Bonjour Yas,
« Oh au fait, lis-tu/parles-tu aussi anglais ? »
Oui je le lis de façon assez fluide. Pour le parler, je manque d’entrainement, et pour l’écrire je dois bien faire quelques belles fautes grammaticales ici où là, et c’est un peu laborieux, justement pour essayer d’éviter ce genre de chose trop souvent. Mais je lis régulièrement des bouquins en Anglais quand ils n’existent pas en Français.
« Ahah excellent tu commences a voir de plus pres comment la "matrice", la scene du magicien fonctionne ! C'est une veritable toile d'araignee emotionnelle n'est ce pas :) ? »
J’aime bien l’expression « la scène du magicien ». C’est tout à fait ça, drogués à l’émotionnel, nous sommes englués par le chant des sirènes.
« Veux-tu d'autres films ? Je peux te conseiller "Douze Hommes en colere" avec Henri Fonda et "Arrival (2016)" avec Amy Adams si tu ne les a pas deja vu. »
Oui, volontiers, chaque fois que tu as l’occasion de m’en conseiller un que tu trouves intéressant, je suis preneur.
Je viens de voir Arrival. La notion du temps est très intéressante. « Le temps n’est pas linéaire » … Il y a l’intuition métaphysique sur le temps et l’espace d’un côté et d’un autre côté la perception du temps et de l’espace tel que nous le vivons. C’est, je pense, le deuxième qui nous intéresse ici.
Dans le T’chan, il y a une sorte de parabole ancienne là-dessus, peut-être la connais-tu ?
Elle décrit un petit pont sur une rivière, la personne est sur le pont et regarde l’eau couler. L’eau qui arrive est le futur, l’eau qui s’en va est le passé et l’eau qui est exactement sous le pont est le présent. « En réalité l’eau est parfaitement immobile, c’est le pont qui se déplace ».
Un physicien dont j’ai oublié le nom disait aussi : « Le temps est ce qu’a inventé la nature pour que tout ne se passe pas en même temps ».
J’aurais peut-être trouvé plus juste qu’il dise « Le temps est ce qu’a inventé la nature pour qu’on ne se rende pas compte que tout se passe en même temps »
Bref, peut être auront nous l’occasion de parler du temps et de l’espace une autre fois, c’est un sujet sur lequel il y aurait beaucoup à dire, mais j’ai bien apprécié Arrival.
« Le personnage de Memento par exemple ne peut pas structurer son maintenant a partir de la continuite du moment passe, puis que ce moment passe est absent de sa structuration du moment present, vois-tu bien cela ? »
Oui, clairement.
« Alors par exemple, essaye de te rappeler ce que tu faisais, ou tu etais le 25Decembre2007. Que fais-tu pour te rappeler de cette date ? Et maintenant le 16Fevrier2003. Et le 11Sep2001.
Quelle difference notes-tu entre ces dates ? Quelles dates sont les plus faciles a situer ? Pourquoi ? »
Il m’est très difficile de me souvenir de dates lointaines comme cela. Bien sûr, une date comme le 25 décembre, jour de Noël, où le 11 septembre 2001 sont un peu plus faciles du fait de l’évènement associé et des émotions liées à ces dates. Je me suis toujours demandé comment font les gens pour dire où ils étaient lors des interrogatoires dans les films policiers. La plupart du temps je n’aurais aucun alibi, car sauf dans les cas où un évènement très proche y est associé, je suis incapable de dire où j’étais à ce moment-là. Je me souviens assez bien d’un certain nombre d’évènements, mais de là à les associer à des dates, c’est une autre histoire.
« Ok par exemple regarde l'ecran devant toi. Comment sais-tu que c'est un ecran ? Cette connaissance est-elle une pensee ? Ou y a t-il quelquechose qui te fais dire que tu sais que c'est un ecran sans avoir de mot qui viennent ? Tu "sais"/"connais" que c'est un ecran. Cette connaissance est loin d'etre donnee. Imagine le heros de Memento qui verrait un object pour la premiere fois, par example un iPhone qui n'existait pas en 2000 a l'epoque du film. Aurais-t-il cette "connaissance" ? »
Je sais que c’est un écran c’est tout. Non, ce n’est pas une pensée, c’est un préétabli, c’est du domaine de l’évidence, je ne connais pas l’écran, je le reconnais.
Il y a donc bien, quelque part, une comparaison entre ce que je connais et ce que je vois, qui se fait. Heureusement du reste, imaginons que l’on soit obligés de refaire les présentations chaque fois que l’on revoit quelqu’un que l’on connait très bien, cela compliquerait sérieusement les relations sociales.
On sait cela spontanément. Si je me rends sur mon lieu de travail, je revois chaque personne comme une évidence, tant que chacun est à sa place habituelle. Cela ne génère pas de pensées particulières, ce qui en génèrera par contre c’est s’il y a un phénomène nouveau qui entre en jeu. Un collègue qui a une cicatrice qui lui barre le front, qu’il n’avait pas la veille, une façon de s’habiller complètement loufoque qui ne cadre pas avec ce que l’on « sait » de lui.
Nous ne sommes pas mentalement vierges quand nous abordons une situation et le boulot du mental est souvent celui de classifier. Il joue souvent au jeu des différences, car il y a la réalité telle qu’elle est devant nous et la « réalité habituelle » telle que nous la portons en nous et que nous nous attendons à voir.
Nous portons en nous, de façon certaine, « un acquis », une connaissance élaborée au fil du temps et de l’expérience.
Cette réalité habituelle, si l’on y pense n’a rien d’une réalité au sens propre, puisque pour mériter le qualificatif de réalité il aurait fallu y porter un regard neuf, sans préconception, mais nous ne pouvons que constater que la plupart du temps ce n’est pas le cas.
Il peut du reste exister un conflit entre ce que nous portons en nous et ce que nous constatons, une déception, une insatisfaction ou au contraire une agréable surprise, ou même un éclat de rire. Parce que, au final, le monde tel que je m’attends à ce qu’il soit et le monde tel qu’il est, parfois concordent, parfois ne concordent pas du tout.
Les objets du site « theuncomfortable » m’ont fait rire. Et ce rire est né de la connaissance que j’ai de l’utilisation d’un objet et de cette impossibilité de l’utiliser comme habituellement. Quand je vois une fourchette, je ne vois pas seulement un objet argenté, long et qui finit de façon pointue.
Je vois tout ce que transporte comme sens la fourchette, son usage, son contenu culturel, son association au fait de se nourrir, la façon que j’aurais de la saisir. C’est un objet usuel, habituel (qui porte dans mon regard mes propres habitudes, ma propre culture).
Alors quand la partie centrale de la fourchette est constituée d’une chaîne, elle perd tout usage possible tel qu’il est prédéfini en moi. Et cette surprise, cet inattendu, cette sortie brusque de ma vision de la fourchette telle que je la porte, provoque le rire.
Comme quand des enfants jouent à « chat perché » et qu’au moment même où ils pensent saisir leur camarade, celui-ci se dérobe. Ce genre de rire là. (Elle m’a bien eu, cette fourchette !)
J’avoue que j’ai une prédilection pour ce genre de surprise, pour les choses qui bousculent, qui permettent une remise en question, qui viennent nous sortir de nos rails et de nos ronronnements habituels. C’est quand on est bousculé que l’on est en éveil. Le problème ne vient pas de « l’inconfortable » mais du mental confortable qui assoupit et ne nous permet pas d’être vraiment vivants, créatifs, frais.
J’ai commencé à lire les nouvelles de Borges, je n’en suis qu’à la deuxième histoire du recueil, mais je trouve cet auteur riche d’inattendu, peut être un peu comme Buzzati. La comparaison entre Borges et Buzzati comporte cela d’intéressant qu’elle illustre parfaitement ce que je viens de dire, je n’aborde pas Borges de façon neutre et objective, je l’aborde avec ce que je porte en moi.
Si on y réfléchit quel besoin ai-je de comparer Borges et Buzzati ? Si ce n’est une comparaison mentale qui se fait entre le nouveau et le connu, entre la découverte et ce qui est su.
Et faire une découverte nouvelle n’a que faire des comparaisons, si ce n’est ce phénomène de classification, d’appropriation dans son propre univers.
Buzzati n’apporte rien à Borges, Buzzati est Buzzati et Borges est Borges. Mais il semble bien que la plupart du temps c’est ainsi que nous fonctionnons.
S’il ne s’agissait que de comparer et de classifier, les ordinateurs feraient cela encore bien mieux que nous. Sommes-nous des ordinateurs biologiques ?
Je ne le crois pas, car aucun ordinateur ne sait se remettre lui-même en question, se voir en miroir ni remettre en cause ses modes de fonctionnement.
Certes un ordinateur, comme notre mental, classe et compare, mais il applique des règles programmées, il ne sait pas faire et défaire des règles, les changer, les bousculer voire les enfreindre où même les briser, il se contente de les appliquer.
« L'ecran apparait-il dans ton experience ou est-ce l'ecran apparait en tant qu' (comme) experience ?
D'une autre facon : pourrait-il y a avoir un ecran (la, maintenant) sans experience ? Et une experience (la, maintenant) sans ecran ?
L'experience et son objet peuvent-ils exister de maniere independente l'un de l'autre ? »
Il me semble évident que l’écran apparait comme « expérience ». Je fais « l’expérience de l’écran »
Il n’y a pas d’écran sans expérience. Ce qui donne son sens d’écran à l’écran est justement l’expérience, peut-être même son existence.
J’hésite à conclure entre deux choses. L’écran, sans expérience, n’est-il qu’un amas de plastique, de métal parcouru par une tension électrique ? Ou bien plus simplement conclure que sans sensation-perceptions, sans conscience de l’écran, il n’y a pas d’écran du tout ?
Je penserais plutôt qu’il n’y a pas d’écran du tout hors de l’expérience de l’écran.
Ce qui signifierait que l’écran et l’expérience de l’écran sont une seule et même chose.
Il me semble que c’est l’expérience de l’écran qui fait l’écran. Et encore, ce serait affirmer une existence propre à l’écran, ce qui me parait erroné. Peut-être n’y a-t-il juste que l’expérience de l’écran ?
Les conséquences seraient assez vertigineuses. Cela pourrait-il vouloir dire que c’est la conscience du monde qui fait le monde ? L’expérience du monde qui produit le monde ? Et non pas le monde qui conduit à l’expérience du monde ?
L’expérience du monde serait la cause du monde et pas sa conséquence.
Parce que pour répondre à la dernière question, dans ce cas, l’expérience et son objet ne sont pas indépendants. L’objet ne serais qu’une modalité particulière de l’expérience.
Il n’y a que l’expérience. Qu’il y ait objet ou pas, il n’y a que l’expérience.
Mais peut-il y avoir une expérience sans objet ?
L’expérience a-t-elle besoin d’un objet pour être une expérience ? L’expérience produirait-elle, en elle-même, des objets afin d’en être l’expérience ?
Je vais arrêter là car cela génère des questions sans fin… Pour lesquelles je n’ai pas la réponse…
Mais cela me permet peut-être de mieux comprendre un lien avec la symbolique de l’alphabet arabe dans la tradition soufie.
Le « Alif », l’absolu, est la première lettre et est représentée par une ligne verticale. Toutes les autres lettres sont le monde dans toutes ses expériences. Mais toutes les lettres ne sont que les sinuosités diverses de la première, la ligne verticale, que l’on peut tordre dans tous les sens pour manifester tous les autres aspects du monde, et toutes les autres lettres, elles, restent fondamentalement le « Alif » car au final il n’y a que le « alif » seul, sous différents aspects.
Je n’ai pas une très grande connaissance de cette tradition, mais cet aspect m’avait interpelé.
La façon dont je le comprends c’est qu’il n’y a que la conscience (l’expérience), seule, sous différents aspects.
Un écran est une expérience d’écran, un cheval est l’expérience cheval, une personne, l’expérience d’une personne, mais au final il n’y a que la conscience seule qui prend la forme de l’expérience que l’on voudra.
J’espère que je ne me suis pas « égaré » dans mes réflexions.
N’hésite pas à en rire si c’est le cas, j’en rirais volontiers avec toi.
« Et le monde n'est-il pas justement cela ?
Une sensation UNE qui se deploie dans une matrice d'apparente multiplicite ? »
Là, j’ai plutôt l’impression que tu vois les choses de la même manière.
En fait, y a t-il un "toi" et une "fourmi" ? Ou une interaction-image-fourmi-vue ? Et ensuite, une conceptualisation "je vois la fourmi" ?
Il n’y a pas « moi » et la « fourmi », il y a une expérience fourmi.
Comme tu le dis, une interaction-image-fourmi-vue, puis une mentalisation, une appropriation de l’expérience.
« "Je vois la fourmi"
"Vois la fourmi"
"La fourmi"
"La"
""
Que ressens tu face a ce " " ? »
Je ne ressens rien face à ce « «
Mais ce que cela m’inspire :
Le silence.
Le fait de laisser la fourmi être une fourmi, laisser la vue voir, laisser l’expérience « voir une fourmi » être une expérience « voir une fourmi ».
Ne pas me mettre au milieu de tout ça, ne pas être une entrave à l’expérience vécue. Qui est concerné par cela ?
De la joie, la fourmi est vue, puis ensuite, autre chose est vue, plus aucune trace de l’expérience de la fourmi.
« Moi-texture.
Texture.
CECI !
Que ressens tu face a CELA ? »
Le silence. De la joie.
Comment "je" existe-t-il ? Quelle est la nature a ce "je" ?
Ce sont des perceptions-sensations qui sont imaginées comme un individu autonome.
En réalité il semble que nous soyons un « carrefour » de perceptions et de sensations. Pourtant il y a la conscience d’être, la présence, mais rien n’indique qu’elle soit individuelle.
Ce « carrefour » de sensations dans un corps, ce nœud de réseau de perceptions est un hub parmi une infinité d’autres.
Je n’ai jamais très bien compris pourquoi je n’avais conscience que de ce qui se passait à mon niveau uniquement. Je sais, c’est une question qui peut paraître étrange, mais c’est une sensation limitante, comme d’être enfermé.
Un jour, quand j’étais adolescent, après une intense partie de foot avec des copains, je me suis regardé dans la glace, et j’ai ressenti un intense étonnement de voir ce visage là dans le miroir et pas n’importe lequel des visages de mes copains. C’était fou, je connaissais ce visage, il m’était familier, mais pourquoi celui-là et pas un autre ?
Ça m’est arrivé à d’autres occasions, plus tard, une fois adulte. Je me souviens d’entrer dans une salle de bain d’hôtel, et de me dire, l’espace d’une fraction de seconde, « je connais ce visage ». Mais il n’y avait aucune notion de « c’est moi ». Comme quand on se dit qu’on connait cette personne dans le bus sans se rappeler exactement de qui il s’agit. Ça n’a duré qu’un tout petit instant, mais c’est tellement surprenant après coup.
Surprenant pour qui ?
Comment se forme le « je » ? Probablement en s’identifiant au corps et a ce carrefour de perceptions-sensations et pas à un autre.
Comme un explorateur qui plante le drapeau de son pays dans une terre inconnue, on dit : « ça, c’est moi ».
De là à là, c’est moi, après, c’est le monde qui m’entoure. Sans vraiment réaliser que l’on vient de se déclarer officiellement le « centre du monde ». Ce qui, avec le recul, peut paraître assez ridicule.
Nous en avons déjà parlé, le nom, la communication avec autrui, le renvoi d’une identité par les autres, le langage, une sorte de conviction universellement partagée que l’on n’a pas vraiment idée de remettre en question.
« C'est tres bien tout ca mais qu'en est-il de "Jean-Antoine" ?
Une Belle Histoire de Pomme d'Api ? »
Jean-Antoine est un carrefour de perceptions, de sensations, parmi des milliards d’autres sans véritablement de délimitations propres.
Il n’existe pas en tant que tel, il n’a pas d’identité, c’est un point de conscience du monde.
Sa disparition n’aura pas la moindre importance puisque d’autres points de consciences naissent chaque jour. C’est assez rassurant finalement, c’est comme se décharger d’un poids sur ses épaules.
« Des pensees, des sons, des images, des sensations de bien etre, de douleur... Quel degre de controle as-tu sur tout ca ?
Peux tu predire la pensee qui arrivera demain 11Fevrier2021 a 11h42:30 seconde ? Et une fois qu'elle est arrivee, quant est il de la pensee a 11:45:50secondes ? »
Aucun contrôle sur tout ça. Pourquoi un point de conscience aurait-il du contrôle sur quoi que ce soit ? juste un témoin de sensations. Aucune possibilité de prédire la moindre pensée.
« co-naissance. co=toi et l'objet, vous naissez ensemble !! Vois-tu cela ? Etes-vous separes »
Nous ne sommes pas séparés. Nous sommes le résultat d’une équation, d’une série d’évènements. Comme disent les compagnons du devoir « ce que tu fais, te fait. »
Ce qui fait que nous changeons constamment, nous ne sommes pas les mêmes qu’il y a 10 ans, 20 ans, ni même qu’hier. Nous ne pouvons être l’individu que nous imaginons parce que déjà nous ne sommes jamais les mêmes, il ne peut y avoir de « maison » bâtie sur des sables mouvants. Nous sommes « plastiques ».
Quand Borges rencontre son ancien « moi » assis sur un banc à côté de lui, ils ne peuvent pas vraiment communiquer et se comprendre, ils ne sont plus les mêmes, alors qu’ils ont la même identité. Mais ils n’ont pas vécu les mêmes choses depuis trop longtemps.
« comment sais-tu qu'elle n'est qu'intellectuelle ? »
Parce qu’il me semble qu’elle n’est pas établie dans tous les aspects de la vie.
« Quelle forme une comprenhension non intellectuelle aurait-elle ? »
Une théorie, quelque chose de plaqué sur la réalité. Mais il est vrai que je n’ai pas ce sentiment, de plaquer quoique ce soit sur la réalité. J’ai plutôt le sentiment de « l’éplucher » pour tenter de « voir » ce qui est derrière, ce qui est réel.
"porter ce « regard » sur ce qui apparait et ce qui se produit"
Ce regard pourrait-il exister sans ce qui "apparait et se produit" ?
Non, sans ce qui apparait, il ne pourrait pas y avoir de regard. Les deux sont interdépendants.Il ne peut y avoir l’un sans l’autre.
Oui, c’est une sacrée aventure !
Si tu parles anglais et si cela t'interesse je pourrais t'introduire plus tard a la philosophie d'Eugene Gendlin qui va loin, beaucoup plus loin sur tous ces sujets. Son livre "Experiencing and the Creation of Meaning" parle exactement de cela, il evoque sept manieres dont les symboles peuvent interagir avec notre ressenti.
l y a en cinq autres. Et il va plus loin encore. Cela pourrait t'interesser. Dis moi si c'est le cas a la fin de notre dialogue.
Oui, bien sûr cela m'intéresse, j'ai déjà repéré le bouquin sur internet. Mais peut être que je ne le lirais qu'à la fin de ce travail.
Merci
Jean-Antoine