Curieux, impatient, angoissé, mais prêt.
Moderators: Chronophonix, Freddi
Re: Curieux, impatient, angoissé, mais prêt.
Bonjour Luc et Cat!!!
En effet, je n'ai finalment mis la main sur le net qu'aujourd'hui.
je suis dans le sud de l'inde pour un certain temps...
Je jetterai surement un coup d'oeil à ce qu'il se passe ici, bien sur, et je sais que la ou les personnes qui suivent cette conversation déjà depuis un temps sauront exactement comment t'accompagner...
la porte est en vue.... elle est là.
devant toi.
et derriere aussi.
tu dis: "Jusqu'a présent, j'ai accepté l'idée du "non-moi" comme une hypothèse, quelquechose qui ferait partie d'un monde magique et imaginaire, maintenant je veux voir si c'est vraiment vrai dans la vraie réalité."
Luc, regarde!!!
vois-tu VRAIMENT un moi ou un non-moi quelque part autour de toi?
REGARDE!!!
regarde clairement, simplement, avec ce regard détendu et large dont tu ma parlais....
et dis moi ce que tu vois.
vois-tu vraiment encore une seule trace de l'histoire de Luc?
vois-tu vraiment encore une seule trace des priorités et des préférences de Luc?
vois-tu le passé?
ces questions sont TRES importantes, pas en elles-meme parce que ce ne sont que des concepts en plus, mais elles pointent vers la simplicité et le naturel de la vie TELLE QU'ELLE EST.
C'est immédiat.
et dans cette immédiateté, Luc, je te jure qu'il n'y a pas de toi.
ni de non-toi.
Regarde.
juste regarder et c'est tout.
une pure absence.
la joie.
ta vraie joie.... celle dans laquelle tu "baignais" étant petit.
celle que tu recherches par dessous tout.
elle etait toujours là, ici, devant toi.... mais quand on croit aux concepts, elle semble se voiler un instant.
alors on REVERIFIE::
ya t il un toi quelque part, LUC?
y a t il un toi quelque part, Luc?
et enfin, y a t il un toi quelque part, Luc?
En effet, je n'ai finalment mis la main sur le net qu'aujourd'hui.
je suis dans le sud de l'inde pour un certain temps...
Je jetterai surement un coup d'oeil à ce qu'il se passe ici, bien sur, et je sais que la ou les personnes qui suivent cette conversation déjà depuis un temps sauront exactement comment t'accompagner...
la porte est en vue.... elle est là.
devant toi.
et derriere aussi.
tu dis: "Jusqu'a présent, j'ai accepté l'idée du "non-moi" comme une hypothèse, quelquechose qui ferait partie d'un monde magique et imaginaire, maintenant je veux voir si c'est vraiment vrai dans la vraie réalité."
Luc, regarde!!!
vois-tu VRAIMENT un moi ou un non-moi quelque part autour de toi?
REGARDE!!!
regarde clairement, simplement, avec ce regard détendu et large dont tu ma parlais....
et dis moi ce que tu vois.
vois-tu vraiment encore une seule trace de l'histoire de Luc?
vois-tu vraiment encore une seule trace des priorités et des préférences de Luc?
vois-tu le passé?
ces questions sont TRES importantes, pas en elles-meme parce que ce ne sont que des concepts en plus, mais elles pointent vers la simplicité et le naturel de la vie TELLE QU'ELLE EST.
C'est immédiat.
et dans cette immédiateté, Luc, je te jure qu'il n'y a pas de toi.
ni de non-toi.
Regarde.
juste regarder et c'est tout.
une pure absence.
la joie.
ta vraie joie.... celle dans laquelle tu "baignais" étant petit.
celle que tu recherches par dessous tout.
elle etait toujours là, ici, devant toi.... mais quand on croit aux concepts, elle semble se voiler un instant.
alors on REVERIFIE::
ya t il un toi quelque part, LUC?
y a t il un toi quelque part, Luc?
et enfin, y a t il un toi quelque part, Luc?
Re: Curieux, impatient, angoissé, mais prêt.
Bonjour Laurent,
j'espère que le voyage se passe bien.
Merci d'avoir pris le temps de continuer à m'aider, malgré un accès internet que j'imagine difficile, et probablement bien d'autre choses à faire en Inde que rester devant un écran... :-)
Quand je regarde simplement ce qui est, sans modification, alors, je suis dans l'instant. Et dans l'instant, je ne vois pas de passé, ni d'histoire, ni de priorité ou préférence. Dans l'instant, il n'y a que l'instant. Des sensations physiques, des émotions (presque la même chose finalement), des pensées qui courent dans ma tête, et une sensation d'être présent au coeur de tout ça.
ps: une chose intéressante, vue ce soir: mes pensées ne sont pas continues. C'est une illusion. Elles naissent et meurent à chaque instant, tellement vite qu'on croit à la continuité si on regarde de loin.
Bien à toi, à vous, à tous
Luc
j'espère que le voyage se passe bien.
Merci d'avoir pris le temps de continuer à m'aider, malgré un accès internet que j'imagine difficile, et probablement bien d'autre choses à faire en Inde que rester devant un écran... :-)
?REGARDE!!!
regarde clairement, simplement, avec ce regard détendu et large dont tu ma parlais....
et dis moi ce que tu vois.
vois-tu vraiment encore une seule trace de l'histoire de Luc?
vois-tu vraiment encore une seule trace des priorités et des préférences de Luc?
vois-tu le passé
Quand je regarde simplement ce qui est, sans modification, alors, je suis dans l'instant. Et dans l'instant, je ne vois pas de passé, ni d'histoire, ni de priorité ou préférence. Dans l'instant, il n'y a que l'instant. Des sensations physiques, des émotions (presque la même chose finalement), des pensées qui courent dans ma tête, et une sensation d'être présent au coeur de tout ça.
Dans l'immédiateté, je n'arrive pas à le trouver, ni à ne pas le trouver. Je continue à regarderya t il un toi quelque part, LUC?
y a t il un toi quelque part, Luc?
et enfin, y a t il un toi quelque part, Luc?
ps: une chose intéressante, vue ce soir: mes pensées ne sont pas continues. C'est une illusion. Elles naissent et meurent à chaque instant, tellement vite qu'on croit à la continuité si on regarde de loin.
Bien à toi, à vous, à tous
Luc
- Véronique BAERT
- Posts: 5
- Joined: Tue Jan 17, 2012 4:55 pm
Re: Curieux, impatient, angoissé, mais prêt.
Bonjour, Luc :-)
Présente sur le forum, je reprends le fil :-)
J'ai relu toute la discussion, et là, maintenant, ce qui me fait tilter, c'est cette sensation confortable et rassurante dont tu parles : est ce un besoin de continuité, de sensation de "durée", de stabilité qui se fait jour? et dans ce cas, est-ce nécessaire et pour qui?
Tu dis aussi :"Donc je la vois vraiment comme ça, une réaction a un fonctionnement de l'esprit que l'esprit considère comme normal/satisfaisant, un signal "tout va bien". Mais c'est juste un ressenti, pas de moi la dedans."
L'esprit? Qui est ce? Qui "considère" les choses comme normales ou satisfaisantes? Tout va bien....mais pour qui?
Je te propose de regarder, encore, par là. Y a-t-il quelqu'un qui "doit" aller bien? Ou est ce que les choses sont ce qu'elles sont, et c'est tout?
Autrement dit est-il possible de décider ce qui va bien ou mal?
Regarde et dis moi ce que tu vois
Au plaisir de te lire :-)
Bonne journée!
Véronique
Présente sur le forum, je reprends le fil :-)
J'ai relu toute la discussion, et là, maintenant, ce qui me fait tilter, c'est cette sensation confortable et rassurante dont tu parles : est ce un besoin de continuité, de sensation de "durée", de stabilité qui se fait jour? et dans ce cas, est-ce nécessaire et pour qui?
Tu dis aussi :"Donc je la vois vraiment comme ça, une réaction a un fonctionnement de l'esprit que l'esprit considère comme normal/satisfaisant, un signal "tout va bien". Mais c'est juste un ressenti, pas de moi la dedans."
L'esprit? Qui est ce? Qui "considère" les choses comme normales ou satisfaisantes? Tout va bien....mais pour qui?
Je te propose de regarder, encore, par là. Y a-t-il quelqu'un qui "doit" aller bien? Ou est ce que les choses sont ce qu'elles sont, et c'est tout?
Autrement dit est-il possible de décider ce qui va bien ou mal?
Regarde et dis moi ce que tu vois
Au plaisir de te lire :-)
Bonne journée!
Véronique
Re: Curieux, impatient, angoissé, mais prêt.
Bonjour Véronique
Merci de venir m'aider aussi :) Ca me touche beaucoup de voir que les "accompagnateurs" se relaient au sein des différentes conversations pour que le travail puisse continuer.
La sensation dont tu parles est difficile d'accès, je ne la sens vraiment que quand je me place dans le regard de ce qui est, après un moment, quand les pensées se calment. Je n'arrive pas à la regarder longtemps, le regarde est entraîné ailleurs, ni à trouver son origine. Il y a une idée de continuité qui est présente, il me semble bien, mais ce n'est pas plus précis que ça. Je continue à regarder, peut être cela deviendra plus clair.
Voila ce que je vois en ce moment.
A très bientôt
Luc
Merci de venir m'aider aussi :) Ca me touche beaucoup de voir que les "accompagnateurs" se relaient au sein des différentes conversations pour que le travail puisse continuer.
La sensation dont tu parles est difficile d'accès, je ne la sens vraiment que quand je me place dans le regard de ce qui est, après un moment, quand les pensées se calment. Je n'arrive pas à la regarder longtemps, le regarde est entraîné ailleurs, ni à trouver son origine. Il y a une idée de continuité qui est présente, il me semble bien, mais ce n'est pas plus précis que ça. Je continue à regarder, peut être cela deviendra plus clair.
Je vois des pensées ici, des processus mentaux qui analysent et comparent et concluent.L'esprit? Qui est ce? Qui "considère" les choses comme normales ou satisfaisantes? Tout va bien....mais pour qui?
Le mental dit "ceci va bien" ou "ceci va mal". Plus je regarde, et plus j'ai l'impression que c'est plus ou moins automatique. Une sensation, ou une situation, cela est. Bien ou mal, ça c'est une étiquette après analyse du mental et comparaison par rapport à ses attentes/préférences etc...Autrement dit est-il possible de décider ce qui va bien ou mal?
Voila ce que je vois en ce moment.
A très bientôt
Luc
- Véronique BAERT
- Posts: 5
- Joined: Tue Jan 17, 2012 4:55 pm
Re: Curieux, impatient, angoissé, mais prêt.
Bonjour :-)
Super!!! Je résume donc : tu vois des pensées, des processus mentaux, des sensations, des analyses du mental, qui sont encore des successions de pensées, des commentaires....tout ça apparaît et disparaît, le regard est entraîné ailleurs....
Super, c'est la bonne piste :-)
Bien ou mal, c'est une étiquette après analyse du mental et comparaison... Oui!
Et dans le corps ça se passe comment? Comment sens-tu ton corps, qu'est ce qui s'y passe, là, maintenant?
Y a-t-il quelqu'un à qui il appartient? qui le dirige?
Regarde simplement, tranquillement: Comment se font les actions? Manger, se brosser les dents, s'habiller, toutes les actions quotidiennes, comment se font-elles?
Y a-t-il quelqu'un qui décide de tout ça au départ?
C'est super, tu regardes honnêtement :-)
Je te souhaite une bonne journée
A très bientôt
Véronique
Super!!! Je résume donc : tu vois des pensées, des processus mentaux, des sensations, des analyses du mental, qui sont encore des successions de pensées, des commentaires....tout ça apparaît et disparaît, le regard est entraîné ailleurs....
Super, c'est la bonne piste :-)
Bien ou mal, c'est une étiquette après analyse du mental et comparaison... Oui!
Et dans le corps ça se passe comment? Comment sens-tu ton corps, qu'est ce qui s'y passe, là, maintenant?
Y a-t-il quelqu'un à qui il appartient? qui le dirige?
Regarde simplement, tranquillement: Comment se font les actions? Manger, se brosser les dents, s'habiller, toutes les actions quotidiennes, comment se font-elles?
Y a-t-il quelqu'un qui décide de tout ça au départ?
C'est super, tu regardes honnêtement :-)
Je te souhaite une bonne journée
A très bientôt
Véronique
Re: Curieux, impatient, angoissé, mais prêt.
Bonjour Véronique,
C'est nouveau de regarder mes actions de cette manière (pour l'instant je ne regardais que les pensées et les émotions), et c'est intéressant, je continue donc dans cette voie.
A bientôt
Bien à toi
Luc
Quand il ne fait rien et que je le "regarde", je sens juste le contact avec les objets (chaise, table, sol), ma respiration, de zones plus ou moins contractées, et puis une sorte de vibration, de frémissement discret partout ailleurs.Comment sens-tu ton corps, qu'est ce qui s'y passe, là, maintenant?
Les actions quotidiennes se font toutes seules. Quand je me brosse les dents ou que je me rase, généralement mon esprit vadrouille, je ne suis pas présent. Donc ça se fait tout seul. Quand je marche, il n'y a personne qui réfléchit à mettre un pied devant l'autre, pareil quand je tape sur le clavier, c'est automatique. Mais toutes ces actions ont été appprises, et répétées: le corps récite.Comment se font les actions? Manger, se brosser les dents, s'habiller, toutes les actions quotidiennes, comment se font-elles?
Ca c'est plus dur à voir. Déjà, j'ai beau voir que beaucoup de mes actions sont automatiques, l'idée ne plait pas du tout à mon mental et des résistances s'élèvent. Et en plus, il n'y aurait personne qui décide? La, le mental n'est franchement pas d'accord. Alors je regarde, et je ne vois personne qui donne l'ordre au corps de faire telle ou telle chose. Mais je n'arrive pas à voir d'ou ça vient pour autant. Je sens parfois une volonté diffuse de faire telle ou telle chose, mais volonté de qui? Et est ce que la volonté est antérieure au geste, je ne peux pas en être sur non plus.Y a-t-il quelqu'un qui décide de tout ça au départ?
C'est nouveau de regarder mes actions de cette manière (pour l'instant je ne regardais que les pensées et les émotions), et c'est intéressant, je continue donc dans cette voie.
A bientôt
Bien à toi
Luc
- Véronique BAERT
- Posts: 5
- Joined: Tue Jan 17, 2012 4:55 pm
Re: Curieux, impatient, angoissé, mais prêt.
Bonjour Luc,
Super, tu es sur la voie, s'il doit y avoir une voie ;-) ! c'est dans cette direction qu'il te faut regarder, maintenant : tu as pu voir que certaines actions se font toutes seules, mais tu n'es pas sûr pour autant qu'il n'y ait pas une volonté au départ, si j'ai bien compris.
Et s'il n'y avait personne à aucun moment, et que les actions se faisaient, tout simplement? A un moment donné et sans intention? Qu'est ce que ça donne comme sensation, ça?
Je te suis :-)
Avec attention et amour
A très bientôt :-)
Véronique
Super, tu es sur la voie, s'il doit y avoir une voie ;-) ! c'est dans cette direction qu'il te faut regarder, maintenant : tu as pu voir que certaines actions se font toutes seules, mais tu n'es pas sûr pour autant qu'il n'y ait pas une volonté au départ, si j'ai bien compris.
Peux-tu me dire comment une action devient ton action?Mais je n'arrive pas à voir d'ou ça vient pour autant. Je sens parfois une volonté diffuse de faire telle ou telle chose, mais volonté de qui? Et est ce que la volonté est antérieure au geste, je ne peux pas en être sur non plus.
Et s'il n'y avait personne à aucun moment, et que les actions se faisaient, tout simplement? A un moment donné et sans intention? Qu'est ce que ça donne comme sensation, ça?
Je te suis :-)
Avec attention et amour
A très bientôt :-)
Véronique
Re: Curieux, impatient, angoissé, mais prêt.
Bonjour Véronique :)
Parfois une sensation de peur apparait au creux de l'estomac, ou de serrement dans la poitrine/gorge.
Je continue à regarder.
Merci à toi
A très bientôt :)
Luc
C'est cela. En fait, en regardant, je vois que la plupart des actions quotidiennes sont des réponses automatiques du corps à des envies, des besoins, des émotions, des pensées. J'ai bien vu que l'action se déroule seule, mais au départ, il y a un déclencheur.tu as pu voir que certaines actions se font toutes seules, mais tu n'es pas sûr pour autant qu'il n'y ait pas une volonté au départ, si j'ai bien compris
j'ai l'impression que ça a a voir avec deux choses: d 'abord le degré de présence : si je suis très concentré sur ce que je suis en train de faire (expérience compliquée par ex.), alors j'ai l'impression d'être l'auteur de mon action. Et puis aussi la préméditation: si j'ai longtemps préparé/réfléchi telle ou telle action, je me l'approprie. En même temps, j'ai déjà constaté qu'un action répétée longtemps à l'avance (un cours magistral, une scène de théâtre) était bien "meilleure" (fluide? facile?) si au moment de la réalisation, elle était "lâchée", si je la laissait se dérouler seule.Peux-tu me dire comment une action devient ton action?
Quand j'imagine ça, quand j'essaie de voir ce qui se passe si je laisse le corps faire tout seul, il y a un calme, une fluidité, et une légèreté qui s'installe. Parfois je reste immobile, parfois non. Mais ça ne dure pas longtemps.Et s'il n'y avait personne à aucun moment, et que les actions se faisaient, tout simplement? A un moment donné et sans intention? Qu'est ce que ça donne comme sensation, ça?
Parfois une sensation de peur apparait au creux de l'estomac, ou de serrement dans la poitrine/gorge.
Je continue à regarder.
Merci à toi
A très bientôt :)
Luc
- Véronique BAERT
- Posts: 5
- Joined: Tue Jan 17, 2012 4:55 pm
Re: Curieux, impatient, angoissé, mais prêt.
Coucou :-)
Je te propose d'aller dans cette sensation de peur, ou de serrement dans la poitrine, vas-y, laisse la grandir , demande lui ce qu'elle peut bien avoir à te dire, et qui cette peur essaie de protéger. Vas y, vraiment, enfonce toi dedans! C'est exactement ça!
S'il y a peur qui se lève quand tu regardes les actions en cours, à quel moment apparaît elle, que cherche-t-elle à cacher :-)
Tu dis préparer, préméditer une action : là aussi, regarde comment cette préparation commence, y a-t-il quelqu'un qui est à l'origine de la préméditation? à quel moment, à quoi ressemble-t-il, ce quelqu'un? Tu vois?
Oui, oui, les actions sont fluides et légères :-)
bon je te laisse....à tes observations! :-)
Bonne journée!
Avec amour
Véronique
Je te propose d'aller dans cette sensation de peur, ou de serrement dans la poitrine, vas-y, laisse la grandir , demande lui ce qu'elle peut bien avoir à te dire, et qui cette peur essaie de protéger. Vas y, vraiment, enfonce toi dedans! C'est exactement ça!
S'il y a peur qui se lève quand tu regardes les actions en cours, à quel moment apparaît elle, que cherche-t-elle à cacher :-)
Tu dis préparer, préméditer une action : là aussi, regarde comment cette préparation commence, y a-t-il quelqu'un qui est à l'origine de la préméditation? à quel moment, à quoi ressemble-t-il, ce quelqu'un? Tu vois?
Oui, oui, les actions sont fluides et légères :-)
bon je te laisse....à tes observations! :-)
Bonne journée!
Avec amour
Véronique
Re: Curieux, impatient, angoissé, mais prêt.
Chère Véronique,
En fait, quand tu me demandais
Je réalise que cet état de peur/tension est fréquent au quotidien, est-ce intéressant de l'explorer à chaque fois ou plutôt quand il surgit à cause de mon investigation?
A très bientôt!
Merci :)
Luc
En fait non, il n'y a personne là non plus. La réfléxion sur telle ou telle action (ou quelques réfléxion que ce soit en fait) se déclenche seule, soit en réponse à un élément extérieur, soit en réponse à une autre pensée, soit en apparence spontanément. Mais il n'y a personne qui décide de commencer à réfléchir ou à préméditer.Tu dis préparer, préméditer une action : là aussi, regarde comment cette préparation commence, y a-t-il quelqu'un qui est à l'origine de la préméditation? à quel moment, à quoi ressemble-t-il, ce quelqu'un? Tu vois?
En fait, quand tu me demandais
ma première réponse que je ne sais trop pourquoi j'ai finalement modifié, me parait finalement plus vraie: une action devient "mon" action quand je suis identifié au flux de pensée qui est à l'orgine de l'action et/ou qui la suit et la contrôle.Peux-tu me dire comment une action devient ton action?
Quand je laisse la peur aller, et grandir, il se produit un dégagement d'énergie énorme, qui irradie partout ,comme si la peur était un tas d'énergie retenue prisonière quelquepart. C'est parfois dur à supporter. En même temps, je vois des trains de pensées très rapides, trop rapides pour en perçevoir le sens. Après, quand c'est fini, l'esprit est clair et vaste. Beaucoup moins de pensées. Mais là encore, ça ne dure pas.Je te propose d'aller dans cette sensation de peur, ou de serrement dans la poitrine, vas-y, laisse la grandir , demande lui ce qu'elle peut bien avoir à te dire, et qui cette peur essaie de protéger.
Je réalise que cet état de peur/tension est fréquent au quotidien, est-ce intéressant de l'explorer à chaque fois ou plutôt quand il surgit à cause de mon investigation?
A très bientôt!
Merci :)
Luc
Re: Curieux, impatient, angoissé, mais prêt.
Chère Véronique,
en regardant mes peurs, et en fait toutes mes émotions négatives, je vois la même chose: un courant de pensée, plus ou moins profond et accessible, qui provoque une réaction dans le corps. Et rien que cela. Parfois de voir cela suffit à faire disparaitre l'émotion, parfois non, mais une distance se crée: ce n'est "que" cela, des pensées, rien de très solide finalement. Et quand je peux voir le courant de pensées en question, je vois que la plupart du temps elles sont fausses. C'est incroyable la quantité de mensonges que les pensées peuvent raconter. Et incroyable comme moins d'une seconde, une toute petite pensée peut changer complètement l'humeur du moment, provoquer une forte émotion ou juste un bruit de fond émotionnel, et comme le fait de voir qu'elle raconte n'importe quoi suffit à faire basculer tout le processus. Je vois que j'ai tendance à croire vraie a priori toute pensée qui s'élève comme si elle venait de "moi", mais en fait, quand je les regarde, je ne peux plus croire mes pensées.
Ce qui m'embête dans ce que je te dis, c'est que du coup j'ai l'impression d'avoir deux modes de fonctionnement: le mode "regard" ou je ne crois plus mes pensées, et le mode de tous les jours ou je suis totalement identifié avec elles, emporté par les jugements ou les émotions qu'elles m'imposent, bref totalement inconscient que tout cela est artificiel et sans réalité.
En regardant de près la peur qui s'élève parfois lorsque je regarde, je commence à discerner certaines choses : la peur de perdre ce qui m'est familier, la peur de ne pas avoir de contrôle ni de libre-arbitre, de n'être qu'une sorte de machine, un robot, un pantin sans vie balloté par le flux des évènements, la peur en fait de ne pas exister. Je vois que cette peur est un mécanisme de protection de mon identité qui est fortement attachée à tout cela (ma liberté, ma vie, mes décisions, mon intelligence, ma "sagesse", mon univers quotidien..). Parfois je ne sens pas de courant de pensée à l'orginine de la peur, mais j'entends à la place comme un cri de peur mental. Je me rends compte que je me défends contre mes investigations comme si elle s'attaquaient à ce que j'ai de plus précieux.
Cette peur là ne disparait pas quand je la regarde, elle s'atténue un peu, j'ai du mal à voir ce qu'il y a exactement derrière.
Voila pour mes observations du moment
A très bientôt! :)
Luc
en regardant mes peurs, et en fait toutes mes émotions négatives, je vois la même chose: un courant de pensée, plus ou moins profond et accessible, qui provoque une réaction dans le corps. Et rien que cela. Parfois de voir cela suffit à faire disparaitre l'émotion, parfois non, mais une distance se crée: ce n'est "que" cela, des pensées, rien de très solide finalement. Et quand je peux voir le courant de pensées en question, je vois que la plupart du temps elles sont fausses. C'est incroyable la quantité de mensonges que les pensées peuvent raconter. Et incroyable comme moins d'une seconde, une toute petite pensée peut changer complètement l'humeur du moment, provoquer une forte émotion ou juste un bruit de fond émotionnel, et comme le fait de voir qu'elle raconte n'importe quoi suffit à faire basculer tout le processus. Je vois que j'ai tendance à croire vraie a priori toute pensée qui s'élève comme si elle venait de "moi", mais en fait, quand je les regarde, je ne peux plus croire mes pensées.
Ce qui m'embête dans ce que je te dis, c'est que du coup j'ai l'impression d'avoir deux modes de fonctionnement: le mode "regard" ou je ne crois plus mes pensées, et le mode de tous les jours ou je suis totalement identifié avec elles, emporté par les jugements ou les émotions qu'elles m'imposent, bref totalement inconscient que tout cela est artificiel et sans réalité.
En regardant de près la peur qui s'élève parfois lorsque je regarde, je commence à discerner certaines choses : la peur de perdre ce qui m'est familier, la peur de ne pas avoir de contrôle ni de libre-arbitre, de n'être qu'une sorte de machine, un robot, un pantin sans vie balloté par le flux des évènements, la peur en fait de ne pas exister. Je vois que cette peur est un mécanisme de protection de mon identité qui est fortement attachée à tout cela (ma liberté, ma vie, mes décisions, mon intelligence, ma "sagesse", mon univers quotidien..). Parfois je ne sens pas de courant de pensée à l'orginine de la peur, mais j'entends à la place comme un cri de peur mental. Je me rends compte que je me défends contre mes investigations comme si elle s'attaquaient à ce que j'ai de plus précieux.
Cette peur là ne disparait pas quand je la regarde, elle s'atténue un peu, j'ai du mal à voir ce qu'il y a exactement derrière.
Voila pour mes observations du moment
A très bientôt! :)
Luc
Re: Curieux, impatient, angoissé, mais prêt.
Cher tous,
mes guides se font bien silencieux en ce moment..
j'essaie de continuer mon enquête seul, mais j'ai du mal, je me disperse beaucoup.
Si quelq'un veut bien m'aider à me recentrer de temps en temps, ici ou en chat, ça faciliterait beaucoup les choses, le "moi" est tenace :)
Merci par avance pour votre aide :)
All the best
Luc
mes guides se font bien silencieux en ce moment..
j'essaie de continuer mon enquête seul, mais j'ai du mal, je me disperse beaucoup.
Si quelq'un veut bien m'aider à me recentrer de temps en temps, ici ou en chat, ça faciliterait beaucoup les choses, le "moi" est tenace :)
Merci par avance pour votre aide :)
All the best
Luc
- Chronophonix
- Posts: 598
- Joined: Wed Jan 11, 2012 10:59 pm
- Location: France
- Contact:
Re: Curieux, impatient, angoissé, mais prêt.
Bonjour Luc
Ici, c'est Michel
Voyant que Véronique n'a pas répondu depuis le 15/02, je prends un peu le relai jusqu'à son retour.
Vers lequel des deux modes sens-tu que la vie te conduis ? Maintenant que tu as entrevu ce "mode regard", as-tu vraiment le choix ?
Il te faut donc pratiquer ce mode "regard" régulièrement, tous les jours, résolument et obstinément; regarder, c'est comme apprendre à jouer d'un instrument de musique, il faut de la pratique; là, l'instrument, c'est toi-même, alors offre-toi la possibilité d'apprendre à lui faire jouer sa plus belle musique !
Hé oui, ça en fait, des illusions à perdre, n'est-ce pas ? Mais tu ne perdras rien d'autres que les "ma" et les "mon", le reste sera toujours là : la liberté, la vie, les décisions, l'intelligence, la sagesse, l'univers quotidien. Simplement, tout cela se fera sans un "moi" aux commandes. C'est tellement plus pratique !
Voilà, Luc, tu peux me répondre, je suis les fils de discussion régulièrement.
Bien à toi
Michel
PS/ je te suggère un article à lire : http://bit.ly/ys0k59 L'expérience de la peur et de la mort de l'individualité y est parfaitement décrite.
Ici, c'est Michel
Voyant que Véronique n'a pas répondu depuis le 15/02, je prends un peu le relai jusqu'à son retour.
Ce qui m'embête dans ce que je te dis, c'est que du coup j'ai l'impression d'avoir deux modes de fonctionnement: le mode "regard" ou je ne crois plus mes pensées, et le mode de tous les jours ou je suis totalement identifié avec elles, emporté par les jugements ou les émotions qu'elles m'imposent, bref totalement inconscient que tout cela est artificiel et sans réalité.
Vers lequel des deux modes sens-tu que la vie te conduis ? Maintenant que tu as entrevu ce "mode regard", as-tu vraiment le choix ?
Il te faut donc pratiquer ce mode "regard" régulièrement, tous les jours, résolument et obstinément; regarder, c'est comme apprendre à jouer d'un instrument de musique, il faut de la pratique; là, l'instrument, c'est toi-même, alors offre-toi la possibilité d'apprendre à lui faire jouer sa plus belle musique !
Je vois que cette peur est un mécanisme de protection de mon identité qui est fortement attachée à tout cela (ma liberté, ma vie, mes décisions, mon intelligence, ma "sagesse", mon univers quotidien..).
Hé oui, ça en fait, des illusions à perdre, n'est-ce pas ? Mais tu ne perdras rien d'autres que les "ma" et les "mon", le reste sera toujours là : la liberté, la vie, les décisions, l'intelligence, la sagesse, l'univers quotidien. Simplement, tout cela se fera sans un "moi" aux commandes. C'est tellement plus pratique !
Voilà, Luc, tu peux me répondre, je suis les fils de discussion régulièrement.
Bien à toi
Michel
PS/ je te suggère un article à lire : http://bit.ly/ys0k59 L'expérience de la peur et de la mort de l'individualité y est parfaitement décrite.
«Pas ce qui devrait être, ce qui est» (Swami Prajnanpad)
Re: Curieux, impatient, angoissé, mais prêt.
Bonjour Michel,
merci beaucoup pour le relais :)
Je suis un peu confus, c'est comme si il y avait une partie de moi qui travaille vers la réalisation du non-je, qui lit des articles, qui médite, qui est assez déterminée, et une autre partie qui voit que de toute façon ça ne dépend pas vraiment de moi...
Je vais faire de mon mieux pour pratiquer le regard de toute façon. Et peut être essayer des "cloches de rappel", des trucs qu'utilisent les pratiquants zen pour se rappeler la pleine conscience au cours de la journée.
Merci pour l'article de Betty, très poignant... le début, ça me rappelle ce que j'ai pu ressentir lors de crises de panique avec sensation de mort imminente... Mais se laisser aller dans ces moments là, en l'état actuel des choses , ça semble quasi-impossible. En même temps, pour voir l'illusion du "Je", est-il nécessaire de passer par quelquechose d'aussi extrême que ce qu'elle a vécu? Parfois ça semble arriver quasimment tout seul..
Encore merci pour ton aide et à bientôt
Luc
merci beaucoup pour le relais :)
Ce qui est vu en mode '"regard" est réel, le reste du temps je vis dans un film créé par le mental. Donc non je n'ai pas le choix si je veux la vérité. Et en même temps, je n'ai pas vraiment l'impression qu'il y ait choix en fait, je subis cela. Parfois le regard revient en fin de journée et je me rends compte que j'étais perdu dans mes pensées depuis le matin. Comme un dormeur qui ne peut pas vraiment choisir de se réveiller au milieu d'un rêve, j'ai l'impression que quand je suis pris dans le flots des pensées, je suis juste inconscient et ne peux rien faire pour changer de "mode".Vers lequel des deux modes sens-tu que la vie te conduis ? Maintenant que tu as entrevu ce "mode regard", as-tu vraiment le choix ?
Je suis un peu confus, c'est comme si il y avait une partie de moi qui travaille vers la réalisation du non-je, qui lit des articles, qui médite, qui est assez déterminée, et une autre partie qui voit que de toute façon ça ne dépend pas vraiment de moi...
Je vais faire de mon mieux pour pratiquer le regard de toute façon. Et peut être essayer des "cloches de rappel", des trucs qu'utilisent les pratiquants zen pour se rappeler la pleine conscience au cours de la journée.
Merci pour l'article de Betty, très poignant... le début, ça me rappelle ce que j'ai pu ressentir lors de crises de panique avec sensation de mort imminente... Mais se laisser aller dans ces moments là, en l'état actuel des choses , ça semble quasi-impossible. En même temps, pour voir l'illusion du "Je", est-il nécessaire de passer par quelquechose d'aussi extrême que ce qu'elle a vécu? Parfois ça semble arriver quasimment tout seul..
Encore merci pour ton aide et à bientôt
Luc
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Re: Curieux, impatient, angoissé, mais prêt.
Bonjour Luc
Un petit exercice pour développer le "mode regard"
Je rajouterai ceci : respire deux odeurs différentes alternativement, puis essaie de penser à ce qui les différencie; tu seras sans doute assez rapidement à cours de mots ! Mais en direct, tu n'as aucun doute que ces odeurs sont différentes, n'est-ce pas ?
Vois si cette pratique t'est utile.
Choisis ta partie ! La liberté de l'être ou l'esclavage du mental. Au stade où tu en es, les choses ne se feront pas toutes seules ! La "partie" qui travaille à la réalisation du "non-Je" se dissoudra d'elle même quand elle n'aura plus d'utilité.
Chaque chemin est différent, mais aucun n'est gratuit ! Tu ne peux pas savoir à l'avance quelles "plumes" tu vas y laisser.
A bientôt
Michel
Un petit exercice pour développer le "mode regard"
La plupart du temps, lorsque des personnes viennent humer une fleur, une rose par exemple, ils font deux choses : d'abord, ils identifient le parfum, (oh, ça sent la rose, aucun doute à ce sujet), ensuite, ils pensent, ou disent "ça sent bon"; et c'est tout, il s'en vont et oublient la rose.
Ainsi, ils n'ont pas vraiment senti quoi que ce soit, ils ont juste pensé à la rose et au parfum , en le qualifiant la plupart du temps d'agréable ou désagréable.
Mais si je veux connaître ce que le "sentir" est vraiment, quelle est la nature du "sentir", je vais garder mes narines grandes ouvertes tout contre la fleur et respirer le parfum pendant 15, 20 secondes ou plus, et voir/observer/ressentir en profondeur ce qu'il se passe. Après, mettons 30 secondes de pur "sentir", sans aucune pensée, je m'arrête et passe à autre chose. Pas de mots, pas de conclusion, juste l'instant présent et l'expérience complète, vivante du "sentir".
C'est un bon exercice, parce qu'il est difficile de trouver des mots pour décrire ce genre d'expérience; si l'on observe une rose pendant 30 secondes, on pourra surement parler pendant 30 secondes au sujet de cette observation; par contre, si l'on respire le parfum d'une rose pendant 30 secondes, il va être bien malaisé d'en parler pendant 30 secondes...
Là où je vis, au printemps, je peux passer de la rose aux lys, puis au lilas pour terminer avec les iris : quatre parfum trés différents, qui se résolvent en une unité, la véritable nature du "sentir".
Je rajouterai ceci : respire deux odeurs différentes alternativement, puis essaie de penser à ce qui les différencie; tu seras sans doute assez rapidement à cours de mots ! Mais en direct, tu n'as aucun doute que ces odeurs sont différentes, n'est-ce pas ?
Vois si cette pratique t'est utile.
Je suis un peu confus, c'est comme si il y avait une partie de moi qui travaille vers la réalisation du non-je, qui lit des articles, qui médite, qui est assez déterminée, et une autre partie qui voit que de toute façon ça ne dépend pas vraiment de moi...
Choisis ta partie ! La liberté de l'être ou l'esclavage du mental. Au stade où tu en es, les choses ne se feront pas toutes seules ! La "partie" qui travaille à la réalisation du "non-Je" se dissoudra d'elle même quand elle n'aura plus d'utilité.
En même temps, pour voir l'illusion du "Je", est-il nécessaire de passer par quelquechose d'aussi extrême que ce qu'elle a vécu? Parfois ça semble arriver quasiment tout seul..
Chaque chemin est différent, mais aucun n'est gratuit ! Tu ne peux pas savoir à l'avance quelles "plumes" tu vas y laisser.
A bientôt
Michel
«Pas ce qui devrait être, ce qui est» (Swami Prajnanpad)
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