Enfin je suis parmis vous !

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sulawesi
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Re: Enfin je suis parmis vous !

Postby sulawesi » Mon Jan 07, 2013 12:28 am

Bonjour Isa :-)
Si je suis sincère avec toi je t'avouerai que j'ai eue le sentiment en te lisant, que Dieu me parlait. Je ne veux pas tomber dans du religieux mais c'est comme si je comprenais que Dieu qui est la vie est celui qui insufle les pensées..
Pourquoi inviter le mot "Dieu" ?
Que tu dises que la vie insuffle les pensées passe encore, parce que oui, l'émergence de ces pensées et émotions, c'est la vie, c'est "ce qui est".
Le problème à mon sens est que le terme "Dieu" est fortement galvaudé en plus : il a autant de sens que de personnes l'utilisant...
Amener des représentations à plus ou moins forte coloration affective, déclenchant des émotions est un moyen pour l'égo, le moi, de maintenir son pouvoir, réactiver sa présence. On se retrouve alors encore dans le besoin d'Être quelque chose, quelqu'un. Toujours cette peur de n'être rien (être rien de précis plus précisément : sans références, sans qualifications).
"Dieu ME parle". Dieu est un mot qui pour toi a une histoire. Il est porteur d'émotions, d'espoir... Non ? Je me trompe ?
Inviter ce mot est une façon de te raccrocher à du connu, un connu teinté de merveilleux en l’occurrence. C'est l'Isa de :
"... et d'être dans l'espoir d'un avenir meilleur. Je suis lasse de vivre dans le rêve qu'un jour quelque chose d'incroyable arrivera".

Le connu, le passé, est le monde du "Je", car il est le produit de tous tes conditionnements passés, les mots, les valeurs de ton histoire et les émotions attachées à tout ça. Le mot Dieu fait parti de cette histoire chez toi.
Chaque fois que tu réactives tout ça (mots, valeurs, émotions), c'est ton "je", ton égo qui prend les rênes.

Prendre note, être consciente de ce mécanisme de réassurance est primordial. Tu récupères ta liberté en prenant conscience (de ce qui était préalablement inconscient)

Si tu n'en es pas consciente, tu en es la victime : tu es mues par le besoin d'être quelqu'un, quelqu'un de spécial ; tu es le jouet de ta peur d'être, j'entends Être spontanément, naturellement, en toute simplicité.
Et note qu'il n'y a pas de liberté, de libre-arbitre, là : tes pensées (donc tes choix) sont le produit de cette peur. Elle est à la base de ton expression, de ton mouvement. Tout mouvement n'est plus alors qu'une réaction à cette peur et son but est la fuite, la réassurance.

Si on regarde froidement, de façon neutre comme je te le disais, le mécanisme de la pensée ou celui de l'émotion, la seule chose que tu peux dire à ce stade, c'est qu'elles émergent spontanément, sans contrôle possible dans cette émergence (juste + ou - a posteriori).
Tu as raison, la peur de n'etre rien est toujours présente en moi et je le perçois d'autant plus en te lisant.
Arrivé là, on en apprend plus :
On est tombé d'accord sur le fait que les pensées émergeaient spontanément (de même que les émotions).
Maintenant, relis tes réponses ; reviens sur ces pensées qui se sont formées en toi et que tu as tapées à l'écran en réponses à mes questionnements. Questionne leur origine. Tu reconnaitras toutes celles qui ont été inspirées par cette peur que tu perçois maintenant, dont tu es consciente.
Qu'en est-il de tes convictions sur ton libre-arbitre considérant tout ça ?
Toutes ces pensées, ces arguments défensifs motivées par une peur. Peut-on parler de liberté ?
Il n'y a liberté que s'il y a conscience. Si tu es clairement consciente de cette peur, tu percevras dans tes textes les mots qui sont une expression de cette peur (tu n'en était pas consciente au moment où tu les a écrit).
Et tu pourrais même, dans ta vie quotidienne, si tu gardes une qualité d'ouverture et d'accueil neutre, percevoir en temps réel, dans l'instant présent, cette peur, ce besoin d'être quelqu'un, d'avoir une identité, à travers des paroles, des réactions. Et tu verras ce besoin et la peur qui est derrière s'évanouir spontanément à la prise de conscience.
Remarque que le besoin d'être quelqu'un, la peur de n'être rien de spécial est le produit d'une simple pensée : "J'ai besoin d'être quelqu'un, d'avoir une identité pour exister, être aimé, reconnu."
Cette pensée est-elle vrai, fondée ? A méditer...
Je vois ma peur et j'entrevois ce qu'est la vie
La vie c'est ce qui est au-delà de la peur. Tant que la peur, le besoin mènent ta vie, son expression, tes émotions, tes pensées, donc tes choix, tes décisions, tes projets sont conditionnés par les croyances qui sont à l'origine de cette peur. Tu n'agis pas, tu réagis. Tu es dans la compensation.
Accepter, accueillir, prendre conscience permet de retrouver l'expression libre de la vie en toi.
Et c'est facile à détecter : le peur, le besoin s'accompagnent d'une tension, d'une contraction + ou - subtile.
J'ai besoin de méditer cela, je te donnerai des nouvelles...
J'ai rajouté de quoi méditer... :-)
Prend le temps dont tu as besoin. N'hésite surtout pas à me solliciter si je ne suis pas clair quelque part ; si tu as besoin que je précise ce que je veux dire ; si tu as besoin que je reformule, explicite des phrases...

Thierry

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sulawesi
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Re: Enfin je suis parmis vous !

Postby sulawesi » Mon Jan 21, 2013 12:15 pm

Suite du dialogue en messagerie :

Thierry :
Bonjour Isa,

Alors, où en es-tu ?
:-)
Des choses bougent ?
Tu as à intégrer une nouvelle perception des choses ?
Des peurs ont surgi ?
Thierry
___________________________________________________________
Isaliberee :
Thierry,

Désolée de ne pas t'avoir répondue avant, mais la vérité est que tes dernières paroles en rapport avec Dieu m'ont remuées.

Dieu fait tellement partie de moi, de ma vie, que jamais je ne me suis posee de question a son sujet. Je crois que j'avais besoin de temps pour reflechir.

C'est vrai une peur a surgit en te lisant ! Celle de remettre en doute l'existence de Dieu. Et puis je me suis dit que chacun avait le choix de croire ou pas. Pour ma part, la question ne se pose pas car je le ressens au plus profond de moi. Je ne le vois pas comme un être avec des pouvoirs fabuleux dont il userait selon sa volonté en recompensant ou punissant chacun de nous mais plutot comme une sorte d'etre ou d'energie vivante qui ne cesse de déverser ses bienfaits (amour, prospérité, sagesse, connaissances,...) sur nos têtes et que nous refusons de voir trop occupés à alimenter nos peurs (peur de pas avoir suffisamment d'argent, d'amour, d'intelligence, etc...). Voila l'illusion dans laquelle nous sommes tous plongés !

Quand je repense a notre discussion sur l'origine de mes pensées : je vois combien elles pourraient etre remplies d'amour et de sagesse si javais confiance et que je me laissais jouir de celles que Dieu déversent.

En ce qui concerne mon état d'esprit, rien n'a changé, je suis toujours aussi calme et sereine qu'au début de nos discussions mais je n'ai encore jamais ressentie cette impression d'unité, pas encore d'experience de non separation entre moi et les autres et mon environnement.

J'aimerai te poser une question, tu as le droit de repondre ou pas : comment ce manifeste la perte de ton ego pour toi?

Merci d'etre toujours autant attentif à mes silences qu'à mes reponses.

Bonne soiree

Isa

_______________________________________________
Thierry :
Bonjour Isa,

Le 13/01/2013 22:44, isaliberee a écrit :
>Thierry,
> Désolée de ne pas t'avoir répondue avant, mais la vérité est que tes dernières paroles en rapport avec Dieu m'ont remuées.
> Dieu fait tellement partie de moi, de ma vie, que jamais je ne me suis posee de question a son sujet. Je crois que j'avais besoin de temps pour reflechir.
> C'est vrai une peur a surgit en te lisant ! Celle de remettre en doute l'existence de Dieu.


En recherchant la vérité, tu t'engages dans un chemin de remises en questions probables. En remettant en questions tes certitudes, des émotions comme la peur peuvent apparaitre. Ce sont des informations.
Explore cette peur. Comment la décrirais-tu exactement ?
Qu'est-ce qui est menacé ?
Que se passerait-il si tu arrivais à la conclusion que dieu n'existe pas ? Quelles seraient les conséquences ?

Isaliberee avait écrit :
> Et puis je me suis dit que chacun avait le choix de croire ou pas.

A-t-on le choix quand il y a de la peur derrière ce choix ?


> Isaliberee avait écrit
Pour ma part, la question ne se pose pas car je le ressens au plus profond de moi. Je ne le vois pas comme un être avec des pouvoirs fabuleux dont il userait selon sa volonté en recompensant ou punissant chacun de nous mais plutot comme une sorte d'etre ou d'energie vivante qui ne cesse de déverser ses bienfaits (amour, prospérité, sagesse, connaissances,...) sur nos têtes

Et les guerres, les meurtres, les violences... ? Cela fait partie du réel...


> Isaliberee avait écrit :
et que nous refusons de voir trop occupés à alimenter nos peurs (peur de pas avoir suffisamment d'argent, d'amour, d'intelligence, etc...). Voila l'illusion dans laquelle nous sommes tous plongés !

Je pense qu'il y a beaucoup de monde sur terre qui jouit de prospérité, d'amour, connaissance... non ?


> Isaliberee avait écrit :
Quand je repense a notre discussion sur l'origine de mes pensées : je vois combien elles pourraient etre remplies d'amour et de sagesse si javais confiance et que je me laissais jouir de celles que Dieu déversent.

On est arrivé ensemble à la conclusion qu'on n'avait aucun contrôle sur le contenu de nos pensées, non ?
Tu es revenue sur ce constat ?

> Isaliberee avait écrit :
je vois combien elles pourraient etre remplies d'amour et de sagesse si javais confiance et que je me laissais jouir de celles que Dieu déversent.

Comment peux-tu avoir cette certitude ? Tu anticipes sur l'inconnu, là... ("elles pourraient.... si...")
Tu n'en sais rien...
Tout ce dont tu peux témoigner, c'est de ce qui se passe là, maintenant. Le reste est croyance.
J'insiste encore sur ce point : il faut faire clairement la différence entre ce qui est croyance, imaginaire, et ce qui est observation directe, réel.
Sinon, c'est se condamner à la confusion.
L'observation directe t'as permis de constater que tu n'avais pas de contrôle sur tes pensées. On est d'accord ?


> Isaliberee avait écrit :
En ce qui concerne mon état d'esprit, rien n'a changé, je suis toujours aussi calme et sereine qu'au début de nos discussions

Pourtant, pour la deuxième fois tu témoignes de peurs... quelle est la vérité vraie ??
Il est très important d'être vraie et honnête dans l'échange. Par cela, on est dans le vrai, le réel. Sinon, les informations, donc l'échange, sont faussés...
Voir le texte d'Adyashanti joint à ce propos : http://dl.dropbox.com/u/25346174/Adyash ... chette.pdf


> Isaliberee avait écrit :
mais je n'ai encore jamais ressentie cette impression d'unité, pas encore d'experience de non separation entre moi et les autres et mon environnement.
J'aimerai te poser une question, tu as le droit de repondre ou pas : comment ce manifeste la perte de ton ego pour toi?

Il n'y a pas de perte d'égo. L'égo n'est qu'une représentation imaginaire à laquelle on s'identifie, il n'a aucune existence réelle. Donc, il n'y rien à perdre. juste une illusion à dissiper...
Il s'agit juste, en enquêtant, d'arriver à cette constatation... Et cette illusion de la croyance en un je s'évanouit. C'est le but de ce forum.

L'égo est juste un ensemble de croyances non remises en questions qui détermine des réactions d'adhésion ou de défense : je porte aux nues, je recherche, je poursuis ou bien je crains, j'évite, j'ai peur de. Je protège, je défends.
Dans cette optique, le monde n'est pas un tout ; il est divisé en polarités : entre amis et ennemies, bien et mal, positif et négatif (le monde favorable à mon égo, en accord avec mes croyances et valeurs contre le monde qui menace mes croyances, valeurs, mon égo).

Donc, quand cette croyance en un "je" s'est évanouie, on trouve l'absence de peur psychologique, justement, de défense. Un sentiment de liberté, de paix. Il n'y a rien à protéger, défendre. Je ne me sens pas entravé par des croyances : J'aime, dans le sens de j'accueille "ce qui est", que cela émerge de moi ou provienne des autres. C'est l'expression de la vie et j'y suis ouvert. C'est une ouverture inconditionnelle à ce qui est.

Michel (Chronophonix sur le forum) a écrit un texte qui exprime ça bien :

Il y a quelques critères simples pour déterminer si oui ou non, il y a encore un "Je" : s'il y a un "Je", alors, il y a un "autre" (une personne, un objet, une situation, etc...)
Or qu'est-ce que "l'autre" ? C'est ce qui a le pouvoir de me faire réagir, de me faire peur, de me mettre en colère, de me faire envie, de me rendre jaloux, "l'autre", c'est ce que je n'aime pas, ce que je refuse, ce que je rejette, ce qui me met mal à l'aise, ou au contraire ce que je désire plus que tout au monde, "l'autre", c'est aussi ce qui me fait rechercher un sentiment d'être spécial, d'être important,"l'autre", c'est ce qui provoque en moi une demande insatiable d'être accepté, considéré, apprécié, reconnu, aimé. Toutes ces émotions sont plus ou moins faciles à repérer, mais dans tous les cas, elles m'indiquent s'il a un "autre" ou non, et donc un "Je" ou non; car lorsqu'il n'y a plus de séparation, lorsque le couple «moi et l'autre» s'est dissous, toutes ces émotions se dissolvent également.


> Isaliberee avait écrit :
Merci d'etre toujours autant attentif à mes silences qu'à mes reponses.

Les craintes qui surgissent sont banales. Elles font plus ou moins partie de ce processus de remises en questions. Chercher la vérité des choses remet généralement en cause une (fausse) sécurité construite sur des convictions, croyances, fausses certitudes. Selon les personnes, faire bouger ces certitudes, les remettre en cause peut être insécurisant.
Jusqu'à ce que tu t'aperçoives qu'en fait rien n'est menacé :-)
____________________________________________________________________
Isaliberee :

Bonjour Thierry,

Je t'ecris par mail mais je me demande si je ne devrais pas continuer la discussion sur le site ? Dis moi si je dois faire un copier coller ?


Thierry avait écrit :
>En recherchant la vérité, tu t'engages dans un chemin de remises en questions probables. En remettant en >questions tes certitudes, des émotions comme la peur peuvent apparaitre. Ce sont des informations.
> Explore cette peur. Comment la décrirais-tu exactement ?
> Qu'est-ce qui est menacé ?
> Que se passerait-il si tu arrivais à la conclusion que dieu n'existe pas ? Quelles seraient les conséquences ?

Isaliberee : Difficile d'arriver à cette conclusion car comme je te l'ai expliqué, je le ressents en moi et autour de moi. D'ailleurs quand on regarde la nature, il est facile de voir comme celle ci est bien organisée, chaque plante, chaque arbre a sa place, et si on leve les yeux comment pourrait on ignorer l'ordre établi du mouvement des planètes, de même la vie humaine et animale repond à un ordre bien etabli. Ainsi, si il ya ordre, il y a sans nul doute une cause intelligente a tous ceci.

Mais je veux bien remettre en question cette croyance qui n'est d'autre qu'une croyance de la même façon que nier l'existence de Dieu en est une. En fait, je crois que le monde serait un vrai chaos mais surtout et la est ma peur : "je me sentirai abandonnée" de la même façon je serai effrayée de voir que les etres humains seraient les seuls responsables du futur de la vie sur Terre.

Voila ce "je" qui refait surface, ce "je" qui a besoin d'etre rassurée, d'être épaulée, guidée et qui a horreur de l'indifference. J ai conscience de cela !


Thierry avait écrit :
>On est arrivé ensemble à la conclusion qu'on n'avait aucun contrôle sur le contenu de nos pensées, non ?
> Tu es revenue sur ce constat ?
Isaliberee : Non je ne suis pas revenue sur ce constat, nous n'avons aucun contrôle sur l'origine de nos pensées, mais Dieu en a le controle. Oui je sais encore une croyance mais comment pourrais je voir les choses autrement. Dieu est pour moi la cause de toutes choses : pensees, vie, émotions, etc...

Et la souffrance, le malheur, la peur, la violence se trouve dans les réactions du "je" et du role que celui ci s'attribue. En d'autres termes, pourquoi faire du mal à son voisin ou déclarer la guerre a une nation : parceque le "je" réclame plus de richesse, plus de sécurité. Pourquoi affamer des populations quand on sait que la planète produit suffisament pour tous : parceque le "je" souhaite garder son pouvoir sur... Pourquoi vouloir séduire toujours : parceque le "je" tient a etre rassuré sur sa valeur ou être aimé. Etc...

En tout cas quelque chose s'est passée cette semaine, j ai prise conscience que je ne pouvais plus jouer ce rôle de victime qui souffre d'indifference des autres ou de Dieu.

Merci Thierry
Isa

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Re: Enfin je suis parmis vous !

Postby sulawesi » Tue Jan 22, 2013 12:17 pm

Voila ce "je" qui refait surface, ce "je" qui a besoin d'etre rassurée, d'être épaulée, guidée et qui a horreur de l'indifference. J ai conscience de cela !
Exactement... :-) Je suis heureux de lire ça. Ça témoigne d'un accueil, d'une acceptation, d'une ouverture à ce qui se passe en toi qui est un indice très positif. Moins de peurs et de défenses.
Que ressens-tu à voir ça ? Dis-moi. C’est une info intéressante et utile. Et ça c’est une observation du réel, pas de l’imaginaire.

Dans nos échanges, le but n'est pas de se focaliser sur des croyances, ou démontrer si dieu existe ou pas... Ça n'a aucune importance. C’est le mécanisme de la croyance, de la pensée qu'il est important d'observer.
On est toujours dans la même enquête, en fait : On explore "Isa et le monde" : «Que suis-je ? mes pensées (donc mes croyances, mes choix...), mes émotions...etc

Et dans cette enquête, j'essaie déjà de bien te faire percevoir la différence entre ce qui est de la croyance, une pensée sur ce que tu es, et ce qui est réel et vérifiable sur lequel tu peux vraiment t'appuyer. Car on est ici pour chercher ce qui est vrai et sûr dans ce que tu es ou penses être... Pour cela, il est très important de distinguer ce qui est croyance de ce qui est observation d’une réalité. Quand on aura fait le tri, dégagé ce que tu n'es pas, ce que tu es s'imposera.

Note que remettre en questions tes convictions au cours de nos échanges, s’apercevoir qu’il s’agissait généralement de croyances a réveillé des peurs, peurs qui ont d’ailleurs elles-même activé la machine à fabriquer des croyances (la pensée...) pour se raccrocher à quelque chose. Ces peurs sont aussi une réalité observable, utile à noter.

Relis nos échanges : vois-tu ce que je décris ?

Le constat (indigeste, difficile j’ai l’impression, non ? :-) ) que tu n’avais aucun contrôle sur ta pensée (et tes émotions), donc tes choix, buts... contredisait l’idée de l’Isa qui pense, qui choisit, contrôle son destin, était l’auteur de ta vie.

En effet : il n’y a pas d’Isa qui pense, mais plutôt des pensées qui émergent en Isa.
Le vois-tu bien ?

De même pour tes émotions : il n’y a pas d’Isa qui a peur, mais une sensation qui apparait en Isa, qui est perçue et sur laquelle Isa met l’étiquette peur car cette sensation traduit un conflit entre ce qu’elle a perçu ("je ne contrôle pas mes pensées, donc mes choix, buts...") et une croyance en elle («Je contrôle, décide..").

En fait, si tu interroges cette peur devant une absence de contrôle, tu perçois déjà clairement ce qui est derrière : le besoin d’être rassurée, épaulée, guidée, reconnue, «je me sentirais abandonnée".
Par contre, quand tu écris «le monde serait un vrai chaos» : Là, tu retombes dans la croyance : tu n’en sais rien, reconnais-le... (et d’ailleurs le monde actuel pourrait très bien être vu comme un vrai chaos :-) )

Il faudrait aller encore plus loin : Ce qui est derrière tout ça est la croyance que tu es le «Je» qui a besoin d’être rassurée, épaulée, guidée, reconnue" avec les peurs et autres émotions qui vont avec (attachement à une image d’un dieu protecteur, qui contrôle...).
Regarde bien :
Tout ça n’est pas toi. Quand tu accueilles, tu t’ouvres à cette peur, que tu l’observes, que tu notes les croyances qui y sont attachées, où es-tu ?
Tu n’es plus la peur, les croyances, tes pensées. Elles sont vues, tu en es consciente et par là tu n'y es plus identifiée ; tu n'en es plus la victime passive attachée à une croyance et mue par la peur. Tout ceci se déroule EN toi. Si tu observes bien, tu es celle qui perçoit tout ça, indemne de ça.

Isaliberee : Non je ne suis pas revenue sur ce constat, nous n'avons aucun contrôle sur l'origine de nos pensées, mais Dieu en a le controle. Oui je sais encore une croyance mais comment pourrais je voir les choses autrement. Dieu est pour moi la cause de toutes choses : pensees, vie, émotions, etc...
Tu mets le mot dieu sur la cause de toute chose, soit. Dieu, c’est un mot, une étiquette qu’on applique. Et je veux bien mettre l’étiquette Dieu sur "ce qui est", l’origine des choses. Je pourrais mettre, la Vie, le destin aussi... Donc, on pourrait dire que les pensées, les émotions viennent de Dieu... (et en passant, je précise ne suis pas dans la non-croyance en Dieu (tu as raison, ce serait une croyance). En fait je ne me pose même pas la question. Ça n'a pas d'importance pour moi de mettre une étiquette derrière la création...)

Mais je perçois autre chose chez toi, qui est une info importante pour comprendre ce que tu es : l’idée de contrôle, que les choses sont en de bonnes mains. Et là, c’est autre chose : la pensée «Dieu» devient l’expression de cette peur d’être abandonnée, non épaulée, protégée, guidée.
Perçois-tu ceci : le besoin d’être rassurée dans ce mécanisme qui consiste à mettre une étiquette rassurante sur un phénomène (étiqueter forcément est-il nécessaire ?)

Et la souffrance, le malheur, la peur, la violence se trouve dans les réactions du "je" et du role que celui ci s'attribue. En d'autres termes, pourquoi faire du mal à son voisin ou déclarer la guerre a une nation : parceque le "je" réclame plus de richesse, plus de sécurité. Pourquoi affamer des populations quand on sait que la planète produit suffisament pour tous : parceque le "je" souhaite garder son pouvoir sur... Pourquoi vouloir séduire toujours : parceque le "je" tient a etre rassuré sur sa valeur ou être aimé. Etc...
Oui... Le "je" recherche la sécurité, le pouvoir, le contrôle...etc.
Car le "je" est construit sur la croyance, la pensée qu'il y a une sécurité dans le contrôle, le fait d'identifier, de reconnaitre (c'est une forme de contrôle), dans le fait d'être reconnu.
Il est construit sur une image construite dans le passé et qui chercherait à se maintenir malgré la vie et le constant renouvellement qui la caractérise. Il y a un refus du changement, de l'inconnu, de l'instable qui caractérise la vie.
Le "je" s'identifie à une représentation qui serait dégagé de tous les changements, aléas. Mais c'est une vue de l'esprit, une abstraction sans réalité qui nie l'existence, la vie.
Ce qu'on est n'est pas une image de carton avec sa liste de croyances, concepts, attentes, rejets, peurs...
Ce n'est pas la vie. Dès qu'on ose lâcher-prise sur cette fausse idée, on s'aperçoit que ce qu'on est est toujours neuf (pensées, émotions, évènements, actes...), et se déroule tout seul sans notre contrôle : les pensées et les émotions émergent, passent, apparaissent et disparaissent au gré des circonstances, l'action se fait d'elle-même...
En tout cas quelque chose s'est passée cette semaine, j ai prise conscience que je ne pouvais plus jouer ce rôle de victime qui souffre d'indifference des autres ou de Dieu.
Intéressant. Dis-m'en plus, précise les choses stp...

Autre chose a-t-il bougé depuis ?

Mon texte est long et avec plusieurs questions (en rouge). Essaie de répondre à toute :-)
Thierry

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Re: Enfin je suis parmis vous !

Postby sulawesi » Tue Jan 22, 2013 8:11 pm

J'ai oublié une chose :
pourquoi faire du mal à son voisin ou déclarer la guerre a une nation : parceque le "je" réclame plus de richesse, plus de sécurité. Pourquoi affamer des populations quand on sait que la planète produit suffisament pour tous : parceque le "je" souhaite garder son pouvoir sur... Pourquoi vouloir séduire toujours : parceque le "je" tient a etre rassuré sur sa valeur ou être aimé. Etc...
Je te propose une autre lecture :
pourquoi faire du mal à son voisin ou déclarer la guerre a une nation : parceque le "je" réclame plus de richesse, plus de sécurité.
... parce que l'individu est identifié à un "je" imaginaire qui vient de la croyance en la pensée que "plus de" peut combler le vide, le sentiment de séparation et d'insécurité qui est son fait.
Pourquoi vouloir séduire toujours : parceque le "je" tient a etre rassuré sur sa valeur ou être aimé.
... parce que l'individu qui se conduit ainsi est identifié à un "je" imaginaire qui a placé son bonheur dans les mains des autres, qui croit que son sentiment d'incomplétude peut être comblé par l'attention d'un autre. C'est juste un vieux conditionnement de l'enfance qui ne repose sur rien...

Sur le sujet, je te passe quelques citations de Byron Katie tiré d'un texte que je viens juste de relire :
"Quand vous parlez ou agissez en vue de plaire, d'obtenir ou de garder quelque chose, d'influer sur quelqu'un ou d'exercer un contrôle, la peur en est la cause et la conséquence sera la souffrance. La manipulation est une séparation et la séparation est douloureuse. Une personne peut vous aimer entièrement en cet instant et vous n'auriez aucun moyen de vous en apercevoir. Si vos actions sont motivées par la peur, vous ne pouvez recevoir d'amour parce que vous êtes pris dans une pensée à propos de ce que vous devez faire pour être aimé. Toute pensée stressante vous sépare des autres."

"Comment réagissez-vous quand vous pensez avoir besoin de l'amour des autres ? Devenez-vous un esclave pour
obtenir leur approbation ? Vivez-vous une vie non authentique parce que vous ne pouvez supporter l'idée qu'ils
puissent vous désapprouver ? Essayez-vous de deviner ce qu'ils voudraient que vous soyez et tentez-vous de
vous y conformer, tel un caméléon ?
En fait, vous n'obtenez jamais vraiment leur amour. Vous devenez quelqu'un que vous n'êtes pas et quand ils disent : «Je t'aime », vous ne pouvez les croire puisqu'ils aiment une façade. Ils aiment une personne qui n'existe même pas, celle que vous prétendez être. Il est difficile de chercher l'amour des autres. C'est mortel.
En le cherchant, vous perdez ce qui est authentique. C'est la prison que nous nous créons en cherchant ce que
nous possédons déjà."

"La quête de l’amour vous éloigne de la conscience que vous l’avez déjà, que vous l’êtes. Quand vous adhérez à la pensée que tout le monde devrait vous aimer, voilà que la souffrance commence. Je dis souvent : «Si j'avais une prière, ce serait "Dieu, épargne-moi du désir d'amour, d'approbation, d'estime. Amen."
Chercher l'amour et l'approbation des autres sous-entend que vous n'êtes pas complet."


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Re: Enfin je suis parmis vous !

Postby Isaliberee » Sun Jan 27, 2013 4:23 pm

Bonjour Thierry,
Difficile de te parler aujourd'hui : je savoure la joie d'etre Amour.
En fait, j'ai relis l'ensemble de nos discussions et je me suis aperçue que j'etais pleine de croyances : croyance en l'existence de Dieu, de vies antérieures, en notre pouvoir créateur, bref tous ces croyances ne me font aucun mal, bien au contraire j'eprouve de la paix et de la gratitude envers elles. Mais derrière ces croyances une pensée plutot nefaste se cachait,celle selon laquelle je ne pouvais pas connaitre l'éveil car je n'etais pas assez ceci ou cela. Bref toujours cette meme pensee qui a prise des formes différentes à chaque étape de ma vie : je ne suis pas assez bien pour ... pas assez intelligente, Dieu ne me prete pas attention, normal je suis trop ..... Bref toujours la meme pensée qui surgit mais qui se deguise en fonction de mon evolution. Mais aujourd'hui quelque chose à changée je m'en suis libéree...... Je savais ce que c'etait d'aimer les autres mais s'aimer soi meme c'est une expérience nouvelle pour moi. Je m'aime et je vois a quel point je suis Amour et combien l'amour est present en moi et autour de moi. Difficile de mettre des mots sur ce sentiment. J'espere simplement que ce sentiment ne va pas disparaitre
A tres bientot
Isa

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Re: Enfin je suis parmis vous !

Postby sulawesi » Sun Jan 27, 2013 5:06 pm

Bonjour Isa :-)
Mais aujourd'hui quelque chose à changée je m'en suis libéree...... Je savais ce que c'etait d'aimer les autres mais s'aimer soi meme c'est une expérience nouvelle pour moi. Je m'aime et je vois a quel point je suis Amour et combien l'amour est present en moi et autour de moi.
Heureux de cette évolution :-)
J'espere simplement que ce sentiment ne va pas disparaitre
Simple pensée, peur...
Remarque qu'y accorder foi, y croire suffit à sortir de l'amour, qui est amour de ce qui est, pour entrer dans la peur de ce qui pourrait être... :-)
L'amour est toujours là. Juste éventuellement voilé par la peur. Être dans le présent et l'accueil inconditionnel de ce qui est, est amour.
Être dans le passé, les regrets (ce qui soi-disant aurait dû être, ce que tu soi-disant aurait dû être), comme le futur (ce qui, soi-disant devrait être, ce que soi-disant devrait être) amène la peur. Et l'amour s'évanouit...
Le "JE devrais être", ou le "JE aurais dû être" n'existent pas. C'est une fiction qui est le fait d'un vieux conditionnement, qui a pu être imprimé à l'enfance, quand l'enfant croit qu'il devrait être comme ci ou comme ça pour être aimé. Pure croyance...

Accepte ce qui est. Tu n'as pas le choix de toute façon : ce qui est, est :-)
C'est la seule réalité. Le reste, ce qui devrait être, ce qui aurait dû être, est pure fiction, construction du mental...

Avant que je réponde plus spécifiquement à ce message, tu pourrais préciser ça, m'en dire plus ?
En tout cas quelque chose s'est passée cette semaine, j ai prise conscience que je ne pouvais plus jouer ce rôle de victime qui souffre d'indifference des autres ou de Dieu.

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Re: Enfin je suis parmis vous !

Postby Isaliberee » Mon Jan 28, 2013 9:49 pm

Bonsoir Thierry,
Ce que je veux dire par :
"En tout cas quelque chose s'est passée cette semaine, j ai prise conscience que je ne pouvais plus jouer ce rôle de victime qui souffre d'indifference des autres ou de Dieu"
J'ai eu le sentiment que "je" jouais un rôle de victime de l'indifférence. C'est comme si mon esprit me montrait que cette souffrance ne m'appartenait pas rééllement, qu'elle était apparue à un moment donné dans ma vie (ma petite enfance) pour compenser un manque, un vide. En jouant ce rôle, le "je" renforcait l'illusion d'un vide, il s'en nourrissait. Or je comprend aujourd'hui que le manque n'existe pas et quil ne tient qua moi de quitter ce rôle et cette souffrance qui y est liee.
Un peu difficile a expliquer je ne sais pas si je suis assez claire mais dans le cas contraire n'hesites pas à me redemander des explications.
Bonne soiree a toi
Isa

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Re: Enfin je suis parmis vous !

Postby sulawesi » Sat Feb 02, 2013 9:54 am

Bonjour Isa :-)
Je m'aime et je vois a quel point je suis Amour
Qu'entends-tu par s'aimer soi-même ? "Je m'aime" , "je suis amour"...
Comment décrirais-tu cela ? Comment cela se concrétise, se manifeste ?

Observe ce qui est derrière ces mots quand tu les relis : Vois-tu un "Je" qui aime ?

De même, tu peux me préciser ça ?
Or je comprend aujourd'hui que le manque n'existe pas
Qu'est-ce qui te fais écrire ça ? Comment perçois-tu les choses ?
et quil ne tient qua moi de quitter ce rôle et cette souffrance qui y est liee.
Y a-t-il un moi qui peut choisir de rester dans ce rôle ou le quitter ?
Ce mouvement est-il le fait d'une volonté ?

A bientôt

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Re: Enfin je suis parmis vous !

Postby sulawesi » Mon Feb 11, 2013 3:27 pm

En messagerie perso :

Sulawesi :

Isa.... ?
:-)
Tu es toujours là, ou bien tu laisses tomber ?

Thierry

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Isa :
> Bonjour Thierry,

Oui je pense que tu as lu dans mes pensées, j'ai fait le tour ! Mais avant de te dire aurevoir, je tiens a te remercier pour toute l'aide que tu as pu m'apporter, j'ai vraiment appréciée les echanges que nous avons pu avoir et même si parfois tes questions ont pu me bousculer, elles m'ont ete benefiques et elles m'ont permises de creuser au fond de moi et de comprendre qui j'étais et de surtout comprendre que je pouvais lacher les rôles dans lesquels je m'enfermais (inconsciemment parfois) et que je pouvais alors etre simplement ce que "je suis" et laisser s'installer la joie, la quietude et l'amour de ce que "je suis" me donnait. Voila comme je me sens aujourd'hui, je me sens joie, quietude et amour. C'est vrai je ne ressens pas encore cette connexion à tous ce qui m'entoure mais cela viendra peut être ou peut être pas, cela m'est égal car la simple joie que m'apporte de vivre cet instant, ou de t'ecrire ces quelques mots me remplit le coeur et me comble. Donc je ne sais pas si je ressentirai cela meme dans des moments plus difficiles mais une chose est sure je serai certainement plus sereine car quand la conscience s'eveille au dela des apparences, elle ne laisse plus la place aux souffrances.

Encore merci a toi
Je t'encourage a apporter la lumière à d'autres personnes comme tu as pu le faire avec moi. Moi aussi j'ai envie de faire partager cette lumiere et je m'aprete à le faire sous une autre forme !

Je t'embrasse

Isabelle

----------------------------------------------------------------------------------------------
Thierry :

Le 06/02/2013 18:02, isaliberee a écrit :
> Bonjour Thierry,
>...Voila comme je me sens aujourd'hui, je me sens joie, quietude et amour.

Très bons signes :-)
Je dirais la même chose :-)


> C'est vrai je ne ressens pas encore cette connexion à tous ce qui m'entoure mais cela viendra peut être ou peut être pas,
Tu es dans une étape, majeure, mais pas une fin. La suite est dans une redécouverte de ton univers à la lumière du nouveau regard que tu as.

> cela m'est égal
Tout à fait... Jusque là, ce n'est qu'une croyance à négliger. Le réel, c'est toi là maintenant. Au fur et à mesure que se dissolvent les barrières constituées par des conditionnements passés, par leur prise de conscience, la présence au monde s'affirme.
(La connexion ou l'absence de connexion est liée à la présence d'un "Je" et donc d'un "autre" ==> revoir le texte de Michel que je t'avais cité sur le forum :

> Il y a quelques critères simples pour déterminer si oui ou non, il y a encore un "Je" : s'il y a un "Je", alors, il y a un "autre" (une personne, un objet, une situation, etc...)
> Or qu'est-ce que "l'autre" ? C'est ce qui a le pouvoir de me faire réagir, de me faire peur, de me mettre en colère, de me faire envie, de me rendre jaloux, "l'autre", c'est ce que je n'aime pas, ce que je refuse, ce que je rejette, ce qui me met mal à l'aise, ou au contraire ce que je désire plus que tout au monde, "l'autre", c'est aussi ce qui me fait rechercher un sentiment d'être spécial, d'être important,"l'autre", c'est ce qui provoque en moi une demande insatiable d'être accepté, considéré, apprécié, reconnu, aimé. Toutes ces émotions sont plus ou moins faciles à repérer, mais dans tous les cas, elles m'indiquent s'il a un "autre" ou non, et donc un "Je" ou non; car lorsqu'il n'y a plus de séparation, lorsque le couple «moi et l'autre» s'est dissous, toutes ces émotions se dissolvent également.


> car la simple joie que m'apporte de vivre cet instant, ou de t'ecrire ces quelques mots me remplit le coeur et me comble. Donc je ne sais pas si je ressentirai cela meme dans des moments plus difficiles
Difficile n'est qu'un point de vue. C'est la résistance, le refus de ce qui est qui crée le "difficile", la souffrance.
Mais l'inconfort existe
:-)


> mais une chose est sure je serai certainement plus sereine car quand la conscience s'eveille au dela des apparences, elle ne laisse plus la place aux souffrances.

Oui. Voir le commentaire ci-dessus :-)

> Encore merci a toi
C'est aussi une joie pour moi... :-)

> Je t'encourage a apporter la lumière à d'autres personnes comme tu as pu le faire avec moi. Moi aussi j'ai envie de faire partager cette lumiere et je m'aprete à le faire sous une autre forme !

À ce stade, je peux te proposer ceci : dans le cas où guider des personnes sur ce forum t'intéresse, il y a 5 questions habituellement posées. Les réponses seront lues par les autres guides francophones, et la confirmation de trois d'entre eux est nécessaire pour passer à l'étape suivante.
Il est évident que les réponses sont à faire jaillir de l'intuition du moment, par un regard profond et vivant en soi-même juste dans l'instant où les questions sont lues.

Tes réponses sont lues par les autres guides, et si trois d'entre eux confirment, tu es "qualifiée" pour guider d'autres personnes (et la couleur de ton pseudo vire au bleu)
Dis-moi comment tu ressens cette proposition.

Les questions :


1 Y a-t-il un moi, quelque part, de quelque manière ou forme que ce soit ?

2 Explique en détail ce qu'est l'illusion d'un moi séparé, comment elle apparaît et comment elle fonctionne.

3 Qu'est-ce que ça te fait de voir et ressentir cela ?

4 Comment décrirais-tu cela à quelqu'un qui n'en a jamais entendu parler ?

5 Quel a été le déclic qui t'a fait basculer, qui t'a fait voir cela?

(La question 5 n'a de sens que s'il y a eu réellement un "déclic".)

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Reponses aux 5 questions

Postby Isaliberee » Fri Feb 15, 2013 2:15 pm

1) Non il n'existe pas de moi ! Car le moi est une construction mentale qui voit le monde et les autres êtres vivants comme séparé de lui-même. Le moi se construit une identité fondée sur une expérience personnelle qui lui permet d'entrer en relation avec le monde qui l'entoure. Cette identité dépend de l'entourage, du pays, du lieu ou l'individu vit, de ces croyances religieuses et des situations qu'il rencontre. Ainsi cette identité est en perpétuelle évolution et elle se transforme au gré des croyances de l'individu.


2) Le moi séparé n'est donc qu'une identité que l'on se construit des notre plus jeune enfance. L'enfant est plongé des sa naissance dans une histoire qui est plus celle des parents que la sienne. Puis il grandira en fonction des attentes de ces parents, des croyances de ceux ci ou celles de la société. Il n'a d'autres choix pour pouvoir être aimé ou remarqué que d'endosser un rôle qu'il jouera toute sa vie. Un rôle qu'il pourra bien sur amélioré ou faire évolué mais le fondement même de cette identité construite restera la même. Ce rôle d'acteur, il doit le jouer car si il veut se fondre dans la société, celle ci l exige et l encourage. Observez comment une nouvelle personne que vous rencontrez, s'empresse de vous demander votre nom, votre age, votre situation familiale, votre profession, ou vous habitez, pour peu qu'elle vous demande combien vous avez sur votre compte en banque ! On s'observe, on se jauge, on se trouve bien mieux ou moins bien que..., plus riche ou plus pauvre que...., plus heureux ou moins heureux que …. bref tout est fait pour croire en l'illusion de ce moi. Chacun nous agissons en fonction du rôle que nous jouons, nous rassurant sur notre particularité et notre individualité. Car le mental agit de cette façon la, si nous sommes différent et donc separé des autres, comment être sur que nous serons aimés, admirés ou pourquoi pas haïs ou critiqués par ceux-ci, tout simplement en se raccrochant à cette fausse identité, à ce rôle que nous jouons?. Ainsi nous sommes rassurés sur notre propre existence.

3) Aujourd'hui, je n'ai plus le besoin de vivre mes expériences à travers les attente de mes parents, ou celles de la société ou de celles que je me suis crée. J'ai enlevé mon costume d'acteur et j'arrive alors a percevoir l'être que je suis à l'intérieur, un être d'amour, de joie, de quiétude, d'éternité. Les situations ou les personnes que je rencontre sont plus vraies car je ne joue plus de rôle, je peux être moi même. Cependant même si je sais qu'il n'existe pas de séparation entre moi et les autres, j'ai encore du mal à le ressentir au plus profond de moi cette unité mais les choses avancent.


4) Vois cela comme une immense pièce de théâtre que nous jouons tous ensemble. Afin d'être au plus proche de leur rôle, les acteurs enfilent un costume, adoptent une façon de parler, développent une mimique, réagissent et agissent en fonction de leur rôle ou de leurs histoires personnelles. Or souvent les acteurs sont tellement pris par leurs rôles, qu'ils en oublient la réalité : ce ne sont que des acteurs ! Aussi pour les aider à se rappeler de qui ils sont vraiment, on doit d'abord leur rappeler qui ils ne sont pas jusqu'au jour ou ces acteurs enlèvent leur costume et se rendent compte de qui ils sont au plus profond d'eux mêmes

5) Le déclic a été justement ceci : il m'a fallu du temps pour comprendre qui je ne suis pas ; pour commencer à ressentir qui je suis. Je me suis observée dans mes actions, réactions ou pensées et j'ai prise conscience des rôles que je jouais en fonction de mon histoire personnelle. Au fil de mes prises de conscience, je lâchais des pensées, des croyances, des doutes, des peurs et je laissais place à ce que j'étais. Un sentiment de joie, de plénitude, d'amour est apparu et je me sens bien. Je n'alimente plus mon histoire personnelle et je me contente de vivre la vie telle qu'elle se manifeste à moi avec amour et tranquillité.

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Suite aux reponses supplémentaires

Postby Isaliberee » Sat Feb 23, 2013 9:41 am

Bonjour Thierry,

J'ai fais un copier coller sur le site, je ne sais pas si je devais??

Voici donc les réponses aux 3 questions supplémentaires

2)Quand je dis « je » je me réfère à cet être qui s'identifie à son corps, à ses sens, à ses valeurs, à son éducation, à ses rapports avec les autres êtres humains et son environnement. Le « je » est un être changeant, qui est soumis aux temps, qui meurt, qui est malade, qui souffre. Il n'a donc d'existence que dans ce monde ou se vit son expérience

3)Ainsi l'expérience n'est valable que pour le « je » afin de lui permettre de s'individualiser. L'individualisation est indispensable, je crois, pour que la conscience puisse s'identifier en tant que tel. Alors oui il ya un expérimentateur : c'est cette conscience qui s'observe et qui après s'être identifier à se monde de formes, s'en détache pour pouvoir retourner à ce qu'elle est.
Ainsi je dirai que c'est le corps qui appartient à l'expérience. C'est à dire que le corps est indispensable à cette conscience pour expérimenter le monde des formes dans un premier temps puis s'individualiser en assouvissant tous les désirs des sens puis détourner son attention de ses plaisirs extérieurs pour porter son attention a son être intérieur et s'apercevoir qu'il existe une réalité plus profonde.

8)A présent que je vois cela en moi, il est évident que je le vois chez les autres. Nous sommes donc tous des
parties de cette conscience qui oublie ce qu'elle est pendant l'expérience.

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Re: Enfin je suis parmis vous !

Postby sulawesi » Sat Feb 23, 2013 7:03 pm

Bonjour Isa :-)

Oui, tu as bien fait. J'ajoute les questions pour clarifier :

2 Quand tu dis «Je», à quoi te réfères-tu ?
Quand je dis « je » je me réfère à cet être qui s'identifie à son corps, à ses sens, à ses valeurs, à son éducation, à ses rapports avec les autres êtres humains et son environnement. Le « je » est un être changeant, qui est soumis aux temps, qui meurt, qui est malade, qui souffre. Il n'a donc d'existence que dans ce monde ou se vit son expérience
3 Dans l'expérience, y a-t-il un expérimentateur ? Est-ce l'expérience qui appartient au corps, ou est-ce le corps qui appartient à l'expérience ?
Ainsi l'expérience n'est valable que pour le « je » afin de lui permettre de s'individualiser. L'individualisation est indispensable, je crois, pour que la conscience puisse s'identifier en tant que tel. Alors oui il y a un expérimentateur : c'est cette conscience qui s'observe et qui après s'être identifiée à ce monde de formes, s'en détache pour pouvoir retourner à ce qu'elle est.
Ainsi je dirai que c'est le corps qui appartient à l'expérience. C'est à dire que le corps est indispensable à cette conscience pour expérimenter le monde des formes dans un premier temps puis s'individualiser en assouvissant tous les désirs des sens puis détourner son attention de ses plaisirs extérieurs pour porter son attention a son être intérieur et s'apercevoir qu'il existe une réalité plus profonde.
8) A présent que tu vois que ce «toi», qui joue son rôle de première personne au coeur même de la vie, n'existe pas, que vois-tu lorsque tu observes «les autres»? Explique cela avec tes propres mots en te fondant sur l'expérience directe.
A présent que je vois cela en moi, il est évident que je le vois chez les autres. Nous sommes donc tous des
parties de cette conscience qui oublie ce qu'elle est pendant l'expérience.
_________________________________________________________________________________________
Je n'ai pas le temps de répondre longuement, là :-)
Juste besoins de précisions, en attendant :
... s'individualiser en assouvissant tous les désirs des sens
Les sens ont des désirs ? Comment vois-tu le mécanisme des désirs ?
... puis détourner son attention de ses plaisirs extérieurs pour porter son attention a son être intérieur et s'apercevoir qu'il existe une réalité plus profonde
Le corps dirige une attention ? Il a une vie autonome ?
Il y a un être intérieur et un être extérieur ?
Qu'appelles-tu réalité plus profonde ? (et donc réalité superficielle ?)

À bientôt
Thierry

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Re: Enfin je suis parmis vous !

Postby Isaliberee » Thu Feb 28, 2013 10:06 am

Bonjour Thierry,
Non les sens n'ont pas de désirs et le corps n'a pas non plus une vie autonome. Je me suis peut etre mal exprimée ! En fait je voulais dire que le corps et les sens sont les outils que la conscience utilise pour faire l'expérience de la vie sur terre et voir ce qu'elle "Est".
Je vois le mécanisme des désirs de la façon suivante : les messages que le corps perçoit sont envoyés au cerveau qui les décode. Ainsi l'esprit aime ou n'aime pas ses informations. Si il aime, il cherche à obtenir encore plus d'informations. Les désirs apparaissent et la conscience fait alors l'expérience d'une conscience « limitée » à ces désirs, portée sur son corps, sur son être extérieur. Chaque corps lui apparaît comme distinct les uns des autres avec des contours définis et des désirs propres, la conscience passe donc par une phase d'individualisation.
Ensuite vient un temps ou la conscience « s'ouvre » et s'attache à son être intérieur pour comprendre qu'elle est au dela du corps et de ses désirs.
Je crois que pour percevoir ce qu'elle « Est » la conscience fait l'expérience de ce qu'elle « n'Est pas ». Pour voir sa globalité, son immuabilité et son intemporalité, elle fait l'expérience de son individualité, de son aspect changeant et emporaire.
J'espere avoir repondu à tes questions!
Bonne journee
Isabelle

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Re: Enfin je suis parmis vous !

Postby sulawesi » Thu Feb 28, 2013 11:02 am

Bonjour Isa :-)
Au fil de mes prises de conscience, je lâchais des pensées, des croyances, des doutes, des peurs et je laissais place à ce que j'étais.
Et comment décrirais-tu, exprimerais-tu ce que tu es ?
Les situations ou les personnes que je rencontre sont plus vraies car je ne joue plus de rôle, je peux être moi même.
Un peu la même question : qu'est-ce que être toi-même pour toi ? Comment ressens-tu cela ?
Peux-tu m'en dire plus sur les changements qui sont apparu dans tes relations avec les autres, avec les évènements ?

Je reprends une phrase du début :
Je dis enfin car je suis lasse de chercher sans cesse. Chercher à comprendre qui je suis en scrutant mon passé, mon enfance ou mes vies antérieures. Je suis lasse de me sentir toujours insatisfaite de ce que je suis, et d'être dans l'espoir d'un avenir meilleur.
Où en es-tu par rapport à l'Isa du début des échanges ? Qu'en est-il de cette recherche et cette insatisfaction ? Ressens-tu des attentes ? Si oui, lesquelles ?

Toujours pareil : Cherche les réponses en toi, par tes propres mots. Prends le temps d'observer, de bien percevoir, de mettre en mots de la façon la plus juste et la plus honnête vis à vis de ce qui est perçu.
Prends aussi le temps de te relire pour vérifier la justesse de ce que tu écris, l'adéquation avec ta perception.
(tu peux prendre le temps de rédiger à part, sur un traitement de texte, pour coller après sur le forum. Je procède souvent comme ça, surtout si je manque de temps ou de calme dans l'ambiance :-) )

À bientôt
Thierry


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