La fausse croyance "les choses devraient être différentes" que je pensai avoir mis à jour, a repris corps dans les pensées. Est ce que le fait qu'une fausse croyance ayant déja été dévoilée, ré apparaisse avec du crédit est un élément important dans notre enquête ?
Pas spécialement. C'est juste un élément. Ça fait X année que tu vis avec certains réflexes. Il y a une inertie qui fait que ces réflexes ne disparaissent pas du jour au lendemain.
Prendre conscience qu'il n'y a pas de moi aux commande ne veut pas dire que les vieilles (ou pas) croyances ne reviendront pas. Tu n'en es plus dupe. Pas longtemps en tout cas. Et de moins en moins. Le réflexe "Est-ce vrai" finit par être toujours présent.
L'éveil n'es pas une fin. C'est un changement de perspective qui induit un remodelage, une relecture des choses. Ça prend le temps nécessaire. On observe de plus en plus de sérénité au fur et à mesure.
N'est-ce pas toujours un espace d'incertitude ? :-)(incertitude sur le travail, le logement, le compte en banque)
Bon, plus ou moins, je te l'accorde. Mais il n'y a aucune certitude...
(pour info, un livre récent de B. Katie est un recueil d'aphorismes (de ceux qui parsèment ses livres), par thèmes : les relations/l'amour, enfants/parents, la mort... "Le travail et l'argent" est un des chapitres. Tu y trouveras matière à méditer sur ce sujet ; "Investiguez vos pensées, changez le monde")
Dans tous les cas, le point central est la qualité de l'endroit d'où se prendront des décisions et naitront des actes, non ? le mouvement de Benjamin viendra d'une base conditionnée par des croyances/peurs inconscientes ou d'un espace de liberté, de clarté, de lucidité et de présence.
Les actions nécessaires peuvent-elles venir de la confusion, d'illusions ou d'un espace de clarté et de lucidité ?
(cf. ce truc trouvé dans le twitter de B. Katie à l'instant. Je suis allé voir s'il y avait une citation sympa à ce sujet :-) : "Money is not my business; my thinking is my business.
Autres remarque :
"Vous voulez expérimenter la culpabilité, pensez au passé. Vous voulez expérimenter la peur, pensez au futur". Autre citation...
Dans le présent il y a observation, réflexion, action.
Observe : Quand tu veux traverser une route, tu observes, tu prends des informations sensorielles... une voiture approche. Ton corps évalue la distance et la possibilité de traverser sans risque. Le corps bouge alors tout seul (ou attente). Ça ne passe même pas par la pensées.
inquiétude, peur, appréhension n'existe que dans une projection dans l'avenir qui est purement imaginaire.. Observe ça.
(souvent un vieux réflexe, non remis en doutes, lié à des peurs matérielles hérités de l'enfance. Atavisme familial...)
Si des décisions sont à prendre, tu récoltes les données actuelles et si une décision est nécessaire elle s'imposera. Tu ne sais pas si ce sera la meilleure mais c'est toujours la meilleure que tu pouvais prendre en l'état actuel des informations dont tu disposes. Tu peux aussi avoir le ressenti d'avoir à différer toute décision.
Fais la part de ce qui est vrai et sûr et de ce qui est pure spéculation imaginaire, produit de la peur.
C'est aussi mon expérience. Autant de "je" imaginaire que de croyances non remises en questions.Je dirai que des sensations étiquetées "doutes", "inconfort" traversent un corps, à cause d'un écart entre le réel et une croyance et qu'un je apparait pour s'y identifier.
Et note tu n'es pas ce "je"... Cet ensemble pensées/émotion apparait en toi à cet instant, lié à cette croyance qui n'est pas encore remise en question.
Si tu l'accueilles, l'interroge, l'observe de façon neutre, elle te raconte son histoire.
Si tu y crois aveuglément, tu t'y identifies, tu crois être la victime des circonstances, animée par la peur, le doute, des réactions de défense, fuite...
Le stress ressenti justifie le questionnement. Les sensations de doute et d'inconfort sont d'heureux symptômes, des alertes à accueillir, et surtout pas à fuir et étouffer. S'il n'y avait pas ces symptômes on s'enfoncerait dans le faux.
La notion de contrôle, on en a déjà bien parlé :-)J'ai découvert une croyance très prégnante autours du contrôle et du jugement ("il faut juger, controler, évaluer", "je juge, controle, évalue" et "je me sens jugé, évalué, contrôlé" constamment). Je me demande si les états de paix qui apparaissent lorsqu'une fausse croyance est perçue n'est pas juste absence d'évaluation.
Je fais une différence entre évaluer et juger. Évaluer est prendre note, observer. Juger est placer ces observations dans une échelle de valeurs, une hiérarchie.
Évaluer son état est naturel et spontané : Comment est-ce que je me sens ? heureux ? stressé ? tendu ? en paix, serein ?
S'il y a stress, accueille, observe, questionne les croyances qui sont derrière ce ressenti. Ce ressenti est juste un symptôme qui émane de Benjamin-croyances/les-circonstances.
L'erreur commune est de mettre l'accent sur les circonstances, de se croire victime de circonstances sans remettre en question le Benjamin là-dedans. On a vu ça.
Juger les autres est juste l'application d'un système de croyances, de valeurs sur ce qui est. Ça reflète plus celui qui juge-évalue en fait, plutôt que celui qui est jugé-évalué (c'est pour ça qu'il y a autant de jugements que d'individus... autant de subjectivités).
On ne voit jamais les autres qu'à travers nos croyances : on ne voit que l'image formée par notre subjectivité, nos systèmes de valeurs, nos croyances non remis en questions.
Et c'est la même chose pour ceux qui nous jugent et nous évaluent... Ils parlent autant d'eux que de toi.
Vieux réflexe de l'enfance, lorsqu'on est conditionné à chercher amour et appréciation dans le regard de nos parents et autres adultes. Notre sécurité affective, amour, appréciation sont placés dans leurs mains à ce moment-là, on est vulnérable. De là, ce conditionnement.je me sens jugé, évalué, contrôlé" constamment
Selon les parents (leur exigence, leurs propres peurs, leur difficulté à nous accepter tel qu'on est, selon l'enfant qu'on est en fonction de leurs attente -selon qu'on les insécurise ou les sécurise), cela crée un ressenti plus où moins anxieux quand à l'appréciation que nous renvoie les autres.
Tout ce ressenti raconte l'histoire d'un Benjamin passé qui revient à la surface dans des circonstances présente (en relation avec les autres)
Ce n'est pas ta véritable nature, juste un Benjamin fossile qui remonte à la surface. Accueille et laisse l'histoire se raconter. Te juger revient à appliquer des conditionnements, des croyances hérités, qui ne t'appartient pas mais que tu as intériorisé et non remis en question.
As-tu vraiment besoin des autres pour trouver amour et appréciation ? Dépends-tu des autres pour cela ?
Quelqu'un émet un avis sur toi. Tu n'as pas peur et tu l'accueilles :
- C'est vrai et tu le savais : tu n'apprends rien...
- C'est vrai et tu ne le savais pas : merci ! super, j'ai appris quelque chose que j'ignorais.
- Ça t'apparait faux : on passe à autre chose (ou on sollicite un autre regard)
Dans un autre contexte, évaluer la qualité de ton travail à travers les acquis de tes stagiaires n'est pas un jugement. C'est juste relier des objectifs à leur concrétisation. On est dans un domaine où on fait des projets qui doivent se concrétiser. C'est du même ordre que les projets de vacances avec réservations de vol, hôtels...
Je me suis dit que ça pouvait te rassurer. Tu as bien noté que l'interviewée n'avait pas l'air désespérée, stressée et déprimée, non ? :-DLa video que tu m'as envoyé a bien plue au benjamin-qui-pense-traverser-une-crise-mystique" ; )
(Pour les lecteurs de passage, la vidéo est là : http://www.youtube.com/watch?v=6sblRqPe ... e=youtu.be

