Tu connais cette énigme : comment échapper aux flammes de l'enfer ?
Réponse : en sautant droit dedans là où elles sont les plus hautes...
Le processus dans lequel tu es à présent n'a plus besoin d'un "Je" propriétaire pour se poursuivre, tu le vois très bien, alors, je n'ai rien d'autre à dire que : continue, accepte, lâche, laisse faire !
Quand le "moi" commence à se dissoudre, le sentiment de "mourir à soi-même" peut devenir intense, jusqu'à ce qu'il disparaisse lui aussi.
Bien à toi
PS : un extrait du "basculement", par Betty; texte complet : http://bit.ly/ys0k59
J’abandonne, je dépose les armes, sachant que c’est la fin ; je sens la mort m’envahir. C’est la deuxième sensation de mort, la première était uniquement physique, alors que celle-ci est émotive. C’est la personne qui souffrait, qui voulait diriger, qui voulait survivre à tout prix et qui ne s’en laissait imposer d’aucune manière qui trépasse. C’est celle qui passait des marchés avec Dieu. En même temps mourait aussi la petite fille pieuse qui n’aspirait qu’à la paix, la partie intouchable, la partie de moi-même que je préservais et que personne ne pouvait atteindre.
Je viens de me suicider à moi-même, plus de retour en arrière possible, mon corps devient de plus en plus petit, devient comme de la gélatine et ma tête frappe le sol dans un bruit sourd et mat, comme deux camions qui se rentrent dedans en collision frontale, le moi émotif est dissout, il entraîne le moi rationnel, tout le système est cassé : je ne suis plus.
Quand je parle de la mort de la petite fille pieuse, c’est la mort de ce qu’il y a de plus intime, de plus authentique en moi-même, c’est mon dernier rempart, ma dernière défense.
Je sens que je me dissous, c’est le dernier souffle de Betty, j’abandonne totalement et je me dis : « C’est la fin! » Je me sens lourdement écrasée.
C’est la fin de ma personnalité, de mon moi, du centre que je pensais être.
Michel

