Fatiguée de chercher.

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Dorinda
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Re: Fatiguée de chercher.

Postby Dorinda » Sat Apr 20, 2019 7:12 pm

Bonsoir Piyusha

Si ce que je suis ne peut pas être perçu, cela signifie que ce que je perçois, je ne le suis pas. Ce que je perçois, c'est à dire tout ce que je vois, sens, ressens par "l'intermédiaire" du corps ne peut pas être moi puisque ce que je suis ne peut être perçu. Je ne suis donc pas ce que je peux décrire. Ce que je peux décrire est ce qui surgit. Je suis le sujet qui perçoit des objets. Le corps que je peux voir n'est donc pas ce que je suis. Est il l'habitacle de ce que je suis? Les pensées les émotions les sensations sont perçues. Elles surgissent sans que je le décide. Est ce moi qui les produis, sont elles des phénomènes comme le sont les nuages qui traversent le ciel? Ai je le pouvoir de les fabriquer à l demande? Non. En tout cas, dès que les pensées disparaissent, je disparais. Je ne suis plus dans la perception et "je" s'efface.
Il est absent, invisible, "suspendu", nulle part.
S'agit-il de ton expérience ?

Ce manège infernal des pensées est un flux massif qui me submerge. Une pensée à peine arrivée et en voilà une autre qui se superpose. Je n'ai pas le temps de la voir vraiment ni de l'analyser car c'est comme une machine qui s'emballe. C'est confus. La "tête chercheuse" fonctionne à plein régime. Physiquement, c'est éprouvant. Il m'arrive d'en passer la nuit blanche, comme aujourd'hui. Instant après instant, ce n'est pas clair à décrire. Ce n'est pas précis. C'est sans doute plus un stress, une sorte de panique, qu'une véritable pensée. Mais ce stress est le résultat d'un désir de comprendre, en lien avec nos échanges. En dehors de cette investigation particulière qui me tient à coeur, je ne suis pas trop perturbée par les pensées en général. La méditation m'apporte un recul au quotidien. Et c'est d'ailleurs ma seule façon de sortir de l'engrenage. Mais lorsque cela est en lien avec la recherche, j'ai tellement besoin, envie de comprendre, que c'est quasiment une addiction. Plus je cherche, plus j'ai de questions et moins j'ai de réponses...et plus j'ai de questions. C'est sans fin.
Si tout cela est trop rapide, je te propose de t'installer confortablement, de mettre le minuteur sur 5min et de ralentir, comme si tu avais un bouton te permettant de mettre la scène au ralenti, comme pour un film, tu vois ?

Je vais le faire quelques instants pour te montrer :

Une pensée dit "il n'y a rien qui vient" puis je pense à mon chat qui est dans le jardin, une sensation de chatouille au niveau de mon nez, une pensée dit "je vais devoir me moucher" tu vois c'est aussi basique que ça... à toi...

Tu es en train de me dire que tu ne sauras donc pas me guider vers qui je suis?

Es-tu certaine qu'il faille aller quelque part pour être qui tu es ? n'es-tu pas déjà en ce moment ?


Comment on fait?
Sais-tu comment faire pour respirer ? comment faire pour faire battre ton cœur ? pour avoir un orgasme ?

Il faudrait que je reste en méditation tout le temps pour que je me débranche :D
Ce je qui semble vouloir orchestrer ta vie, ton éveil... te semble t'il vraiment opérationnel ? tu sembles dire le contraire à plusieurs reprises, pourquoi continuer à lui donner toute la place, croit-tu qu'il soit à même de t'aider ?


Merci pour cet échange

Dorinda

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Re: Fatiguée de chercher.

Postby Piyusha » Sat Apr 20, 2019 8:55 pm

Bonsoir Dorinda,
S'agit-il de ton expérience ?
Je suis partie de ton postulat:"Ce que tu es ne peut pas être perçu".
Et comme mon mental part au 1/4 de tour, j'ai raisonné à partir de ce que tu m'as dit en essayant de débroussailler le terrain avec logique. Mon expérience arrive seulement lorsque je dis que le "je" disparait quand les pensées disparaissent. Quand la perception disparaît, le "je" s'efface. Lorsque je sors de la méditation, je n'ai pas de souvenir de ce moment ni la notion de temps. Je constate avec étonnement que je suis restée longtemps, mais sans perception ni souvenir de perception.
Si tout cela est trop rapide, je te propose de t'installer confortablement, de mettre le minuteur sur 5min et de ralentir, comme si tu avais un bouton te permettant de mettre la scène au ralenti, comme pour un film, tu vois ?
Ok. Je vais faire ça tranquillement et t'en dirai plus.
Es-tu certaine qu'il faille aller quelque part pour être qui tu es ? n'es-tu pas déjà en ce moment ?
Là encore, j'ai répondu à ta phrase: "Moi non plus, je ne sais pas qui je suis."
par mon étonnement. La raison de nos échanges n'est ce pas justement cette investigation du "je suis"? Si tu me dis que tu ne sais pas qui tu es, comment pourrais tu m'aider à le voir chez moi? Voilà plus précisément ma question.
Sais-tu comment faire pour respirer ? comment faire pour faire battre ton cœur ? pour avoir un orgasme ?
Je ne comprends pas ta réponse.
Ma question était "comment on fait "pour prendre le risque d'entrer dans le non-savoir" (c'était ta réponse). C'est à dire faire cesser le mental et sa recherche de réponse. Si le mental a peur (tu parles de risque donc il y a peur), comment l'obliger à faire face à sa peur? Accepter de ne pas savoir, c'est arrêter ici tout échange, toute question, toute demande d'aide. Est ce cela que tu m'invites à faire? J'avoue me sentir ballotée entre deux pôles contradictoires.
Ce je qui semble vouloir orchestrer ta vie, ton éveil... te semble t'il vraiment opérationnel ? tu sembles dire le contraire à plusieurs reprises, pourquoi continuer à lui donner toute la place, croit-tu qu'il soit à même de t'aider ?
Je n'ai aucun doute sur mon éveil.
Par contre, je ne vois pas ce "je" comme tu sembles le voir. C'est un tyran, c'est compliqué d'y faire face et de détourner ses stratégies, d'autant qu'il n'est pas reconnu ou défini. Tout se mélange dans ces notions qui semblent s'opposer souvent. Le "je", l'ego, le moi, le "je suis" qui est là ou pas là...pfffff.
J'ai compris intellectuellement mais pas encore expérimenté ni vu. La "réalisation" ne s'est pas encore faite, et c'est bien la raison de nos échanges: voir.
Et si je n'ai aucun pouvoir sur ce "je" (qui n'existe pas en plus!), qui lui donne toute la place? Quelle histoire de fous.
Je crois que la Conscience s'amuse énormément avec elle-même. Je l'entends rire ;)

Bon dimanche, merci pour ces échanges et à bientôt.
पीयूष
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Re: Fatiguée de chercher.

Postby Piyusha » Sat Apr 20, 2019 9:05 pm

Je rajoute quelque chose qui me semble essentiel: ma peur du vide. Et c'est ici sans doute que se tient la clé. Quand je dis "peur", c'est un mot faible. C'est une terreur. Il ne me semble pas avoir de raison particulière à cette peur. C'est ça. La terreur du vide.
A bientôt.
पीयूष
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Re: Fatiguée de chercher.

Postby Dorinda » Sun Apr 21, 2019 11:13 am

Bonjour Piyusha,

Je suis partie de ton postulat:"Ce que tu es ne peut pas être perçu".
Et comme mon mental part au 1/4 de tour, j'ai raisonné à partir de ce que tu m'as dit en essayant de débroussailler le terrain avec logique.
Ici, il t'est demandé de parler uniquement de ton expérience.

Lorsque je sors de la méditation, je n'ai pas de souvenir de ce moment ni la notion de temps. Je constate avec étonnement que je suis restée longtemps, mais sans perception ni souvenir de perception.
Ce que tu es, n'est pas de l'ordre d'une expérience, tu ne peux pas apparaître et disparaître, quel est ce je que tu prends pour toi et qui semble apparaître et disparaître selon une activité, telle que la méditation ?

Là encore, j'ai répondu à ta phrase: "Moi non plus, je ne sais pas qui je suis."
Ici, la question n'est pas qui tu es ? mais es-tu présentement ? vois-tu la nuance ?

La raison de nos échanges n'est ce pas justement cette investigation du "je suis"?
Exactement, mais tu sembles porter davantage ton attention sur ce qui vient après je suis... je suis ceci, cela et ceci et je vis des expériences, des histoires... peux-tu porter ton attention uniquement sur je suis ?

Si tu me dis que tu ne sais pas qui tu es, comment pourrais tu m'aider à le voir chez moi? Voilà plus précisément ma question.
Je dois te dire la vérité, je ne sais pas qui je suis, ni qui tu es et je ne peux pas t'aider à voir qui tu es, car personne ne peux jamais voir qui il est, tu ne peux faire l'expérience que de ce que tu n'es pas... c'est uniquement le je qui n'existe pas qui demande à voir qui il est et qui porte en lui la croyance que quelqu'un aurait vu ce qu'il n'a pas vu et que ce quelqu'un pourrait l'aider... l'aide si je puis dire c'est de débroussailler toutes tes croyances en un je...

Je ne comprends pas ta réponse.
Ma question était "comment on fait "pour prendre le risque d'entrer dans le non-savoir" (c'était ta réponse). C'est à dire faire cesser le mental et sa recherche de réponse. Si le mental a peur (tu parles de risque donc il y a peur), comment l'obliger à faire face à sa peur? Accepter de ne pas savoir, c'est arrêter ici tout échange, toute question, toute demande d'aide. Est ce cela que tu m'invites à faire? J'avoue me sentir ballotée entre deux pôles contradictoires.

Prendre le risque c'est cesser de se raconter des histoires, c'est voir clairement que ça fait une éternité qu'on tourne en rond, en passant d'expériences en expériences, de j'ai enfin trouvé en zut je l'ai perdu et de balancer tout ça parce qu'il est vu clairement que ça ne mène nulle part, c'est de vouloir se libérer tellement du joug du mental qu'il n'est plus possible de poursuivre ce jeu des illusions, c'est sauter dans le vide sans savoir, cet instant est-il arrivé pour toi ?

Crois-tu que tu as décidé d'être ici à parler avec moi ?


Je n'ai aucun doute sur mon éveil.
Par contre, je ne vois pas ce "je" comme tu sembles le voir. C'est un tyran, c'est compliqué d'y faire face et de détourner ses stratégies, d'autant qu'il n'est pas reconnu ou défini. Tout se mélange dans ces notions qui semblent s'opposer souvent. Le "je", l'ego, le moi, le "je suis" qui est là ou pas là...pfffff.
J'ai compris intellectuellement mais pas encore expérimenté ni vu. La "réalisation" ne s'est pas encore faite, et c'est bien la raison de nos échanges: voir.
Et si je n'ai aucun pouvoir sur ce "je" (qui n'existe pas en plus!), qui lui donne toute la place? Quelle histoire de fous.
Je crois que la Conscience s'amuse énormément avec elle-même. Je l'entends rire ;)

Il est tellement facile de se perdre dans tous ces mots... tout ce dont tu fais l'expérience n'est pas qui tu es...

Le je, l'ego, le moi, le je suis, qui est là ou pas... sont des mots, les mots ont-ils le pouvoir de faire quoi que ce soit ?
Quand tu parles, tu commences chaque phrase par ce je, dis-moi qui est ce je ?


Parle-moi plus en détail de ce tyran, mets le sur ta table, nous allons le disséquer, regarder vraiment de quoi il est fait, si la peur vient, bienvenue, laisse-la se déployer et repartir comme elle est venue...


Belle journée

Dorinda

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Re: Fatiguée de chercher.

Postby Piyusha » Mon Apr 22, 2019 3:02 am

Dorinda, il est 4h du mat. Vas tu donc me laisser en paix ;) ?
Ici, il t'est demandé de parler uniquement de ton expérience.
Si ce que je suis vraiment n'est pas de l'ordre de l'expérience, comme tu le dis plus bas, pourquoi parler de mon expérience?
Ceci dit, je t'ai parlé de mon expérience de "non-expérience" pendant certaines méditations dont je n'ai aucun souvenir, sinon ce constat après en être sortie. Cela me semblait intéressant pourtant et bien un partage sur l'investigation du "je suis" tout court (et non je suis ceci ou cela).
Ce que tu es, n'est pas de l'ordre d'une expérience, tu ne peux pas apparaître et disparaître, quel est ce je que tu prends pour toi et qui semble apparaître et disparaître selon une activité, telle que la méditation ?
Quand tu dis "quel est ce "je" que "tu" prends pour "toi", tout ça se mélange et me met au bord de l'implosion. Je ne sais plus de qui tu parles. Qui donc se parle à lui même alors qu'il n'existe pas? "Je"? "Moi"? C'est quoi? Un concept? Une idée? Un fantasme? Un reflet? Un ventriloque? Comment une absence peut elle être présente et se prendre pour quelqu'un? Pourtant tu t'adresses bien à moi? Me demandant de me questionner sur moi même tout en me disant que je n'existe pas. Ouiiiiiiinnnnnnnnnn. Je n'en peux plus. Je vais finir par tout laisser tomber et continuer à vivre ma petite vie de personne qui n'existe pas, trop contente de savourer chaque seconde dans son petit monde réduit à sa courte vue. Finalement, c'est cette investigation qui fiche le chaos dans le cerveau. "J'étais tranquille j'étais peinarde" et l'idée d'un "je" qui n'existe pas est arrivée. Quel bordel depuis.
Ici, la question n'est pas qui tu es ? mais es-tu présentement ? vois-tu la nuance ?
Ici et maintenant, oui, je suis.
peux-tu porter ton attention uniquement sur je suis ?
Le "je" et "je suis", ce n'est pas pareil? Si c'est pareil, pourquoi le "je" n'existe pas alors que "je suis" doit être observé?
Je n'en peux plus de toutes ces tergiversations. Le Silence intérieur est une terre de paix.
Je dois te dire la vérité, je ne sais pas qui je suis, ni qui tu es et je ne peux pas t'aider à voir qui tu es, car personne ne peut jamais voir qui il est, tu ne peux faire l'expérience que de ce que tu n'es pas... c'est uniquement le je qui n'existe pas qui demande à voir qui il est et qui porte en lui la croyance que quelqu'un aurait vu ce qu'il n'a pas vu et que ce quelqu'un pourrait l'aider... l'aide si je puis dire c'est de débroussailler toutes tes croyances en un je...
Comment un truc qui n'existe pas, peut il, sans exister, avoir des envies, des croyances et des expériences ???
Prendre le risque , c'est vouloir se libérer tellement du joug du mental qu'il n'est plus possible de poursuivre ce jeu des illusions, c'est sauter dans le vide sans savoir, cet instant est-il arrivé pour toi ?
Si sauter dans le vide c'est accepter de ne rien savoir. C'est ok. Parce que j'en ai marre. Donc...?
Crois-tu que tu as décidé d'être ici à parler avec moi ?
Non, ce n'est pas "moi" qui ai décidé. C'est au dessus de moi. Je suis clairement conduite ici. Ce n'est pas par hasard.
Et c'est pour cela que je reste. Parce que je le sais.
C'est difficile mais je reste.
tout ce dont tu fais l'expérience n'est pas qui tu es...
Le je, l'ego, le moi, le je suis, qui est là ou pas... sont des mots, les mots ont-ils le pouvoir de faire quoi que ce soit ?
Le Verbe est créateur, Oui je crois.
Quand tu parles, tu commences chaque phrase par ce je, dis-moi qui est ce je?
Celle qui perçoit. Donc le mental (l'usine à pensées) par qui se fait la perception du film de ma vie et du monde.
Parle-moi plus en détail de ce tyran, mets le sur ta table, nous allons le disséquer, regarder vraiment de quoi il est fait, si la peur vient, bienvenue, laisse-la se déployer et repartir comme elle est venue...
Voilà le tyran: la peur de m'abandonner à quoique ce soit et qui que ce soit.
La peur du vide, donc le besoin de contrôler, de maîtriser, de sécuriser, de blinder, de remplir par la logique et les idées et même les objets. Peur de l'abandon au point de n'accepter aucune dépendance par manque de confiance en quelqu'un d'autre que moi. (La prison protège...)

C'est donc très mal barré.
Merci à toi.
A bientôt.
पीयूष
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Re: Fatiguée de chercher.

Postby Dorinda » Mon Apr 22, 2019 11:26 am

Si ce que je suis vraiment n'est pas de l'ordre de l'expérience, comme tu le dis plus bas, pourquoi parler de mon expérience?

De quoi parler d'autre effectivement... veux-tu rester en silence ?
Tant que tu croiras te trouver dans l'expérience, alors les questions se poseront et tu te chercheras parmi les myriades de formes...

Cela me semblait intéressant pourtant et bien un partage sur l'investigation du "je suis" tout court (et non je suis ceci ou cela).
Oui, ça te semble intéressant, mais ça n'a rien à voir avec qui tu es... si ça apparait et disparait c'est du domaine de l'expérience...

Quand tu dis "quel est ce "je" que "tu" prends pour "toi", tout ça se mélange et me met au bord de l'implosion. Je ne sais plus de qui tu parles. Qui donc se parle à lui même alors qu'il n'existe pas? "Je"? "Moi"? C'est quoi? Un concept? Une idée? Un fantasme? Un reflet? Un ventriloque? Comment une absence peut elle être présente et se prendre pour quelqu'un? Pourtant tu t'adresses bien à moi? Me demandant de me questionner sur moi même tout en me disant que je n'existe pas. Ouiiiiiiinnnnnnnnnn. Je n'en peux plus. Je vais finir par tout laisser tomber et continuer à vivre ma petite vie de personne qui n'existe pas, trop contente de savourer chaque seconde dans son petit monde réduit à sa courte vue. Finalement, c'est cette investigation qui fiche le chaos dans le cerveau. "J'étais tranquille j'étais peinarde" et l'idée d'un "je" qui n'existe pas est arrivée. Quel bordel depuis.
Ce bavardage mental pour savoir quel est ce je est juste un divertissement... pendant ce temps tu ne regardes pas, ce je tu l'utilises quand tu parles, oui ou non ? regarder est silencieux, toute réponse, analyse que te donnera le mental n'est pas cela, veux-tu regarder ?

pourquoi le "je" n'existe pas alors que "je suis" doit être observé?
On peut dire que je est ce personnage se prenant pour quelqu'un, ce personnage a une vie, un nom, une profession...
Il n'est pas réel...

On peut dire qu'il y a je suis qui est ce que tu nommes terre de paix, c'est un observateur silencieux, qui ne juge pas, immobile, il n'a pas d'identité propre, il est regard de tous les surgissements, les pensées, les sensations, la voix qui parle, les sons, les images intérieures, extérieures...les émotions...
Il n'est pas réel...

Mais il est la porte, le dernier pas que tu peux faire, rester là immobile en tant que je suis et délaisser toutes les questions...
Le pas ultime est la grâce, ce retournement du je suis à sa source...

Comment un truc qui n'existe pas, peut il, sans exister, avoir des envies, des croyances et des expériences ???
C'est un truc de ouf hein... :)

Si sauter dans le vide c'est accepter de ne rien savoir. C'est ok. Parce que j'en ai marre. Donc...?

Je te prends au mot, donc plus de questions, plus d’intérêt pour ce mental qui parle dans ta tête, c'est pour ça que tu es ok ?


Celle qui perçoit. Donc le mental (l'usine à pensées) par qui se fait la perception du film de ma vie et du monde.
Alors ce qui perçoit les pensées est ce qui les fabrique OK, je suppose alors que tu as une usine à pensées, une usine à émotions, une autre à sensations, une usine à images... trouve le chef de toutes les usines.

C'est un truc de BD ça...

A bientôt

Dorinda

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Re: Fatiguée de chercher.

Postby Piyusha » Mon Apr 22, 2019 10:04 pm

Bonsoir Dorinda,
Il y a une résistance évidente à ne pas voir. Pourquoi? Je ne sais pas. Tout est sous mes yeux mais rien ne s'ouvre. Pourtant je reste et resterai tant que ce ne sera pas vu, si tu en as la patience, et je t'en remercie d'avance.
C'est comme jouer à Colin Maillard...et frôler du bout des doigts sans cesse la cible, sentir le souffle retenu de celui qui ne veut pas qu'on l'attrape...et osciller entre l'espoir et la déception. Le "presque" est insupportable et me désespère. Ce jeu du "je" est éprouvant.
regarder est silencieux, toute réponse, analyse que te donnera le mental
n'est pas cela, veux-tu regarder ?
Oui. Par exemple, regarder si le "je" existe est l'exercice que j'ai fait aujourd'hui. Je n'ai pas trouvé où chercher. Etre conscient d'être, est ce la même chose? Parce que oui, j'ai conscience d'être, mais peut-être que je me trompe. Je ne sais plus.
...suis épuisée, découragée.
On peut dire que je est ce personnage se prenant pour quelqu'un, ce personnage a une vie, un nom, une profession...
Il n'est pas réel...
Ok il n'est pas réel mais ça c'est toi qui le dis. Je ne le sais pas. Je ne le vois pas.
(Je repars de zéro avec mon observation sans l'influence de mes lectures ou croyances.)
Le "je" c'est l'entité qui perçoit la vie et le monde dans ce corps de Piyusha. Je ne peux la définir mais elle est traversée par des pensées des sentiments des sensations particulières qui lui appartiennent car en relation directe avec les personnes qui l'entourent et les événements qu'elle vit. (Ce ne sont pas les perceptions du voisin.). Mais ce n'est pas parce que je ne peux définir le "je" qu'il n'existe pas ou qu'il est absent parce que je ne le vois pas...il peut être caché.
On peut dire qu'il y a je suis qui est ce que tu nommes terre de paix, c'est un observateur silencieux, qui ne juge pas, immobile, il n'a pas d'identité propre, il est regard de tous les surgissements, les pensées, les sensations, la voix qui parle, les sons, les images intérieures, extérieures...les émotions...
Il n'est pas réel...
Alors le "je suis" n'est pas rėel non plus? Ouh la la ...je vais devenir dingue.
Tu fais exprès de m'envoyer dans les cordes, là? C'est à pleurer.
Mais il est la porte, le dernier pas que tu peux faire, rester là immobile en tant que je suis et délaisser toutes les questions...
Le pas ultime est la grâce, ce retournement du je suis à sa source...
Je suis à terre.
Rester immobile. Accepter. Ai je le choix.
C'est un truc de ouf hein... :)
oui de quoi devenir frappadingue.
Je te prends au mot, donc plus de questions, plus d’intérêt pour ce mental qui parle dans ta tête, c'est pour ça que tu es ok ?
Oui ok.
Alors ce qui perçoit les pensées est ce qui les fabrique OK, je suppose alors que tu as une usine à pensées, une usine à émotions, une autre à sensations, une usine à images... trouve le chef de toutes les usines.
Je ne sais pas. Mais si j'arrive à calmer le flux de ces pensées sensations sentiments ou à ne pas être perturbée ou touchée, j'ai une action partielle quand même, sans être le chef des usines. Je veux dire qu'en arrière-plan de ce qui se déroule, il y a la possibilité de laisser passer le film sans être atteint...ce serait là que se tient le "chef" si tant est qu'il y en ait un...
Dorinda, je suis à bout.
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Re: Fatiguée de chercher.

Postby Dorinda » Tue Apr 23, 2019 9:08 pm

Bonsoir Piyusha,

sentir le souffle retenu de celui qui ne veut pas qu'on l'attrape...
Est-ce seulement attrapable ? peux-tu un jour prétendre le tenir et te croire enfin arrivée, éveillée ? qui veut cela ?

Oui. Par exemple, regarder si le "je" existe est l'exercice que j'ai fait aujourd'hui.
Regarder est sans intention, ce n'est pas pour trouver quelque chose, ou alors c'est pour tout trouver... recule encore
Ok il n'est pas réel mais ça c'est toi qui le dis. Je ne le sais pas. Je ne le vois pas.
(Je repars de zéro avec mon observation sans l'influence de mes lectures ou croyances.)
Le "je" c'est l'entité qui perçoit la vie et le monde dans ce corps de Piyusha. Je ne peux la définir mais elle est traversée par des pensées des sentiments des sensations particulières qui lui appartiennent car en relation directe avec les personnes qui l'entourent et les événements qu'elle vit. (Ce ne sont pas les perceptions du voisin.). Mais ce n'est pas parce que je ne peux définir le "je" qu'il n'existe pas ou qu'il est absent parce que je ne le vois pas...il peut être caché.

Oui, tu fais bien de ne pas croire ce que je dis, tu es ici pour le vérifier par toi-même...

Ok, continue ta recherche, fouille partout...

Je ne sais pas. Mais si j'arrive à calmer le flux de ces pensées sensations sentiments ou à ne pas être perturbée ou touchée, j'ai une action partielle quand même, sans être le chef des usines. Je veux dire qu'en arrière-plan de ce qui se déroule, il y a la possibilité de laisser passer le film sans être atteint...ce serait là que se tient le "chef" si tant est qu'il y en ait un...
Dorinda, je suis à bout.
Quel est ce je qui veut se planquer ? tu cherches à protéger quelqu'un dont tu n'as pas encore pu vérifier l'existence...

Nous pouvons partir dans de belles théories, mais la seule chose à vérifier ici, c'est l'existence de ce je, ce je qui veut s'éveiller, qui veut laisser passer le film sans être atteint...

Je suis avec toi, débusque ce rat qui semble se cacher...


Belle soirée

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Re: Fatiguée de chercher.

Postby Piyusha » Fri Apr 26, 2019 11:25 pm

Bonsoir 'Dorinda,
Je ne trouve rien.
Il y a une sorte de blank. Le "je" semble inexistant, insaisissable. Impossible de focaliser mon attention sur quelque chose de précis. Je ne comprends pas. Aucune prise possible sur un quelconque concept. Peut être la fatigue...
À plus tard.
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Re: Fatiguée de chercher.

Postby Dorinda » Sun Apr 28, 2019 8:19 pm

Bonsoir Piyusha,

Je ne trouve rien.
Il y a une sorte de blank. Le "je" semble inexistant, insaisissable. Impossible de focaliser mon attention sur quelque chose de précis. Je ne comprends pas. Aucune prise possible sur un quelconque concept. Peut être la fatigue...
À plus tard.
Donc, tu me dis que tu ne l'as pas trouvé... qu'il semble inexistant... en es-tu certaine ?

Et cette sorte de blanc dont tu parles, c'est quoi ?

Belle découverte

Dorinda

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Re: Fatiguée de chercher.

Postby Piyusha » Sun Apr 28, 2019 10:46 pm

Bonsoir Dorinda,
Donc, tu me dis que tu ne l'as pas trouvé... qu'il semble inexistant... en es-tu certaine ?
C'est vraiment très bizarre. Alors qu'il y a quelques jours dans les posts, il me semblait tourner autour, en essayant de définir et comprendre. Et là, c'est impossible. C'est pour cela que je me demande si ce n'est pas momentané à cause d'une fatigue passagère.
Je suis certaine de ne pas le trouver là, maintenant. Mais c'est tout. Je ne peux affirmer qu'il n'existe pas du tout. Si je me fie uniquement à mon expérience de ce moment, il est inexistant. Du coup, ça repose :D
Et cette sorte de blanc dont tu parles, c'est quoi ?
Le blank, c'est comme une absence de concept ou plutôt une incapacité à conceptualiser. Pédaler dans le vide. Je ne sais pas trop expliquer.
C'est quoi?
A bientôt,
Merci.
पीयूष
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Re: Fatiguée de chercher.

Postby Dorinda » Mon Apr 29, 2019 9:01 pm

Bonsoir Piyusha,
Si je me fie uniquement à mon expérience de ce moment, il est inexistant. Du coup, ça repose :D
Ok, pourrais-tu te fier à autre chose qu'à l'expérience du moment ? y a t'il autre chose que ce qui est là en ce moment même, pour moi, les doigts qui tapotent sur les touches du clavier... le café que je bois...

Le blank, c'est comme une absence de concept ou plutôt une incapacité à conceptualiser. Pédaler dans le vide. Je ne sais pas trop expliquer.
C'est quoi?
Regarde et dis-moi ce qui reste quand il n'y a plus de concepts...


Belle soirée

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Re: Fatiguée de chercher.

Postby Piyusha » Wed May 01, 2019 2:42 pm

Bonjour Dorinda
Ok, pourrais-tu te fier à autre chose qu'à l'expérience du moment ? y a t'il autre chose que ce qui est là en ce moment même, pour moi, les doigts qui tapotent sur les touches du clavier... le café que je bois...
Non il n'y a pas autre chose que ce qui est là. Pas de projection. Pas de désir. Je constate que quelque chose a changé (est parti?) sans bouleversement apparent. C'est posé.
Regarde et dis-moi ce qui reste quand il n'y a plus de concepts...
C'est tranquille. Serein.
A bientôt.
पीयूष
"Ce n'est pas la personne qui se libère, c'est de la personne qu'on se libère." Nisargadatta Maharaj

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Re: Fatiguée de chercher.

Postby Piyusha » Wed May 01, 2019 3:10 pm

Regarde et dis-moi ce qui reste quand il n'y a plus de concepts...
Il reste toute la place pour ce qui est, maintenant.
पीयूष
"Ce n'est pas la personne qui se libère, c'est de la personne qu'on se libère." Nisargadatta Maharaj

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Re: Fatiguée de chercher.

Postby Dorinda » Fri May 03, 2019 7:04 pm

Bonsoir Piyusha,

Non il n'y a pas autre chose que ce qui est là. Pas de projection. Pas de désir. Je constate que quelque chose a changé (est parti?) sans bouleversement apparent. C'est posé.
Magnifique...

C'est tranquille. Serein.
Il reste toute la place pour ce qui est, maintenant.
Ok, se pourrait-il que cela soit autrement ?
Serais-tu à même de changer ce qui est ? je veux dire y a t’il quelqu'un aux commandes de la vie ?

Merci à toi

Dorinda


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