"Les mots peuvent aider à voir l'indicible".
N'hésites pas à partager si tu le sens.
Robert
Guidance
Moderators: Chronophonix, Freddi
Re: Guidance
Bonjour Robert,
Je vois mes comportements compulsifs s'accentuer. Le téléphone, le sexe, la nourriture.
J'ai l'impression d'être un animal quand je croise une femme dans la rue.
J'ai peu d'énergie, aucune orientation à donner à ma vie, mes envies sont compulsives et je refuse de les poursuivre.
Quelque chose crie à l'aide mais je ne sais la trouver alors je laisse crier.
Je pars marcher vers Compostelle.
Merci
Je vois mes comportements compulsifs s'accentuer. Le téléphone, le sexe, la nourriture.
J'ai l'impression d'être un animal quand je croise une femme dans la rue.
J'ai peu d'énergie, aucune orientation à donner à ma vie, mes envies sont compulsives et je refuse de les poursuivre.
Quelque chose crie à l'aide mais je ne sais la trouver alors je laisse crier.
Je pars marcher vers Compostelle.
Merci
Re: Guidance
Bonjour Maxime,
Merci pour cette sincérité.
C'est lorsque les digues cèdent que les anciens mécanismes de survie refont surface.
Ce que tu décris fait partie du dépouillement.
Ce n’est pas un retour en arrière mais la venue au grand jour de ce qui était contrôlé.
Pour employer une métaphore, un peu comme le mouvement d'un pendule qui, lorsqu'on le lâche, va jusqu'à l'extrémité opposée.
L’avantage c’est que maintenant tu vois ces mécanismes. Le corps et le mental eux, sont en quelque sorte soumis à une inertie et mettent du temps à s'adapter.
Tu dis que tu pars sur le chemin de Compostelle.
Je t’invite à préciser (si ce n'est pas déjà fait) l’intention qui t’anime.
Est-ce une fuite devant ce qui se passe ?
Ou est-ce une façon de laisser le corps et le silence faire leur travail ?
Comment te sens-tu face à ce départ ?
Autre invitation :
Quand les impulsions arrivent (téléphone, désir sexuel, nourriture…), au lieu de les juger ou de les combattre, regarde-les un instant comme tu as regardé les tensions ou les pensées sombres. Puis laisse les passer.
Le corps et le mental produisent ou sont en résonance avec ce genre de manifestations et tu n’en es pas responsable.
Sens-les dans le corps. Remarque l’espace dans lequel elles apparaissent. Puis laisse le corps faire ce qu’il fait (manger, marcher, scroller, ou non) et les pensées défilées sans te les approprier ni t'y 'y attarder.
Ça n’est pas nécessaire de continuer à s’identifier au corps. Tout comme le cri que tu entends n’a peut-être pas besoin d’être « trouvé » ou résolu. Parfois il a juste besoin d’être entendu, sans qu’on essaie de le faire taire.
Cela-t-il du sens pour toi ?
Je reste disponible, même si les messages deviennent plus espacés pendant la marche.
Bien à toi.
Robert
Merci pour cette sincérité.
C'est lorsque les digues cèdent que les anciens mécanismes de survie refont surface.
Ce que tu décris fait partie du dépouillement.
Ce n’est pas un retour en arrière mais la venue au grand jour de ce qui était contrôlé.
Pour employer une métaphore, un peu comme le mouvement d'un pendule qui, lorsqu'on le lâche, va jusqu'à l'extrémité opposée.
L’avantage c’est que maintenant tu vois ces mécanismes. Le corps et le mental eux, sont en quelque sorte soumis à une inertie et mettent du temps à s'adapter.
Tu dis que tu pars sur le chemin de Compostelle.
Je t’invite à préciser (si ce n'est pas déjà fait) l’intention qui t’anime.
Est-ce une fuite devant ce qui se passe ?
Ou est-ce une façon de laisser le corps et le silence faire leur travail ?
Comment te sens-tu face à ce départ ?
Autre invitation :
Quand les impulsions arrivent (téléphone, désir sexuel, nourriture…), au lieu de les juger ou de les combattre, regarde-les un instant comme tu as regardé les tensions ou les pensées sombres. Puis laisse les passer.
Le corps et le mental produisent ou sont en résonance avec ce genre de manifestations et tu n’en es pas responsable.
Sens-les dans le corps. Remarque l’espace dans lequel elles apparaissent. Puis laisse le corps faire ce qu’il fait (manger, marcher, scroller, ou non) et les pensées défilées sans te les approprier ni t'y 'y attarder.
Ça n’est pas nécessaire de continuer à s’identifier au corps. Tout comme le cri que tu entends n’a peut-être pas besoin d’être « trouvé » ou résolu. Parfois il a juste besoin d’être entendu, sans qu’on essaie de le faire taire.
Cela-t-il du sens pour toi ?
Je reste disponible, même si les messages deviennent plus espacés pendant la marche.
Bien à toi.
Robert
Relax, nothing is in control...
Re: Guidance
L'intention ce serait de trouver ce que passer à l'action veut dire pour moi. Ou quelle action je veux faire.
Je crois pas que je suis parti pour fuir. Mais sûrement avec des espoirs d'éclaircissement. Je vois la marche comme une méditation active, je répète un mantra en cadence.
Oui ça a un peu de sens, parfois j'arrive à écouter ce qui se passe en moi. Ça change pas grand chose mais je crois entrevoir les prémisses du goût que cette orientation peut donner.
Mes journées sont chaotiques. J'aimerais me reposer.
Je crois pas que je suis parti pour fuir. Mais sûrement avec des espoirs d'éclaircissement. Je vois la marche comme une méditation active, je répète un mantra en cadence.
Oui ça a un peu de sens, parfois j'arrive à écouter ce qui se passe en moi. Ça change pas grand chose mais je crois entrevoir les prémisses du goût que cette orientation peut donner.
Mes journées sont chaotiques. J'aimerais me reposer.
Re: Guidance
Bonjour Maxime,
Quand tu arles de "passer à l'action", envisages-tu une action précise, ou s’agit-il simplement de laisser aller une impression de stagnation ?
Tu "entrevois les prémices d’un goût".
Parfait ! Et il n’y a rien d’autre à rechercher. Le piège serait de vouloir ajouter des éléments — des perceptions, par exemple — comme pour te rassurer en te ramenant sur des schémas familiers.
La marche conduit au repos, en effet.
Le repos physique bien sûr, mais pas seulement.
J’ai experimenté le mantra « je marche » en marchant. 😀
Ça c’est avéré très puissant de ramener la conscience sur ce qui est.
C’est là qu’apparait le véritable silence (la légèreté).
Ne pas imaginer le rencontrer sous quelque forme que ce soit..
Ne pas le chercher.
Remarque-le. (entre deux pensées,... parfois de manière très fugace,…)
Accueille-le
C’est souvent là que le « goût » dont tu parles se montre le plus clairement.
Je reste là si tu as besoin d’écrire.
Bien à toi.
Robert
Quand tu arles de "passer à l'action", envisages-tu une action précise, ou s’agit-il simplement de laisser aller une impression de stagnation ?
Tu "entrevois les prémices d’un goût".
Parfait ! Et il n’y a rien d’autre à rechercher. Le piège serait de vouloir ajouter des éléments — des perceptions, par exemple — comme pour te rassurer en te ramenant sur des schémas familiers.
La marche conduit au repos, en effet.
Le repos physique bien sûr, mais pas seulement.
J’ai experimenté le mantra « je marche » en marchant. 😀
Ça c’est avéré très puissant de ramener la conscience sur ce qui est.
C’est là qu’apparait le véritable silence (la légèreté).
Ne pas imaginer le rencontrer sous quelque forme que ce soit..
Ne pas le chercher.
Remarque-le. (entre deux pensées,... parfois de manière très fugace,…)
Accueille-le
C’est souvent là que le « goût » dont tu parles se montre le plus clairement.
Je reste là si tu as besoin d’écrire.
Bien à toi.
Robert
Relax, nothing is in control...
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