Salutations, déménageur enthousiaste !!
Chez moi n'est pas chez les autres
Absolument ! Chaque processus est unique...
Maintenant, la lecture des autres fil de discussion peut permettre de sentir le "parfum" de ce qui se trame ici : sur le groupe FaceBook, la lecture de quelques uns des 25 discussions qui ont abouti à la vision que le je n'existait pas à permis à plus d'un de dégrossir pas mal le décapsulage...
il a fallut vaincre la pensée par la pensée pour qu'elle accepte avec joie de se retirer.
Ce qui est juste, c'est peut-être le seul rôle de la pensée : permettre de se rendre compte que ce qui nous intéresse est hors de sa portée, et la voilà remise à sa place d'outil utile uniquement pour ce à quoi elle semble destinée... (prendre rendez-vous chez le dentiste, construire un bateau de ses mains, préparer un kougloff, mais PAS gérer notre vie relationnelle ni notre rapport avec la réalité...)
Je reste souvent dans la pensée, parce que je communique et transmet beaucoup. Mais dès que possible, l'être présent revient, et souvent des pensée surgissent sous cette forme: "Ah oui, le jugement/désagrément/énervement/etc.. n'existe pas. Quel soulagement!".
Qui donc est ce "je" qui reste souvent dans la pensée et qui attends un être présent qui se ballade de droite et de gauche ???
La présence de la pensée exclut-elle celle de la conscience ? Dans ce cas, comment être conscient d'une pensée, sans la conscience ???
La conscience n'est-elle pas TOUJOURS là, accueillant les pensées quand il y en a ?
Il y a sensation de fraîcheur permanente dans l'être, pas de lassitude, et toujours une forme de bien-être. De la paix en fait. Rien de mirobolant, mais à côté de l'usine à réflexion, c'est les vacances.
Oui ! Quand il y a moins grande identification à la pensée, elle est moins alimentée... Quand les pensées s'espacent, on ressent mieux la paix sous-jacente, inhérente à notre nature (et donc toujours là) de la même manière que quand les nuages se dispersent, on aperçoit le ciel bleu toujours présent au-dessus (qu'il y aie nuages ou non...)
La mental est donc là, puisque je l'utilise, et alors je me contente de filtrer toutes les pensées négatives, qui ne dépassent pas l'embryon. Ma maîtrise général être/contrôle de la pensée augment donc naturellement, pour le plus grand réconfort de moi-même et de mon corps. La forme est là!!!!
De même, as-tu trouvé ton mental, dans l'observation directe ? Est-il une entité à part entière, ou simplement la pensée du moment ? Ou une pensée qui dit que l'ensemble des pensées s'appelle "mental" ? Une pensée qui peut être là, dans l'instant, et qui le plus souvent n'est pas là ?? Ça démystifie le mental tout puissant, ça, quand tu t'aperçoit dans l'observation directe qu'il n'y en a pas !!!
Et comment fais-tu, concrètement pour filtrer les pensées négatives, pour maîtriser et contrôler la pensées ?
Regarde, et dis-nous...
Plus judicieux, encore, QUI filtre, maîtrise, contrôle les pensées ? Y-a-t'il un penseur ? Sous quelle forme ? De quelle nature ? Où se trouve-t'il ?
Regarde aussi où est ce moi-même qui est réconforté par le travail du penseur... Serait-ce une seule et même entité ? Ou... juste la supposition qu'il y a une entité ?
Seul moyen de savoir, c'est d'aller y REGARDER !!
pensée/ego/mental sont des outils qui existent, et qu'il ne servent qu'a la survie et l'échange d'informations avec ce qui nous entoure. Enfin qu'ils s'interposent entre nous et l'expérience, et même que par un artifice douteux, ils ont pris une place qui n'est pas la leur, et nous empêchent de sortir du manège en marche.
La pensée est un outil... oui !!
L'égo, comme le mental, existent-t'ils vraiment ? À vérifier par l'observation directe du moment...
Et finalement, ce n'est pas tant la pensée qui nous empêche de sortir du manège en marche (puisque pour l'instant, l'existence du "nous" reste à prouver), mais on peut parler d'identification au corps et à la pensée, qui donne l'expérience de la séparation...
Alors, merci pour ton enthousiasme débordant, Vincent... L'idée n'est pas de lui donner des coups de bâtons dans les jambes, méthode Zen, mais plutôt de poursuivre une exploration pas encore aboutie...
La persévérance dans l'observation te fait sentir le calme et la joie de la présence consciente, toujours là... Ces effets sympathiques sont un encouragement à poursuivre...
À très bientôt !!