Si j'enlève la composante intellectuelle, je ne ressens rien. En fait, je ressens qu'il n'y a rien à faire.
Mais c'est le moment où le mental s'empare de cela (désemparé qu'il est), car, pour lui (et pour moi), l'attente est liée à une volonté de résultat
Tu ressens qu'il n'y a rien à faire, parfait. Puis le mental s'en empare : ton ressenti change donc à cet instant, même si tu n'en as pas conscience. Il te faut observer cela : l'attente a une composante émotionnelle, trouve-la et tente d'en faire une description la plus neutre possible, comme un scientifique qui observerait une grenouille dans un bocal.
l'illusion est toujours présente
Là aussi, il y a derrière cette petite phrase un ressenti non-dit. Lequel ? Comment tu te sens lorsque tu penses que l'illusion est toujours présente ? Il te faut pour échapper au cercle vicieux tracé en permanence par le mental revenir le plus souvent possible aux sensations physiques — ne serait-ce que la respiration, par exemple — et aux ressentis émotionnels. La stratégie de survie du mental est de tourner en rond, et il fait ça très bien chez toi !

