prendre ça pour "moi". Ben voyons! Et comme "je" suis obligé de prendre ça pour "moi", alors "je" suis là... la boucle est bouclée!
Évidemment le petit hic dans ce raisonnement c'est que, justement, "je/moi" n'est PAS là. Et donc pas d'obligation: pas besoin de prendre "ça" (la vie) pour "moi"...
Qu'est ce qui empêche que ça conduise tout seul???????Maintenir l'idée du moi est déjà en soi une pression. Après rajoute l'idée que le moi doit contenir tout ça... et tu as toutes les conditions pour avoir un maximum de pression! J'espère que tu réalises bien ça: l'idée du moi n'aide en rien à gérer la pression; au contraire, ça en rajoute un wagon.
Je ne te dis pas bien sûr qu'en cas de surcharge de travail il faut tout arrêter et se croiser les bras. Tu te souviens quand dans la voiture, "ça" conduisait tout seul ? Et bien là pareil, "ça" va faire le travail. Et en plus le travail sera mieux fait parce qu'il n'y aura pas tout ce stress dû aux pensées parasites.
Y a encore un pilote dans l'avion, mais je trouve pas le bouton du siège éjectable.Le paradoxe, c'est que la danse devient merveilleuse... quand il n'y a plus de danseur!
Belle journée à toi Paul.
Re: voir
Bonsoir Guillaume,
Il n'est pas masqué et ne cherche pas à jouer les filles de l'air, car c'est déjà de l'air: le moi, c'est du vent!
Le moi n'existe que dans ton imagination. Tu dis qu'il est infiltré dans les moindre recoins de ton être. Moi je veux bien, mais dis-moi où... Montre-moi un recoin de ton être où il y a ne serait-ce qu'un soupçon de moi, et je te paye le champagne !!
Du coup, c'est quoi "les sensations du moi" ??
Est-ce qu'il y a un moi quelque part en train d'accélérer le rythme cardiaque ou de tendre les muscles du cou ?
Et même si c'était le cas, il se cacherait où ce fameux moi puisqu'on ne peut ni le voir, ni le toucher, ni le sentir ?
Quelles sont les preuves concrètes de l'existence du moi ?
Réfléchis bien, je répète: quelles sont les preuves concrètes de l'existence du moi ?
Le seul problème, vois-tu, c'est qu'il n'y a pas de siège éjectable... parce qu'il n'y a pas de pilote à éjecter. Donc, le bouton magique, tu vas le chercher longtemps. Par contre, si tu cherches le pilote dans tout l'avion et que tu ne le trouves pas, il y a forcément un moment où tu vas te dire: ah ben non, en fait, y'a pas de pilote dans cet avion !
Allez, un petit exercice pour la route:
A) 1. repérer une sensation, n'importe laquelle (visuelle, corporelle...), celle qui semble la plus "présente". 2. Nommer la sensation (dans la tête ou à voix basse/haute). 3. Se concentrer quelques instants sur la sensation, et juste sur elle. 4. recommencer
B) idem, mais sans le 2. Repérage, concentration, repérage, concentration...
C) idem, mais en fusionnant 1 et 3. concentration, concentration...
A bientôt,
Paul
Le moi n'est pas ton pire ennemi: le moi n'existe pas! ... et n'a jamais existé, même au début de l'existence.Depuis 2 mois environ j'ai fais modifier mon contrat de travail pour ne plus travailler les vendredis : travailler moins pour gagner moins, pour avoir plus de temps libre, moins de pression, bref plus de liberté... Ca fonctionne, je suis plus cool mais c' est pas encore ça, parce que l'idée d'un moi est toujours là et je sais depuis toujours que moi est "mon" pire ennemi, et que je sais aussi, intellectuellement qu'il n'existe pas, je l'ai même entre aperçu à plusieurs reprise furtivement...
Ca à l'air si simple de voir que cette "identité" est rajouté, aujourd'hui en trop (car utile au moins au début de l'existence).
Mais moi est infiltré dans les moindre recoins de mon être, et fait tout pour ne pas être démasqué et disparaitre.
Il n'est pas masqué et ne cherche pas à jouer les filles de l'air, car c'est déjà de l'air: le moi, c'est du vent!
Le moi n'existe que dans ton imagination. Tu dis qu'il est infiltré dans les moindre recoins de ton être. Moi je veux bien, mais dis-moi où... Montre-moi un recoin de ton être où il y a ne serait-ce qu'un soupçon de moi, et je te paye le champagne !!
Et là où s'abat le découragement s'élève la possibilité du lâcher-prise..."Là ou s'abat le découragement s'élève la victoire des persévérants"..... même si c'est dur!
Ok, les sensations ne sont pas liées au moi, seule est reliée la peur. Mais qu'est-ce que la peur ? Des sensations...Non c'est bien ça c'est alimenté par des pensées de "l'idée moi" pur jus. Les jugements automatiques sont aussi reliés directement au moi, ainsi que la peur. Mais les sensations non.
Les peurs reliées au moi, sont plus de l'ordre de la sensation : accélération du rythme cardiaque, tensions musculaires cou et épaules, mal de crâne et sensations de fatigue. Les sensations du moi alimentent l'idée (les pensées) du moi et vis versa.
Du coup, c'est quoi "les sensations du moi" ??
Est-ce qu'il y a un moi quelque part en train d'accélérer le rythme cardiaque ou de tendre les muscles du cou ?
Et même si c'était le cas, il se cacherait où ce fameux moi puisqu'on ne peut ni le voir, ni le toucher, ni le sentir ?
Quelles sont les preuves concrètes de l'existence du moi ?
Réfléchis bien, je répète: quelles sont les preuves concrètes de l'existence du moi ?
Pas évident mais faisable, ceci-dit. Une des caractéristiques du mental c'est qu'il cherche toujours à s'occuper et que, avec une tâche répétitive, il a tendance à "décrocher". Si en parallèle il y a concentration sur les sensations, généralement ça le calme. Mais attention, il ne faut pas penser à la respiration (inspirer-expirer) ou que ça devienne une espèce de transe. Il faut vraiment une attention soutenue sur toutes les "petites" sensations (contraction des muscles de ventre, poitrine qui se soulève, fraicheur de l'air dans les narines, etc.) et une certaine forme de "curiosité", presque enfantine, pour ce qui se passe. Essaye...Le mental dit oui, j'adorerai qu'il obéisse que se soit vrai! C'est comme une méditation guidée que j'ai vu sur le web où un moine bouddhiste appel le mental : le monkey mind et qu'il faut occuper à surveiller la respiration pendant la méditation pour qu'il nous foute paix. Génial, mais pas évident.
Excellente question. A ton avis ??Qu'est ce qui empêche que ça conduise tout seul???????
Ah, tu gardes le sens de l'humour, c'est bien...Y a encore un pilote dans l'avion, mais je trouve pas le bouton du siège éjectable.
Le seul problème, vois-tu, c'est qu'il n'y a pas de siège éjectable... parce qu'il n'y a pas de pilote à éjecter. Donc, le bouton magique, tu vas le chercher longtemps. Par contre, si tu cherches le pilote dans tout l'avion et que tu ne le trouves pas, il y a forcément un moment où tu vas te dire: ah ben non, en fait, y'a pas de pilote dans cet avion !
Allez, un petit exercice pour la route:
A) 1. repérer une sensation, n'importe laquelle (visuelle, corporelle...), celle qui semble la plus "présente". 2. Nommer la sensation (dans la tête ou à voix basse/haute). 3. Se concentrer quelques instants sur la sensation, et juste sur elle. 4. recommencer
B) idem, mais sans le 2. Repérage, concentration, repérage, concentration...
C) idem, mais en fusionnant 1 et 3. concentration, concentration...
A bientôt,
Paul
“Life was fullness to such an extent that it was not life. God didn't live, simply existed.”
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
“La vie était à ce point plénitude qu'elle n'était pas la vie. Dieu ne vivait pas, il existait.” (A. Nothomb)
Return to “Français (archives)”
Who is online
Users browsing this forum: No registered users and 146 guests

