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Re: J'aimerai tant être libre
Posted: Sun Dec 09, 2012 12:40 pm
by paulrenoie
Bonjour Michel,
Ton dernier post a résonné très fort en moi. Il s'en est ensuivi du découragement, genre "je n'y arriverai jamais, je vois bien que je n'en suis pas capable". Puis quelques minutes/heures après, la vision très nette que cette pensée de découragement a parfaitement le droit d'exister, et que ce n'est qu'une pensée. Et même l'émotion de vague malaise (Rires :-D lapsus/malaise vagal/ma grande peur :-D) qui m'a habité, avait également le droit d'être vécue dans mon corps et acceptée. Oui la conscience s'actualise instant après instant. J'ai ce pressentiment de plus en plus fort que la clé pour moi est VRAIMENT la conscience de l'instant. Encore identifié au JE mais "vision du Costume", comme m'a soufflé quelqu'un hier... D'ailleurs quand je m'efforce (là j'ai envie de croire à l'histoire de l'effort :-) ) d'être conscient de mon entourage, à l'extérieur comme à l'intérieur, je perçois bien un petit quelquechose en plus qui est présent. Comme si ça voyait à l'intérieur de moi. Comme une présence diffuse...
Voilà, je crois que la clé est là. Conscient instant après instant, au boulot comme en séminaire. Dans la rue comme dans le métro. En famille comme avec mes amis. Seul dans ma chambre ou seul dans la forêt.
Conscience les yeux ouverts
Bien à toi
Re: J'aimerai tant être libre
Posted: Wed Dec 12, 2012 7:19 pm
by Chronophonix
Bonsoir Éric
Encore identifié au JE mais "vision du Costume"
Voilà, c'est ça : quand tu vois le costume en tant que costume, tu ne peux plus t'identifier à lui. Et le dernier costume est justement ce «Je» !
Oui la conscience s'actualise instant après instant. J'ai ce pressentiment de plus en plus fort que la clé pour moi est VRAIMENT la conscience de l'instant.
Oui, c'est la clé, et c'est vrai que pour que cette clé tourne sans effort, il peut être nécessaire au départ de fournir un effort préalable, ne serait-ce que pour bien huiler la serrure...mais plus cette pratique est effectuée, à chaque instant, plus elle devient comme une seconde nature, une respiration de l'être qui finit par se faire toute seule. Cela peut prendre du temps, voilà tout.
Conscience les yeux ouverts
Voilà une belle conclusion !
Namaste
Michel
Re: J'aimerai tant être libre
Posted: Tue Dec 18, 2012 10:53 pm
by paulrenoie
Bonsoir Michel,
Je ne sais plus trop ou j'en suis là. Il y a bien un détachement, comme si je me voyais en train de taper ces lignes, mais est-ce réellement VRAI ?
A ma pause déjeuner vers midi, je me met à écrire, un peu conpulsivement, 2 pages où j'explique le mécanisme du conditionnement au JE, en décrivant ce qui s'est passé dans ma vie, etc... etc... ==> grand soulagement.
Puis je repart travailler, et je retourne dans l'identification au JE (quoique moins fort que d'habitude).
C'est bizarre, comme si il y avait prise de conscience de l'illusion du JE, puis renoncement suite au conditionnement reflexe trop puissant.
Je marche dans la rue, la lumière est un peu plus forte que d'habitude, les gens s'affairent à leurs occupations, pris dans leur conditionnement. Je prends le métro, et sensation diffuse de reliance, on est tous connecté, mais c'est invisible. Sentiment d'amour parfois, vers tous ces visages inconnus, mais si proches de moi.
Est-ce que j'existe ?
Non ! Une image de moi existe, qui me permet de rentrer en contact avec les autres moi/images. Et on se parle à travers des filtres (en fonction de l'image que j'ai de ce que les autres pensent de moi)
JE / Confusion / Vision de non séparation (respiration des mêmes molécules d'oxygène / lien)
Marche à pied / Conscience des pieds qui marchent tout seul / Qui suis-je ? Qui est là ? Personne ?
Ce soir Bilan de Compétence : re-plongée dans le JE, réponses aux questions de l'intervenant ==> découragement
Plus tard, méditation 20mn ==> forte énergie et disparition du découragement mais petite colère sourde, puis bien-être...
Envie irrésistible de communiquer avec Michel
Saisie des idées et ressentis au clavier / Arrêt
Observation de mes mains. A qui appartiennent-elles ? Comme si elles avaient une conscience propre...
JE ?????????????????????????
Re: J'aimerai tant être libre
Posted: Fri Dec 21, 2012 9:47 pm
by Chronophonix
Bonsoir Eric
Il y a bien un détachement, comme si je me voyais en train de taper ces lignes, mais est-ce réellement VRAI ?
Laisse tomber la question de savoir si c'est réellement vrai : que reste-t-il ? Le détachement...
Puis je repart travailler, et je retourne dans l'identification au JE (quoique moins fort que d'habitude).
Hé bien oui, tu retournes dans l'identification : il faut te faire une raison, cela ne va pas tomber d'un coup, l'inertie du mental est très puissante; simplement, par un lent mécanisme d'érosion, cette identification va s'affaiblir petit à petit. Chaque fois que tu constates le retour de l'identification, c'est un point de gagné. Ne jamais laisser l'attention retomber, c'est la clé du chemin.
Est-ce que j'existe ?
Non ! Une image de moi existe, qui me permet de rentrer en contact avec les autres moi/images. Et on se parle à travers des filtres (en fonction de l'image que j'ai de ce que les autres pensent de moi)
JE / Confusion / Vision de non séparation (respiration des mêmes molécules d'oxygène / lien)
Marche à pied / Conscience des pieds qui marchent tout seul / Qui suis-je ? Qui est là ? Personne ?
Rien à rajouter : le processus est en cours, et ce que tu décris ici en est tout à fait révélateur.
Observation de mes mains. A qui appartiennent-elles ? Comme si elles avaient une conscience propre...
Il va arriver un moment où cette question tombera d'elle même et ne se posera plus...
Je serai absent jusqu'au 28 décembre, pour les fêtes de Noël, que je te souhaite excellentes.
Namaste
Michel
Re: J'aimerai tant être libre
Posted: Thu Jan 03, 2013 8:06 pm
by paulrenoie
Bonsoir Michel,
Je te souhaite mes meilleurs voeux pour l'année 2013 :-)
Après 10 jours de vacances le corps est reposé et les batteries sont rechargées :-)
Pourtant l'identification encore régulière au JE se poursuit. La croyance en un moi est vue comme illusoire, du fait que ça respire tout seul, et que quelquesoient les pensées qui passent, le corps fait son job. Alors quel est ce doute qui m'assaille constamment en m'immergeant (de force?) dans les pensées.
Bon, aujourd'hui j'ai ressenti une forte émotion au boulot, suite à une faute qui m'a été imputée. Le mental a donc repris le contrôle et j'ai nettement observé sa rumination, jusqu'à en être un peu désespéré intérieurement. Je vois bien qu'il n'y a pas de moi, sinon des processus d'identification à des mémoires anciennes de souffrance. Le mécanisme est observé, mais quelquechose continue d'y croire, comme si c'était un puit sans fond : Blessure de l'Ego ==> observation des émotions négatives ==> ressenti de souffrance ==> Croyance que je ne vaux rien ==> Repérage de la fausseté des pensées précédentes ==> Et de nouveau rumination du mental, etc...
Bon ce soir, chez moi ça va beaucoup mieux, et j'ai pris du recul par rapport à tout ça. Il y a quand même cette sensation de fragilité émotionelle un peu extrême, qui me fait perdre pied et perdre conscience de l'instant présent.
Tient, là j'observe celui qui n'est pas d'accord, celui qui voudrait que les choses soient differentes de ce qu'elles sont, sans souffrance, etc... Et je vois nettement cette illusion de désir de changement de ce qui est. Mais... (voilà ça revient) J'aimerai que... (Ca continue) Quand est ce que ? (encore...)
Et pourtant les yeux voient, la marche dans la rue est tranquille, la Vie fait son chemin...
"Mais Eric X ne veux pas abdiquer !!! " (Voilà une croyance de plus...)
Re: J'aimerai tant être libre
Posted: Sun Jan 06, 2013 2:14 am
by Chronophonix
Bonsoir Eric, et une belle et douce année 2013 pour toi.
Reprenons à présent le fil; tu te demandes : «Alors quel est ce doute qui m'assaille constamment en m'immergeant (de force?) dans les pensées ?» Tu dois déjà deviner la réponse : c'est une pensée ! pensée de doute, pensée de quelqu'un qui éprouve ce doute, et c'est reparti pour un tour ! Alors que faire ? Rien d'autre que continuer à voir ce doute t'assaillir périodiquement, et accepter que pour l'instant, cette pensée de doute soit là, et ne demande qu'à être vue pour ce qu'elle est, simplement une pensée. Pas de commentaire, ni de jugement, juste dire oui au doute. Ce n'est pas très gratifiant en apparence, mais la force du oui aura raison du doute, ça, je peux te le garantir.
Je vois bien qu'il n'y a pas de moi, sinon des processus d'identification à des mémoires anciennes de souffrance.
C'est l'épine principale du processus utilisé ici : la désidentification à «moi-je» ne libère pas instantanément des identifications aux mémoires anciennes de souffrance. Il permet seulement de les vivre d'une nouvelle manière. Se libérer totalement des chaînes émotionnelles requiert du temps, sauf dans le cas d'un choc violent, où il peut arriver que tout tombe d'un coup, une NDE, par exemple, ou encore un tel épuisement mental que d'un seul coup, tout lâche, mais les témoignages concernant ce dernier cas montrent tous l'ampleur de l'épreuve traversée.
Voici un extrait du texte que sont invités à lire tous ceux qui ont terminé le processus :
Bien que la croyance en un moi séparé ait disparu, il est probable qu'une grande partie de la structure reposant sur cette croyance soit toujours en place. A quel point, vous seul pouvez le découvrir. Vous passerez probablement par des doutes, des phases où vous aurez l’impression d’être identifié à une personne dont vous avez constaté l'inexistence, des réactions qui peuvent être considérées comme inutiles, et de la négativité (parfois profonde même).
Toutes ces choses étaient reliées et nourries par l'idée d'un moi, maintenant vu comme une illusion. Donc
quelles que soient les pensées ou les émotions, jugées comme négatives, qui apparaîtraient, ne pas les éviter, ne
pas se battre, ne pas discuter. Juste les accueillir et les regarder se déployer. La peur essaiera de détourner votre attention. Au contraire, l'utiliser comme une indication, la regarder, voir au-delà et découvrir probablement derrière cela une croyance n'ayant aucun fondement réel.
Donc, tu sais ce qu'il te reste à faire : continuer...en fait, tu ne peux pas faire autrement, tu as déjà posé un pied «de l'autre côté», alors, c'est trop tard pour reculer ! Et tu as toi-même tracé ta route : «Et pourtant les yeux voient, la marche dans la rue est tranquille, la Vie fait son chemin...»
Je t'invite, pour terminer, à répondre aux 5 questions d'usage sur le forum; tes réponses seront lues par les autres guides francophones, et si trois d'entre eux te «confirment», tu passes «bleu» et tu seras invité au groupe facebook F.UNleashed, groupe francophone de partage, d'échange et de travail pour ceux qui ont terminé le processus.
Les 5 questions :
1 Y a-t-il un moi, quelque part, de quelque manière ou forme que ce soit ?
2 Explique en détail ce qu'est l'illusion d'un moi séparé, comment elle apparaît et comment elle fonctionne.
3 Qu'est-ce que ça te fait de voir et ressentir cela ?
4 Comment décrirais-tu cela à quelqu'un qui n'en a jamais entendu parler ?
5 Quel a été le déclic qui t'a fait basculer, qui t'a fait voir cela?
Prend ton temps pour répondre, et fais le en pleine conscience, fais appel à l'intuition profonde de l'Être.
Namaste
Michel
Re: J'aimerai tant être libre
Posted: Thu Jan 10, 2013 12:32 am
by paulrenoie
Bonsoir Michel :-)
1 Y a-t-il un moi, quelque part, de quelque manière ou forme que ce soit ?
Il n'y a pas de moi, nulle part, ni sous une forme quelconque, c'est une idée. Une croyance ancrée depuis la plus tendre enfance et acceptée comme vraie.
2 Explique en détail ce qu'est l'illusion d'un moi séparé, comment elle apparaît et comment elle fonctionne.
Le moi est comme une seconde peau, une enveloppe que l'on croit réelle et qui nous sépare des autres. Elle s'est installée progressivement, et par répétitions successives, elle est devenue pour l'enfant sa seule réalité.
"Fait tes devoirs", "mange ta viande", "fait ta toilette", "viens faire un bisous à tes parents".
Comme une chanson martelée du soir au matin, l'acceptation de l'identité est devenue, à force, définitivement acquise. Puis, cette notion de moi va encore se raffiner à l'adolescence, avec les découvertes amoureuses, et la compétition entre élèves à l'école. Le MOI/JE devient tout puissant. Et à l'âge adulte le concept MOI est devenu une interface pour communiquer avec les autres (Qui sont eux-mêmes des autres MOI). C'est l'illusion du MOI qui ne peut-être remise en cause car elle s'auto-alimente en labelisant toutes les actions de la vie quotidienne. Et donc se renforce à chaque nouvelle action. Un peu comme Alain Delon, caricaturé, qui parle de lui même à la 3ème personne :-D . Le MOI s'invente sa propre histoire et en raffole ==> "Je m'aime, Kiss Kiss" :-D:-D:-D
3 Qu'est-ce que ça te fait de voir et ressentir cela ?
Un grand soulagement !! Ouuuuuuf Ya personne à défendre. Plus de personnage à entretenir, ni d'histoire à se raconter à soi-même, ni à la société. Plus rien à prouver aux parents, ni à la famille. Et la vie peux être vécue pour ce qu'elle est et pas pour ce qu'on voudrait qu'elle soit... Je peux accepter les choses comme elles sont et plus me torturer pour les changer.
Comment décrirais-tu cela à quelqu'un qui n'en a jamais entendu parler ?
C'est pas simple à décrire, puisque c'est un peu comme un changement total de paradigme qui remet en cause la croyance fondamentale de l'individu. Ben, j'essaierai des petites choses au départ comme "les apparences sont parfois trompeuses, et qu'est ce qui est vraiment réel ?" ou "Soit comme St Thomas qui ne croit que ce qu'il voit! Alors il est ou ton MOI ? Hein ? OU ? :-D:-D"
5 Quel a été le déclic qui t'a fait basculer, qui t'a fait voir cela?
Plusieurs choses : dans le métro en reliance avec d'autres, souvent en observant que le corps fait très bien tout, tout seul (par exemple la vaisselle :-D ), en observant les jambes qui se dirigent toutes seules sans un MOI pour les commander, et les poumons qui respirent en automatique sans le moi, etc... Et des perceptions de présence, et de joie, à differents moments dans la journée...
Voilà, j'espère avoir été suffisament clair, et pour être tout à fait honnête il y a toujours un doute récurrent qui se poursuit, et qui doit être systématiquement observé pour être accepté. Bon j'ai l'impression que le nettoyage est loin d'être fini (Et immédiatement surgit : "Ha Ha encore une croyance" et un sourire apparait...)
Re: J'aimerai tant être libre
Posted: Thu Jan 10, 2013 11:43 pm
by Chronophonix
Bonsoir Éric
J'aime bien tes réponses, et aussi le fait que tu as bien conscience que ce n'est que le début du chemin. J'ai donc placé le lien vers notre discussion sur le groupe facebook, en demandant aux autres guides de donner un avis (confirmation ou question complémentaire) (il faut trois confirmation au minimum).
Dès que c'est fait, je te fais signe et t'explique la suite. As-tu un compte facebook ? Il en faut un pour pouvoir participer aux groupes reliés au forum.
A bientôt
Namaste
Michel
Re: J'aimerai tant être libre
Posted: Tue Jan 22, 2013 9:36 pm
by paulrenoie
Bonsoir Michel,
Bien, il semble que la vision de l'absence du moi ne soit pas permanente.
Suite à nos échanges en mail privé, j'ai pris le temps d'observer et d'intensifier le focus sur l'absence de moi.
En méditation sur le zafu, avec ma copine le weekend dernier, à mon travail... Surtout à mon travail !!! :-D:-D
Là, l'identification est très forte et le sentiment d'être pris dans le feu de l'action, et donc dans le flot des pensées se poursuit.
Les rares moments de conscience apparaissent à ma pause repas, et juste après le boulot, dans le bus, et quand je rentre chez moi.
Il y a un peu de lassitude, et de découragement à nouveau (Qui est découragé ?)
Bon, ce soir c'est calme, un peu comme un grand lacher prise, qui accepte tout ce qui surgit.
Et aujourd'hui, au boulot, c'était tranquille et fluide, avec toujours ce lacher prise proche de la résignation.
Pourtant, on dirait bien que le mental s'est réapproprié Eric X avec son fonctionnement habituel, à travers une légère surexcitation anxiogène avec production d'adrénaline nécéssaire à l'activité au quotidien.
C'est bizarre. Un coup ça y croit, et un coup ça n'y croit plus.
La croyance maitresse qui apparait, là, est toujours la même : "Tant que le nettoyage psychologique ne sera pas achevé, tu ne pourras pas t'éveiller" "Et tant que certaines peurs, liées au médical, ou autre, n'auront pas été pleinement rencontrées, il n'y aura pas de basculement".
En même temps que j'ecris ces lignes, je vois bien que tout ça est un tissu de conneries crées de toute pièce par le mental, ou les pensées.
Mais Eric continues d'y croire.
Et même écrire cela donne une légère sensation schizophrénique, entre un moi qui s'invente et un autre moi qui contemple le premier...
Bon, et puis là ya du silence, et puis à nouveau un lacher prise. Et de la fatigue qui arrive là, avec un tiraillement à l'estomac qui réclame de la nourriture. Et puis un petit ras le bol aussi...
Et puis du silence...
?
Re: J'aimerai tant être libre
Posted: Fri Jan 25, 2013 1:15 am
by Chronophonix
Bonsoir Eric
Bien, il semble que la vision de l'absence du moi ne soit pas permanente.
OK, elle n'est pas permanente. Et alors ? Il n'y a qu'une chose à faire : accepter que pour l'instant il en soit ainsi. La vie t'offre des moments de grâce où le "moi" n'est pas là, et des moments de lassitude où l'identification revient complètement. Tu ne peux avoir le côté pile sans avoir le côté face, voilà tout. Tu ne peux pas vivre que la moitié de ta vie, celle où l'absence de "moi" te procure calme et sérénité; il te faut vivre aussi l'autre moitié, celle où l'identification t'emporte et t'amène au stress et au découragement. Pour le moment, telle est ta vérité.
Un petit truc tout de même, le questionnement qu'a inventé Byron Katie pour investiguer les pensées : tu peux l'appliquer à la pensée suivante :
Tant que le nettoyage psychologique ne sera pas achevé, je ne pourrai pas m'éveiller
1. Est-ce que c’est vrai ?
2. Peux-tu absolument savoir que c’est vrai ?
3. Comment réagis-tu, que se passe-t-il, quand tu crois cette pensée ?
4. Qui serais-tu sans cette pensée ?
Retourne l’affirmation et trouve trois exemples authentiques, précis, de la façon dont le retournement est vrai dans ta vie.
Et n'oublie pas que tu peux être authentiquement éveillé pendant seulement un instant avant d'être repris dans les pensées. Il n'y a pas d'état éveillé, il y a succession d'instants éveillés, jusqu'au jour où ces instants fusionnent...il faut avoir l'humilité de commencer là où l'on se trouve.
Même questionnement appliqué à cette pensée :
Et tant que certaines peurs, liées au médical, ou autre, n'auront pas été pleinement rencontrées, il n'y aura pas de basculement
Pareil-même chose : à moins de souhaiter le genre de basculement qu'a vécu Betty - mais elle ne l'a pas cherché, ça lui est tombé dessus comme une grâce - il faut déjà savoir apprécier les innombrables petits basculements qui ne manquent pas de se produire tout au long d'une journée, et même si à chaque fois ils ne durent pas, ils sont la nourriture dont l'Être a besoin pour se déployer.
Namaste Éric
Michel
Re: J'aimerai tant être libre
Posted: Tue Feb 05, 2013 7:25 pm
by paulrenoie
Bonsoir Michel,
J'ai été absent du forum depuis 10 jours, suite à un harcèlement au travail par mon chef (là ya vision d'une excuse du moi pour justifier d'une absence :-) )
Bref, après souffrance, confrontation et clarification avec le "manager" je retrouve un peu de sérénité.
Pendant cette période l'identification au moi a encore été très forte voire constante (enfin pas totalement).
Le corps a parlé et a envoyé des signes alarmants (19,8 de tension) et j'en ai profité pour arreter le café.
Depuis 2 jours, j'ai nettement ralenti la vitesse dans mon travail et ça va un peu mieux.
Là il me vient que la vision du "personnage" est un concept réapproprié par le mental pour se maintenir, et continuer l'illusion. Il y a beaucoup de difficulté (jugement?) à se distancier suffisamment du personnage pour voir son côté factice. Comme si l'égo, de peur de mourir, cherchait par tous les moyens, à se raffiner spirituellement pour maintenir l'illusion en place.
Là ya ressenti de fatigue de toutes ces considérations intello-bla-bla...
Par contre, le corps est mon allié, ça a été clairement vu lors du dernier rebirth.
Ah, concernant la technique du retournement des pensées de Katie BYRON, ça marche parfois, mais ça n'empêche pas la rumination des pensées (en fait surtout lors du récent conflit au boulot).
Et là ya vision du personnage Eric/Caliméro, toujours en train de se plaindre, usé jusqu'à la corde... :-):-)
Bien à toi
Re: J'aimerai tant être libre
Posted: Thu Feb 07, 2013 12:18 am
by Chronophonix
Bonsoir Éric
En attendant une réponse plus complète, voici un lien vers une video à regarder jusqu'au bout; un PDF en français est également disponible au téléchargement : http://blogbug.filialise.com/surpoids-o ... onscience/
Tu y trouveras sans doute quelques réponses...
A bientôt
Michel
Re: J'aimerai tant être libre
Posted: Fri Feb 08, 2013 11:45 pm
by paulrenoie
Bonsoir Michel,
Oui, très belle et instructive, cette vidéo d' Eckhart Tolle :-) En application, j'ai un peu essayé de ressentir la présence dans le corps, au boulot aujourd'hui. Et parfois c'était possible, avec la douce énergie dans le dos. Encore un peu pris par le mental cependant, et par l'activité, puis je marche au grand air, et les nuages parlent, et le soleil réchauffe le coeur, et la Vie appelle...
Une journée de repos...
Re: J'aimerai tant être libre
Posted: Wed Feb 13, 2013 12:35 pm
by Chronophonix
Bonjour Éric
Deux textes pour t'encourager sur ton chemin.
Le premier est de Jean-Yves Leloup :
"L'oeil de la nuque"
Le regard ordinaire est la plupart du temps un regard frontal, un œil «flèche» qui vise, définit, objective. Il voit des «choses» et s’il les voit «bien», «précisément», il est heureux.Un autre regard est possible. Il ne part pas des yeux ou du front, mais de derrière les yeux, de derrière la tête, depuis ce qu'on pourrait appeler «l'œil de la nuque». C'est davantage un regard «coupe» qui accueille ; il ne vise rien, il acquiesce à ce qui est sans chercher à le définir ou à l'objectiver.
Il ne voit pas des «choses», mais un champ d'énergie ou de lumière dans lequel des lignes, des formes, des densités apparaissent ...
Si le mot existait, il faudrait dire que «l' œil de la nuque» veut davantage «infinir» que «définir» ce qu'il voit. Autant dire qu'il ne veut rien ; il laisse planer l'oiseau dans son vol, il ne cherche pas à le saisir.
Regarder quelque chose ou quelqu'un, un paysage, un corps ou un visage avec «l'œil de la nuque», c'est cesser immédiatement de se l'approprier, c'est le rendre à l'espace, à l'entre-deux, au «fond» ; à ce qui ne se voit pas dans le visible.
On ne voit pas «le fond», mais peut-être, parfois ce qui dans une image le laisse pressentir ... Il ne s'agit pas de «faire abstraction du réel», mais de voir l'abstraction du Réel.
"L'œil de la nuque" correspond à ce moment de recul où le regard, prenant conscience de ses projections, s’efface. Ce moment d'effacement ou de retrait correspond à un regard qui peut alors accueillir. Ce regard créateur n'est ni déterminant (il n'objective pas) ni déterminé (il ne se laisse pas imprimer «impressionner» par quelque chose de particulier).
«L'œil de la nuque» place le regard humain dans son ouverture maximale ; il le replace dans l’ouvert ... Il ne s'agit pas seulement du « regard éloigné » qu'on reconnaît au sage, mais du regard infini de l'infini Réel…
Jean Yves Leloup - Qui est "je suis"? - Editions du Relié
Le second est de Jack Kornfield et tu peux le lire sur mon blog : http://chronophonix.blogspot.fr/2013/02 ... eveil.html
A bientôt
Namaste
Michel
Re: J'aimerai tant être libre
Posted: Mon Feb 18, 2013 11:06 pm
by paulrenoie
Bonsoir michel,
J'ai passé un bon weekend reposant, mais non exempt de relation avec l'autre, qui stimule constamment les défenses de l'Ego. Il y a parfois confusion entre aimer pour soi même et aimer l'autre pour ce qu'il est vraiment.
Dans la relation, des jeux de pouvoirs sont souvent activés, et parfois, l'Ego est surpris, en flagrant délit de conquête ou de domination envers l'autre. Ou s'arrete le désir de fusion, et ou commence le désir brulant de liberté ou de libération. Est-ce la même chose ? Je navigue entre les chaînes (l'attachement) et l'Appel (un retour à la source?)
Aujourd'hui, au travail, c'était plus calme, avec un net désir de ralentir, et de ne plus me laisser pieger par les pensées parasites, qui cherchent à être vues comme des éclats de voix qui s'élèvent et disparaissent, depuis le tréfond de ma conscience.
Peut-être est-ce un autre jeu qui commence...
Et pour les 2 textes, le premier m'a rappelé la vision sans tête de Douglas Harding, notamment l'exercice du face à face, ou chacun regarde l'autre depuis son propre espace illimité. Et ça devient non plus un "face à face", mais un "face à espace" dont j'ai gouté un peu la saveur récemment... :-)
Le 2ème m'a nettement parlé de la difficulté à intégrer (croyance!! :-D ) les moments ordinaires de la vie, tous ceux dont on ne voudrait pas. Clairement chez moi il s'agit de ranger des tas de papiers qui s'accumulent comme de la glue, et certaines taches ménagères, etc...
Et l'observation continue... :-)
Bien à toi