Aller à l'essentiel - Fil pour Freddi

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sulawesi
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Re: J'aimerai tant être libre

Postby sulawesi » Sun Apr 28, 2013 2:13 pm

Ériiic ??
:-)

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paulrenoie
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Re: J'aimerai tant être libre

Postby paulrenoie » Sun Apr 28, 2013 9:58 pm

Bonsoir Thierry :-)

Pardonne moi pour mon absence de 8 jours, j'ai participé à un weekend satsang la semaine dernière, qui m'a fort reboosté au niveau énergie, et je me suis laissé débordé par différentes activités :-D
Je reprend le fil :-)

La "vision neutre et plate" est clairement l'acceptation de la réalité telle qu'elle est, et "L'épisode en live :-)" montre bien les limites du personnage Eric, encore "englué" dans certaines réactions émotionnelles. Je note que ce ne sont pas tant les réactions émotionnelles qui sont en cause, que la capacité à "voir" au coeur même de l'évênement, la danse des émotions et les réactions de refus qui en découlent...
Ici, j'ai l'intuition profonde que la vision de l'absence du Moi, ou bien la perception directe d'un Eric/Conscience permettront une libération définitive. Bien sur cela est peut-être encore croyance du mental qui cherche une recette...
il joue un personnage de victime accusé à tort
La je vois bien le principe de "prendre la responsabilité" qui n'est pas vécu ou conscientisé.
Le rôle de victime se renforce par le rôle surjoué de celui qui réagit, ne se laisse pas marcher sur les pieds, s'affirme (autant de rôles que de croyances ("je dois être...(affirmé, positionné, actif, réactif....) pour trouver amour et appréciation" + "je suis l'image, le rôle auquel je m'identifie").
Oui, encore une fois il y a identification à des "croyances de défense" pour la survie du personnage.
A nouveau tout l'enjeu pour moi va être de vivre en temps réel les émotions, sans me laisser emporter par elles, et en gardant le milimetre de recul nécessaire à une vision claire.
entre en scène le sage distancié, maître de lui, détaché de son égo. Sauf que ce rôle ne peut pas fonctionner avec le précédent :-D
Oui, "n'est pas maître Yoda qui veux" :-D
C'est pour ça que je parle de refus et lutte à tous les étages : refus de la réalité de l'avis de l'autre (qu'il soit vrai ou faux, ce collègue avait un avis), refus probable d'envisager qu'il ait eu raison (dans ton récit, je n'ai pas eu l'impression d'un doute, d'une réflexion quant à cet avis, d'un dialogue avec ce collègue pour qu'il précise son point de vue). Refus et jugement ensuite de la réalité de ton pétage de plomb. Il y a refus, lutte contre ce qui est dans tout l'épisode. D'où souffrance pendant et après.
Oui, et il est difficile pour moi de dire si ce genre d'évênements seront vécus "en conscience" une prochaine fois ou non... Sauf si j'accepte immédiatement d'accueillir tous les obstacles qui se présentent comme autant de portes et d'occasions de transformation. C'est un peu mon questionnement actuel, et le désir d'aller dans cette direction...
Toute cette souffrance n'existe qu'en rapport avec des croyances inconscientes auxquelles tu es identifiées et qui t'amènent à jouer divers rôles à l'insu de ton plein gré. Sans ces croyances, on est dans le scénario plat et neutre où on se quitte bons amis :-)
Ben oui, à nouveau tout l'objet de ma recherche : démasquer les fausses croyances, et fausses pensées...
Un autre détail : le collègue est aussi perçu comme un agresseur parce que, comme tu t'identifies à tes croyances, pensées, images, tu l'identifies lui aussi à ses croyances, pensées : tu prends son discours pour argent comptant. Tu ne le perçois pas comme quelqu'un victime à l'insu de son plein gré de croyses propres ances, de sa propre subjectivité, partialité, de son propre aveuglement éventuel.
Exact, Je n'ai pas vu l'autre "en miroir de moi-même" avec ses propres peurs et croyances, d'ou mon basculement en colère-réflexe.

Ici le sommeil me gagne, donc je reprend ce fil ASAP (mardi ou mercredi ;-) )

Bien à toi :-)

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paulrenoie
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Re: J'aimerai tant être libre

Postby paulrenoie » Wed May 01, 2013 10:05 pm

Bonsoir Thierry,

Je poursuis le fil donc :-)
Je suppose, par exemple, qu'il y a un passé relationnel entre ce collègue et toi qui a incrusté diverses mémoire, croyances chez toi comme chez lui et dont il faudrait tenir compte dans vos réactions.
Oui, ce collègue et moi nous connaissons depuis 2008, et effectivement il peux y avoir des tensions liées à ce "passé relationnel" dont tu parles. Et paradoxalement, c'est le collègue avec qui il pourrai y avoir certains rapprochements au niveau de la spiritualité, même si c'est relativement embryonnaire...
Et ce collègue était un gourou de passage car son intervention dans ta vie mettait en branle toutes ces croyances inconscientes, te donnant l'occasion d'en prendre conscience. Et par là, tu n'en es plus le jouet inconscient. Mais une ouverture neutre, un accueil est nécessaire pour ça. Au moins après coup si en live ce n'est pas possible.
Tout évènement bouleversant, toute personne qui génère une réaction est un gourou qui passe par là. Apprends à en profiter :-)
Je vais tacher de m'en rappeler en situation, et il est vrai que dans le système Corps/Esprit nommé Eric, les croyances ont la vie dure... Et il semble que certaines peurs font encore obstacle, dixit un thérapeute consulté très récemment...
Ma question t'incitait juste à percevoir comme tu traduisais en jugement le texte. Prendre conscience de cette grille de lecture/écoute inconsciente. Si tu traduis en jugement, tu peux générer une défense, une censure et tu perds l'ouverture. Il n'y a pas de "je" qui traduit en fait, c'est juste des croyances inconscientes à l'œuvre qui forment une grille de lecture partageant la réalité en bien/pas bien.
Ok ! Là je vois clairement l'agrégat des croyances agglomérées qui inteprètent à l'insu de mon plein gré, et concluent en jugement. C'est ultra rapide chez moi, et en quelques secondes des peurs sont apparues et ont déjà induit des émotions douloureuses ou perçues comme négatives, tout celà générant un stress intenable qui va automatiquement déclencher la réaction de rejet, qui n'est justement pas souhaitée. A nouveau, c'est ma capacité de recul qui sera déterminante au coeur de l'évênement.
Y a-t-il un Éric qui pourrait faire ?
D'où viennent tes pensées ? tes émotions ? tes actes ? Il y a un Éric qui contrôle tout ça ?
Regarde l'épisode du collègue au travail :
Comment les évènements se sont déroulés ?
Comment sont nés les actes, les émotions, les pensées d'Éric ?
Y avait-il un contrôleur ? Quelle est la sources de tous ces évènements, cet enchainement de réactions qui t'échappent ?
Il n'y a ni Eric ni contrôleur. Il y a juste un apparent contrôle sur les évênements. Ce contrôle est illusoire, mail il s'agit d'un attachement ancien, tellement rodé et ancré, qu'il est difficile pour le personnage de faire autrement.
Toute ma problématique semble être que je suis tantôt attaché au personnage, tantôt détaché de lui.
Ce matin au réveil, il me semblait à peu près clair qu'un corps se déplaçait dans la pièce pour préparer le petit déjeuner. Le "je" était vu comme simple étiquette, utile au fonctionnement de communication avec l'extérieur (ah tiens, ya t-il vraiment un extérieur ? ) Puis au fil de la journée le collage au jeu s'est recréé comme un "super automatisme" acquis.
J'ai lu sur un blog la confusion entre le thinking et le seeing. Si j'ose un parallèle, se pourrait-il que Eric-désir-d'éveil "pense" sa libération plutôt qu'il "voit" l'absence du JE. Et si tel est le cas, alors focus sur le VOIR plutôt que PENSER l'éveil serait le dernier recours...
Suis-je dans le champ ou hors piste ?

Bien à toi

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sulawesi
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Re: J'aimerai tant être libre

Postby sulawesi » Thu May 02, 2013 11:00 pm

Bonsoir Éric,
J'ai lu sur un blog la confusion entre le thinking et le seeing. Si j'ose un parallèle, se pourrait-il que Eric-désir-d'éveil "pense" sa libération plutôt qu'il "voit" l'absence du JE. Et si tel est le cas, alors focus sur le VOIR plutôt que PENSER l'éveil serait le dernier recours...
Suis-je dans le champ ou hors piste ?
Bien dans le champ... La pensée fait constamment de la récupération chez toi :-)
Tes réponses sont souvent pensées, conceptualisées plus qu'elles ne transcrivent une observation.
Regarde aussi l'épisode collègue-au-travail : observe toute la surcouche qui en a fait l'évènement que ça a été, toute la marge d'avec la vision neutre que je relatais repose sur quoi ?
... de la pensée : les croyances, les représentations (représentation de toi, de l'autre, de ce qui devrait être), la mémoire... L'autre était pensé, son intervention a été pensée (par toi ; j'entends par là interprété par ta grille de lecture, )
Si j'ose un parallèle, se pourrait-il que Eric-désir-d'éveil "pense" sa libération plutôt qu'il "voit" l'absence du JE.
Il n'y a pas de Éric-désir-d'éveil, c'est juste une croyance en un état de félicité future, fuite de ce qui est.
Observe, vraiment, voit (justement) : Où vois-tu un Éric-désir-d'éveil ?.....

Il y a juste une croyance, et une pensée qui essaient de se former une représentation, dessiner une stratégie. De là le concept d'un Éric qui se libèrerait, ça fait partie de la représentation. Les émotions accompagnent le scénario : espoir, déception, irritation... Des hauts zé des bas...
Donc oui il y a une histoire pensée.
Et si tel est le cas, alors focus sur le VOIR plutôt que PENSER l'éveil serait le dernier recours...
Et qui ferait le focus ? Qui contrôlerait la pensée ? C'est possible ?
Il y a quelqu'un pour faire ça ? Il y a quelqu'un qui peut contrôler ?
Tu es encore dans le scénario d'un Éric qui pourrait adopter une stratégie et agir pour se libérer. Il n'y a pas de Éric qui se libère. Les 2 s'excluent.

Et pourquoi opposer voir et penser ? Tu vois les pensées qui passent, tu les perçois : les pensées sont dans l'espace de la vision.
Tu n'as pas vraiment de contrôle sur le fonction pensée, mais voir est naturel, est toujours là.
Tout au plus, on pourrait opposer voir ce qui est et conceptualiser cette vision.
Tout évènement bouleversant, toute personne qui génère une réaction est un gourou qui passe par là. Apprends à en profiter :-)
Je vais tacher de m'en rappeler en situation
Tu crois encore pouvoir contrôler... :-) C'est ta compréhension, vision, la plus complète du mécanisme qui fera que tu ne le vivra plus dans l'inconscience :
Note, prends conscience du réflexe : émotion négative, stress ==> défense contre un ennemi. Ce réflexe est révélateur d'une croyance inconsciente où l'autre n'existe comme ennemi que par cette croyance, cette grille de lecture. Il n'y a pas d'ennemi car il n'y a rien à perdre ou détruire (sinon des illusions), cet ennemi est une fabrication subjective, un ennemi imaginaire (médite sur tout ça, observe, vérifie-le par toi-même, sinon ça n'aura aucune portée).
Ce réflexe mécanique 'est à percevoir et si la vision est claire, il se remplacera par un autre réflexe "émotion négative, stress" ==> enquête, écoute, recherche de la croyance qui cause ce stress (et c'est là que les situations "bouleversantes" sont tes gourous).
(à titre d'exemple, tu peux t'amuser à lister les croyances qui motivaient le stress de l'épisode Éric/collègue de travail)

Tant que tu te prendras pour un Éric, pour ce tas de mémoire, tu seras animé par des réflexes de défense parce que cette croyance est la seule chose qui peut être menacée, la seule chose qui motive une défense.
A nouveau, c'est ma capacité de recul qui sera déterminante au cœur de l'événement.
Encore cette croyance qu'il y a un Éric qui peut faire, qui peut contrôler... C'est une litanie chez toi :-) :-)
C'est la vision, la compréhension qui te désenglue, qui libère, pas une action (voir ci-dessus).
Où vois-tu un acteur ? (il y a des actes, mais y a-t-il quelqu'un pour les contrôler ?)
Puis au fil de la journée le collage au jeu s'est recréé comme un "super automatisme" acquis.
Les rôles endossés inconsciemment n'existent que par rapport aux autres. Tout seul dans ta cuisine... je ne crois pas que tu prêtes des attentes à ton frigo ou ta table :-) . tes scénarios, croyances, histoires n'existent que par rapport à des tiers humains...
Toute ma problématique semble être que je suis tantôt attaché au personnage, tantôt détaché de lui.
Quel personnage ?
Regarde bien : où en vois-tu un ? Que vois-tu ?
Et il semble que certaines peurs font encore obstacle, dixit un thérapeute consulté très récemment...
Pas besoin d'un thérapeute pour ça :-) tout montre qu'Éric a peur de réaliser qu'il n'est rien, rien de particulier : des sensations, des émotions, des pensées qui vont et viennent. Non ?

À bientôt
Thierry

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sulawesi
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Re: J'aimerai tant être libre

Postby sulawesi » Sat May 04, 2013 1:43 pm

Je précise à la relecture (je n'avais pas eu le temps de me relire...) :
"tes scénarios, croyances, histoires n'existent que par rapport à des tiers humains..."
Tes scénarios, croyances, histoires n'existent que par rapport à des tiers humains... dans ta tête, ta pensée, ta mémoire. Ce sont des histoires entre toi et toi, entre le toi que tu crois être et les autres tels que tu te les représentes.

À propos du Éric-désir-d'éveil, je viens juste de lire un bon texte (bien que je le trouve un peu dur dans l'expression) de Betty sur le blog de Michel qui tombe bien. Il illustre bien ce que j'ai essayé de pointer à ce propos :

Le rêveur réfléchit et se dit : « Je vais abandonner le rêveur que je crois être, faire comme s’il était une illusion, ne plus y penser, faire le silence, me calmer, écouter, évaluer... Je vais jeûner, accepter le moment présent, méditer… » Il a la croyance qu’il doit faire un mouvement personnel pour provoquer l’arrêt du rêve, pour s’éliminer lui-même. Il accumule des frustrations à l’intérieur de lui. Celles-ci pourrissent et le rendent encore plus malheureux
La roue tourne; le rêveur croit qu’il ne croit pas au rêve. Il pense que ce nouvel état plus paisible, plus réceptif, plus dans le cœur, est une ouverture pour trouver la Vie, la Source. Le rêveur a fait de lui-même un objet identifiable et qualifiable. Cet objet rêveur croit que l'Absolu est aussi un objet à acquérir dans son monde inventé. Il est une machine à faire des concepts dans un monde qui est lui-même totalement conceptualisé. Le rêveur a une histoire personnelle : il est une femme ou un homme qui se balade dans le temps et croit avoir le pouvoir d’intervenir et surtout de comprendre. Il est le reflet de qui il croit être. On ne rêve que soi.

Quand le rêveur identifie les objets, les personnes, les situations; quand il évalue la crédibilité des religions, des gourous, et qu’il les juge et les classe; quand il se proclame un spécialiste de la compréhension, de la beauté de la vie : le rêveur rêve. Les milliers de concepts qui peuplent son rêve sont comme des milliers de petits blocs de Lego avec lesquels, il construit et améliore sa nouvelle demeure sécuritaire : sa vie personnelle. Il souffre d’une maladie incurable : l’ignorance. La base de sa construction est l’arrogance d’exister individuellement.


http://chronophonix.blogspot.fr/2013/04 ... ister.html

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paulrenoie
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Re: J'aimerai tant être libre

Postby paulrenoie » Sun May 05, 2013 10:22 pm

Bonsoir Thierry,
La pensée fait constamment de la récupération chez toi :-)
Tes réponses sont souvent pensées, conceptualisées plus qu'elles ne transcrivent une observation.
Je prend bonne note de ta remarque. Une émotion de gène est apparue à la lecture de cette phrase : "Ah oui c'est vrai, j'ai parfois tendance à surintellectualiser", sans doute pour contrôler une situation qui pourrait "m'échapper" ou génerer de la peur ou de l'inquiétude. Et je sens bien toute la résistance que je met parfois pour accepter les choses telles qu'elle sont.
What to do ? J'ai l'impression d'être coinçé là : entre l'analyse automatique des situation par le cerveau, et une autre partie de moi (le coeur ?) qui souhaiterait accueillir ce qui est. ==> A nouveau vient ce sentiment inconfortable de ne pas savoir et de ne plus avoir de prise...
Ecoute...
Oui il y a de l'impuissance là. Un sentiment de ne pas être à la hauteur pour mener l'enquête. Je sens une petite colère d'enfant qui tape des pieds et des poings, car ça ne va pas comme il veux...
Rage...
Perplexité... Et là je n'ai plus envie de "chercher une solution".
Un peu perdu, tout en ayant un oeil sur l'ouverture et l'honneteté à renforcer (mais là je viens de me voir tomber dans un nouveau programme...)
Regarde aussi l'épisode collègue-au-travail : observe toute la surcouche qui en a fait l'évènement que ça a été, toute la marge d'avec la vision neutre que je relatais repose sur quoi ?
... de la pensée : les croyances, les représentations (représentation de toi, de l'autre, de ce qui devrait être), la mémoire... L'autre était pensé, son intervention a été pensée (par toi ; j'entends par là interprété par ta grille de lecture, )
Ben oui, par contre j'ai l'impression de voir davantage mes pensées se "dérouler sur un écran" depuis peu, ce qui me permet de moins les coller.
Où vois-tu un Éric-désir-d'éveil ?.....
Nulle part, c'était juste un acte d'auto-dérision, une manière de me moquer de moi-même et de mettre en relief ce personnage qui "joue à s'éveiller"...
Et qui ferait le focus ?
Même s'il n'y a personne, c'est bien le personnage qui fait le focus pour réaliser son absence, non ?
Depuis ce clavier des doigts tapotent des caractères en ce moment même, et n'y a t-il pas ici un personnage qui croit chercher à se libérer ? (Au moyen des question réponses via l'interface LU ?)
Qui contrôlerait la pensée ? C'est possible ?
Non, personne ne peut contrôler les pensées. Elles vont et viennent à leurs guises.
Tu es encore dans le scénario d'un Éric qui pourrait adopter une stratégie et agir pour se libérer.
C'est probable en effet. Le monde des idées a tellement été un rempart pour moi que j'ai visiblement du mal à lacher prise et à lacher les concepts...
émotion négative, stress ==> défense contre un ennemi
émotion négative, stress" ==> enquête, écoute, recherche de la croyance qui cause ce stress
Ca me parle bien ce passage d'un comportement à un autre. (Tient, à nouveau un petit doute qui apparait : "serai-je capable de m'en souvenir en situation...") En fait c'est la peur créée par le stress qui me place en position de défense face à un supposé ennemi. Et celle là je la connais par coeur, et je vais essayer de l'interroger plus souvent.
A nouveau, c'est ma capacité de recul qui sera déterminante au cœur de l'événement.
Encore cette croyance qu'il y a un Éric qui peut faire, qui peut contrôler... C'est une litanie chez toi :-) :-)
Oui, j'ai sans doute encore beaucoup de mal à abandonner totalement le contrôle. Et pourtant j'ai l'impression de voir assez clairement que les évênements apparaissent d'eux-même, sans personne pour les contrôler...
tes scénarios, croyances, histoires n'existent que par rapport à des tiers humains...
C'est sur que je ne vais pas me battre avec mon frigo :-)
Toute ma problématique semble être que je suis tantôt attaché au personnage, tantôt détaché de lui.
Quel personnage ?
Regarde bien : où en vois-tu un ? Que vois-tu ?
Justement j'en vois pas, enfin si, je "conceptualise" comme tu dit, l'existence d'un supposé personnage qui est composé de mes croyances de mes attentes de mes peurs etc...
Et même s'il n'existe pas, il est ressenti quelque part (ou ça je n'en sais rien) comme "vaguement agissant" au niveau de la tête... Mais là je m'embourbe totalement et je conteste déjà ce que je viens d'écrire...
Reprenons : la somme des pensées qui traversent ma tête donnent naissance à un sentiment diffus d'identité.
Depuis ce sentiment diffus d'identité nommé "Eric X" des décisions sont prises, des choix sont effectués.
Quoique non ça ne va encore pas : Ici la notion de choix me pose problème...
Bon, disons que je suis incapable pour l'instant de me débarasser de ce sentiment diffus d'identité,
(quoique des fois si...)
Bon je vais me coucher là car ça m'énerve (Ha ha "le personnage" est de retour Hallelluia, "le personnage" est de retour Halleluuu-uuuu-iaaaa :-D ) (Et je note que j'adore me raconter des histoires, c'est une seconde nature...)

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sulawesi
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Re: J'aimerai tant être libre

Postby sulawesi » Wed May 08, 2013 6:16 am

Bonjour Éric :-)
Même s'il n'y a personne, c'est bien le personnage qui fait le focus pour réaliser son absence, non ?
S'il y a un personnage qui fait un focus, il n'y a pas d'absence. Soit personnage, soit absence, mais pas les 2...
Logique, non ?

C'est une vision de l'esprit, ça, Éric. Pensée, pas observation. Une représentation que tu te fais. Un concept, de l'imaginaire. Tu essaies de te fabriquer une image mentale qui te donnerait un but, une direction, une stratégie, une représentation que tu pourrait imiter.
C'est ton mode de fonctionnement. C'est ce que je pointe quand je dis "Tes réponses sont souvent pensées, conceptualisées plus qu'elles ne transcrivent une observation."

C'est juste la croyance encore présente qu'il y a un Éric et que en faisant quelque chose, il pourrait atteindre un état appelé éveil qui effacerait ce qui le dérange.
Cette croyance en un acteur /contrôleur crée une dualité entre la vie spontanée chez toi et les intentions qu'entraine cette croyance (intention du contrôleur : il faudrait : ... "lâcher prise"... "lâcher les concepts"... "abandonner le contrôle"..."s'effacer"... et comme ce contrôleur/contrôle est une illusion que tu ne veux pas reconnaitre, que la vie naturelle suit son cours au-delà d'un contrôle, le résultat est tension, frustration et trépignement...
Depuis ce clavier des doigts tapotent des caractères en ce moment même, et n'y a t-il pas ici un personnage qui croit chercher à se libérer ? (Au moyen des question réponses via l'interface LU ?)
Et où serait ce personnage ? Où le vois-tu ?
Les doigts tapent sur le clavier. Il y a une intention de se libérer. Qu'est-ce qui est derrière "se libérer" ? c'est une autre question. Il y a la croyance en un état doté de différentes qualités et qui est projeté dans un futur.
Y a-t-il un personnage contrôlant ces actions ? Ou bien le corps est mu tout seul, juste par des intentions. Accompagné de pensées, projections, émotions qui révèle ces intentions.

Te situerais-tu dans ce corps animé ? auteur des pensées, émotions, actes ?
Observe ce qui est (ce qui est, sans qualifier, étiqueter, raccrocher ça à une idée, un concept connu) : Tu en es l'observateur plus que le contrôleur si tu regardes bien. Corps, pensées, émotions sont dans le champ de ta perception, tu n'es pas en lui.
Tout ça se déroule sans toi : des croyances avec les tentatives de contrôles, les peurs qui les accompagnent, la vie spontanée qui vient les contredire et tout ce que ce frottement génère d'émotions, tensions, souffrances diverses.
Justement j'en vois pas, enfin si, je "conceptualise" comme tu dit, l'existence d'un supposé personnage qui est composé de mes croyances de mes attentes de mes peurs etc...
[...]
Reprenons : la somme des pensées qui traversent ma tête donnent naissance à un sentiment diffus d'identité.
Ce n'est qu'une représentation mentale, de la mémoire agrégée et figée, de la vie en boite de conserve :-). C'est un objet mental :
Tu fais un assemblage de caractéristiques, observations sélectionnées, de pensées/valeurs que tu as pêchées et que tu voudrais bien incarner, qui sont facteur de sécurité pour toi, et tu fabriques ainsi une représentation que tu t'efforces d'incarner devant les autres (c'est + ou - difficile, ça impose une tentative de contrôle, brider sa nature, sa spontanéité...).
Mais si tu observes suite à la question "que suis-je ?", tu t'aperçois que c'est totalement artificiel : ton corps a changé, continue de changer, tes pensées, émotions, actes émergent dans l'espace de ta perception sans que tu n'aies de contrôle sur l'émergence de ce flot, avec éventuellement +/- des mouvements de contrôles. Toutes les émotions humaines sont passées en toi, comme chez tout le monde, même si tu as une tonalité personnelle (plus ou moins vif, calme, réservé, communicateur...).
Quelle est ton expérience directe ? Observe...
Le monde des idées a tellement été un rempart pour moi que j'ai visiblement du mal à lacher prise et à lacher les concepts...
...
Oui, j'ai sans doute encore beaucoup de mal à abandonner totalement le contrôle.
...
Bon, disons que je suis incapable pour l'instant de me débarasser de ce sentiment diffus d'identité,
Qui a dit que tu devais.... ?
Que tu devais "lâcher prise", "lâcher les concepts", "abandonner le contrôle", "te débarrasser d'un sentiment diffus d'identité"...
C'est toujours la croyance qu'il y a un Éric, qu'il devrait se conformer à un modèle donné pour obtenir tel bénéfice.
Observe : la vie spontanée en toi est peur de perdre une représentation de toi, un besoin de contrôle...etc ; ajoute les émotions/pensées qui signalent, accompagnent ceci.
Tu ajoutes en arrière-plan la croyance qu'il y a un Éric qui, en se conformant à tel modèle, par un contrôle de ce qui est, atteindrait un état de félicité.
Mais d'où viens l'absence de bien-être sinon de cette volonté de contrôle, de la croyance qu'il y a un Éric qui devrait être autrement, qui pourrait faire quelque chose pour arriver à...
Relis ton message et écoute les émotions, étiquetées péjorativement (car non acceptées) qui en ressortent :
"Une émotion de gène"
"résistance"
"What to do ? J'ai l'impression d'être coincé là"
"sentiment inconfortable de ne pas savoir et de ne plus avoir de prise..."
"Oui il y a de l'impuissance là"
"Un sentiment de ne pas être à la hauteur"
"petite colère d'enfant qui tape des pieds et des poings, car ça ne va pas comme il veux..."
"Rage..."
"Perplexité..."


Écoute, observe, questionne ces émotions ( au lieu de fuir en cherchant "quoi faire ?" ):
Qu'est-ce qui les motive ? Quelle est leur racine ?
D'où vient cette tension ? cet inconfort ? Que révèlent-elle ? Pourquoi ne sont-elles pas acceptées ?
Quelles sont les croyances qui émergent à l'écoute de ces symptômes ?
Où est la non acceptation de ce qui est dans tout ça ? (ce que tu es, tes peurs, tes résistances...)
Ces croyances sont-elles vraies ?

Observe, ressens la dualité, la tension qui réside dans la croyance d'un Éric qui devrait être autrement, pourrait faire quelque chose, contrôler pour arriver à un autre état.
Il n'y a pas de contrôleur, de contrôle sur tes actions, tes émotions, tes pensées.
Si tu n'en es pas convaincu, continue d'observer le processus de tes actions, émotions, pensées. Observation directe et approfondie.
Observe que cette croyance d'un contrôleur t'amène à cette impasse vaine de transformer les choses par ce biai. Tu t'y épuises et ça ne changes pas grand chose.

l n'y a pas de Éric qui pourrait lâcher quelque chose. Ce qui est faux et illusoire te lâche spontanément quand c'est perçu comme non réel, une représentation fausse, imaginaire.
Éssaie de voir dans ta mémoire si tu as observé ce phénomène.
La seule voie possible est la compréhension : la distinction entre ce qui est réel et ce qui est faux, illusoire, imaginaire. Personne ne change quelque chose : le changement se fait tout seul, de lui-même quand le faux est vu en tant que faux.
Accueille, observe, écoute tes résistances, tes peurs, tes émotions, tes pensées : ce ne sont que des symptômes qui t'informent sur tes croyances. Remets en cause ces croyances (Est-ce vrai ? ) et le tri qui en résultera génèrera de lui même les transformations.
Pas d'acteur, de personnage là-dedans. L'accueil, l'ouverture est neutre, inconditionnée.
Le contrôle est conditionné : Il est la mise en œuvre d'une croyance fausse, qui s'oppose à ce qui est. ==> Tension, douleur...

Vérifie par toi-même tout ça, observe...
Écoute ton ressenti : il te dit que tu es dans le faux ; il signale une croyance fausse, une position foireuse. Questionne l'instant.
Notre nature spontanée n'est pas la douleur, la tension...

À bientôt
Thierry
PS : une citation de B. Katie qui va bien ici :
La dépression, la douleur, et la peur sont des cadeaux qui vous disent: “Mon cœur, jette tout de suite un coup d'œil à tes pensées. Tu es en train de vivre une histoire qui n’est pas vraie pour toi.” Vivre un mensonge est toujours une source de stress. Et examiner un mensonge à la lumière du Travail, vous ramène toujours à ce que vous êtes. Ce que vous êtes n’est pas une option. Vous êtes amour. Cela vous fait souffrir de croire que vous êtes autre chose que ce que vous êtes, de vivre n’importe quelle histoire autre que l’amour.

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Re: J'aimerai tant être libre

Postby paulrenoie » Wed May 08, 2013 9:47 am

Bonjour Thierry,

Juste avant de partir pour un séminaire intensif de 4 jours je découvre ton post :-)
Merci pour la profondeur de tes réponses, qui touchent le coeur.
J'y répondrai plus en détail dès lundi prochain, quand j'aurai à nouveau accès à internet...
Je retiens surtout le "écoute ton ressenti" :-)
Là je file prendre le TGV...

A très bientôt

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Re: J'aimerai tant être libre

Postby paulrenoie » Tue May 21, 2013 9:04 pm

Bonsoir Thierry,

les jours défilent à grande allure :-)
Tout d'abord je suis revenu de mon séminaire intensif de 3 jours en pleine forme, avec de belles prises de conscience de non séparation, de joie profonde et de ressentis énergétiques.
Le weekend d'après j'ai eu la chance de rencontrer Gerard au satsang de Paris. Et lors d'un entretien individuel, j'ai pu contacter une peur de la mort, très coriace, avec tremblements dans les jambes et dans le ventre... Finalement, j'ai pu voir avec Gerard que les symptomes corporels étaient facilement supportables, voire pouvaient être accueillis dans l'ouverture et avec un certain plaisir, comme de simples vibrations qui passent dans le corps. Ces manifestations étant apparues lors d'une question qui me demandait de mourir totalement au moi. J'ai donc pu faire face à mes résistances, sans toutefois réussir à basculer pleinement. Et même s’il est compris et vu qu’il n’y a pas de moi, quelque chose m’empêche encore aujourd’hui, de le réaliser complètement.
Il ya tout de même un certain détachement qui s'opère concernant mon identité, disons une distanciation des choses, un recul mélé d'acceptation.
Et je ne peux dire encore s'il sagit de restant de bonnes vibes énergétiques du séminaire et satsang, ou d'une perspective nouvelle et plus durable. En tout cas je laisse les choses décanter...
Et je reviens vers toi pour répondre plus précisément à ton dernier post.

Dans le coeur :-)

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sulawesi
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Re: J'aimerai tant être libre

Postby sulawesi » Sat May 25, 2013 9:08 am

Bonjour Éric :-)

Une question me vient.
Place-toi en ouverture et réceptivité, à l'écoute des échos de ma question. Une écoute honnête : j'entends par là une ouverture totale aux pensées et ressentis, sans contrôle, avec une volonté sincère d'écouter toute 'information qui remonte.
Tout d'abord je suis revenu de mon séminaire intensif de 3 jours en pleine forme, avec de belles prises de conscience de non séparation, de joie profonde et de ressentis énergétiques.
Si tu te replonges dans les WE satsangs ou autres moments similaires, ce qui s'y passe, les échanges avec les autres, ce qui est vécu... est-ce des moments de renforcement d'identité ou de déconstruction/remise en quesions ?
N'est-ce pas des moments de réassurance, par les partages de recherches, valeurs, situations communes avec d'autres engagés dans la même recherche d'un éveil ? Les expériences vécues dans ces cadres, en partage avec d'autres servant à renforcer cette identité, ce personnage ?
Quel mode de communication as-tu dans ces moments : as-tu tendance à rechercher d'autres qui fonctionnent de la même façon, sont dans la même recherche ? Échanges-tu de façon à nourrir cette identité commune ? (avec un plaisir ressenti à reconnaitre et partager cette identité commune ; d'où un ressenti de non-séparation à l'issue du séjour...)
Le bien-être a posteriori ne provient-il pas de ce renforcement d'identité après des moments de doute, confusion ?

Quel ressenti à la lecture de cette question ?

Thierry
PS : et de la même façon, les séances de rebirth ne seraient-elles pas une occasion de restaurer, renforcer l'identité du souffrant ?

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paulrenoie
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Re: J'aimerai tant être libre

Postby paulrenoie » Sun Jun 02, 2013 10:23 pm

Bonsoir Thierry,
Si tu te replonges dans les WE satsangs ou autres moments similaires, ce qui s'y passe, les échanges avec les autres, ce qui est vécu... est-ce des moments de renforcement d'identité ou de déconstruction/remise en quesions ?
Ce sont des moments de ressentis énergétiques agréables, là je parle du corps.
Ce sont aussi des prises de consciences de mon fonctionnement automatique dans la vie. Parfois l'intervenant touche une zone en moi qui résonne fort, et une émotion apparait : surprise, étonnement, perplexité, intuition d'une vérité profonde, ressenti du coeur, etc...
Donc pour répondre à ta question, est-ce un moment de renforcement de l'identité ou de remise en question, je dirais : soit un renforcement de l'identité du chercheur spirituel, soit une réelle remise en question de mes habitudes de fonctionnement.
Mais là je ne peux pas répondre de façon définitive.
N'est-ce pas des moments de réassurance, par les partages de recherches, valeurs, situations communes avec d'autres engagés dans la même recherche d'un éveil ? Les expériences vécues dans ces cadres, en partage avec d'autres servant à renforcer cette identité, ce personnage ?
C'est possible, probablement qu'il y a un effet "groupe" qui crée une communion des âmes un égrégore ou que sais-je qui renforce l'identité du chercheur spirituel.
Quel mode de communication as-tu dans ces moments : as-tu tendance à rechercher d'autres qui fonctionnent de la même façon, sont dans la même recherche ? Échanges-tu de façon à nourrir cette identité commune ? (avec un plaisir ressenti à reconnaitre et partager cette identité commune ; d'où un ressenti de non-séparation à l'issue du séjour...)
Là il faut préciser 2 cas de figure :
1/ Les conférences satsang : A travers l'écoute de l'intervenant, une communion s'établit dans le groupe.
2/ Les séminaires intensifs "Qui suis-je" de 3 jours, ou chacun travaille pour soi dans un cadre strict, bienveillant, d'identification et désidentification au JE (via les dyades) Et cette forme de travail m'apporte beaucoup plus qu'en satsang (ou m'apporte differemment) dans le sens ou les ressentis énergétiques sont plus puissant, et les prises de conscience de mon propre fonctionnement sont plus claires. Et l'intégration dans le quotidien, est plus profonde...
Donc oui pour "un ressenti de non séparation" mais seulement suivant un certain cheminement intérieur, qui va déboucher ou pas sur ce ressenti...
(Bon j'espère ne pas être trop verbeux là, et ici vient le doute d'être trop dans les concepts, comme tu me l'as déjà fait remarqué :-) )
Le bien-être a posteriori ne provient-il pas de ce renforcement d'identité après des moments de doute, confusion ?
Ben je sais pas trop là...
Le benefice du travail est clairement pour moi, un élargissement de la conscience, même à travers des prises de conscience douloureuses parfois, (Séminaire "Qui suis je")
Donc, si renforcement de l'identité il y a, c'est purement à l'insu de mon plein gré :-D
Et ce n'est pas le but recherché, même si je vois très bien le piège de l'attachement à un groupe ou une technique...
Quel ressenti à la lecture de cette question ?
Ressenti d'étonnement, et de perplexité, puis d'amusement, dans le sens ou je serai capable de me leurrer moi-même, sous couvert de la recherche...
D'ailleurs il est probable que ta question ait eu un impact sur ma propre question à un satsang avec Eric Baret Vendredi dernier.
Au bout d'une heure, j'ai pris la parole et ait demandé : "A quel moment, le chercheur, arrête de chercher ?"
Et l'intervenant a pris le temps d'expliquer qu'il sagit juste d'observer son propre fonctionnement, ni plus ni moins.
Et j'ai relié ça au "REGARDE" qui est demandé ici même.
PS : et de la même façon, les séances de rebirth ne seraient-elles pas une occasion de restaurer, renforcer l'identité du souffrant ?
J'espère que non, mais en y regardant bien, probablement que toute prise en charge thérapeutique implique une remise de son pouvoir au main du thérapeute. Et dans ce sens précis, une certaine forme de Caliméro/Victime peux perdurer.
Pour moi, les séances de rebirth m'aident à voir des mécanismes psychologiques non résolus, à travers le ressenti du corps, et par la parole ensuite.
Mais ta question est pertinente, et une identité de souffrant renforçée n'est pas ce que je souhaite.
Est-ce que le repérage de ce schéma est suffisant ? Ou es tu en train de dire que toute thérapie est inutile car elle maintiendrait, inévitablement, cette identité de personne souffrante ?

Bien à toi :-)

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sulawesi
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Re: J'aimerai tant être libre

Postby sulawesi » Wed Jun 05, 2013 4:59 pm

Bonsoir Éric :-)

Tu n'as pas répondu au post du "Message par sulawesi » Mai 8th, 2013, 5:16 am " (avant le séminaire de 4 jours et autre).
Tu revois ? (je suggère de relire les 3 ou 4 post précédents pour se remettre dans le sujet)

À bientôt,

Thierry

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Re: J'aimerai tant être libre

Postby paulrenoie » Tue Jun 18, 2013 10:23 pm

Bonsoir Thierry,

Des hauts et des bas, persistance de l'illusion, mais présence d'une joie profonde en méditation et aux satsangs ("on ne se refait pas" : Aaahh les clichés :-D )
Bon, Le désir de voir est toujours bien présent, mais certaines compulsions sont de retour (alimentaires, jeu d'échecs sur internet, et procrastination) mais des projets de déménagement géographiques apparaissent aussi, et l'envie de faire confiance à la vie, qui sait mieux que moi, ce qui est bon pour moi...
Et j'ai bien reçu ton mail en privé auquel j'ai répondu depuis mon smartphone qui a buggé à ce moment là...
Je reprends donc : "Que cherche le chercheur sinon ce qu'il projette. Et ce qu'il projette
appartient au monde conditionné du chercheur.
Le chercheur est mu par la pensée que les choses devraient, auraient dû
être autrement dans son présent. Qu'il y a un mieux dans le futur..
C''est faux : le futur n'existe pas, sinon dans l'imaginaire, la
spéculation mentale. Il n'y a que le présent (ne me crois pas sur parole ;
médite la question :-) )
"
Je connais très bien ce rôle de chercheur spirituel qui "rêve d'atteindre l'éveil". Ma perception a évolué face à cela.
Il est clair que l'éveil viendra quand il viendra, ou jamais... Je dirais que le présent est de + en + mon champs d'expérimentation. J'essaie de ne pas trop me projeter dans le futur. Et rien que dire cela me renvoie à une autre idée du futur, et du personnage qui "essaie" de ne pas trop se projeter dans ce futur ==> boucle sans fin.
"Si les choses avaient dû
être différentes, elles le seraient. Les choses auraient été différentes
dans d'autres conditions, avec d'autres paramètres (de même :-) ).
Et mu par cette pensée fausse, le chercheur dessine une stratégie, cherche
des moyens, des leviers, mouline, s'agite, fait, essaie de contrôler
l'incontrôlable...
Le chercheur croit pouvoir contrôler, changer ce qui est.
Est-ce vrai ?...
"
J'aime beaucoup cette phrase : "Si les choses avaient dû
être différentes, elles le seraient
" Ya un certain soulagement ici à voir que finalement tout est parfait, tel que c'est, par définition, alors pourquoi s'emmerder à changer le monde, quand le flow de la vie fait très bien le job tout seul
:-):-)
Donc le chercheur Eric croit encore pouvoir contrôler un petit peu sa vie, tout en voyant très bien qu'au final il contrôle que dalle :-D :-D
Et donc point de futur, sinon dans la tête c'est à dire : nulle part en réalité !! :-):-)
Je me demande ici, si l'illusion n'est pas finalement une simple habitude persistante, tellement conditionnée, qu'elle ne peux même pas être remise en cause, car totalement intégrée au rôle du personnage, c'est à dire moi.
"D'où l'interrogation constante : contrôles-tu ta pensée (donc tes choix),
tes émotions...
"
Je contrôle rien du tout ! Les pensées passent comme les bouffées d'air que je respire, et si je ne leur accorde pas trop d'attention, elles disparaissent comme elles sont venues. Faut juste que je sois vigilant de ne pas trop en faire un scénario. (ma tendance naturelle, par amour de l'imaginaire. Mais là ça suffit! Too much is too much!! :-D)
"Si tu regardes, sa seule insatisfaction repose sur cette croyance infondée
que les choses devraient être autrement, : imagine-toi, avec conviction,
sans la pensée que les choses pourraient être différente, "mieux" ? (que
signifie "mieux" ? différent de ce qui est, conforme à une représentation
mentale)
... reste-t-il une insatisfaction justifiant un chercheur...?
"
Non, si les choses sont parfaites comme elles sont, alors plus besoin de chercheur, plus d'insatisfaction car je suis déjà dans la perfection de ce que je vis à l'instant ou je le vis !

Voilà, et je n'oublie pas de répondre à ton post du 8 Mai dernier...
Probablement demain vers 18h00, mais là je ne garanti plus rien, parceque je n'ai le contrôle sur rien en fait :-)
Donc ça se fera demain ou ça ne se fera pas demain selon le bon vouloir de la Vie... :-):-):-)

Bien à toi

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Re: J'aimerai tant être libre

Postby paulrenoie » Wed Jun 19, 2013 9:49 pm

Bonsoir Thierry,

finalement le désir de répondre est encore là, depuis hier soir :-):-)
Donc je réponds ici à ton message du 8 Mai :
Même s'il n'y a personne, c'est bien le personnage qui fait le focus pour réaliser son absence, non ?
S'il y a un personnage qui fait un focus, il n'y a pas d'absence. Soit personnage, soit absence, mais pas les 2...
Logique, non ?
Euh, oui, là je parlais d'une réalisation a-postériori, c'est à dire depuis le mental qui fait l'investigation, afin de réaliser qu'il n'existe pas, sinon en tant que concept pratique. peux t'on parler ici d'un temps relatif, nécessaire à l'enquête pour voir l'absence ?
Mais ma phrase était peut-être mal formulée, ou alors : une intention ou désir de focus apparait, pour mener à bien une investigation, avec ou sans personnage, qui conduira de toute façon à voir qu'il n'existe pas...
(Entre parenthèse (pléonasme :-D) il me semble ces derniers temps, repérer plus souvent (dans la tête?) la voix du personnage qui parle tout seul et commente les actions du corps, après coup.)
Oui, c'est bizzare de me voir comme un avatar qui vie sa vie, tout en sachant qu'il s'agit d'un rôle de composition. Mais c'est tellement habituel, par exemple dans mes discussions avec les collègues de travail, que ça oublie de ne plus y croire. Et donc ça y croit comme un rôle de personnage social, qui veux se faire accepter des autres, se faire aimer et apprécier des autres, et donc simule une "sorte de comportement de communication empathique", et tout ça en mode pilote automatique. Bon, des fois je le vois, des fois je le vois pas...
C'est une vision de l'esprit, ça, Éric. Pensée, pas observation. Une représentation que tu te fais. Un concept, de l'imaginaire. Tu essaies de te fabriquer une image mentale qui te donnerait un but, une direction, une stratégie, une représentation que tu pourrait imiter.
C'est ton mode de fonctionnement. C'est ce que je pointe quand je dis "Tes réponses sont souvent pensées, conceptualisées plus qu'elles ne transcrivent une observation."
Bein oui, ma tendance naturelle est à la conceptualisation, et à l'imaginaire, et ça ce n'est pas le SCOOP de l'année, loin s'en faut :-D
Je travaille cette tendance dans le groupe de méditation-pleine conscience, ou l'intervenant me demande systématiquement de revenir au corps, et de lacher un peu le mental...
Et de revenir aussi souvent que possible à la sensation de "présence" (Et ne me dit pas que je suis encore dans une stratégie là :-) Quoique... Parceque "sentir" de manière diffuse cette petite joie qui m'accompagne à de rares moments dans la journée est très nourissant pour moi...)
Tient ! ici apparaît le raconteur de sa propre histoire, personnage qui vient juste de passer, en tant qu'Éric qui fait du verbiage... A nouveau qui parle ? Et qui voit quoi ici ?
bah je suis un peu paumé là, dans ces aller-retour de la conscience qui voit le personnage, ou l'inverse...
C'est juste la croyance encore présente qu'il y a un Éric et que en faisant quelque chose, il pourrait atteindre un état appelé éveil qui effacerait ce qui le dérange.
Cette croyance en un acteur /contrôleur crée une dualité entre la vie spontanée chez toi et les intentions qu'entraine cette croyance (intention du contrôleur : il faudrait : ... "lâcher prise"... "lâcher les concepts"... "abandonner le contrôle"..."s'effacer"... et comme ce contrôleur/contrôle est une illusion que tu ne veux pas reconnaitre, que la vie naturelle suit son cours au-delà d'un contrôle, le résultat est tension, frustration et trépignement...
Ok, mais je crois à nouveau avoir ressenti recemment, que je n'ai acun contrôle sur rien. Je vis ma vie, je me lave les dents, je part au boulot, et ce sera une bonne ou une mauvaise journée, mais je m'en fout en fait. L'intention qui m'anime en ce moment est justement de saisir les ressentis négatifs ou jugés comme tels, et voir ce qu'il se cache derrière... C'est à dire plutôt être dans le ressenti de la situation au lieu de la juger, et même voir le jugement quand il apparait...
Les doigts tapent sur le clavier. Il y a une intention de se libérer. Qu'est-ce qui est derrière "se libérer" ? c'est une autre question. Il y a la croyance en un état doté de différentes qualités et qui est projeté dans un futur.
Y a-t-il un personnage contrôlant ces actions ? Ou bien le corps est mu tout seul, juste par des intentions. Accompagné de pensées, projections, émotions qui révèle ces intentions.
Là ya des actions de frappes au clavier qui s'exécutent mécaniquement, et une conscience d'un personnage qui "a pris le pouvoir en s'octroyant la paternité de toutes les actions du corps" Ce corps est traversé par diverses émotions (fatigue, excitation... ) et pensées (recherche de vérité, volonté du personnage...) qui s'entremèlent.
Là j'ai la main gauche qui soutient la tête, pouce sous le menton et index sur la lèvre supérieure==> mélange de perplexité et de réflexion. Une sorte de penseur de rodin, qui cherche à comprendre l'incompréhensible. A nouveau une boucle là.
Te situerais-tu dans ce corps animé ? auteur des pensées, émotions, actes ?
Non bien sur, la logique du mental impose la croyance du Eric propriétaire et responsable de ses actes. Plus juste serait de dire que ya des intentions qui coincident avec des actes posés, sans vraiment trouver le responsable absolu des actes. Mais curieusement, ça continue à y croire, moitié par nonchalance, moitié par habitude, sans parler d'une peur diffuse du changement. Et à nouveau vision d'une certaine absurdité dans la phrase précédente...
Là pointage du ressenti d'un haut degré de besoin de sécurité chez Eric. Tant dans son travail que dans sa vie en général. La peur de se mettre en danger, de VOIR, est elle tellement insupportable pour le mental ici ?
Observe ce qui est (ce qui est, sans qualifier, étiqueter, raccrocher ça à une idée, un concept connu) : Tu en es l'observateur plus que le contrôleur si tu regardes bien. Corps, pensées, émotions sont dans le champ de ta perception, tu n'es pas en lui.
Tout ça se déroule sans toi : des croyances avec les tentatives de contrôles, les peurs qui les accompagnent, la vie spontanée qui vient les contredire et tout ce que ce frottement génère d'émotions, tensions, souffrances diverses.
Oui, il semble bien que les pensées et émotions apparaissent dans le champs de ma perception, comme tu dit, SANS que j'en sois l'artisan. Et ça c'est révolutionnaire, pour mes croyances, car ça m'enlève la responsabilité, et donc la culpabilité :-) Et Observateur ça me va bien :-) comme au spectacle, et petit sourire qui arrive là :-) et prise de conscience qu'il s'agit de mon propre spectacle, en live !!! (Petite appréhension qui apparait ici et vision d'une image 3D de ma vie...)

Bon, ya la fatigue plus l'heure qui tourne, je vais au dodo et je finirai demain, ou pas ;-)

Bien à toi

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Re: J'aimerai tant être libre

Postby sulawesi » Fri Jun 21, 2013 4:58 pm

Bonjour Éric :-)
Des hauts et des bas, persistance de l'illusion,
Quelle illusion ? Qu'entends-tu par là ?
Comment perçois-tu qu'il y a illusion ?

Thierry


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