Bonsoir Marie-Gabrielle,
La vie tient Marie Gabrielle occuper en ce moment.
j'ai été très occupé ces derniers mois (à démarrer un nouveau business) donc je comprends parfaitement ce que c'est que d'être débordé.
Ne t'en fais pas, bien que fasciné par le sujet et désireux de progresser, je ne ressens aucun espèce d'urgence.
J'ai passé des années à évoluer spirituellement, je ne suis pas à quelques jours près.
Donc prends le temps qu'il te faudra pour répondre.
Je viens également de passer quelques jours à essayer de répondre.
Je ne sais pas trop comment ni pourquoi, d'habitude j'arrive simplement à exprimer ma pensée ou mon ressenti et là j'ai l'impression que tout ce que je veux dire est obsolète avant même que je ne le poste.
C'est comme si j'essayais de te répondre, mais que ce faisant je trouvais un truc qui cloche dans ma réponse, qui m'oblige à reformuler tout, et ce plusieurs fois d'affilée.
C'est probablement dû à l'exercice de cette conversation, je m'efforce d'être le plus honnête possible.
En tout cas, j'ai vraiment l'impression d'arriver à voir mon intérieur plus clairement ces derniers temps.
C'est agréable, c'est une sensation de progrès.
Aussi il y a du changement dans ma vie, je sors d'une période un peu aride au niveau de mes activités quotidiennes, et à la place j'ai reçu plusieurs visites d'amis que j'estime beaucoup, et que je n'avais pas vu depuis des années, ça me mets du baume au cœur.
Il est demandé de simplement ACCUEILLIR les émotions quand elles émergent,
Pfff, pas si simple.
Je le fais naturellement la plupart du temps, mais il y a certaines choses qui me font réagir instantanément, comme un réflexe.
Quand cela arrive, je n'ai pas trop le temps de voir venir et de choisir la bonne réaction (accueillir).
Mais oui comme tu dis, cela est dû à un résidu d'idées, des impulsions qui découlent d'événements traumatiques passés.
Souvent je parviens à sentir que l'émotion monte ; alors je me réfugie dans le mutisme (et mon visage s’assombrit) quelques secondes ou minutes, le temps que ça passe.
Ce n'est pas vraiment de la colère, plutôt de la frustration.
Je prends le temps de me raisonner et je redeviens rapidement "de bonne compagnie".
Ce n'est pas très agréable pour ceux avec qui je suis quand ça arrive mais je suppose que c'est mieux que de les éclabousser avec une réaction de mauvaise foi à chaud.
Et cela SANS écouter le bavardage mental,
Oui, bonne idée. Je note et je vais essayer d'appliquer.
Jusqu'ici j'utilisais ce bavardage mental pour sortir du pétrin par la raison.
Frapper dans le mur, quand une émotion de colère émerge
Ouais, pas trop mon truc ça, je n'en ressens pas le besoin.
Et pour avoir essayer, je pense que ça ne marche pas avec moi.
Je n'évacue rien en frappant, ça ne me défoule pas, au contraire, ça génère de la culpabilité vis-à-vis de cette réaction.
Encore un jugement mental...
Toutefois je retiens l'idée : laisser l'émotion s'exprimer.
Je fais ça assez naturellement, je pense que j'ai eu de la chance d'avoir une éducation où on m'a appris à le faire.
Je refuse l'idée de réfréner mes émotions, au point que même en société je ne me retiens pas, je balance des trucs que bien des gens, par pudeur, garderaient pour eux.
Ce n'est pas toujours bien vu, mais c'est plus saint.
Regardons ici :
empêché de penser
Serait-il plus juste de constater, qu'il n'y a PAS eu conscience des pensées qui ont fait réagir ?
Des conditionnements mentaux inconscients ?
Je me suis mal exprimé, il fallait lire : "mes émotions m'ont empêché de penser correctement et de réagir correctement".
J'avais conscience des pensées, je ne les connais que trop bien, je les sais par cœur depuis le temps.
Ça n'empêche pas la réaction.
La réaction est quasi instantanée, preuve qu'elle est ancrée dans l'inconscient.
J'arrive à la stopper rapidement, mais toujours trop tard car il faut quelques secondes à mon conscient pour réaliser, alors que j'ai déjà réagi.
Donc oui, c'est juste, il y a des conditionnements mentaux inconscients, et en plus j'ai conscience de leur existence.
Mais c'est un peu paradoxal de vouloir accueillir, puisque pour faire cela je dois déjà reconnaître que l'émotion est là.
Or comme je viens de dire, la réaction a déjà eu lieu à ce moment là.
Et ici :
de réagir correctement
Serait-il plus juste de constater, suite à des conditionnements mentaux inconscients,
il y a eu une réaction jugée par le mental, d'être correct ou pas ?
Dans les faits, la réaction a répondu fidèlement aux conditionnements inconscients !
Ici, il est demandé de prendre conscience de l'existence des conditionnements inconscients,
et de NE plus les laisser dicter les réactions, simplement OBSERVER qu'ils sont toujours actifs.
SANS les connaître, tu en es conscient, de leur existence.
Oui, tout à fait, des conditionnement mentaux inconscients.
Oui la réaction a eu lieu.
Le jugement ? euh oui, après coup je vois bien que ça cloche, que cette réaction est inacceptable en société.
En tout cas dans les fait, elle n'est pas acceptée.
Comme expliqué précédemment, j'ai bien conscience des conditionnements inconscient.
Il sont si familiers que je crois même pouvoir retracer leur origine et leur raison d'être.
Je souhaite vraiment ne plus les laisser dicter les réactions.
Je les observe quotidiennement depuis depuis qu'ils ont commencés à se manifester.
Depuis un mois ou deux, j'ai l'impression que ce problème s'estompe, il semble avoir moins de prise sur moi (enfin! quel soulagement).
FANTASTIQUE , avec du recul, TOUT a été VU, il me semble
Je pratique beaucoup l'introspection, depuis très longtemps.
C'est un outil efficace.
Regardes de plus près, la frustration vient de pensées conditionnées, n'est-ce pas ?
Et lorsque tu laisses tomber ces pensées conditionnées, que se passe-t-il ?
C'est à découvrir !!!
Évidement, si on enlève le support, tout s'effondre.
C'est d'une logique implacable.
Sauf que dans les faits, ces pensées conditionnées ne sont pas tirées du néant, elles sont soutenu par un vécu.
Bref, ce n'est pas si facile de les laisser tomber, surtout lorsqu'elles me rappellent quotidiennement pourquoi elles sont là.
J'ai du mal à lâcher prise tant que je suis convaincu du bien fondé de ces pensées.
Et ce indépendamment du fait qu'elles peuvent parfois me nuire.
C'est un mal pour un bien, si tu me permets cette expression.
Au fond, ces choses me remuent mais j'ai l'impression d'être sur la voix de la guérison.
J'ai eu ce ressenti plusieurs semaines avant de découvrir ce forum.
Et ça me fait du bien car c'est un soucis que je me trimballe depuis 8 ans.
Bref, je ne voulais pas t'embêter avec ses problèmes, on peut parler d'autre chose.
Sauf si tu penses que de parler de cela est utile à la réalisation recherchée.
En tout cas, je peux d'ores et déjà entrevoir que sans le "je", ce problème n'en serait pas un.
En fait, la naissance de ce problème est intimement lié à l'affirmation du "je", lorsque j'ai volontairement décidé de le renforcer il y a plusieurs années.
Cette décision fût prise en réaction à une longue période où il était négligé et qui m'a conduit vers le mal être.
C'est une chose que je peux voir très clairement : le "je" est un pilier du problème que je viens d'évoquer longuement.