Bonjour Fabienne :-)
-non, bien sûr, mais être dans l'acceptation n'apporte pas la paix
Il y a souvent un contresens sur le terme acceptation. Il parait souvent être entendu comme résignation, or ce n'est pas le sens d'acceptation ici. Accepter a le sens de reconnaitre ce fait (au lieu de lutter contre, ou fuir). Reconnaitre que c'est ainsi, que c'est ce qui est.
Observe les choses en toi :
Des pensées s'invitent, accompagnées d'émotions "désagréables" (tu pourrais mettre les étiquettes peur, angoisse), raidissement, de contractions dans le corps...
Le réflexe courant est une tentative de maitrise ("lutte", "effort" sont des mots qui reviennent souvent dans tes posts, ou la fuite (les lectures, écoutes...). La tentive de maîtrise étant une forme de fuite. Et tu constates toi-même que c'est vain... Tu le dis : tu n'as aucun contrôle sur ces pensées et émotions qui émergent en toi. Elles émergent hors de ton contrôle...
Donc, à quoi bon lutter, c'est un gaspillage d'énergie. Ce n'est pas un choix valable, débouchant sur le mieux-être que tu espères. Il n'apporte que tension, lutte, effort, dépit, déception, tristesse.
Ta marge de manoeuvre n'est pas là : tu as une autre choix : considérer ces pensées/émotions, leur donner la possibilité d'être écoutées (et c'est les accepter, dans le sens de t'ouvrir à elle). À ce moment-là, il n'y a plus de lutte, plus d'effort, de tension. C'est pour ça que quand tu écris
"mais être dans l'acceptation n'apporte pas la paix", je pense que tu n'as peut-être pas reellement été dans une acceptation totale, un accueil :-)
Donne-toi les moyen d'expérimenter cette possibilité. Prends-toi comme sujet d'expérimentation, d'observation. Sois à l'écoute de l'apparition des pensées/émotions, refus-fuite/acceptation, ce couple tensions/abscence de tensions. Fais-moi part de tes observations.
Ce que tu espères retrouver est un espace d'absence de tension, non ? C'est en comprenant la tension, en allant au-delà, que la paix réapparaitra. Elle est juste derrière :-)
Ce n'est pas dans la lutte et l'effort que tu pourrais inviter la paix. Logique, non ? :-)
Autre point important : La peur. C'est elle qui déclenche le réflexe de fuite, de tentative de maîtrise crispée.
Penses-tu qu'il y a un risque à observer des pensées et des émotions qui s'invitent ? Dans ton lit, la nuit, (à part être cassée le matin :-) ), le plafond va-t-il te tomber sur la tête ?
C'est juste un vieux réflexe d'enfant vulnérable, un souvenir, une réaction fossile d'enfant insécurisée, qui dépendait de ses parents. Tu n'es plus une enfant. Donne-toi une autre possibilité, plutôt que de perpétuer ce réflexe...
Passer d'un automatisme à un nouveau réflexe peut prendre du temps. La décision est immédiate, mais l'ancrage peut prendre du temps. Ça se renforce à l'usage. Repère l'effort, la tension, le refus de ce qui est qui te plonge dans le vieil automatisme.
Je te donne un autre argument : quand tu refuses des pensées et émotions qui s'invitent, quand tu regrettes une expérience passée, quand tu rejettes le moi-enfant dont I. Padovani parle, etc... tu te places dans une réalité clivée, divisée, où il y a une part acceptable est une part à rejeter, menaçante, où il faudrait tracer une frontière.
Peut-il y avoir de la paix, de la joie
durable dans une telle réalité ??
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S'il y a joie et paix ici, elle n'est là que sous la menace d'un orage. Cette joie et cette paix serait teinté de peur, de la peur de sa disparition, de la peur de "l'autre monde" : la poubelle où tu as mis tout ce qui n'est pas "acceptable" et qui pourrait revenir.
Peut-on alors parler de joie et de paix avec cette angoisse en arrière-plan ?
Une vraie joie, une vraie paix ne peut être que dans un tout, un espace où tout peut être, un espace qui englobe toute manifestation. Sinon, il n'y a que du yoyo, des montagnes russes entre plaisir et douleur...
Ces pensées et émotions font partie de ta réalité, de ta manifestation. Elles sont des messages, des symptômes. Elles sont bienfaitrice dans le sens qu'elles sont un signal, un miroir de tes croyances, une chance de comprendre ce qui en toi te fait sortir de la paix qui est l'état de base de chacun.
À partir du moment où tu accueilles ces pensées et ces émotions, tu peux explorer, écouter le message qu'elles contiennent, comprendre pourquoi tu quittes la paix.
Je t'ai essentiellement donné des observations logiques, "mentale". À toi d'y mettre ta propre méditation, expérimenter, tester, observer...
Observe ces pensées accompagnées de peur. Ssont-elles vraies ? (ou de l'imaginaire, de la projection)
Quand tu te réveilles au milieu de la nuit, elles ne concernent pas vraiment le présent bien sûr. Concerne-t-elle un passé (des regrets, remords, culpabilités...), un futur projeté ?
Thierry