Re: Journal de transmutation
Posted: Wed Oct 03, 2012 12:07 pm
Salam Michel
Je me complaisais beaucoup dans la pagaille, et je vois mieux pourquoi à présent.
C'était la seule maniére de vivre que je connaissais, et en sortir signifiait mourir.
Et voilà, je n'aime plus la pagaille. Je ne la hais pas non plus.
Qu'ai-je à hésiter, puisque d'une certaine maniére, "je n'ai jamais été dans le monde",
et que je n'ai jamais rien su de permanent au sujet de ce que je suis et ce qui est.
Dieu est-il vacuité ?
Mais toutes les questions semblent absorbées par un silence, comme si elles étaient
sans importance. Pareil pour tout ce que je pense de ce que je vis, au quotidien.
Avec l'instant, tout apparait en disparaissant aussitôt.
Comme un dessin de fumée qui s'evapore au moment même ou il est fait.
Un caractére onirique insistant s'empare de tout, moi inclus.
La peur est toujours-là. Comme devant un seuil que je crains de franchir.
Je me retourne vers la pagaille, devenue comme une bête aux tentacules immenses,
qui essaient de m'agripper. Pourtant, en même temps, c'est comme s'il
ne se passait rien du tout. L'impression est indescriptible.
Je suis assis devant un ordinateur, seul, et je me débobine.
Puis, les descriptions conventionnelles se détachent aussi, et il n'y a plus
de noms sur les choses. Avec l'absence de noms, c'est l'absence de mots
qui est en actualisation spontanée. Mais je ne peux rester là.
J'agrippe un tentacule, et je reviens dans les mots.
Voilà le va-et-vient qui est le vécu actuel de Bouhlame.
Le soleil brille sur l'Algérie en ce début d'Automne,
mais le soir, une fraîcheur forte s'installe, et il faut se couvrir.
L'Eté est fini.
Namaste Michel.
Je me complaisais beaucoup dans la pagaille, et je vois mieux pourquoi à présent.
C'était la seule maniére de vivre que je connaissais, et en sortir signifiait mourir.
Et voilà, je n'aime plus la pagaille. Je ne la hais pas non plus.
Qu'ai-je à hésiter, puisque d'une certaine maniére, "je n'ai jamais été dans le monde",
et que je n'ai jamais rien su de permanent au sujet de ce que je suis et ce qui est.
Dieu est-il vacuité ?
Mais toutes les questions semblent absorbées par un silence, comme si elles étaient
sans importance. Pareil pour tout ce que je pense de ce que je vis, au quotidien.
Avec l'instant, tout apparait en disparaissant aussitôt.
Comme un dessin de fumée qui s'evapore au moment même ou il est fait.
Un caractére onirique insistant s'empare de tout, moi inclus.
La peur est toujours-là. Comme devant un seuil que je crains de franchir.
Je me retourne vers la pagaille, devenue comme une bête aux tentacules immenses,
qui essaient de m'agripper. Pourtant, en même temps, c'est comme s'il
ne se passait rien du tout. L'impression est indescriptible.
Je suis assis devant un ordinateur, seul, et je me débobine.
Puis, les descriptions conventionnelles se détachent aussi, et il n'y a plus
de noms sur les choses. Avec l'absence de noms, c'est l'absence de mots
qui est en actualisation spontanée. Mais je ne peux rester là.
J'agrippe un tentacule, et je reviens dans les mots.
Voilà le va-et-vient qui est le vécu actuel de Bouhlame.
Le soleil brille sur l'Algérie en ce début d'Automne,
mais le soir, une fraîcheur forte s'installe, et il faut se couvrir.
L'Eté est fini.
Namaste Michel.