Le rire est une liberté, car il est indépendant de ce qui l'a créé. Il n'y a pas d'ego dans le rire, mais il y en a un avant et un après..., les volets s'ouvrent un moment sur le ciel.
Je comprends ton sentiment de "désespérétude". Mais si tu veux couper toutes les branches de l'arbre touffu, c'est effectivement désespérant ; vaut mieux s'intéresser à la racine, même si c'est difficile.
Tout, toutes tes pensées (toutes !!), dérivent de la pensée-racine moi-je. Quand tu dis que tu ne vois pas de pensée-racine "moi", ce qui te dit que tu ne vois pas fait partie de cette pensée-racine ! Cette pensée crée ta réalité, sous la forme où tu la perçois (Vincent et ses qualificatifs ou qualifications) et cette réalité perçue, appelée moi, est un film invisible qui te sépare du monde, de la vraie Réalité, de ce qui est, hors temps, hors causalité.
Il n'y a pas de problème avec cette pensée moi-je, c'est une pensée : une dénomination vide, comme la pensée Godzilla. La pensée Godzilla est réelle, puisque tu la perçois, mais elle est vide : Godzilla est une fiction. Même chose pour le moi : la pensée moi est réelle, tu la perçois, elle te fait dire je-moi et tout le cortège qui va ensuite avec, mais elle est vide : tu ne trouveras rien à quoi elle se rattache "pour de vrai". Et lorsque la pensée moi est désinvestie, plus crue, négligée, reléguée à sa place de pensée comme une autre, la vie continue comme avant ; la vie est la vie avant que la pensée moi-je ne vienne, et elle continue après que la pensée moi-je soit vue comme vide. Fais l'expérience de réaliser que toute la vie, tout ce que tu perçois, se déroule, existe, sans pensée moi-je. Ressens ce que cela te fait de voir vivre un Vincent, qui vit ce qu'il a à vivre, simplement. Il lui arrive des trucs, des actions ont lieu, évidentes (un énervement apparaît), subtiles (la digestion se fait...), des décisions se prennent après de longs calculs ou tergiversations, ou spontanément... Tout ce bal se fait sans "moi", "tu" est en surplus. Pas besoin de saler le sel.
Le découragement est sain. Mais qui se décourage ? Il y a découragement..., ça oui. "Je" "me" décourage : une pensée vide, pleine de rien qui est cru. Si ce n'est pas cru, "tu" es cuit..., et la vie va.
Enquête sérieusement, questionne la réalité de Godzilla-moi. Profite de ta capacité à vivre la Présence en méditation pour sentir l'intrusion de la pensée moi et, surtout, la croyance en sa réalité apparente. Vois que tout se fait très bien sans "toi".
Avec sans-toi, Iprian.
comment dépasser certains blocages ?
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