Réaliser qui je suis vraiment
Moderators: Chronophonix, Freddi
Re: Réaliser qui je suis vraiment
Je voulais dire par là pas d’expériences marquantes ou tu te sens Un avec le brin d’herbe par exemple.
Re: Réaliser qui je suis vraiment
Bonjour Sylvian,
Alors, c'est ça que je relie mal (mais ma question est mal posée je pense) :
Pourquoi de la tristesse (et le reste, le souvenir d'enfance) d'accorder foi à cette croyance ?
Thierry
Ok, j'avais bien compris alors.Je voulais dire par là pas d’expériences marquantes ou tu te sens Un avec le brin d’herbe par exemple.
Alors, c'est ça que je relie mal (mais ma question est mal posée je pense) :
Tu imaginais donc qu'il devait y avoir obligatoirement un feu d'artifice, être un avec le brin d'herbe, une grande communion béate...Et quelles sont ou ont été les conséquences d'accorder foi à la pensée qu'il devrait y avoir un feu d'artifice ?
Plonge en toi, dans cette croyance et décris-moi le plus complètement ces conséquences...
Une profonde tristesse..il y a eu une petite enfance avec beaucoup de dénigrement et d’insultes de la part d’un de mes référents (beau-père )
Et c’est tout ça ,touts ces conditionnements qui remontait quand je voulais méditer , quand j’entendais des témoignages d’expériences d’ouverture ou même dans des moments de questionnements ou d’introspection au quotidien.
Pourquoi de la tristesse (et le reste, le souvenir d'enfance) d'accorder foi à cette croyance ?
Thierry
Re: Réaliser qui je suis vraiment
Y accorder foi me mettait dans la croyance qu’il y aurait quelque chose de plus plus tard et la tristesse de voir que rien ne se produisait comme je l’avais imaginé,accompagné d’un sentiment d’échec ,de l’impression que je n’y avais pas droit,de dénigrements comme ceux qui ont bercé mon enfance.Et aussi beaucoup de frustration,résignation.Tu imaginais donc qu'il devait y avoir obligatoirement un feu d'artifice, être un avec le brin d'herbe, une grande communion béate...
Pourquoi de la tristesse (et le reste, le souvenir d'enfance) d'accorder foi à cette croyance ?
Re: Réaliser qui je suis vraiment
Tu cherchais un feu d'artifice ou ça ?
Est-ce que ceci ne va pas dans le sens du besoin que tu ressens ?Je dirais réaliser ce qui en moi est équanimité, paix, joie et amour quelles que soient les
circonstances extérieures.
ThierryQuand je reviens au centre:
Calme, Espace ,Oui à tout ce qui est comme c’est."
Re: Réaliser qui je suis vraiment
Comme je t’ai dit je cherchais dans un futur imaginaireTu cherchais un feu d'artifice ou ça ?
Si je ne peux pas le nier .Il y a une équanimité,un calme qui perçoit tout ce qui se manifeste quand je fais ce pas de retrait seulement je n’arrive pas à réaliser que je suis cela.Et ou sont la joie et l’amour? Ce sont des questions que je me pose souventEst-ce que ceci ne va pas dans le sens du besoin que tu ressens ?
Re: Réaliser qui je suis vraiment
Je reformule, il y a malentendu :-)
C'est un feu d'artifice que tu cherchais, ou bien ça ?
C'est un feu d'artifice que tu cherchais, ou bien ça ?
Je dirais réaliser ce qui en moi est équanimité, paix, joie et amour quelles que soient les
circonstances extérieures.
Re: Réaliser qui je suis vraiment
Ce que je cherche c’est bien l’équanimité ,paix ,joie et amour indépendamment des circonstances,simplement je croyais que ça devait obligatoirement passer par des expériences intenses(marquantes) d’unité.Je peux préssentir que l’espace par lequel je perçois le monde,le corps ,les sensations etc est équanime et en paix mais je ne me sais pas/ne me sens pas être cela.Je Mentalement c’est compris tout comme le fait incontestable que je ne suis pas le corps ni les pensées ni autre chose seulement il y a encore cette sensation d’etre cet individu,ce personnage qui est encore très prégnante.
Re: Réaliser qui je suis vraiment
Bonsoir Sylvian,
Tu me dis si je me trompe.
Tu as formé une croyance (« on doit passer par des expériences intenses d’unité »), sur des témoignages de seconde main, à partir desquels tu t’es fait une représentation du chemin, du but à atteindre, et peut-être de ce qui pourrait être des repères.
Ceci a créé une forte attente d’un truc qui ne te semble pas arriver. Frustration.
Pourtant tu as une une expérience forte (le regard de la petite fille) et, tiens donc, elle était totalement inattendue. Le chercheur n’aurait pu la prévoir et la provoquer.
Tu cherchais des repères, qui était pré construits dans ta tête, sur le chemin et le but que tu avais formé. Tu étais dans une projection conditionnée par ta mémoire et ce faisant tu perdais conscience que les repères, et bien tu les avais sous les yeux, dans ton vécu : tu avais expérimenté ce que tu cherchais : le calme, la paix, un espace toujours disponible, sans préférences, sans affect, libre de tout stress…
Et tu avais aussi expérimenté l’inverse : la sortie de l’espace de paix, c’est à dire la vie du personnage avec ses attentes, son besoin de contrôler le réel, ses réactions, tensions, stress et ce que tu expérimentes si le réel ne rejoint pas les attentes : frustration, déception, tristesse, sentiment d’échec et souvenirs de blessures passées en relation avec ça…
On ne peut pas expérimenter la joie et l’amour et vivre la vie du personnage :-) c’est antithétique…
Si tu adoptes une croyance, des attentes, attends-toi alors à vivre des hauts, des bas, des attentes, des peurs, des joies brèves, des déceptions, des frustrations…etc
Tu ne sais pas où est la joie et l’amour mais tu sais où est leur contraire : la séparation/dualité et les affects négatifs (séparation car quand on a des attentes le réel est une menace, on n’est pas en accueil, ouverture…)
C’est ça.
Et tu cherches, tu poursuis, tu attends… et ce faisant tu passes à côté de la joie et de l’amour obligatoirement, qui eux ont besoin d’ouverture et disponibilité…
Essaie d’imaginer comment serait la vie sans attentes, sans poursuites, sans manques, sans croyances d’un plus merveilleux.
Prends le temps de méditer tout ça, les ramifications, les conséquences, les exemples dans ton expérience…
Une des raisons de l’investissement dans une croyance (synonyme de la naissance d’un personnage), est la croyance dans un je capable de contrôle. On pourrait explorer et mettre bien ça au clair pour la suite…
À bientôt,
Thierry
Explorons justement le chercheur d’expériences intenses d’unité.Ce que je cherche c’est bien l’équanimité ,paix ,joie et amour indépendamment des circonstances,simplement je croyais que ça devait obligatoirement passer par des expériences intenses(marquantes) d’unité.
Tu me dis si je me trompe.
Tu as formé une croyance (« on doit passer par des expériences intenses d’unité »), sur des témoignages de seconde main, à partir desquels tu t’es fait une représentation du chemin, du but à atteindre, et peut-être de ce qui pourrait être des repères.
Ceci a créé une forte attente d’un truc qui ne te semble pas arriver. Frustration.
Pourtant tu as une une expérience forte (le regard de la petite fille) et, tiens donc, elle était totalement inattendue. Le chercheur n’aurait pu la prévoir et la provoquer.
Tu cherchais des repères, qui était pré construits dans ta tête, sur le chemin et le but que tu avais formé. Tu étais dans une projection conditionnée par ta mémoire et ce faisant tu perdais conscience que les repères, et bien tu les avais sous les yeux, dans ton vécu : tu avais expérimenté ce que tu cherchais : le calme, la paix, un espace toujours disponible, sans préférences, sans affect, libre de tout stress…
Et tu avais aussi expérimenté l’inverse : la sortie de l’espace de paix, c’est à dire la vie du personnage avec ses attentes, son besoin de contrôler le réel, ses réactions, tensions, stress et ce que tu expérimentes si le réel ne rejoint pas les attentes : frustration, déception, tristesse, sentiment d’échec et souvenirs de blessures passées en relation avec ça…
On ne peut pas expérimenter la joie et l’amour et vivre la vie du personnage :-) c’est antithétique…
Si tu adoptes une croyance, des attentes, attends-toi alors à vivre des hauts, des bas, des attentes, des peurs, des joies brèves, des déceptions, des frustrations…etc
Tu ne sais pas où est la joie et l’amour mais tu sais où est leur contraire : la séparation/dualité et les affects négatifs (séparation car quand on a des attentes le réel est une menace, on n’est pas en accueil, ouverture…)
Tu croyais…Ce que je cherche c’est bien l’équanimité ,paix ,joie et amour indépendamment des circonstances,simplement je croyais que ça devait obligatoirement passer par des expériences intenses(marquantes) d’unité.
C’est ça.
Et tu cherches, tu poursuis, tu attends… et ce faisant tu passes à côté de la joie et de l’amour obligatoirement, qui eux ont besoin d’ouverture et disponibilité…
Essaie d’imaginer comment serait la vie sans attentes, sans poursuites, sans manques, sans croyances d’un plus merveilleux.
Prends le temps de méditer tout ça, les ramifications, les conséquences, les exemples dans ton expérience…
Une des raisons de l’investissement dans une croyance (synonyme de la naissance d’un personnage), est la croyance dans un je capable de contrôle. On pourrait explorer et mettre bien ça au clair pour la suite…
À bientôt,
Thierry
Re: Réaliser qui je suis vraiment
Bonsoir Thierry,
Je pense que je me suis aussi bercé d’illusions en imaginant que j’allais revoir ce genre de phénomène si j’étais en bonne direction .
Bonne soirée ,Sylvian
Exactement mais pas que ça à la réflexion.J’ai eu une période de jeunesse ou je prenais régulièrement du lsd et j’ai vécu des expériences ou je bloquais sur un objet ,je voyais qu’il était de la matière vivante pour faire court.J’ai expliqué ça en détail à Gérald Ben Merzoug au cours d’une discutions pour savoir si ça pouvait avoir un rapport avec une expérience spirituelle ,Il m’a dit qu’effectivement ça pouvait être un aspect authentique d’une expérience d’éveil mais uniquement un aspect et en aucun cas plus que ça.Tu as formé une croyance (« on doit passer par des expériences intenses d’unité »), sur des témoignages de seconde main, à partir desquels tu t’es fait une représentation du chemin, du but à atteindre, et peut-être de ce qui pourrait être des repères.
Je pense que je me suis aussi bercé d’illusions en imaginant que j’allais revoir ce genre de phénomène si j’étais en bonne direction .
Je vois que toutes les suppositions et projections viennent de mes croyances ou plutôt des croyances du personnage que je me crois être .Sans croyances il n’y a que ce qui émerge dans l’instant,plus de vouloir,Il y a des réponses plutôt que des réactions.Essaie d’imaginer comment serait la vie sans attentes, sans poursuites, sans manques, sans croyances d’un plus merveilleux.
Je vois aussi que j’ai encore un nombre incalculable de croyances à Mon sujet ,Mon corps Mes pensées.. au sujet du monde ,J’ai la chance d’avoir beaucoup de temps pour moi actuellement et pour les mois qui viennent pour méditer tout ça .Prends le temps de méditer tout ça, les ramifications, les conséquences, les exemples dans ton expérience…
Oui!Une des raisons de l’investissement dans une croyance (synonyme de la naissance d’un personnage), est la croyance dans un je capable de contrôle. On pourrait explorer et mettre bien ça au clair pour la suite…
Bonne soirée ,Sylvian
Re: Réaliser qui je suis vraiment
Bonsoir Sylvain,
Le flot de la vie. Et plus personne pour réagir, essayer d’en détourner le cours selon ses attentes et ses vouloirs.
On sent que ça fait tilt dans ce post 🙂 Quel est ton ressenti ?
Les mots, les phrases, la syntaxe sont des outils utilisés pour communiquer, selon une forme conventionnelle qui a tendance à trahir la réalité de l’expérience.
Relis ça :
Est-ce que ça ne peut pas être décrit plus exactement ?
Qui voit ?
Qui a des croyances ? Y a-t-il un sujet qui a des croyances ?
Tu peux aussi relire nos échanges.
Pour questionner ses croyances, je trouve que le « Travail » de Byron Katie est un outil précieux. Une sorte de méditation guidée ayant précisément pour but de questionner ces croyances qui conditionnent nos comportements, réactions...
Je te conseille « Aimer ce qui est », son premier livre, et le reste pour approfondir. Beaucoup de vidéos sur YouTube aident à comprendre le processus.
À bientôt,
Thierry
Exactement. Ce qui est... 😊Je vois que toutes les suppositions et projections viennent de mes croyances [...] Sans croyances il n’y a que ce qui émerge dans l’instant,plus de vouloir,Il y a des réponses plutôt que des réactions.
Le flot de la vie. Et plus personne pour réagir, essayer d’en détourner le cours selon ses attentes et ses vouloirs.
On sent que ça fait tilt dans ce post 🙂 Quel est ton ressenti ?
Relis et remets ça en questions : Y a-t-il réellement un personnage ? Si tu observes le phénomènes, comment en décrirais-tu le mécanisme ?Je vois que toutes les suppositions et projections viennent de mes croyances ou plutôt des croyances du personnage que je me crois être .
Les mots, les phrases, la syntaxe sont des outils utilisés pour communiquer, selon une forme conventionnelle qui a tendance à trahir la réalité de l’expérience.
Relis ça :
Observe soigneusement. Est-ce que ça traduit exactement l’expérience ? Ou c’est juste une façon conventionnelle de décrire le phénomène ?Je vois aussi que j’ai encore un nombre incalculable de croyances à Mon sujet ,Mon corps Mes pensées.. au sujet du monde
Est-ce que ça ne peut pas être décrit plus exactement ?
Qui voit ?
Qui a des croyances ? Y a-t-il un sujet qui a des croyances ?
Bien. C’est important cette disponibilité. Mes séjours en solitaire à la montagne m’ont été précieux 😄J’ai la chance d’avoir beaucoup de temps pour moi actuellement et pour les mois qui viennent pour méditer tout ça .
Tu peux aussi relire nos échanges.
Pour questionner ses croyances, je trouve que le « Travail » de Byron Katie est un outil précieux. Une sorte de méditation guidée ayant précisément pour but de questionner ces croyances qui conditionnent nos comportements, réactions...
Je te conseille « Aimer ce qui est », son premier livre, et le reste pour approfondir. Beaucoup de vidéos sur YouTube aident à comprendre le processus.
À bientôt,
Thierry
Re: Réaliser qui je suis vraiment
Bonsoir Thierry,
En realité Ça perçoit un grand nombre de croyances apparaître et disparaître au sujet du corps,du monde,etc,il n’y a personne ,je suis l’espace dans lequel les mécanismes de pensée ,croyances apparaissent puis disparaissent.
Pour les sensations du corps/douleurs neuro c’est beaucoup moins évident car elles sont permanentes .
Bonne soirée ,Sylvian.
Oui c’est comme si une compréhension ,une nouvelle façon de voir commence à s’installer.On sent que ça fait tilt dans ce post 🙂 Quel est ton ressenti ?
En reformulant plus justement je dirais que les suppositions et les projections viennent des croyances qui apparaissent au sein de ce que je suis donnant l’impression d’un personnage à qui ça arrive.Je vois que toutes les suppositions et projections viennent de mes croyances ou plutôt des croyances du personnage que je me crois être .
Relis et remets ça en questions : Y a-t-il réellement un personnage ? Si tu observes le phénomènes, comment en décrirais-tu le mécanisme ?
Je vois aussi que j’ai encore un nombre incalculable de croyances à Mon sujet ,Mon corps Mes pensées.. au sujet du monde
Observe soigneusement. Est-ce que ça traduit exactement l’expérience ? Ou c’est juste une façon conventionnelle de décrire le phénomène ?
Est-ce que ça ne peut pas être décrit plus exactement ?
Qui voit ?
Qui a des croyances ? Y a-t-il un sujet qui a des croyances ?
En realité Ça perçoit un grand nombre de croyances apparaître et disparaître au sujet du corps,du monde,etc,il n’y a personne ,je suis l’espace dans lequel les mécanismes de pensée ,croyances apparaissent puis disparaissent.
Pour les sensations du corps/douleurs neuro c’est beaucoup moins évident car elles sont permanentes .
Bonne soirée ,Sylvian.
Re: Réaliser qui je suis vraiment
Bonjour Sylvian,
As-tu remarqué que cette compréhension est vécue et pas de l’ordre de la pensée ? (La pensée questionne mais la compréhension est plus éprouvée, ressentie, perçue que conceptualisée. A posteriori, la pensée peut mettre des mots, formuler, mais depuis une compréhension qui est vécue.
Tu notes que tu ne réponds pas exactement à la question ? (Quel est ton ressenti ?) 😊 comment cette compréhension est éprouvée, ressentie ? Le corps la reflète-t-elle ?
Comment se manifeste cette impression de personnage lorsqu’une pensée est crue au lieu d’être remise en questions ?
Quel effet ça a sur la pensée, quel rôle joue-t-elle ? De quelle façon est-elle mobilisée ?
Quels rôles jouent les affects, le corps ? Comment le corps exprime-t-il ce phénomène de croyance en des pensées ?
Les douleurs sont-elles vraiment permanentes ? Est-ce un phénomène réellement continu et indépendant des mouvements de l’attention ?
Pour ma part, j’ai remarqué qu’elles pouvaient passer à l’arrière-plan, voire quasi disparaître quand l’attention était accaparée par autre chose.
Je me suis amusé aussi à changer l’attitude habituelle qui est plutôt dans un conflit, une fuite, un évitement de la douleur, une tentative de s’en extraire, pour tester une approche inverse : ne pas prendre ça comme un message conçu comme négatif, à fuir, contrôler, mais plutôt plonger dedans et comme si c’était un plaisir à savourer. Une façon de renforcer une sorte de préjugé vis à vis d’une sensation étiquetée « douleur » avec ce que ça entraîne de tension, refus, fuite… (plutôt vain, ça ne se contrôle pas vraiment, à part « chimiquement »)
À bientôt,
Thierry
Je m’en réjouis 😊Oui c’est comme si une compréhension ,une nouvelle façon de voir commence à s’installer.
As-tu remarqué que cette compréhension est vécue et pas de l’ordre de la pensée ? (La pensée questionne mais la compréhension est plus éprouvée, ressentie, perçue que conceptualisée. A posteriori, la pensée peut mettre des mots, formuler, mais depuis une compréhension qui est vécue.
Tu notes que tu ne réponds pas exactement à la question ? (Quel est ton ressenti ?) 😊 comment cette compréhension est éprouvée, ressentie ? Le corps la reflète-t-elle ?
Il est important, pour mieux ancrer sa présence dans sa nature essentielle, de bien observer et prendre conscience de toutes les conséquences, les effets liés au fait de croire une pensée (plus on en est conscient, averti, moins on est susceptible d’être « emporté » dans les manifestations que cela entraîne)En reformulant plus justement je dirais que les suppositions et les projections viennent des croyances qui apparaissent au sein de ce que je suis donnant l’impression d’un personnage à qui ça arrive.
Comment se manifeste cette impression de personnage lorsqu’une pensée est crue au lieu d’être remise en questions ?
Quel effet ça a sur la pensée, quel rôle joue-t-elle ? De quelle façon est-elle mobilisée ?
Quels rôles jouent les affects, le corps ? Comment le corps exprime-t-il ce phénomène de croyance en des pensées ?
Je n’ai pas ton vécu mais, ayant été un peu casse-cou, j’ai eu ma dose de douleurs. Notamment 1 mois à attendre une opération de fractures qui ne pouvaient s’opérer, avec des nettoyages de plaies douloureux, quotidiens.Pour les sensations du corps/douleurs neuro c’est beaucoup moins évident car elles sont permanentes .
Les douleurs sont-elles vraiment permanentes ? Est-ce un phénomène réellement continu et indépendant des mouvements de l’attention ?
Pour ma part, j’ai remarqué qu’elles pouvaient passer à l’arrière-plan, voire quasi disparaître quand l’attention était accaparée par autre chose.
Je me suis amusé aussi à changer l’attitude habituelle qui est plutôt dans un conflit, une fuite, un évitement de la douleur, une tentative de s’en extraire, pour tester une approche inverse : ne pas prendre ça comme un message conçu comme négatif, à fuir, contrôler, mais plutôt plonger dedans et comme si c’était un plaisir à savourer. Une façon de renforcer une sorte de préjugé vis à vis d’une sensation étiquetée « douleur » avec ce que ça entraîne de tension, refus, fuite… (plutôt vain, ça ne se contrôle pas vraiment, à part « chimiquement »)
À bientôt,
Thierry
Re: Réaliser qui je suis vraiment
Bonsoir Thierry,
Oui j’ai remarqué aussi qu’il n’y a pas de pensée qui pourrait l’exprimer de manière juste,il n’y a pas la de réalisation en tant que telle mais dans le ressenti je sens plus de paix,de calme ,de détente dans le corps comme après une méditation ou une bonne sieste :-).C’est difficile à expliquer mais y a un rapport avec l’espace au dessus des épaules dans la vision de Douglas Harding.Je dirais peut être une plus grande clareté alors qu’qu’avant c’était juste des concepts compris mentalement mais sans être vérifiés dans le vécu.
Indentification au personnage = pensée crue sans remise en question= tensions ou relâchement dans le corps= j’alimente une histoire positive ou négative d’un personnage renforcé qui re pointera son nez dans les mêmes circonstances.
J’ai aussi été pas mal casse-coup ,pas mal de plâtres et de voyages aux urgences mais là ce n’est pas comparable.C’est permanent,l’intensité dans le ressenti ça se rapprocherait d’une rage de dents ou une sciatique mais sans repos,aigüe h24 dans toute la partie inférieure du corps.J’ai toujours refusé les traitements pour le moins approximatifs proposés et gavés d’effets secondaires .Avant de commencer à m’intéresser à notre sujet je me droguais beaucoup depuis très longtemps ,bien avant de vivre l’accident de moto ,depuis l’âge de 13 ans.c’était une béquille qui m’a énormément soutenu moralement puis un jour ,sans réels efforts c’était fini.Les addictions ont disparues mais pas les douleurs malheureusement:-)En même temps je suis très conscient qu’elles ont longtemps été le moteur de la recherche et que sans elles je ne serais pas sur ce site à échanger avec toi aujourd’hui donc je ne peux que leur dire un grand merci pour ça.
J’ai remarqué que dans la période développement personnel,à l’occasion de chaque formations les douleurs s’amplifiaient encore.J’ai essayé vraiment beaucoup de techniques ,de guérisseurs ,des positionnements intérieur ;aucuns résultats mais quand même beaucoup d’effets secondaires bénéfiques.
Je voulais évoquer un truc qui m’a pas mal chamboulé récemment.Je lisais le livre de Jeff Foster, L’acceptation profonde, et je suis tombé sur une newsletter de lui expliquant qu’il était gravement malade.Bien que je l’apprécie beaucoup et que je trouve son témoignage particulièrement touchant et d’une grande honnêté,j’ai ressenti un malaise de voir qu’un sage comme lui se sente perdu,complètement repris par le personnage en souffrance,et ça m’a mis des doutes sur l’authenticité de ce qu’il propose dans ses enseignements car à ce moment là ce n’est pas ce qu’il incarnait .Peut être que ce n’est pas pertinent d’évoquer ça tu me diras.
Ça m’a interrogé sur moi aussi car j’étais à fond dans son bouquin ,ça me parlait beaucoup et du moment où j’ai lu la newsletter ça m’a retourné comme une crêpe ,j’ai abandonné la lecture .Si un homme qui a réalisé le soi comme lui se perd dans sa souffrance comment je pourrais me retrouver?Pourtant que je sais bien que je n’ai qu’une vision très limitée et egotique de sa situation..Est-ce que tout le bonheur et le succès qu’il vit depuis de nombreuses années l’ont amené à se réidentifier au personnage?Ca me tiraille d’exprimer ça car je suis bien placé pour savoir ce qu’il peut vivre..
Bonne soirée,Sylvian
As-tu remarqué que cette compréhension est vécue et pas de l’ordre de la pensée ? (La pensée questionne mais la compréhension est plus éprouvée, ressentie, perçue que conceptualisée. A posteriori, la pensée peut mettre des mots, formuler, mais depuis une compréhension qui est vécue.
Tu notes que tu ne réponds pas exactement à la question ? (Quel est ton ressenti ?) 😊 comment cette compréhension est éprouvée, ressentie ? Le corps la reflète-t-elle ?
Oui j’ai remarqué aussi qu’il n’y a pas de pensée qui pourrait l’exprimer de manière juste,il n’y a pas la de réalisation en tant que telle mais dans le ressenti je sens plus de paix,de calme ,de détente dans le corps comme après une méditation ou une bonne sieste :-).C’est difficile à expliquer mais y a un rapport avec l’espace au dessus des épaules dans la vision de Douglas Harding.Je dirais peut être une plus grande clareté alors qu’qu’avant c’était juste des concepts compris mentalement mais sans être vérifiés dans le vécu.
Justement je m’habitue à chaque fois que j’en ai la présence à rester en observateur des pensées seulement dans certains cas comme par exemple un conflit avec quelqu’un que j’ai encore en travers de la gorge je vois bien que je fais "comme si" ça ne me touchait pas et je botte en touche.J’ai reçu le livre de Byron Katie je l’entame ce soir .Il est important, pour mieux ancrer sa présence dans sa nature essentielle, de bien observer et prendre conscience de toutes les conséquences, les effets liés au fait de croire une pensée (plus on en est conscient, averti, moins on est susceptible d’être « emporté » dans les manifestations que cela entraîne)
Dans les interactions je suis en permanence identifié au personnage,je m’oublie complètement .Après coup je vois que j’ai souvent parlé pour ne rien dire ou dit des trucs pour que le personnage soit vu sous un bon jour ou apprécié d’une manière ou d’une autre.Comment se manifeste cette impression de personnage lorsqu’une pensée est crue au lieu d’être remise en questions ?
Quel effet ça a sur la pensée, quel rôle joue-t-elle ? De quelle façon est-elle mobilisée ?
Quels rôles jouent les affects, le corps ? Comment le corps exprime-t-il ce phénomène de croyance en des pensées ?
Indentification au personnage = pensée crue sans remise en question= tensions ou relâchement dans le corps= j’alimente une histoire positive ou négative d’un personnage renforcé qui re pointera son nez dans les mêmes circonstances.
Je n’ai pas ton vécu mais, ayant été un peu casse-cou, j’ai eu ma dose de douleurs. Notamment 1 mois à attendre une opération de fractures qui ne pouvaient s’opérer, avec des nettoyages de plaies douloureux, quotidiens.
Les douleurs sont-elles vraiment permanentes ? Est-ce un phénomène réellement continu et indépendant des mouvements de l’attention ?
Pour ma part, j’ai remarqué qu’elles pouvaient passer à l’arrière-plan, voire quasi disparaître quand l’attention était accaparée par autre chose.
Je me suis amusé aussi à changer l’attitude habituelle qui est plutôt dans un conflit, une fuite, un évitement de la douleur, une tentative de s’en extraire, pour tester une approche inverse : ne pas prendre ça comme un message conçu comme négatif, à fuir, contrôler, mais plutôt plonger dedans et comme si c’était un plaisir à savourer. Une façon de renforcer une sorte de préjugé vis à vis d’une sensation étiquetée « douleur » avec ce que ça entraîne de tension, refus, fuite… (plutôt vain, ça ne se contrôle pas vraiment, à part « chimiquement »)
J’ai aussi été pas mal casse-coup ,pas mal de plâtres et de voyages aux urgences mais là ce n’est pas comparable.C’est permanent,l’intensité dans le ressenti ça se rapprocherait d’une rage de dents ou une sciatique mais sans repos,aigüe h24 dans toute la partie inférieure du corps.J’ai toujours refusé les traitements pour le moins approximatifs proposés et gavés d’effets secondaires .Avant de commencer à m’intéresser à notre sujet je me droguais beaucoup depuis très longtemps ,bien avant de vivre l’accident de moto ,depuis l’âge de 13 ans.c’était une béquille qui m’a énormément soutenu moralement puis un jour ,sans réels efforts c’était fini.Les addictions ont disparues mais pas les douleurs malheureusement:-)En même temps je suis très conscient qu’elles ont longtemps été le moteur de la recherche et que sans elles je ne serais pas sur ce site à échanger avec toi aujourd’hui donc je ne peux que leur dire un grand merci pour ça.
J’ai remarqué que dans la période développement personnel,à l’occasion de chaque formations les douleurs s’amplifiaient encore.J’ai essayé vraiment beaucoup de techniques ,de guérisseurs ,des positionnements intérieur ;aucuns résultats mais quand même beaucoup d’effets secondaires bénéfiques.
Je voulais évoquer un truc qui m’a pas mal chamboulé récemment.Je lisais le livre de Jeff Foster, L’acceptation profonde, et je suis tombé sur une newsletter de lui expliquant qu’il était gravement malade.Bien que je l’apprécie beaucoup et que je trouve son témoignage particulièrement touchant et d’une grande honnêté,j’ai ressenti un malaise de voir qu’un sage comme lui se sente perdu,complètement repris par le personnage en souffrance,et ça m’a mis des doutes sur l’authenticité de ce qu’il propose dans ses enseignements car à ce moment là ce n’est pas ce qu’il incarnait .Peut être que ce n’est pas pertinent d’évoquer ça tu me diras.
Ça m’a interrogé sur moi aussi car j’étais à fond dans son bouquin ,ça me parlait beaucoup et du moment où j’ai lu la newsletter ça m’a retourné comme une crêpe ,j’ai abandonné la lecture .Si un homme qui a réalisé le soi comme lui se perd dans sa souffrance comment je pourrais me retrouver?Pourtant que je sais bien que je n’ai qu’une vision très limitée et egotique de sa situation..Est-ce que tout le bonheur et le succès qu’il vit depuis de nombreuses années l’ont amené à se réidentifier au personnage?Ca me tiraille d’exprimer ça car je suis bien placé pour savoir ce qu’il peut vivre..
Bonne soirée,Sylvian
Re: Réaliser qui je suis vraiment
Bonsoir Sylvian,
À propos de ces situations :
Ce qu’il propose dans ses enseignements est-il à croire ? Est-ce un objet de croyance ?
As-tu besoin de lui pour discerner le vrai du faux dans ton expérience ?
Comment réagissez-vous quand vous pensez avoir besoin de l'amour des autres? Devenez-vous un esclave pour obtenir leur approbation ? Vivez-vous une vie non authentique parce que vous ne pouvez supporter l'idée qu'ils
puissent vous désapprouver ? Essayez-vous de deviner ce qu'ils voudraient que vous soyez et tentez-vous de vous y conformer, tel un caméléon ?
En fait, vous n'obtenez jamais vraiment leur amour. Vous devenez quelqu'un que vous n'êtes pas et quand ils disent : «Je t'aime », vous ne pouvez les croire puisqu'ils aiment une façade. Ils aiment une personne qui n'existe même pas, celle que vous prétendez être. Il est difficile de chercher l'amour des autres. C'est mortel. En le cherchant, vous perdez ce qui est authentique. C'est la prison que nous nous créons en cherchant ce que nous possédons déjà.
Ça te parle ?
À bientôt,
Thierry
À propos de ces situations :
Dans les interactions je suis en permanence identifié au personnage,je m’oublie complètement .Après coup je vois que j’ai souvent parlé pour ne rien dire ou dit des trucs pour que le personnage soit vu sous un bon jour ou apprécié d’une manière ou d’une autre.
Identification au personnage = pensée crue sans remise en question= tensions ou relâchement dans le corps= j’alimente une histoire positive ou négative d’un personnage renforcé qui re pointera son nez dans les mêmes circonstances.
Comment est-ce vécu ? C'est dérangeant ? tu sur-réagis à ces réactions ? C'est un problème ?seulement dans certains cas comme par exemple un conflit avec quelqu’un que j’ai encore en travers de la gorge je vois bien que je fais "comme si" ça ne me touchait pas et je botte en touche.
(Tout est pertinent, parce que ça apparait là... :-) )Je voulais évoquer un truc qui m’a pas mal chamboulé récemment.Je lisais le livre de Jeff Foster, L’acceptation profonde, et je suis tombé sur une newsletter de lui expliquant qu’il était gravement malade.Bien que je l’apprécie beaucoup et que je trouve son témoignage particulièrement touchant et d’une grande honnêté,j’ai ressenti un malaise de voir qu’un sage comme lui se sente perdu,complètement repris par le personnage en souffrance,et ça m’a mis des doutes sur l’authenticité de ce qu’il propose dans ses enseignements car à ce moment là ce n’est pas ce qu’il incarnait .Peut être que ce n’est pas pertinent d’évoquer ça tu me diras.
Ce qu’il propose dans ses enseignements est-il à croire ? Est-ce un objet de croyance ?
As-tu besoin de lui pour discerner le vrai du faux dans ton expérience ?
À propos du besoin d'approbation, je ne résiste pas à placer là une citation de Byron Katie que j'aime bien :-)Après coup je vois que j’ai souvent parlé pour ne rien dire ou dit des trucs pour que le personnage soit vu sous un bon jour ou apprécié d’une manière ou d’une autre.
Comment réagissez-vous quand vous pensez avoir besoin de l'amour des autres? Devenez-vous un esclave pour obtenir leur approbation ? Vivez-vous une vie non authentique parce que vous ne pouvez supporter l'idée qu'ils
puissent vous désapprouver ? Essayez-vous de deviner ce qu'ils voudraient que vous soyez et tentez-vous de vous y conformer, tel un caméléon ?
En fait, vous n'obtenez jamais vraiment leur amour. Vous devenez quelqu'un que vous n'êtes pas et quand ils disent : «Je t'aime », vous ne pouvez les croire puisqu'ils aiment une façade. Ils aiment une personne qui n'existe même pas, celle que vous prétendez être. Il est difficile de chercher l'amour des autres. C'est mortel. En le cherchant, vous perdez ce qui est authentique. C'est la prison que nous nous créons en cherchant ce que nous possédons déjà.
Ça te parle ?
À bientôt,
Thierry
Re: Réaliser qui je suis vraiment
Bonsoir Thierry,
Comment réagissez-vous quand vous pensez avoir besoin de l'amour des autres? Devenez-vous un esclave pour obtenir leur approbation ? Vivez-vous une vie non authentique parce que vous ne pouvez supporter l'idée qu'ils
puissent vous désapprouver ? Essayez-vous de deviner ce qu'ils voudraient que vous soyez et tentez-vous de vous y conformer, tel un caméléon ?
En fait, vous n'obtenez jamais vraiment leur amour. Vous devenez quelqu'un que vous n'êtes pas et quand ils disent : «Je t'aime », vous ne pouvez les croire puisqu'ils aiment une façade. Ils aiment une personne qui n'existe même pas, celle que vous prétendez être. Il est difficile de chercher l'amour des autres. C'est mortel. En le cherchant, vous perdez ce qui est authentique. C'est la prison que nous nous créons en cherchant ce que nous possédons déjà.
Ça te parle ?
Oui carrément ,ce n’est pas perçu comme un besoin d’amour des autres quand ça se produit mais à chaque fois que je veux me montrer brillant ou gentil ou autre c’est bien pour être aimé au final .quand je parais je ne suis pas en mon centre,je pars de l’être
Bonne soirée ,Sylvian
En fait je ne fais pas que constater ce qui s’est passé.Je recréé à chaque fois un personnage qui refuse ce qui est comme c’est, voire je l’étoffe avec de nouvelles preuves qu’il est imparfait.Si j’interroge :l’espace qui perçoit est-il derangé?Non pas du tout,est-ce un problème ? IdemComment est-ce vécu ? C'est dérangeant ? tu sur-réagis à ces réactions ? C'est un problème ?
Non pas du tout,je pars encore dans le tourbillon des suppositions,des croyances.Ce qu’il propose dans ses enseignements est-il à croire ? Est-ce un objet de croyance ?
Non c’est évident que non ,j’ai juste gobé les suppositions du personnage tel qu’il s’est manifesté à cette occasion sans aucun questionnement ,une fois n’est pas coutume :-)As-tu besoin de lui pour discerner le vrai du faux dans ton expérience ?
Comment réagissez-vous quand vous pensez avoir besoin de l'amour des autres? Devenez-vous un esclave pour obtenir leur approbation ? Vivez-vous une vie non authentique parce que vous ne pouvez supporter l'idée qu'ils
puissent vous désapprouver ? Essayez-vous de deviner ce qu'ils voudraient que vous soyez et tentez-vous de vous y conformer, tel un caméléon ?
En fait, vous n'obtenez jamais vraiment leur amour. Vous devenez quelqu'un que vous n'êtes pas et quand ils disent : «Je t'aime », vous ne pouvez les croire puisqu'ils aiment une façade. Ils aiment une personne qui n'existe même pas, celle que vous prétendez être. Il est difficile de chercher l'amour des autres. C'est mortel. En le cherchant, vous perdez ce qui est authentique. C'est la prison que nous nous créons en cherchant ce que nous possédons déjà.
Ça te parle ?
Oui carrément ,ce n’est pas perçu comme un besoin d’amour des autres quand ça se produit mais à chaque fois que je veux me montrer brillant ou gentil ou autre c’est bien pour être aimé au final .quand je parais je ne suis pas en mon centre,je pars de l’être
Bonne soirée ,Sylvian
Who is online
Users browsing this forum: No registered users and 54 guests

