Re: La réalité telle qu'elle est.
Posted: Sun Feb 14, 2021 10:46 pm
Bonsoir Jean-Antoine,
Vu que tu es interesse, a la fin de ce travail nous pourrons reparler de Gendlin et autres (Heidegger, Dilthey, GH Mead...)
« Le temps est ce qu’a inventé la nature pour qu’on ne se rende pas compte que tout se passe en même temps »
Attention tout de meme aux modeles d'Univers Blocks (univers a 4D predermine parcouru par un etre 3D etc...). Ces modeles sont deterministes, quasi-"Laplaciens", et ne sont basés que sur des experiences explicites (en mode Auguste Comte et son positivisme).
Une autre maniere de concevoir comment "tout ne se passe pas en meme temps" peut etre examiné par un modele qui prend en compte la nouveauté, dans l'instant, et qui ne se base pas sur un modele d'univers mecanistique predeterminé. Cet autre type de modele est basé sur notre experience phenomenologique d'etre vivant, plutot que sur un modele ou tout est mort et rien n'a de sens et ou le vivant emerge d'un assemblage de ces mortes parties. Au contraire un modele ou notre interaction avec notre environnement et la complexite de cette relation offre des possibilites nouvelles lorsque des changements dans l'environement partagé ou dans les differents processus qui constituent notre organisme peuvent creer de nouvelles possibilités instantanement, au moment ou l'organisme entre en contact avec son environemement
Bref, un long paragraphe pour dire que tout espoir n'est pas perdu et que nous ne sommes pas les jouets d'une mecanique infernale, en esperant que cela te soit utile.
Le but etait exactement cela, te montrer par une experience directe comment tu constitues ton monde, qui n'est donc pas seulement fait "d'objets reductibles a des formes, des sons, des textures... bref de sensations" MAIS qu'au contraire ton monde est d'abord constitué de connaissance intuitives provenant d'un certain passé (passé qui est bien sur présent c'est a dire re-presenté, re-prensentifié dans cet ETERNEL MAINTENANT) et que chaque object est lui-meme reconnu comme porteur de possibilités futures et de re-con-naissances passees, donc s'inscrit dans une certaine temporalité créée ici et maintenant, en continu.
Vois-tu bien cela, est-ce bien ta realité vécue ?
Plutot que de comparer, si plutot nous croisions et comprenions (cum prehendere, prendre avec nous) chacun et les laissions s'entrecroiser et se polliniser mutuellement ainsi que nous meme au passage.
Donc plutot que d'opposer de comparer de classer, plutot croiser, essaimer, entrecroiser ?
Un ordinateur n'a access qu'a l'explicite. Ce qui peut etre vu/entendu/mesuré...
Donc si un ordinateur "voyait" la fourchette, elle serait reconnue comme fourchette, mais rien de special ne se passerait, parce que les ordinateurs ne font qu'organiser des explicites sans signification autre que les criteres mathematique d'optimization que nous leur donnons : un reseau de neurone avec une retropropagtion de l'erreur, ("erreur" qu'un humain a prealablement defini!) va apparement "reconnaitre" un nouvel object apres avoir ete entrainé face a une grosse base de donnee-exemple.
Mais que peut-on dire de cette reconnaissance ? Par exemple un algorithme de circulation automobile entraine sur autoroute ne pourra pas reconnaitre un gros camion venant de la gauche sur une route de campagne. Il n'a pas de possibilite de faire face a de la nouveauté si il n'y a pas ete entrainé !
Alors que nous qui vivons dans un monde de signification pouvons reconnaitre des situations jamais vues auparavant parce que nous et les ordinateurs ne voient pas le meme monde, et probablement les ordinateurs en temps que machines n'ont pas access a "l'implicite" et auraient du mal a cree ou reconnaitre des metaphores pour cette meme raison qu'ils ne peuvent pas entrecroiser des domaines entiers qui ne sont pas pre-explicités en suite logique, vois tu ce que je veux dire ?
Oui en effet pour toi il n'y a que ton experience. Tu ne peux pas "sortir" de ton experience (comme Neo sort de la matrice).
Mais l'experience est-elle une "entité" qui produit des objets ?
Ne pourrions nous pas dire que l'experience est, et nous distinguons tel ou tel "objet" dans cette experience, de telle sorte que l'objet et l'experience sont UN ?
Ce qui est interessant dans ce modele est qu'il n'y a qu'un seul signal qui est ensuite modulé en d'innombrables formes.
Et il n'y a que ce signal !
As-tu un corps ? Ou es-tu l'experience d'un corps-d'un son-d'un ecran ?
Est-ce que quelquechose qui n'existe pas peut disparaitre ?
Magnifique :)
ou souhaiterais-tu qu'elle soit etablie ?
Quelle attentes as-tu d'une realisation "complete" ?
Bien, continue de manipuler l'econome jusqu'au.... vide !!
Merci a toi !
Yas
Ok super.Oui je le lis [l'anglais] de façon assez fluide
Vu que tu es interesse, a la fin de ce travail nous pourrons reparler de Gendlin et autres (Heidegger, Dilthey, GH Mead...)
Oui tout a fait, le deuxieme qui peut etre vu comme le fait que nous sommes au centre du "temps" et qu'a partir de ce centre nous structurons notre experience au travers des tendances du futur et des con-naissances du passe. Nous pouvons dire que le futur et le passe s'ecoulent a partir du "maintenant eternel" le seul moment auquel nous avons access, le seul moment ou nous sommes "vivants".Il y a l’intuition métaphysique sur le temps et l’espace d’un côté et d’un autre côté la perception du temps et de l’espace tel que nous le vivons. C’est, je pense, le deuxième qui nous intéresse ici.
« Le temps est ce qu’a inventé la nature pour qu’on ne se rende pas compte que tout se passe en même temps »
Attention tout de meme aux modeles d'Univers Blocks (univers a 4D predermine parcouru par un etre 3D etc...). Ces modeles sont deterministes, quasi-"Laplaciens", et ne sont basés que sur des experiences explicites (en mode Auguste Comte et son positivisme).
Une autre maniere de concevoir comment "tout ne se passe pas en meme temps" peut etre examiné par un modele qui prend en compte la nouveauté, dans l'instant, et qui ne se base pas sur un modele d'univers mecanistique predeterminé. Cet autre type de modele est basé sur notre experience phenomenologique d'etre vivant, plutot que sur un modele ou tout est mort et rien n'a de sens et ou le vivant emerge d'un assemblage de ces mortes parties. Au contraire un modele ou notre interaction avec notre environnement et la complexite de cette relation offre des possibilites nouvelles lorsque des changements dans l'environement partagé ou dans les differents processus qui constituent notre organisme peuvent creer de nouvelles possibilités instantanement, au moment ou l'organisme entre en contact avec son environemement
Bref, un long paragraphe pour dire que tout espoir n'est pas perdu et que nous ne sommes pas les jouets d'une mecanique infernale, en esperant que cela te soit utile.
Ok ce que je voulais que tu remarques en plus de cela c'est que la maniere dont nous nous rappelons ou nous etions est basee sur des associations : par exemple : a cette epoque ok j'etais dans telle ville, j'avais tel(le)s ou tel(le)s ami(e)s nous allions dans tel ou tel restaurant ou telle universite... Et a partir de ces elements (qui creent un compose de relevance) nous inferons avec une certaine probabilite ou nous etions a telle ou telle date. Et bien sur cette memoire "sequentielle" n'est pas tres fiable. Notre histoire personelle etant basee sur notre memoire, a quelle point notre histoire est-elle fiable d'un point de vue "objectif" (en connaissance de cause de la nature fragile de cette "memoire sequentielle") ?Il m’est très difficile de me souvenir de dates lointaines comme cela. Bien sûr, une date comme le 25 décembre, jour de Noël, où le 11 septembre 2001 sont un peu plus faciles du fait de l’évènement associé et des émotions liées à ces dates. Je me suis toujours demandé comment font les gens pour dire où ils étaient lors des interrogatoires dans les films policiers. La plupart du temps je n’aurais aucun alibi, car sauf dans les cas où un évènement très proche y est associé, je suis incapable de dire où j’étais à ce moment-là. Je me souviens assez bien d’un certain nombre d’évènements, mais de là à les associer à des dates, c’est une autre histoire.
Ahah la routine, tout est "comme il se doit".Je sais que c’est un écran c’est tout. Non, ce n’est pas une pensée, c’est un préétabli, c’est du domaine de l’évidence, je ne connais pas l’écran, je le reconnais.
On sait cela spontanément. Si je me rends sur mon lieu de travail, je revois chaque personne comme une évidence, tant que chacun est à sa place habituelle
Bien content que cette petite experience t'ait plu (la fourchette!).Il peut du reste exister un conflit entre ce que nous portons en nous et ce que nous constatons, une déception, une insatisfaction ou au contraire une agréable surprise, ou même un éclat de rire. Parce que, au final, le monde tel que je m’attends à ce qu’il soit et le monde tel qu’il est, parfois concordent, parfois ne concordent pas du tout.
Quand je vois une fourchette, je ne vois pas seulement un objet argenté, long et qui finit de façon pointue.
Je vois tout ce que transporte comme sens la fourchette, son usage, son contenu culturel, son association au fait de se nourrir, la façon que j’aurais de la saisir. C’est un objet usuel, habituel (qui porte dans mon regard mes propres habitudes, ma propre culture).
Alors quand la partie centrale de la fourchette est constituée d’une chaîne, elle perd tout usage possible tel qu’il est prédéfini en moi. Et cette surprise, cet inattendu, cette sortie brusque de ma vision de la fourchette telle que je la porte, provoque le rire.
Le but etait exactement cela, te montrer par une experience directe comment tu constitues ton monde, qui n'est donc pas seulement fait "d'objets reductibles a des formes, des sons, des textures... bref de sensations" MAIS qu'au contraire ton monde est d'abord constitué de connaissance intuitives provenant d'un certain passé (passé qui est bien sur présent c'est a dire re-presenté, re-prensentifié dans cet ETERNEL MAINTENANT) et que chaque object est lui-meme reconnu comme porteur de possibilités futures et de re-con-naissances passees, donc s'inscrit dans une certaine temporalité créée ici et maintenant, en continu.
Vois-tu bien cela, est-ce bien ta realité vécue ?
Attention avec les comparaisons en effet. Les comparaisons sont bonnes pour faire des mesures, et les mesures et les modeles sont tres utiles pour nous offrir les technologies dont nous beneficions maintenant.Et faire une découverte nouvelle n’a que faire des comparaisons, si ce n’est ce phénomène de classification, d’appropriation dans son propre univers.
Buzzati n’apporte rien à Borges, Buzzati est Buzzati et Borges est Borges. Mais il semble bien que la plupart du temps c’est ainsi que nous fonctionnons.
Plutot que de comparer, si plutot nous croisions et comprenions (cum prehendere, prendre avec nous) chacun et les laissions s'entrecroiser et se polliniser mutuellement ainsi que nous meme au passage.
Donc plutot que d'opposer de comparer de classer, plutot croiser, essaimer, entrecroiser ?
S’il ne s’agissait que de comparer et de classifier, les ordinateurs feraient cela encore bien mieux que nous. Sommes-nous des ordinateurs biologiques ?
Je ne le crois pas, car aucun ordinateur ne sait se remettre lui-même en question, se voir en miroir ni remettre en cause ses modes de fonctionnement.
Certes un ordinateur, comme notre mental, classe et compare, mais il applique des règles programmées, il ne sait pas faire et défaire des règles, les changer, les bousculer voire les enfreindre où même les briser, il se contente de les appliquer.
Un ordinateur n'a access qu'a l'explicite. Ce qui peut etre vu/entendu/mesuré...
Donc si un ordinateur "voyait" la fourchette, elle serait reconnue comme fourchette, mais rien de special ne se passerait, parce que les ordinateurs ne font qu'organiser des explicites sans signification autre que les criteres mathematique d'optimization que nous leur donnons : un reseau de neurone avec une retropropagtion de l'erreur, ("erreur" qu'un humain a prealablement defini!) va apparement "reconnaitre" un nouvel object apres avoir ete entrainé face a une grosse base de donnee-exemple.
Mais que peut-on dire de cette reconnaissance ? Par exemple un algorithme de circulation automobile entraine sur autoroute ne pourra pas reconnaitre un gros camion venant de la gauche sur une route de campagne. Il n'a pas de possibilite de faire face a de la nouveauté si il n'y a pas ete entrainé !
Alors que nous qui vivons dans un monde de signification pouvons reconnaitre des situations jamais vues auparavant parce que nous et les ordinateurs ne voient pas le meme monde, et probablement les ordinateurs en temps que machines n'ont pas access a "l'implicite" et auraient du mal a cree ou reconnaitre des metaphores pour cette meme raison qu'ils ne peuvent pas entrecroiser des domaines entiers qui ne sont pas pre-explicités en suite logique, vois tu ce que je veux dire ?
ahah Bonne question dont je n'ai pas la réponse ! Mais si nous revenions a notre exemple de la fourmi et de son "monde" et de nous et de notre "monde" et qu'aucun n'etait "LE" monde, alors il n'y a pas UN monde, mais seulement une interpretation possible de notre interaction experientielle avec CELA (Gendlin l'appelle l'ordre responsif, the Responsive Order). Cela n'est pas reductible a un schema ou un modele scientifique et constamment CELA nous surprend, s'adapte, offre de la nouveauté. Nous sommes CELA aussi, le meilleur labo du monde, c'est notre propre experience d'etre vivant !! Nous ne pouvons pas forcement comprendre et expliquer tout ce qui se passe en mot ou avec des modeles ! Mais nous le VIVONS !Les conséquences seraient assez vertigineuses. Cela pourrait-il vouloir dire que c’est la conscience du monde qui fait le monde ? L’expérience du monde qui produit le monde ? Et non pas le monde qui conduit à l’expérience du monde ?
Il n’y a que l’expérience. Qu’il y ait objet ou pas, il n’y a que l’expérience.
Mais peut-il y avoir une expérience sans objet ?
L’expérience a-t-elle besoin d’un objet pour être une expérience ? L’expérience produirait-elle, en elle-même, des objets afin d’en être l’expérience ?
Oui en effet pour toi il n'y a que ton experience. Tu ne peux pas "sortir" de ton experience (comme Neo sort de la matrice).
Mais l'experience est-elle une "entité" qui produit des objets ?
Ne pourrions nous pas dire que l'experience est, et nous distinguons tel ou tel "objet" dans cette experience, de telle sorte que l'objet et l'experience sont UN ?
Les premiers ecrans teles je crois marchaient comme ca aussi, de simples lignes qui se deformaient en continu pour former les images.Le « Alif », l’absolu, est la première lettre et est représentée par une ligne verticale. Toutes les autres lettres sont le monde dans toutes ses expériences. Mais toutes les lettres ne sont que les sinuosités diverses de la première, la ligne verticale, que l’on peut tordre dans tous les sens pour manifester tous les autres aspects du monde, et toutes les autres lettres, elles, restent fondamentalement le « Alif » car au final il n’y a que le « alif » seul, sous différents aspects.
La façon dont je le comprends c’est qu’il n’y a que la conscience (l’expérience), seule, sous différents aspects.
Un écran est une expérience d’écran, un cheval est l’expérience cheval, une personne, l’expérience d’une personne, mais au final il n’y a que la conscience seule qui prend la forme de l’expérience que l’on voudra.
Ce qui est interessant dans ce modele est qu'il n'y a qu'un seul signal qui est ensuite modulé en d'innombrables formes.
Et il n'y a que ce signal !
Y a t-il une frontiere dans ton champ experientiel ?Je n’ai jamais très bien compris pourquoi je n’avais conscience que de ce qui se passait à mon niveau uniquement. Je sais, c’est une question qui peut paraître étrange, mais c’est une sensation limitante, comme d’être enfermé.
As-tu un corps ? Ou es-tu l'experience d'un corps-d'un son-d'un ecran ?
Il en a fallu du temps avant Copernic et Gallile !Comment se forme le « je » ? Probablement en s’identifiant au corps et a ce carrefour de perceptions-sensations et pas à un autre.
Comme un explorateur qui plante le drapeau de son pays dans une terre inconnue, on dit : « ça, c’est moi ».
De là à là, c’est moi, après, c’est le monde qui m’entoure. Sans vraiment réaliser que l’on vient de se déclarer officiellement le « centre du monde ». Ce qui, avec le recul, peut paraître assez ridicule.
Est-ce que "Jean-Antoine" peut "disparaitre" ??Jean-Antoine est un carrefour de perceptions, de sensations, parmi des milliards d’autres sans véritablement de délimitations propres.
Il n’existe pas en tant que tel, il n’a pas d’identité, c’est un point de conscience du monde.
Sa disparition n’aura pas la moindre importance puisque d’autres points de consciences naissent chaque jour. C’est assez rassurant finalement, c’est comme se décharger d’un poids sur ses épaules.
Est-ce que quelquechose qui n'existe pas peut disparaitre ?
ahahahAucun contrôle sur tout ça. Pourquoi un point de conscience aurait-il du contrôle sur quoi que ce soit ? juste un témoin de sensations. Aucune possibilité de prédire la moindre pensée.
Nous ne sommes pas séparés. Nous sommes le résultat d’une équation, d’une série d’évènements. Comme disent les compagnons du devoir « ce que tu fais, te fait. »
Ce qui fait que nous changeons constamment, nous ne sommes pas les mêmes qu’il y a 10 ans, 20 ans, ni même qu’hier. Nous ne pouvons être l’individu que nous imaginons parce que déjà nous ne sommes jamais les mêmes, il ne peut y avoir de « maison » bâtie sur des sables mouvants. Nous sommes « plastiques ».
Quand Borges rencontre son ancien « moi » assis sur un banc à côté de lui, ils ne peuvent pas vraiment communiquer et se comprendre, ils ne sont plus les mêmes, alors qu’ils ont la même identité. Mais ils n’ont pas vécu les mêmes choses depuis trop longtemps.
Magnifique :)
« comment sais-tu qu'elle n'est qu'intellectuelle ? »
Parce qu’il me semble qu’elle n’est pas établie dans tous les aspects de la vie.
ou souhaiterais-tu qu'elle soit etablie ?
Quelle attentes as-tu d'une realisation "complete" ?
« Quelle forme une comprenhension non intellectuelle aurait-elle ? »
Une théorie, quelque chose de plaqué sur la réalité. Mais il est vrai que je n’ai pas ce sentiment, de plaquer quoique ce soit sur la réalité. J’ai plutôt le sentiment de « l’éplucher » pour tenter de « voir » ce qui est derrière, ce qui est réel.
"porter ce « regard » sur ce qui apparait et ce qui se produit"
Bien, continue de manipuler l'econome jusqu'au.... vide !!
Oui cette interdependence, continue de bien la regarder pour eviter toute reification hative (comme par exemple l'experience qui serait creatrice d'objects, alors que l'experience et les objets sont UN, donc ni l'un ni l'autre ne se cree, ou plutot ils se co-creent)«Ce regard pourrait-il exister sans ce qui "apparait et se produit" ?»
Non, sans ce qui apparait, il ne pourrait pas y avoir de regard. Les deux sont interdépendants.Il ne peut y avoir l’un sans l’autre.
Merci a toi !
Yas