Re: A la quête du non-soi
Posted: Thu Mar 10, 2016 4:26 am
Bonjour Daniel,
(mais comme dirait maître Yoda: "No. Try not. Do... or do not. There is no try.")
Peut-être que j'ai peur de grandir (ce qui serait plutôt touchant). Mais je me demande s'il n'y a pas quelque chose de très égoïste là-dessous (tu comprends, les cadeaux...). Comme si la vie ne se suffisait pas à elle-même. Comme s'il fallait en tirer un quelconque "bénéfice" (le bonheur, le sens de la vie...)
Une chose que j'ai réalisée récemment, c'est que quand la vie reprend "possession" de l'être, alors tout ce qui est redevient vivant. Et beau. Comme si la vie s'aimait elle-même (désolé, je recommence)
Aujourd'hui je me sens encore "possédé" par mon propre fantôme (ouhhhhh...)
Cela fait déjà un petit moment que je me sens comme "piégé". Alors je résiste et je cherche une issue de secours...
Tu me copieras cent fois: le 'je' est une idée, le 'je' est une idée, le 'je' est une idée...
Quand il n'y a pas cette sur-interprétation mentale, alors la vision est claire, lumineuse. Tout est vivant. Tout est vie.
Pilote ou pas, ça donne envie de reprendre l'avion (en main). Il serait peut-être temps d'arrêter la vie de carte postale. Et comme on dit à Palo Alto, la carte postale n'est pas le territoire (et ne sent pas le sable chaud).
Je médite là-dessus.
A+
Paul
Je vais essayer.En cessant de s’accrocher à ce que disent les pensées. En laissant aller nos opinions et nos croyances.
(mais comme dirait maître Yoda: "No. Try not. Do... or do not. There is no try.")
Je me sens comme un enfant qui a déjà compris que le père noël n'existe pas mais qui continue à vouloir y croire.C'est comme de réaliser que le père noël n'existe pas. Il est impossible d'y croire par la suite et de plus, tout est clair d'un coup, sans équivoque.
Peut-être que j'ai peur de grandir (ce qui serait plutôt touchant). Mais je me demande s'il n'y a pas quelque chose de très égoïste là-dessous (tu comprends, les cadeaux...). Comme si la vie ne se suffisait pas à elle-même. Comme s'il fallait en tirer un quelconque "bénéfice" (le bonheur, le sens de la vie...)
De l'indicible légèreté de l'être...À mon sens, il n'existe aucune manière parfaite de verbaliser cela. En faisant appel aux mots, on tombe irrémédiablement dans la dualité.
Une chose que j'ai réalisée récemment, c'est que quand la vie reprend "possession" de l'être, alors tout ce qui est redevient vivant. Et beau. Comme si la vie s'aimait elle-même (désolé, je recommence)
Aujourd'hui je me sens encore "possédé" par mon propre fantôme (ouhhhhh...)
C'est vrai, mais il fallait bien que je trouve quelque chose :)Je vais te faire remarquer que dans ce long passage, le ‘je’ se résume à une idée
Cela fait déjà un petit moment que je me sens comme "piégé". Alors je résiste et je cherche une issue de secours...
Tu me copieras cent fois: le 'je' est une idée, le 'je' est une idée, le 'je' est une idée...
Je comprend la différence (enfin, je crois). Mais il me semble que même dans l'expérience perceptuelle il y a parfois/souvent des perceptions qui ne sont pas vraiment "brutes" (je dirais "pures"). Il y a des sensations sales/impures, entachées de mental. Un peu comme une espèce de réalité augmentée. Tu vois ce que je veux dire ?Je vais faire une distinction fictive entre l’expérience directe et indirecte. Je pourrais aussi dire expérience perceptuelle et conceptuelle.
L'expérience directe est l'expérience brute, sans intermédiaire, sans interprétation. Elle correspond à ce que l'on voit, entend, ressens en ce moment, dans l'immédiat. L’expérience indirecte se passe plutôt dans les pensées, les souvenirs, le savoir etc.
Quand il n'y a pas cette sur-interprétation mentale, alors la vision est claire, lumineuse. Tout est vivant. Tout est vie.
Très bon exempleJe te donne l'exemple d'un voyage à Bali.
Je vois très bien la différence, hélas (j'ai vécu un temps à Bali/Lombok, j'adore).Tu vois la différence ? Vivre Bali, ressentir Bali versus s'imaginer, être à Bali.
Comme dirait l'autre, y'a pas photo :)Laquelle de ces deux expériences est branché sur l’immédiat, le moment présent ? Laquelle flotte dans le passé et le futur
C'est exactement ça: ce n'est pas juste que j'ai cette idée en tête, c'est que je l'entretiens. Et je lui adjoins plein d'autres idées pour qu'elle se construise son petit monde, bien au chaud.Et si toutes les idées que tu entretiens à propos du ‘je’ n’étais qu’un Bali imaginaire
Pilote ou pas, ça donne envie de reprendre l'avion (en main). Il serait peut-être temps d'arrêter la vie de carte postale. Et comme on dit à Palo Alto, la carte postale n'est pas le territoire (et ne sent pas le sable chaud).
Je médite là-dessus.
A+
Paul