Aller à l'essentiel - Fil pour Freddi

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Chronophonix
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Re: J'aimerai tant être libre

Postby Chronophonix » Thu Feb 21, 2013 11:50 pm

Bonsoir Éric

Il y a parfois confusion entre aimer pour soi même et aimer l'autre pour ce qu'il est vraiment.

Encore une piste à explorer : Où cette confusion apparait-elle ? Y a-t-il quelqu'un qui se sente confus, ou bien est-ce un simple constat, à savoir qu'il y a confusion, et que ce fait ne te trouble pas ?

Ou s'arrete le désir de fusion, et ou commence le désir brulant de liberté ou de libération. Est-ce la même chose ?
Où ces désirs se manifestent-ils ? Y a-t-il un sujet désirant la fusion ou la libération ? Et plus, y a-t-il un sujet désirant avoir une réponse à cette question ? Encore des réponses à trouver par le ressenti, l'expérience directe, bien entendu.

Le 2ème m'a nettement parlé de la difficulté à intégrer (croyance!! :-D ) les moments ordinaires de la vie, tous ceux dont on ne voudrait pas. Clairement chez moi il s'agit de ranger des tas de papiers qui s'accumulent comme de la glue, et certaines taches ménagères, etc...
Tout lieu est un lieu pour Être, toute activité est une activité pour Être. La Présence dans l'accomplissement des taches ménagères est la même que la Présence dans les "beaux moments" de la vie, la Présence est une et indivisible, elle est partout, tout le temps, et tout le temps, ce n'est jamais qu'ici et maintenant...

Namaste
Michel
«Pas ce qui devrait être, ce qui est» (Swami Prajnanpad)

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paulrenoie
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Re: J'aimerai tant être libre

Postby paulrenoie » Sun Mar 03, 2013 11:14 pm

Bonsoir Michel,

Une vilaine Rhino m'a éloigné du site, mais je suis prêt à nouveau à partager et investiguer.
Encore une piste à explorer : Où cette confusion apparait-elle ? Y a-t-il quelqu'un qui se sente confus, ou bien est-ce un simple constat, à savoir qu'il y a confusion, et que ce fait ne te trouble pas ?
Il y a sensation de confusion sans localisation précise. Par contre ces dernières 48h montrent concrètement le piège de la fusion avec l'autre et un automatisme d'identification à un JE qui "négocie" avec le JE de l'autre. Je t'aime, pourquoi tu ne m'aimes pas ? Qui décide des prochaines vacances que nous passerons ensembles etc...
Il semble que "l'attraction" éprouvée pour l'autre renforce l'identification à un personnage qui pourra donc échanger avec le personnage de l'autre, et donc créer "une histoire sentimentale". Comment sortir de ce mécanisme, ou plutôt rester dans l'instant avec le partenaire, sans s'encombrer de toute les projections et attentes qui vont parasiter la relation ?
Où ces désirs se manifestent-ils ? Y a-t-il un sujet désirant la fusion ou la libération ? Et plus, y a-t-il un sujet désirant avoir une réponse à cette question ? Encore des réponses à trouver par le ressenti, l'expérience directe, bien entendu.
Ces désirs sont ressentis comme "un appel" par un sujet qui n'existe pas, mais qui continue néanmoins à "être dans le monde" et à réagir selon certains conditionnements.
Voir que "Eric X" est égal à Batman ou Superman, donc un personnage imaginaire, est relativement facile à présent.
Sortir de l'identification au personnage Eric X est beaucoup plus difficile.

Tien, que dirais-tu d'un Flaschat Michel ? :-):-)

Bien à toi

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sulawesi
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Re: J'aimerai tant être libre

Postby sulawesi » Fri Mar 08, 2013 12:23 pm

Bonjour Éric :-)

On croise nos regard avec Michel :-)
Par contre ces dernières 48h montrent concrètement le piège de la fusion avec l'autre
"Fusion" est une étiquette apposée rapidement et qui ferme l'enquête, je trouve.
"Ça ne va pas car il y a fusion avec l'autre" : le diagnostic est rapide, non ?
Tu perçois une souffrance (au sens large : de l'irritation, gêne à colère +/- contenu). Ça, c'est sûr et tangible.
L'étiquette "fusion" boucle ton enquête (et note qu'elle t'évite de remettre en question ta position : "qu'est-ce qui, en moi, dans mon abord de cette situation, mes attentes, mes croyances fait qu'il y a souffrance ?")
Je t'aime, pourquoi tu ne m'aimes pas ?
Pareil... L'étiquette "je t'aime" est très galvaudé. Presque autant de sens que d'individus.
Qu'est-ce que "je t'aime" ?
Une citation de Byron Katie pour illustrer ce que je veux dire :
"Les personnalités n'aiment pas; elles veulent quelque chose. L'amour ne demande rien. Il est complet en lui-
même. Il ne veut rien, n'a besoin de rien, n'a pas de souhait (ni même pour le bien de l'autre). Ainsi, quand
j'entends des gens dire qu'ils aiment une personne et veulent être aimés en retour, je sais qu'ils ne parlent pas
d'amour mais d'autre chose."

C'est un autre sens derrière cette étiquette...
Il semble que "l'attraction" éprouvée pour l'autre renforce l'identification à un personnage qui pourra donc échanger avec le personnage de l'autre, et donc créer "une histoire sentimentale".
Tout à fait. Bien que, encore, le diagnostic "attraction à l'autre" me parait aussi rapide.
Je proposerais : "dépendance à l'autre", "besoin de l'autre", "attentes portées sur l'autre"...
Ton avis ?
Bon :-), c'est plus dérangeant parce que ça pointe vers Éric dans sa relation... Non ? Ton ressenti..?
Comment sortir de ce mécanisme, ou plutôt rester dans l'instant avec le partenaire, sans s'encombrer de toute les projections et attentes qui vont parasiter la relation ?
Il faudrait justement que tu y rentres, ce que tu ne fais pas...
Je m'explique :
Relis ta phrase : sortir du mécanisme.... ne pas s'encombrer des projections... qui parasitent la relation...
Tu cherches une aspirine qui fasse disparaitre le mal de tête et surtout pas chercher les causes de ce mal de tête.
Tu voudrais atteindre ton idéal (rester dans l'instant avec ta partenaire), et pour toi ça passe par une mise à l'écart des perturbations de cet idéal.
................ perçois-tu ce que je pointe ?

"L'instant avec ta partenaire" ce n'est pas l'idéal qui n'existe que dans ton imaginaire : tu voudrais que le réel se calque sur cette image mentale.
Être dans l'instant, en présence (avec ta partenaire dans cet exemple), c'est justement accueillir tous ces parasites, ces projections, ces attentes. Parce que c'est la réalité, ce qui est. Le reste n'est qu'imaginaire, projections idéalisées.
Tout ce qui te dérange est à percevoir comme des symptômes précieux qui t'offrent autant de clés pour comprendre ce qui se passe. C'est à accueillir et bénir plutôt qu'à mettre à l'écart : c'est un fil qui te mène vers la compréhension du Éric qui est en souffrance dans cette situation. À partir de cette perception, tu peux avancer : les questionner, enquêter (quelles sont les croyances, les peurs... derrière cette souffrance).

Dans la situation telle que tu la décris, il y a un Éric qui a une image mentale idéale de sa relation, se plaint qu'elle ne s'incarne pas, appose des étiquettes qui ferment l'enquête sur les causes du problème et cherche comment passer en force ("rester dans l'instant avec le partenaire, sans s'encombrer de toute les projections et attentes qui vont parasiter la relation")
Tu perçois ce Éric, le personnage pris dans une histoire, mais tu ne remets pas en cause sa démarche (les attentes, peurs, croyances qui sont à l'œuvre dans son attitude, dans Éric et sa compagne), tu fermes l'enquête et le regard sur cet Éric.

Cet exemple peut être étendu à toute situation émotionnellement perturbante. Être présent, c'est être dans le réel, c'est accueillir, accepter. Accepter d'être perturbé, déstabilisé. Et surtout accepter de mourir à ce que tu as cru être en reconnaissant tous ces signes qui pointent une inadaptation. Mourir à ce toi qui apparait dans la situation (à travers ses attentes, ses peurs, ses émotions, pensées...), et qui apparait comme inadaptée dans la situation présente.

Accepte d'être dérangé. Tu n'as rien à perdre sinon des illusions. Non ?
Si tu observes bien, tu verras que c'est un refus de la situation qui génère émotions et autres emballements.

Thierry

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paulrenoie
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Re: J'aimerai tant être libre

Postby paulrenoie » Sat Mar 09, 2013 8:12 pm

Bonsoir Thierry,

Bienvenu et merci pour ton post très détaillé :-)
L'étiquette "fusion" boucle ton enquête (et note qu'elle t'évite de remettre en question ta position : "qu'est-ce qui, en moi, dans mon abord de cette situation, mes attentes, mes croyances fait qu'il y a souffrance ?")
Oui, c'est vrai qu'il y a un peu de confusion ici. La fusion souhaitée avec l'autre, est clairement une attente quand à mes propres besoins affectifs. Et donc vient la souffrance si ces attentes ne sont pas comblées.
Pareil... L'étiquette "je t'aime" est très galvaudé. Presque autant de sens que d'individus.
Qu'est-ce que "je t'aime" ?
La encore, il y a des attentes cachées de ma part : QUI a envie d'être aimé sinon le moi ?
Tout à fait. Bien que, encore, le diagnostic "attraction à l'autre" me parait aussi rapide.
Je proposerais : "dépendance à l'autre", "besoin de l'autre", "attentes portées sur l'autre"...
Ton avis ?
Bon :-), c'est plus dérangeant parce que ça pointe vers Éric dans sa relation... Non ? Ton ressenti..?
Oui c'est un peu dérangeant, car il s'agit de mon intimité :-) Et là je note clairement le sourire de défense sur mon visage. Sourire un peu gené qui met en relief l'existence d'un moi qui ne veux pas trop être dérangé ;-)
"L'instant avec ta partenaire" ce n'est pas l'idéal qui n'existe que dans ton imaginaire : tu voudrais que le réel se calque sur cette image mentale.
Être dans l'instant, en présence (avec ta partenaire dans cet exemple), c'est justement accueillir tous ces parasites, ces projections, ces attentes. Parce que c'est la réalité, ce qui est. Le reste n'est qu'imaginaire, projections idéalisées.
Oui, concrètement j'ai une aspiration à l'amour romantique, ou plutôt une croyance qui idéalise l'amour chevaleresque genre lancelot du lac. D'ou conflit avec ma partenaire, (plutôt des Fjord :-D ) Je vois bien ici la surimposition de l'image d'un amour idéal qui entre en conflit avec une réalité plus "ordinaire" : faire la vaiselle, les courses etc...
Cet exemple peut être étendu à toute situation émotionnellement perturbante. Être présent, c'est être dans le réel, c'est accueillir, accepter. Accepter d'être perturbé, déstabilisé. Et surtout accepter de mourir à ce que tu as cru être en reconnaissant tous ces signes qui pointent une inadaptation. Mourir à ce toi qui apparait dans la situation (à travers ses attentes, ses peurs, ses émotions, pensées...), et qui apparait comme inadaptée dans la situation présente.

Accepte d'être dérangé. Tu n'as rien à perdre sinon des illusions. Non ?
Si tu observes bien, tu verras que c'est un refus de la situation qui génère émotions et autres emballements.
Je ne peux que m'incliner devant tant de clarté et de clairvoyance quand au mécanisme à l'oeuvre.
"Mourir à ce toi qui apparait dans la situation " ==> Voilà l'essentiel du travail qui me reste à accomplir.
Définitivement épouser toute situation vécue dans mon quotidien, et "être avec". Ne plus chercher à manipuler ou à interpréter ou à projeter, mais ressentir les émotions qui apparaissent (peur, anxiété ou malaise) et les accueillir comme elles sont.
J'essaie d'aller dans ce sens au boulot, et d'accueillir ce qui surgit. C'est parfois facile, parfois non.
30% de mon temps est également utilisé à démasquer les pensées fausses ou imaginaires qui apparaissent dans le champs de la conscience. Et ça prend pas mal d'énergie, mais il semble que le "démasquage" se fait un peu plus vite qu'avant.
Et heureusement il y a des instants solaires, comme la réunion avec Denis Marie ce matin. Et là, la qualité de la présence ressentie est tellement plus belle et nourissante :-) (Et là apparait immédiatement la croyance qu'un état est à rechercher plutôt qu'un autre...)

Bien à toi

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sulawesi
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Re: J'aimerai tant être libre

Postby sulawesi » Mon Mar 11, 2013 10:39 am

Bonjour Éric :-)
Oui, c'est vrai qu'il y a un peu de confusion ici. La fusion souhaitée avec l'autre, est clairement une attente quand à mes propres besoins affectifs. Et donc vient la souffrance si ces attentes ne sont pas comblées.
... et tu quittes l'amour :-)
Oui, concrètement j'ai une aspiration à l'amour romantique, ou plutôt une croyance qui idéalise l'amour chevaleresque genre lancelot du lac. D'ou conflit avec ma partenaire, (plutôt des Fjord :-D ) Je vois bien ici la surimposition de l'image d'un amour idéal qui entre en conflit avec une réalité plus "ordinaire" : faire la vaisselle, les courses etc...
"genre lancelot du lac. D'ou conflit avec ma partenaire, (plutôt des Fjord :-D )"
:-D excellent

Tu cherches l'amour (ou plutôt l'amour se cherche en toi), comme tout le monde. Certains diraient l'amour avec un grand A, mais dans mon expérience ça n'a pas de sens : il y a amour ou pas (pas = amour voilé en fait, relégué en arrière-plan).
Mais comme la plupart, tu le recherches dans des objets, des représentations et tu y tournes le dos ainsi.
Je vais expliciter cela car je pense que ça t'aidera à comprendre et à percevoir comment tu quittes ou fuis l'amour dans ta vie de tous les jours...

Quand je te parle d'amour, je ne parle pas seulement des relations avec les autres. Je parle d'Éric-dans-le-monde. On reste dans cette "problématique" générale ("est-ce que l'amour, la joie, la paix baigne mon présent").

L'amour n'est pas quelque chose que tu peux poursuivre, échanger avec les autres. Ça rejoint la citation de B. Katie que j'avais mise ici. Je remets pour préciser la portée de cette petite citation (qui n'a l'air de rien, mais dont la portée est très profonde, comme souvent chez B. Katie) :
"Les personnalités n'aiment pas; elles veulent quelque chose. L'amour ne demande rien. Il est complet en lui-
même. Il ne veut rien, n'a besoin de rien, n'a pas de souhait (ni même pour le bien de l'autre). Ainsi, quand
j'entends des gens dire qu'ils aiment une personne et veulent être aimés en retour, je sais qu'ils ne parlent pas
d'amour mais d'autre chose."


Quand elle dit "les personnalités", elle entend "les égo", "les je, moi".
Le moi VEUT : il poursuit, poursuit des buts, des images, des situations imaginées, pensées, projetées. Il n'est que vouloir, intentions, projets qui sont orientés par des représentations qui appartiennent au passé, ont été structurées dans le passées, et qui constituent ce "je".
Ce processus se déroule dans un présent vécu plutôt comme un passé/futur et s'accompagne d'émotions reliées à cet ancrage : la peur (à des degrés divers :l'irritation, la tension, le stress...), reliés au futur anticipé, imaginé depuis des projections passées. La colère, la déception lorsque la représentation projetée n'est pas atteinte, lorsqu'il y a comparaison au passé. Ou bien, relié au passé : la culpabilité.
Les pensées accompagnant ce processus sont modelées par tout ça : anticipation, justification, ruminations (= expression, extériorisation mentale d'émotions négatives...)
QUI a envie d'être aimé sinon le moi ?
(et tu pourrais mettre aussi pour étendre la problématique "Qui recherche la sérénité, la paix, la joie sinon le moi ?" C'est la même chose, en fait : le problème de vie de couple n'est qu'une déclinaison de ta recherche plus générale)

QUI a envie d'être aimé sinon le moi ?
Là est l'erreur fondamentale de la plupart... :-)
C'est vrai et c'est faux. Selon le point de vue.

Si je te demandais quelle serait l'image de l'amour idéal selon toi, tu me parlerais justement de fusion (avec des émotions de joie, sérénité, fluidité, absence de conflit. Et même si vaisselle et courses :-D (-j'ai une joie à écrire ça, c'est comme une célébration parce que justement je le vis :-D )
Si l'amour dépendait de circonstances extérieures comme la vaisselle ou les courses, ce ne serait qu'un succédanée médiocre ! pas l'amour :-)

Si on parle de fusion, ça fait justement plutôt penser à de l'absence de "moi", de "je", non ??
.........................(temps de méditation :-)......................................

Et quand est-ce que cet amour, que tu as certainement pu ressentir, te quitte ?
Tu le cherches désespérément, tu ne sais pas où il est, comment le trouver. Mais par contre tu identifies très bien quand il te quitte, quand tu t'en éloignes. Et ça c'est important : c'est le fil d'Ariane qui peut te permettre de comprendre le passage de l'un à l'autre.
tu t'en éloignes dans la déception, la contrariété, toutes les tensions qui naissent quand tes attentes sont frustrées. Non ?
(et dans les attentes, tu peux mettre tous les besoins de reconnaissance dans la sphère professionnelle qui génèrent tant d'émotions. Garde en tête que je parle d'Éric-dans-le-monde, pas seulement d'Éric avec sa compagne. L'amour est ce que tu pourrais ressentir comme baignant ta vie, pas seulement ta vie de couple)).

Donc, si tu compares l'image qu'on pourrait se faire de ce qui est amour (fusion...) à ce qui est "quitter l'amour" (contrariété, stress, tension, colère, peur...), quelles sont les émotions que tu rattaches au moi ?
......................................


Le moi cherche l'amour, oui... Oui, dans le sens où l'amour cherche une voie là dedans.
Mais comme dit Byron Katie, le "moi", le "je", (la personnalité) VEUT, il poursuit des buts, il a des choix, il est mu par des attentes, des projections, des représentations (des représentations de l'amour par exemple : sans vaisselles, sans courses, près d'un lac, avec un château éventuellement... :-D :-D ).
Il croit obtenir le bonheur, l'amour, la joie par l'obtention de ces attentes, l'arrivée au but, en tordant le réel pour qu'il colle à l'image qu'il a projetée. C'est normal, c'est son fonctionnement : il est structuré par un passé, un connu et projette ce connu dans le futur (en niant l'évidence que le futur est inconnu)...

Et dans cette quête d'"amour" du moi, dans cette poursuite d'images et d'attentes, que se passe-t-il ?
Quelles émotions trouve-t-il souvent ?
Peur tout le temps en arrière-plan... et alternance de tension, déception, parfois irritation, colère, violence, tristesse et des moments de joie et d'amour...

Que déduis-tu du fonctionnement du moi (attentes, besoins, souhait...) et de l'amour ?
L'amour peut-il se chercher ? Peut-on poursuivre une image de l'amour ?


Et pour étendre la réflexion au problème de fond du stress qui nait à certains moments de ta vie : Où se cache l'amour lorsque ta DRH t'évalue ?
:-)
Comment quittes-tu l'amour dans cette situation ? Comment la peur, le stress s'invitent-ils ?
Où est l'attente d'amour ici ?
Quelle est la croyance du je-Éric qui stresse dans ce moment-là ?
Il croit qu'il trouvera l'amour, la joie, la paix si... ? (il croit qu'il perd l'amour, la joie, la paix si...)

(On garde au chaud la suite de ton message pour plus tard. Il y de quoi échanger...)

À bientôt :-)
Thierry

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paulrenoie
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Re: J'aimerai tant être libre

Postby paulrenoie » Tue Mar 12, 2013 12:33 am

Bonsoir Thierry,
L'amour n'est pas quelque chose que tu peux poursuivre, échanger avec les autres
Oui, l'amour ne se marchande pas, et tu parles ici à mon sens d'amour inconditionnel. Et dans mon expérience c'est ressenti en séminaire intensif ou en satsang, et une joie indicible peut parfois être éprouvé, avec sensations énergétiques de bien-être dans ma colonne vertébrale, et un sentiment profond de paix et d'unité. Mais ces moments sont rares (et tout de suite apparait une nostalgie, visant à retrouver un état...)
Ainsi, quand
j'entends des gens dire qu'ils aiment une personne et veulent être aimés en retour, je sais qu'ils ne parlent pas
d'amour mais d'autre chose."

Quand elle dit "les personnalités", elle entend "les égo", "les je, moi".
Voilà, toujours l'éternelle questions des personnalités agissantes dans la psyché, perpétuellement insatisfaites et à la recherche de nouveaux désirs. En écrivant cela je me demande si mon plus grand obstacle n'est pas mon désir d'éveil. Une sorte de supra-désir qui crée un Super-Moi en quête de libération. Et ce Super-moi crée la recherche qu'il est sensé annuler ==> Création d'une boucle infernale...
Si on parle de fusion, ça fait justement plutôt penser à de l'absence de "moi", de "je", non ??
Ben oui, Si il ya fusion, les ego s'oublient dans la relation :-)
Donc, si tu compares l'image qu'on pourrait se faire de ce qui est amour (fusion...) à ce qui est "quitter l'amour" (contrariété, stress, tension, colère, peur...), quelles sont les émotions que tu rattaches au moi ?
Pas sur de comprendre la question ici, mais on dirait bien toutes sortes d'émotions négatives, et d'insatisfaction.
Que déduis-tu du fonctionnement du moi (attentes, besoins, souhait...) et de l'amour ?
L'amour peut-il se chercher ? Peut-on poursuivre une image de l'amour ?
Moui, là je vois que le MOI ne recherche l'amour que pour lui-même. Voilà, c'est un dévoreur d'énergie attiré uniquement par son propre reflet. Et donc sa quête est vaine et inutile...
Et j'ai fait une méditation il ya un an ou deux, ou j'ai vu clairement que mon bonheur ne dépends pas de l'amour d'une femme, mais uniquement de ma qualité d'être et de présence. C'était très beau...
Donc j'en arrive à la conclusion que l'amour ne peut pas se chercher ni se trouver, mais juste s'exprimer et se ressentir. Juste être. :-)
Une partie de moi "sent" le truc, avec un petit sourire intérieur... Une autre partie s'interroge "mais comment l'emporter dans mon quotidien" ==> Et là je quitte le ressenti pour aller dans le mental ;-)
Et pour étendre la réflexion au problème de fond du stress qui nait à certains moments de ta vie : Où se cache l'amour lorsque ta DRH t'évalue ?
:-)
Ben oui, ou se cache t-il donc dans ces moments là ? :-D
Sans doute que le besoin d'être reconnu crée la peur de ne pas l'être, et provoque la crispation liée au jugement de l'autre. Ya peut-être aussi une vieille peur de l'autorité, liée à mon père, qui s'active ici...
Quelle est la croyance du je-Éric qui stresse dans ce moment-là ?
Croyance qu'il n'est pas aimé, et qu'il ne vaux rien ==> Et c'est parti l'Ego blessé est réactivé avec son cortège de sensations corporelles désagréables, dont la chute immédiate de la confiance en moi.
CONFIANCE en MOI=========> Coeur du problème==========> Je fais confiance à un moi qui n'existe pas !!!!
Donc je me noie dans un verre d'eau, rires :-D

Oui là je vais me coucher sinon bienvenue à Zombiland demain matin :-D
Mais je sens là qu'il y a un truc IMPORTANT dans cette confiance en moi qui me manque tant...
Ou pas !!! :-D

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sulawesi
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Re: J'aimerai tant être libre

Postby sulawesi » Wed Mar 13, 2013 10:56 am

Oui là je vais me coucher sinon bienvenue à Zombiland demain matin :-D
Oui, messages trop longs :-) (et trop compliqué)
On va délimiter les chemins à parcourir. C'était aussi une façon de susciter des réactions, des réponses qui me donnent des éclairages sur tes représentations, ta façon de percevoir les choses. De là, des pistes s'ouvrent.


L' amour, les conflits et souffrances,le moi, les attentes, les croyances...
Oui, l'amour ne se marchande pas, et tu parles ici à mon sens d'amour inconditionnel.
Si j'utilise le mot amour, c'est dans le même sens que dans la citation de B. Katie. À mon sens, il n'y a pas d'amour conditionnel. Sinon, ici c'est autre chose : du marchandage autour d'un besoin, d'une attente ("je t'aime si tu réponds à mes attentes"). Pas de l'amour, ça : "j'ai un manque, qui va définir une attente, un besoin ; si tu rentres dans ce cadre "je t'aime", si tu en sors, j'ai de la rancœur, de la colère".
La fusion souhaitée avec l'autre, est clairement une attente quand à mes propres besoins affectifs. Et donc vient la souffrance si ces attentes ne sont pas comblées.
Oui, concrètement j'ai une aspiration à l'amour romantique, ou plutôt une croyance qui idéalise l'amour chevaleresque genre lancelot du lac. D'ou conflit avec ma partenaire. Je vois bien ici la surimposition de l'image d'un amour idéal qui entre en conflit avec une réalité plus "ordinaire" : faire la vaisselle, les courses etc...
je me demande si mon plus grand obstacle n'est pas mon désir d'éveil. Une sorte de supra-désir qui crée un Super-Moi en quête de libération. Et ce Super-moi crée la recherche qu'il est sensé annuler
Si tu observes ces situations, tu peux constater que la souffrance n'existe que dans l'attente de quelque chose de défini, dans la projection d'un futur dessiné. Tu le perçois ?...

Il y a des images projetées (qui seraient supposées apporter le bonheur) qui sont surimposées sur la réalité.
Dans la réalité, il y a une partenaire dont le comportement ne va pas nécessairement dans le sens des attentes d'Éric. Il y a un ressenti du couple qui ne colle pas à l'idéal qu'il a formé dans sa tête. Il y a Éric qui est dans des souffrances communes (et pas "éveillé" tel qu'il le conçoit).

Ces images projetées par Éric entrent en conflit avec le réel dans cet instant (la réalité de sa partenaire à un instant donné, sa vie de couple). Il y a conflit entre une image idéale (de lui, du couple et de la personne qui est en face de lui, là maintenant) et la réalité de la situation à cet instant.

Imagine un Éric sans aucune image de ce que devrait être son couple ou sa partenaire, un Éric qui soit dans la reconnaissance, l'acceptation de ce qui est (l'acceptation du fait que la réalité est ainsi, je ne parle pas de subir quelque chose qui te dérange) : y aurait-il encore conflit et souffrance ?

Un conflit entre les attentes, les projections d'Éric et le réel : Un réel qui te dit désespérément "les choses sont ainsi en l'état actuel des choses" mais tu ne veux pas l'entendre ("Non ! les choses devraient être autrement" : ma vie de couple devrait être ainsi, ma partenaire ainsi, et mon existence dégagée de souffrances, conflits...) ==> effort, tension, souffrance...
Il y a la vie réelle et la vie imaginaire qu'Éric projette et surimpose au réel. Et immédiatement le conflit, la souffrance s'invitent...

(Entre parenthèse, note que ce n'est pas -quand il y en a- un conflit avec ta partenaire : c'est un conflit, à un moment donné, entre une image qu'Éric a de sa partenaire et la réalité de celle-ci)

La vie réelle est ce qui est vrai dans le présent, tangible, observable : ta vie de couple réelle, ta partenaire, ton existence, les souffrances d'Éric à des degrés divers...
Par contre : qu'en est-il des images qui sont dans la tête d'Éric-en-souffrance ?
Ont-elles une réalité présente, tangible ? Existent-elles dans le présent ? Ou dans un futur totalement imaginaire ?

Chacune de ces attentes est reliée à une croyance (une pensée crue, non remise en questions, non investiguée dirait B. Katie).
Exemples de croyances qui pourraient être dégagées derrière cette situation :
"Je (Éric) serais heureux si... (suit une liste de conditions, représentation mentale de ce qui serait le bonheur)"
"Ma partenaire devrait se comporter comme-ci ou comme-ça"
"Mon couple devrait être dans la fusion"
"je (Éric) devrais être dégagés de tout conflit, dans un bonheur sans nuages"


Si tu constates la réalité, ces croyances sont-elles vraies ?
Se vérifient-elles dans la réalité ? La réalité te renvoie-t-elle "oui, c'est ainsi "?

(on pourrait faire le même travail de chercher quelles sont les croyances, les projections, le lien avec le stress, l'absence de sérénité (perte d'amour...) qui seraient impliquées dans les situations de boulot) ; la question de la confiance en soi ; on garde au chaud pour plus tard :-)
Moui, là je vois que le MOI ne recherche l'amour que pour lui-même.
Le moi recherche l'amour ? Tu es sûr ?
Le moi recherche l'amour ou des images ? (des images d'un bonheur projeté)
Ou bien le moi croit trouver l'amour, le bonheur dans des images qu'il projette et qu'il tente d'atteindre ? (même si obstinément la réalité lui renvoie la fausseté de ces images)
Ton avis...


(Bon, à peine moins long... :-) )
À bientôt
Thierry
PS : si des parties de mon texte demande clarifications, explicitation, n'hésite pas à me relancer.

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Re: J'aimerai tant être libre

Postby paulrenoie » Thu Mar 14, 2013 11:20 pm

Bonsoir Thierry,

Séance de rebirth hier soir, un peu difficile, et larmes qui arrivent à la fin avec une émotion d'enfant qui pleure...
Ce matin grande détente au travail, conséquence du rebirth d'hier soir et sensation de flottement. Et je sens la caresse de l'ange dans le dos, et la journée se passe tranquillement, sans stress ni anxiété. Clairement une émotion a été nettoyée hier soir et a générée une douce énergie dans mon corps...
Si tu observes ces situations, tu peux constater que la souffrance n'existe que dans l'attente de quelque chose de défini, dans la projection d'un futur dessiné. Tu le perçois ?...
Oui, quand il n'y a pas d'attente particulière, pas de tension lié au désir d'un résultat, juste le flow naturel de la vie qui se déploie. Un peu comme aujourd'hui au boulot, d'ailleurs :-)
Imagine un Éric sans aucune image de ce que devrait être son couple ou sa partenaire, un Éric qui soit dans la reconnaissance, l'acceptation de ce qui est (l'acceptation du fait que la réalité est ainsi, je ne parle pas de subir quelque chose qui te dérange) : y aurait-il encore conflit et souffrance ?
Non, dans ce cas si j'accepte les choses exactement comme elles sont, alors tout est juste. Plus de souffrance car je n'ai plus d'attente, ni de désir de changer les choses, juste façe à ce qui est...
Il y a la vie réelle et la vie imaginaire qu'Éric projette et surimpose au réel. Et immédiatement le conflit, la souffrance s'invitent...
Oui c'est tout le travail d'observation des pensées et de "démasquage" que je pratique de+ en+ pour ne plus coller à ces pensées imaginaires qui me traversent...
Par contre : qu'en est-il des images qui sont dans la tête d'Éric-en-souffrance ?
Ont-elles une réalité présente, tangible ? Existent-elles dans le présent ? Ou dans un futur totalement imaginaire ?
Ces pensées imaginaires n'existent pas , c'est vu et compris. Sauf que je continue encore à me faire happer par elles, en y collant durant un temps +ou - long, puis elles ne sont plus crues, et elles s'effondrent...
Chacune de ces attentes est reliée à une croyance (une pensée crue, non remise en questions, non investiguée dirait B. Katie).
Exemples de croyances qui pourraient être dégagées derrière cette situation :
"Je (Éric) serais heureux si... (suit une liste de conditions, représentation mentale de ce qui serait le bonheur)"
"Ma partenaire devrait se comporter comme-ci ou comme-ça"
"Mon couple devrait être dans la fusion"
"je (Éric) devrais être dégagés de tout conflit, dans un bonheur sans nuages"

Si tu constates la réalité, ces croyances sont-elles vraies ?
Se vérifient-elles dans la réalité ? La réalité te renvoie-t-elle "oui, c'est ainsi "?
Ces croyances ne sont pas vraies, mais elles apparaissent dans ma réalité sous formes de pensées automatiques qui demandent à être démystifiées et corrigées à chaque fois...
Le moi recherche l'amour ? Tu es sûr ?
Le moi recherche l'amour ou des images ? (des images d'un bonheur projeté)
Ou bien le moi croit trouver l'amour, le bonheur dans des images qu'il projette et qu'il tente d'atteindre ? (même si obstinément la réalité lui renvoie la fausseté de ces images)
Ton avis...
Oui, c'est impropre de dire que le moi recherche l'amour. Et c'est plus précis de dire que le moi recherche des images confortant son existence. Et si je zoome sur mon propre moi, alors il y a vision de désirs d'accomplissements artistiques (très élevés donc inacessibles) d'amour idéal (d'ou conflit avec ma partenaire) et de hautes réalisations spirituelles. Bon je nuance ce que je viens d'écrire car la vision de ces illusions fait quand même un peu vaciller ce moi illusoire. Mais il s'accroche le bougre ;-)
(Qui croit que le moi s'accroche ?)
Bon à 23h19 je vais au lit, en ressentant les derniers feux de ces bonnes vibes dans le dos. (Et là encore apparait l'illusion de vouloir garder cet état indéfiniment... Pourquoi faire simple, quand... :-):-)

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sulawesi
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Re: J'aimerai tant être libre

Postby sulawesi » Fri Mar 15, 2013 6:32 pm

Bonjour Éric :-)
Oui, quand il n'y a pas d'attente particulière, pas de tension lié au désir d'un résultat, juste le flow naturel de la vie qui se déploie. Un peu comme aujourd'hui au boulot, d'ailleurs :-)
Non, dans ce cas si j'accepte les choses exactement comme elles sont, alors tout est juste.

==> On rejoint :
mon bonheur ne dépends pas de l'amour d'une femme, mais uniquement de ma qualité d'être et de présence.
Non ?
si j'accepte les choses exactement comme elles sont, alors tout est juste.
C'est juste car c'est ce qui est, tout simplement...
Surimposer tes attentes est faux car irréel, imaginaire, en conflit avec la réalité. Tes attentes sont de pures constructions imaginaires formées par la croyance "les choses devraient être ainsi pour que je trouve le bonheur" ("ma compagne devrait se comporter ainsi", "mon chef devrait penser ça de moi", "je ne devrais pas être dans cet état"...etc). Ces croyances n'ont aucun fondement : ton chef pense ce qu'il pense, ta compagne se comporte ainsi...etc parce que tous les paramètres de la situation concourent à ça.
Et la réalité n'a que faire de l'image que ton mental a du bonheur. Le stress n'est que le refus de ce fait, le refus de ce qui est (c'est comme une réminiscence dans un corps d'adulte d'un caprice d'enfant qui essaie de faire plier sa mère à ses désirs :-) )
Plus de souffrance car je n'ai plus d'attente, ni de désir de changer les choses, juste façe à ce qui est...
Oui... La souffrance (et le souffrant) n'existe que dans le refus de ce qui est, dans cette surimposition de ses attentes au réel.
juste face à ce qui est...
Dans ce contexte, y a-t-il quelqu'un face à ce qui est ?................
Lorsqu'il y a stress, souffrance, tu peux percevoir un Éric agité d'émotions de stress, de contractions musculaire, de pensées défensives diverses (victimisation, auto-justification, attachement à un personnage de souffrant, accablement de l'autre, rejet de la responsabilité sur l'autre...), mais aussi d'effort, compensations...
Tout ça est objet de perception.
Est-ce toi ou est-ce juste un Éric-pris-dans-une-croyance-en-conflit-avec-les-circonstances-présentes. Un Éric passager, temporaire objet d'observation ?

Dans l'acceptation de ce qui est, si tu as l'occasion de l'observer, y a-t-il un Éric ou juste le flow de la vie comme tu dis ?
(l'acceptation de ce qui est n'étant pas un effort intellectuel, mental, de résignation autour du concept "il faut accepter" ; c'est reconnaitre que les choses sont ainsi et ne pourraient être autrement à cet instant précis, parce que tous les paramètres font que c'est ainsi)
Oui c'est tout le travail d'observation des pensées et de "démasquage" que je pratique de+ en+ pour ne plus coller à ces pensées imaginaires qui me traversent...
C'est un "travail" de chaque instant présent, mais travail sans effort. Il n'existe que le présent et tout se joue dans ce présent.
Prend note de, observe ces tensions, ce stress qui peut surgir, accompagné de pensées diverses.
C'est à ce moment précis que tu quittes le bonheur qui est ce que tu es avant qu'il soit voilé par une peur.
Tout ça n'est qu'un symptôme. Ce n'est pas ce que tu es. C'est juste l'expression concrète d'une croyance inconsciente en Éric, croyance imaginaire (pléonasme) qui s'oppose à ce qui est, au réel à un instant donné, dans des circonstances données.
(Ex : "Ma compagne devrait se comporter ainsi", mon chef devrait, le conducteur de la voiture devant devrait...)
Voir ce phénomène en temps réel, accueillir/accepter ces symptômes et comprendre leur raison d'être (la croyance inconsciente qui s'oppose au réel) est source de paix, libération. Le démasquage est là.
Mais être dans l'effort de "ne plus coller" est encore un effort. Ce serait créer un Éric-qui-lutte-contre ce qui est...
Tu n'as pas d'autre choix que accueillir, accepter (accepter de ne pas être tout le temps conscient, lucide. La liberté est là. Accepté d'être bousculé, ému, assailli de pensées. Tout effort contre ce qui est te met en souffrance.
Sauf que je continue encore à me faire happer par elles, en y collant durant un temps +ou - long
Qu'entends-tu par happer ? coller ?
(Tu es perception de ces pensées et émotions ; si tu regardes bien, tu n'es pas le Éric-présentant-momentanément-une-émission-de-pensées-et-émotions dans des circonstances précises. Tu es juste une sorte de témoin de ce phénomène qui est juste une expression de croyances inconscientes en cet Éric qui exprime ces symptômes en cet instant)
Ces croyances ne sont pas vraies, mais elles apparaissent dans ma réalité sous formes de pensées automatiques qui demandent à être démystifiées et corrigées à chaque fois...
Plutôt que démystifiées et corrigées, je dirais accueillies et comprises.
Et c'est plus précis de dire que le moi recherche des images confortant son existence.
Ce sont juste des images qu'il suppose être source de bonheur. Un réel qu'il a dessiné dans sa tête, qu'il projette et qu'il tente de trouver dans son présent (ou un futur imaginaire -pléonasme :-) ).
Sauf qu'il ne peut y avoir de bonheur par ce moyen car la vie n'obéit pas à nos attentes (sachant que chacun a ses propres attentes, construites sur ses propres conditionnements, c'est une quête absurde)
Cette démarche n'est que source de frustration, stress, peur, envie...

On en arrive effectivement à cette conclusion :
Donc j'en arrive à la conclusion que l'amour ne peut pas se chercher ni se trouver, mais juste s'exprimer et se ressentir. Juste être.
... dans l'acceptation, l'accueil...
(amour, joie, paix sont synonymes en fait)

Revenons sur les stress liés au regard/évaluations des autres
Sans doute que le besoin d'être reconnu crée la peur de ne pas l'être, et provoque la crispation liée au jugement de l'autre. Ya peut-être aussi une vieille peur de l'autorité, liée à mon père, qui s'active ici...

sulawesi wrote:Quelle est la croyance du je-Éric qui stresse dans ce moment-là ?

Croyance qu'il n'est pas aimé, et qu'il ne vaux rien ==> Et c'est parti l'Ego blessé est réactivé avec son cortège de sensations corporelles désagréables, dont la chute immédiate de la confiance en moi.
CONFIANCE en MOI=========> Coeur du problème==========> Je fais confiance à un moi qui n'existe pas !!!!
Suggestion de piste de réflexion : Tu as placé ton amour, ton estime de toi (et donc ta confiance en toi) dans les mains des autres. On t'a fait croire que tu n'étais pas parfait tel que tu étais et qu'il fallait être comme-ci ou comme-ça. Tu as pu percevoir que tu insécurisais tes parents en étant toi-même, tel que tu étais spontanément.
Juste un vieux conditionnement de l'enfant qui croit qu'il trouvera amour et sécurité s'il se conforme aux attentes des autres (parents, ou autres). Et donc désamour et insécurité s'il n'est pas dans les attentes des autres.
==> Besoin d'être validé par un regard extérieur, alors que c'est ton boulot.
La croyance inconsciente pourrait être "je m'aime, j'ai de la valeur si les autres ont un regard positif sur moi (et inversement"
Est-ce vrai ?.......
(sachant le regard que les autres ont sur toi est le reflet de leurs croyances, conditionnements, attentes... autant d'avis que d'autres)

Si tu as placé cette tâche exclusivement chez l'autre, le regard positif ou négatif de l'autre détermine des peurs, des hauts, des bas chez toi.
Alors que si tu peux très bien prendre en main cela. Les autres (comme ta DRH) peuvent être une source d'informations, mais tu es capable de voir ce qui est vrai et faux si tu as abandonné la peur d'être comme-ci ou comme-ça.
On te donne un avis :
- C'est vrai pour toi, tu le savais : bon, tu n'apprends rien
- C'est vrai pour toi, tu ne l'avais pas vu : super, merci, j'ai appris quelque chose.
- C'est faux pour moi. Ça doit être la subjectivité de l'autre. Allons voir un autre avis éventuellement...
Y a-t-il du stress là ?

À bientôt
Thierry

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Re: J'aimerai tant être libre

Postby paulrenoie » Mon Mar 18, 2013 6:01 pm

Bonsoir Thierry,
Surimposer tes attentes est faux car irréel, imaginaire, en conflit avec la réalité. Tes attentes sont de pures constructions imaginaires formées par la croyance "les choses devraient être ainsi pour que je trouve le bonheur" ("ma compagne devrait se comporter ainsi", "mon chef devrait penser ça de moi", "je ne devrais pas être dans cet état"...etc). Ces croyances n'ont aucun fondement : ton chef pense ce qu'il pense, ta compagne se comporte ainsi...etc parce que tous les paramètres de la situation concourent à ça.
Et la réalité n'a que faire de l'image que ton mental a du bonheur. Le stress n'est que le refus de ce fait, le refus de ce qui est (c'est comme une réminiscence dans un corps d'adulte d'un caprice d'enfant qui essaie de faire plier sa mère à ses désirs :-) )
100% d'accord avec ça !! A chaque fois que je lutte, il ya des crispations et tensions dans mon corps, comme aujourd'hui au boulot, ou après avoir fait une petite erreur dans mon travail, je me suis légèrement énervé contre moi-même, en disant mince pourquoi j'ai fait ça, etc... ==>jugement et dénigrement et identification à une image d'Eric faible qui commet souvent des erreurs ==> réactivation de vieilles croyances "je ne vaux rien" "Je suis nul" etc...
En même temps il y a eu pointage : "Quelle est cette voix dans ma tête ?" Pourquoi dit-elle que je suis nul ? "Est-ce vrai ?" etc... Donc il y a eu un petit soulagement et un calme qui s'est ensuivi. Mais les automatismes reflexes conditionnés ont la vie dure. (La ya ébauche d'une stratégie d'excuse fâce à la réalité, qui utilise la plainte comme bouclier, et "c'est vrai que je suis enrhumé depuis 3 semaines" et "je suis fatigué dans mon corps" et patati patata...)
D'ailleurs ou s'arrete la psychologie et ou commence la vision nette d'un moi séparé ?
C'est une question que je me pose souvent sur le site. Car j'aurai tendance à croire que l'exploration psychologique du moi ou des traits de personnalités ou caractéristiques mentales, pourrait m'emmener bien loin de cette vision nette du moi séparé qui me tient à coeur, et que j'ai déjà entraperçu.
(Bien sur je parle de vision d'un moi séparé inexistant donc absent)
Dans ce contexte, y a-t-il quelqu'un face à ce qui est ?................
Lorsqu'il y a stress, souffrance, tu peux percevoir un Éric agité d'émotions de stress, de contractions musculaire, de pensées défensives diverses (victimisation, auto-justification, attachement à un personnage de souffrant, accablement de l'autre, rejet de la responsabilité sur l'autre...), mais aussi d'effort, compensations...
Tout ça est objet de perception.
Est-ce toi ou est-ce juste un Éric-pris-dans-une-croyance-en-conflit-avec-les-circonstances-présentes. Un Éric passager, temporaire objet d'observation ?
C'est définitivement un "Éric-pris-dans-une-croyance-en-conflit-avec-les-circonstances-présentes".
Mais ce qui me sidère c'est ce que malgré tous les efforts déployés, "la colle" continue à agir et m'emporter dans les pensées. Eric est le jouet de ses pensées. Il est vu comme le jouet de ses pensées. Il est vu comme prenant un certain plaisir/addiction à être le jouet de ses pensées. C'est déroutant, car se voir piégé avec la solution du piège, sans pouvoir utiliser cette solution pour sortir du piège est troublant (Pensée qui arrive : "Mais peut-être qu'il n'y a pas de piège ?" :-D )
La ya un sourire et une petite joie qui apparait :-) Une petite bienveillance du genre "tout n'est qu'un jeu, pas besoin de s'inquiéter :-) "
Mais être dans l'effort de "ne plus coller" est encore un effort. Ce serait créer un Éric-qui-lutte-contre ce qui est...
Tu n'as pas d'autre choix que accueillir, accepter (accepter de ne pas être tout le temps conscient, lucide. La liberté est là. Accepté d'être bousculé, ému, assailli de pensées. Tout effort contre ce qui est te met en souffrance.
Ben oui, c'est là le piège, vouloir être ABSOLUMENT dans l'acceptation, quand ce n'est pas possible.
Voir la non acceptation, comme ce qui est, sans jugement = une très belle piste de travail à suivre... :-):-)

Je m'arrête là pour l'instant, car j'ai le groupe de méditation qui m'attends ;-)
Je reprendrai un peu plus tard...

Bien à toi

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Re: J'aimerai tant être libre

Postby sulawesi » Mon Mar 18, 2013 7:35 pm

J'ai pas résisté à répondre :-)
(Tu ajouteras à la fin de ta réponse finale.. :-) )
Ben oui, c'est là le piège, vouloir être ABSOLUMENT dans l'acceptation, quand ce n'est pas possible.
Est-ce vrai ? ("il est impossible d'accepter...")
Est-tu sûr que c'est vrai ? Qu'est-ce qui te prouve que c'est vrai ?
Que se passerait-il si tu acceptais ? Que risquerais-tu ? De quoi as-tu peur ?

Qu'est-ce que tu ressens à penser "il n'est pas possible d'être dans l'acceptation" ?

Il est vu comme le jouet de ses pensées.
Et par qui ?

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Re: J'aimerai tant être libre

Postby paulrenoie » Mon Mar 18, 2013 11:23 pm

Re-bonsoir Thierry :-)

C'était cool ce soir le groupe de méditation pleine conscience :-):-) Comme si j'avais besoin de l'énergie du groupe pour rentrer en contact plus profondément avec moi-même. Et quand j'ai exprimé à l'intervenante ma quête actuelle dont le "démasquage des pensées", elle m'a gentiment invité à ne plus forcément questionner la véracité des pensées comme Katie Byron, mais plutôt à inviter la peur et les émotions afin "d'être avec" pour les accueillir pleinement, et d'écouter le message qu'elles ont à me dire. Etre plutôt dans le ressenti de l'émotion que dans son analyse...
Qu'entends-tu par happer ? coller ?
Quand je suis happé, collé, il y a perte de la conscience ordinaire pour aller vers la pensée, et vivre le petit film ou scénario qu'elle me présente. Ca peut durer 1 seconde comme 5 mn. Tout dépend du moment ou je vais sortir du rêve, et de la seconde ou la conscience devient plus forte pour voir qu'il ne s'agit que d'une pure illusion. Et à cet instant précis, il y a réintégration totale dans la conscience ordinaire, et les yeux voient à nouveau la table devant, les chaises à côté, etc... (e.g. tout çà ne dure que quelques secondes)
Et c'est plus précis de dire que le moi recherche des images confortant son existence.
Ce sont juste des images qu'il suppose être source de bonheur. Un réel qu'il a dessiné dans sa tête, qu'il projette et qu'il tente de trouver dans son présent (ou un futur imaginaire -pléonasme :-) ).
Sauf qu'il ne peut y avoir de bonheur par ce moyen car la vie n'obéit pas à nos attentes
C'est tellement clair et évident de voir qu'il ne sagit que de projections de l'esprit, d'images envoyées par le cerveau sur l'écran du mental. Mais alors comment j'arrive à m'illusionner encore ? Comment ces sirènes chantantes fascinent elles mes oreilles averties? ==> Sans doute parceque je les aime, ou par la pure force de l'addiction et de l'habitude qui agit tel un enchantement... (En même temps que j'écris cela, ya un côté poétique qui me gène un peu, un genre de pensée magique à qui j'aurai confié tout mon pouvoir!!!)
La croyance inconsciente pourrait être "je m'aime, j'ai de la valeur si les autres ont un regard positif sur moi (et inversement"
Est-ce vrai ?.......
Oui, là tu as tapé dans le mille !! Même si j'ai beaucoup laché prise ces derniers temps sur le regard de l'autre et la prise de conscience que "je me vois à travers ce que j'imagine que les autres voient de moi", il est clair que cette croyance racine est toujours agissante en moi ==> Je m'aime et j'ai de la valeur si les autres ont un regard positif sur moi !!!!!!!!!!!!
Et pas plus tard que ce weekend, j'ai été voir ma copine dans le nord, et elle est tombé par hasard sur internet sur des morceaux et chansons que j'avais écrites ya quelques années. Et en ré-écoutant ces morceaux sur le net est venu une émotion de tristesse lié à la non reconnaissance de Eric X, et à l'échec antérieur d'une comédie musicale.
Clairement il ya souffrance de non reconnaissance par le musicien Eric X qui a remis son pouvoir dans les mains des autres qui ne l'ont pas reconnu. Conscient de ce drame psychologique, mais refus d'en faire totalement le deuil. Qui est ce MOI qui souffre tant de ne pas être reconnu!!!??? Pourquoi ya t-il eu remise de mon pouvoir dans les mains d'autrui ?
Pourquoi cette malédiction continue-t-elle à me faire souffrir? La je vois distinctement une croyance qui dit qu'une mission incombe à un certain Eric X musicien amateur/semi-pro dont le destin, est un jour, de rayonner, et pourquoi pas dans sa vision mystique de la Vie, incarnée par l'énergie vivante d'un Dieu d'Amour...

Bon là je vais me coucher... Emotions qui arrivent... Eric touche ses limites...Malaise... Tristesse...

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Re: J'aimerai tant être libre

Postby sulawesi » Tue Mar 19, 2013 9:44 am

Bonjour Éric :-)
Eric touche ses limites...
Je ne crois pas que tu l'entendes comme moi, je serais peut-être le seul à sourire en relisant ce que tu as écrit, mais remarques-tu que c'est exactement ce qu'on espère... :-)
(Qu'Éric touche ses limites et s'efface... ; (entends-tu ? Aucune ironie chez moi...:-))
(et si tu ne l'a pas entendu comme moi, note que ça te dit qu'il y a un 'Éric qui ne veut pas atteindre ses limites :-) )
...ne plus forcément questionner la véracité des pensées comme Katie Byron, mais plutôt à inviter la peur et les émotions afin "d'être avec" pour les accueillir pleinement, et d'écouter le message qu'elles ont à me dire. Etre plutôt dans le ressenti de l'émotion que dans son analyse...
Je te dirais qu'il n'y a pas autre chose chez B. Katie que "accueillir pleinement, et d'écouter le message qu'elles ont à me dire.", sauf que cette écoute passe par un "questionnement actif", en plus de l'écoute des ressentis.
Je comprends ton interrogation sur le sens de cette démarche telle que tu la perçois (il y a une part de malentendu qui tient aussi à moi). Je te préciserais le sens de nos derniers échanges plus tard.

C'est à toi de vérifier ce qui marche, ce qui apporte plus de paix dans ta vie. Je te propose de cheminer ensemble puisque un Éric en souffrance vient justement de surgir, là.
Et en ré-écoutant ces morceaux sur le net est venu une émotion de tristesse lié à la non reconnaissance de Eric X, et à l'échec antérieur d'une comédie musicale.
Que s'est-il passé au moment où ce ressenti a émergé en Éric ? Quel a été ton réflexe ?
As-tu essayé ce que l'intervenante avait suggéré :
inviter la peur et les émotions afin "d'être avec" pour les accueillir pleinement, et d'écouter le message qu'elles ont à me dire. Etre plutôt dans le ressenti de l'émotion que dans son analyse...

Fais-moi part de ton cheminement. Que ressort-il de cette écoute ? de cet accueil de tes émotions ?
(tu as déjà commencé à formuler des choses. D'autres messages se dégagent ?)

J'entends la lassitude qui peut te prendre. C'est une émotion qui passe, qu'il faut prendre comme un symptôme, et qui par là a effectivement des messages à te dire.
Accueille ça aussi : accepte les émotions dite "négatives", c'est passager ; ne lutte pas contre (étiqueter ceci comme "tristesse", "malaise" en ramenant tout ce qui est derrière ces étiquettes est une forme de rejet de ces émotions, de lutte contre. Et c'est douloureux, tu peux le vérifier...).

(question qui peut être ressenti comme désagréable, mais qui me parait utile là : il peut y avoir une complaisance possible dans l'identité de souffrant qui se manifeste par un goût pour activer celles-ci (un plaisir quelque part à gratter la croûte). C'est une façon pour un moi de se renforcer, de lutter contre son effacement. Essaie d'observer le fonctionnement d'Éric avec un certain détachement : est-ce que ceci a un écho en toi ? Il est important de déceler ça, de l'accueillir sous peine de le subir comme une défense inconsciente qui prendra la main à l'insu de ton plein gré)

Il y a des météos variables dans ton existence. Ce n'est pas du mauvais temps ou du beau temps. C'est "des temps"...
C'est juste de la pluie, du soleil, des nuages, de la grêle qui se succèdent, en fonction des circonstances et du Éric-du-moment (celui qui est touché, balloté par ces circonstances et qui à chacun de ces instant voudrait autre chose que la météo du moment). Rien de définitif. Ça revient, juste, tant que le mécanisme n'est pas vu, élucidé.

Ce mouvement de yoyo dans ton existence, ces hauts et ces bas sont un fait incontournable pour l'instant. Accepte-le, accueille-le (tu n'as pas le choix en fait, c'est la réalité) ; c'est déjà plus reposant...
Tu as l'impression de te promener sur des montagnes russes, mais dès que tu es dans l'accueil, l'acceptation, tu quittes le chariot et devient celui qui, au bord, le regarde suivre ses rails et peut observer, enregistrer des observations, comprendre.
Vérifie-le par toi-même...

Ces hauts et bas sont juste un symptôme du Éric qui voudrait que... (si les circonstances rejoignent les attentes d'Éric ==> haut, si les circonstances déçoivent les attentes d'Éric ==> bas). Et il y a autant d'Éric que d'attentes (tant qu'il y croit).
C'est un des messages que l'accueil de ces ressentis peut faire émerger.
Toujours pareil : à observer et vérifier par toi-même...

Et il y a un point positif essentiel à ces émotions ...inconfortables : en tant que symptôme elles sont une information précieuse directement connecté au Éric qui les manifeste. Elles sont le fil d'Ariane qui mène à la paix que Éric a quittée.
D'où l'importance de cet accueil, acceptation, qui est le premier pas indispensable (et si cet accueil ne se fait pas, s'il y a fuite, résistance, accueillir ceci :-) )

Messages de soutien... :-)

Donc, je remets la question centrale qui était plus haut :
Fais-moi part de ton cheminement. Que ressort-il de cette écoute ? de cet accueil de tes émotions ?
(tu as déjà commencé à formuler des choses. D'autres messages se dégagent ?)


À bientôt
Thierry

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Re: J'aimerai tant être libre

Postby paulrenoie » Tue Mar 19, 2013 11:22 pm

Bonsoir Thierry,
Eric touche ses limites...
Je ne crois pas que tu l'entendes comme moi, je serais peut-être le seul à sourire en relisant ce que tu as écrit, mais remarques-tu que c'est exactement ce qu'on espère... :-)
(Qu'Éric touche ses limites et s'efface... ; (entends-tu ? Aucune ironie chez moi...:-))
(et si tu ne l'a pas entendu comme moi, note que ça te dit qu'il y a un 'Éric qui ne veut pas atteindre ses limites :-) )
Effectivement je n'avais pas capté :-):-) Là tu pointes Eric /Personnage qui commence à vaciller c'est ça ? :-D
Si je me rapproche des limites de la personnalité alors peut-être bien que la personne alité va se lever et se réveiller !!! :-D:-D (Sauf que là il s'agit d'une disparition :-) )
C'est pas mal d'écrire tard en soirée, car, la fatigue aidant, on dirait que les défenses de l'inconscient s'abaissent et laissent passer des lapsus interessants...
Je te dirais qu'il n'y a pas autre chose chez B. Katie que "accueillir pleinement, et d'écouter le message qu'elles ont à me dire.", sauf que cette écoute passe par un "questionnement actif", en plus de l'écoute des ressentis.
Ok je note la précision, le ressenti n'exclue pas le questionnement et inversement.
Que s'est-il passé au moment où ce ressenti a émergé en Éric ? Quel a été ton réflexe ?
Le réflexe a été d'observer brièvement, et d'aller me coucher, emporté par la fatigue. Il y avait sans doute du refus dans cette réaction et aussi de la lassitude, concernant la résurgence d'un traumas et d'un deuil qui n'a pas été complètement achevé.
Fais-moi part de ton cheminement. Que ressort-il de cette écoute ? de cet accueil de tes émotions ?
(tu as déjà commencé à formuler des choses. D'autres messages se dégagent ?)
Bon, quelquechose s'est passé au boulot aujourd'hui : j'ai soudainement eu les larmes aux yeux suite aux pensées suivantes : "voilà, je vois bien que le moi n'a pas envie de mourir" "C'est clair qu'il est tout ce qu'il me reste" "J'y suis tellement habitué, et ce depuis tellement d'années" "Je ne me sens pas prêt à l'abandonner maintenant" "Comment je vais me débrouiller ensuite ?" "J'ai peur de mourir..."
Bon, là je viens d'essuyer une petite volée de larmes en constatant que je suis prisonnier de moi-même, que je suis mon propre bourreau :-( :-(
Ya un sentiment d'impuissance qui surgit, comme "je n'y arriverai jamais" "c'est trop dur..."
Et à nouveau des larmes..........................................................................................................................................................................................................................
Mouchage......
Bon, je reste un peu avec ce sentiment d'impuissance et de tristesse...
Ya comme une fragilté d'enfant qui est là, avec une grande innocence. Une zone très sensible et très pure, et un sentiment de mieux-être qui vient là...
Silence...

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Re: J'aimerai tant être libre

Postby sulawesi » Wed Mar 20, 2013 4:16 pm

Bonjour Éric :-)
"voilà, je vois bien que le moi n'a pas envie de mourir" "C'est clair qu'il est tout ce qu'il me reste" "J'y suis tellement habitué, et ce depuis tellement d'années" "Je ne me sens pas prêt à l'abandonner maintenant" "Comment je vais me débrouiller ensuite ?" "J'ai peur de mourir..."
Et c'est quoi ce moi qui devrait mourir ?
Où est-il ? où le vois-tu ? Qu'est ton moi pour toi ?
Peux-tu me donner un exemple ?
(pas de réponse intellectuelle, de leçon apprise au sujet de l'existence ou non d'un moi... :-)
Du vrai, de l'observation d'"Éric dans le monde".
Bon, là je viens d'essuyer une petite volée de larmes en constatant que je suis prisonnier de moi-même, que je suis mon propre bourreau :-( :-(
C'est à dire ? En quoi es-tu prisonnier de toi-même ?
Essaie de me décrire ça.
Même exigence ! :-)
Ya un sentiment d'impuissance qui surgit, comme "je n'y arriverai jamais" "c'est trop dur..."
On explore ça à la Byron Katie. (essai gratuit ; t'as rien à perdre ; juste pour voir s'il y a quelque chose à y apprendre :-) )
Suggestion :
C'est lié à la croyance inconsciente qu'Éric devrait être libéré, éveillé, là, plutôt rapidement et facilement.
Il y a un Éric qui accorde foi à la pensée Je devrais être éveillé, libéré facilement (avec tout ce que je fais pour ! :-) ).
Est-ce une pensée vrai ?
C'est faux, la réalité en atteste. Éric peine.
Mais ce Éric ne prend pas en compte cette réalité, ne l'accepte pas, la refuse, s'y oppose. Il ne veut pas constater cette réalité et maintien sa croyance en dépit de ça.

Que ressent-il à accorder foi à cette croyance ? (c'est là où il y a écoute du ressenti chez B. Katie)
Tu as répondu :
"Bon, je reste un peu avec ce sentiment d'impuissance et de tristesse..."
Fatigue ? agitation ? Énervement ? (tu peux compléter...)

Que ressentirait Éric s'il n'accordait pas foi à cette croyance ? s'il acceptait la réalité de ce qui est là, pour l'instant ? le fait qu'il a l'impression de ne pas vraiment avancer. (ce qui ne préjuge en rien de ce qui sera : c'est juste l'état des lieux maintenant...)
Ferme les yeux ; fais un effort d'imagination. À toi la parole :
............................................................................

Cela te parle-t-il ? Ça te parait pertinent ?

Tu ne m'as pas répondu sur ça. C'est important :
Question qui peut être ressenti comme désagréable, mais qui me parait utile là :
il peut y avoir une complaisance possible dans l'identité de souffrant qui se manifeste par un goût pour activer celles-ci (un plaisir quelque part à gratter la croûte). C'est une façon pour un moi de se renforcer, de lutter contre son effacement.
Essaie d'observer le fonctionnement d'Éric avec un certain détachement :
Est-ce que ceci a un écho en toi ? (Il est important de déceler ça, de l'accueillir sous peine de le subir comme une défense inconsciente qui prendra la main à l'insu de ton plein gré)
Quel est ton ressenti à cette question ? (neutralité, gêne, irritation)
Pourquoi n'y as-tu pas répondu la première fois ? Te souviens-tu de ton ressenti ?

À bientôt
Thierry
(qui n'a aucune croyance concernant ce que devrait être Éric et qui le prend tel qu'il apparait, et n'a donc aucune lassitude. Et plein de pistes possibles vu les échanges... :-) )

PS : Mon avis : Je ne pense pas que "tard + fatigue" soient les bons ingrédients pour ces échanges. Bien au contraire : C'est un espace de méditation, un espace d'accueil de ce qu'il y a de plus vrai en soi. Ça demande un espace de disponibilité, de calme, d'écoute et d'acuité. Je rédige toujours dans ces conditions : généralement seul, clair, dans le silence. Je suis sûr que si tu revois tes échanges au calme, tu remarqueras des choses que tu n'avais pas perçu.


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