Re: Je tourne en rond.....
Posted: Fri Jun 21, 2013 9:08 am
Coucou Forestine,
Je suis hyper surbooké, désolé d'être si long à te répondre.
Effectivement, les pensées apparaissent, tout comme les sensations, les perceptions, les émotions.
Et, oui, l'accrochage arrive, très souvent, de façon quasi automatique, répétitive... tant que le Regard ne se pose pas sur ce qui arrive.
La peur vient là renforcer le mécanisme, elle est évitée. Bravo de la débusquer !
L'ennui est une pensée. Si tu regardes ce qui se passe, ne serait-ce que les sensations physiques "créées" par l'ennui, il disparaît aussitôt. Des pensées du style : ça devrait être autrement, je devrais être active, je ne devrais pas "ne rien faire" avec les jugements associés, etc. viennent compléter le tableau. Regarde tout cela. Laisse passer les pensées. Que reste-t-il ?
Effectivement, nous sommes tous atteints de folie : "Ce qui est sagesse aux yeux des hommes est folie aux yeux de Dieu" dit la Bible. C'est folie que de croire aux pensées, sans jamais vérifier leur justesse ni leurs conséquences.
La plus folle est la pensée "moi" ;).
Nous nous sommes souvent trompés, et nous trompons encore très souvent. Dès que l'on base notre vie sur des pensées, l'erreur est là ! Les exemples foisonnent dans tous les domaines, dans ce monde gouverné par des pensées crues.
Ne te soucie pas de ce que tu feras avec les enfants ou de ce que les éveillés font avec eux. Ils en prennent soin, comme tout parent, et même comme toute personne saine.
Ta formulation est intéressante : "j'ai passé des années à construire un moi solide à ma fille"...
S'il faut le construire, c'est qu'il n'est pas réel ;)
Nous vivons dans l'illusion que nous pensons, que nous prenons des décisions, que nous posons des actes. Il n'y a pas un tel '"moi". Il est illusoire. des rôles peuvent être jouées. Celui de parent, par exemple. Ou tout autre rôle social. Mais nous ne sommes pas ces rôles !
Mais toi, perçois-tu un tel "moi", un individu séparé ? Si oui, de quoi est-il fait ? De quelles sensations ? De quelles perceptions ? De quelles pensées ? Ces sensations, perceptions, pensées, prouvent-elles la réalité d'un "moi" ? S'étiquettent-elles "moi" par elles-mêmes ? Ou bien est-ce seulement des sensations, des perceptions, des pensées étiquetées "moi" sans réelle "raison" ?
Ne cherche pas à éviter les "récidives". SOIS AVEC elles. Ressens pleinement ce qui se passe, comme lorsqu'on prend un enfant dans ses bras. Epouse-les. En fin de compte, un sourire naît : tout est vu pour ce que c'est, le jeu de la Vie, une invitation au regard.
Regarde les peurs, et aussi la colère, le sentiment de révolte. Tout cela est lié à des pensées crues, là encore. Idem pour les questions qui te taraudent.
Evidemment, le corps va naturellement vers ce qui lui convient. On ne va se mettre à manger des aliments pourris ! Mais aussi, ce que nous sommes (le Bonheur même) ne dépend pas des circonstances extérieures.
Cela qui constate ce qui arrive n'est en rien affecté par ce qui arrive.
ET cela qui constate est lui-même connu. Qu'est-ce qui le connaît ?
Porte aussi le regard sur cet inconnaissable.
Distingue le désir (toujours lié à un futur, donc à une pensée de futur, à l'idée que quelque chose manque et que ce serait mieux si...) de l'allant naturel : un mouvement nait en fonction des circonstances. L'allant naturel demeure. Alors tout peut arriver, y compris faire des projets et prendre une réservation pour des vacances.
Oui, attachements, dépendances, désirs... s'effondrent (souvent petit à petit) mais où as-tu vu que tout cela était nécessaire à ton bonheur ? C'est le plus souvent, pour ne pas dire toujours, l'inverse !
La tension dont tu parles devant un beau paysage met fin au bonheur ressenti. Tu es déjà prise par des pensées : "il faut fixer l'instant, le mémoriser, le savourer pleinement, le partager... parce que sinon, pour que..."
Ce sont des pensées ! Laisse-les passer. Que reste-t-il ?
Et oui, effectivement, arrêter de nommer les plantes et la beauté, les apprécier... sans personne pour le faire ;)
Et puis sois douce avec toi, comme avec un nouveau-né. Tendresse, délicatesse, sourire...
Tu n'es pas ce qui se passe, tu n'as aucun pouvoir dessus. Inutile de te fustiger ou d'exiger quoi que ce soit de toi.
Avec Tendresse, dans le Coeur
Gérard
Je suis hyper surbooké, désolé d'être si long à te répondre.
Effectivement, les pensées apparaissent, tout comme les sensations, les perceptions, les émotions.
Et, oui, l'accrochage arrive, très souvent, de façon quasi automatique, répétitive... tant que le Regard ne se pose pas sur ce qui arrive.
La peur vient là renforcer le mécanisme, elle est évitée. Bravo de la débusquer !
L'ennui est une pensée. Si tu regardes ce qui se passe, ne serait-ce que les sensations physiques "créées" par l'ennui, il disparaît aussitôt. Des pensées du style : ça devrait être autrement, je devrais être active, je ne devrais pas "ne rien faire" avec les jugements associés, etc. viennent compléter le tableau. Regarde tout cela. Laisse passer les pensées. Que reste-t-il ?
Effectivement, nous sommes tous atteints de folie : "Ce qui est sagesse aux yeux des hommes est folie aux yeux de Dieu" dit la Bible. C'est folie que de croire aux pensées, sans jamais vérifier leur justesse ni leurs conséquences.
La plus folle est la pensée "moi" ;).
Nous nous sommes souvent trompés, et nous trompons encore très souvent. Dès que l'on base notre vie sur des pensées, l'erreur est là ! Les exemples foisonnent dans tous les domaines, dans ce monde gouverné par des pensées crues.
Ne te soucie pas de ce que tu feras avec les enfants ou de ce que les éveillés font avec eux. Ils en prennent soin, comme tout parent, et même comme toute personne saine.
Ta formulation est intéressante : "j'ai passé des années à construire un moi solide à ma fille"...
S'il faut le construire, c'est qu'il n'est pas réel ;)
Nous vivons dans l'illusion que nous pensons, que nous prenons des décisions, que nous posons des actes. Il n'y a pas un tel '"moi". Il est illusoire. des rôles peuvent être jouées. Celui de parent, par exemple. Ou tout autre rôle social. Mais nous ne sommes pas ces rôles !
Mais toi, perçois-tu un tel "moi", un individu séparé ? Si oui, de quoi est-il fait ? De quelles sensations ? De quelles perceptions ? De quelles pensées ? Ces sensations, perceptions, pensées, prouvent-elles la réalité d'un "moi" ? S'étiquettent-elles "moi" par elles-mêmes ? Ou bien est-ce seulement des sensations, des perceptions, des pensées étiquetées "moi" sans réelle "raison" ?
Ne cherche pas à éviter les "récidives". SOIS AVEC elles. Ressens pleinement ce qui se passe, comme lorsqu'on prend un enfant dans ses bras. Epouse-les. En fin de compte, un sourire naît : tout est vu pour ce que c'est, le jeu de la Vie, une invitation au regard.
Regarde les peurs, et aussi la colère, le sentiment de révolte. Tout cela est lié à des pensées crues, là encore. Idem pour les questions qui te taraudent.
Evidemment, le corps va naturellement vers ce qui lui convient. On ne va se mettre à manger des aliments pourris ! Mais aussi, ce que nous sommes (le Bonheur même) ne dépend pas des circonstances extérieures.
Cela qui constate ce qui arrive n'est en rien affecté par ce qui arrive.
ET cela qui constate est lui-même connu. Qu'est-ce qui le connaît ?
Porte aussi le regard sur cet inconnaissable.
Distingue le désir (toujours lié à un futur, donc à une pensée de futur, à l'idée que quelque chose manque et que ce serait mieux si...) de l'allant naturel : un mouvement nait en fonction des circonstances. L'allant naturel demeure. Alors tout peut arriver, y compris faire des projets et prendre une réservation pour des vacances.
Oui, attachements, dépendances, désirs... s'effondrent (souvent petit à petit) mais où as-tu vu que tout cela était nécessaire à ton bonheur ? C'est le plus souvent, pour ne pas dire toujours, l'inverse !
La tension dont tu parles devant un beau paysage met fin au bonheur ressenti. Tu es déjà prise par des pensées : "il faut fixer l'instant, le mémoriser, le savourer pleinement, le partager... parce que sinon, pour que..."
Ce sont des pensées ! Laisse-les passer. Que reste-t-il ?
Et oui, effectivement, arrêter de nommer les plantes et la beauté, les apprécier... sans personne pour le faire ;)
Et puis sois douce avec toi, comme avec un nouveau-né. Tendresse, délicatesse, sourire...
Tu n'es pas ce qui se passe, tu n'as aucun pouvoir dessus. Inutile de te fustiger ou d'exiger quoi que ce soit de toi.
Avec Tendresse, dans le Coeur
Gérard