Bonjour Reda,
Suggestion:
Je suggère de lire le message en entier une première fois, puis d'y répondre par la suite. Je sais que tu essaie de répondre une question à la fois dans le but d'être spontané, et c'est en général une très bonne idée, mais comme nous échangeons par écrit, j'ai l'impression qu'une partie du sens se perd dans la communication.
Essaie de répondre à partir de ce que tu ressens plutôt qu'à partir de ce que tu penses?
Ouye! Ca n'est que maintenant que je viens de le lire! Enfin... je laisse ça comme ça.
Essaie de répondre à partir de ce que tu ressens plutôt qu'à partir de ce que tu penses? :) Je ne prendrai pas de chance aujourd'hui, je pose la question au début!
As-tu déjà vécu quoi que ce soit en dehors de l'ici-maintenant?
J'allais dire, juste la boîte.
:)
Et essaie de voir si le "ici" auquel on fait référence est vraiment un emplacement dans l'espace?
C'est un ici "open", un peu comme en symbolique mathématique, un ]ici[.
Désolé, je ne suis pas familier avec la symbolique mathématique et ne comprend pas la réponse.
Oui, un "ici" "présentement", comme si "ici" et "maintenant" était interchangeables.
Je suis d'accord.
Mon esprit "rebute" quand les questions viennent vite dans le corps de tes réponses. Il y a de l'appréhension en l'air, de la peur au fond, des peurs, je le sens. Je souhaite trop avoir un certain confort, demeurer dans ma bulle, bien douillé, in-connecté au sol.
Question:
Cette appréhension, cette peur, est bien quelque chose que tu perçois?
La pensée "je souhaite trop avoir un certain confort..." est aussi quelque chose que tu perçois?
Dirais-tu que tu es le même toi qu'il y a dix ans? Vingt ans?
Autrement dit, y a t'il une continuité dans ce que tu appelle je-me ou moi?
Souviens toi, ce ne sont pas des questions pièges.
As-tu un sentiment de continuité?
Est-ce que cette distinction a du sens pour toi?
Pas certain, mais cela me fait penser -je l'ai entendu- à ce qui serait la différence entre ce qui est complètement-mâché-assimilé-voir-déféqué [concept] et ce qui juste-pre-mâché-qui-ressemble-encore-à-du-brut [pensée].
Oui on peut dire cela.
les pensées font aussi partie de notre expérience et ne sont pas un problème en tant que telle.
Pas de l'expérience directe, non? Question "bête": où commence la pensée, discriminée du concept? La parabole des étages ne répond que par l'image dans mon esprit. [Là je reviens vers la question ***]
Dans un 2ème temps: Est-ce que cette distinction a du sens pour toi?
Je comprends que le concept commence là où l'on commence à attacher de la crédibilité à la pensée. Je me suis rattrapé? :P
Voici un autre bon exemple des limites du langage, des mots. Les mots mettent les choses en boîte (et là je ne fais pas référence à la boîte de notre expérience). Ils mettent les choses en boîte dans le sens où ils définissent, ils limitent les choses, mais en réalité, la boîte n'existe pas. Tout est ouvert. Dans mon exemple, je peux déjà t'affirmer que personne n'a jamais vu d'étage ou de niveau qui sépare les pensées des concepts. Ce n'est qu'une façon de parler. Cela dit, il y a un phénomène de croyance et d'identification qui fait en sorte que l'on croit la croyance au lieu de rester tranquillement avec ce qui est.
le "je" ne correspond à rien dans l'expérience au niveau zéro. Ce n'est qu'une pensée qui va et qui vient et auquel on s'identifie, une pensée que l'on croit.
[Rire] Peut-être un peu "coriace" comme pensée [probablement concept, puisque toute une construction par dessus], "récalcitrante", etc. [je m'amuse :P excuse!]
C'est effectivement une pensée très coriace et comme tu le mentionnes une construction, un édifice très coriace!
Maintenant dis-moi, cet étage bas, ce niveau zéro, n'est-il pas toujours présent dans ton expérience?
Il ne peut pas ne pas être.
C'est vrai.
Autrement dit, n'es-tu pas TOUJOURS en contact avec ce niveau zéro?
Hmm [oups!]. Il y a-t-il lieu de faire la nuance entre "être en contact" et "être conscient"? Je veux dire, je n'en suis pas "imminemment" conscient. Mon attention est discontinue et souvent détournée. Sinon, Cela et la Réalité sont Un.
Tu as raison, nous ne sommes pas toujours conscient du niveau zéro car les pensées en général, en particulier la pensée "je", attirent toute notre attention. Nous avons simplement à cesser de leur accorder autant d'attention! Ce ne sont que des pensées, qui n'ont ni plus, ni moins d'importance qu'une sensation, qu'un son ou quoique ce soit d'autre.
N'y a t'il pas toujours des perceptions, des sensations ou des émotions présente dans ton expérience?
"Imminemment" [je ne sais pas si c'est bien orthographié].
Oui.
Reda, tu n'es pas obligé de "répondre" à mes commentaires à moins qu'ils soulèvent chez toi une interrogation. Auquel cas, ne te gêne pas, réponds-y.
Je le mentionne car je me rends compte que mes réponses sont souvent assez longue mais en réalité, ce sont les questions qui sont les plus importantes.
A plus
Daniel