Pourquoi inviter le mot "Dieu" ?Si je suis sincère avec toi je t'avouerai que j'ai eue le sentiment en te lisant, que Dieu me parlait. Je ne veux pas tomber dans du religieux mais c'est comme si je comprenais que Dieu qui est la vie est celui qui insufle les pensées..
Que tu dises que la vie insuffle les pensées passe encore, parce que oui, l'émergence de ces pensées et émotions, c'est la vie, c'est "ce qui est".
Le problème à mon sens est que le terme "Dieu" est fortement galvaudé en plus : il a autant de sens que de personnes l'utilisant...
Amener des représentations à plus ou moins forte coloration affective, déclenchant des émotions est un moyen pour l'égo, le moi, de maintenir son pouvoir, réactiver sa présence. On se retrouve alors encore dans le besoin d'Être quelque chose, quelqu'un. Toujours cette peur de n'être rien (être rien de précis plus précisément : sans références, sans qualifications).
"Dieu ME parle". Dieu est un mot qui pour toi a une histoire. Il est porteur d'émotions, d'espoir... Non ? Je me trompe ?
Inviter ce mot est une façon de te raccrocher à du connu, un connu teinté de merveilleux en l’occurrence. C'est l'Isa de :
"... et d'être dans l'espoir d'un avenir meilleur. Je suis lasse de vivre dans le rêve qu'un jour quelque chose d'incroyable arrivera".
Le connu, le passé, est le monde du "Je", car il est le produit de tous tes conditionnements passés, les mots, les valeurs de ton histoire et les émotions attachées à tout ça. Le mot Dieu fait parti de cette histoire chez toi.
Chaque fois que tu réactives tout ça (mots, valeurs, émotions), c'est ton "je", ton égo qui prend les rênes.
Prendre note, être consciente de ce mécanisme de réassurance est primordial. Tu récupères ta liberté en prenant conscience (de ce qui était préalablement inconscient)
Si tu n'en es pas consciente, tu en es la victime : tu es mues par le besoin d'être quelqu'un, quelqu'un de spécial ; tu es le jouet de ta peur d'être, j'entends Être spontanément, naturellement, en toute simplicité.
Et note qu'il n'y a pas de liberté, de libre-arbitre, là : tes pensées (donc tes choix) sont le produit de cette peur. Elle est à la base de ton expression, de ton mouvement. Tout mouvement n'est plus alors qu'une réaction à cette peur et son but est la fuite, la réassurance.
Si on regarde froidement, de façon neutre comme je te le disais, le mécanisme de la pensée ou celui de l'émotion, la seule chose que tu peux dire à ce stade, c'est qu'elles émergent spontanément, sans contrôle possible dans cette émergence (juste + ou - a posteriori).
Arrivé là, on en apprend plus :Tu as raison, la peur de n'etre rien est toujours présente en moi et je le perçois d'autant plus en te lisant.
On est tombé d'accord sur le fait que les pensées émergeaient spontanément (de même que les émotions).
Maintenant, relis tes réponses ; reviens sur ces pensées qui se sont formées en toi et que tu as tapées à l'écran en réponses à mes questionnements. Questionne leur origine. Tu reconnaitras toutes celles qui ont été inspirées par cette peur que tu perçois maintenant, dont tu es consciente.
Qu'en est-il de tes convictions sur ton libre-arbitre considérant tout ça ?
Toutes ces pensées, ces arguments défensifs motivées par une peur. Peut-on parler de liberté ?
Il n'y a liberté que s'il y a conscience. Si tu es clairement consciente de cette peur, tu percevras dans tes textes les mots qui sont une expression de cette peur (tu n'en était pas consciente au moment où tu les a écrit).
Et tu pourrais même, dans ta vie quotidienne, si tu gardes une qualité d'ouverture et d'accueil neutre, percevoir en temps réel, dans l'instant présent, cette peur, ce besoin d'être quelqu'un, d'avoir une identité, à travers des paroles, des réactions. Et tu verras ce besoin et la peur qui est derrière s'évanouir spontanément à la prise de conscience.
Remarque que le besoin d'être quelqu'un, la peur de n'être rien de spécial est le produit d'une simple pensée : "J'ai besoin d'être quelqu'un, d'avoir une identité pour exister, être aimé, reconnu."
Cette pensée est-elle vrai, fondée ? A méditer...
La vie c'est ce qui est au-delà de la peur. Tant que la peur, le besoin mènent ta vie, son expression, tes émotions, tes pensées, donc tes choix, tes décisions, tes projets sont conditionnés par les croyances qui sont à l'origine de cette peur. Tu n'agis pas, tu réagis. Tu es dans la compensation.Je vois ma peur et j'entrevois ce qu'est la vie
Accepter, accueillir, prendre conscience permet de retrouver l'expression libre de la vie en toi.
Et c'est facile à détecter : le peur, le besoin s'accompagnent d'une tension, d'une contraction + ou - subtile.
J'ai rajouté de quoi méditer... :-)J'ai besoin de méditer cela, je te donnerai des nouvelles...
Prend le temps dont tu as besoin. N'hésite surtout pas à me solliciter si je ne suis pas clair quelque part ; si tu as besoin que je précise ce que je veux dire ; si tu as besoin que je reformule, explicite des phrases...
Thierry

