Peux tu me dire pourquoi tu es ici et que cherches-tu?
merci
L
Camélia, c'est ici!
Moderators: Chronophonix, Freddi
Re: Camélia, c'est ici!
Bonsoir,
Après avoir lu quelques posts en français, un mot m'a interpellé c'est quand il est répondu "regarde" ou "de regarder" car je ne vois "rien".
En vivant le moment présent et en observant le corps, la pensée s'éloigne, c'est comme si elle devenait un objet également observable mais en essayant de regarder, de voir ce qu'il y a derrière, je ne vois rien, du vent, et du coup une angoisse perle car la pensée perd ses repères, elle ne sait plus où elle se situe, dans le crâne, dans la main, dans l'arbre, partout ? Le je s'affole, il n'est plus et pourtant il est là, c'est seulement en disant "ma" tête, "mon" bras, "mes"... qu'il pousse un "ouf" de soulagement, la pensée revenue.
Après avoir lu quelques posts en français, un mot m'a interpellé c'est quand il est répondu "regarde" ou "de regarder" car je ne vois "rien".
En vivant le moment présent et en observant le corps, la pensée s'éloigne, c'est comme si elle devenait un objet également observable mais en essayant de regarder, de voir ce qu'il y a derrière, je ne vois rien, du vent, et du coup une angoisse perle car la pensée perd ses repères, elle ne sait plus où elle se situe, dans le crâne, dans la main, dans l'arbre, partout ? Le je s'affole, il n'est plus et pourtant il est là, c'est seulement en disant "ma" tête, "mon" bras, "mes"... qu'il pousse un "ouf" de soulagement, la pensée revenue.
Re: Camélia, c'est ici!
Je voudrais voir ce qui est vraiment.
Re: Camélia, c'est ici!
Je voudrais voir ce qui est vraiment.
Bonjour Camélia,
et c'est effectivement TOUT ce dont on a besoin pour voir, justement.
ces quelques mots pour te dire que Brigitte viendra dès demain dimanche t'accompagner.
bon travail à vous deux.
Laurent
Re: Camélia, c'est ici!
Je voudrais voir ce qui est vraiment.
Bonjour Camélia,
et c'est effectivement TOUT ce dont on a besoin pour voir, justement.
ces quelques mots pour te dire que Brigitte viendra dès demain dimanche t'accompagner.
bon travail à vous deux.
Laurent
Bonjour Camelia
comme annoncé par Laurent me voici.Brigitte . Heureuse de continuer avec toi ce processus .
Pour savoir ce qui est vraiment nous allons regarder ensemble comment ça se passe dans ce corps. Cette démarche demande une totale sincérité de ta part , c'est une expérience directe très simple qui est proposée. Je te poserai des questions , tu y répondras en mettant tes à priori de côté et en vérifiant par toi même ce qu'il en est. Je te demanderai tout d'abord de regarder à travers les différents actes de la vie quotidienne : marcher, lire, manger, respirer... si tu trouves un agissant ou bien est ce que tout se passe sans l'intervention de quelqu'un ? regarde et dis moi....A toi
Re: Camélia, c'est ici!
Bonjour et merci de ces réponses rapides,
Pour mieux me présenter : une fois par semaine, je suis des cours de méditation dans une pagode près de chez moi. Là j'ai appris l'écoute du corps, l'observation de ce qui est le je. Comme beaucoup en recherche, je lis tout ce qui se présente, en long en large et en travers, pour arriver souvent à cette conclusion, personne ne sait ou plutôt tout le monde sait mais à travers son vécu, ce qu'il ressent, ce qu'il croit être.
C'est en faisant les tâches quotidiennes que je suis à l'écoute, j'observe ; à ce moment là un bien-être s'installe, une légèreté, comme si mon moi prenait des vacances.
Je vais prendre un exemple, le lavage de la vaisselle : je sens l'eau chaude avec mes mains, la vapeur avec mon visage, j'entends le bruit du verre contre l'assiette, le fond sonore de la télé, un mal de dos, un agacement quelquefois en haut du ventre quand il n'y plus de produit vaisselle, la pensée essaie de me dire "j'ai oublié d'en acheter" mais je la repousse, le "je" est en vacances.
Et puis, soudain sans y penser, sans le préméditer, sans le savoir, je vais baisser le gaz sous la casserole de pâtes. J'essaie de ressentir la pensée qui a pu fuser à ce moment là, mais rien, et c'est à ce moment là que l'évidence s'installe, "je" ne suis pas la pensée, "je" ne suis pas le corps, et là c'est l'angoisse comme si je n'étais rien, un courant d'air, la pensée est suspendue comme si elle n'était plus dans le corps mais à l'extérieur, nulle part même.
J'essaie de voir qui est là mais je ne vois rien.
Pour mieux me présenter : une fois par semaine, je suis des cours de méditation dans une pagode près de chez moi. Là j'ai appris l'écoute du corps, l'observation de ce qui est le je. Comme beaucoup en recherche, je lis tout ce qui se présente, en long en large et en travers, pour arriver souvent à cette conclusion, personne ne sait ou plutôt tout le monde sait mais à travers son vécu, ce qu'il ressent, ce qu'il croit être.
C'est en faisant les tâches quotidiennes que je suis à l'écoute, j'observe ; à ce moment là un bien-être s'installe, une légèreté, comme si mon moi prenait des vacances.
Je vais prendre un exemple, le lavage de la vaisselle : je sens l'eau chaude avec mes mains, la vapeur avec mon visage, j'entends le bruit du verre contre l'assiette, le fond sonore de la télé, un mal de dos, un agacement quelquefois en haut du ventre quand il n'y plus de produit vaisselle, la pensée essaie de me dire "j'ai oublié d'en acheter" mais je la repousse, le "je" est en vacances.
Et puis, soudain sans y penser, sans le préméditer, sans le savoir, je vais baisser le gaz sous la casserole de pâtes. J'essaie de ressentir la pensée qui a pu fuser à ce moment là, mais rien, et c'est à ce moment là que l'évidence s'installe, "je" ne suis pas la pensée, "je" ne suis pas le corps, et là c'est l'angoisse comme si je n'étais rien, un courant d'air, la pensée est suspendue comme si elle n'était plus dans le corps mais à l'extérieur, nulle part même.
J'essaie de voir qui est là mais je ne vois rien.
Re: Camélia, c'est ici!
Camelia tu dis:
Tu ne peux pas mettre le moi en vacances ceci est ce que tu crois car ce moi est une illusion ..ensuite tu écris :
A l'observation directe où trouves tu ce moi qui se met en vacances ? Existe t il ou est ce une croyance longtemps entretenue ? Qui observe ? Où est cet observateur ?C'est en faisant les tâches quotidiennes que je suis à l'écoute, j'observe ; à ce moment là un bien-être s'installe, une légèreté, comme si mon moi prenait des vacances.
Tu ne peux pas mettre le moi en vacances ceci est ce que tu crois car ce moi est une illusion ..ensuite tu écris :
Y a t il un je qui fais la vaisselle ou les choses se font sans besoin de la personne identifiée "Camelia " ? l'eau coule c' est ressenti par le corps , sensation oui , perceptions oui..mais où est le "ressenteur " ? les mains , l'eau c'est du concret , le corps aussi le je ,à part 2 lettres , tu le vois où ? A toiJe vais prendre un exemple, le lavage de la vaisselle : je sens l'eau chaude avec mes mains, la vapeur avec mon visage, j'entends le bruit du verre contre l'assiette, le fond sonore de la télé, un mal de dos, un agacement quelquefois en haut du ventre quand il n'y plus de produit vaisselle..
Re: Camélia, c'est ici!
Justement je vois le "je" nulle part ou plutôt comme tu l'écris le "je" n'est plus identifié. Seule demeure la sensation de bien-être et de légèreté comme si le "je" était en retrait ou en vacances, je dis vacances pour exprimer le ressenti à ce moment là, comme un répit, un moment de calme. Je suis incapable de répondre à ces questions " Qui observe ? Où est cet observateur ?" car automatiquement, inconsciemment je réponds "personne" et c'est là que tout s'affole. Le moi est une illusion, j'en suis convaincue mais ça ne suffit pas à me débarrasser de cette illusion.
Re: Camélia, c'est ici!
et pour cause tu réponds personne car il n'y a personne ! sauf que ceci ne doit pas être une croyance de plus mais ça demande à être vérifié alors prends tout le temps qu'il faut pour chercher où pourrait se trouver ce "moi/je" ...mène l'enquête avec honnêteté, ce ne doit pas être une adhésion du mental mais une vision : il n' y a personne ..... il y a affolement de qui ? ressens cette émotion...il y a sensation désagréable dans le corps étiquetée affolement ..approche toi de cette sensation et vois ce qu'elle cherche à cacher ou protéger..Tu écris:
" Qui observe ? Où est cet observateur ?" .. automatiquement, inconsciemment je réponds "personne" et c'est là que tout s'affole. Le moi est une illusion, j'en suis convaincue mais ça ne suffit pas à me débarrasser de cette illusion.
Re: Camélia, c'est ici!
Je suis tout-à-fait d'accord quand tu écris que l'inexistence du "moi/je" ne doit pas être une simple adhésion du mental. Le "moi/je" n'existe pas, quand j'écris ça c'est un ressenti pas une vision, tout devient plus simple, plus léger avec cette sensation de flotter.
Le "moi/je" n'existe pas alors est-ce qu'il y a quelque chose, quelqu'un ? c'est là que le mental intervient parce-qu'il faut impérativement qu'il y ait quelqu'un ou quelque chose, être "rien" n'est pas possible. C'est ça qui l'affole. Je pense que c'est mon moi ou mental qui a peur.
Merci de m'aider.
Le "moi/je" n'existe pas alors est-ce qu'il y a quelque chose, quelqu'un ? c'est là que le mental intervient parce-qu'il faut impérativement qu'il y ait quelqu'un ou quelque chose, être "rien" n'est pas possible. C'est ça qui l'affole. Je pense que c'est mon moi ou mental qui a peur.
Merci de m'aider.
Re: Camélia, c'est ici!
Camélia lorsque tu écris :
Le "moi/je" n'existe pas alors est-ce qu'il y a quelque chose, quelqu'un ? c'est là que le mental intervient parce-qu'il faut impérativement qu'il y ait quelqu'un ou quelque chose, être "rien" n'est pas possible. C'est ça qui l'affole. Je pense que c'est mon moi ou mental qui a peur.
Qui affirme que ce je n'existe pas ? tu sembles en faire une croyance, une pensée au lieu d'aller regarder, vérifier car tu en restes à cette question sans aller voir vraiment....... Il semble que tu veuilles éviter de ressentir ce que tu crains : l'affolement et là encore c'est une croyance, une pensée qui arrive, alors la seule réponse possible est d'aller regarder par toi même..Le mental peut il avoir peur ? Cherche le donc ce moi et dis de quoi il est fait, où il se cache. Vois que c'est une résistance à voir réellement lorsque tu affirmes : être rien n'est pas possible..laisse cette pensée et REGARDE
Le "moi/je" n'existe pas alors est-ce qu'il y a quelque chose, quelqu'un ? c'est là que le mental intervient parce-qu'il faut impérativement qu'il y ait quelqu'un ou quelque chose, être "rien" n'est pas possible. C'est ça qui l'affole. Je pense que c'est mon moi ou mental qui a peur.
Qui affirme que ce je n'existe pas ? tu sembles en faire une croyance, une pensée au lieu d'aller regarder, vérifier car tu en restes à cette question sans aller voir vraiment....... Il semble que tu veuilles éviter de ressentir ce que tu crains : l'affolement et là encore c'est une croyance, une pensée qui arrive, alors la seule réponse possible est d'aller regarder par toi même..Le mental peut il avoir peur ? Cherche le donc ce moi et dis de quoi il est fait, où il se cache. Vois que c'est une résistance à voir réellement lorsque tu affirmes : être rien n'est pas possible..laisse cette pensée et REGARDE
Re: Camélia, c'est ici!
CAmélia
(désolée il y a eu un bug apparemment avec les messages )
Tu écris
tu réponds personne car il n'y a personne ! sauf que ceci ne doit pas être une croyance de plus mais ça demande à être vérifié alors prends tout le temps qu'il faut pour chercher où pourrait se trouver ce "moi/je" ...mène l'enquête avec honnêteté, ce ne doit pas être une adhésion du mental mais une vision : il n' y a personne ..... il y a affolement de qui ? ressens cette émotion...il y a sensation désagréable dans le corps étiquetée affolement ..approche toi de cette sensation et vois ce qu'elle cherche à cacher ou protéger..
(désolée il y a eu un bug apparemment avec les messages )
Tu écris
il faut impérativement qu'il y ait quelqu'un ou quelque chose, être "rien" n'est pas possible. C'est ça qui l'affole. Je pense que c'est mon moi ou mental qui a peur.
tu réponds personne car il n'y a personne ! sauf que ceci ne doit pas être une croyance de plus mais ça demande à être vérifié alors prends tout le temps qu'il faut pour chercher où pourrait se trouver ce "moi/je" ...mène l'enquête avec honnêteté, ce ne doit pas être une adhésion du mental mais une vision : il n' y a personne ..... il y a affolement de qui ? ressens cette émotion...il y a sensation désagréable dans le corps étiquetée affolement ..approche toi de cette sensation et vois ce qu'elle cherche à cacher ou protéger..
Re: Camélia, c'est ici!
Stop, j'arrête, ce n'est pas une méthode pour moi. Je n'ai jamais cru au Père-Noël, ni à aucun dieu, j'ai des souvenirs précis de mes pensées avant 3 ans, je ne vois rien, ça n'a vraiment aucune importance !!! Vive la vie.
Byyyyyyyye
Byyyyyyyye
Re: Camélia, c'est ici!
Stop, j'arrête, ce n'est pas une méthode pour moi. Je n'ai jamais cru au Père-Noël, ni à aucun dieu, j'ai des souvenirs précis de mes pensées avant 3 ans, je ne vois rien, ça n'a vraiment aucune importance !!! Vive la vie.
Byyyyyyyye
Camélia
je prends note de ton désir d'arrêter la démarche...pas plus que toi je ne crois au Père Noël ...les souvenirs sont des pensées comme tu le dis , sans plus..
"je" ne suis pas la pensée, "je" ne suis pas le corps, et là c'est l'angoisse comme si je n'étais rien, un courant d'air, la pensée est suspendue comme si elle n'était plus dans le corps mais à l'extérieur, nulle part même..
En fait il semble que cette angoisse soit très forte, égale à la résistance à voir qu'il n'y a personne, cela semble tellement incroyable que ça en est insupportable pour l'ego .. résistance donc mais la vie sait ce qu'elle fait ..comme tu le dis si bien : Vive la vie!! un magnifique cadeau ..réjouissons nous...Merci à toi..
S'il te venait l'envie de revenir je serai là.
Brigitte
Re: Camélia, c'est ici!
Merci Brigitte,
J’ai eu tort de m’inscrire avant de lire tous les témoignages et de parcourir le blog "Untying Tangled Threads".
Détrompe toi, ces quelques échanges ont été libérateurs dans un sens car suite à l’évidence que voir ou ne pas voir n’avait aucune importance, la nuit dernière j’ai fait un rêve lucide où je voyais des fleurs tomber au ralenti d’une gouttière, j’étais émerveillée par chaque détail, chaque couleur des fleurs et quand je demandais à ceux qui m’entouraient de venir voir le spectacle, eh bien personne ne voyait les fleurs mais que l’eau qui tombait de la gouttière.
Evidence également que ce n’est pas à toi (ou à ton ego car tu es à fond dans ce « deal ») ou à quelqu’autre ego que ce soit d’ailleurs, de décider, de voir, de savoir si je suis libérée, libérable. Je reconnais que sur ce thème, l’évidence est plus formatrice que libératrice, j’espère que quelque part il en sera de même pour toi.
Sincèrement.
J’ai eu tort de m’inscrire avant de lire tous les témoignages et de parcourir le blog "Untying Tangled Threads".
Détrompe toi, ces quelques échanges ont été libérateurs dans un sens car suite à l’évidence que voir ou ne pas voir n’avait aucune importance, la nuit dernière j’ai fait un rêve lucide où je voyais des fleurs tomber au ralenti d’une gouttière, j’étais émerveillée par chaque détail, chaque couleur des fleurs et quand je demandais à ceux qui m’entouraient de venir voir le spectacle, eh bien personne ne voyait les fleurs mais que l’eau qui tombait de la gouttière.
Evidence également que ce n’est pas à toi (ou à ton ego car tu es à fond dans ce « deal ») ou à quelqu’autre ego que ce soit d’ailleurs, de décider, de voir, de savoir si je suis libérée, libérable. Je reconnais que sur ce thème, l’évidence est plus formatrice que libératrice, j’espère que quelque part il en sera de même pour toi.
Sincèrement.
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