Bonjour Steve,
Je peux te proposer quelques éléments de réponse à partir de mes observations. J’ai réalisé que je ne suis ni mon corps, ni mes pensées ou mes émotions et tu me proposes d’approfondir cela.
Lorsque j’ai une douleur dans le corps, et cela arrive régulièrement, il est vrai que j’ai tendance à vouloir « guérir ». Par exemple, une douleur se manifeste depuis des années, tantôt au pied, tantôt au genou et malgré les visites chez les spécialistes ou la rééducation, je n’ai jamais vraiment « guéri ». Dès qu’un exercice physique est trop contraignant, ces vieilles douleurs se réveillent et m’imposent le repos. Bien que je ne sois plus dans une attitude d’opposition ou de barrage, cela se poursuit et ça picote, ça frotte, ça lance… Là, je n’ai jamais trouvé de réponse appropriée sinon le fait de cesser mon activité et parfois d’abandonner les projets sportifs trop ambitieux (même si c’était très modeste).
Concernant les émotions, j’ai pu, grâce à quelques conseils avisés et à la méditation, me rendre compte à quel point lutter contre peut avoir un effet totalement dévastateur. Longtemps en proie à des angoisses puissantes, j’ai d’abord cherché un soulagement classique (médecins, thérapeutes…) Mais je crois que rien n’a remplacé le jour (renouvelé sans cesse) où je les ai accueillies comme une part de moi, et j’ai senti physiquement la diminution de ces angoisses.
Lorsque des peurs arrivent aujourd’hui, c’est un peu différent. J’établirais une différence entre une angoisse qui n’a pas de cause, une sorte d’angoisse existentielle, et une ou des peurs dont les schémas sont très familiers (la santé, la famille, le travail… tout le monde connait cela). Les peurs qui surgissent en ce moment sont profondément liées à des mécanismes habituels d’identification à des volontés qui échouent et une assimilation à ses propres impasses. Elles sont là. Par exemple, je traite une situation sociale (retrouver du travail dans un contexte de survie) parce que je sais ce qui se passe si je ne le fais pas. Mais je n’y parviens pas, et la peur s’insinue. C’est un exemple classique de schémas récurrents sur lequel je n’ai pas de recul. Une fois que c’est passé, je me dis : « Ah, mais fallait pas s’en faire comme ça ! » Mais à chaque fois, un puissant mécanisme de culpabilisation masochiste est à l’œuvre. Tu retrouves le pessimiste dont je te parlais au début dans ma présentation.
Vis-à-vis des pensées, de façon plus simple, elles viennent toutes seules et parfois, avec un léger différé comme dans les voix off, je me dis « tiens, elle vient de s’inviter à ma table ». Je me rends compte de cette présence comme étrangère et parfois, si ce n’est pas trop violent, je peux les congédier. Parfois, je me laisse emporter, les pensées suscitent une émotion (colère ou abattement par exemples) et je sursaute ou je me paralyse. Pour répondre à ta question, pensées et émotions viennent toutes seules.
Tu me suggères la chose suivante :
« Par exemple, sers toi de la peur comme d'un fil conducteur qui va t'amener vers qui tu es ou n'es pas...
tu ressens de la peur, de la douleur / souffrance ... demande toi qui a peur, qui a mal ? qui ressens la douleur ?
observe
suit cette peur pour aller voir qui a peur.. comme un fil que tu suis qui t'amène vers l'origine.
Va voir qui a mal, utilise la souffrance / peur pour cela.
N'hésite pas à faire grandir la peur pour trouver plus facilement ce qui la ressent. »
J’y vais. De toute façon, il n’y a pas besoin de forcer la nature.
Je crois que celui qui a mal dans le cas d’une douleur psychique doit ressembler à celui qu’on appelle l’égo. Et c’est bien lui qui recherche un soulagement à tout prix, parce que son confort, sa sécurité, sa survie sont en jeu. C’est assez clair dans la façon dont se déroule un chagrin d’amour, pour ceux qui connaissent. Et ceux qui l’ont vécu savent que c’est l’une des plus grandes violences que l’égo s’inflige.
Je me dis que tout cela va vers le dépouillement le plus total, y compris d’un point de vue matériel. Je conçois parfaitement l’ascèse des moines qui choisissent cette voie. Je l’admire et je la respecte énormément. Sauf que je n’en ai pas envie et qu’à mesure que mes ressources globales diminuent, je sens que je ne vais pas sur un chemin qui me plait et me convient. Ensuite, qui parle là ? C’est toujours pareil. Est-ce qu’on peut faire du neuf avec du vieux ?
Bien à toi,
Benoit
Elegua Unleashed
Moderators: Chronophonix, Freddi
Re: Elegua Unleashed
Bonjour Benoît,
désolé pour la réponse tardive, grosse semaine
très bien c'est super tout ça
si je résume en 3 points :
- tu sais que tu n'es pas ton corps, ni tes pensées, émotions
- tu sais observer tes sensations, émotions et pensées
- tu observes que les pensées arrivent toutes seules
on avance bien
Tu dis :
Es tu capable de l'observer cet "égo" ?
Est ce le "moi" ?
A ce stade je te propose d'observer ce "moi"...
de le voir, de le cerner...
Tu n'es pas le corps, ni les pensées, ni les émotions... peut être es tu ce "moi", cet "égo"... va voir ça...
Belle journée
Steve
désolé pour la réponse tardive, grosse semaine
très bien c'est super tout ça
si je résume en 3 points :
- tu sais que tu n'es pas ton corps, ni tes pensées, émotions
- tu sais observer tes sensations, émotions et pensées
- tu observes que les pensées arrivent toutes seules
on avance bien
Tu dis :
je note que tu parles de l'égo à la troisième personne c'est intéressant. (Le mot "égo" est souvent fortement connoté et il peut être délicat de se comprendre, est ce qu'on peut parler du "moi" à la place ? )Je crois que celui qui a mal dans le cas d’une douleur psychique doit ressembler à celui qu’on appelle l’égo.Et c’est bien lui qui recherche un soulagement à tout prix, parce que son confort, sa sécurité, sa survie sont en jeu.
Es tu capable de l'observer cet "égo" ?
Est ce le "moi" ?
A ce stade je te propose d'observer ce "moi"...
de le voir, de le cerner...
Tu n'es pas le corps, ni les pensées, ni les émotions... peut être es tu ce "moi", cet "égo"... va voir ça...
Belle journée
Steve
Re: Elegua Unleashed
Bonsoir Steve,
Je ne sais pas si je suis ce "moi", en tout cas il se prend pour "moi"... sans jeu de mots.
J'observe, depuis quelques semaines avec beaucoup d'intensité, que tout ce qui traverse le moi, pensée, émotions revient à donner de l'importance à un vieux moi. Il est très présent, et notamment dans les épisodes de peur. Peur qui semble avoir construit une bonne partie de ces réflexes du moi.
Il me semble que si l'on commençait à envisager l'habitant intérieur, celui qui semble présent malgré les changements, on ferait machine arrière en l'assimilant au moi dont nous parlons à présent. Le moi, c'est plutôt la synthèse illusoire et opaque qui nous fait croire que nous sommes nos pensées, nos émotions, nos actes...
Donc pour orienter, mais toujours plutôt à l'aveuglette, une réponse à ta question, je reste dans l'intuition que je ne suis pas le moi dont je te parlais. Même s'il colle à la peau et au reste.
Je lis avec intérêt une compilation des écrits et des paroles de Krishnamurti "Face à soi-même". Sur la peur, sur l'égo. Je crois que les questions sont bien posées et que les réponses sont laissées ouvertes à chacun. Voilà ce qui m'inspire en ce moment.
Bien amicalement,
Benoit
Je ne sais pas si je suis ce "moi", en tout cas il se prend pour "moi"... sans jeu de mots.
J'observe, depuis quelques semaines avec beaucoup d'intensité, que tout ce qui traverse le moi, pensée, émotions revient à donner de l'importance à un vieux moi. Il est très présent, et notamment dans les épisodes de peur. Peur qui semble avoir construit une bonne partie de ces réflexes du moi.
Il me semble que si l'on commençait à envisager l'habitant intérieur, celui qui semble présent malgré les changements, on ferait machine arrière en l'assimilant au moi dont nous parlons à présent. Le moi, c'est plutôt la synthèse illusoire et opaque qui nous fait croire que nous sommes nos pensées, nos émotions, nos actes...
Donc pour orienter, mais toujours plutôt à l'aveuglette, une réponse à ta question, je reste dans l'intuition que je ne suis pas le moi dont je te parlais. Même s'il colle à la peau et au reste.
Je lis avec intérêt une compilation des écrits et des paroles de Krishnamurti "Face à soi-même". Sur la peur, sur l'égo. Je crois que les questions sont bien posées et que les réponses sont laissées ouvertes à chacun. Voilà ce qui m'inspire en ce moment.
Bien amicalement,
Benoit
Re: Elegua Unleashed
Bonsoir Benoît,
Bravo !
alors les pensées, émotions sont le moi... et l'habitant intérieur est encore le moi !
très bien
j'ai une ultime question :
qui observe ce moi ?
ou plutôt
Qu'est ce qui observe ??
Bien à toi
Steve
Bravo !
ouiJ'observe, depuis quelques semaines avec beaucoup d'intensité, que tout ce qui traverse le moi, pensée, émotions revient à donner de l'importance à un vieux moi. Il est très présent, et notamment dans les épisodes de peur. Peur qui semble avoir construit une bonne partie de ces réflexes du moi.
il s'agit justement de voir comme tu l'as vu que c'est encore le même.Il me semble que si l'on commençait à envisager l'habitant intérieur, celui qui semble présent malgré les changements, on ferait machine arrière en l'assimilant au moi dont nous parlons à présent. Le moi, c'est plutôt la synthèse illusoire et opaque qui nous fait croire que nous sommes nos pensées, nos émotions, nos actes...
alors les pensées, émotions sont le moi... et l'habitant intérieur est encore le moi !
très bien
Alors maintenant qu'il est clair pour toi que tu n'es pas le moi qui lui n'est que pensées, émotions etc.. c'est à dire... rien ...Donc pour orienter, mais toujours plutôt à l'aveuglette, une réponse à ta question, je reste dans l'intuition que je ne suis pas le moi dont je te parlais. Même s'il colle à la peau et au reste.
Je lis avec intérêt une compilation des écrits et des paroles de Krishnamurti "Face à soi-même". Sur la peur, sur l'égo. Je crois que les questions sont bien posées et que les réponses sont laissées ouvertes à chacun. Voilà ce qui m'inspire en ce moment.
j'ai une ultime question :
qui observe ce moi ?
ou plutôt
Qu'est ce qui observe ??
Bien à toi
Steve
Re: Elegua Unleashed
Bonsoir Steve,
"J'ai une ultime question : qu'est-ce qui observe ?"
Voilà qui me met la pression si c'est vraiment la dernière question. Je n'ai pas intérêt à me tromper :).
J'ai une réponse simple : pas la moindre idée.
Un peu navrant, mais sincère. C'est un peu laconique mais je ne fais pas dans le raisonnement et je dis ce qui me parait le moins faux.
Bien à toi,
Benoit
"J'ai une ultime question : qu'est-ce qui observe ?"
Voilà qui me met la pression si c'est vraiment la dernière question. Je n'ai pas intérêt à me tromper :).
J'ai une réponse simple : pas la moindre idée.
Un peu navrant, mais sincère. C'est un peu laconique mais je ne fais pas dans le raisonnement et je dis ce qui me parait le moins faux.
Bien à toi,
Benoit
Re: Elegua Unleashed
Hello Benoit
Oui en effet vu sous cet angle... Ca fout la pression lol !
si ça peut te rassurer j'aurai encore d'autres questions après ça ;-)
Disons que c'est l'ultime d'une série
Et tu peux te tromper au contraire de toute façon toutes les réponses nous amènent exactement où il faut
Donc tu dis : pas la moindre idée
C'est normal et c'est encore une bonne réponse
Effectivement ce n'est pas une idée.
Alors N'y pense pas
Juste observe
Le point commun à tout ce que l'on fait ensemble depuis le début c'est l'observation de ce qui se passe en toi
l'observation de ce qui se passe en toi...
L'observation ...
Et la je te demande qui observe ...
Que se passe t il lorsque tu observes l'observateur ?
Que reste t il ?
Décris simplement ton expérience, factuellement.
L'expérience que tu fais lorsque tu observes ce qui observe ...
Amicalement,
Steve
Oui en effet vu sous cet angle... Ca fout la pression lol !
si ça peut te rassurer j'aurai encore d'autres questions après ça ;-)
Disons que c'est l'ultime d'une série
Et tu peux te tromper au contraire de toute façon toutes les réponses nous amènent exactement où il faut
Donc tu dis : pas la moindre idée
C'est normal et c'est encore une bonne réponse
Effectivement ce n'est pas une idée.
Alors N'y pense pas
Juste observe
Le point commun à tout ce que l'on fait ensemble depuis le début c'est l'observation de ce qui se passe en toi
l'observation de ce qui se passe en toi...
L'observation ...
Et la je te demande qui observe ...
Que se passe t il lorsque tu observes l'observateur ?
Que reste t il ?
Décris simplement ton expérience, factuellement.
L'expérience que tu fais lorsque tu observes ce qui observe ...
Amicalement,
Steve
Re: Elegua Unleashed
Salut Steve,
Je fais l'expérience d'observer pensées, corps et émotions et de les "désidentifier" du moi, c'est une sorte de première mise en abyme, et une désintoxication des schémas habituels par lesquels une personne se présente à soi-même ou aux autres.
Et là, j'observe l'observateur, celui qui observe celui qui a vu que la peur, le doute, l'euphorie, les certitudes sont des constructions, des artéfacts souvent très conditionnés... C'est une deuxième mise en abyme, qui donne un peu le vertige. Enfin pas tout à fait : parce qu'il y a un dénominateur commun à ces moments pendant lesquels "je" vois celui qui voit. Je t'en faisais part, le 4 Janvier, quand je te disais essayer d'être en situation de carrefour plutôt que d'impasse... C'était exprimé avec les moyens du bord.
Le dénominateur commun est une espèce de calme absolu dans une veille tranquille et plutôt bienveillante. Je te donne quelques mots venant du ressenti par rapport à cette expérience. Cela reste très balbutiant. Mais c'est un premier pas.
Je continue l'observation de ce qui reste quand tout est tombé à l'eau.
A bientôt.
Bien amicalement,
Benoit
Je fais l'expérience d'observer pensées, corps et émotions et de les "désidentifier" du moi, c'est une sorte de première mise en abyme, et une désintoxication des schémas habituels par lesquels une personne se présente à soi-même ou aux autres.
Et là, j'observe l'observateur, celui qui observe celui qui a vu que la peur, le doute, l'euphorie, les certitudes sont des constructions, des artéfacts souvent très conditionnés... C'est une deuxième mise en abyme, qui donne un peu le vertige. Enfin pas tout à fait : parce qu'il y a un dénominateur commun à ces moments pendant lesquels "je" vois celui qui voit. Je t'en faisais part, le 4 Janvier, quand je te disais essayer d'être en situation de carrefour plutôt que d'impasse... C'était exprimé avec les moyens du bord.
Le dénominateur commun est une espèce de calme absolu dans une veille tranquille et plutôt bienveillante. Je te donne quelques mots venant du ressenti par rapport à cette expérience. Cela reste très balbutiant. Mais c'est un premier pas.
Je continue l'observation de ce qui reste quand tout est tombé à l'eau.
A bientôt.
Bien amicalement,
Benoit
Re: Elegua Unleashed
Hello Benoît,
Champagne ;-)
Après avoir vu que tu n'étais ni le corps, ni les pensées, ni les émotions tu as vu que ce qu'il reste c'est
Bonjour ;-)
C'est jusque là que je pouvais t'accompagner. C'est simple n'est ce pas ? et c'est vivant, ça se vit, ça ne se pense pas.
Si ça te dis, je te propose de répondre à ces 5 questions selon l'expérience concrète que tu en as à présent :
1) Existe-t-il une entité séparée «moi», ou «je», ou encore «moi-je» où que ce soit, de quelque forme que ce soit ?
2) Explique en détail ce qu'est l'illusion de l'entité séparée, quand est-ce qu'elle commence, et comment elle fonctionne, à partir de ta propre expérience, telle qu'elle est ici et maintenant.
3) Qu'est-ce que tu ressens en voyant cela ? Quelle est la différence par rapport à ce que tu vivais avant de d'avoir vu cela ?
Raconte un peu de ton vécu de ces derniers jours.
4) Quel a été le déclic qui t'a fait basculer, qui t'a fait voir cela?
5) Est-ce toi qui décides, as des intentions, choisis, contrôles les évènements de la vie ? Es-tu à l'origine de ce qui arrive ?
Donne des exemples à partir de ton expérience.
Amicalement et bravo à toi
Steve
Champagne ;-)
Après avoir vu que tu n'étais ni le corps, ni les pensées, ni les émotions tu as vu que ce qu'il reste c'est
c'est ce que "tu" esune espèce de calme absolu dans une veille tranquille et plutôt bienveillante.
Bonjour ;-)
C'est jusque là que je pouvais t'accompagner. C'est simple n'est ce pas ? et c'est vivant, ça se vit, ça ne se pense pas.
Si ça te dis, je te propose de répondre à ces 5 questions selon l'expérience concrète que tu en as à présent :
1) Existe-t-il une entité séparée «moi», ou «je», ou encore «moi-je» où que ce soit, de quelque forme que ce soit ?
2) Explique en détail ce qu'est l'illusion de l'entité séparée, quand est-ce qu'elle commence, et comment elle fonctionne, à partir de ta propre expérience, telle qu'elle est ici et maintenant.
3) Qu'est-ce que tu ressens en voyant cela ? Quelle est la différence par rapport à ce que tu vivais avant de d'avoir vu cela ?
Raconte un peu de ton vécu de ces derniers jours.
4) Quel a été le déclic qui t'a fait basculer, qui t'a fait voir cela?
5) Est-ce toi qui décides, as des intentions, choisis, contrôles les évènements de la vie ? Es-tu à l'origine de ce qui arrive ?
Donne des exemples à partir de ton expérience.
Amicalement et bravo à toi
Steve
Re: Elegua Unleashed
Bonsoir Steve,
Un immense merci pour ta patience, ta pédagogie et ton humour. Je prends très au sérieux l'expression "Champagne", et ne crois pas que tu vas y échapper ;) On verra ça peut-être en message privé si c'est possible.
Je ne réponds pas immédiatement aux question que tu poses, d'abord parce qu'elles méritent mieux qu'une réponse rapide mais également parce que je suis un peu bousculé en ce moment. Je ne voudrais pas "pondre" une réponse trop copieuse mais tout de même, il serait dommage de ne pas s'appliquer un peu.
Merci encore et, c'est curieux, c'est la première fois qu'on me dit "bravo" alors que j'ai l'impression de n'avoir rien fait. Mais je crois que "ça fait partie du truc" en quelque sorte.
A très bientôt donc.
Amitiés,
Benoit
Un immense merci pour ta patience, ta pédagogie et ton humour. Je prends très au sérieux l'expression "Champagne", et ne crois pas que tu vas y échapper ;) On verra ça peut-être en message privé si c'est possible.
Je ne réponds pas immédiatement aux question que tu poses, d'abord parce qu'elles méritent mieux qu'une réponse rapide mais également parce que je suis un peu bousculé en ce moment. Je ne voudrais pas "pondre" une réponse trop copieuse mais tout de même, il serait dommage de ne pas s'appliquer un peu.
Merci encore et, c'est curieux, c'est la première fois qu'on me dit "bravo" alors que j'ai l'impression de n'avoir rien fait. Mais je crois que "ça fait partie du truc" en quelque sorte.
A très bientôt donc.
Amitiés,
Benoit
Re: Elegua Unleashed
Bonsoir Benoît,
Ok entendu prends le temps qu'il te faut.
A très bientôt
Steve
Il n'y à finalement rien à faire qu'à réaliser.Merci encore et, c'est curieux, c'est la première fois qu'on me dit "bravo" alors que j'ai l'impression de n'avoir rien fait. Mais je crois que "ça fait partie du truc" en quelque sorte.
Ok entendu prends le temps qu'il te faut.
A très bientôt
Steve
Re: Elegua Unleashed
Bonjour Steve,
Pardonne moi d’avoir été long à te répondre, ces dernières semaines ont été « compliquées » et mon humeur était plutôt préoccupée. Je tenais à te faire une réponse sans détour et avec davantage de détails, ou plus de calme, mais finalement je préfère avancer quelques éléments dans l’état actuel de la situation. Je reprends si tu le permets les questions dans l’ordre où tu me les as posées.
1) Existe-t-il une entité séparée «moi», ou «je», ou encore «moi-je» où que ce soit, de quelque forme que ce soit ?
Je ne suis pas sûr de comprendre la question. On a posé dès le départ un « je » syntaxique, un « moi » social, s’identifiant à son corps, ses émotions, ses pensées pour aboutir à un « je suis » indépendamment de toutes ces formes d’illusions, dans un ressenti « non conditionné ».
Nous nous en servons pour retourner de façon pratique à des activités sociales (pour s’exprimer, se présenter, se projeter…). En quoi « moi » ou « je » est autre chose qu’une convention, même parfois intime (quand « je pense que ça m’arrive à moi » ou que « ceci est agréable, ceci est désagréable ») ?
Cette convention de soi à soi s’opère sous forme d’une séparation mais il m’a semblé que notre cheminement nous amenait vers une réponse à la question : « qui suis-je ? » sans recourir à ces séparations, ces conventions, ces illusions. Ce n’est pas tellement qu’il y a un « moi » séparé, c’est juste que je m’identifie à d’autres formes de tumultes que ma propre essence (essence = ce calme bienveillant ressenti la dernière fois). Donc pardon, mais je n’ai pas compris la notion "d’entité séparée où que ce soit, de quelque forme que ce soit", sauf si tu veux dire ce que nous croyons être quand nous nous identifions à nos pensées, nos émotions, notre corps.
2) Explique en détail ce qu'est l'illusion de l'entité séparée, quand est-ce qu'elle commence, et comment elle fonctionne, à partir de ta propre expérience, telle qu'elle est ici et maintenant.
C'est comme un sujet d'examen, la question 2 répond à la question 1... lol.
Bizarrement, et peut-être de façon inappropriée, je me souviens d’un passage du film Matrix où un des personnages mange son steak en disant « j’ai beau savoir que ce steak n’existe pas, je sais que lorsque je le mets dans ma bouche, c’est la Matrice qui dit à mon esprit que ce steak est saignant… » ça m’amuse de penser que nous sommes tous un peu dans une illusion des choses qui nous arrivent à nous, et surtout parmi celles qui n’arrivent "qu’à nous" en particulier, nous utilisons parfois cette expression "ça n'arrive qu'à moi".
L’illusion de l’entité séparée commence dès qu’on y croit et elle est alimentée par la peur, la souffrance, la panique, comme une impression de se noyer. Personnellement, j’y suis en continu, avec parfois une très vague aperçu hors de cette trame illusoire, quand je me calme un peu. La difficulté vient du fait que l’on ne peut pas dire «cesse d’y croire !», ce n’est pas quelque chose qu’on peut raisonner comme tu le soulignais. Cela se traverse, au risque de trouver la traversée de l’illusion un peu longue…
3) Qu'est-ce que tu ressens en voyant cela ? Quelle est la différence par rapport à ce que tu vivais avant de d'avoir vu cela ?
Raconte un peu de ton vécu de ces derniers jours.
Je n’ai observé ni évolution ni différence. Sans doute mon contexte personnel y est pour beaucoup (?). Le traitement d’urgences, de choses tout à fait matérielles (et pour lesquelles je devrais avoir plus de recul) ne m’a pas facilité la tâche peut-être mais honnêtement, je suis plus dans une spirale de panique et de peur qu’autre chose en ce moment. Il faut aussi ajouter qu’accéder au calme bienveillant qui m’a permis « d’entrevoir » la nature du « qui suis-je ? » n’a rien d’automatique. C’est encore balbutiant et peut-être que c’est aussi très fragile.
4) Quel a été le déclic qui t'a fait basculer, qui t'a fait voir cela?
Il y a quelques temps, j’ai écouté par hasard une émission radiophonique sur les paradoxes de « l’enseignement » de Krishnamurti où l’intervenant a prononcé ces mots « congédier l’observateur ». J’ai immédiatement pensé à la question que tu m’avais posée à propos de ce qui restait dans la barque une fois que les émotions, le corps et l’esprit identifiés au moi et le moi lui-même étaient « tombés à l’eau ». Je me suis recueilli et j’ai senti ce calme bienveillant qui n’avait que peu de contours clairs et pas vraiment de mots pour le décrire. C’est de cette façon que cette intuition d’une double mise en abyme, ressentie, a été expérimentée.
5) Est-ce toi qui décides, as des intentions, choisis, contrôles les évènements de la vie ? Es-tu à l'origine de ce qui arrive ?
Donne des exemples à partir de ton expérience.
Non, je ne choisis ni ne maîtrise rien, et c’est un peu problématique quand cela atteint toute ma vie à ce point. J’aimerais que ce ressenti soit moins exacerbé mais pour l’instant, je me sens particulièrement dépossédé des moyens de « piloter » ma barque, au point même que je me demande parfois s’il est utile de continuer à faire semblant de tenir le gouvernail. Bien entendu, je ne sous-entends pas qu’il faudrait aller contre vents et marées… Ce n’est pas mon tempérament. Toutefois, se sentir à ce point débarqué des moyens qui font avancer me préoccupe encore… Même la découverte de ce calme bienveillant ne m’a pas « insensibilisé » ou permis de prendre du recul sur cet état de fait.
Je te donne un exemple puisque tu me le demandes. Ma dernière expérience professionnelle me mettait totalement en porte-à-faux avec mes valeurs. J’ai été très attentif aux opportunités qui pouvaient se présenter afin d’éviter un clash, douloureux et long à traiter. Finalement, malgré mes attentions et mes intentions, rien ne s’est produit et j’ai été contraint de subir une épreuve (ce qui en soit n’est pas grave) mais surtout je me suis senti dépossédé des moyens d’agir, malgré des démarches pragmatiques. Voilà pourquoi concrètement, mon expérience ne m’incite pas à penser que je choisis, je contrôle quoi que ce soit, et dans le cas de la survie, c’est gênant, il faut bien l’avouer. J’aimerais avoir l’air plus « optimiste » mais je dois être clair et honnête, ce n’est pas la première fois que je le constate, cela fait bien longtemps que je me rends compte que rien ne se passe comme prévu (et malheureusement toujours dans le mauvais sens, c’est bien ce qui me préoccupe…)
J’en ai terminé avec mes tentatives de réponse. Ce fût un peu long à venir pour dire sans doute ce que j’aurais pu exprimer beaucoup plus tôt mais c’était un peu chargé pour moi. N’hésite pas à me titiller sur des aspects qui ne seraient pas clairs, ce qui ne doit pas manquer.
Amitiés,
Benoit
Pardonne moi d’avoir été long à te répondre, ces dernières semaines ont été « compliquées » et mon humeur était plutôt préoccupée. Je tenais à te faire une réponse sans détour et avec davantage de détails, ou plus de calme, mais finalement je préfère avancer quelques éléments dans l’état actuel de la situation. Je reprends si tu le permets les questions dans l’ordre où tu me les as posées.
1) Existe-t-il une entité séparée «moi», ou «je», ou encore «moi-je» où que ce soit, de quelque forme que ce soit ?
Je ne suis pas sûr de comprendre la question. On a posé dès le départ un « je » syntaxique, un « moi » social, s’identifiant à son corps, ses émotions, ses pensées pour aboutir à un « je suis » indépendamment de toutes ces formes d’illusions, dans un ressenti « non conditionné ».
Nous nous en servons pour retourner de façon pratique à des activités sociales (pour s’exprimer, se présenter, se projeter…). En quoi « moi » ou « je » est autre chose qu’une convention, même parfois intime (quand « je pense que ça m’arrive à moi » ou que « ceci est agréable, ceci est désagréable ») ?
Cette convention de soi à soi s’opère sous forme d’une séparation mais il m’a semblé que notre cheminement nous amenait vers une réponse à la question : « qui suis-je ? » sans recourir à ces séparations, ces conventions, ces illusions. Ce n’est pas tellement qu’il y a un « moi » séparé, c’est juste que je m’identifie à d’autres formes de tumultes que ma propre essence (essence = ce calme bienveillant ressenti la dernière fois). Donc pardon, mais je n’ai pas compris la notion "d’entité séparée où que ce soit, de quelque forme que ce soit", sauf si tu veux dire ce que nous croyons être quand nous nous identifions à nos pensées, nos émotions, notre corps.
2) Explique en détail ce qu'est l'illusion de l'entité séparée, quand est-ce qu'elle commence, et comment elle fonctionne, à partir de ta propre expérience, telle qu'elle est ici et maintenant.
C'est comme un sujet d'examen, la question 2 répond à la question 1... lol.
Bizarrement, et peut-être de façon inappropriée, je me souviens d’un passage du film Matrix où un des personnages mange son steak en disant « j’ai beau savoir que ce steak n’existe pas, je sais que lorsque je le mets dans ma bouche, c’est la Matrice qui dit à mon esprit que ce steak est saignant… » ça m’amuse de penser que nous sommes tous un peu dans une illusion des choses qui nous arrivent à nous, et surtout parmi celles qui n’arrivent "qu’à nous" en particulier, nous utilisons parfois cette expression "ça n'arrive qu'à moi".
L’illusion de l’entité séparée commence dès qu’on y croit et elle est alimentée par la peur, la souffrance, la panique, comme une impression de se noyer. Personnellement, j’y suis en continu, avec parfois une très vague aperçu hors de cette trame illusoire, quand je me calme un peu. La difficulté vient du fait que l’on ne peut pas dire «cesse d’y croire !», ce n’est pas quelque chose qu’on peut raisonner comme tu le soulignais. Cela se traverse, au risque de trouver la traversée de l’illusion un peu longue…
3) Qu'est-ce que tu ressens en voyant cela ? Quelle est la différence par rapport à ce que tu vivais avant de d'avoir vu cela ?
Raconte un peu de ton vécu de ces derniers jours.
Je n’ai observé ni évolution ni différence. Sans doute mon contexte personnel y est pour beaucoup (?). Le traitement d’urgences, de choses tout à fait matérielles (et pour lesquelles je devrais avoir plus de recul) ne m’a pas facilité la tâche peut-être mais honnêtement, je suis plus dans une spirale de panique et de peur qu’autre chose en ce moment. Il faut aussi ajouter qu’accéder au calme bienveillant qui m’a permis « d’entrevoir » la nature du « qui suis-je ? » n’a rien d’automatique. C’est encore balbutiant et peut-être que c’est aussi très fragile.
4) Quel a été le déclic qui t'a fait basculer, qui t'a fait voir cela?
Il y a quelques temps, j’ai écouté par hasard une émission radiophonique sur les paradoxes de « l’enseignement » de Krishnamurti où l’intervenant a prononcé ces mots « congédier l’observateur ». J’ai immédiatement pensé à la question que tu m’avais posée à propos de ce qui restait dans la barque une fois que les émotions, le corps et l’esprit identifiés au moi et le moi lui-même étaient « tombés à l’eau ». Je me suis recueilli et j’ai senti ce calme bienveillant qui n’avait que peu de contours clairs et pas vraiment de mots pour le décrire. C’est de cette façon que cette intuition d’une double mise en abyme, ressentie, a été expérimentée.
5) Est-ce toi qui décides, as des intentions, choisis, contrôles les évènements de la vie ? Es-tu à l'origine de ce qui arrive ?
Donne des exemples à partir de ton expérience.
Non, je ne choisis ni ne maîtrise rien, et c’est un peu problématique quand cela atteint toute ma vie à ce point. J’aimerais que ce ressenti soit moins exacerbé mais pour l’instant, je me sens particulièrement dépossédé des moyens de « piloter » ma barque, au point même que je me demande parfois s’il est utile de continuer à faire semblant de tenir le gouvernail. Bien entendu, je ne sous-entends pas qu’il faudrait aller contre vents et marées… Ce n’est pas mon tempérament. Toutefois, se sentir à ce point débarqué des moyens qui font avancer me préoccupe encore… Même la découverte de ce calme bienveillant ne m’a pas « insensibilisé » ou permis de prendre du recul sur cet état de fait.
Je te donne un exemple puisque tu me le demandes. Ma dernière expérience professionnelle me mettait totalement en porte-à-faux avec mes valeurs. J’ai été très attentif aux opportunités qui pouvaient se présenter afin d’éviter un clash, douloureux et long à traiter. Finalement, malgré mes attentions et mes intentions, rien ne s’est produit et j’ai été contraint de subir une épreuve (ce qui en soit n’est pas grave) mais surtout je me suis senti dépossédé des moyens d’agir, malgré des démarches pragmatiques. Voilà pourquoi concrètement, mon expérience ne m’incite pas à penser que je choisis, je contrôle quoi que ce soit, et dans le cas de la survie, c’est gênant, il faut bien l’avouer. J’aimerais avoir l’air plus « optimiste » mais je dois être clair et honnête, ce n’est pas la première fois que je le constate, cela fait bien longtemps que je me rends compte que rien ne se passe comme prévu (et malheureusement toujours dans le mauvais sens, c’est bien ce qui me préoccupe…)
J’en ai terminé avec mes tentatives de réponse. Ce fût un peu long à venir pour dire sans doute ce que j’aurais pu exprimer beaucoup plus tôt mais c’était un peu chargé pour moi. N’hésite pas à me titiller sur des aspects qui ne seraient pas clairs, ce qui ne doit pas manquer.
Amitiés,
Benoit
Re: Elegua Unleashed
Bonjour Steve,
J'espère que tout va bien pour toi. Je voulais te demander quelle était l'étape suivante. Tu semblais suggérer m'avoir accompagner aussi loin que possible, que se passe-t-il ensuite ?
Bien à toi,
Benoit
J'espère que tout va bien pour toi. Je voulais te demander quelle était l'étape suivante. Tu semblais suggérer m'avoir accompagner aussi loin que possible, que se passe-t-il ensuite ?
Bien à toi,
Benoit
Re: Elegua Unleashed
Bonjour Benoît,
A mon tour j'ai été un peu long, pardon.
Merci pour tes réponses.
Merci pour ces réponses.
J'aimerai juste que tu reviennes sur la question 5)
5) Est-ce toi qui décides, as des intentions, choisis, contrôles les évènements de la vie ? Es-tu à l'origine de ce qui arrive ?
Donne des exemples à partir de ton expérience.
tu m'as répondu :
Une souffrance du "je"... si je comprends bien cette réponse est un peu comme si tu étais identifié au "je" non ?
Reviens à ce que tu as vu
je te laisse à nouveau répondre à cette question 5)
Amicalement,
Steve
A mon tour j'ai été un peu long, pardon.
Merci pour tes réponses.
Oui, et ce qui est vu est vu. Tu as vu l'illusion du moi. C'est comme être enfermé dans une pièce durant des années et un jour se hisser à une haute fenêtre pour voir ce qu'il y a dehors. Ensuite tu retombes dans la pièce mais tu as vu, tu sais qu'il y a un "dehors" et tu sais ce qu'il y a dehors et en plus tu sais te hisser ; et plus tu t'entraînes plus tu te hisses facilement. Quand tu es dans la pièce quoiqu'il se passe tu sais à présent. Tu peux avoir peur d'oublier, tu peux penser à autre chose, mais tu ne pourras oublier ce que tu as découvert. Tu sais. A toi de te hisser encore et encore.L’illusion de l’entité séparée commence dès qu’on y croit et elle est alimentée par la peur, la souffrance, la panique, comme une impression de se noyer. Personnellement, j’y suis en continu, avec parfois une très vague aperçu hors de cette trame illusoire, quand je me calme un peu. La difficulté vient du fait que l’on ne peut pas dire «cesse d’y croire !», ce n’est pas quelque chose qu’on peut raisonner comme tu le soulignais. Cela se traverse, au risque de trouver la traversée de l’illusion un peu longue…
Ca a été le cas aussi pour moi. C'est naturel, normal. Ca change beaucoup de choses et en même temps ça ne change rien du tout.Je n’ai observé ni évolution ni différence. Sans doute mon contexte personnel y est pour beaucoup (?).
comme je te l'ai dit plus haut avec la métaphore de la pièce, vu de mon expérience toute relative, je ne pense pas que ce soit fragile. Au contraire, je dirais que c'est plutôt solide. Fugace peut être, mais bien là, non ?Il faut aussi ajouter qu’accéder au calme bienveillant qui m’a permis « d’entrevoir » la nature du « qui suis-je ? » n’a rien d’automatique. C’est encore balbutiant et peut-être que c’est aussi très fragile.
avoir vu ta véritable nature ne change pas (forcément) les expériences qui se déroulent , ni les émotions qui passent, les pensées... en revanche ce qui passe passe... et touche le "Je" ... hors ce que tu es est bien plus que ce Je comme tu l'as vu.malgré mes attentions et mes intentions, rien ne s’est produit et j’ai été contraint de subir une épreuve
Merci pour ces réponses.
J'aimerai juste que tu reviennes sur la question 5)
5) Est-ce toi qui décides, as des intentions, choisis, contrôles les évènements de la vie ? Es-tu à l'origine de ce qui arrive ?
Donne des exemples à partir de ton expérience.
tu m'as répondu :
tu dis que tu ne choisis ni ne maîtrise rien, un peu comme si tu étais dans la position du "Je" qui reconnait qu'il n'a aucun contrôle sur les évènements.Non, je ne choisis ni ne maîtrise rien, et c’est un peu problématique quand cela atteint toute ma vie à ce point. J’aimerais que ce ressenti soit moins exacerbé mais pour l’instant, je me sens particulièrement dépossédé des moyens de « piloter » ma barque, au point même que je me demande parfois s’il est utile de continuer à faire semblant de tenir le gouvernail. Bien entendu, je ne sous-entends pas qu’il faudrait aller contre vents et marées… Ce n’est pas mon tempérament. Toutefois, se sentir à ce point débarqué des moyens qui font avancer me préoccupe encore… Même la découverte de ce calme bienveillant ne m’a pas « insensibilisé » ou permis de prendre du recul sur cet état de fait.
Je te donne un exemple puisque tu me le demandes. Ma dernière expérience professionnelle me mettait totalement en porte-à-faux avec mes valeurs. J’ai été très attentif aux opportunités qui pouvaient se présenter afin d’éviter un clash, douloureux et long à traiter. Finalement, malgré mes attentions et mes intentions, rien ne s’est produit et j’ai été contraint de subir une épreuve (ce qui en soit n’est pas grave) mais surtout je me suis senti dépossédé des moyens d’agir, malgré des démarches pragmatiques. Voilà pourquoi concrètement, mon expérience ne m’incite pas à penser que je choisis, je contrôle quoi que ce soit, et dans le cas de la survie, c’est gênant, il faut bien l’avouer. J’aimerais avoir l’air plus « optimiste » mais je dois être clair et honnête, ce n’est pas la première fois que je le constate, cela fait bien longtemps que je me rends compte que rien ne se passe comme prévu (et malheureusement toujours dans le mauvais sens, c’est bien ce qui me préoccupe…)
Une souffrance du "je"... si je comprends bien cette réponse est un peu comme si tu étais identifié au "je" non ?
Reviens à ce que tu as vu
insensibilisé qui ?Même la découverte de ce calme bienveillant ne m’a pas « insensibilisé » ou permis de prendre du recul sur cet état de fait.
atteint la vie de qui ?quand cela atteint toute ma vie à ce point
qui se sent dépossédé ?je me suis senti dépossédé des moyens d’agir,
la barque de qui ?dépossédé des moyens de « piloter » ma barque
je te laisse à nouveau répondre à cette question 5)
Amicalement,
Steve
Re: Elegua Unleashed
Salut Steve,
Ok, merci pour ces compléments et je repense à la dernière partie qui était pour moi la plus nette et la plus simple à rédiger puisque j'ai commencé par là et je suis remonté ensuite dans l'ordre des questions... Je fais ça rapidement je pense.
A très bientôt,
Benoit
Ok, merci pour ces compléments et je repense à la dernière partie qui était pour moi la plus nette et la plus simple à rédiger puisque j'ai commencé par là et je suis remonté ensuite dans l'ordre des questions... Je fais ça rapidement je pense.
A très bientôt,
Benoit
Re: Elegua Unleashed
Oki Benoît, quand toi ;-)
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