Re: ma véritable nature
Posted: Sat Feb 10, 2018 2:11 am
Bonsoir Sébastien,
Après une pause et avoir ressenti une période OMG (oh my god) … j’en ris.
Me voici pour répondre aux dernières questions rituelles de LU...
1) Existe-t-il une entité séparée «moi», ou «je», ou encore «moi-je» où que ce soit, de quelque forme que ce soit ?
non, cela n’est pas la réalité. Ce ‘’moi-je’’ était une croyance, un conditionnement pris pour la réalité.
2) Explique en détail ce qu'est l'illusion de l'entité séparée, quand est-ce qu'elle commence, et comment elle fonctionne, à partir de ta propre expérience, telle qu'elle est ici et maintenant.
L’entité commence peu de temps après la naissance, je dirais même dans le ventre de la mère à partir des émotions ressentis puis de l’étiquette qui y est mise : Johanne est gentille, Johanne a de la peine, Johanne est belle, Johanne est pas belle, Johanne, Johanne. Il y a maman, papa, frères, sœurs. Ce sont tous des entités. S’il y a Johanne, il y a les autres = séparation totale. L’illusion est créé et renforcé par l’environnement, la famille, la société et par le ‘moi-je’ qui est convaincu d’exister : Johanne a mal, Johanne est lente, Johanne est jolie. Il y a Johanne ok-pas ok et les autres.
L’environnement, la famille, la société inconsciemment créent des ‘personne’ (moi-je) et cela est cru par tous. Illusion collective et planétaire.
L’enfant s’identifiera de plus en plus au corps, aux émotions, aux pensées = survie. Il cesse d’être pour devenir un ‘moi-je’ ayant peur de sa finitude puisqu’il se croit le corps.
Ainsi créé, le ‘moi-je’ fonctionne par les pensées crues, par l'identification aux pensées et au corps. Le mental (l’égo) est le maitre. Il établit le règne de la dualité puisque se croyant séparé : notions de plaisir-déplaisir, bon-pas bon, correct-pas correct. Grosse erreur de croire: ‘je pense donc je suis’.
L’illusion se croyant réel, il est cru qu’elle décide, qu’elle choisit = la volonté ‘personnelle’. Elle se croit totalement séparé de la vie. Elle se prend pour la vie et critiquera celle-ci par beaucoup de jugements. Ainsi nait la souffrance sans fin.
3) Qu'est-ce que tu ressens en voyant cela ? Quelle est la différence par rapport à ce que tu vivais avant de commencer ce dialogue ?
Je ressens une grande lucidité, un détachement, une paix. Je vois l’illusion, je peux l’expliquer, la détailler. Je ressens un relâchement. C’était épuisant de se prendre pour la vie, d’être identifié à un ‘moi-je’ malgré que je savais aussi être-présence.
La grande différence d’avant et après le dialogue, c’est d’avoir vu, ressenti physiquement, mentalement : l’illusion du ‘moi-je’. Ce fut une évidence. Mes cellules ont reçues un électrochoc vraiment même si cela a duré qu’un instant. Ce fut clairement vu.
Mon vécu est différent depuis le début de cette recherche. Il y a plus d’énergie, de sensations ressenties physiquement. Je ressens davantage la vie, le mouvement, la fluidité. Les sensations sont accrues et le mental a pris une ‘débarque’. Je l’entends, je vois les pensées, je vois le réflexe de vouloir y adhérer. Je ressens les émotions, elles gonflent et dégonflent. Je ressens les sensations physiques sans m’y identifier comme avant. Je vis tout cela sans y mettre l’étiquette ‘Je-Johanne-moi’. Il y a eu des expériences d’être sans tête et souvent de ressentir comme un mouvement de vague, de respire comme si la vie que je suis respirait, sensation d’une douce brise. Difficile à d’écrire tout cela. Il y a des émotions comme la tristesse qui viennent de moins en moins. De comprendre et de rester dans l’expérience directe fait toute la différence. C’est ce qui a permis de voir tout cela. Faire la différence entre ce qui est et ce qui n’est pas.
4) Quel a été le déclic qui t'a fait basculer, qui t'a fait voir cela?
C’est la lecture de ta question suite à mon expérience directe de boire :
je sens le liquide coulée dans le palais.
Ta question: peux-tu trouver ce "je" qui semble s'approprier l'action de sentir? Et si oui, sous quelle forme ?
ma réponse : à la lecture il y a eu un choc dans l'esprit. Ce que j'ai trouvé, vu: une pensée, c'est une pensée ce Je. La pensée est venue se coller une microseconde après la sensation du liquide qui coule, il n'y a pas de gens qui se dit 'à tien je ressens le liquide'. La sensation du liquide, le mouvement du liquide existait avant. Le je-pense vient se coller à la sensation après qu'il y ait eu écoulement. Ca c'est certain.
Ce fut un très grand choc d'avoir ressenti cela. C’est pourquoi j’écris que mes cellules ont reçu un électrochoc. Ce fut une évidence totale.
5) Est-ce toi qui décides, as des intentions, choisis, contrôles les évènements de la vie ? Es-tu à l'origine de ce qui arrive ? Donne des exemples à partir de ton expérience.
Non, je ne décide rien, je n’ai pas d’intentions, je ne choisis rien, je ne contrôle d’aucune façon les évènements de la vie.
Je ne peux rien éviter, je ne peux rien empêcher, les pensées viennent, les émotions.
Je vois juste que cela se passe différemment de plus en plus.
Exemples
-cette nuit vers minuit, quelqu’un sonne à ma porte. Je n’ai pas décidé cela et encore moins pu prévoir. J’ai vu les pensées dites : Qui sonne? Est-ce un violeur? Le ‘je-moi’ qui veut se pointé. C’est vu. Stop.
Avant, croyant être quelqu’un, ‘’je m’ ‘’aurais critiqué pour avoir oublier l’auto.
Tout se fait, c’est tout.
Dans l’instant : J’ai juste suivi le mouvement de la vie: Je suis allée répondre à la porte, c’était une policière. J’avais oublié d’enlever mon auto de la voie publique et elle ne voulait pas me donner une contravention. (les ouvriers de la ville enlèvent la neige à partir de minuit). wow cela m’évite une contravention, merci la vie, merci l’abondance.
-soudain le mental s’active, il calcule pour budgéter. Je n’ai pas décidé de calculer, j’étais revenue de la salle de bain, aucun rapport. Pensée vue, il y a calcul. C’est tout. Pas de jugement, de saisie, d’interprétation.
-une grande émotion de détresse surgit de nulle part. Ressentie, accueillie, elle disparait aussi vite qu’elle est venue. C’est la vie.
-J’ai une tension dans la cuisse gauche, dans le quad depuis 3 jours. Fini de penser que j’ai quelque chose à faire où que j’ai fait pas correct où que je devrais faire quelque chose. Il y a une tension dans ce corps physique. Point.
Je laisse la vie se faire, l’amour œuvré comme disait Arnaud Desjardins.
6) Quelque chose à ajouter ?
J’ai envie de dire rien car tout a été parfait.
J’en profite pour te poser quelques questions :
- Est-ce que je peux partager et parler de nos échanges? Ou est-ce préférable de laisser la vie guider les gens vers LU comme moi qui ai retrouvé le site par hasard (j’ai réalisé que c’était la 2ième fois que je voyais ce site. La 1ière fois n’était pas le bon moment).
- Est-ce que j’ai besoin de conseil pour l’après-recherche? Il m’apparait essentiel de rester collé à l’expérience direct, à la réel-réalité, au ‘je suis’. As-tu des suggestions? Conseils?
- Suggestions de lecture ou non? De démarche ou non?
- Je suppose qu’il est important de rester avec : la nature véritable est connue. Qui est-ce qui la perçoit?
- Comment et quand devenir éventuellement un accompagnant? Cela m’interpelle. J’ai tellement apprécié ta guidance et j’en ai récolté les fruits. En français dans mon cas.
- En cas de questions dans le futur, est-ce que je peux te recommuniquer? si oui comment?
Cher Sébastien, ton accompagnement est et a été parfaitement juste. Tout était à propos, absolument tout. Je suis impressionnée et admirative.
Un immense silence nous unit.
Gratitude infinie pour tout.
Pensée qui dit : ‘il reste peut-être un peu de ‘je-moi’.
Je ressens le besoin d’approfondir : ‘la vie se fait’ et en même temps cela se fait!
Neuf et frais à chaque instant comme dit si bien Darpan.
Johanne Labrie
Après une pause et avoir ressenti une période OMG (oh my god) … j’en ris.
Me voici pour répondre aux dernières questions rituelles de LU...
1) Existe-t-il une entité séparée «moi», ou «je», ou encore «moi-je» où que ce soit, de quelque forme que ce soit ?
non, cela n’est pas la réalité. Ce ‘’moi-je’’ était une croyance, un conditionnement pris pour la réalité.
2) Explique en détail ce qu'est l'illusion de l'entité séparée, quand est-ce qu'elle commence, et comment elle fonctionne, à partir de ta propre expérience, telle qu'elle est ici et maintenant.
L’entité commence peu de temps après la naissance, je dirais même dans le ventre de la mère à partir des émotions ressentis puis de l’étiquette qui y est mise : Johanne est gentille, Johanne a de la peine, Johanne est belle, Johanne est pas belle, Johanne, Johanne. Il y a maman, papa, frères, sœurs. Ce sont tous des entités. S’il y a Johanne, il y a les autres = séparation totale. L’illusion est créé et renforcé par l’environnement, la famille, la société et par le ‘moi-je’ qui est convaincu d’exister : Johanne a mal, Johanne est lente, Johanne est jolie. Il y a Johanne ok-pas ok et les autres.
L’environnement, la famille, la société inconsciemment créent des ‘personne’ (moi-je) et cela est cru par tous. Illusion collective et planétaire.
L’enfant s’identifiera de plus en plus au corps, aux émotions, aux pensées = survie. Il cesse d’être pour devenir un ‘moi-je’ ayant peur de sa finitude puisqu’il se croit le corps.
Ainsi créé, le ‘moi-je’ fonctionne par les pensées crues, par l'identification aux pensées et au corps. Le mental (l’égo) est le maitre. Il établit le règne de la dualité puisque se croyant séparé : notions de plaisir-déplaisir, bon-pas bon, correct-pas correct. Grosse erreur de croire: ‘je pense donc je suis’.
L’illusion se croyant réel, il est cru qu’elle décide, qu’elle choisit = la volonté ‘personnelle’. Elle se croit totalement séparé de la vie. Elle se prend pour la vie et critiquera celle-ci par beaucoup de jugements. Ainsi nait la souffrance sans fin.
3) Qu'est-ce que tu ressens en voyant cela ? Quelle est la différence par rapport à ce que tu vivais avant de commencer ce dialogue ?
Je ressens une grande lucidité, un détachement, une paix. Je vois l’illusion, je peux l’expliquer, la détailler. Je ressens un relâchement. C’était épuisant de se prendre pour la vie, d’être identifié à un ‘moi-je’ malgré que je savais aussi être-présence.
La grande différence d’avant et après le dialogue, c’est d’avoir vu, ressenti physiquement, mentalement : l’illusion du ‘moi-je’. Ce fut une évidence. Mes cellules ont reçues un électrochoc vraiment même si cela a duré qu’un instant. Ce fut clairement vu.
Mon vécu est différent depuis le début de cette recherche. Il y a plus d’énergie, de sensations ressenties physiquement. Je ressens davantage la vie, le mouvement, la fluidité. Les sensations sont accrues et le mental a pris une ‘débarque’. Je l’entends, je vois les pensées, je vois le réflexe de vouloir y adhérer. Je ressens les émotions, elles gonflent et dégonflent. Je ressens les sensations physiques sans m’y identifier comme avant. Je vis tout cela sans y mettre l’étiquette ‘Je-Johanne-moi’. Il y a eu des expériences d’être sans tête et souvent de ressentir comme un mouvement de vague, de respire comme si la vie que je suis respirait, sensation d’une douce brise. Difficile à d’écrire tout cela. Il y a des émotions comme la tristesse qui viennent de moins en moins. De comprendre et de rester dans l’expérience directe fait toute la différence. C’est ce qui a permis de voir tout cela. Faire la différence entre ce qui est et ce qui n’est pas.
4) Quel a été le déclic qui t'a fait basculer, qui t'a fait voir cela?
C’est la lecture de ta question suite à mon expérience directe de boire :
je sens le liquide coulée dans le palais.
Ta question: peux-tu trouver ce "je" qui semble s'approprier l'action de sentir? Et si oui, sous quelle forme ?
ma réponse : à la lecture il y a eu un choc dans l'esprit. Ce que j'ai trouvé, vu: une pensée, c'est une pensée ce Je. La pensée est venue se coller une microseconde après la sensation du liquide qui coule, il n'y a pas de gens qui se dit 'à tien je ressens le liquide'. La sensation du liquide, le mouvement du liquide existait avant. Le je-pense vient se coller à la sensation après qu'il y ait eu écoulement. Ca c'est certain.
Ce fut un très grand choc d'avoir ressenti cela. C’est pourquoi j’écris que mes cellules ont reçu un électrochoc. Ce fut une évidence totale.
5) Est-ce toi qui décides, as des intentions, choisis, contrôles les évènements de la vie ? Es-tu à l'origine de ce qui arrive ? Donne des exemples à partir de ton expérience.
Non, je ne décide rien, je n’ai pas d’intentions, je ne choisis rien, je ne contrôle d’aucune façon les évènements de la vie.
Je ne peux rien éviter, je ne peux rien empêcher, les pensées viennent, les émotions.
Je vois juste que cela se passe différemment de plus en plus.
Exemples
-cette nuit vers minuit, quelqu’un sonne à ma porte. Je n’ai pas décidé cela et encore moins pu prévoir. J’ai vu les pensées dites : Qui sonne? Est-ce un violeur? Le ‘je-moi’ qui veut se pointé. C’est vu. Stop.
Avant, croyant être quelqu’un, ‘’je m’ ‘’aurais critiqué pour avoir oublier l’auto.
Tout se fait, c’est tout.
Dans l’instant : J’ai juste suivi le mouvement de la vie: Je suis allée répondre à la porte, c’était une policière. J’avais oublié d’enlever mon auto de la voie publique et elle ne voulait pas me donner une contravention. (les ouvriers de la ville enlèvent la neige à partir de minuit). wow cela m’évite une contravention, merci la vie, merci l’abondance.
-soudain le mental s’active, il calcule pour budgéter. Je n’ai pas décidé de calculer, j’étais revenue de la salle de bain, aucun rapport. Pensée vue, il y a calcul. C’est tout. Pas de jugement, de saisie, d’interprétation.
-une grande émotion de détresse surgit de nulle part. Ressentie, accueillie, elle disparait aussi vite qu’elle est venue. C’est la vie.
-J’ai une tension dans la cuisse gauche, dans le quad depuis 3 jours. Fini de penser que j’ai quelque chose à faire où que j’ai fait pas correct où que je devrais faire quelque chose. Il y a une tension dans ce corps physique. Point.
Je laisse la vie se faire, l’amour œuvré comme disait Arnaud Desjardins.
6) Quelque chose à ajouter ?
J’ai envie de dire rien car tout a été parfait.
J’en profite pour te poser quelques questions :
- Est-ce que je peux partager et parler de nos échanges? Ou est-ce préférable de laisser la vie guider les gens vers LU comme moi qui ai retrouvé le site par hasard (j’ai réalisé que c’était la 2ième fois que je voyais ce site. La 1ière fois n’était pas le bon moment).
- Est-ce que j’ai besoin de conseil pour l’après-recherche? Il m’apparait essentiel de rester collé à l’expérience direct, à la réel-réalité, au ‘je suis’. As-tu des suggestions? Conseils?
- Suggestions de lecture ou non? De démarche ou non?
- Je suppose qu’il est important de rester avec : la nature véritable est connue. Qui est-ce qui la perçoit?
- Comment et quand devenir éventuellement un accompagnant? Cela m’interpelle. J’ai tellement apprécié ta guidance et j’en ai récolté les fruits. En français dans mon cas.
- En cas de questions dans le futur, est-ce que je peux te recommuniquer? si oui comment?
Cher Sébastien, ton accompagnement est et a été parfaitement juste. Tout était à propos, absolument tout. Je suis impressionnée et admirative.
Un immense silence nous unit.
Gratitude infinie pour tout.
Pensée qui dit : ‘il reste peut-être un peu de ‘je-moi’.
Je ressens le besoin d’approfondir : ‘la vie se fait’ et en même temps cela se fait!
Neuf et frais à chaque instant comme dit si bien Darpan.
Johanne Labrie