L'observation est possible à posteriori. Est-ce OK ainsi?
Non, disons que c'est déjà un début, mais ça ne suffit pas : il faut être au contact vivant du ressenti, et cela n'est possible qu'au moment où il se produit; ce n'est que dans l'instant présent que le mécanisme est observable en totalité, juste au moment où il s'actualise. Ce n'est peut-être pas facile à faire, mais il faut s'y atteler avec ténacité. Cette étape est incontournable...
Mais voyons le début :
Evénement extérieur ->
Est-ce l'évènement extérieur ou la pensée à son sujet, générée instantanément et automatiquement et prise pour argent comptant, qui déclenche la suite du processus ? Voilà un premier point à voir clairement.
Image de moi en danger (Peur du ridicule, de laissser une mauvaise image)
Encore un train de pensées qui se succèdent à toute allure, et qui vont être suivies tout aussi vite par les émotions (anxiété, etc...) Il faut investiguer ces pensées une par une, les regarder en face, les questionner.
Voici un exemple de comment procéder.
«Je suis en danger» : est-ce que c'est absolument vrai ?
«J'ai peur du ridicule» : qu'est-ce qu'être ridicule ? Est-ce que je risque d'en mourir ? Avoir peur si un animal féroce fonce vers moi est bien naturel et il va s'avérer nécessaire que je m'enfuie à toutes jambes si je veux survivre, mais le «ridicule» ? Est-ce une chose physique qui me menace ? Comment puis-je être mis en danger par un concept ? Par une pensée qui n'est absolument pas une «chose» matérielle et physiquement menaçante ?
«laisser une mauvaise image» : qui donc est celui qui assigne la qualité «mauvaise» à cette fameuse «image de moi» ? Avec, en coulisse, la pensée non-vue «il n'est pas acceptable que mon image soit mauvaise». Alors, s'enclenche le mécanisme du refus avec son cortège d'émotions, de peurs, d'anxiété, de stress.
Bien, mais si ce travail sur les pensées n'est pas fait à temps, et que l'émotion jaillit, que faire ?
Une seule possibilité : OUI à l'émotion. Tu la regardes, tu l'observes, tu la laisses se déployer entièrement jusqu'à sa disparition. Et plus tu es en acceptation de cette émotion, plus vite elle va se résorber; cela est à vérifier par toi-même, bien entendu, mais c'est parfaitement faisable, en toute circonstance.
-quand je porte l'attention sur l'intérieur, les phénomènes se calment et sont plus dur à déceler
Il faut développer ce point. Est-ce que les phénomènes sont atténués du fait d'un regard plus conscient ? Ou est-ce autre chose ?
Voilà pour ce soir.
Namaste
Michel

