Re: J'aimerai tant être libre
Posted: Wed Mar 20, 2013 11:00 pm
Bonsoir Thierry,
Et pour préciser sur le moi, c'est encore confus. Parfois le fait de dire "je", m'agace, car ça ne fait référence à rien, en sachant que je communique avec les autres au moyen de cette interface mentale, de ce filtre qui crée ce personnage MOI. Et d'autres fois j'incorpore totalement ce moi en y croyant à 200% comme tout le monde, et surtout par habitude (au boulot essentiellement), même si depuis le début de cette recherche, ça peux me mettre dans un état légèrement "décalé", où le questionnement vient contredire l'habitude d'un moi acquis.
En fait là je me sens perplexe, car le jouet est vu, mais la force de l'habitude automatique de ce moi le recrée d'instant en instant... ??!!
AAhhh ya un peu de lassitude liée à de l'agacement là...
Oui bon, le moi me sert de concept commode dans ma vie de tous les jours, dans mon quotidien, pour acheter mon pain, etc...
La l'image qui vient c'est Eric qui se ballade dans la rue avec un gros paquet de concepts mentaux et pensées nommé MOI et qui ressemble vaguement à un gros nuage de fumée concentrée très lourde un peu audessus de la tête. Et ce Eric/nuage communique avec le reste du monde...
Tien, ça fait le lien avec ton commentaire :
Le système de la plainte d'un moi martyrisé et qui donc souffre, et appelle au secours pour être entendu et pour continuer à se plaindre et expliciter aux autres (familles, amis) sa souffrance. Et le bénéfice en est l'abandon de toute action d'Eric, légitimée par l'écoute compatissante des autres, renforçant la plainte initiale. Super !! Boucle infernale.
(Et je n'y ai pas répondu la fois d'avant, car j'étais emporté par l'émotion et larmes liées aux "voix dans la tête")
Tien, ya une idée qui vient là, comme quoi ce sentiment d'impuissance serait lié à une croyance qui dirait que les profondeurs de l'inconscient gouvernent ma vie et m'empêcheront toujours de réaliser mes rêves ou actions. Et vient l'image du film "Planète interdite" avec l'inconscient du savant qui est suramplifié par la technologie Krell et donne naissance à un monstre vivant et bien réel lui. (Mais peut-être que je m'égare là, Aie ! je vais prendre un coup de baton Zen dans le dos :-D :-D )
Les phrases qui sont apparues dans ma tête, étaient mélées à une profonde tristesse. L'émotion était mélangée aux phrases entendues. Et impossible de voir un moi, nulle part. C'est juste que les phrases semblaient prendre la défense d'un moi, en me communiquant une grande émotion de tristesse liée à la peur de mourir. Cette expérience était un tout petit peu désagréable car elle me faisait vivre un sentiment de culpabilité d'une part (si le moi disparait je serais responsable de sa mort, et je vais me retrouver seul) et un sentiment d'échec et d'impuissance d'autre part lié à ces larmes de désespoir.Et c'est quoi ce moi qui devrait mourir ?
Où est-il ? où le vois-tu ? Qu'est ton moi pour toi ?
Peux-tu me donner un exemple ?
(pas de réponse intellectuelle, de leçon apprise au sujet de l'existence ou non d'un moi... :-)
Du vrai, de l'observation d'"Éric dans le monde".
Et pour préciser sur le moi, c'est encore confus. Parfois le fait de dire "je", m'agace, car ça ne fait référence à rien, en sachant que je communique avec les autres au moyen de cette interface mentale, de ce filtre qui crée ce personnage MOI. Et d'autres fois j'incorpore totalement ce moi en y croyant à 200% comme tout le monde, et surtout par habitude (au boulot essentiellement), même si depuis le début de cette recherche, ça peux me mettre dans un état légèrement "décalé", où le questionnement vient contredire l'habitude d'un moi acquis.
En fait là je me sens perplexe, car le jouet est vu, mais la force de l'habitude automatique de ce moi le recrée d'instant en instant... ??!!
AAhhh ya un peu de lassitude liée à de l'agacement là...
Oui bon, le moi me sert de concept commode dans ma vie de tous les jours, dans mon quotidien, pour acheter mon pain, etc...
La l'image qui vient c'est Eric qui se ballade dans la rue avec un gros paquet de concepts mentaux et pensées nommé MOI et qui ressemble vaguement à un gros nuage de fumée concentrée très lourde un peu audessus de la tête. Et ce Eric/nuage communique avec le reste du monde...
Ben, c'est simple, ya ressenti d'impuissance à nouveau, en me sentant victime de croyances que j'ai moi-même adopté. Sans trop rentrer dans la psycho, ya peut-être des fidélités familiales ou des peurs anciennes qui me font perpétuer des comportements non désirés, comme la procrastination. Et je me sens prisonnier de moi-même parceque j'arrose ma plante, j'en remet une couche, en ne prenant pas mes responsabilités (bon après ya débat, a-t-on vraiment le choix ? etc...) Ca fait longtemps que je travaille ces blocages en rebirth... Mais ya comme une chappe de plomb...Bon, là je viens d'essuyer une petite volée de larmes en constatant que je suis prisonnier de moi-même, que je suis mon propre bourreau :-( :-(
C'est à dire ? En quoi es-tu prisonnier de toi-même ?
Essaie de me décrire ça.
Même exigence ! :-)
Tien, ça fait le lien avec ton commentaire :
Oui, ça me parle, car tu met clairement en lumière le Eric/Calimero dont j'ai parlé à plusieurs reprises ici.Tu ne m'as pas répondu sur ça. C'est important :
Question qui peut être ressenti comme désagréable, mais qui me parait utile là :
il peut y avoir une complaisance possible dans l'identité de souffrant qui se manifeste par un goût pour activer celles-ci (un plaisir quelque part à gratter la croûte). C'est une façon pour un moi de se renforcer, de lutter contre son effacement.
Essaie d'observer le fonctionnement d'Éric avec un certain détachement :
Est-ce que ceci a un écho en toi ? (Il est important de déceler ça, de l'accueillir sous peine de le subir comme une défense inconsciente qui prendra la main à l'insu de ton plein gré)
Quel est ton ressenti à cette question ? (neutralité, gêne, irritation)
Pourquoi n'y as-tu pas répondu la première fois ? Te souviens-tu de ton ressenti ?
Le système de la plainte d'un moi martyrisé et qui donc souffre, et appelle au secours pour être entendu et pour continuer à se plaindre et expliciter aux autres (familles, amis) sa souffrance. Et le bénéfice en est l'abandon de toute action d'Eric, légitimée par l'écoute compatissante des autres, renforçant la plainte initiale. Super !! Boucle infernale.
(Et je n'y ai pas répondu la fois d'avant, car j'étais emporté par l'émotion et larmes liées aux "voix dans la tête")
La phrase "je n'y arriverai jamais" "c'est trop dur..." est un peu désespérée, et donc fausse. Encore une fois c'est une croyance qui me permet de botter en touche et donc ne pas investiguer ou ressentir davantage ce sentiment d'impuissance.Ya un sentiment d'impuissance qui surgit, comme "je n'y arriverai jamais" "c'est trop dur..."
On explore ça à la Byron Katie. (essai gratuit ; t'as rien à perdre ; juste pour voir s'il y a quelque chose à y apprendre :-) )
Tien, ya une idée qui vient là, comme quoi ce sentiment d'impuissance serait lié à une croyance qui dirait que les profondeurs de l'inconscient gouvernent ma vie et m'empêcheront toujours de réaliser mes rêves ou actions. Et vient l'image du film "Planète interdite" avec l'inconscient du savant qui est suramplifié par la technologie Krell et donne naissance à un monstre vivant et bien réel lui. (Mais peut-être que je m'égare là, Aie ! je vais prendre un coup de baton Zen dans le dos :-D :-D )
Si je n'accorde pas foi à la croyance "Je n'y arriverai jamais c'est trop dur" alors ya un détachement qui peux s'opérer. La pression tombe, et je peux accueillir ce qui est sans vouloir que les choses soient differentes de ce qu'elles sont. Et j'ai déjà expérimenté cet état, mais "la force de l'habitude semble être aujourd'hui encore la plus forte". (Quoique c'est encore une Super Croyance ce que je viens juste de dire là; Pfff incorrigible :-D)Que ressentirait Éric s'il n'accordait pas foi à cette croyance ? s'il acceptait la réalité de ce qui est là, pour l'instant ? le fait qu'il a l'impression de ne pas vraiment avancer. (ce qui ne préjuge en rien de ce qui sera : c'est juste l'état des lieux maintenant...)
Ferme les yeux ; fais un effort d'imagination. À toi la parole :